Le Siège est Toujours Vacant
Nous vous proposons une étude incomparable
sur la défense de la position théologique connue sous le nom de
sédévacantisme (du latin sede vacante : « le siège étant vide »). Cette étude est parue sur le site
NOVUS ORDO WATCH et a pour auteur
Gregorius.
Nous remercions vivement notre traducteur pour son travail capital !
Présentation par le site
NOVUS ORDO WATCH :
« Le Siège est toujours vacant » : Une Réponse à l’Attaque du Sédévacantisme par John Salza, en 2 parties. »
Ex-Franc-maçon, John Salza est devenu un “auteur/orateur” populaire chez les conservateurs Novus Ordo
(conciliaires) et dans les cercles néo-traditionalistes pour ses
révélations sur les Loges (F :.M :.) dans l’église de Vatican II (un
« prêtre » l’a même invité à rejoindre les Francs-Maçons !). Mais il est
aussi la nouvelle coqueluche de la “nouvelle église” Conciliaire pour
tenter de réfuter le sédévacantisme. Dans la Partie 1 de sa réponse, Gregorius aborde l’article de 2010 de Salza « Les Erreurs du Sédévacantisme » : Gregorius
démontre que la critique de Salza est basée sur une compréhension
erronée de la Théologie Sacrée et du Droit Canonique et n’a donc pas
poser un véritable défi à la position sédévacantiste. Dans la Partie 2,
Gregorius déconstruit l’embarrassant article de 2011 de Salza « Le
Sédévacantisme et le Péché de Présomption » et montre que l’érudition
incroyablement pauvre de Salza n’a d’égale que son incompétence complète
sur la question, sur laquelle il « suppose » qu’il pontifie. Sortez
John Salza… Deux smash absolus !
http://novusordowatch.org/resources.htm#doctrine
* * *
Un article spécial de Novus Ordo Watch
Le Siège est toujours vacantPARTIE 1 et PARTIE 2
(Versions PDF imprimables disponibles également : PARTIE 1 – PARTIE 2)
* * *
The Chair Is Still Empty
PART 1 and PART 2
(Printable PDF versions also available: Part 1 and Part 2)

Réplique aux prétendues
« Erreurs du Sédévacantisme » de John Salzapar Gregorius(avec l’autorisation de l’auteur)
PARTIE 1

Le 15 juillet 2010, The Remnant a publié un article de M. John Salza, J.D. (basé à Milwaukee), dans lequel celui-ci critiquait
la position théologique connue sous le nom de sédévacantisme (du latin
sede vacante : « le siège étant vide »). Les tenants de cette position soutiennent, en gros, que depuis la mort du Pape Pie XII
le 9 octobre 1958, ceux qui prétendent occuper la Chaire papale sont
illégitimes et ne sont nullement des vrais papes ; ils prétendent
également que l’église ayant eu pour chefs Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et Benoît XVI
n’est pas l’Église Catholique de Notre Seigneur Jésus-Christ, mais une
institution moderniste se faisant passer pour telle, son objectif ultime
étant d’éradiquer le catholicisme traditionnel et authentique de la
face de la terre pour entraîner les âmes en enfer.
M. Salza, ancien franc-maçon, est un catholique conciliaire qui dirige le site www.ScriptureCatholic.com.
Il pratique depuis longtemps l’apologétique contre la franc-maçonnerie,
le protestantisme et d’autres erreurs, et voici peu de temps, il est
devenu en quelque sorte une « étoile montante » jusque dans les milieux
pseudo-traditionalistes (c’est-à-dire les gens qui souhaitent pratiquer
le catholicisme traditionnel, mais qui épousent la position
manifestement absurde et quasi schismatique consistant à faire le grand
écart « en « reconnaissant » Benoît XVI comme pape tout en
lui « résistant », c’est-à-dire en « rejetant » ses enseignements, ses
lois, ses canonisations et toute autre chose ne correspondant pas à leur
idée de la Tradition).
Salza s’est attaqué dernièrement au sédévacantisme
dans plusieurs publications pseudo-traditionalistes, et j’ai appris que
bon nombre de personnes s’étaient malheureusement laissé convaincre par
ses « puissants » arguments. Dans le présent essai, je me propose de
démontrer combien la cause défendue par Salza contre le sédévacantisme
est faible en réalité et de démontrer que ce qui, à première vue, peut
apparaître comme de puissants arguments ne correspond qu’à des
assertions sans fondement et faciles à écarter dans la mesure où elles
reposent sur des recherches plutôt superficielles.
