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 Épître aux Romains, chap 5 ; verset 12

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MessageSujet: Épître aux Romains, chap 5 ; verset 12   Mar 12 Mai - 0:06

Épître aux Romains, chap 5 ; verset 12

Citation :
Ainsi donc, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort… Et ainsi la mort a passé dans tous les hommes parce que tous ont péché.

http://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89p%C3%AEtre_aux_Romains_-_Crampon#Chapitre_5

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MessageSujet: Re: Épître aux Romains, chap 5 ; verset 12   Mar 12 Mai - 0:08

Commentaire par Saint Thomas d'Aquin.

Versets 12.


http://docteurangelique.free.fr/index.html

Après avoir énuméré les biens que nous avons acquis par la grâce de Jésus-Christ, l’Apôtre fait voir de quels maux cette même grâce nous délivre. S. Paul établit donc que par la grâce de Jésus-Christ nous avons été rachetés, premièrement, de la servitude du péché; secondement, de la servitude de la Loi (ch. VII) : "Ignorez-vous, mes frères ?" troisièmement, de la damnation éternelle (ch. VIII) : "Il n’y a donc plus maintenant de condamnation."

A l’égard de la servitude du péché, il montre, premièrement, que par la grâce de Jésus-Christ nous sommes rachetés, pour le passé, du péché originel; secondement, qu’appuyés sur elle, nous sommes pré munis contre le péché pour l’avenir, à ces mots (VI, 1) : "Que dirons-nous donc ?" Sur le rachat du péché originel, l’Apôtre traite d’abord de la transmission de ce péché; ensuite, de la transmission de la grâce qui détruit le péché, à ces mots (verset 15) : "Mais il n’en est pas de la grâce." Sur cette transmission du péché, d’abord il l’ex pose; puis il la prouve, à ces mots (verset 13) : "Car, avant la Loi."

Pour exposer la transmission du péché, I° il l’énonce; II° il en montre l’universalité, à ces mots (verset 12) : "Ainsi la mort a passé dans tous."



I° En énonçant la transmission du péché, il fait voir : I. l’origine du péché; II. L’origine de la mort, à ces mots (verset 12) : "Et par le péché, la mort."

I. L’Apôtre dit donc que par Jésus-Christ nous avons reçu la ré conciliation; car elle est entrée par lui dans le monde, ainsi que par un seul homme, à savoir, "par Adam, le péché y est aussi entré" (1 Co XV, 22) : "Tous meurent en Adam, tous revivent aussi par Jésus-Christ."

Sur quoi il faut remarquer que les hérétiques pélagiens, niant que le péché originel existât dans les enfants, prétendaient que ces paroles de l’Apôtre devaient être entendues du péché actuel, ce péché étant entré dans le monde par Adam, selon eux, en tant que tous ceux qui pèchent imitent le péché d’Adam, selon ces paroles d’Osée (VI, 7) : "Comme Adam, ils ont transgressé mon alliance." Mais, comme l’a dit. Augustin en réfutant leur doctrine si l’Apôtre parlait ici de l’introduction du péché actuel, qui est commis par imitation, il ne dirait pas que le péché est entré dans le monde par un homme, mais plutôt par le démon, que les pécheurs imitent, suivant ce passage de la Sagesse (XI, 2) : "C’est par l’envie du démon que la mort est entrée dans le monde." Il faut donc entendre que le péché est entré dans le monde par Adam, non seulement par imitation, mais par propagation, c’est-à-dire par l’origine viciée de la chair, comme il est dit dans l’épître aux Éphésiens (II, 3) : "Nous étions par nature enfants de colère; et au Ps. (L, 6) : "J’ai été conçu dans l’iniquité."

Mais il paraît impossible qu’un péché se transmette de l’un à l’autre par l’origine charnelle. Le péché, en effet, a son siége propre dans l’âme raisonnable, qui ne se produit pas par l’origine charnelle; car, d’abord, l’intellect n’est pas un acte d’un corps quelconque, et ainsi il ne peut être produit par le moyen de la génération corporelle, comme le Philosophe l’explique dans le livre de la Génération des animaux. Ensuite, l’âme raisonnable étant un être subsistant en soi, puisque, entre autres preuves, elle a son opération propre et ne subit pas le contrecoup de la corruption du corps, il s’ensuit que sa reproduction ne dépend pas de la génération du corps, comme la reproduction des autres formes qui ne subsistent pas par elles-mêmes, et qu’elle a sa cause en Dieu. Conséquemment, le péché, qui est un accident de l’âme, ne peut pas davantage être transmis par l’origine charnelle.

