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 Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 13 - 19

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MessageSujet: Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 13 - 19   Lun 9 Fév - 15:47

Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 13 - 19

Citation :
Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel s’affadit, avec quoi le salera-t-on ? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors pour être foulé aux pieds par les hommes.
Vous êtes la lumière du monde : une ville, située au sommet d’une montagne, ne peut être cachée.
Et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
Qu’ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire.
Car, je vous le dis en vérité, jusqu’à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera pas, que tout ne soit accompli.
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements, et appris aux hommes à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés, sera tenu pour grand dans le royaume des cieux.

http://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89vangile_selon_Saint_Matthieu_-_Crampon#Chapitre_5

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 13 - 19   Lun 9 Fév - 15:57

Commentaire par Saint Thomas d'Aquin.

Versets 13


http://docteurangelique.free.fr/index.html

S. Jean Chrysostome :

(hom. 15.) Après avoir donné à ses disciples d’aussi sublimes préceptes; le Sauveur prévient cette difficulté: comment pourrons-nous les observer, en les attirant par ses louanges et en leur disant: « Vous êtes le sel de la terre. » Par là il leur apprend que c’est une nécessité pour eux de garder ces préceptes, car ce n’est pas, leur dit-il, pour vous, ce n’est pas pour une seule nation, c’est pour le monde entier que je vous envoie. Si donc en le touchant au vif, vous en recevez des injures, réjouissez-vous, car c’est une des propriétés du sel de piquer tout ce qui est d’une nature tendre et molle; la malédiction des hommes ne peut vous nuire en rien, elle atteste au contraire la vertu qui est en vous.

S. Hilaire :

(can. 4.) Il nous faut ici chercher le sens propre des mots, et nous le trouverons dans la mission des apôtres, et dans la nature du sel. Le sel qui est d’un usage universel chez tous les peuples, communique l’incorruptibilité à tous les corps sur lesquels on le répand, et il est très propre à faire ressortir dans toutes choses leur saveur cachée. Or les apôtres sont les prédicateurs des choses célestes, et ils répandent sur toutes choses le sel de l’éternité. C’est à juste titre qu’ils sont appelés le sel de la terre, parce que la vertu de leur doctrine, comme un sel divin conserve les corps pour l’éternité.

S. Rémi :

Le contact de l’eau, la chaleur du soleil, le souffle du vent, donnent au sel une autre nature; ainsi les hommes apostoliques ont reçu une naissance toute spirituelle et ont été changés en d’autres hommes par l’eau du baptême, par le souffle de l’Esprit saint et par le feu de la charité. On peut dire encore que la sagesse céleste prêchée par les Apôtres, absorbe les humeurs des œuvres charnelles, fait disparaître l’odeur infecte et la corruption d’une mauvaise vie et le ver des pensées impures dont le prophète a dit:

« Leur ver ne meurt pas. » (Is 66, 24)

S. Rémi :

Les Apôtres sont le sel de la terre, c’est-à-dire des hommes terrestres qui sont appelés terre, parce que toute leur affection est pour la terre.

S. Jérôme :

Ou bien encore les Apôtres sont appelés le sel de la terre, parce que c’est par eux que le genre humain est conservé.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth., homél. 10 de l’ouv. incompl.) Dès qu’un docteur est orné de toutes les vertus dont nous avons parlé, il est comme un sel excellent, et son exemple comme sa parole sont pour tout le peuple un céleste assaisonnement.

S. Rémi :

Sous l’ancienne loi, on ne pouvait offrir aucun sacrifice sans l’avoir assaisonné de sel, ce qui signifiait que personne ne peut offrit un sacrifice agréable à Dieu sans avoir en lui la saveur de la sagesse divine.

S. Hilaire :

Cependant comme l’homme est sujet au changement, après avoir appelé les Apôtres le sel de la terre, il leur apprend qu’ils doivent conserver la vertu de la puissance qui leur a été confiée, en ajoutant: « Si le sel perd sa force, avec quoi pourra-t-on le saler ? »

S. Jérôme :

C’est-à-dire si un docteur tombe dans l’erreur, par quel autre docteur pourra-t-il être repris ?

S. Augustin :

(serm. sur la mont) Et si vous, qui devez être comme l’assaisonnement des peuples, vous perdez le royaume des cieux par la crainte des persécutions temporelles, quels seront les hommes qui pourront vous guérir de vos erreurs ? Une autre version porte: « Si le sel est devenu insipide et comme insensé », et elle signifie qu’il faut regarder comme des insensés, ceux qui par la recherche trop vive des biens temporels, ou par la crainte d’en être dépouillés, perdent les biens éternels que les hommes ne peuvent ni donner ni enlever.

