Tradition Catholique (Sede Vacante)

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 CONCORDANCE TROUBLANTE (vatican II / Réforme protestante)

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MessageSujet: CONCORDANCE TROUBLANTE (vatican II / Réforme protestante)   Ven 30 Mai - 14:05

Voici un petit dossier sur des ressemblances plus que troublantes entre le NOM et la réforme des rites anglicans.

Écrit en 1973 par le Père Barbara.


Certes, à la lecture de cette étude , nous sommes en droit de nous demander: Mais est-ce que cela peut venir du Pontife Romain?

Pour n'aborder qu'une question à la fois, nous y reviendrons.


Concordance troublante

ENTRE LA REFORME PROTESTANTE DE 1549 ET LA REFORME ACTUELLE DE PAUL VI

« Il y a toujours du profit à connaître l'erreur. »
(Dom Guéranger)

Ces pages ont été écrites :


tout d'abord pour dénoncer la monstrueuse imposture de tout le prétendu
« renouveau » voulu, paraît-il, par les Pères de Vatican II

— en réalité mis en place pour ruiner tout le catholicisme par la pratique d'une nouvelle foi car la Foi règle la prière : LEX ORANDI, LEX CREDENDI;


ensuite pour éclairer les prêtres de l'Eglise catholique, ceux du moins
qui ont l'amour de la vérité... et les encourager à se lever et à se
compromettre pour la défense de la Foi.

« Quiconque a le zèle de la Loi et maintient l'alliance, qu'il me suive. » (1 Macchabées XI, 27)

« Comment pourrons-nous en si petit nombre lutter contre une si grande et si forte multitude ? » demandaient les Juifs à Judas Macchabée.

— Celui-ci leur; répondit : «
Il est indifférent au Ciel d'opérer le salut au moyen de beaucoup ou de
peu d'hommes, car la victoire à la guerre n'est pas dans la quantité
des soldats : c'est du Ciel que vient la force. »
(2 Macchabées III, 18,19)


Première remarque.
— Les fantaisies, même les plus scandaleuses, qui se produisent dans
les églises depuis l'après-Concile Vatican II, sont toutes dans
l'esprit de ceux qui dirigent la présente réforme liturgique. Nous n'en
voulons pour preuve qu'une constatation : ces fantaisies finissent
toujours par être tolérées, puis légalisées, enfin imposées par les
Autorités en place. Pensez, par exemple, au costume civil des prêtres,
à la messe en français, à la communion dans la main, aux messes de
jeunes, etc.

Evidemment, la responsabilité n'est pas la même chez tous.

Seconde remarque.
— La liturgie, c'est la Foi vécue par les fidèles. Les hérésies
spéculatives ébranlent peu les simples ; ceux-ci, pour la plupart, ne
sont pas sensibles aux spéculations théologiques. Par contre, tous les
fidèles — les enfants comme les adultes, les simples comme les
intellectuels — sont formés (ou déformés) par les formules de prière
qu'ils récitent, par les chants et par la musique qu'ils entendent, par
les dévotions qu'ils pratiquent, par les lectures et les commentaires
qu'ils écoutent, par le culte qu'ils vivent ; en un mot, par la
liturgie à laquelle ils participent.

Voilà pourquoi les
hérétiques de tous les temps ont toujours essayé de se servir de la
liturgie parce qu'ils y ont vu le moyen le plus facile et le plus
efficace pour faire passer leurs erreurs et pour changer la foi du
peuple dans le sens de leur nouveauté.

Troisième remarque. — La Messe est la clé de voûte de tout le catholicisme. « Détruisez la Messe, disait Luther qui avait la haine du papisme (entendez du catholicisme), et vous détruirez tout le catholicisme. »

Mais,
comme on ne supprime vraiment que ce qu'on remplace, les ennemis de
l'intérieur, ayant décidé de démolir la Messe, ont entrepris de lui
substituer un « nouveau rite » qui, en fait, est un rite polyvalent
conduisant à la Cène protestante.


Quatrième remarque.
— La Déclaration devant l'Assemblée Luthérienne Mondiale d'Evian, le 16
juillet 1970, par le cardinal Willebrands, légat du Pape Paul VI,
révèle la « luthérophilie » du Concile de Vatican II A l'en croire, —
pour quelle raison refuserions-nous cet aveu ? — « Le Concile
Vatican II n'a-t-il pas, lui-même, accueilli des exigences qui avaient
entre autres été exprimées par Luther et par lesquelles bien des
aspects de la foi chrétienne s'expriment mieux actuellement
qu'auparavant ? Luther a fait d'une manière extraordinaire pour
l'époque le départ de la, théologie et de la vie chrétienne. »

à suivre

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MessageSujet: Re: CONCORDANCE TROUBLANTE (vatican II / Réforme protestante)   Ven 30 Mai - 14:06

Les numéros en rouges= réformes anglicannes
les numéros en noirs= réforme de Paul VI


1
- Le but du premier « Prayer Book » de 1549 était indiqué dans la
préface : « Entre autres réformes, la substitution de l'anglais au
latin que les fidèles ne comprennent pas.


1 - Nous
constatons également la substitution du vernaculaire au latin dans tous
les livres liturgiques réformés par Paul VI, et pour le même motif de
compréhension.


2 - La modification du bréviaire en l'abrégeant. »

2 - Egalement, modification du bréviaire, en l'abrégeant considérablement et même en le rendant pratiquement facultatif.


3
- Cette préface du « Prayer Book » ne parlait que des changements
apportés au Bréviaire. Or il en était d'autres, beaucoup plus graves,
mais sur lesquels elle restait muette, sans doute pour ne pas effrayer
clergé et fidèles. Nous voulons parler des modifications concernant les
sacrements et la messe .( Le « Prayer Book » de 1552 fût protestant
sans ambiguïté)

. 3 - Si la Constitution « De Sacra Liturgia »
d'où est sorti tout le bouleversement liturgique actuel, a été moins
sobre que le « Prayer Brook », elle n'en a pas été moins
précautionneuse ; qu'on en juge :

« Obéissant fidèlement à la Tradition, le saint Concile déclare que la sainte Mère Eglise considère comme égaux
en droit et en dignité tous les rites légitimement reconnus, et qu'elle
veut, à l'avenir, les conserver et les favoriser de toutes manières
; et il souhaite que, là où il en est besoin, on les révise entièrement avec prudence dans l'esprit d'une saine tradition et qu'on leur rende une nouvelle vitalité en accord avec les circonstances et les nécessités d'aujourd'hui. »

«
Pour que le peuple chrétien obtienne plus sûrement des grâces
abondantes dans la liturgie, la sainte Mère Eglise veut travailler
sérieusement à la restauration générale de la liturgie elle-même. Car
celle-ci comporte une partie immuable, celle qui est d'institution
divine, et des parties sujettes au changement qui peuvent varier au
cours des âges ou même le doivent s'il s'y est introduit des éléments
qui correspondent mal à la nature intime de la liturgie elle-même, ou
si ces parties sont devenues inadaptées. » (n° 4)

(Mais soyez
rassurés) « Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de
l'autorité de l'Eglise; il appartient au Siège apostolique et, dans les
règles du droit, à l'évêque. » (N° 22 § 1)

« C'est pourquoi
absolument personne d'autre, même prêtre, ne peut, de son propre chef,
ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie. » (N° 22
§ 3)

«... on ne fera des innovations que si l'utilité de
l'Eglise les exige vraiment et certainement, et après s'être bien
assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par
un développement en quelque sorte organique. » (N° 23)

4
- L'administration du Baptême, d'après les réformés, comportait, en
dehors du rite lui-même, un signe de Croix sur le front et un sur la
poitrine de l'enfant, un exorcisme, l'introduction dans l'église,
l'onction et le chrémeau.

4 - Egalement le nouveau rite du
Baptême établi par Paul VI ne comporte plus qu'un seul signe de Croix
sur le front du « baptisé » en dehors du rite lui-même qui n'en
comporte aucun.

