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 Evangile selon Saint Luc , chap 1 ; verset 26 - 33

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MessageSujet: Evangile selon Saint Luc , chap 1 ; verset 26 - 33   Mer 11 Fév 2009, 14:22

Evangile selon Saint Luc , chap 1 ; verset 26 - 33

Citation :
Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth,
vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie.
Etant entré où elle était, il lui dit : « Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous ; [vous êtes bénie entre les femmes]. »
Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation.
L’ange lui dit : « Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu.
Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus.
Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n’aura point de fin. »

http://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89vangile_selon_Saint_Luc_-_Crampon#Chapitre_1

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Luc , chap 1 ; verset 26 - 33   Mer 11 Fév 2009, 14:27

Commentaire par Saint Thomas d'Aquin.

Versets 26-27.


http://docteurangelique.free.fr/index.html

S. Bède :

Comme l’incarnation du Christ devait avoir lieu dans le sixième âge du monde, ou bien devait être l’accomplissement de la loi, c’est avec raison que le sixième mois de la conception de Jean-Baptiste, un ange est envoyé à Marie pour lui annoncer la naissance du Sauveur du monde: « Au sixième mois, » etc., dit l’Évangéliste.

Par ce sixième mois, il faut entendre le mois de mars, et c’est le vingt-cinq de ce mois que, selon la tradition, Notre Seigneur a été conçu et a souffert sa passion, comme aussi c’est le vingt-cinq du mois de décembre qu’il est né. Si nous admettons avec quelques auteurs que l’équinoxe du printemps a lieu le vingt-cinq mars, et le solstice d’hiver le vingt-cinq décembre, nous pouvons dire qu’il était convenable que l’accroissement du jour coïncidât avec la conception et la naissance de celui qui éclaire tout homme venant en ce monde.

Si l’on prétend au contraire que même avant l’époque de la naissance et de la conception du Sauveur les jours commencent à croître, ou qu’ils sont plus longs que les nuits, nous dirons alors que Jean-Baptiste précédait l’avènement du Seigneur, et qu’il évangélisait déjà le royaume des cieux.

S. Basile :

(sur Isaïe.) Les esprits célestes ne viennent pas à nous de leur propre mouvement, c’est Dieu qui les envoie lorsque notre utilité l’exige; car leur occupation est de contempler l’éclat de la divine sagesse. « L’ange Gabriel fut envoyé, » etc.

S. Grég :

(hom. 34 sur les Evang.) Ce n’est point un ange quelconque, mais l’archange Gabriel qui est envoyé à la Vierge Marie. Il n’appartenait, en effet, qu’au plus grand des anges de venir annoncer le plus grand des événements. L’Écriture lui donne un nom spécial et significatif, il se nomme Gabriel, qui veut dire force de Dieu. C’était donc à la force de Dieu qu’il était réservé d’annoncer la naissance du Dieu des armées, du fort dans les combats qui venait triompher des puissances de l’air.

La Glose :

L’Évangéliste désigne également le lieu où il est envoyé. « Dans la ville de Nazareth; » car c’est le Nazaréen, c’est-à-dire le Saint des Saints, dont la naissance est annoncée.

Béde:

Dieu commence admirablement l’œuvre de notre réparation, en envoyant un ange à une vierge qu’un enfantement divin devait consacrer, parce que le démon aussi avait commencé l’oeuvre de notre perte en envoyant le serpent à la femme peur la séduire par l’esprit d’orgueil. « Il fut envoyé à une vierge. »

S. Augustin :

(de la sainte Vierg., chap. 15.) La virginité seule était digne d’enfanter celui qui, dans sa naissance, n’a pu avoir d’égal. Notre chef, par un miracle éclatant, devait naître d’une vierge selon la chair, et figurer ainsi que l’Église vierge donnerait à ses membres une naissance toute spirituelle.

S. Jérôme :

(serm. sur l’assomp.). C’est avec raison qu’un ange est envoyé à une vierge; car la virginité a toujours été unie par des liens étroits avec les anges. En effet, vivre dans la chair, sans obéir aux inspirations de la chair, ce n’est pas la vie de la terre, c’est la vie du ciel.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth., hom. 4.) L’ange n’attend pas que l’enfantement ait eu lieu pour en faire connaître le mystère à la Vierge, cet événement l’eût jetée dans le plus grand trouble. C’est avant la conception qu’il accomplit son message, et ce n’est point en songe, mais dans une apparition visible et solennelle, telle que l’exigeait avant l’accomplissement, l’importance de l’évènement qu’il venait lui annoncer.

