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 Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé.

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MessageSujet: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé.   Mer 28 Jan - 18:30

Évangile selon Saint Jean, chapitre XIII, verset 33-35

Citation :
Mes petits enfants, je ne suis plus avec vous que pour un peu de temps. Vous me chercherez et comme j’ai dit aux Juifs qu’ils ne pouvaient venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant.

Je vous donne un commandement nouveau : que vous vous aimiez les uns les autres ; que comme je vous ai aimés, vous vous aimiez aussi les uns les autres.
C’est à cela que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

http://fr.wikisource.org/wiki/Évangile_selon_Saint_Jean_-_Crampon#Chapitre_13

CHAINE D’OR SUR L’ÉVANGILE DE SAINT JEAN

SAINT THOMAS D’AQUIN


Versets 33-35.

S. Augustin :

(Traité 64 sur S. Jean). Ce que Notre Seigneur venait de dire : « Et bientôt il le glorifiera, » pouvait laisser croire aux disciples qu'après que Dieu l'aurait glorifié, il cesserait de leur être uni et de vivre avec eux sur la terre, c'est pour cela qu'il ajoute : « Mes petits enfants, je ne suis plus avec vous que pour un peu de temps; » c'est-à-dire, je serai immédiatement glorifié par ma résurrection, mais je ne remonterai pas aussitôt dans les cieux, car comme il est écrit dans les Actes des Apôtres : « Il demeura quarante, jours avec eux après sa résurrection, » (chap. 1) et c'est à ces quarante jours qu'il fait allusion, lorsqu'il dit :

« Je ne suis plus avec, vous que pour un peu de temps. »

Origène :

(Traité 32 sur S. Jean). Ce nom de petits enfants qu'il leur donne, prouve que leur âme, était encore soumise aux faiblesses de l'enfance, mais ceux qu'il appelle maintenant des petits enfants deviennent ses frères après sa résurrection, de même qu'ils avaient été des serviteurs avant de devenir des petits enfants.

S. Augustin :

On peut entendre ces paroles dans ce sens : Je suis encore comme vous dans l'infirmité de la chair, c'est-à-dire, jusqu'au temps de ma mort et de ma résurrection. Après sa résurrection, il fut encore présent au milieu d'eux d'une présence corporelle, mais il cessa de partager les faiblesses de la nature humaine. Nous voyons, en effet, dans un autre évangéliste, qu'il tient ce langage à ses Apôtres : « C'est là ce que je vous ai dit, étant encore avec vous, » (Lc 24) c'est-à-dire, alors que j'étais dans celte chair mortelle qui nous est commune. Après sa résurrection, il était encore avec eux dans la même chair, mais il n'était plus comme eux soumis aux conditions de la mortalité.

Il est encore une autre présence divine inaccessible aux sens, et dont le Sauveur veut parler quand il dit : « Voici que, je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles. » (Mt 28 ) Il ne dit pas ici : « Je ne suis avec vous que pour un peu de temps, » car le temps qui doit s'écouler jusqu'à la consommation des siècles n'est pas de courte durée, ou s'il est de courte durée, parce que mille ans sont aux yeux de Dieu comme un seul jour (Ps 89), ce n'est pas cependant cette vérité que le Sauveur a voulu exprimer, puisqu'il ajoute : « Vous me chercherez, et comme j'ai dit aux Juifs : Où je vais vous ne pouvez venir. » Est-ce qu'à la fin du monde il y aurait encore impossibilité d'aller où il allait lui-même, pour ceux à qui il devait bientôt dire :

« Mon Père, je veux que là où je suis, ils soient eux-mêmes avec moi. » (Jn 18 )

Origène :

Dans leur sens le plus simple, ces paroles n'offrent aucune difficulté, parce qu'en effet, le Sauveur ne devait pas rester longtemps avec ses disciples; mais si l'on veut leur donner une signification plus profonde et plus cachée, ou se demande s'il n'a pas cessé d'être avec eux après un peu de temps, non parce qu'il n'était plus présent corporellement au milieu d'eux, mais parce que peu de temps après s'accomplit celte prédiction qu'il avait faite :

« Je vous serai un sujet de scandale cette nuit. »

Ainsi il n'était plus avec eux, parce qu'il ne reste qu'avec ceux qui en sont dignes. Mais bien qu'il ne fût pas avec eux, ils savaient cependant chercher Jésus, comme Pierre, qui en répandant tant de larmes, après avoir renié son divin Maître, cherchait évidemment Jésus. C'est pourquoi Notre Seigneur ajoute :

« Vous me chercherez, et comme j'ai dit aux Juifs : Où je vais, vous ne pouvez venir. »

Chercher Jésus, c'est chercher le Verbe, la sagesse, la justice, la vérité, la puissance divine, toutes choses qui se trouvent dans le Christ. Ils voulaient donc suivre Jésus, non pas corporellement, comme quelques ignorants le prétendent, mais dans le sens spirituel dont parle le Sauveur, quand il dit : « Celui qui ne porte point sa croix et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. » (Lc 14, 27). Et Jésus leur dit : « Là où je vais, vous ne pouvez venir; » lors même qu'ils eussent voulu suivre le Verbe et le confesser publiquement, ils n'avaient pas la force nécessaire, car l'Esprit saint n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'était pas encore glorifié.