En ce qui concerne les exorcismes, le nouveau
rite n'en comporte absolument pas malgré la dénomination inscrite dans
la « note doctrinale » de l'épiscopat français. On ne peut appeler
exorcisme la prière qui sert de conclusion à la partie intitulée «
célébration de la Parole de Dieu », car à aucun endroit on n'y voit la forme impérative qui ordonne à Satan de sortir de l'âme :
« Sors de cet enfant, esprit impur » ou « Je t'adjure, esprit impur, au
nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, de sortir de cette créature
de Dieu »
. Il n'y a donc pas d'exorcisme.

L'introduction dans l'Eglise est conservée.

Si l'on compare les deux rites, celui de Paul VI est pire que celui de la Réforme de 1549.

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MessageSujet: Re: CONCORDANCE TROUBLANTE (vatican II / Réforme protestante)   Ven 30 Mai - 14:07

Citation :
5 -
Pour la Confirmation, l'onction avec le Saint Chrême était omise.
Luther rejetait ce Sacrement, il le considérait comme un rite purement
ecclésiastique. Calvin disait : « Une cérémonie sacrilège, inventée par la superbe des évêques. »


5
- Le nouveau rite de la Confirmation conserve encore l'onction avec le
Saint Chrême ; mais un Saint Chrême qui a été changé ; ce n'est plus le
Saint Chrême de la Tradition fait d'huile d'olive et de baume, bénits
solennellement par l'évêque le Jeudi saint. C'est une huile quelconque
avec, si l'on veut, un parfum de son choix et que n'importe quel prêtre
peut bénir n'importe quel jour. De plus, la formule sacramentelle a été
changée. Ce n'est plus celle dont s'est toujours servie la Sainte
Eglise et qu'à ce titre on doit conserver (lire Timothée VI, 20) ;
c'est une nouvelle forme. Enfin cette onction n'est plus conférée avec
le triple signe de Croix au nom de la Très Sainte Trinité.

Les
changements sont tels que la validité d'un tel rite est pour le moins
douteuse. En effet, n'oublions pas que, si certains gestes extérieurs
semblent être ceux du passé, l'ensemble des cérémonies a été tellement
bouleversé que l'intention qu'ils expriment ne semble plus du tout être
celle de l'Eglise : marquer d'un caractère indélébile qui donne au
chrétien l'audace de confesser publiquement sa Foi.



6 - La confession auriculaire était présentée comme « facultative ».


6
- En ce qui concerne la confession auriculaire, universellement
détestée par les hérétiques, Paul VI a procédé avec plus de précaution.

En
tant que « Souverain Pontife », il lui était impossible de la déclarer
publiquement « facultative » ; son dessein de ruiner le Catholicisme
aurait été visible pour tous les fidèles et n'aurait pas réussi. Alors,
très habilement, la confession auriculaire fut hautement louée par lui,
en même temps qu'il « permettait » les absolutions générales. Peu à peu
celles-ci supplanteront celles-là. Pendant que les hommes du Père de
famille dormaient, l'ivraie a été subrepticement semée. Il suffit
d'attendre qu'elle croisse. — Si le Seigneur n'intervient pas, les
jours de la confession auriculaire sont comptés.



7 - La Cène est la modification capitale du « Prayer Book ». Le mot « messe » n'y figure plus qu'en sous-titre.

7
- « Le nouvel Ordo Missae » est la modification capitale de la Réforme
de Paul VI. Le mot « messe » est remplacé le plus souvent par «
célébration », « eucharistie », « table ou repas du Seigneur », etc. On
ne dit plus jamais « la sainte Messe » ou « le saint Sacrifice de la
Messe » ; ces deux expressions particulièrement catholiques sont
absolument éliminées.



8 - La cène anglicane, entièrement en anglais, supprimait les prières au bas de l'autel,

8 - Même caractéristique dans le nouvel Ordo Missae de Paul VI : les prières au bas de l'autel n'existent plus ;

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MessageSujet: Re: CONCORDANCE TROUBLANTE (vatican II / Réforme protestante)   Ven 30 Mai - 14:07

Citation :
9 - et faisait une plus grande place aux lectures et commentaires de l'Écriture.


9 - la liturgie de la Parole a été très développée.

10 - L'antienne de l'offertoire, constituée par un verset de l'Ecriture, était conservée mais,

10 - Dans le rite de Paul VI, l'antienne de l'offertoire n'existe plus.


11
- pour l'offrande du pain et du vin, on avait supprimé toutes les
prières qui marquaient leur oblation en tant qu'ils allaient devenir le
Corps et le Sang du Seigneur.

11 - Pour l'offrande du pain et du
vin, la nouvelle réforme a supprimé toutes les prières et toutes les
rubriques qui marquent l'oblation du pain et du vin en tant qu'ils vont
devenir le Corps et le Sang de la Victime :

« Suscipe Sancte Pater... », « Offerimus tibi, Domine, calicem salularis... »
; elle a supprimé aussi la déposition de l'hostie sur le corporal (qui
rappelle la réalité du Corps) après avoir tracé avec elle un signe de
Croix (rappel de l'immolation) et l'appel au Saint-Esprit, pour
réaliser le renouvellement du Sacrifice de la Croix, « Veni Sanctificator... ».

Ces suppressions inouïes manifestent infailliblement l'esprit de Luther, celui de l'hérésie.


12 - On avait conservé la Préface, le Sanctus et le Benedictus.

12 - Ils ont été conservés.


13
- Les prières du Canon étaient fortement réduites et le Canon avait été
soigneusement expurgé de tout ce qui pouvait rappeler, même de loin, le
côté sacrificiel de l'abominable messe papiste. On reconnaît bien là l'esprit de la Réforme. Luther disait :
« cet abominable canon est un confluent de flaques d'eau vaseuse. Ils
ont fait de la messe un sacrifice. Ils ont ajouté des offertoires. La
messe n'est pas un sacrifice. Elle n'est pas l'acte d'un prêtre
sacrificateur. Avec le canon, nous écartons tout ce qui implique une
oblation ».



13 - Comme son nom l'indique, le « Canon »
était la partie « invariable » de la Messe ; il était réputé «
intouchable » bien plus que l'Offertoire. Aussi la réforme de Paul VI
a-t-elle été opérée avec beaucoup plus de précaution que celle de
Cranmer. Les nouveaux réformateurs ont préféré dénaturer le Canon :
d'une part, à l'aide de « traductions nouvelles » qui, dans bien des
cas, ne sont que des falsifications, et, d'autre part, en dénaturant le
rite par des changements de rubriques ou des suppressions de gestes,
apparemment insignifiants ; mais comme, en fait, ces rubriques
exprimaient ou soulignaient le caractère sacrificiel de la Messe, leur
suppression fait que les paroles conservées ne signifient plus le
caractère sacrificiel de la Messe.

Ce double procédé a permis d'opérer plus astucieusement la réforme souhaitée par les novateurs en éliminant au maximum « tout ce qui sent l'oblation » (Luther) de la victime, c'est-à-dire le renouvellement du sacrifice propitiatoire.

Trois
nouvelles prières eucharistiques, neutres a souhait, fabriquées par des
spécialistes de l'hérésie, pour supplanter ce Canon dit « Romain »
encore insupportable aux protestants malgré les falsifications
introduites, complétèrent le système qui, de soi, tend à détruire la
Messe catholique.

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MessageSujet: Re: CONCORDANCE TROUBLANTE (vatican II / Réforme protestante)   Ven 30 Mai - 14:08

Citation :
14 - La Vierge et les Saints étaient encore nommés, mais on n'implorait plus leur intercession.

14
- L'intercession de la Vierge et des Saints n'est pas demandée non plus
dans deux des nouvelles « prières eucharistiques » ; la troisième parle
d'intercession sans la demander ; une astuce de plus.


15 - Les « Mementos » des vivants et des morts étaient fondus en un seul après les paroles de l'institution.

15 - Même caractéristique dans les trois nouvelles « prières eucharistiques » de la nouvelle réforme.


