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 Evangile selon Saint Matthieu , chap 19 ; verset 1 - 12

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MessageSujet: Evangile selon Saint Matthieu , chap 19 ; verset 1 - 12   Jeu 5 Fév - 15:29

Evangile selon Saint Matthieu , chap 19 ; verset 1 - 12

Citation :
Or, quand Jésus eut achevé ces discours, il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée, au delà du Jourdain.
Des foules nombreuses le suivirent, et là il guérit leurs malades.
Des Pharisiens l’abordèrent pour le mettre à l’épreuve, et dirent : « Est-il permis à l’homme de répudier sa femme pour quelque motif que ce soit ? »
Il répondit : « N’avez-vous pas lu que celui qui (les créa), au commencement, les fit mâle et femelle,
et qu’il dit : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ?
Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni ! »
Ils lui dirent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce et de la répudier ? »
Il leur dit : « C’est à cause de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes : mais, au commencement, il n’en fut pas ainsi.
Or je vous dis que celui qui répudie sa femme, si ce n’est pour adultère, et en épouse une autre, commet un adultère. »
Ses disciples lui dirent : « Si telle est la condition de l’homme avec sa femme, mieux vaut ne pas se marier. »
Mais il leur dit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais ceux à qui cela a été donné.
Car il y a des eunuques qui sont venus tels du sein de leur mère ; il y a aussi des eunuques qui le sont devenus par le fait des hommes ; et il y a des eunuques qui se sont faits eunuques eux-mêmes à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre, comprenne ! »

http://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89vangile_selon_Saint_Matthieu_-_Crampon#Chapitre_19

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Matthieu , chap 19 ; verset 1 - 12   Jeu 5 Fév - 15:41

Commentaire par Saint Thomas d'Aquin.

Versets 1-8


http://docteurangelique.free.fr/index.html

S. Jean Chrysostome :

(hom. 62.) Notre Seigneur était précédemment sorti de la Judée à cause de la jalousie de ses ennemis; il y revient maintenant fixer son séjour, parce que le temps de sa passion n’était plus éloigné. Cependant il ne s’avance pas au cœur de la Judée, mais il s’arrête sur ses frontières. « Et il arriva, dit l’auteur sacré, que lorsque Jésus eut achevé tous ces discours, » etc.

Raban :

L’Évangéliste commence donc à raconter les actions, les enseignements de Jésus et aussi ce qu’il eut à souffrir, d’abord au delà du Jourdain, à l’Orient, ensuite en deçà du Jourdain, lorsqu’il vint à Jéricho, à Bethphagé et à Jérusalem: « Et il vint aux confins de la Judée. »

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Il agit en cela avec justice, comme le Seigneur de tous les hommes, qui aime les uns sans délaisser les autres.

S. Rémi :

Il faut se rappeler que tout le pays habité par les Israélites portait le nom général de Judée, mais que ce nom était donné d’une manière spéciale à la partie méridionale habitée par la tribu de Juda et par celle de Benjamin, pour la distinguer des autres pays renfermés dans la même province, comme la Samarie, la Galilée, la Décapote et d’autres encore.

« Et de grandes troupes le suivirent. »

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) ils l’accompagnaient, comme de jeunes enfants conduisent leur père partant pour un long voyage. Et le Sauveur, comme un père, qui est sur son départ, leur laissa pour gages de sa tendresse la guérison de leurs maladies, comme l’indique l’auteur sacré: « Et il les guérit. »

S. Jean Chrysostome :

(hom. 63.) Remarquons ici que le Seigneur ne s’applique continuellement ni à enseigner le peuple, ni à faire des miracles, mais il fait alternativement l’un et l’autre pour confirmer par les miracles l’autorité de ses paroles, et montrer, par la nature de ses enseignements, l’utilité des miracles.