S. Ambroise :

L’Écriture établit clairement ces deux choses, qu’elle était épouse et vierge. « Elle était mariée, » etc. Vierge, ce qui la sépare de tout commerce avec un homme; épouse, pour que sa virginité fût à l’abri de tout déshonneur, alors que sa grossesse aurait été pour tous un indice de corruption. Le Seigneur aima mieux en voir quelques-uns douter de sa naissance immaculée, que de la pureté de sa mère.

Il savait combien l’honneur d’une vierge est délicat, combien sa réputation fragile, et il ne voulut pas que la foi à sa naissance miraculeuse s’élevât sur le déshonneur de sa mère. La virginité de Marie a donc été inviolable, dans l’opinion des hommes, comme elle l’était en elle-même. Il ne fallait pas laisser pour excuse aux vierges, dont la réputation est malheureusement douteuse, que la mère du Sauveur elle-même n’avait pas été à l’abri du soupçon et du déshonneur. Que pourrait-on reprocher aux Juifs aussi bien qu’à Hérode, s’ils n’avaient persécuté que le fruit de l’adultère ?

Comment Jésus lui-même aurait-il pu dire: « Je ne suis point venu détruire la loi, mais l’accomplir, s’il eût commencé par une violation de la loi, la loi condamnant l’enfantement de toute personne non mariée. Rien, d’ailleurs, ne donne plus de créance aux paroles de Marie que ce mariage, et n’éloigne davantage tout soupçon de mensonge. Qu’elle fût devenue mère sans être mariée, elle eût paru vouloir couvrir sa faute sous le voile du mensonge; étant mariée, au contraire, elle n’avait aucune raison de mentir, puisque la fécondité des épouses est tout à la fois la récompense et le privilège du mariage.

Une raison non moins importante, c’est que la virginité de Marie mettait en défaut le prince du monde; en la voyant engagée dans les liens du mariage, il ne pouvait avoir aucun soupçon de son enfantement virginal.

Origène :

(hom. 6.) Supposez-la, au contraire, non mariée, aussitôt cette pensée secrète fût venue au démon: Comment celle qui n’a point d’époux, est-elle devenue mère ? Cette conception doit être divine, il y a ici quelque chose de supérieur à la nature humaine.

S. Ambroise :

Mais ce mariage déjoua bien plus encore toutes les pensées des princes de la terre; car la malice des démons pénètre facilement dans le secret des choses cachées; mais ceux qui sont plongés dans les préoccupations du monde sont incapables de comprendre les choses divines. Disons encore que nous avons ainsi un témoin plus fidèle et plus sûr de la virginité de Marie dans la personne de son époux, qui pouvait, et se plaindre de l’outrage qui lui était fait, et en poursuivre le châtiment, s’il n’eût connu le mystère de cet enfantement. « Il s’appelait Joseph, dit l’Évangéliste, et il était de la maison de David. »

S. Bède :

Ces paroles sont vraies à la fois et de Joseph, et de Marie; car aux termes de la loi, chacun devait prendre femme dans sa tribu, ou dans sa famille. « Et cette vierge s’appelait Marie. » Marie, en hébreu, signifie étoile de la mer, et en syriaque, maîtresse, noms qui conviennent parfaitement à Marie qui a enfanté le Maître du monde, et la lumière éternelle des siècles.

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Luc , chap 1 ; verset 26 - 33   Mer 11 Fév 2009, 14:29

Versets 28-29.

S. Ambroise :

Reconnaissez la Vierge à ses moeurs. Elle est seule dans l’intérieur de sa demeure, loin de tous les regards des hommes, un ange seul peut arriver jusqu’à elle: « L’ange étant entré où elle était, » etc. Il ne faut point qu’elle soit déshonorée par une conversation indigne d’elle, c’est un ange qui est chargé de la saluer.

S. Grégoire de Nysse :

(disc. sur la Nativ.) Le discours qu’il lui adresse est opposé à celui que la première femme entendit autrefois. Pour Eve l’enfantement dans la douleur fut la juste punition de son péché; pour Marie, la tristesse fait place à la joie, et l’ange lui annonce le sujet d’une joie bien légitime, en lui disant: « Je vous salue. » Il ajoute: « Pleine de grâce, » et il proclame ainsi qu’elle est digne de l’union qu’il vient lui annoncer. Car cette plénitude de grâce est comme la dot destinée à son époux; en effet, les paroles de l’ange conviennent tour à tour, les unes à l’épouse, les autres à l’époux.