16
- Toutes les paroles, tous les gestes (rubriques), indiquant que la
messe n'est pas seulement un mémorial, mais qu'elle est un vrai
Sacrifice propitiatoire renouvelant le Sacrifice de la Croix et pouvant
être offert pour les vivants et pour les morts, étaient absolument
supprimés.

16 - Le nouvel Ordo de Paul VI supprime lui aussi
toutes les paroles et tous les gestes (rubriques) qui indiquent si
clairement et le côté sacrificiel de la Messe qui renouvelle vraiment
sur l'autel le Sacrifice de la Croix, et la réalité de la Présence
Corporelle de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui est là dans son état de
Victime immolée et offerte.

Ces suppressions par escamotages et à l'aide de « fausses traductions » sont innombrables. Indiquons-en quelques-unes :

1)
Élimination quasi complète des signes de Croix destinés à montrer
visiblement que la Victime est la même que Celle du Calvaire : Ainsi,
par exemple, dans la prière « Unde et memores » qui suit la consécration du Calice, en récitant la formule : « offerimus præclaræ Majestati tuæ »,
le prêtre traçait cinq signes de Croix qui n'étaient pas des
bénédictions mais des signes démonstratifs. Chacun d'eux précisait, en
la désignant, la Victime + pure, la Victime + sainte, la Victime + immaculée, le Pain + sacré et le Calice du + salut éternel présent là sur l'autel.

Pourquoi
tous ces signes riches de sens ont-ils été supprimés dans le Nouvel
Ordo ? Serait-ce qu'on ne croit plus à la Réalité mystérieuse opérée
par la Transsubstantiation ?


Sur plus de trente signes de
Croix, que comportait le rite traditionnel, celui de Paul VI en
conserve un seul... et il ne signifie plus qu'une simple bénédiction.

2)
Même remarque au sujet des génuflexions (ce qui est logique, quand on
veut faire croire qu'il n'y a qu'une présence virtuelle) : deux sont
conservées au lieu d'une dizaine. A ce sujet, la suppression la plus
révélatrice est celle qui suit la double consécration. En tolérant la
suppression de l'adoration qui suivait immédiatement chacune des
consécrations accomplies par le prêtre, le rite de Paul VI accrédite
l'hérésie protestante qui nie l'efficacité de la consécration (voir
plus loin, n° 37).

3) Tous les mots marquant l'Oblation sacrificielle sont supprimés, ou faussement traduits. Entre autres : « haec Sancta sacrificia illibata » sont escamotés ; « offerimus » est traduit par « présentons » ; « adscriptam, ratam, rationabilem, acceptabi-lemque » sont également escamotés ; le (mot « hostiam » qui signifie « victime »
et qui désigne précisément Notre-Seigneur Jésus-Christ immolé à nouveau
sur l'autel, n'est jamais traduit fidèlement. Cette façon de taire la
foi quand on doit l'affirmer ne cache-t-elle pas le reniement ?

Apparemment,
pour les nouveaux « réformateurs » comme pour les anciens, la Messe
n'est pas le « vrai et propre sacrifice de la Loi nouvelle », mais
seulement son mémorial. Le « Nouveau Missel des Dimanches » ne dit-il
pas en clair, qu'à la messe « il s'agit simplement de faire mémoire de l'unique sacrifice déjà accompli » ? (Edition 1972, p. 332 ; édit. 1973, p. 383.)

17 - Le canon était suivi du Pater, puis de quelques prières, de la confession générale ;

17 - La réforme de Paul VI supprime la Confession générale avant la communion.

18 - et de la communion sous les deux espèces avec cette formule : « Que le Corps, que le Sang du Christ gardent ton âme pour l'Eternité. »


18
- La communion sous les deux espèces se répand plus lentement ; cela
semble assez secondaire pour les novateurs contemporains.

Par contre, pour la Communion, le nouveau rite dit seulement : « Le Corps du Christ ». C'est plus bref, et surtout « l'âme » et « l'éternité » sont ainsi escamotées ; ainsi les nouveaux « réformateurs » se montrent plus hérétiques que les anciens.

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MessageSujet: Re: CONCORDANCE TROUBLANTE (vatican II / Réforme protestante)   Ven 30 Mai - 14:09

Citation :
19 - Par ces changements, il était visible que les auteurs des prières et des cérémonies de la nouvelle « eucharistie » anglicane avaient cherché à écarter le plus possible tout ce qui aurait pu suggérer la doctrine de la transsubstantiation.

19
- Comme nous l'avons déjà souligné, les nouveaux « réformateurs », par
leurs changements et leurs nouveautés, manifestent qu'eux aussi ont
voulu écarter, ou au moins ne plus signifier, la doctrine catholique de
la Messe-Sacrifice ni celle de la Présence réelle physique effet de la
Transsubstantiation.

20 -
Par ailleurs, Cranmer, le grand inspirateur de ce « Prayer Book », tout
comme Calvin, ne croyait pas à la Présence réelle corporelle. Pour eux,
il n'y avait qu'une présence virtuelle du Christ. Mais comme les
fidèles réformés comptaient des partisans de la Présence par
consubstantiation (hérésie de Luther) et des partisans de la
Transsubstantiation (réformés qui, sur ce point, conservaient la
doctrine catholique), Cranmer et les autres auteurs du « Prayer Book »
prirent soin d'exposer avec beaucoup de réserve leurs doctrines
luthériennes ou calvinistes pour ne pas choquer trop vivement le clergé
et les fidèles. Là où ils avaient pu le faire sans trop de danger, ils
étaient allés aussi loin que possible dans la voie des innovations et
des suppressions : au contraire, lorsqu'ils craignaient de
soulever l'opposition des catholiques et même de certains réformés, ils
avaient eu recours à des réticences, à des formules
imprécises, équivoques, que chacun pouvait interpréter dans son sens, sachant très bien que le temps ferait le reste. C'était une œuvre de rouerie.

20
- Comme leurs grands ancêtres, ils ont rallié la doctrine protestante
en prenant soin de ne pas éveiller la résistance catholique. Dans ce
but, ils ont adopté eux aussi des termes équivoques qui peuvent faire croire aux catholiques qu'on admet toujours cette réalité qui, en fait, tend à être éliminée.

Exemple : La « traduction » falsifiée du Canon Romain, au lieu de « nous (Vous) offrons la Victime pure, la Victime sainte, la Victime sans tache... Hostiam puram, Hostiam sanctam, Hostiam immaculatam » fait dire au prêtre : «
nous te présentons... cette offrande prélevée sur les biens que tu nous
donnes, le sacrifice pur et saint, le sacrifice parfait ».


Le
texte latin du Canon est ainsi non seulement trahi, mais on lui
substitue une habile équivoque. En effet, les cathodiques penseront que
« le sacrifice pur et saint, le sacrifice parfait » dont il est
question est celui qui s'accomplit sur l'autel selon la doctrine
catholique ; et dans le même temps les protestants penseront, selon
leur doctrine, que ce « sacrifice pur et saint » qui est présenté, est
celui du Calvaire qui s'est accompli une fois pour toutes, en l'an 33,
et dont le ministre fait actuellement le souvenir, le Mémorial et non
le Renouvellement. Du reste, cette doctrine hérétique se trouve
enseignée en toutes lettres dans le « Nouveau Missel » à la page 383
qui avoue : « Il s'agit simplement de faire mémoire de l'unique Sacrifice déjà accompli. » ( ! )

Nous
venons de parler de trahison du texte latin par la version française.
En réalité nous pensons qu'il s'agit d'une connivence préméditée, car
la trahison est purement matérielle puisque la version française fautive est tout à fait dans l'esprit des « fabricants » du N.O.M. Nous ne donnerons que deux preuves de notre affirmation :

a) Au courant de cette trahison, l'Autorité l'accepte et la couvre par son silence. Or « qui tacet consentire videtur ». En
effet, pourquoi ce silence de l'Autorité ? Sinon parce que l'Autorité
reconnaît dans cette traduction ce qu'elle voulait pratiquement
enseigner ?

b) On retrouve généralement la même trahison de
textes dans les différentes versions anglaise, allemande, espagnole,
etc. Comment admettre, en effet, qu'une telle uniformité dans la
trahison du texte ne soit pas voulue et commandée ? Nous aurions donc
là une rouerie supplémentaire : rédiger en latin un texte passable
derrière lequel l'Autorité attaquée pourra toujours se retrancher pour
esquiver l'accusation d'hérésie et la faire retomber sur les
traducteurs, pendant que les fidèles traditionnels se tranquillisent en
se disant : après tout, le seul texte officiel est le texte latin et il
est acceptable ; refusant de voir que par son silence obstiné, c'est l'Autorité qui est responsable de la circulation des traductions erronées qui font pratiquement le travail de l'hérésie en changeant la foi des fidèles sur ces points. En d'autres termes, les nouveaux « réformateurs » expriment encore la doctrine dans des formules qui, pratiquement, ne servent pas (1) et permettent que les fidèles aient à leur disposition des traductions erronées qui véhiculent l'erreur et, par la pratique, changent le contenu de la foi et par conséquent la ruinent.