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Dernière édition par Admin le Mer 28 Jan - 18:40, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé.   Mer 28 Jan - 18:33

S. Augustin :

Ou bien, Notre Seigneur leur parle de la sorte, parce qu'ils n’étaient pas encore capables de le suivre jusqu'à la mort pour la justice; car comment auraient-ils pu le suivre, n'étant pas encore mûrs pour la justice ?

Ou comment auraient-ils pu suivre le Seigneur jusqu’à l'immortalité de sa chair, eux qui ne devaient ressusciter qu'à la fin des siècles, quelle que fût l'époque de leur mort?

Ou bien encore, comment auraient-ils pu suivre le Seigneur jusque dans le sein du Père, alors que la charité parfaite pouvait seule leur donner l'entrée de cette suprême félicité ? Lorsque Jésus s'adressait aux Juifs, il n'ajoutait point : « Maintenant, » car si ces disciples ne pouvaient le suivre actuellement, ils devaient le suivre plus tard, et c'est pour cela que le Sauveur ajoute :

« Je vous le dis aussi maintenant. »

Origène :

Et je vous le dis, mais prenant soin de spécifier le temps par celte expression : « Maintenant, » car pour les Juifs qu'il prévoyait devoir mourir dans leurs crimes, ils ne pouvaient suivre bientôt Jésus où il allait, tandis que les disciples, dans un temps fort court, devaient suivre le Verbe.

S. Jean Chrysostome :

Il appelle ses disciples : « Mes petits enfants, » afin qu'ils ne s'appliquent point ces paroles qui semblaient les ranger avec les Juifs : « Ainsi que je l'ai dit aux Juifs, » et il leur donne ce nom pour rendre plus vif l'amour qu'ils avaient pour lui.

En effet, c'est lorsque nous voyons une personne qui nous est chère sur le point de nous quitter, que nous sentons notre affection pour elle redoubler, surtout lorsque nous la voyons partir pour des lieux où il nous est impossible de la suivre. Il nous apprend en même temps que sa mort n'est qu'un déplacement, une translation heureuse dans un lieu où les corps mortels ne peuvent avoir d'accès.

S. Augustin :

Notre Seigneur leur enseigne du reste la voie qu'ils devront suivre pour arriver là où il les précédait :

« Je vous donne un commandement nouveau, c’est de vous aimer les uns les autres. » (Traité 65)

Mais est-ce que ce commandement n'existait pas déjà dans l'ancienne loi, qui avait Dieu pour auteur, et où il est écrit : « Vous aimerez votre prochain comme vous-même ? »

Pourquoi donc Notre Seigneur l'appelle-t-il un commandement nouveau ?

Est-ce qu'il nous a dépouillé du vieil homme pour nous revêtir du nouveau ?

Celui, en effet, qui reçoit ce précepte, ou plutôt qui lui est fidèle, se trouve renouvelé, non point par toute espèce d'amour, mais par cet amour que le Sauveur distingue avec soin de l'affection purement naturelle, en ajoutant : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. »

Ne vous aimez pas comme s'aiment les hommes qui ne cherchent qu'à corrompre, ni comme ceux qui s'aiment, parce qu'ils ont une même nature, mais aimez-vous comme ceux qui s'aiment mutuellement, parce qu'ils sont dieux, et les fils du Très-Haut, pour devenir ainsi les frères du Fils unique de Dieu, en s'aimant mutuellement de cet amour qu'il a eu pour eux et qui le porte à les conduire à cette fin bienheureuse où il rassasiera leurs désirs dans l'abondance de tous les biens.

S. Jean Chrysostome :

Ou bien encore ces paroles : « Comme je vous ai aimés, » signifient que l'amour que j'ai eu pour vous, n'a pas été fondé sur vos mérites antérieurs, c'est moi qui vous ai prévenus, ainsi devez-vous faire le bien, sans y être forcés par aucune obligation de reconnaissance.