Origène :

(traité 7 sur S. Matth.) Notre Seigneur guérissait tout ce peuple au delà du Jourdain où le baptême était donné, car c’est vraiment dans le baptême que tous les hommes sont délivrés de leurs infirmités spirituelles; et s’il en est beaucoup qui suivent Jésus-Christ comme la multitude, tous cependant n’imitent pas la conduite de saint Matthieu, qui se leva aussitôt et quitta tout pour suivre le Christ.

Raban :

Il guérit aussi les Galiléens sur les confins de la Judée, pour montrer qu’il comprend les Gentils dans le pardon qu’il préparait à la Judée.

S. Jean Chrysostome :

(hom. 62.) Jésus-Christ guérissait les hommes, et les bienfaits dont ils étaient l’objet se répandaient par eux sur une foule d’autres, car leur guérison était pour un grand nombre une occasion d’acquérir la connaissance de sa divinité. Ce n’était pas toutefois pour les pharisiens, que ses miracles ne faisaient qu’endurcir comme l’indiquent les paroles suivantes: « Et les pharisiens s’approchèrent de lui pour le tenter, et ils lui dirent: Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme, » etc.

S. Jérôme :

Ils veulent le prendre dans ce dilemme sans réplique, et le faire tomber dans le piège, quelle que soit sa réponse: S’il dit qu’on peut renvoyer sa femme pour toute sorte de raisons et eu prendre une autre, il se trouvera en contradiction avec sa doctrine sur la pureté des moeurs; s’il répond, au contraire, qu’il est défendu de la renvoyer pour toute espèce de motifs, il sera convaincu de sacrilège et d’opposition à la doctrine de Moïse et de Dieu lui-même.

S. Jean Chrysostome :

(Hom. 62.) Voyez comme leur méchanceté paraît jusque dans la manière dont ils l’interrogent. Le Sauveur avait déjà eu occasion d’expliquer ce commandement, et ils viennent le questionner comme s’ils n’en avaient jamais parlé, s’imaginant sans doute qu’il avait oublié ce qu’il avait pu dire.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Lorsque vous voyez un homme cultiver avec soin l’amitié des médecins, vous en concluez qu’il est atteint de quelque infirmité; de même, lorsque vous voyez un homme et une femme qui viennent questionner sur les moyens de renvoyer sa femme ou son mari, concluez sûrement que cet homme, que cette femme mènent une vie dissolue; car la chasteté se plaît dans les liens du mariage, mais le libertinage regarde ces liens comme un esclavage et un supplice.

Les pharisiens savaient bien qu’ils n’avaient aucune raison valable pour renvoyer leurs femmes, si ce n’est des motifs honteux, et ils ne laissaient pas de contracter avec l’une et avec l’autre de nouveaux engagements. Ils n’osèrent pas demander à Jésus pour quels motifs il était permis de renvoyer sa femme, afin de ne pas se trouver resserrés dans les limites étroites de raisons claires et précises; mais ils lui demandent s’il est permis de la renvoyer pour toute espèce de raisons, car ils savaient bien que la passion ne sait ni s’arrêter ni se contenir dans les bornes d’un seul mariage, mais que plus on la satisfait, plus elle s’enflamme.

Origène :

(Traité 7 sur S. Matth.) En voyant que Notre Seigneur a voulu être ainsi tenté, qu’aucun de ses disciples, chargé d’enseigner les autres, ne s’attriste d’être éprouvé de la même manière, mais qu’il considère le Sauveur, faisant à ceux qui le tentent, une réponse pleine de religion et de piété.

S. Jérôme :

Il pèse tous les termes de sa réponse, de manière à éviter le piége qu’ils lui tendent, et il produit tout à la fois le témoignage de l’Écriture et de la loi naturelle, pour mettre ainsi en comparaison la première déclaration de Dieu avec la seconde: « Et il leur répondit: N’avez-vous pas lu que Celui qui a créé l’homme dès le commencement créa un seul homme et une seule femme ? »

C’est ce qui est écrit au commencement de la Genèse. Or, ces paroles: « Un seul homme et une seule femme, » prouvent qu’on doit éviter de s’engager dans les liens d’un second mariage. En effet, Notre Seigneur n’a pas dit: mâle au singulier et femelle au pluriel, ce que les Juifs avaient en vue en répudiant leur première épouse, mais mâle et femelle, tous deux au singulier, afin qu’on ne s’engageât dans les liens que d’un seul mariage.