S. Jérôme :

(serm. sur l’Assomp.) Oui elle est pleine de grâce, car la grâce n’est donnée aux autres créatures que partiellement et avec mesure; Marie l’a reçue toute entière et dans sa plénitude. Oui, elle est vraiment pleine de grâce, elle par qui toute créature a été inondée des eaux abondantes de l’Esprit saint. Celui qui avait envoyé son ange à cette divine Vierge était déjà avec elle, le Seigneur avait précédé son ambassadeur; et le Dieu qui remplit tout de son immensité, ne pouvait être retenu par la distance des lieux: « Le Seigneur est avec vous. »

S. Augustin :

(serm. 14 sur la Nativ. du Seig.) Il est avec vous plus qu’il n’est avec moi; car il est lui-même dans votre coeur, il s’incarne dans vos entrailles, il remplit votre âme, il remplit votre sein.

Grec. (ou Géom., Chaîne des Pères grecs.):

C’est là le complément de l’ambassade céleste, le Verbe de Dieu contracte comme un époux une union incompréhensible à la raison; engendrant tout à la fois et engendré, il s’associe intimement toute la nature humaine. Les dernières paroles de l’ange sont le couronnement et l’abrégé de tout ce qui précède: « Vous êtes bénie entre les femmes, » c’est-à-dire seule entre toutes les femmes; par là même toutes les femmes seront bénies en vous, comme tous les hommes en votre Fils, ou plutôt les uns et les autres seront bénis en vous deux. En effet, c’est par une femme et un homme que le péché et la douleur sont entrés dans le monde; c’est aussi par une femme et par un homme que la bénédiction, que la joie sont appelées et répandues sur toute créature.

S. Ambroise :

Reconnaissez encore la Vierge à sa pudeur; elle fut alarmée: « Ayant entendu ces paroles, elle en fut troublée. » C’est le propre des vierges d’être accessible à la crainte, de trembler à l’approche d’un homme, de redouter tout entretien avec lui. Apprenez de là, ô vierges, à éviter toute licence dans vos paroles, puisque Marie redoute la salutation d’un ange.

Grec. (ou Géom.):

Comme ces visions du ciel lui étaient familières, ce n’est point à la vision elle-même, mais aux paroles de l’ange que l’Évangéliste attribue son trouble: « Ayant entendu ces paroles, elle en fut troublée. » Remarquez encore tout à la fois la pudeur et la prudence de cette divine Vierge, les sentiments de son âme, les paroles qui sortent de sa bouche. Elle entend parler de joie, de bonheur, elle examine ce qu’on lui dit, elle ne résiste pas ouvertement par incrédulité, elle ne croit pas aussitôt à la légère, elle évite à la fois la légèreté d’Eve, et l’obstination de Zacharie:

« Et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. » Car elle ignorait encore la grandeur du mystère qui allait s’accomplir en elle. Cette salutation est-elle inspirée par la passion, comme serait celle d’un homme à une vierge ? Ou bien est-elle divine, puisqu’on fait intervenir le nom même de Dieu: « Le Seigneur est avec vous. »

S. Ambroise :

Elle s’étonne aussi de cette nouvelle formule de bénédiction inusitée jusque-là; car elle était réservée à Marie seule.

Origène :

(hom. 6.) Si par la connaissance qu’elle avait de la loi, elle eût su qu’un autre avant elle eût été l’objet d’un semblable discours, elle n’en eût point été effrayée, comme d’une chose extraordinaire.

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Luc , chap 1 ; verset 26 - 33   Mer 11 Fév 2009, 14:35

Versets 30-33.

S. Bède :

L’ange, voyant la Vierge troublée par cette salutation étrange pour elle, l’appelle par son nom, comme s’il la connaissait plus familièrement, et l’engage à déposer tout sentiment de crainte. « Et l’ange lui dit: Ne craignez pas, Marie, » etc.

Grec. (Photius, Chaîne des Pères grecs.):

Comme s’il disait: Je ne suis point venu pour vous tromper, mais pour apporter le pardon de l’ancienne déception, je ne viens point non plus porter atteinte à votre inviolable virginité, mais préparer en vous une demeure à l’auteur, au gardien de toute pureté; je ne suis pas l’envoyé du serpent, mais l’ambassadeur de celui qui détruit son empire, je viens non vous tendre un piége, mais traiter de l’union mystérieuse que Dieu veut contracter avec vous. Il ne veut pas la laisser en proie à des pensées inquiétantes, pour sauver l’honneur de la mission divine qu’il vient remplir.

