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 Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 43 - 48

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MessageSujet: Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 43 - 48   Lun 2 Mar - 17:07

Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 43 - 48

Citation :
Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton proche, et tu haïras ton ennemi.
Et moi je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin que vous deveniez enfants de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et descendre la pluie sur les justes et sur les injustes.
Si en effet vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

http://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89vangile_selon_Saint_Matthieu_-_Crampon#Chapitre_5

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 43 - 48   Lun 2 Mar - 17:17

Commentaire par Saint Thomas d'Aquin.

Verset 43 - 48


http://docteurangelique.free.fr/index.html

La Glose :

Le Seigneur nous a enseigné, dans ce qui précède, à ne pas résister à celui qui nous fait tort, mais à nous montrer disposé à en supporter davantage. Il va plus loin, et veut nous apprendre que nous devons aimer même ceux qui nous font du mal et leur prouver notre charité par des effets. Les commandements précédents étaient le complément de la justice légale, ce dernier précepte est l’accomplissement de la charité qui, selon l’Apôtre, est la plénitude de la loi. Voilà la raison de ces paroles du Sauveur:

« Vous savez qu’il a été dit: Vous aimerez votre prochain. »

S. Augustin :

(Doctr. chrét., chap. 30). Le précepte d’aimer le prochain n’admet aucune exception; c’est ce que nous apprend le Seigneur lui-même dans la parabole de cet homme laissé à demi-mort, Il nous dit que le prochain fut celui qui exerça la miséricorde à son égard, pour nous faire comprendre que notre prochain c’est tout homme à qui nous devons en témoigner dans le besoin. Et qui ne voit que nous ne devons en excepter personne, devant ces paroles:

« Faites du bien à ceux qui vous haïssent ? »

S. Augustin :

(serm. sur la mont.) Il y avait un certain degré dans la justice pharisaïque, qui relevait de l’ancienne loi; la preuve c’est qu’il en est qui détestent même ceux qui les aiment. C’est donc s’élever d’un degré que d’aimer son prochain, tout en haïssant son ennemi, suivant Ces paroles:

« Et vous haïrez votre ennemi, »

paroles qu’il ne faut pas regarder comme un commandement pour le juste, mais comme une condescendance pour le faible.

S. Augustin :

(contre Fauste, liv. 19, chap. 24). Je demanderai aux Manichéens pourquoi ils s’obstinent à regarder comme particulier à la loi de Moise ce qui a été dit aux anciens: « Vous haïrez votre ennemi. »

Et saint Paul lui-même n’a-t-il pas dit qu’il en est qui sont un objet de haine pour Dieu (Rm 1, 30) ?

Il faut donc chercher à comprendre comment nous pouvons haïr nos ennemis à l’exemple de Dieu pour qui certains hommes sont haïssables, et comment nous devons aimer nos ennemis à l’exemple de ce même Dieu qui fait lever son soleil sur les bons et sur les mauvais. La règle que nous devons suivre, c’est de haïr dans un ennemi ce qu’il y a de mal en lui, c’est-à-dire l’iniquité, et d’aimer dans notre ami ce qu’il y a de bon, c’est-à-dire la créature douée de raison. C’est pour avoir entendu sans la comprendre cette parole qui avait été dite aux anciens: « Vous haïrez votre ennemi, » que les hommes étaient portés à se haïr mutuellement les uns les autres, alors qu’ils n’auraient dû haïr que le vice. C’est donc cette erreur que le Seigneur veut corriger lorsqu’il dit:

« Pour moi, je vous dis: Aimez vos ennemis. »

Il avait dit précédemment:

« Je ne suis pas venu détruire la loi, mais l’accomplir; »

en nous ordonnant ici d’aimer nos ennemis, il nous force de comprendre comment nous pouvons, dans un seul et même homme, haïr le mal qu’il commet et aimer la nature dont il est revêtu.

La Glose :

Remarquons toutefois que dans nul endroit de la loi on ne trouve ces paroles:

« Vous haïrez votre ennemi. »

Elles sont donc citées comme faisant partie de la tradition des Scribes qui ont cru pouvoir les ajouter, parce que le Seigneur avait commandé aux enfants d’israel de poursuivre leurs ennemis (Lv 26), et de détruire Amalec de dessous le ciel (Ex 17).

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) Ces paroles: « Vous ne convoiterez pas » n’étaient pas adressées à la chair, mais à l’âme; il en est de même de ce passage. La chair en effet ne peut aimer son ennemi, l’âme le peut, parce que la chair place le principe de l’amour ou de la haine dans les sens; l’âme, au contraire, dans l’intelligence.

Si donc nous avons reçu quelque injure, et que nous en ressentions de la haine, sans vouloir cependant en suivre les inspirations, c’est notre chair qui hait notre ennemi, tandis que notre âme ne laisse pas de l’aimer.