Raban :

C’est par un dessein salutaire de Dieu qu’il a été établi que l’homme devrait aimer dans la femme une partie de son propre corps et ne pas regarder comme lui étant étrangère une chair qu’il reconnaîtrait avoir été tirée de lui.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Or, si Dieu a créé d’une seule et même chose l’homme et la femme pour établir entre eux une parfaite unité, pourquoi l’homme et la femme ne naissent-ils pas simultanément du même sein, comme il arrive pour certains oiseaux ? Parce que, bien que Dieu ait créé l’homme et la femme en vue de la génération des enfants, cependant il est toujours l’ami de la chasteté et l’auteur de la continence.

C’est pourquoi Dieu n’a pas suivi la même règle dans la génération humaine. D’après cette règle, si l’homme veut se marier selon l’ordre établi dès la création, il doit comprendre parfaitement ce qu’est l’homme et la femme, et, s’il ne veut pas se marier, il n’y est point comme forcé par une union qui daterait de sa naissance, et il ne devient point ainsi, en gardant la continence, la perte d’un autre qui ne s’y croirait pas appelé. C’est ainsi que le Seigneur, le mariage une fois contracté, défend aux époux de se séparer l’un de l’autre, si ce n’est d’un consentement mutuel.

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Matthieu , chap 19 ; verset 1 - 12   Jeu 5 Fév - 15:41

S. Jean Chrysostome :

(hom. 60.) Ce n’est pas
seulement d’après la règle suivie dans la création, mais d’après une
loi formelle qu’il établit, que le mariage est l’union indissoluble
d’un seule avec une seule; c’est pour cela qu’il ajoute: « L’homme
abandonnera son père et sa mère et s’attachera à son épouse. »

S. Jérôme :

Il
dit encore ici « à son épouse, » et non « à ses épouses, » et il ajoute
expressément: « ils seront deux dans une seule chair; » car un des
principaux avantages de l’union conjugale, c’est de réunir deux corps
en une seule chair.

La Glose :

Ou bien ces paroles: « dans une seule chair » signifient l’union elle-même des deux sexes.

S. Jean Chrysostome :

(sur
S. Matth.) Si donc parce que la femme vient de l’homme et qu’ils sont
tous deux d’une même chair, l’homme doit abandonner son père et sa
mère, on doit voir exister une plus grande affection entre les frères
et soeurs qui sortent des mêmes parents, tandis que les époux viennent
de familles différentes. Cependant l’affection des époux est de
beaucoup supérieure, parce que l’institution divine est plus forte que
la force même de la nature; en effet, les préceptes divins ne sont
point soumis à la nature, tandis que la nature obéit aux commandements
de Dieu.

D’ailleurs, les frères sortent d’une seule et même
union pour suivre des routes différentes; l’homme et la femme, au
contraire, naissent de parents divers pour accomplir ensemble la même
destinée. L’ordre que suit la nature vient ici confirmer l’ordre établi
de Dieu; car ce que la sève est dans les arbres, l’amour l’est dans les
hommes. Or, la sève monte de la racine pour former le corps de la
plante, et de là s’élève encore plus haut pour se transformer en
semence.