S. Augustin :

Ne croyez pas que le Sauveur ait oublié ici le commandement qui nous oblige d'aimer le Seigneur notre Dieu; car, pour qui l’entend bien, chacun de ces deux commandements se retrouve dans l'autre. En effet, celui qui aime Dieu ne peut pas mépriser Dieu, qui lui recommande d'aimer le prochain; et celui qui aime le prochain d'un amour surnaturel et spirituel, qu'aime-t-il en lui, si ce n'est Dieu ?

C'est cet amour que Notre Seigneur veut séparer de toute affection terrestre, lorsqu'il ajoute : « Comme je vous ai aimés. » Qu'a-t-il aimé en nous, en effet, si ce n'est Dieu ?

Non pas Dieu que nous possédons, mais Dieu, qu'il désirait voir en nous. Aimons-nous donc ainsi les uns les autres, afin qu'autant que nous le pourrons, nous soyons attirés à la possession de Dieu seul par la force de cet amour mutuel.

S. Jean Chrysostome :

Notre Seigneur laisse de côté les miracles que ses disciples devaient opérer, et veut qu'on ne les reconnaisse qu'à cet amour seul qu'ils auront les uns pour les autres : « C'est en cela que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez, de l'amour les uns pour les autres. »

C'est à ce signe qu'on reconnaît la véritable sainteté, comme c'est à ce signe que le Sauveur reconnaît ses disciples.

S. Augustin :

Ne semble-t-il pas dire : Ceux qui ne sont pas mis disciples partagent avec vous d'autres grâces, d'autres faveurs; non-seulement ils ont une même nature, une même vie, une même intelligence, une même raison, et cet ensemble de biens qui sont communs aux hommes et aux animaux, mais encore le don des langues, le pouvoir d'administrer les sacrements, le don de prophétie, la science, la foi, la distribution de leurs biens aux pauvres, le sacrifice de leur corps au milieu des flammes; mais parce qu'ils n'ont point la charité, ce sont des tymbales retentissantes, ils ne sont rien, et tous ces dons ne leur servent de rien ?

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MessageSujet: Re: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé.   Mer 28 Jan - 19:04

Évangile selon Saint Jean, chapitre XIII, verset 36-38

Citation :
Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où allez-vous ? » Jésus répondit : « Où je vais, tu ne peux me suivre à présent ; mais tu me suivras plus tard. »
« Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je vous suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour vous. »
Jésus lui répondit : « Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois. »

Versets 36-38.

S. Jean Chrysostome :

(hom. 73 sur S. Jean). L'amour est quelque chose de grand, il est plus fort que le feu, et nul obstacle ne peut arrêter son élan. Aussi Pierre, sous l'impression de cet ardent amour, entendant le Sauveur lui dire : « Là où je vais, vous ne pouvez venir maintenant, » lui fait cette question : « Seigneur, où allez-vous ? »

S. Augustin :

(Traité 66 sur S. Jean). C'est ainsi que le disciple parle à son Maître, disposé qu'il est à le suivre; c'est pourquoi le Seigneur, qui voit le fond de son âme, lui fait cette réponse : « Là où je vais, vous ne pouvez maintenant me suivre. »

Il retarde l'accomplissement de son désir, mais ne lui enlève pas toute espérance; au contraire il l'affermit, en lui disant : « Vous me suivrez un jour. » Pourquoi donc cet empressement, Pierre?

Celui qui est la pierre ne vous a pas encore donné l'appui inébranlable de son esprit; n'ayez donc point cette présomption orgueilleuse. « Vous ne le pouvez pas maintenant. » Ne vous laissez point abattre par le désespoir : « Vous me suivrez plus tard. »

S. Jean Chrysostome :

Malgré cette réponse, Pierre ne peut contenir la vivacité de son désir; il se laisse emporter à la douce espérance qui vient de lui être donnée, et comme il ne craint point maintenant de trahir son Maître, il l'interroge avec sécurité au milieu du silence que gardent les autres apôtres. « Pierre lui dit : Pourquoi ne puis-je pas vous suivre à présent ?

Je donnerai ma vie pour vous. » Que dites-vous, Pierre ?

Je viens de vous déclarer que vous ne pouvez pas, et vous insistez, en disant : Je le puis. Vous apprendrez donc par votre expérience que votre amour n'est rien sans la présence d'un secours surnaturel qui le dépouille de sa faiblesse. « Jésus lui répondit : Vous donnerez votre vie pour moi ? »

S. Bède :

Cette proposition peut s'entendre de deux manières : premièrement, d'une manière affirmative, en ce sens : Vous donnerez votre vie pour moi, mais actuellement la crainte de la mort du corps vous fera tomber dans la mort de l'âme; secondement, dans un sens ironique

S. Augustin :

C'est-à-dire, vous ferez pour moi ce que je n'ai pas encore fait pour vous ?