A cela on répond avec raison que, quoique l’âme ne réside pas dans le principe qui reproduit le corps, ce principe contient néanmoins une vertu qui dispose le corps à recevoir l’âme, et celle-ci, s’y étant une fois établie, se conforme aussi au corps à sa manière, parce que tout ce qui est revu existe dans le récipient, suivant le propre mode du récipient. C’est pour cela que nous voyons les enfants ressembler à leurs parents, non seulement quant aux défauts corporels, comme un lépreux engendre un lépreux, et le goutteux un goutteux, mais encore quant aux défauts de l’âme, comme le père colère engendre un fils colère, et l’insensé un enfant insensé. Car, bien que le pied, qui est le sujet de la goutte, ne soit pas dans le principe de la génération corporelle, non plus que l’âme, qui est le sujet de la colère ou de la folie, il y a cependant dans ce principe une vertu qui forme les membres corporels, et qui dispose l’âme à ces modes.

Cependant il reste une difficulté c’est que les défauts qui proviennent d’une origine viciée n’ont pas le caractère du péché; car ils sont plutôt dignes de compassion que de châtiment, comme le Philosophe le dit de l’enfant qui naît aveugle ou privé de l’usage de quelque membre. Il en est ainsi, parce qu’il est de l’essence du péché d’être volontaire et de dépendre de celui auquel on l’impute. Si donc quelque défaut est venu jusqu’à nous à raison de l’origine que nous tenons de notre premier père, il ne paraît pas avoir en nous le caractère du péché, mais du châtiment. Il faut donc dire que, de même que le péché actuel est le péché de la personne, parce qu’il est commis par la volonté de celui qui pèche, ainsi le péché originel est le péché de la nature, parce qu’il a été produit par le principe de la nature humaine.

Il faut, en effet, reconnaître que, comme les membres du corps concourent à former la personne d’un seul homme, ainsi tous les hommes sont les éléments et comme les membres divers de la nature humaine. C’est ce qui a fait dire à Porphyre qu’en participant à une môme espèce, plusieurs hommes n’en font qu’un seul. Or, nous voyons que l’acte du péché produit par un membre, par exemple le pied ou la main, ne revêt pas le caractère du péché, de la volonté, du pied ou de la main, mais de la volonté de l’homme tout entier, d’où dérive, comme d’une sorte de principe, l’impulsion au péché sur chaque membre. Il en est de même de la volonté d’Adam, qui fut le principe de la nature humaine : tout le désordre de cette nature revêt le caractère de péché chez tous ceux que ce désordre atteint, en tant que le péché a pu leur être communiqué. Et comme le péché actuel, qui est le péché de la personne, s’étend à chaque membre par un acte personnel, ainsi le péché originel atteint tous les hommes par l’acte de la nature ou de la génération. Ainsi, de même que par cet acte la nature humaine se propage, par ce même acte se communique la dégradation de la nature humaine, dégradation qui a été la suite du péché du premier homme. Or cette dégradation, c’est la privation de la justice originelle, qui avait été donnée par Dieu à l’homme non seulement en tant qu’il était une personnalité individuelle, mais en tant qu’il était le principe de la nature humaine, afin qu’il la transmît en même temps que la nature à ses descendants. Aussi transmet-il de la même manière, par le péché à ses descendants, la perte de cette justice, et cette perte revêt en eux, par la raison déjà donnée, le caractère de péché. Voilà pourquoi on dit que, dans la transmission du péché originel, la personne, à savoir, Adam pécheur, a vicié la nature humaine; mais par la suite et dans les autres, la nature dégradée a infecté la personne, puisqu’on impute à péché à celui qui est engendré le vice de la nature, à raison de la volonté du premier père, comme il a été expliqué. De là il est de toute évidence que, bien que le péché du premier père soit; transmis à ses descendants à raison de leur origine, cependant les autres péchés d’Adam ou les péchés des autres hommes ne sont pas transmis aux enfants, parce que le premier péché seulement a détruit le bien de la nature qui devait se transmettre par l’origine naturelle, tandis que les autres péchés détruisent; le bien de la grâce personnelle qui ne passe pas aux descendants. C’est aussi ce qui fait que, quoique le péché d’Adam ait été détruit par sa pénitence, suivant ce qu’on lit; au livre de la Sagesse (X, 2) : "La sagesse l’a tiré de son péché," sa pénitence, toutefois, a été insuffisante à détruire le péché de ses descendants, parce que sa pénitence a été un acte personnel, ce qui ne s’étendait pas au delà de sa personne. Aussi n’y a-t-il qu’un péché originel, parce que la seule dégradation qui a suivi le premier péché passe, à raison de l’origine, aux descendants. C’est pourquoi l’Apôtre dit (verset 12) : "Le péché est entré dans le monde par un seul homme." Il ne dit pas au pluriel : les péchés; ce qu’il aurait de dire s’il eût voulu parler des péchés actuels. Cependant on trouve quelquefois au pluriel les péchés d’origine, comme au Ps. (L, 7) : "Ma mère m’a conçu dans les péchés," parce que, virtuellement, le péché originel contient un grand nombre d’autres péchés, en tant que, par la corruption du foyer, nous y sommes portés.