C’est ainsi que les parents aiment leurs enfants et
n’en sont pas également aimés, car l’homme applique surtout son
affection non pas à aimer ceux qui lui ont donné le jour, mais aux
enfants qui naissent de son union, comme il est écrit: « L’homme
abandonnera son père et sa mère et s’attachera à son épouse. »

S. Jean Chrysostome :

(hom.
62.) Admirez la sagesse de ce divin Maître. On lui demande: « Est-il
permis ? » Il ne répond pas aussitôt: « Il n’est pas permis, » pour ne
pas les troubler et les déconcerter, mais il appuie cette défense sur
des preuves. Dieu, en effet, dès le commencement, fit l’homme et la
femme, et il ne les unit pas d’une manière ordinaire, mais il leur
ordonna d’abandonner leur père et leur mère. Il ne se contente pas non
plus de commander à l’homme d’aller trouver la femme, il veut qu’il lui
soit uni, et, par la manière dont il s’exprime, il établit
l’indivisibilité du mariage. Mais il montre encore plus fortement
combien cette union est étroite en ajoutant: « Et ils seront deux dans
une seule chair. »

S. Augustin :

(sur
la Genèse dans le sens litter., 9.) Ces paroles, au témoignage de
l’Écriture, ont été dites par le premier homme; le Seigneur, cependant,
les attribue à Dieu lui-même. Nous devons donc comprendre qu’Adam, par
suite de l’extase qui avait précédé, a pu dire ces paroles par
inspiration et comme prophète.

S. Rémi :

L’Apôtre
saint Paul nous enseigne que c’est là un grand mystère en Jésus-Christ
et en son Église. (Ep 5.) En effet, Notre Seigneur Jésus-Christ
abandonna en quelque sorte son Père, lorsqu’il descendit des cieux sur
la terre; il abandonna sa mère, c’est-à-dire la synagogue, en punition
de son infidélité, et il s’attacha à son épouse, c’est-à-dire à la
sainte Église, et ils sont deux dans une chair, c’est-à-dire
Jésus-Christ et l’Église dans un seul corps.

S. Jean Chrysostome :

(hom.
62,) Après avoir rapporté les paroles et les faits de la loi ancienne,
Jésus les interprète lui-même avec autorité, et il établit la loi en
ces termes: « Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. » De
même qu’on dit de ceux qui s’aiment d’un amour spirituel, qu’ils ne
font qu’une seule âme, comme l’atteste l’Écriture: « Tous les croyants
n’avaient qu’un cœur et qu’une âme » (Ac 4); ainsi on dit de l’homme et
de la femme qui s’aiment d’un amour selon la chair, qu’ils ne sont
qu’une même chair; or, si c’est une chose horrible de couper ou de
déchirer sa propre chair, il ne l’est pas moins de séparer la femme de
son mari.

S. Augustin :

(Cité de
Dieu, 14, 22.) Notre Seigneur dit qu’ils ne font qu’un, ou bien à cause
de leur union, ou à cause de l’origine de la femme, qui a été tirée du
côté de l’homme.

S. Jean Chrysostome :

(hom.
62) Enfin, il fait intervenir l’autorité de Dieu lui-même en disant: «
Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a uni; paroles qui
démontrent que renvoyer sa femme, c’est agir à la fois contre la nature
et contre la loi: contre la nature, en divisant une seule et même
chair; contre la loi, parce que renvoyer sa femme, c’est rompre des
liens que Dieu lui-même avait assemblés et déclarés indissolubles.

S. Jérôme :

Dieu
a formé cette union en ne faisant qu’une chair de l’homme et de la
femme; ce n’est donc pas à l’homme, mais à Dieu seul de la séparer; or,
l’homme sépare, lorsqu’il renvoie sa première femme par le désir d’en
prendre une autre; Dieu sépare, lui qui avait uni, lorsque, d’un mutuel
consentement et en vue du service de Dieu, nous avons une femme; mais
que nous sommes comme n’en ayant pas. (1 Co 7.)

S. Augustin :

(contre
Fauste, 19, 29.) Voilà donc les Juifs convaincus par les livres de
Moïse qu’on ne doit pas renvoyer son épouse, eux qui croyaient agir
conformément à la loi de Moïse, lorsqu’ils répudiaient leurs femmes.
Nous apprenons en même temps par le témoignage de Jésus-Christ que Dieu
a fait l’homme et la femme, et les a unis entre eux, doctrine qui
condamne les Manichéens qui nient cette vérité et se mettent ainsi en
opposition avec l’Évangile de Jésus-Christ.

