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 Épître aux Galates, chap 4 ; verset 21 - 24

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MessageSujet: Épître aux Galates, chap 4 ; verset 21 - 24   Dim 22 Mar 2009, 22:02

Épître aux Galates, chap 4 ; verset 21 - 24

Citation :
Dites-moi, vous qui voulez être sous la Loi, n’entendez-vous pas la Loi ?
Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, l’un de la servante, l’autre de la femme libre.
Mais le fils de la servante naquit selon la chair, et celui de la femme libre en vertu de la promesse.
Ces choses ont un sens allégorique ; car ces femmes sont deux alliances. L’une, du mont Sinaï, enfantant pour la servitude : c’est Agar,

http://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89p%C3%AEtre_aux_Galates_-_Crampon#Chapitre_4

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" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

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MessageSujet: Re: Épître aux Galates, chap 4 ; verset 21 - 24   Dim 22 Mar 2009, 22:07

Commentaire de l'épître de saint Paul aux Galates

PAR SAINT THOMAS D’AQUIN


http://docteurangelique.free.fr/index.html

Dans ce que nous avons vu, S. Paul a établi la dignité de la grâce, par les coutumes humaines, il l’établit ici par l’autorité de l’Ecriture.

Citation :
I° Il énonce un fait;
II° il expose un mystère (verset 24): "Tout ceci est une allégorie;"
III° il déduit en conclusion sa proposition (verset 1): "Pour nous, nous ne sommes pas les enfants de la servante, etc."

I° Sur le premier de ces points, l’Apôtre

Citation :
I. provoque l’attention;
II. Il expose ce qu’il veut dire (verset 22): "Car il est écrit, etc."

I. Il dit donc (verset 24): "Dites moi, je vous prie, vous qui voulez être sous la Loi, etc.", en d’autres termes: si vous vous piquez de sagesse, faites attention à ce que j’objecte et si vous ne pouvez le contredire, cessez (Job, VI, 29): "Répondez-moi, je vous prie, sans contention." Or, je vous fais cette objection: ou vous avez lu la Loi, ou vous ne l’avez pas lue; si vous l’avez lue, vous devez savoir ce qui est écrit dans la Loi; or la Loi prouve elle-même qu’on devra la quitter un jour. Que si vous ne l’avez pas lue, vous ne devez pas recevoir ce que vous ne connaissez pas (Proverbes IV, 25): "Que vos paupières précèdent vos pas."

L’Apôtre dit: "Sous la Loi," c’est-à-dire sous le joug de la Loi, car porter un fardeau léger, ce n’est pas là une violence, mais supporter un lourd fardeau, comme est le poids de la Loi, c’est, ce semble, le signe d’une grande sottise (Actes XV, 10): "Un joug que ni nos pères, ni nous, n’avons pu porter." Ceci doit s’appliquer à ceux qui veulent être sous la Loi charnellement.

II. Quand S. Paul ajoute (verset 22): "Car il est écrit qu’Abraham, etc.", il manifeste son intention, en disant: Je vous demande si vous avez lu la Loi, parce que dans la Loi même se trouvent certains passages qui disent manifestement que la Loi ne doit pas durer. L’Apôtre fait spécialement mention ici de deux fils d’Abraham. Et d’abord il exprime un point qui leur est commun; en second lieu, deux choses en quoi ils diffèrent.

1° Ils ont de commun le même père (verset 22): "Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils." Il eut encore d’autres enfants, outre ceux-ci, puisqu’après la mort de Sara, il en eut de Céthura (Genèse, XXVI, 1). Mais S. Paul n’en parle pas, parce qu’ils n’ont aucun rapport avec ce qu’il veut établir. Cependant ces deux fils, c’est-à-dire, celui de la servante et celui de la femme libre, peuvent désigner les deux peuples, à savoir les Juifs et les Gentils. Les autres enfants de Céthura marquent les schismatiques et les hérétiques.

Or les deux peuples s’unissent en un seul père, car les Juifs sont fils d’Abraham selon la chair, et les Gentils par l'imitation de sa foi. Ou bien encore ils sont fils d’Abraham, c’est-à-dire de Dieu qui est le Père de tous (Malachie, II, 40): "N’avons nous pas tous un même Père?" (Rom., III, 29): "Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs?"

2° Mais ils différent en deux points, à savoir, par la condition de leur mère, car "l’un" est fils "de la servante," comme il est dit au ch. XXI, 10 de la Genèse. Et toutefois Abraham ne pécha pas en s’approchant d’elle, parce qu’il le fit avec une affection d’époux et par suite d’une disposition divine. "L’autre est fils de la femme libre," à savoir, Isaac qu’Abraham eut de Sara, son épouse (Genès., XVIII, 40): "Je vous reviendrai voir, en ce même temps, je vous trouverai tous deux en vie, et Sara votre femme aura un fils."

En second lieu, ils diffèrent par le mode de leur naissance, car (verset 25): "celui qui est né de la servante," à savoir, Ismaël "naquit selon la chair;" et celui qui naquit de la femme libre, est né d’après la promesse. Gardons-nous, dans l’interprétation de ces passages, d’un double sens faux. D’abord d’entendre par ce que dit S. Paul (verset 23): "naquit selon la chair," que l’expression "chair," doit être prise pour l’acte du péché, comme dans ce passage (Rom., VIII, 15): "Si vous vivez selon la chair, vous mourrez;" et (II Corinth., X, 5): "Car encore que nous vivions dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair, etc.", comme si, à l’occasion de la naissance d’Ismaël, Abraham eût péché. Ensuite, d’entendre par ce que dit encore S. Paul, "d’après la promesse, que l’on doit croire qu’Isaac n’est pas né selon la chair," c’est-à-dire par suite d’un commerce charnel, mais par l’Esprit Saint.