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MessageSujet: Re: Épître aux Romains, chap 5 ; verset 12   Mar 12 Mai - 0:08

On objecte que le péché originel n’est pas entré dans le monde par un seul homme, c’est-à-dire par Adam, mais plutôt par une seule femme, c’est-à-dire par Eve, qui a péché la première, selon ce passage de l’Ecclésiastique (XXV, 33) : "Par une femme le péché a eu son commencement, et par elle nous mourons tous."

Dans la Glose, on répond à cette difficulté de deux manières. Premièrement, c’est la coutume de l’Ecriture d’établir les généalogies non par les femmes, mais par les hommes, comme on le voit dans S. Matthieu (I, 1-17) et dans S. Luc (III, 23-38 ). Voilà pourquoi l’Apôtre, voulant dresser comme une généalogie du péché, n’a pas fait mention de la femme, mais seulement de l’homme. Seconde ment, la femme a été tirée de l’homme, et, par conséquent, ce qui appartient à la femme est attribué à l’homme. On peut encore ré pondre, et avec plus de raison, que, le péché originel étant transmis par la nature, ainsi qu’il a été expliqué, il en est de ce péché comme de la nature, dont la femme ne fournit que la matière, mais qui est transmise par la puissance active de l’homme. Si donc Adam n’eût pas péché, bien qu’Ève fût; tombée, le péché n’aurait pas été transmis, à raison de la faute d’Eve, à leurs descendants. C’est, en effet, la raison qui fait que le Christ n’a pas reçu le péché originel, parce qu’il a reçu sa chair de la femme seule, sans aucun concours de l’homme. C’est par cette parole de S. Paul que S. Augustin répond à l’hérétique Julien, qui le pressait de questions, en ces termes (verset 3) (Contre Julien, liv. III n° 34.) : "Celui qui naît ne pèche pas, celui qui engendre ne pèche pas, celui qui a donné l’être ne pêche pas : par quelle ouverture donc, parmi tant de secours pour l’innocence, a pu se glisser le péché ?" S. Augustin lui répond (Des Noces et de la Concupiscence, liv. II. ch. VIII) : "Pourquoi cherches-tu un conduit souterrain, quand tu as une porte battante ?" Car, selon l’Apôtre : "Par le péché d’un seul la mort est entrée dans le monde."

II. S. Paul fait voir comment la mort est entrée dans le monde, quand il dit (verset 12) : "Et par le péché, la mort," c’est-à-dire "est entrée dans le monde," suivant ces paroles du livre de la Sagesse" L’injustice est l’acquisition de la mort.

Cependant il ne parait pas que la mort provienne du péché, mais plutôt de la nature et comme le résultat d’une loi de la matière, car le corps de l’homme est un composé d’éléments contraires. De sa nature donc, il est corruptible.

Il faut dire que la nature humaine peut être envisagée de deux manières : d’abord, selon ses principes intrinsèques, et, dans ce sens, la mort lui est naturelle. C’est pourquoi Sénèque dit que la mort est dans la nature de l’homme, et non pas un châtiment. Ensuite, en tant que la divine Providence l’a favorisée de la justice originelle. Or, cette justice était une sorte de rectitude d’après laquelle l’âme de l’homme était soumise à Dieu, les puissances inférieures à la raison, le corps à l’âme, et les choses extérieures à l’homme, de telle sorte que, tant que l’âme de l’homme serait soumise à Dieu, les puissances inférieures le seraient elles-mêmes à la raison, le corps à l’âme, dont il reçoit sans interruption la vie, et les choses extérieures à l’homme tout devait lui servir et rien ne lui causer de dommage. Tel fut le plan disposé par la divine Providence en faveur de l’excellence de l’homme raisonnable, qui, étant naturellement incorruptible, exigeait aussi un corps incorruptible. Mais parce que le corps, qui est un composé d’éléments contraires, devait être l’organe du sentiment, et qu’un corps, dans ces conditions, ne peut être de sa nature incorruptible, la puissance divine a suppléé à ce qui manquait à la nature humaine en donnant à l’âme la vertu de maintenir le corps sans corruption, comme l’ouvrier donnerait, s’il le pouvait, au fer dont il fait un glaive la vertu de n’être jamais atteint par la rouille. C’est donc ainsi que l’âme, ayant été séparée de Dieu par le péché, a perdu la force de maintenir les puissances inférieures, et même le corps avec les choses extérieures, et s’est trouvée soumise à la mort de la part des choses intrinsèques, et à l’action violente des causes extérieures nuisibles.