S. Jean Chrysostome :

(sur
S. Matth.) Une déclaration aussi conforme à la chasteté est accablante
pour des fornicateurs; ils ne peuvent rien opposer à la raison, mais
ils ne se rendent pas pour cela à la vérité. Ils s’appuient donc de
l’autorité de Moïse, comme des hommes qui ayant une mauvaise cause à
défendre ont recours à des personnages haut placés, pour remporter par
leur influence un triomphe qu’ils ne peuvent espérer de la justice de
leur cause. « Mais pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il
commandé, » etc.

S. Jérôme :

Ils
découvrent l’accusation calomnieuse qu’ils avaient préparée, bien que
le Sauveur n’ait point donné son propre sentiment, mais qu’il n’ait
fait que rappeler un fait de l’histoire ancienne et les commandements
de Dieu.

S. Jean Chrysostome :

(hom.
62.) Si Notre Seigneur eût été en opposition avec l’Ancien Testament,
il n’eût point pris la défense de Moïse; il n’aurait pas non plus
montré le rapport des faits anciens avec ce qui le concernait.
Cependant l’ineffable sagesse du Sauveur va jusqu’à justifier ses
accusateurs dans sa réponse: « Et il leur répondit: C’est à cause de la
dureté de votre cœur que Moïse vous a permis, » etc. C’est ainsi qu’il
justifie MoIse de l’accusation qu’ils semblaient vouloir lui intenter,
tour la faire retomber tout entière sur leur tête.

S. Augustin :

(contre
Fauste, 19, 29.) Quelle n’était pas en effet leur dureté, puisque
l’acte de répudiation qui offrait un moyen de séparation aux hommes
justes et prudents, ne pouvait ni les fléchir, ni ramener dans leurs
cœurs l’affection qui doit régner entre les époux. Mais quelle est donc
la fourberie des Manichéens, qui reprochent à Moïse d’avoir détruit le
mariage en autorisant le billet de répudiation et qui louent
Jésus-Christ d’avoir confirmé l’indissolubilité du lien conjugal ? Dans
leur opinion sacrilège, ils devraient, au contraire, louer Moïse
d’avoir séparé ce que le démon avait uni, et blâmer Jésus-Christ
d’avoir resserré des liens formés par le démon.

S. Jean Chrysostome :

(hom.
62.) Comme cette réponse pouvait produire une impression fâcheuse, le
Sauveur en revient aussitôt à la loi et ajoute: « Mais au commencement,
il n’en a pas été ainsi. »

S. Jérôme :

Paroles
dont voici le sens: Est-ce que Dieu peut être en contradiction avec
lui-même, à ce point d’établir une loi et de la détruire par un
Commandement contraire ? c’est ce qu’on ne peut admettre. Mais Moïse,
voyant que le désir d’épouser d’autres femmes, ou plus riches ou plus
jeunes ou plus belles, était pour les premières épouses une cause de
mauvais traitements et de mort, ou pour les maris de conduite
licencieuse, aima mieux permettre le divorce, que de laisser persister
les haines et les homicides. Remarquez encore qu’il ne dit pas: A cause
de la dureté de votre cœur, Dieu vous a permis, mais: « Moïse vous a
permis; » car, selon la remarque de l’Apôtre (1 Co 7, 12), c’était un
conseil de l’homme et non pas un commandement de Dieu.

S. Jean Chrysostome :

(sur
S. Matth.) Aussi est-ce avec dessein qu’il dit: « Moïse vous a permis,
» et non: Moïse vous a commandé; car ce que nous commandons est
l’expression d’une volonté qui persévère, tandis que ce que nous
permettons, nous l’accordons malgré nous, parce que nous ne pouvons pas
arrêter entièrement la mauvaise volonté des hommes. Moïse vous a donc
permis de faire mal, pour vous empêcher de faire plus mal encore; donc,
en nous accordant cette permission, il ne vous a pas fait connaître ce
qu’exige la justice de Dieu; il a simplement déchargé le péché de
culpabilité, de manière qu’en paraissant agir d’après votre loi, ce qui
était péché cessât de l’être pour vous.