S. Hilaire :

(can. 4.) Or si les docteurs devenus insensés cessent d’avoir la vertu du sel, et si ne possédant plus le sens du goût qu’ils avaient reçu, ils ne peuvent rendre la vie à ce qui est corrompu, ils deviennent inutiles comme l’ajoute le Sauveur: « Il ne vaut plus rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. »

S. Jérôme :

Cet exemple est emprunté à l’agriculture. Le sel ne sert absolument qu’à dessécher les viandes et à assaisonner les aliments. Aussi nous voyons dans l’Écriture le sel semé par la colère des vainqueurs sur des villes détruites, afin qu’aucune semence ne pût y fructifier.

La Glose :

Lorsque ceux qui sont placés à la tête des autres viennent à faillir, ils ne sont bons qu’à être jetés dehors et privés du pouvoir d’enseigner.

S. Hilaire :

(can. 4.) Il ne suffit pas même qu’ils soient chassés de l’office de l’Église, il faut qu’ils soient foulés aux pieds des passants.

S. Augustin :

(serm. sur la mont.) Ce n’est pas celui qui souffre persécution qui est foulé aux pieds par les hommes, mais celui à qui la crainte de la persécution fait perdre le sens. On ne peut être foulé aux pieds que lorsqu’on est placé au-dessous. Or on n’est jamais au-dessous de personne, bien que le corps soit en butte sur la terre à de mauvais traitements, lorsque par le cœur on habite dans le ciel.

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 13 - 19   Lun 9 Fév - 16:05

Versets 14-15.

S. Jean Chrysostome :

(Sur S. Matth.) De même que les prédicateurs sont par l’exemple de leurs vertus le sel qui assaisonne les peuples, de même ils sont par leur doctrine la lumière qui éclaire les ignorants. Or une vie sainte est la condition première, essentielle avant de bien enseigner. C’est pour cela qu’il appelle ses Apôtres le sel de la terre avant de leur dire: « Vous êtes la lumière du monde. » C’est peut-être aussi parce que le sel ne fait que conserver les choses dans l’état où elles sont, et les préserve ainsi de toute altération, tandis que la lumière les rend meilleures en répandant sur elles la clarté.

Les Apôtres sont donc appelés le sel de la terre à cause du peuple juif et de l’Église chrétienne qui ont la connaissance de Dieu, tandis qu’ils sont appelés la lumière du monde à cause des Gentils qu’ils amènent à la lumière de la science.

S. Augustin :

(serm. sur la mont.) Par le monde, il faut entendre ici non pas le ciel et la terre, mais les hommes qui habitent le monde, ou ceux qui aiment le monde, et vers lesquels les Apôtres ont été envoyés pour les éclairer.

S. Hilaire :

(can. 4.) La nature de la lumière c’est d’émettre sa clarté partout où elle est portée, et de forcer les ténèbres à disparaître de nos demeures sous l’influence d’un jour bienfaisant. Or le monde placé en dehors de la connaissance de Dieu était enveloppé dans les ténèbres de l’ignorance, et c’est par les Apôtres qu’il a été inondé de la clarté de la science, que la connaissance de Dieu lui est devenue plus certaine, et ils ont répandu à flots la lumière partout où ils ont porté leurs corps faibles et mortels.

S. Rémi :

Semblable au soleil qui lance ses rayons de toutes parts, le Seigneur, vrai soleil de justice, a dirigé ses Apôtres contre les ténèbres qui couvraient le genre humain tout entier.

S. Jean Chrysostome :

(homél. 15.) Comprenez la grandeur des promesses qu’il leur fait, ils étaient inconnus dans leur propre pays, leur renommée s’étendra jusqu’aux extrémités de la terre, et les persécutions qu’il leur avait prédites, loin de les tenir cachés n’ont fait que les rendre plus illustres.

S. Jérôme :

Les Apôtres auraient pu se dérober par la crainte aux persécutions qui les menaçaient, Jésus-Christ veut qu’ils se produisent en toute liberté, et il leur apprend avec quelle assurance ils doivent prêcher l’Évangile: « Une ville placée sur une montagne ne peut être cachée. »

S. Jean Chrysostome :

(hom. 15.) Il leur enseigne encore à veiller avec soin sur leur propre conduite, parce qu’ils sont exposés à la vue du monde entier, comme une ville bâtie sur une montagne, ou comme une lumière placée sur le chandelier.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Cette cité, c’est l’Église des saints dont il est écrit: « Cité de Dieu, des merveilles ont été dites de toi. » Les citoyens de cette ville sont tous les fidèles dont l’Apôtre a dit: « Vous êtes les concitoyens des saints. » Cette cité a été bâtie sur la montagne qui est le Christ et dont le prophète Daniel avait dit (Dn 2, 34): « Une pierre détachée de la montagne sans la main d’aucun homme est devenue une grande montagne. »

S. Augustin :

Ou bien elle est située sur une montagne, parce qu’elle est assise sur une justice éminente, figurée par la montagne du haut de laquelle le Seigneur fait entendre sa parole.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Une ville placée sur le sommet d’une montagne ne peut se dérober aux regards, quand elle le voudrait, car la montagne qui la porte, la dévoile à tous les yeux. Ainsi les Apôtres et les prêtres qui sont fondés sur Jésus-Christ, ne peuvent rester cachés, quand bien même ils le voudraient, parce que Jésus-Christ les découvre à tous les regards.