II° Lorsque l’Apôtre dit (verset 12) : "La mort a ainsi passé dans tous les hommes," il montre l’universalité de cette transmission et quant à la mort et quant au péché, en suivant toutefois un ordre rétrograde, car plus haut il a traité de l’introduction du péché, qui est la cause de l’introduction de la mort; maintenant il traite d’abord de l’universalité de la mort comme d’une chose plus manifeste.

I. C’est pour cette raison qu’il dit : "Et ainsi," c’est-à-dire par le péché du premier homme, "la mort a passé dans tous les hommes," à savoir, parce que, par le vice de leur origine, les hommes subissent la nécessité de mourir (II Rois, XIV, 14) : "Nous mourons tous;" et (Ps., LXXXVIII, 47) : "Quel est l’homme qui pourra vivre sans voir la mort ?"

II. S. Paul passe ensuite à l’universalité de la transmission du péché, lorsqu’il dit (verset 12) : "Par qui tous ont péché." Or, ces paroles, comme le dit S. Augustin dans la Glose, peuvent être en tendues de deux manières : d’abord, "par qui," c’est-à-dire par le premier homme; ou "en qui," c’est-à-dire dans lequel péché, en d’autres termes clans Adam commettant le péché, tous ont péché, en quelque sorte, en tant qu’ils étaient en lui, comme dans leur origine première.

On objecte que Jésus-Christ ayant tiré d’Adam son origine, comme il est rapporté au ch. III, 38, de S. Luc, on peut dire que lui aussi aura péché en Adam.

S. Augustin (dixième livre du sens littéral de la Genèse, ch. XVIII, 3 répond que Jésus-Christ n’a pas été en Adam absolument comme nous. Car nous y étions, nous, et quant à la substance corporelle et quant à la propagation séminale; mais Jésus-Christ n’était en Adam que de la première manière. Quelques-uns, comprenant mal ceci, ont pensé que toute la substance des corps humains, appartenant véritablement à la nature humaine, a existé de fait en Adam, et que, par une sorte de multiplication opérée par la puissance divine, cette substance, c’est-à-dire ce qui vient d’Adam, s’agrandit et forme une prodigieuse quantité de corps. Mais il est contre la raison d’attribuer à un miracle les œuvres de la nature, surtout lorsque nous voyons que le corps humain, tout en appartenant véritablement à la nature humaine, est accessible à la corruption et subit un changement de formes. Ainsi, puisque tout ce qui se reproduit par la génération est corruptible, réciproquement, il faut dire que la matière, qui, avant la génération de l’homme, a existé sous une autre forme que la forme humaine, a pris la forme du corps humain, et qu’ainsi tout ce qui dans notre corps appartient à la vérité de la nature, n’a pas existé de fait en Adam, mais seulement quant à l’origine, c’est-à-dire comme le fait est contenu dans le principe actif. D’après cette explication, il faut comprendre qu’il y a dans la génération de l’homme une matière corporelle fournie par la femme, et une puissance active qui procède de l’homme, venant l’un et l’autre d’Adam, comme d’un premier principe; et l’on peut dire que l’un et l’autre ont existé en lui, puisque toutes deux viennent de lui. Au contraire, dans la génération de Jésus-Christ il y eut, il est vrai, une substance corporelle qu’il a prise d’une vierge; mais, au lieu du concours de l’homme, il y eut la vertu active de l’Esprit Saint, qui ne vient pas d’Adam : voilà pourquoi il n’a pas été en Adam quant à la propagation séminale, mais seulement quant à la substance corporelle. Ainsi Adam nous a transmis son péché, et nous le traînons après nous : nous recevons de lui, comme de notre principe actif, la nature humaine, ce qui fait que nous sommes en lui selon la génération séminale; mais il n’en est pas de même de Jésus-Christ, comme je viens de l’expliquer.

On insiste en disant que le péché originel ne passe pas dans tous : les chrétiens baptisés sont purifiés du péché originel par le baptême, donc ils ne peuvent pas transmettre à leurs descendants ce qu’ils n’ont plus.

Il faut répondre que par le baptême l’homme est délivré du péché originel quant à l’âme, mais que, quant à la chair, la corruption de meure. C’est ce qui fera dire à l’Apôtre, au ch. VII, 5 — "Je suis moi-même soumis à la loi de Dieu par l’esprit, et à la loi du péché par la chair." Or, ce n’est pas par l’esprit que l’homme engendre des enfants charnels, mais par la chair même. Voilà pour quoi l’homme ne transmet pas la vie nouvelle de Jésus-Christ, mais l’ancienne nature d’Adam.

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