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Matthieu , chap 19 ; verset 1 - 12   Jeu 5 Fév - 15:45

Verset 9.

S. Jean Chrysostome :

(hom. 62.) Après leur avoir ainsi fermé la bouche, Notre Seigneur établit d’autorité la loi en ces termes: « Aussi je vous déclare que quiconque aura renvoyé son épouse, » etc.

Origène :

On dira peut-être que Jésus, par ces paroles: « Quiconque aura renvoyé sa femme, si ce n’est en cas d’adultère, » a donc permis au mari de renvoyer son épouse, aussi bien que Moïse, qui, au témoignage du Sauveur, leur a donné cette permission à cause de la dureté de leur cœur. Nous répondons que l’adultère, crime pour lequel, selon la loi, on devait être lapidé (Jn 8, 5; Lv 20, 20; Dt 22, 22), n’est point ce défaut honteux, pour lequel Moïse permet de donner l’acte de répudiation; car, dans le cas d’adultère, cet acte de répudiation n’était pas nécessaire. Peut-être Moïse a-t-il voulu désigner, par cette chose honteuse, toute faute commise par la femme qui autorise le mari à lui donner un acte de répudiation.

Mais s’il n’est permis de renvoyer sa femme que pour le seul crime d’adultère, que doit-on faire si une femme, innocente de ce crime, est coupable d’un crime plus énorme, comme d’avoir empoisonné ou mis à mort ses enfants ? Le Seigneur a tranché cette difficulté dans un autre endroit en ces termes (Mt 5): « Quiconque renverra sa femme, si ce n’est pour cause d’adultère, la fait tomber dans l’adultère en l’exposant à contracter un second mariage.

S. Jérôme :

Il n’y a donc que l’adultère qui puisse triompher de l’affection qu’on doit à son épouse; en effet, dès lors qu’elle a partagé son corps avec un autre, et que par le crime de la fornication elle s’est séparée de son mari, il ne doit point la garder, de peur de tomber lui-même sous cette malédiction de l’Écriture: « Celui qui retient une adultère est insensé et méchant. » (Pv 18, 22.)

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) De même qu’un homme se rendrait coupable de cruauté et d’injustice en renvoyant une femme chaste, ainsi serait il insensé et inique s’il retenait une adultère, car c’est patronner l’infamie que de dissimuler le crime d’une épouse

S. Augustin :

(Des mariages adult. 2, 9) Cependant, après que le crime d’adultère a été commis et expié, la réconciliation des époux ne doit être ni difficile, ni regardée comme honteuse, alors que les clefs du royaume des cieux donnent la certitude de la rémission des péchés; ce n’est pas sans doute que le mari doive rappeler sa femme adultère après la séparation, mais il ne doit plus la traiter d’adultère après qu’elle a été jugée digne de l’union de Jésus-Christ.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Toute chose se détruit par les mêmes causes qui l’ont fait naître; or, ce n’est point l’acte du mariage, mais la volonté des époux qui constitue l’union conjugale; donc ce n’est pas la séparation du corps qui la détruit, mais la séparation de volonté. Celui donc qui se sépare de son épouse, sans en prendre une autre, reste toujours l’époux de la première; car, bien qu’il en soit séparé de corps, il lui reste uni par la volonté; ce n’est que lorsqu’il en a pris une autre que la séparation est complète et absolue.

Aussi Notre Seigneur ne dit pas: Celui qui renvoie son épouse est adultère, mais: « Celui qui en prend une autre. »

S. Rémi :

Il n’y a qu’une seule raison matérielle qui puisse légitimer le renvoi d’une épouse: c’est l’adultère; il n’y a qu’une seule raison spirituelle, et c’est la crainte de Dieu; mais il n’en est aucune qui permette de prendre une autre épouse du vivant de celle qu’on a renvoyée.