La
similitude de la réforme de Cranmer et de celle de Paul VI se retrouve
jusque dans des faits pratiques qui manifestent bien qu'elles sont
inspirées, l'une et l'autre, par le même esprit qui est bien loin
d'être le Saint-Esprit.

A l'égal de l'œuvre de Cranmer, la réforme de Paul VI est une œuvre de rouerie, mais en plus hypocrite !

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MessageSujet: Re: CONCORDANCE TROUBLANTE (vatican II / Réforme protestante)   Ven 30 Mai - 14:10

Citation :
21
- Le nouveau Régent, Warwick, caractère sans scrupule et dissimulé, en
même temps que résolu et énergique jusqu'à la violence, ne manifesta un
certain attachement au catholicisme que pour mieux le détruire.

21
- Les traits de caractère de Warwick, hormis la violence, semblent se
retrouver intégralement dans les auteurs de la « réforme » actuelle.

Aucune
violence de cette sorte ne semble nécessaire aux « réformateurs »
actuels, la réforme marchant en « chape et en tiare », « avec la Croix
et la Bannière ».


22 - Sous sa régence, une loi ordonna la destruction de tous les anciens livres liturgiques : Missels, Bréviaires, Antiphonaires.

22
- Mêmes destructions dans tous les couvents et monastères. Les éditeurs
pontificaux ont été indemnisés pour détruire leurs stocks de Missels,
Bréviaires, Antiphonaires.


23 - En
mars de la même année (1550) paraissait l'Ordinal ou Pontifical
anglican. Sous prétexte de restituer la liturgie primitive, on
supprimait ordres mineurs et sous-diaconat.

23 - Paul VI, le 15 août 1972, supprimait également les ordres mineurs et le sous-diaconat.


24 - Sous une forme ou sous une autre, les attaques contre la Messe se multiplièrent.

24 - Les attaques contre
la Messe proliférèrent également depuis la mort de Pie XII ; ce sont
toutes ces célébrations plus ou moins scandaleuses, « gospel night » ou
autres « créativités » encouragées par la Hiérarchie. Seule est interdite la Sainte Messe de la Tradition pourtant fixée à jamais par Saint Pie V.


25
- Après la répression des émeutes populaires qui suivirent l'imposition
de la nouvelle forme de culte, la révolution religieuse avança à grands
pas. Les autels furent profanés et détruits, ces
autels qui, dans toutes les églises du pays, étaient les témoins
éloquents, bien que muets, de la croyance immémoriale au sacrifice de
la Messe. Ils furent remplacés par de simples tables.

25 - Pour éviter quelque soulèvement du peuple fidèle, la nouvelle réforme procéda avec beaucoup plus de précaution. « Pourquoi la Messe change-t-elle tout le temps ? » se demande le cardinal Heenan, dans une lettre pastorale du 12 octobre 1969. Voici sa réponse :
« Cela aurait été téméraire d'introduire tout de suite tous les
changements. C'était évidemment sage de changer progressivement et
doucement. Si tous les changements avaient été introduits ensemble,
vous auriez été scandalisés. »


Malgré ces précautions la haine hérétique contre l'autel du sacrifice se retrouve aussi chez les nouveaux « réformateurs » qui se sont glissés jusqu'aux plus hauts sommets de l'Eglise. Les autels ont été également remplacés par des tables dans le but d'abolir chez les catholiques l'idée de Sacrifice.
Mesure qui cadre parfaitement avec le nouvel ordo qui abolit lui-même
toute la doctrine du Saint Sacrifice de la Messe par ses suppressions
et omissions, le réduisant (p. 383 des Nouveaux Missels) à un simple
repas commémoratif avec une simple Présence spirituelle comme toute
réunion de prière peut en comporter. « Là où deux ou trois sont réunis en Mon Nom, Je suis au milieu d'eux. » (Matth. XVIII, 19.)



26
- L'évêque Ridley, à Londres, fut un des premiers à introduire cette
innovation dans son diocèse. A peine installé, il envoya à ses curés
une ordonnance dans laquelle il les exhortait à « dresser la table du Seigneur sous la forme d'une table commune ». Et
lui-même, donnant l'exemple, faisait détruire dans la nuit du 11 juin
1550 l'autel de la cathédrale Saint-Paul et le remplaçait par une table
au pied des marches conduisant au chœur. Quelques mois après, un décret
royal enjoignait aux évêques de détruire les autels qui subsistaient et
de les remplacer par des tables.

« Tant que resteront les autels, prêchait Hooper, le peuple ignorant et les prêtres ignares rêveront toujours de sacrifice. »

Ici
il nous paraît important de rappeler une précision que donnait Cranmer.
Elle aidera à comprendre que les expressions orthodoxes conservées par
les réformateurs n'ont pas nécessairement un sens catholique.


Dans son nouveau Prayer Book, Crammer avait conservé quelques fois le mot « autel ». Voici comment il s'en expliquait : «
La table où la sainte communion est distribuée peut être appelée un
AUTEL parce que là s'offre NOTRE sacrifice de louange et d'action de
grâces. »


26 - Avec la même frénésie hérétique, les autels
ont été supprimés, détruits ou recouverts d'une tenture lorsque les
Beaux Arts s'opposaient à leur destruction.

Pas une seule
cathédrale n'a conservé l'usage du sien et la plupart des églises
paroissiales et des chapelles de maisons religieuses ont détruit ou
relégué le leur.

Partout, à l'entrée du chœur comme chez les protestants, une simple table fait oublier l'idée du Sacrifice.

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MessageSujet: Re: CONCORDANCE TROUBLANTE (vatican II / Réforme protestante)   Ven 30 Mai - 14:11

Citation :
27
- Les évêques et les ecclésiastiques de mentalité catholique, qui
prirent la défense de la Messe et de l'ancienne foi, furent déposés et
remplacés par de zélés partisans de la nouvelle croyance.

Les
Capucins de Wutenberg continuant à célébrer la Messe, Luther obtint du
Grand Electeur de Saxe un édit leur défendant de célébrer en public.
S'ils conservaient la Messe, ils la devaient dire seuls, sans aucun
assistant.


27 - Même acharnement pour la destruction de la
Messe traditionnelle chez les néo-réformateurs qui ne peuvent supporter
que même les vieux prêtres qui ont obtenu le droit de la dire puissent
la dire en public et avec des assistants.

De même : qu'un prêtre
en fonction (curé, vicaire, aumônier, prédicateur) se permette de
conserver le rite traditionnel, que les Pères de Vatican II avaient
promis solennellement « de conserver et de favoriser de toutes manières » (De Sacra Liturgia :n° 4), ou qu'il enseigne le catéchisme traditionnel, il est jugé « un obstacle pour la pastorale d'ensemble » et nécessairement « remplacé par un zélé partisan de la nouvelle religion » et réduit à la misère.


28 - Le « Prayer Book » de 1552 apporte encore des modifications.