S. Jean Chrysostome :

(Chaîne des Pères grecs.) Celui qui mérite de trouver grâce aux yeux de Dieu, n’a rien à craindre. « Vous avez, lui dit-il, trouvé grâce devant Dieu. » Comment chacun peut-il à son tour trouver grâce devant Dieu ? par l’humilité; car c’est aux humbles que Dieu donne sa grâce. (Jc 4 et 1 P 5)

Grec. (ou Photius.):

Cette Vierge sainte a trouvé grâce devant Dieu, parce que l’éclat de sa chasteté qui était le plus bel ornement de son âme, en a fait une demeure agréable à Dieu; et que non seulement elle a gardé une virginité perpétuelle, mais a conservé son âme pure de toute tache.

Origène :

(Chaîne des Pères grecs.) Plusieurs avant elle, avaient trouvé grâce devant Dieu: aussi l’ange ajoute ce qui lui est exclusivement propre: « Voilà que vous concevrez dans votre sein. » Cette expression voilà indique la rapidité, l’actualité de l’opération divine, la conception a lieu au moment même où il parle.

Sév. Ant. :

« Vous enfanterez dans votre sein, » paroles qui démontrent que Notre Seigneur a pris dans le sein virginal une chair semblable à notre chair. En effet, le Verbe divin venait purifier à la fois la nature humaine, notre naissance, l’origine de notre génération; il a donc, à l’exception du péché et du concours de l’homme, été conçu comme nous dans la chair, et porté neuf mois dans le sein de sa mère.

Greg Nyss. (ou Géom., Chaîne des Pères grecs.):

Mais comme il en est qui conçoivent l’esprit divin et enfantent l’esprit du salut, selon l’expression du prophète, l’ange ajoute « Et vous enfanterez un Fils. »

S. Ambroise :

Il en est peu qui, comme Marie, enfantent le Verbe qu’ils ont conçu par la grâce de l’Esprit saint. Il en est qui rejettent au dehors le Verbe à peine conçu, et qui ne l’enfantent jamais; il en est qui portent Jésus-Christ dans leur sein, mais sans que jamais il arrive à être formé dans leur coeur.

Greg Nyss. (disc. pour la Nativ. du Seig.):

L’attente de leur délivrance inspire ordinairement aux femmes de vives craintes, aussi l’ange calme ces appréhensions par les charmes de l’enfantement qu’il annonce: « Et vous l’appellerez Jésus. » L’avènement d’un Sauveur suffit pour dissiper tout sentiment de crainte.

S. Bède :

Le nom de Jésus signifie Sauveur ou salutaire.

Grec:

L’ange dit à Marie: « C’est vous qui lui donnerez ce nom, et non pas son père; car il n’a point de père dans sa génération temporelle, comme il n’a point de mère dans sa génération divine.

S. Cyrille :

Ce nom fut un nom nouveau donné au Verbe de Dieu et parfaitement en rapport avec sa naissance selon la chair, selon cette parole du prophète: « On vous appellera d’un nom nouveau, que la bouche du Seigneur vous donnera. »

Grec. (ou Géom.):

Mais comme ce nom lui était commun avec le successeur de Moïse, l’ange fait ressortir la différence qui les sépare en ajoutant: « Il sera grand. »

S. Ambroise :

Il a été dit aussi de Jean-Baptiste qu’il serait grand, mais d’une grandeur humaine, tandis que Jésus sera grand d’une grandeur toute divine; car la puissance. de Dieu se répand au loin, et la grandeur de la substance divine s’étend au delà de tous les espaces connus. Elle n’est limitée par aucun lieu, elle est incompréhensible à l’esprit humain, supérieure à toutes nos pensées, inaccessible aux variations des temps.