S. Jérôme :

Il pouvait facilement arriver qu’un homme calomniât une épouse innocente, et lui imputât un crime imaginaire, afin de pouvoir contracter un second mariage. En permettant donc de renvoyer la première femme, le Sauveur défend d’en prendre une autre du vivant de la première. Et encore, comme il pouvait également se faire qu’en vertu de la même loi, une femme donnât à son mari un acte de répudiation, la même défense lui est faite de prendre un second mari.

Notre Seigneur va plus loin: une femme de mauvaise vie et qui s’est rendue coupable d’adultère ne craint pas beaucoup l’opprobre; il est défendu à celui qui voudrait devenir son second mari de la prendre, sous peine du crime d’adultère. « Et celui qui épouse celle qu’un autre a renvoyée commet aussi un adultère. »

La Glose :

Notre Seigneur veut effrayer celui qui prendrait cette femme, parce qu’une adultère ne redoute ni la honte, ni l’opprobre.

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Matthieu , chap 19 ; verset 1 - 12   Jeu 5 Fév - 15:49

Versets 10-12.

S. Jérôme :

C’est un lourd fardeau qu’une épouse, s’il n’est point permis de s’en séparer, sauf le cas d’adultère. Eh quoi ! si elle est sujette à l’ivrognerie, à la colère, si elle est de moeurs licencieuses, faudra-t-il donc la garder ? C’est en considérant ce joug pesant du mariage, que les Apôtres expriment leur sentiment: Ses disciples lui dirent: « Si la condition d’un homme est telle à l’égard de sa femme, il n’est pas avantageux de se marier. »

S. Jean Chrysostome :

(hom. 62.) Car il est plus facile de lutter contre la concupiscence et contre soi-même que contre une mauvaise femme.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Or, le Seigneur ne répond point que cela est avantageux, au contraire, il convient avec eux que ce n’est pas avantageux; mais il tient compte en même temps de l’infirmité de la chair, et il ajoute: « Tous ne comprennent pas cette parole, » c’est-à-dire tous ne sont pas capables de cette résolution.

S. Jérôme :

Gardons-nous de penser qu’en disant: « Ceux à qui il a été donné, » le Sauveur ait voulu parler du destin ou du hasard, en ce sens que ceux qui ont reçu le don de la virginité, n’en soient redevables qu’au hasard; car ce don est accordé à ceux qui l’ont demandé à Dieu, qui l’ont voulu, et qui ont fait des efforts pour l’obtenir.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Si donc tous ne comprennent pas cette parole, c’est qu’ils ne veulent pas la comprendre. La palme est offerte à tous, que celui qui désire la gloire, ne pense pas à la fatigue, personne ne pourrait remporter la victoire, si tous craignaient le danger. De ce qu’il en est qui ne tiennent pas la résolution qu’ils ont prise d’être chastes, nous ne devons pas en être plus négligents dans la pratique de cette vertu; ainsi ceux qui tombent sur le champ de bataille n’amortissent pas le courage des autres.

En s’exprimant de la sorte: « Ceux à qui il a été donné, » le Sauveur nous apprend que sans le secours de la grâce, tous nos efforts seraient inutiles. Or, ce secours de la grâce n’est jamais refusé à ceux qui le demandent; car le Seigneur a dit: « Demandez et vous recevrez. »

S. Jean Chrysostome :

(hom. 62.) Il prouve ensuite la possibilité de cette vertu, en ajoutant: « Il y a des eunuques, » etc., paroles dont voici le sens: Pensez à ce que vous feriez si vous étiez devenu eunuque par la main des hommes. Vous seriez privé et de la volupté, et de la récompense de la chasteté.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) De même que l’action séparée de la volupté ne peut constituer le péché, ainsi l’acte, sans la volonté, ne peut être imputé à justice. La chasteté, vraiment méritoire et glorieuse, n’est donc pas celle qui vient de l’impuissance d’un corps incapable d’enfreindre cette vertu, mais celle qui résulte de la résolution libre et sainte de garder la continence.