S. Hilaire :

(can. 4.) Cette cité peut encore signifier la chair dont le Sauveur s’est revêtu, car en s’unissant ainsi à notre nature, il renferme en lui la totalité du genre humain et nous-mêmes par la participation de sa chair nous devenons les habitants de cette ville. Or Jésus-Christ ne peut demeurer caché, placé qu’il est sur les hauteurs incommensurables de la divinité, et offert à l’admiration du genre humain par les œuvres merveilleuses qu’il opère.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Le Sauveur explique par une autre comparaison pourquoi ses disciples ne doivent point rester cachés dans l’obscurité, mais se produire au grand jour: « On n’allume pas une lampe pour la placer sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier.

S. Jean Chrysostome :

(homél. 15.) On peut dire encore que par la comparaison de la ville bâtie sur la montagne, le Sauveur montre quelle sera sa vertu, et que par celle de la lampe allumée, il forme ses disciples à la liberté de l’apostolat: « C’est moi qui ai allumé le flambeau, » semble-t-il leur dire: « c’est à vous de veiller à ce qu’il ne cesse jamais de briller, non seulement pour vous, et pour ceux que vous devrez éclairer, mais encore pour la gloire de Dieu.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Cette lampe c’est la parole de Dieu dont il est dit: « Votre parole est une lampe pour mes pieds. » Ceux qui allument cette lampe, sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

S. Augustin :

(serm. sur la mont., chap. 5 ou 12.) Mais que veulent dire ces paroles: « On ne la place pas sous le boisseau ? » Signifient-elles seulement qu’il ne faut point cacher cette lampe, comme s’il disait, ou n’allume pas une hampe pour la cacher ? Ou bien le mot boisseau a-t-il une signification particulière ? Placer la lampe sous le boisseau ne serait-ce pas préférer les avantages temporels à la prédication de la vérité ?

On place donc la hampe sous le boisseau, toutes les fois qu’on obscurcit et qu’on couvre la lumière d’une saine doctrine sous les nuages des biens temporels. Le boisseau est une figure très juste de ces biens du corps, soit à cause de la récompense qui sera donnée avec mesure, puisque chacun recevra ce qu’il aura mérité pendant qu’il était revêtu de son corps (2 Co 5, 10), soit parce que ces biens qui ont le corps pour objet et pour instrument, ont aussi le temps pour mesure de leur existence passagère figurée par le boisseau, tandis que les choses spirituelles et éternelles ne sont pas renfermées dans ces étroites limites.

Or on place la lumière sur le chandelier, quand on assujettit son corps au ministère de la parole, de manière que la prédication de la vérité occupe le premier rang, et les soins du corps la dernière place. Car cet assujettissement du corps donne à la doctrine un nouvel éclat qui la fait pénétrer dans l’âme des disciples, à l’aide du concours que les bonnes œuvres du corps viennent donner à la voix.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Disons encore que le boisseau représente les hommes du monde, car de même que le boisseau est vide par le haut, et plein par le bas, ainsi les hommes du monde sont insensés à l’égard des biens spirituels, et n’ont de sagesse que pour les choses de la terre. Ainsi le boisseau tient la parole de Dieu cachée lorsque pour quelque motif tout humain, ils n’osent prêcher ouvertement ni la parole de Dieu ni la vérité de la foi. Le chandelier, c’est l’Église qui porte la parole, et c’est aussi chacun de ses ministres.

S. Hilaire :

(Can. 4.) Ou bien c’est la synagogue que le Seigneur compare au boisseau, parce que, gardant sans les distribuer les fruits qu’elle a reçus, elle ne contenait d’ailleurs qu’une certaine mesure de perfection.

S. Ambroise :

(sur S. Luc, liv. 4.) Que personne donc ne renferme sa foi dans les bornes étroites de la loi mosaïque, mais qu’il en fasse part à l’Église où brille la grâce de l’Esprit qui possède les sept dons.