S. Grégoire le Grand :

(Moral., 22, 6). Voulons-nous une marque certaine que nous aimons réellement notre ennemi, ne nous attristons pas de sa prospérité, ne nous réjouissons pas de ses malheurs; ce n’est pas aimer quelqu’un que de ne pas le vouloir dans un état plus prospère, et on fait certainement des voeux contre sa fortune quand on applaudit à sa ruine.

Toutefois, il arrive souvent que sans nous faire perdre la charité, la chute d’un ennemi nous cause de la joie, et que sa gloire nous contriste sans que nous lui portions envie, c’est lorsque nous croyons que sa chute sera la cause de l’élévation de plus dignes que lui et que sa prospérité nous fait craindre l’injuste oppression d’un grand nombre.

Mais il faut ici une attention extrême pour ne point satisfaire, notre haine sous le fallacieux prétexte de l’utilité du prochain. Nous devons également savoir faire la distinction de ce qu’exige de nous la ruine du pécheur et la justice de celui qui le frappe. Lorsque Dieu frappe un homme couvert de crimes, nous devons applaudir à la justice du juge, mais compatir en même temps au malheur de celui qui périt.

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 43 - 48   Lun 2 Mar - 17:18

La Glose :

Les ennemis de l’Église lui font la guerre de trois manières:

par la haine, par leurs discours, par les supplices.

L’Église, au contraire, leur oppose premièrement l’amour:

Aimez vos ennemis; »

secondement, les bienfaits:

« Faites du bien à ceux qui vous haïssent; »

troisièmement, la prière:

« Priez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient. »

S. Jérôme :

Il en est plusieurs qui mesurent les préceptes de Dieu à leur faiblesse
et non pas à la force qui fait les saints et qui regardent ces
préceptes comme impossibles. Ils disent qu’il suffit, pour pratiquer la
vertu, de ne pas avoir de haine pour ses ennemis, mais que de les aimer
c’est commander plus que ne peut la nature humaine. Qu’ils sachent donc
que Notre Seigneur ne commande pas des choses impossibles, mais
parfaites.

Et n’est-ce pas ce que fit David à l’égard de Saul et d’Absalon ?

Le saint martyr Etienne n’a-t-il pas prié pour ceux qui le lapidaient ?

Saint Paul n’a-t-il pas voulu être anathème à la place de ses persécuteurs ?

N’est-ce pas ce que Jésus enseigne et ce qu’il fit lui-même lorsqu’il dit:

« Mon Père, pardonnez-leur ? »

S. Augustin :

(Enchirid., chap. 73). Mais ce sont là les vertus des enfants de Dieu
qui ont atteint la perfection; c’est vers ce but que tout fidèle doit
tendre; c’est à cette générosité de sentiments qu’il doit élever son
âme en priant Dieu, en luttant contre lui-même. Cependant une
perfection aussi sublime n’est point le partage d’un aussi grand nombre
de personnes que celui dont Dieu, nous le croyons, exauce cette prière:


« Remettez-nous nos dettes comme nous les remettons à ceux qui nous doivent. »

S. Augustin :

(serm. sur la mont.) Une difficulté se présente, c’est qu’un très grand
nombre de passages de l’Écriture paraissent contredire ce précepte de
prier pour nos ennemis. En effet, on trouve dans les prophéties une
multitude d’imprécations contre les ennemis, comme celle-ci:

« Que ses enfants deviennent orphelins. » (Ps 118, 9).

La raison en est que les prophètes prédisent ordinairement l’avenir
sous forme d’imprécations. Mais ces paroles de saint Jean offrent
encore plus de difficulté: « Il y a un péché qui va à la mort, et ce
n’est pas pour ce péché là que je dis qu’il faut prier. » (1 Jn 5, 16.)


Par ce qui précède: « Si quelqu’un sait que son frère a péché, etc., »
le même apôtre nous enseigne clairement qu’il en est pour lesquels nous
ne devons pas prier. Le Seigneur, au contraire, nous ordonne de prier
pour nos persécuteurs. Cette difficulté ne peut se résoudre qu’en
reconnaissant que nos frères peuvent se rendre coupables de péchés plus
graves que le crime de la persécution.

Ainsi saint Etienne prie pour ceux qui le lapidaient, parce qu’ils ne
croyaient pas encore en Jésus-Christ (Ac 7), tandis que saint Paul ne
prie pas pour Alexandre parce qu’il était du nombre des fidèles et
qu’il avait péché en attaquant par un sentiment d’envie l’union
fraternelle (1 Tm 15).