Origène :

(hom. 6.) Admirez donc la grandeur du Sauveur Jésus, comme elle est répandue par tout l’univers. Montez dans les cieux, elle y remplit tout de sa présence; descendez par la pensée dans les abîmes, vous verrez qu’elle vous y a précédé. A cette vue, reconnaissez l’accomplissement de cette prédiction: « Il sera grand. »

Grec. (ou Photius, comme précéd.):

Et ne croyez pas que l’incarnation du Fils de Dieu porte la moindre atteinte à la majesté divine, au contraire, elle élève jusqu’aux cieux notre pauvre humanité: « Et il sera appelé, dit l’ange, le Fils du Très-Haut. » Ce n’est pas vous qui lui donnerez ce nom: « Il sera appelé, » et par qui donc, si ce n’est par son Père qui lui est consubstantiel ? Celui-là seul qui a la connaissance parfaite de son fils, peut seul aussi lui donner le nom qui lui convient, ce qu’il fait quand il dit:

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé. » Il l’est de toute éternité, bien que ce nom ne nous ait été révélé que dans le temps pour notre instruction; aussi l’ange dit: « Il sera appelé, » et non pas, il deviendra, ou il sera engendré; car avant tous les siècles il était consubstantiel à son Père. Celui donc que l’immensité des cieux ne peut contenir, c’est lui que vous concevrez, c’est lui dont vous deviendrez la mère, c’est lui que votre sein virginal va renfermer.

S. Jean Chrysostome :

(Chaîne des Pères grecs.) Il en est qui regardent comme souverainement étrange, inconvenant même que Dieu fasse son habitation d’un corps mortel. Mais est-ce que le soleil qui est un corps sensible, et qui pénètre tout de ses rayons, voit pour cela s’obscurcir soit éclat ? A plus forte raison le soleil de justice, en prenant un corps très-pur dans le sein d’une vierge, ne perd rien de sa pureté; bien loin de là, il ajoute à la pureté, à la sainteté de sa mère.

Grec. (ou Sév. d’Ant., Ch. des Pères grecs.):

L’ange voulant rappeler au souvenir de Marie les oracles des prophètes, ajoute: « Et Dieu lui donnera le trône de David, » etc., afin qu’elle sache à n’en pouvoir douter, que celui dont elle deviendra la mère, c’est le Christ qui, selon les prophètes, devait naître de la race de David.

S. Cyrille :

(Chaîne des Pères grecs.) Toutefois, gardons-nous de croire que le corps très-pur de Jésus-Christ soit l’oeuvre de Joseph; mais tous deux descendaient des mêmes ancêtres, Joseph et Marie, dans le sein de laquelle le Fils de Dieu s’est revêtu de notre humanité.

S. Basile :

(à Amphiloch.) Ce n’est point sur le trône temporel de David que le Seigneur s’est assis, puisque le gouvernement du peuple juif était passé aux mains d’Hérode; le trône de David, dont le Seigneur s’est mis en possession, c’est son royaume immortel. Aussi voyez ce qui suit: « Et il régnera sur la maison de Jacob éternellement, » etc.

S. Jean Chrysostome :

(hom. 7 sur S. Matth.) La maison de Jacob dont il est ici question sont ceux d’entre les Juifs qui ont cru en lui. Car comme dit saint Paul: « Tous ceux qui descendent d’Israël, ne sont pas pour cela Israélites…, mais ce sont les enfants de la promesse qui sont réputés être les enfants d’Abraham. » (Rm 11.) Ou bien encore, la maison de Jacob, c’est toute l’Église, qui est sortie d’une bonne racine, ou qui, d’olivier sauvage qu’elle était, a été greffée sur l’olivier franc par le mérite de sa foi.

Grec. (ou Géom.):

A Dieu seul il appartient de régner éternellement; aussi, bien que l’ange déclare qu’il prendra possession du trône de David par suite de son incarnation, en tant que Dieu, il est le roi éternel des siècles. « Et son royaume n’aura point de foi. » Non seulement comme Dieu, mais aussi en tant qu’il est homme; dans le temps présent, il règne sur un grand nombre, à la fin des siècles, son empire s’étendra sur tous sans exception, lorsque toutes choses lui seront soumises.

S. Bède :

Que Nestorius cesse donc de dire que l’homme seul est né de la Vierge, et qu’en Jésus-Christ l’homme n’a point été uni au Verbe de Dieu en unité de personne; car l’ange proclame Fils du Très-Haut, celui-là même qu’il déclare être le Fils de David, et démontre ainsi qu’en Jésus-Christ, il n’y a qu’une seule personne en deux natures. S’il parle au futur, ce n’est pas, comme le disent les hérétiques, que le Christ n’ait pas existé avant Marie, mais parce qu’il a reçu le nom de Fils lorsque l’homme, uni à Dieu, n’a plus formé qu’une seule personne.

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