Saint Bède :

Ou bien c’est le Christ lui-même qui allume le flambeau lorsqu’il a rempli de la flamme de sa divinité la lampe de terre de notre nature, lampe qu’il ne veut cacher à aucun de ceux qui croient en lui, ni placer sous le boisseau (c’est-à-dire sous la mesure de la loi), ni resserrer dans les limites d’un seul peuple. Le chandelier sur lequel il a placé la lumière c’est l’Église, parce qu’il a marqué sur nos fronts la foi en son Incarnation.

S. Hilaire :

(Can. 4.) Ou bien cette lampe du Christ placée sur le chandelier, c’est cette lampe suspendue par sa Passion au bois de la croix et qui doit répandre son éternelle clarté sur tous ceux qui font partie de l’Église; c’est pour cela qu’il ajoute: « Afin qu’elle brille aux yeux de tous ceux qui sont dans la maison. »

S. Augustin :

(serm. sur la mont.) Rien ne s’oppose à ce que, par cette maison, on entende l’Église; ou bien encore cette maison c’est le monde lui-même, comme sembleraient l’indiquer ces paroles: « Vous êtes la lumière du monde. »

S. Hilaire :

(Can. 4.) Le Sauveur avertit ses apôtres qu’ils doivent briller d’une lumière si vive qu’en admirant leurs bonnes œuvres les hommes en rendent gloire à Dieu: « Que votre lumière luise devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) C’est-à-dire, répandez la lumière de votre enseignement de manière que non seulement on entende vos paroles, mais encore qu’on voie vos œuvres, et qu’ainsi vous assaisonniez, par le sel de vos exemples, ceux que vous aurez éclairés de la lumière de votre parole. Dieu se trouve glorifié par ces docteurs qui joignent la pratique à l’enseignement, car on reconnaît la sagesse du Maître aux mœurs de ceux qui composent sa famille, et c’est pour cela que Jésus-Christ ajoute: « Afin qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »

S. Augustin :

S’il avait dit seulement: « Afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, » il aurait paru leur assigner pour fin les louanges des hommes que recherchent les hypocrites; mais il ajoute: « Afin qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux; » il ne veut donc pas qu’en étant agréable aux hommes, on place dans leur estime la fin de ses bonnes œuvres, mais qu’on les rapporte à la gloire de Dieu, en un mot qu’on ne cherche à plaire aux hommes qu’afin que Dieu en soit glorifié.

S. Hilaire :

(Can. 4.) Ce n’est pas qu’il nous faille rechercher la gloire qui vient des hommes (car toutes nos actions doivent être faites pour la gloire de Dieu), mais tout en nous cachant ce qui nous est personnel dans nos bonnes œuvres, nous ne devons pas laisser de briller pour l’édification de ceux au milieu desquels nous vivons.

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 13 - 19   Lun 9 Fév - 16:23

Versets 17-19.

La Glose :

Après avoir exhorté ses disciples à se préparer à tout souffrir pour la justice, et à ne pas tenir cachée la doctrine salutaire qu’ils allaient entendre, mais à la recevoir dans l’intention de la communiquer aux autres, il leur fait connaître ce qu’ils devront enseigner. Il suppose qu’ils lui font cette question: Quelle est donc cette doctrine qui ne doit pas rester cachée et pour laquelle vous nous ordonnez de tout nous offrir ? Et il leur répond: « Ne pensez pas que je sois venu détruire la loi ou les prophètes. »

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Il s’exprime ainsi pour deux raisons: premièrement, pour engager ses disciples à imiter son exemple, en s’efforçant d’accomplir toute la loi, ainsi qu’il le faisait lui-même; secondement, les Juifs devaient l’accuser plus tard de violer la loi (Mt 12; Mc 2; Lc 6; 13; Jn 5; 7; 9, etc.); il fait donc raison de cette calomnie avant même qu’elle se produise.

S. Rémi :

Mais il ne veut pas qu’on s’imagine qu’il n’est venu que pour annoncer la loi, comme les prophètes; il nie donc d’abord qu’il soit venu pour détruire la loi, et il affirme ensuite qu’il est venu pour l’accomplir: « Je ne suis pas venu détruire la loi, mais l’accomplir. »

S. Augustin :

(Serm. sur la mont.) Cette maxime présente deux sens, car accomplir une loi c’est ou bien ajouter ce qui lui manque, ou faire ce qu’elle prescrit.

S. Jean Chrysostome :

Jésus-Christ a donc accompli les prophéties en réalisant tout ce qu’elles avaient prédit de lui, et il a également accompli la loi en n’omettant aucune des prescriptions légales et en justifiant les hommes par la foi, ce que la lettre de la loi ne pouvait faire.