Toutefois ce n’est pas prier contre quelqu’un que de ne pas prier pour
lui. Mais que dirons-nous de ceux contre lesquels nous savons que des
saints ont prié non pas pour leur conversion, c’eût été bien plutôt
prier pour eux, mais pour qu’ils fussent livrés à l’éternelle damnation
?

Je ne parle pas de la prière que le prophète adressait à Dieu contre
celui qui a trahi le Seigneur, c’était une prédiction de l’avenir et
non un souhait de condamnation, mais de la prière que nous lisons dans
l’Apocalypse (Ap 6) et où les saints martyrs prient Dieu de venger leur
sang répandu.

Or, cette prière n’a rien qui doive nous étonner; car qui oserait
affirmer qu’elle est dirigée contre les persécuteurs eux-mêmes et non
contre le règne du péché ?

Quelle est en effet la vengeance pure des martyrs, vengeance pleine de
justice et de miséricorde, c’est de voir détruire l’empire du péché
sous lequel ils ont tant souffert; et ce qui renverse cet empire, c’est
tout à la fois la conversion des uns et la damnation des autres qui
persévèrent dans le péché. Est-ce que saint Paul, à votre avis, n’a pas
suffisamment vengé dans sa personne le martyr saint Etienne, lorsqu’il
dit:

« Je châtie mon corps et je le réduis en servitude. »

S. Augustin :

(Quest. sur l’Anc. et le Nouv. Test., chap. 68 ). Ou bien les âmes de
ces victimes crient et demandent vengeance comme le sang d’Abel du sein
de la terre, non pas d’une voix matérielle et sensible, mais par la
force même des choses. C’est dans ce sens qu’on dit d’une oeuvre,
qu’elle loue celui qui l’a faite par cela même qu’elle le réjouit de
son seul aspect.

Pourquoi d’ailleurs les saints seraient-ils impatients de presser
l’exécution d’une vengeance qu’ils savent devoir arriver au temps
marqué ?

S. Jean Chrysostome :

(hom. 18.) Voyez par combien de degrés le Sauveur nous fait monter et
comme il nous établit sur le sommet le plus élevé de la vertu.

Le premier degré c’est de ne pas prendre l’initiative de l’injure, le
second de ne pas la venger par une injure égale, le troisième de ne pas
faire endurer à notre ennemi ce qu’il nous a fait souffrir; le
quatrième de s’exposer soi-même à la souffrance; le cinquième de donner
plus ou de se montrer disposé à faire de plus grands sacrifices que ne
le veut notre ennemi; le sixième de ne pas avoir de haine pour celui
qui se conduit de la sorte; le septième de l’aimer; le huitième de lui
faire du bien; le neuvième de prier pour lui, et comme c’est là un
grand commandement il lui donne pour sanction cette magnifique
récompense de devenir semblable à Dieu:

« Afin que vous soyez, dit-il, les enfants de votre Père céleste qui est dans les cieux. »

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MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Matthieu , chap 5 ; verset 43 - 48   Lun 2 Mar - 17:19

S. Jérôme :

Si celui qui garde les commandements de Dieu devient le fils de Dieu,
il ne l’est donc point par nature, mais il le devient par l’effet de sa
libre volonté.

S. Augustin :

(serm. sur la mont., 6, 23 ou 46.) Ces paroles doivent s’entendre dans le même sens que ces autres de saint Jean:

« Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. »

Il n’y a qu’un seul Fils de Dieu par nature; quant à nous, nous
recevons le pouvoir de devenir les enfants de Dieu, lorsque nous
accomplissons ses commandements. Aussi ne dit-il pas « Faites cela,
parce que vous êtes les enfants, » mais « faites-le pour devenir les
enfants de Dieu, » En nous appelant à cette sublime dignité, il nous
appelle à lui devenir semblables, c’est pour cela qu’il ajoute « Qui
fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants, et qui fait
pleuvoir sur les justes et sur les injustes. »

Par le soleil, on peut entendre non pas celui qui brille à nos yeux,
mais celui dont le prophète a dit: (Ml 4) « Le soleil de justice se
lèvera sur vous qui craignez le nom du Seigneur; » et par la pluie, la
rosée que répand dans les âmes la doctrine de la vérité; parce qu’en
effet le Christ s’est manifesté et a été évangélisé aux bons et aux
mauvais.

S. Hilaire :

On peut dire aussi que c’est dans le baptême et dans le sacrement qui
confère l’esprit, qu’il fait luire ce soleil, et qu’il donne cette
pluie.