Il faut donc dire qu’Ismaël est "né selon la chair," c’est-à-dire, selon la nature charnelle, car il est naturel, parmi les hommes, que d’un vieillard et d’une jeune femme, dans l’âge de la fécondité, comme était Agar, il puisse naître un fils; et qu’Isaac est né "d’après la promesse," c’est-à-dire, d’une manière qui dépasse les forces naturelles de la chair, car il est au delà de ces forces, que d’un vieillard et d’une femme âgée et stérile, comme était Sara, nais se un fils. Ismaël figure le peuple Juif, qui est né selon la chair. Isaac le peuple de la Gentilité, qui est né selon la promesse, par la quelle il fut annoncé à Abraham qu’il serait le père d’un grand nombre de nations (Genès., XII, 5): "Tous les peuples seront bénis en vous."

II° L’Apôtre explique ce mystère, quand il dit (verset 24): "Tout ceci est une allégorie," Et d’abord, il exprime le mode de l’accomplissement; ensuite il l’éclaircit par un exemple (verset 24): "Car ces deux femmes sont les deux alliances, etc." Il dit donc: "ce que nous lisons dans l’Ecriture de ces deux fils, etc.", "est une allégorie," c’est-à-dire, un second sens.

En effet, l’allégorie est un trope ou une manière de parler, selon laquelle on dit une chose pour en donner une autre à entendre, ce terme vient du grec allos qui veut dire autre, et agoreon je conduis, comme si l’on disait: conduisant à un autre sens. Il faut remarquer, que l’allégorie est prise quelquefois pour le sens mystique quel qu’il soit; d’autres fois pour l’un seulement des quatre que l’on distingue, l’historique, l’allégorique, le mystique et l’anagogique qui sont les quatre sens de l’Ecriture, mais qui diffèrent pourtant dans leur signification. Car il y a deux manières d’exprimer les choses l’une pal-les mots, l’autre par les choses même que les mots expriment.

Or ceci se rencontre particulièrement dans l’Ecriture, et non pas ailleurs. Car comme Dieu en est l’auteur, il est également en son pouvoir, non seulement de choisir les mots pour désigner les choses, ce qu’il est donné à l’homme d’imiter, mais encore les choses elles-mêmes; tandis que dans les autres sciences qui se transmettent par les hommes, et ne peuvent être accommodées à une autre signification que celle que comportent les mots, ces mots seuls ont une signification.

La sainte Ecriture, elle, a cela de particulier que les mots et les choses que ces mots représentent ont une signification; par conséquent cette science peut présenter des sens multiples; cette signification, en effet, qui fait que les mots ont un sens, appartient au sens littéral ou historique; cette autre, d’après laquelle les choses exprimées par les mots portent encore avec elles un autre sens, appartient au sens mystique. Par le sens littéral, on peut exprimer une chose de deux manières: d’abord, selon la propriété des temps, comme quand je dis: cet homme rit; ensuite, par similitude ou métaphore, comme si je disais: cette prairie est riante.

Or, dans la sainte Ecriture, nous nous servons de ces deux façons de parler, comme lorsque nous disons de la première manière: Jésus est monté; et de la seconde manière Jésus est assis à la droite de Dieu. Le sens parabolique ou métaphorique est donc renfermé dans le sens littéral. Quant au sens mystique ou spirituel, il se divise en trois espèces. D’abord, quand l’Apôtre dit La Loi ancienne est la figure de la Loi nouvelle, tout ce qui appartient à la Loi ancienne marque ce qui est de la Loi nouvelle: c’est le sens allégorique.

En second lieu, suivant S. Denys (livre de la céleste Hiérarchie), la Loi nouvelle est la figure de la gloire à venir. Quand donc ce qui appartient à la Loi nouvelle et à Jésus-Christ, signifie ce qui est dans la patrie: c’est le sens anagogique. De plus, dans la Loi nouvelle, ce que nous remarquons dans le chef, est le modèle de ce que nous devons faire nous-mêmes, parce que "tout ce qui a été écrit, l’a été pour notre instruction;" par conséquent tout ce qui s’est fait dans la Loi nouvelle, ou tout ce qui marquait Jésus-Christ est devenu les signes de ce que nous devons faire: c’est le sens moral.

On peut donner un exemple de ce triple sens dans ces paroles: "que la lumière paraisse." A la lettre, s’il s’agit de la lumière corporelle, c’est le sens littéral. Si l’on entend; "que la lumière paraisse," par que Jésus-Christ naisse dans l’Eglise, c’est le sens allégorique. Enfin si l’on dit: "que la lumière se fasse," c’est-à-dire, que nous soyons introduits par Jésus-Christ dans la gloire; c’est le sens anagogique. Enfin si l’on dit: "Que la lumière se fasse," c’est-à-dire, soyons par Jésus-Christ éclairés dans notre intelligence et enflammés dans notre volonté; c’est le sens moral.

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