S. Augustin :

(contre Fauste, liv. 19, chap. 7.) Enfin, comme il était difficile, même à ceux qui vivent sous l’empire de la grâce, dans cette vie mortelle d’accomplir ce commandement de la loi: « Vous n’aurez pas de désirs coupables (Ex 20, 17; Dt 5, 21; Rm 7, 8; 13, 9), » le Sauveur, devenu notre Pontife par le sacrifice de sa chair, nous obtient miséricorde, et il accomplit encore ici la loi, car notre faiblesse et notre impuissance se trouvent guéries par la vertu de ce divin chef dont nous sommes devenus les membres. Je pense que ces paroles: « Je ne suis pas venu détruire la loi, mais l’accomplir, » peuvent s’entendre aussi de ces additions qui expliquent le sens des anciens préceptes ou la manière de les mettre en pratique.

C’est ainsi que le Seigneur nous a fait connaître qu’un simple mouvement de haine qui nous porte à nuire à notre frère doit être rangé parmi les péchés d’homicide. Il nous dit encore plus loin qu’il aime mieux que nous restions dans la vérité suis recourir au serment que de nous exposer à tomber dans le parjure en jurant même selon la vérité. Pourquoi donc, ô Manichéens, rejetez-vous la loi et les prophètes, alors que le Christ affirme qu’il est venu non pour les détruire, mais pour les accomplir ? L’hérétique Fauste répond: Mais qui atteste que Jésus a tenu ce langage ?

Matthieu. Et comment donc Matthieu peut-il raconter ce que Jésus a dit sur la montagne, lui qui n’a suivi le Sauveur que lorsqu’il en fut descendu, tandis que Jean, qui était sur la montagne, n’en dit pas un mot ? Saint Augustin répond: S’il n’y a pour dire la vérité sur le Christ que celui qui l’a vu ou entendu, personne aujourd’hui n’est en état de le faire. Pourquoi donc saint Matthieu n’aurait-il pu apprendre de la bouche de saint Jean la vérité sur le Christ, alors que nous, qui sommes nés si longtemps après, nous pouvons enseigner sur Jésus-Christ la vérité que nous puisons dans les écrits de saint Jean ? C’est ce qui fait que non seulement l’évangile de saint Matthieu, mais encore celui de saint Luc et de saint Marc jouissent d’une égale autorité.

D’ailleurs, est-ce que le Seigneur n’a pu raconter à saint Matthieu les faits qui avaient précédé sa vocation ? Avouez donc franchement que vous ne croyez pas à l’Évangile, car en ne croyant dans l’Évangile qu’à ce qui vous convient, c’est plutôt à vous-mêmes qu’à l’Évangile que vous croyez.

Fauste dit encore:

Nous pouvons prouver qu’un autre que saint Matthieu (et je ne sais qui) a écrit cette maxime sous le nom de cet apôtre: « Lorsque Jésus passait, il vit un homme assis au comptoir, Matthieu était son nom. » Et quel est donc l’écrivain qui, pour parler de lui-même, s’exprime de la sorte: « Il vit un homme, » et non pas: « Il me vit ? »

Saint Augustin répond:

saint Matthieu parle de lui commue d’une personne étrangère, de même que saint Jean l’a fait dans ce passage: « Pierre, se retournant, vit cet autre disciple que Jésus aimait, » ce qui prouve que telle était la manière de s’exprimer des évangélistes dans leurs narrations.

Il y a plus, réplique Fauste, cette défense que Jésus-Christ nous fait de croire qu’il soit venu détruire la loi est bien plutôt de nature à nous faire soupçonner qu’il la détruisait réellement, car, puisqu’il ne violait aucun article de la loi, pourquoi les Juifs l’en auraient-ils soupçonné ? C’est là, répond saint Augustin, une bien faible difficulté, car nous ne nions pas qu’aux yeux des Juifs inintelligents, le Christ n’ait passé pour un destructeur de la loi et des prophètes.

Fauste ajoute:

D’ailleurs, ni la loi ni les prophètes n’ont besoin de cet accomplissement, puisqu’il est écrit: « Vous observerez les commandements que je vous donne, sans y rien ajouter, ni sans rien ôter. »

Fauste, répond saint Augustin,

ne comprend pas ce que c’est que l’accomplissement de la loi, lorsqu’il l’entend de l’addition de nouveaux préceptes. La plénitude de la loi c’est la charité (Rm 13, 18 ) que le Seigneur a répandue sur les fidèles en leur envoyant l’Esprit saint. La loi est donc accomplie lorsqu’on obéit à ses préceptes ou lorsque les événements réalisent les prédictions qu’elle a faites.

Fauste continue:

Reconnaître que Jésus est l’auteur du Nouveau Testament, qu’est-ce autre chose que déclarer qu’il a détruit l’Ancien ? Non, répond saint Augustin, car l’Ancien Testament renferme les figures de l’avenir, qui devaient disparaître devant les réalités apportées par Jésus-Christ, et dans ce fait même les prophètes trouvaient leur accomplissement, puisqu’ils annonçaient que Dieu devait donner aux hommes un nouveau Testament.