28 - Paul VI a, lui aussi, réformé tous les autres Sacrements.


29 - Au baptême disparaissent l'exorcisme, l'onction et le chrémeau.

29
- Comme on l'a vu, le nouveau rite du baptême de Paul VI a supprimé
d'emblée tous les exorcismes ; l'onction est gardée ou non : c'est au
choix du célébrant ! Si l'onction est faite, ce sera « sans rien dire » (!), de même que pour l'unique signe de Croix qui est fait sur le front en dehors du rite lui-même, toujours « sans rien dire ».

Cette rubrique « sans rien dire »
répétée à plusieurs reprises est révélatrice : ce sont des signes qui
ne signifient plus rien du fait de la suppression de la formule qui
leur donnait tout leur sens. C'est une astuce typiquement moderniste :
conserver l'apparence extérieure des signes, faire disparaître la forme
catholique et les vider ainsi de leur contenu. Lénine, dont ils
rappellent la mémoire dans leur nouveau calendrier, n'a-t-il pas donné,
comme moyen efficace de lutter contre la religion : « Conserver la coque (l'apparence), mais la vider de sa substance. »



30 - Disparaissent également, à la « visite des malades » (nouveau nom par lequel les protestants désignaient d'Extrême Onction), les onctions et par conséquents le sacrement même.

30 - Bien entendu l'a nouvelle Réforme n'a pas épargné l'Extrême Onction qui est devenue « l'Onction des malades »
; cette appellation s'étant donnée aux premiers siècles, le changement
paraît anodin. Cependant, nous devons souligner que cette appellation
est préférée par les Novateurs car elle leur permet de faire prévaloir,
à la doctrine catholique, qui ne confère ce sacrement qu'à ceux « que la maladie ou le grand âge mettent en danger de mort » (d'où le nom d'Extrême Onction), l'hérésie protestante qui prétend que ce rite est pour tous les malades « en danger de mort ou non ».
Et c'est bien ce que nous voyons se pratiquer partout, dans les lieux
de pèlerinage surtout, avec les cérémonies d'administration collective
de l'Onction des malades.

Là encore, la forme et surtout la matière ont été changées. Sous prétexte que « l'huile d'olive fait défaut ou est fort difficile à trouver en certaines régions »
(le Pape aurait-il oublié que nous sommes à l'époque du « Concorde » ?)
on peut désormais utiliser n'importe quelle huile, bénite par n'importe
quel prêtre, n'importe quel jour. « en cas de vraie nécessité », bien sûr (il faut bien sauver les apparences).



31
- Les restes du vieux Canon de la Messe du rite catholique avaient subi
d'importantes mutations ; Cranmer avait supprimé la commémoraison de la
Vierge et des saints.


31 - Il faut remarquer que le nouvel
ordo nomme encore la Vierge et les Saints, d'une façon beaucoup moins
catholique et pleine de réticences verbales, mais apparemment on en
fait toujours mémoire.

32 - Il avait supprimé aussi les prières qui précédaient la Consécration et par lesquelles le prêtre demandait à Dieu de «
bénir et de sanctifier ces dons et créatures de pain et de vin, afin
qu'ils deviennent pour nous le Corps et le Sang de son Fils
Jésus-Christ »,
suppression qui revenait à écarter la doctrine de
la Transsubstantiation, et du caractère sacrificiel de la Messe que
les, protestants ont toujours rejetée.

32 - Nous découvrons la
même volonté de supprimer tout ce qui pouvait exprimer sans équivoque
la doctrine concernant le caractère sacrificiel et propitiatoire de la
Messe, l'efficacité des paroles de la Consécration et la Présence
réelle, corporelle du Christ.

Ici une remarque importante
s'impose. Tous ces changements, ne l'oubliions pas, sont réalisés par
des néo-modernistes lesquels, suivant la juste définition du R.P.
Calmel O.p., sont des
hérétiques doublés de traîtres. Tout en
étant aussi profonds que ceux des protestants, les changements opérés
par les néo-réformateurs sont beaucoup plus camouflés. Appliquant la
consigne de Lénine, ils conservent la coque mais vidée de sa substance.


Ainsi, nous les voyons : parfois changeant le contenu ou le
sens des expressions traditionnelles qu'ils conservent; parfois,
supprimant des gestes dans le but de supprimer la doctrine que ces
gestes exprimaient. L'expression « qu'ils deviennent pour nous le Corps
et le Sang de Jésus-Christ » exprimait dans la Tradition catholique
l'efficacité des paroles de la Consécration prononcée par le prêtre ;
elle exprimait le mystère de la Transsubstantiation et la réalité de la
Présence substantielle du Christ qui va être là, sur l'autel, en l'état
de Victime immolée et offerte sous la forme sacramentelle, avec son
Corps, son Sang, son Ame et sa Divinité.

Pour les fabricants du nouvel ordo missae, cette expression peut avoir un autre sens. « Qu'ils deviennent pour nous », sous-entendez : par la foi et non par le ministère du prêtre, « le Corps et le Sang de Jésus-Christ... »
d'une façon virtuelle, spirituelle car, pour les nouveaux réformateurs,
comme pour leurs devanciers, il semble bien qu'il n'y a aucun
changement de substance, aucun miracle. Le pain reste du pain, le vin,
du vin. Il ne s'y ajoute qu'une présence virtuelle, spirituelle,
réalisée par la seule foi des fidèles réunis au nom de Jésus-Christ,
suivant sa promesse : « Là où deux ou trois sont réunis en Mon Nom, Je suis au milieu d'eux. »

C'est
dans ce même souci de ne pas professer la doctrine traditionnelle que
les auteurs du nouvel ordo ont supprimé la génuflexion que faisait le
prêtre aussitôt après avoir prononcé les paroles de la Consécration.
Cette adoration, commandée par la Foi en la Présence réelle corporelle
réalisée par les paroles de la Consécration, manifestait l'efficacité
du rite catholique ; sa suppression exprime à sa façon (camouflée mais
efficace) que les paroles de la Consécration n'ont opéré aucun
changement. Le pain que le Président présente semble n'être que du pain
et dans le calice qu'il élève, il semble qu'il n'y ait toujours que du
vin.

Ce nouveau rite est donc bien hérétique, mais il l'est à
la façon moderniste, hypocritement, par omission calculée. Aux
catholiques de s'en rendre compte et de ne pas nier l'évidence.

Nous
rappelons à ces catholiques timorés, paralysés à la seule pensée que
tous ces changements sont promulgués par le Pape, qu'avant de chercher
à sauvegarder la réputation d'un homme, fût-il Pape, il faut
sauvegarder l'honneur de Jésus-Christ et le dépôt de la Foi. Et de
cela, chacun à sa place, aura à rendre compte au jour du Jugement.


33 - Il supprima également l'invocation au Saint-Esprit avant la Consécration (Veni Sanctificator...).

33
- En supprimant l'Offertoire Romain, Paul VI a, lui aussi, fait
disparaître cette prière qui ne se prête à aucune équivoque.
S'adressant directement et clairement au Saint-Esprit, elle lui
demandait de réaliser le miracle de la Transsubstantiation qui, à
chaque fois, fait de la Messe un vrai et propre sacrifice propitiatoire
puisqu'elle rend présent le Christ dans son état de Victime (Hostia)
immolée et offerte sous la forme sacramentelle. Cette suppression est
une manifestation supplémentaire de l'intention suspecte des auteurs du
nouveau rite, qui se comportent comme s'ils ne croyaient pas que la
Messe soit un vrai Sacrifice propitiatoire.

Lire, pour s'en convaincre, la définition de la Messe qu'ils ont donnée dans le fameux article 7 : «
qui s'éloigne de façon impressionnante, dans l'ensemble comme dans le
détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu'elle a
été formulée à la XXe session du Concile de Trente. »
(Cardinaux Bacci et Ottaviani.)