Vous pouvez me precéder, vous qui n'êtes pas capable de me suivre ?

Pourquoi tant de présomption ?

Apprenez donc ce que vous êtes : « En vérité, en vérité, je vous le dis, le coq ne chantera pas que vous ne m'ayez renié trois fois, » vous qui promettez de mourir pour moi ?

vous renierez trois fois celui qui est votre vie.

Pierre voyait bien l'étendue du désir de son âme, mais il ne voyait pas sa faiblesse, malade qu'il était, il vantait bien haut l'ardeur de sa volonté, mais le Médecin connaissait son infirmité. Peut-on admettre, avec, quelques-uns qui, par une condescendance coupable, veulent excuser Pierre, que cet apôtre n'a point précisément renié le Christ, parce qu'à la question que lui fit la servante, il répondit qu'il ne connaissait pas cet homme, comme les autres évangélistes le disent expressément ?

Comme si renier Jésus en tant qu'homme ne soit pas le renier comme Christ, et le renier dans ce qu'il a daigné se faire pour notre amour et pour nous sauver de la mort, nous ses créatures.

Comment est-il devenu la tête de l'Eglise si ce n'est par son humanité ?

Comment donc peut-on faire partie du corps de Jésus-Christ, en reniant Jésus-Christ comme homme ?

Mais pourquoi nous arrêter davantage à cette difficulté ?

Notre Seigneur ne dit point : Le coq ne chantera pas que vous n'ayez renié l'homme où le Fils de l'homme; mais : « Le coq ne chantera pas que vous ne m'ayez renié. »

Que veut dire ici l'expression moi, si ce n'est ce que Jésus-Christ était alors?

donc tout ce que Pierre a renié dans le Christ, c'est Jésus-Christ lui-même qu'il a renié. En douter, ce serait un crime. Jésus-Christ l'a déclaré, il a prédit les deux choses; il est donc certain que Pierre a renié Jésus-Christ.

N'allons pas accuser Jésus-Christ, en voulant défendre Pierre. Pierre a reconnu pleinement son péché, et l'abondance des larmes qu'il a versées a témoigné de la grandeur du crime qu'il a commis. Si nous parlons de la sorte, ce n'est point pour le plaisir d'accuser le chef des Apôtres, mais la considération de sa chute nous apprend combien l'homme doit se défier de ses propres forces.

S. Bède :

Que chacun cependant profite de cet exemple. pour ne point se laisser aller au désespoir lorsqu'il tombe dans quelque faute, et qu'il y puise l'espérance assurée d'obtenir son pardon.

S. Jean Chrysostome :

Nous devons aussi conclure de là que le Seigneur permit la chute de Pierre. Il aurait pu, sans doute, la prévenir tout d'abord; mais comme cet apôtre persévérait dans ses protestations opiniâtres, le Sauveur ne le poussa point à le renier, mais il l'abandonna à ses propres forces, pour lui faire comprendre sa propre faiblesse, le préserver pour l'avenir d'une si déplorable chute, lorsqu'il serait chargé du gouvernement du monde entier, et lui donner la connaissance de lui-même par le souvenir de sa faiblesse.

S. Augustin :

Ce fut donc l'âme de Pierre qui souffrit la mort qu'il offrait de souffrir dans son corps, mais dans un sens différent de celui qu'il pensait; car avant la mort et la résurrection du Seigneur, il mourut par son renoncement, et ressuscita par ses larmes.

S. Augustin :

(De l'Acc. des Evang., 2, 2). Le renoncement de Pierre, dont nous venons de parler, nous est raconté non-seulement par saint Jean, mais par les trois autres évangélistes, bien que tous ne le placent pas dans les mêmes circonstances; car saint Matthieu et saint Marc le rattachent au discours qui suivit la sortie du Sauveur de la maison où il avait mangé la pâque; tandis que saint Luc et saint Jean le placent avant qu’il en fût sorti :

mais il nous est facile de comprendre ou que les deux premiers évangélistes en ont parlé par récapitulation, ou les deux derniers par anticipation.

On serait peut-être plus fondé à admettre, en voyant les discours variés et les affirmations différentes du Seigneur, rapportées par les Evangélistes, que sous l'impression de ces paroles, Pierre a fait le serment téméraire de mourir pour son Maître ou avec son Maître, et qu'ainsi il a renouvelé trois fois cet engagement en divers endroits du discours du Sauveur, de même que Jésus lui a répondu, à trois reprises différentes, qu'il le renierait trois fois avant le chant du coq.

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