Fauste poursuit:

Si le Christ a prononcé ces paroles, c’est évidemment dans un autre sens ou (ce qu’on ne peut admettre) c’est un mensonge, ou il n’a rien dit de semblable. Or, personne n’osera dire que le Christ a menti; ces paroles ont donc une autre signification, ou elles n’ont jamais été dites. Quant à moi, la foi des Manichéens me met en garde contre l’admission de ce chapitre, car elle m’a tout d’abord appris qu’il ne faut pas regarder comme venant du Sauveur tout ce que les Évangélistes lui attribuent, et qu’il y a beaucoup d’ivraie que le glaneur qui rôde pendant la nuit a répandue dans presque toutes les Écritures pour corrompre le bon grain.

Saint Augustin répond:

Le Manichéen t’a enseigné une opinion impie et perverse en vertu de laquelle tu acceptes dans l’Évangile tout ce qui favorise ton hérésie, et tu rejettes tout ce qui la condamne.

Pour nous, l’Apôtre nous a enseigné cette divine méthode de regarder comme anathème quiconque annoncerait un Évangile différent de celui que nous avons reçu. Et quant à l’ivraie, le Seigneur lui-même nous a expliqué ce que c’était. Ce ne sont point les erreurs qui seraient mêlées à la vérité des Écritures, comme il vous plaît de le dire, mais ce sont les hommes enfants du démon.

Fauste ajoute:

Lorsqu’un Juif viendra vous demander pourquoi vous n’observez pas ce que prescrivent la loi et les prophètes, puisque le Christ n’est pas venu les détruire, mais les accomplir, vous serez forcé ou de devenir l’esclave d’une vaine superstition, ou de reconnaître que ce chapitre n’est pas authentique, ou de nier que vous soyiez le disciple du Christ.

Les catholiques, répond saint Augustin,

ne sont nullement embarrassés par ce chapitre, comme s’il leur reprochait de ne pas garder la loi et les prophètes, car ils ont dans le cœur l’amour de Dieu et l’amour du prochain, deux préceptes qui résument la loi et les prophètes, et ils savent que tout ce qui, dans l’Ancien Testament, a été prophétisé allégoriquement par les événements, par la célébration des fêtes légales, par les expressions figurées se trouve accompli en Jésus-Christ et en son Église.

Donc nous ne devenons pas tributaires d’une vaine superstition, nous ne nions pas la véracité de ce chapitre, et nous ne renonçons pas à être les disciples du Christ. Celui donc qui vient dire: Si le Christ n’avait pas détruit la loi et les prophètes, les anciens rites se seraient perpétués dans les cérémonies chrétiennes, peut ajouter: Si le Christ n’avait pas détruit la loi et les prophètes, sa naissance, sa passion, sa résurrection seraient encore l’objet des promesses.

Au contraire, une preuve qu’il n’a pas détruit, mais accompli la loi et les prophètes, c’est justement qu’il ne nous est plus prédit comme devant naître, souffrir et ressusciter, ce que proclamaient toutes les figures de l’ancienne loi; mais qu’on nous annonce sa naissance, sa mort, sa résurrection comme autant de faits accomplis que nous rappellent à l’envi toutes les solennités chrétiennes. Combien donc est grossière l’erreur de ceux qui pensent que le changement des signes et des rites a dû changer la nature des choses signifiées dont le rite prophétique promettait l’existence, et dont le rite évangélique démontre l’accomplissement.

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 13 - 19   Lun 9 Fév - 16:24

Fauste ajoute encore:

Si le Christ est
l’auteur de ces paroles, examinons pourquoi il les a dites. Est-ce pour
adoucir la fureur des Juifs qui en le voyant fouler aux pieds ce qu’ils
regardaient comme saint ne croyaient pas devoir l’entendre davantage ?
Ou bien est-ce pour nous engager à nous soumettre au joug de la loi,
nous qui devions croire parmi les Gentils ? Si ce n’est pas l’une de
ces raisons, ce doit être l’autre, et en cela le Christ ne nous a pas
induit en erreur.