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MessageSujet: Re: CONCORDANCE TROUBLANTE (vatican II / Réforme protestante)   Ven 30 Mai - 14:12

Citation :
34 -
En un mot, tout ce qui pouvait donner à croire que la Cène comportait
une Présence Réelle et Corporelle de Notre-Seigneur dans son état de
Victime immolée et offerte avait été impitoyablement éliminé.

34
- Même caractéristique pour le nouveau rite : l'analyse des «
traductions » nouvelles et des rubriques ainsi que des nouveaux textes
montre cette obstination à éliminer les dogmes catholiques de la
Messe-Sacrifice.

C'est pour expliquer ce même esprit hérétique,
niant le caractère sacrificiel de la Messe, que les auteurs du nouveau
rite: ont apporté deux autres changements.

1° Après l'offrande
du pain et du vin, le prêtre, avec la patène et avec le calice, traçait
un large signe de croix. Ce rite, cette croix, qui rappelait si
clairement l'immolation de la Victime, a été supprimé.

2° Après
avoir tracé le signe de la Croix avec la patène, le prêtre ne laissait
pas le pain sur la patène, il le déposait sur le corporal qui
symbolisait le linceul dans lequel fut mis le Corps de Jésus.
Désormais, le Président doit laisser l'hostie sur la patène et ne pas
la déposer sur le corporal, ce dernier pouvant maintenir dans son
esprit ce dont on veut qu'il se défasse : la réalité du Corps du
Seigneur. « Corporal = qui reçoit le corps ».

Cette
pratique de l'équivoque et du camouflage, qui tranquillise les
catholiques et paralyse la résistance, rend la nouvelle réforme plus
perverse que celle de 1549.


35 -
Que l'intention de Cranmer ait été de nier la Présence Réelle, la chose
apparaît non seulement dans les profondes modifications du texte du
Canon en 1549, mais encore dans le caractère des nouvelles rubriques.


35
- Les réformateurs actuels ont opéré leurs modifications du Canon aussi
à l'aide de traductions falsifiées. De cette façon, comme nous l'avons
expliqué plus haut, la plupart des ruses et astuces échappent aux trop
confiants catholiques qui peuvent toujours, pour esquiver l'obligation
de réagir, rejeter la responsabilité des erreurs qu'ils constatent sur
les traductions infidèles, alors que, dans la réalité, l'Autorité qui
laisse circuler et utiliser ces mauvaises traductions se fait complice
de leur diffusion. « Qui tacet, consentire videtur — l'autorité qui se tait est censée consentir. »


36 -
Les ornements du prêtre disparaissent pour faire place à un simple
surplis ; la « Table » était couverte d'une seule nappe blanche ; le
pain n'était plus le pain sans levain de forme arrondie et il était
déposé dans la main du communiant au lieu de l'être dans la bouche.

36 - Dans la nouvelle réforme également, il n'y a plus qu'une seule nappe blanche sur l'autel au lieu de trois.

La Communion est aussi reçue dans la main et non plus dans la bouche.

Les
ornements du prêtre n'ont pas encore tout à fait disparu, mais la chose
est à l'étude. (Lettre du Culte Divin du 21-5-1972.) Toutefois, il ne
faut pas oublier que l'hérésie peut s'accommoder des ornements
sacerdotaux. Elisabeth Ire d'Angleterre, pour rallier les catholiques à
la Réforme protestante, les avait à nouveau prescrits.

37 - Enfin, une rubrique avertissait que
« l'agenouillement des fidèles devait être regardé comme une marque
d'humble reconnaissance à Dieu pour le bienfait de la communion
(spirituelle) et nullement comme un acte d'adoration à l'égard du pain et du vin sacramentels »...

« Le maintien extérieur, déclarait Hooper, les
gestes du communiant doivent exclure tout soupçon, toute apparence
d'idolâtrie, tout penchant vers elle. Or s'agenouiller est une marque,
un signe extérieur d'honneur et de culte, et jusqu’'ici l'adoration du
Sacrement a constitué une grave et damnable idolâtrie. Je désirerais
donc que les Autorités ordonnassent aux communiants de se tenir debout
ou assis. Rester assis, à mon avis, serait le mieux. »


La lutte contre la réception de la communion à genoux était, au dire de Philip Hughes, « la dernière pierre à empiler sur le tumulus sous lequel gisait l'ancienne croyance en la Sainte Eucharistie ».


37
- L'agenouillement a été radicalement supprimé, au point de refuser la
Communion aux fidèles qui osent encore s'agenouiller. Tout ceci est
bien la manifestation irrécusable que les auteurs du nouvel ordo sont
animés du même esprit que leurs ancêtres qui entendaient supprimer par
leur réforme la croyance en la Présence réelle substantielle du Christ
durant la Messe.

Un archevêque du Midi de la France, distribuant
la Communion, donc tenant dans ses mains le ciboire contenant le Corps
du Seigneur, donna des coups de pied aux genoux d'une vieille dame
agenouillée, l'invitant ainsi à se relever.

Evidemment, il est
plus que probable que cet archevêque ne croyait plus à la
transsubstantiation et que sa « communion », simple symbole
commémoratif, n'était plus notre Communion sacrée. Une fois de plus, en
travestissant le sens d'un mot on dissimule l'hérésie.

38 - En même temps que ces réformes liturgiques paraissait un nouveau catéchisme composé par l'évêque de Win¬chester.

38
- Un nouveau catéchisme pour adulte, rédigé par des théologiens
hollandais, est également paru avant la nouvelle « messe ». Condamné
par Rome, il a fini par s'imposer. Il est traduit dans toutes les
langues et l'édition italienne a été adoptée jusque dans le diocèse de
Rome.

Sous la responsabilité des évêques, de nouveaux
catéchismes pour enfants ont également été imposés partout, souvent à
l’encontre de la volonté des curés, des catéchistes et des parents
d'enfants .

39 - Ces réformes
rencontrèrent une vive résistance chez plusieurs évêques qui luttèrent
contre elles et furent mis en prison. Au commencement du règne
d'Elisabeth Ire, un seul évêque apostasia.

39 - On ne voit,
hélas ! aucune résistance de ce genre actuellement chez les évêques. Le
Concile de Vatican II semble avoir engendré des évêques nouveau style,
du genre « lièvres mitrés ». Il est vrai que c'est un des châtiments
annoncés par le Prophète : « Je leur donnerai pour chefs des enfants, des efféminés domineront sur eux- »

Convertissons-nous
donc et prions afin que se lèvent au plus tôt de nouveaux Saint Bruno,
Saint Hugues, Saint Godefroy qui, en se dressant contre le Pape Pascal
II et sous la menace de ne plus le reconnaître comme Pape légitime,
l'obligèrent à condamner la doctrine hérétique qu'il avait concédée à
l'Empereur au sujet de l'investiture des évêques.

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MessageSujet: Re: CONCORDANCE TROUBLANTE (vatican II / Réforme protestante)   Ven 30 Mai - 14:13

Citation :
40 -
L'évêque Scott, dans une critique serrée de la nouvelle liturgie,
montra que le formulaire proposé pour la Cène faisait disparaître la
Consécration, le Sacrifice et la Communion. Il n'y avait plus de
consécration, car, lorsque le ministre prononçait les paroles de
l'Institution : « Ceci est mon Corps... », il les disait sans
l'intention voulue comme s'il racontait une histoire.

Ne croyant
plus en la Transsubstantiation, ils n'avaient plus l'intention de la
réaliser et ne la réalisaient pas. Ils ne faisaient qu'un récit, un
mémorial.

40 - Depuis la mise en place du nouvel ordo, aucun
Prélat n'a eu le courage de l'analyser strictement pour démontrer sa
perversité. Seuls, les Cardinaux Ottaviani et Bacci ont représenté à
Paul VI que le nouveau rite « s'éloignait d'une façon impressionnante de la théologie catholique de la Messe ». Leurs voix ont été étouffées et ils n'ont pas insisté.

Et
pourtant, comme pour le formulaire de la Réforme protestante, le rite
de Paul VI tend à faire disparaître la Consécration. Il fait dire les
paroles de l'Institution : « Ceci est mon Corps... ceci est le calice de mon Sang... » sur le ton récitatif comme s'il voulait que le prêtre ne fasse qu'un récit, qu'un mémorial.