S. Augustin :

(serm. sur la mont.) Ou bien encore on peut entendre ces paroles et de
ce soleil visible, et de la pluie qui fait croître les fruits; en effet
les méchants dans le livre de la Sagesse font entendre cette plainte: «
Le soleil ne s’est pas levé pour nous, » et il est dit de la pluie
spirituelle: « Je commanderai à mes nuées de ne pas répandre leur rosée
sur elle. »

Qu’on admette l’un ou l’autre sens, c’est toujours un effet de la
grande bonté de Dieu qu’on nous ordonne d’imiter. Or il ne dit pas
simplement: « Il fait lever le soleil » mais, « son soleil, » nous
apprenant ainsi avec quelle largesse nous devons donner d’après ce
précepte ce que nous n’avons pas créé, mais ce que nous recevons de sa
munificence.

S. Augustin :

(Lettres 48 à Vincent.) Mais tout en louant sa libéralité, pensons aux
châtiments dont il frappe ceux qu’il aime, et concluons qu’on n’est pas
ami parce qu’on épargne la correction; et qu’on n’est pas ennemi parce
qu’on châtie, car il vaut mieux aimer avec sévérité que de tromper avec
douceur (Pv 27, 26).

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) C’est avec dessein que Notre Seigneur dit: « Sur les
justes, » et non pas « sur les justes comme sur les injustes, » car ce
n’est pas à cause des hommes, mais à cause des Saints que Dieu
distribue tous ses biens, de même que c’est à cause des pécheurs qu’il
inflige ses châtiments sur la terre. Mais dans la distribution des
biens, il ne fait pas distinction des pécheurs d’avec les justes, pour
ne pas les jeter dans le désespoir; de même que dans les bâtiments
qu’il envoie, il ne sépare pas les justes des pécheurs.

Cette conduite est d’autant plus équitable que les biens ne sont pas
d’une grande utilité aux méchants, qui par leur mauvaise vie, les font
tourner à leur perte; et que les maux loin de causer aucun dommage aux
bons servent bien plutôt à leur progrès dans la vertu.

S. Augustin :

(Cité de Dieu, 1, 8.) En effet, l’homme de bien ne se laisse ni enfler
par la prospérité, ni abattre par le malheur, tandis que l’adversité
devient un châtiment pour le méchant, parce qu’il se laisse corrompre
par la bonne fortune. Ou bien encore, Dieu a voulu que les biens et les
maux de cette vie fussent communs aux uns et aux autres pour nous ôter
le désir trop vif de ces biens que nous voyons les méchants partager
avec nous, et la crainte qui nous fait fuir honteusement des maux que
les justes eux-mêmes ne peuvent éviter.

La Glose :

Aimer celui qui nous aime, c’est un sentiment que la nature inspire;
aimer notre ennemi c’est un acte de pure charité, et c’est ce que le
Sauveur exprime par les paroles suivantes:

« Si vous n’aimez que ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? »

(c’est-à-dire au ciel); comme s’il disait: Vous n’en aurez aucune, car
c’est de vous qu’il est dit: « Vous avez reçu votre récompense. »
Cependant il faut accomplir ce premier devoir et ne pas omettre le
second.

Raban :

Si donc les pécheurs sous la seule inspiration de la nature cherchent à
se montrer bienfaisants pour ceux qui les aiment, à combien plus forte
raison devez-vous embrasser dans le sein d’un amour plus étendu, ceux
mêmes qui ne vous aiment pas. C’est pour cela qu’il vous dit:

« Les Publicains ne le font-ils pas ? »

c’est-à-dire ceux qui perçoivent les deniers publics ou qui poursuivent
les honneurs et les richesses de la terre dans le commerce et dans les
affaires du siècle.

La Glose :

Si vous priez pour ceux-là seulement qui vous sont unis par les liens
du sang ou de l’amitié, en quoi votre charité est-elle supérieure à
celle des infidèles ?

Il ajoute: « Si vous ne saluez que vos frères; » (le salut est une espèce de prière), que faites-vous en cela de plus ?

Les païens ne le font-ils pas aussi ?

Raban :

Les païens sont les Gentils (le mot grec εθνος correspond au mot latin
gens,) ainsi appelés parce qu ils ont été comme engendrés sous la loi
du péché.

S. Rémi :

Comme la perfection de la charité fraternelle ne peut aller plus loin
que l’amour des ennemis, le Seigneur après en avoir imposé le précepte
ajoute:

« Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

Il est parfait comme tout puissant, l’homme devient parfait par le
secours du Tout-Puissant. L’expression comme signifie quelquefois dans
l’Écriture l’égalité et la vérité, par exemple dans ce passage:

« Je serai avec vous, comme j’ai été avec Moïse. »

Quelquefois, cette particule n’exprime qu’une simple ressemblance comme dans cet endroit.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) De même que les enfants des hommes portent toujours
dans leur corps quelque trait de ressemblance avec leur père; de même
aussi on reconnaît à leur sainteté les enfants spirituels de Dieu.

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