Il y a en effet trois sortes de loi, la
première est celle des Hébreux, que saint Paul appelle loi de péché et
de mort; la seconde, la loi des Gentils, qu’il appelle naturelle, en
disant: « Les nations font naturellement ce que la loi leur commande; »
la troisième, la loi de vérité appelée par saint Paul: « La loi de
l’esprit de vie. » Il en est de même des prophètes: il y a les
prophètes des Juifs, qui sont connus; les prophètes des Gentils, dont
saint Paul écrivait: « Un de leurs compatriotes et leur prophète a dit.
» Enfin les prophètes de la vérité, dont le Christ a dit: « Je vous
envoie des sages et des prophètes. »

Or, s’il avait parlé des
observances judaïques dans le dessein de nous les faire accomplir, nul
doute qu’il ne fût ici question de la loi des prophètes des Juifs. Mais
il ne rappelle ici que des préceptes plus anciens: « Vous lie tuerez
pas, vous ne commettrez pas d’adultère, » qui furent autrefois
promulgués par Enoch, par Seth et par d’autres justes; il est donc
évident qu’il veut parler ici de la loi et des prophètes de la vérité.
Paraît-il au contraire vouloir parler des préceptes judaïques; c’est
pour les déraciner complètement, comme celui-ci: « Œil pour œil, dent
pour dent. »

Saint Augustin répond:

On
voit clairement quelle est cette loi, quels sont ces prophètes que
Jésus-Christ n’est pas venu détruire, mais accomplir: c’est la loi qui
a été donnée par Moïse. C’est une erreur de dire, comme Fauste, que le
Seigneur est venu accomplir certains préceptes, ceux qui avaient été
transmis par les anciens justes avant la loi, comme celui-ci: « Vous ne
tuerez pas; » tandis qu’il en a détruit certains autres qui étaient
propres à la loi mosaïque (comme celui-là: « œil pour œil, dent pour
dent »), car nous tenons pour vrai que ces derniers préceptes ont été
parfaitement conformes au temps où ils furent établis, et que le Christ
ne les a pas détruits, mais accomplis, comme nous le prouverons pour
chacun d’eux. C’est ce que ne comprenaient pas non plus ces hérétiques
appelés Nazaréens, qui, persévérant dans cette croyance perverse,
voulaient forcer les Gentils convertis à se judaïser.

S. Jean Chrysostome :

(sur
S. Matth.) Comme tous les événements qui devaient se passer depuis le
commencement jusqu’à la fin du monde, étaient allégoriquement
prophétisés dans la loi, Notre Seigneur pour éloigner cette pensée que
Dieu aurait pu ignorer par avance quelques-uns de ces événements,
ajoute: « Il ne peut se faire que le ciel et la terre passent avant que
tout ce qui a été prédit dans la loi ne soit accompli et réalisé; c’est
le sens de ces paroles: « Je vous le dis en vérité; le ciel et la terre
ne passeront point que tout ce qui est dans la loi, jusqu’à un seul
iota et à un seul point, ne soit accompli parfaitement. »

S. Rémi :

Le
mot amen est un mot hébreu qui signifie en latin, vraiment, exactement,
ou ainsi soit-il. Le Seigneur emploie cette expression pour deux
raisons, ou à cause de la dureté de cœur de ceux qui étaient lents à
croire, ou pour avertir ceux qui croyaient de prêter une attention plus
profonde à ce qui allait suivre.

S. Hilaire :

(Can.
4.) En s’exprimant de la sorte: « Jusqu’à ce que le ciel et la terre
pussent, » il déclare que le ciel et la terre, qui sont les principaux
éléments de la création, seront dissous comme nous le croyons
nous-mêmes.

S. Rémi :

Ils demeureront quant à leur substance, mais ils passeront en ce sens qu’ils seront renouvelés.

S. Augustin :

(serm.
sur la mont.) Par ces paroles: « Un seul iota ou un seul point de la
loi ne passera » le Sauveur exprime avec énergie la perfection qui est
renfermée dans chacune des lettres de la sainte Écriture. Parmi ces
lettres la plus petite est l’iota, qui s’écrit d’un seul trait. Le
point est un petit signe qui surmonte l’iota à son sommet. En
s’exprimant ainsi, le Seigneur nous apprend que dans la loi les petites
choses doivent être accomplies avec soin.

Raban :

C’est
avec un dessein marqué qu’il emploie l’iota grec, et non l’iota des
Hébreux, car l’iota exprime le nombre dix et par là même le nombre des
préceptes du Décalogue dont l’Évangile est le point extrême et le plus
haut degré de perfection.

S. Jean Chrysostome :

(sur
S. Matth.) Si un homme ami de la vérité ne peut s’empêcher de rougir
lorsqu’on surprend un mensonge sur ses lèvres, et si l’homme sage ne
promet jamais rien qu’il ne l’exécute, comment les paroles divines
pourront-elles demeurer sans effet ? Et c’est pour cela qu’il conclut
en disant: « Quiconque violera un de ces commandements les plus petits
de tous et enseignera aux hommes à les violer, sera regardé comme le
dernier dans le royaume de Dieu. » Le Seigneur nous fait entendre
clairement, ce me semble, quels sont ces commandements les moindre de
tous, en disant: « Celui qui violera l’un de ces moindres
commandements, » c’est-à-dire, ceux dont je vais parler.