Ce
changement, malgré son apparence anodine, est de la plus haute gravité.
En remplaçant la manière impérative qui manifestait l'intention de
consacrer, par une manière récitative qui, non seulement, ne manifeste
plus cette intention, mais qui encore en exprime une opposée, celle de
rappeler seulement un fait, ce changement trahit la volonté des
néo-réformateurs de changer l'intention de l'Eglise et de lui
substituer une intention hérétique, l'intention protestante. Cette
volonté hérétique des réformateurs est manifeste dans les « nouveaux
missels » qui étalent impunément la doctrine protestante aux pages 187,
192, 195, 201, où, au lieu de « Consécration » il est nettement déclaré
:

« Récit de l'Institution »

Pareille
déclaration devrait être assez claire pour dessiller les yeux de tous,
d'autant plus qu'elle est encore renforcée par cette autre affirmation
de la page 383 qui est un aveu (ci-dessus n° 16) et qui ne devrait
laisser aucun doute aux catholiques. Désormais ils ne peuvent plus
l'ignorer puisque ses inventeurs ont pris soin de le leur dire : la
célébration qu'on appelle nouvelle messe n'est aucunement la « Messe »
puisqu'elle n'est pas le renouvellement du Sacrifice du Calvaire, mais
son simple Mémorial. Dans l'intention de ses fabricants, elle n'est
rien de plus que la Cène protestante.

Redisons-le : les
novateurs ne s'en cachent plus, ils nous l'ont dit : il ne s'agit pas
d'une consécration mais d'un « récit de l'Institution ». Comme ils ont
eu soin de nous le déclarer, il s'agit simplement de faire mémoire de
l'unique Sacrifice déjà accompli et non pas, comme l'enseigne la
doctrine catholique, d'un renouvellement véritable du Sacrifice.

Ceux
des catholiques qui s'obstinent à ignorer ces déclarations, qui,
refusant d'en tenir compte, osent prétendre que le Nouvel Ordo Missae
est toujours une Messe catholique, s'aveuglent pitoyablement. C'est
leur affaire. Mais leurs déclarations sentimentales ne changeront pas
la réalité : dans le fait comme dans l'intention de ses auteurs, le
rite nouveau n'est plus la Messe, mais un simple mémorial qui
n'effectue plus notre Sacrifice adorable.


41.
Enfin, il n’y avait pas de communion, car, s’il n’y a ni Consécration
ni Sacrifice, il n’y a pas davantage de Présence réelle du Corps et du
Sang du Christ.

41 - Mêmes conséquences découlent du nouveau rite. Puisque dans l'intention de ses fabricants il « s'agit seulement de faire mémoire,»
le nouveau rite a été agencé non seulement pour ne pas manifester
clairement l'intention de consacrer, mais encore pour faire entendre
qu'on ne fait qu'un récit. Mais alors, si le « président » se conforme
au nouveau rite et au dessein de ses auteurs, il n'a pas l'intention de
consacrer. Donc le pain et le vin demeurent ; il n'y a pas de présence
corporelle. Sans présence corporelle, pas de sacrifice ; et sans
sacrifice, pas de communion sacramentelle. De lui-même, le nouveau rite tend donc bien à n'être qu'un rite absolument vain et nul.

Ici
une remarque s'impose pour prévenir toute objection : A la différence
des hérétiques de 1549 qui sortirent de l'Eglise, ceux d'aujourd'hui
entendent rester à l'intérieur. Ils y occupent des postes-clés « jusqu'aux plus hauts sommets de la hiérarchie », ayant ainsi les apparences de l'autorité régulière : les loups gardent les dehors des brebis.

De
là l'illusion facile chez les prêtres et les fidèles, par rapport à la
Messe. Ne pouvant croire aux intentions perfides des destructeurs, ils
se disent que du moment qu'on utilise le Nouvel Ordo Missæ avec
l'intention de faire ce que l'Eglise traditionnelle veut faire,
c'est-à-dire une vraie transsubstantiation, un vrai sacrifice
propitiatoire, la Messe est valide malgré le rite. C'est vrai, leur
Messe peut être valide car l'équivoque de la subversion actuelle
détruit la Messe en donnant aux non-avertis l'impression de ne pas la
détruire.

Réalisons que l'hérésie moderniste n'est pas une
hérésie classique, franche, clairement exprimée ; c'est une hérésie qui
se dissimule sous des formules qui peuvent être entendues dans le sens
hérétique et dans le sens catholique. Cette méthode hypocrite comporte
pour l'hérésie un avantage (transformer la Messe en cène protestante
sans donner l'éveil aux fidèles, sans provoquer trop de résistance) et
un risque (celui de maintenir encore la validité de la Messe par ceux
qui la disent avec l'intention catholique). Ce risque fait partie de la
méthode employée, l'équivoque ; mais les modernistes le courent car
pour eux, qui ne croient aucunement en la transsubstantiation, la
question de la validité ne se pose pas ; et de plus, ils savent très
bien que la doctrine traditionnelle n'étant plus enseignée (nouveaux
catéchismes, nouvelle théologie), avec le temps la Messe sera détruite.

Qui
ne comprend, dès lors, quelle terrible responsabilité endossent ceux
qui utilisent le n.o.m., même avec l'intention de célébrer validement,
puisque par leur utilisation ils contribuent pour leur part à
l'installation de ce rite qui, de lui-même, tend à substituer la cène
protestante à la Messe catholique.


42 -
Ces lois, votées par le Parlement contre le gré des évêques, étaient
des actes révolutionnaires qui prétendaient imposer un nouveau culte.

42
- Au synode de 1967, Paul VI présenta la « nouvelle messe » aux évêques
sous le nom de « messe normative »... Les évêques, par leur vote
(puisque Paul VI en est à mettre la Messe au vote !), l'ont nettement
repoussée.

La nouvelle réforme de la Messe s'inscrit donc, par ses procédés, dans la droite ligne de la Réforme de 1549.

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MessageSujet: Re: CONCORDANCE TROUBLANTE (vatican II / Réforme protestante)   Ven 30 Mai - 14:14

Citation :
43 -
Des prélats catholiques en fonction au commencement du règne
d'Elisabeth Ire, UN SEUL accepta la réforme, tous les autres la
refusèrent et furent déposés. Voici, pour cette période, la liste
officielle des Bienheureux et des Vénérables de l'Eglise d'Angleterre.
Entre 1535 et 1544 : cinquante-martyrs ; calme entre 1545 et 1558 ; de
1559 à 1603 : cent quatre-vingt-huit martyrs ; de 1604 à 1680 :
soixante-quinze martyrs. Il y eut aussi quarante-trois différés, ceux
dont le martyre n'a pas été proclamé par manque d'évidence.

De
tous ces martyrs, deux furent canonisés en 1935 : Saint Thomas More
(laïc) et Saint John Fisher (évêque). Quarante autres le furent en
1970.( ?) La plupart de ceux-ci étaient prêtres, mais il y avait aussi
des laïcs, hommes et femmes.

En plus des martyrs officiellement
reconnus et des quarante-trois différés, il y en eut beaucoup d'autres
et un grand nombre moururent en prison. Parmi ces centaines et
centaines de prisonniers, il faut compter la plupart des évêques
catholiques qui étaient en place au moment où Elisabeth Ire est montée
sur le trône ; ils restèrent en prison dans des conditions plus ou
moins dures jusqu’à leur mort. Le dernier de ces évêques mourut en
1584, après vingt-cinq ans de détention. Ce fut seulement sous Henri
VIII que les évêques, Saint John Fisher excepté, furent lâches ; sous
Elisabeth Ier, ils se ressaisirent et un seul d'entre eux apostasia.
Pendant le règne d'Elisabeth Ire, les prisons étaient toujours remplies
et on en construisit beaucoup de nouvelles pour y enfermer ceux qui
refusaient la Réforme. Les catholiques anglais ont de quoi
être fiers de la résistance de leurs ancêtres à la réforme et de leur
courage pour défendre la Foi !