S. Jérôme :

Il établit donc trois genres d’eunuques, deux dans le sens matériel, et le troisième dans le sens spirituel: les uns sont nés ainsi dès le sein de leur mère; les autres sont ceux que la captivité a rendu tels, ou qui ont été mutilés pour le plaisir des personnes de qualité; les troisièmes sont ceux qui se sont faits eunuques eux-mêmes pour le royaume des cieux, et qui, pouvant être des hommes jouissant de la virilité, se sont faits eunuques par amour pour Jésus-Christ; c’est à ces derniers qu’il promet la récompense; mais les autres, pour qui la chasteté est une nécessité et non pas un sacrifice volontaire, n’ont rien à espérer.

S. Hilaire :

D’un côté nous voyons la nature dans celui qui est eunuque de naissance, de l’autre, la nécessité dans celui qui l’est devenu de la main des hommes, de l’autre, enfin, la volonté dans celui qui a résolu de vivre tel, dans l’espérance du royaume des cieux.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Qu’il y en ait qui soit eunuques de naissance, on ne peut l’attribuer qu’à la création, de même que ceux qui naissent avec six ou quatre doigts; car si Dieu laissait la nature de chacun des êtres créés suivre d’une manière immuable l’ordre qu’il a établi dès le commencement, les hommes finiraient par oublier l’opération de la toute-puissance divine. C’est pourquoi la nature des choses contrevient de temps en temps aux lois naturelles établies, pour rappeler sans cesse au souvenir des hommes, que Dieu est l’artisan souverain de la nature.

S. Jérôme :

Nous pouvons donner une autre explication: Ceux qui sont eunuques dès le sein de leur mère sont ceux qui sont d’un tempérament froid et sans inclination pour le plaisir; ceux qui le sont par le fait des hommes, sont ceux que les médecins ont faits eunuques ou à qui on fait prendre les moeurs efféminées des femmes pour servir au culte des idoles; ou bien ceux qui, à la persuasion des hérétiques, simulent la chasteté pour se couvrir des dehors trompeurs de la vraie religion. Or, aucun d’eux n’obtiendra le royaume des cieux, à l’exception de ceux qui se sont rendus eunuques pour Jésus-Christ.

C’est pour cela que le Sauveur ajoute: « Qui peut comprendre ceci le comprenne. » C’est-à-dire que chacun interroge ses forces pour voir s’il peut remplir les devoirs qu’impose la virginité et la pureté. La chasteté a des charmes naturels, elle attire à soi tout le monde, mais il faut que chacun examine ses forces, et que celui qui peut comprendre comprenne. » C’est la parole du Seigneur qui exhorte ses soldats, et les appelle à conquérir la palme de la chasteté, et il leur tient ce langage: « Que celui qui peut combattre, ne refuse pas le combat, qu’il remporte la victoire et qu’il triomphe. »

S. Jean Chrysostome :

(hom. 62.) Lorsque le Seigneur dit qu’il en est qui se sont faits eunuques, il ne veut point parler du retranchement d’aucun membre, mais de la mortification des pensées mauvaises; car celui qui se mutile lui-même est soumis à la malédiction, parce qu’il se rend coupable du crime des homicides, donne occasion aux Manichéens de rabaisser la créature, et qu’il imite la conduite des païens qui se mutilent ainsi eux-mêmes; la pensée de se retrancher un membre ne peut venir que d’une tentation du démon. D’ailleurs, en agissant ainsi, on n’éteint pas les feux de la concupiscence, on ne fait que les irriter, puisque le sperme qui est en nous a d’autres sources, et surtout dans les désirs impurs et dans la négligence de l’âme.

Si l’âme est mortifiée, elle n’a rien à craindre des mouvements naturels de la concupiscence; de même que cette mutilation d’un membre ne suffit pas pour réprimer les tentations, et pour donner la paix à l’âme, en mettant comme un frein aux pensées mauvaises.

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Evangile selon Saint Matthieu , chap 19 ; verset 1 - 12
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