S. Jean Chrysostome :

(hom.
16.) Ce n’est point des lois anciennes qu’il veut parler ici, mais des
préceptes qu’il devait lui-même imposer; il les appelle les plus petits
quoique de la plus grande importance, par ce même sentiment d’humilité
avec lequel il s’est si souvent exprimé sur son propre compte.

S. Jean Chrysostome :

(sur
S. Matth.) Ou bien autrement, les commandements de Moïse, « Vous ne
tuerez pas, vous ne commettrez pas d’adultère, » sont d’un
accomplissement facile, car l’énormité du crime effraie et arrête la
volonté; aussi la récompense qu’ils promettent est minime, bien que le
crime qu’ils défendent soit grand. Les commandements du Christ au
contraire: « Vous ne vous mettrez pas en colère, vous ne convoiterez
pas, » sont difficiles à observer, et par la même raison, la récompense
qui les sanctionne est grande, bien que ce qu’ils défendent soit léger.


Il s’agit donc ici de ces préceptes du Christ: « Vous ne vous
mettrez pas en colère, vous ne convoiterez pas. » Ceux qui commettent
ces fautes légères seront les derniers dans le royaume de Dieu;
c’est-à-dire celui qui se sera mis en colère sans commettre un grand
péché, n’aura pas à craindre la peine de la damnation éternelle, mais
il ne partagera pas la gloire de ceux qui auront observé ces
commandements de moindre importance.

S. Augustin :

(serm.
sur la mont., liv. 1, chap. 15, 16 ou 8.) Ou bien, au contraire, ces
moindres commandements sont ceux de la loi ancienne, et ce sont les
préceptes que le Christ va promulguer qui sont de la plus haute
importance. Ces préceptes moindres que les autres sont indiqués ici par
l’iota et par le point, celui-là donc qui les viole et qui enseigne aux
autres à les violer de même sera appelé le dernier dans le royaume de
Dieu. Et peut-être même n’entrera-t-il pas dans ce royaume des cieux,
ou Dieu n’admet que ceux qui sont vraiment grands.

La Glose :

Violer
la loi, c’est ne pas faire ce qu’ordonne la loi bien comprise, ou ne
pas comprendre la fausse interprétation qu’on lui donne, ou détruire
dans quelqu’une de ses parties l’ensemble des commandements ajoutés par
le Christ.

S. Jean Chrysostome :

(hom.
16.) Ou bien dans ces paroles: « Il sera appelé le dernier dans le
royaume des cieux, il ne faut voir autre chose que le supplice de la
damnation éternelle. En effet, dans le langage ordinaire du Sauveur, le
royaume des cieux ne signifie pas seulement la jouissance du bonheur
éternel, mais le temps de la résurrection, et l’avènement terrible du
Christ.

S. Grégoire le Grand :

(hom.
12 sur les Evang.) Ou bien par le Royaume des cieux il faut entendre
l’Église où tout docteur qui viole un commandement de la loi est
regardé comme le dernier, car celui dont la conduite est méprisable,
comment peut-il empêcher que son enseignement ne soit méprisé ?

S. Hilaire :

(can.
4.) Ou bien, par ces moindres choses, le Seigneur fait allusion à sa
passion et à sa croix; celui qui par une fausse honte ne les confessera
pas hautement, sera le plus petit, c’est-à-dire le dernier, et presque
rien. Le Sauveur promet au contraire la gloire magnifique des cieux à
celui qui ne rougira pas de les confesser; c’est pour cela qu’il
ajoute: « Mais celui qui fera et enseignera sera appelé grand dans le
royaume des cieux. »

S. Jérôme :

Le
Seigneur flétrit ici la conduite des Pharisiens qui, n’ayant que du
mépris pour les commandements de Dieu, leur substituaient leurs propres
traditions, et il leur apprend que l’enseignement qu’ils donnent au
peuple perd tout son prix, s’ils détruisent le plus petit commandement
de la loi. Voici encore une autre explication: c’est que la science du
maître, ne fût-il esclave que d’une faute légère, le fait descendre de
la place élevée qu’il occupait; c’est qu’il ne sert de rien d’enseigner
la justice si on la détruit en même temps par la moindre faute; c’est
qu’on n’est souverainement heureux qu’en traduisant dans sa conduite
les enseignements que l’on donne aux autres.

S. Augustin :

On
bien encore, celui qui violera les plus petits des commandements de la
loi, et qui enseignera à les violer, sera appelé le dernier; celui au
contraire qui accomplira ces moindres commandements, et qui enseignera
à les accomplir, ne devra pas être regardé comme grand, mais il sera
toutefois au-dessus de celui qui les viole. Celui-là seul sera vraiment
grand qui pratiquera et enseignera ce que le Christ enseigne.

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Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 13 - 19
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