43 - La réforme de Paul
VI donne un résultat contraire à celle de 1549 : il n'y a que très peu
de prélats qui restent attachés à la Sainte Messe traditionnelle et
encore, combien parmi eux qui acceptent de confesser cet attachement
ouvertement et publiquement ? .... Par contre, il y a beaucoup de
prêtres qui refusent la nouvelle messe et conservent l'ancienne, et
certains d'entre eux — il s'en trouve dans tous les pays — combattent
la nouvelle messe et dénoncent la malice hérétique des faux
réformateurs.

C'est également de résignation qu'il faut parler
pour la plupart des catholiques au sujet de toute la réforme entreprise
par Paul VI.

Au fond, beaucoup regrettent la liturgie séculaire
qui nous vient des Apôtres, mais la très grande majorité, pour des
raisons multiples (ignorance coupable, fausse obéissance, veulerie,
tiédeur, amour de la tranquillité), n'a pas le courage de s'opposer à
la ruine du catholicisme qui s'opère sous ses yeux.


44
- La Reine Elisabeth Ire, pour établir définitivement la religion
anglicane, avait procédé par étapes avec une habileté consommée.

En
prenant le pouvoir, elle avait, sous le prétexte de ménager toutes les
opinions, introduit dans son Conseil les hommes gagnés aux idées
nouvelles, tout en maintenant certains membres catholiques du temps de
Marie Tudor.


44 - Paul VI a dû étudier la stratégie de la
Reine Elisabeth et s'en inspirer pour Sa Réforme car nous retrouvons la
même habileté consommée, la progression par étapes et le mélange, dans
ses innombrables comités, commissions, conférences, secrétariats, etc.,
qu'il met en place dans le monde entier (comme une araignée sa toile),
d'éléments qui passent comme conservateurs avec d'autres qui ont pour
mission de propager la Réforme.

45
- D'autre part, elle avait fait disparaître de la Messe catholique
quelques rites qui déplaisaient aux Réformés : ce fut la première étape.

45
- La nouvelle réforme de la Messe commença par la suppression des
prières au bas de l'autel et du dernier Evangile. Puis nous avons vu
successivement l'autel retourné ou remplacé par des « tables », la
Messe à haute voix, puis le Canon à haute voix.

On fit
disparaître le latin en même temps que sortirent des « traductions
nouvelles » des prières de la Messe (nouvelles, c'est-à-dire
falsifiées).

Les fidèles déjà mécontents par ce massacre de leur
Messe, le furent encore bien davantage quand une innovation
supplémentaire fit son apparition et se répandit partout : la Communion
debout. Cette façon de communier si contraire à l'esprit catholique
rencontra de la résistance chez nombre de fidèles choqués dans leurs
convictions. Pour arriver à faire disparaître cet hommage rendu à la
Présence Réelle et substantielle de Notre-Seigneur, le clergé recyclé
ne craignit pas d'exalter les vertus d'obéissance et de sacrifice,
s'ingéniant par là à donner mauvaise conscience aux obstinés de
l'Adoration due à Dieu. Le troupeau ignorant et désemparé finit par se
rendre à la voix du prêtre. Un très petit nombre ne voulut rien
entendre : les brimades publiques leur furent réservées.

Au
cours des mois, même d'une semaine à l'autre, les « nouveautés » se
multipliaient ; tel prêtre escamotait les prières au bas de l'autel,
tel autre supprimait les signes de Croix du Canon, un autre n'adorait
plus l'hostie après les paroles consécratoires, etc., etc. On se
scandalisait, les conversations stigmatisaient tous ces prêtres «
désobéissants », alors qu'en fait ils obéissaient aux ordres occultes destinés à habituer les fidèles aux mutations à venir : ce fut la « nouvelle messe », où se retrouvaient en bloc et en détail toutes les « désobéissances » des prêtres qui savaient. La duperie avait été complète !

46 -
Puis en 1559, maîtresse absolue de la religion en Angleterre, elle
avait supprimé les lois contre les hérétiques, ce qui pouvait passer
pour une mesure de tolérance. Elle réintroduisit le « Prayer Book » de
1552, qui était nettement protestant, et en 1563 elle fit légaliser de
nouveau l'Ordinal de 1550 (bien qu'on s'en servait dès le commencement
de son règne).

46 - Depuis Vatican II, libre carrière a été
donnée à tous les hérétiques : tout est permis, sauf de penser et de
pratiquer comme la Sainte Eglise a toujours cru et pratiqué. Comme
Elisabeth Ire d'Angleterre, Paul VI a veillé à la non-condamnation des
hérétiques en faisant disparaître le Saint-Office qui était
spécialement chargé de les empêcher de nuire. Et lui-même a tenu à
déclarer qu'il n'y aurait plus de sanctions : « Nous allons avoir
une période de plus grande liberté dans la vie de l'Eglise et par suite
pour chacun de ses fils... La discipline formelle sera réduite, tout
arbitraire sera aboli... seront également abolis toute intolérance et
tout absolutisme. »
(9 juillet 1969.)


47 -
Enfin, en 1563, quand elle eut jugé que, peu à peu, le peuple s'était
suffisamment détaché de ses anciens usages, elle franchit la dernière
étape, en obtenant le vote d'une confession de foi.

47 - Les
novateurs actuels s'emploient ainsi à détacher l'es catholiques de ce
qu'ils ont toujours cru et pratiqué pendant près de deux millénaires.
Il semble bien que la grande apostasie prédite par Saint Paul (II
Thessaloniciens I, 3-13 ; et I Tim. IV, 1-2) s'accomplisse actuellement.

48
- Au surplus, la religion établie par la Reine comportait un alliage
bizarre des trois religions, catholique, luthérienne et calviniste :
c'est ainsi que, tout en se ralliant à la nouvelle liturgie, elle avait
gardé quelques rites et usages catholiques tels que l'emploi de la
chape dans des grandes églises et, pour les autres, du surplis, des
cierges à l'autel, etc., et elle avait gardé la constitution
hiérarchique. Dans la pensée d'Elisabeth Ire, la religion anglicane
ainsi établie sur la base d'un compromis devait être facilement
acceptée de tous ses sujets. Elle se trompait. L'anglicanisme était
loin de contenter tout le monde ; il ne contentait ni les catholiques
qui entendaient rester attachés au dogme de la sainte Eglise, ni les
calvinistes radicaux qui ne trouvaient pas suffisantes les réformes
opérées.


48 - Le rêve de Paul VI est de réunir tous les
hommes dans une sorte de religion humanitaire où il n'y aura ni
catholiques, ni protestants, ni musulmans, etc.

Dans une
première étape, abusant de la prière du Seigneur « qu'ils soient un »,
on poussa, au nom d'une fausse unité, catholiques et protestants à
fusionner.
Dans ce but, on ne parla plus de catholiques mais de « chrétiens ».


Au
terme de cette concordance patente entre la Réforme protestante de 1549
et la Réforme actuelle de Paul VI, il nous semble que quiconque veut
conserver sa foi doit rejeter toutes les nouveautés.

Ce devoir concerne tous les catholiques et tous seront comptables devant Dieu de ce qu'ils auront fait pour défendre leur Foi.

Ce
devoir, grave pour tout catholique, est bien plus grave encore pour
ceux que Dieu a préférés, qu'il a choisis, qu'il a appelés et dont Il a
fait ses prêtres. Qu'ils se souviennent de leur ordination sacerdotale
et qu'ils se gardent d'oublier le double serment qu'ils ont prêté, la
main sur les Saints Evangiles : serment antimoderniste et serment
sacerdotal (du Concile de Trente).

L'acceptation du nouvel ordo missæ à l'hérésie dissimulée les rend parjures à ce double serment.

Le devoir de défendre la Messe est un honneur et c'est une Grâce.
Courage !

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CONCORDANCE TROUBLANTE (vatican II / Réforme protestante)
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