Que le sédévacantisme soit attaqué ouvertement et assez longuement de la sorte est plutôt bon signe – il faut le noter au passage –,
car
cela montre que de plus en plus de gens reconnaissent le bien-fondé de
cette position, ce qui fait justement d’elle une menace pour
l’établissement pseudo-traditionaliste, dont le confortable mot d’ordre
« c’est notre pape, tapons-lui dessus » est en train de voler en éclats
tandis que l’apostasie continue de faire rage à Rome et dans le monde
pour le plus grand malheur des âmes. Les gens commencent à se
rendre compte que le bon arbre de l’Église catholique est incapable de
produire les mauvais fruits de l’église Conciliaire et que la théologie
catholique ne permet pas à des clercs de base, ni surtout à des laïcs de
s’ériger en baby-sitters théologiques ou en chiens de garde doctrinaux
du pape, qui est la plus haute autorité enseignante de l’Église et dont
les enseignements exigent – d’eux-mêmes et en eux-mêmes – notre complet
assentiment, d’ordinaire sous peine de péché mortel, même s’ils ne sont
pas revêtus des conditions de l’infaillibilité. Le « Pape » de la
mouvance « on-reconnaît-mais-on-résiste » offre une bien triste
imitation de la véritable papauté catholique, car il n’est qu’un
pseudo-pasteur qui manque essentiellement de crédibilité et dont les
enseignements, les lois et les canonisations sont filtrés à volonté par
des clercs et des laïcs se posant en fossoyeurs auto-proclamés de
Denzinger…
Les « erreurs du sédévacantisme »
Erreur n° 1 de Salza : l’assertion selon laquelle le
sédévacantisme repose sur l’ignorance du droit canonique quant à
l’hérésie publique chez les clercs
Erreur n° 2 de Salza : l’assertion selon laquelle les
catholiques sont tenus de se référer au droit canonique pour résoudre la
question du sédévacantisme
Erreur n° 3 de Salza : l’assertion selon laquelle le
sédévacantisme correspond à une usurpation d’autorité de la part de ses
tenants
Erreur n° 4 de Salza : l’assertion selon laquelle le
sédévacantisme ignore le fait que le droit de l’Église permet même à des
cardinaux excommuniés d’être validement élus pape
Erreur n° 5 de Salza : l’assertion selon laquelle les sédévacantistes sont des schismatiques
Autres erreurs contenues dans la critique de Salza
PARTIE 2
Cette seconde partie de notre réponse aux critiques que John Salza, avocat de Milwaukee, adresse au sédévacantisme portera
sur le deuxième article du susnommé, qui a pour titre « Le
Sédévacantisme et le Péché de Présomption » (
Sedevacantism and the Sin of Presumption), publié en avril 2011 dans
Catholic Family News. L’article en question peut être consulté en ligne sur le site Internet de Salza : http://www.scripturecatholic.com/feature-articles/CFN%20-%20Sedevacantism%20and%20the%20Sin20of%20Presumption.pdf
Lorsqu’on évalue l’ensemble de cet article, il n’est nullement exagéré de dire que
ce travail est extrêmement négligé et dénote l’insuffisance de culture inadmissible de son auteur ; disons-le tout net : on est là en présence d’un
véritable désastre canonique et théologique.
Bien que l’auteur ait réussi à écrire cette fois six notes en bas de
page, ce qui constitue indéniablement un mieux par rapport à son premier
article (lequel n’en comportait aucune), il eût été bon que les
références qu’on y trouve apportassent vraiment de l’eau à son moulin ;
or, tel n’est pas le cas. Qui plus est, l’article tout entier donne
l’impression d’avoir été rédigé à la hâte, peut-être pour tenir compte
d’un délai d’impression, presque comme s’il s’agissait d’un brouillon
plus que d’un produit fini.
On pourrait attendre cela d’un étudiant de deuxième
année essayant de « torcher » une dissertation alors qu’il n’en a aucune
envie, mais non du titulaire d’un doctorat de droit qui se présente
comme un apologiste compétent en droit ecclésiastique et en théologie.
Certains
voient dans ses écrits une réfutation absolue de la position
sédévacantiste, alors qu’il en ressort en fait une surprenante tentative
pseudo-académique de présenter l’apostasie de l’église Conciliaire
comme quelque chose de « non démontré » ou « non démontrable ». En termes clairs, lorsque quelqu’un qui prétend être le Pape invite des
adorateurs du démon à prier pour la « paix » et facilite leurs rituels
sataniques en mettant pour cela des locaux à leur disposition dans un
monastère catholique romain, des questions méprisantes telles que
« Comment savez-vous qu’il est
pertinace ? » et des excuses
aussi ridicules que « Peut-être n’a-t-il pas compris de quoi il
retournait » sont tout bonnement déplacées. (Mais peut-être son-elles
compréhensibles venant d’un avocat de la défense.)
Un pot-pourri d’erreurs renversantesIl n’y a là aucune exagération rhétorique. En fait,
l’article présente comme premier défaut grave son titre même, qui accuse
les sédévacantistes de présomption. Mais nous laisserons pour plus tard
les détails croustillants relatifs à cette question…
1. Quel est le péché le plus grave ?
2. Péché et appartenance à l’Église
3. Publicité, opiniâtreté et notoriété dans l’hérésie
4. Péché de saint Pierre dans l’épître aux Galates (2 :11)
5. Présomption présumée ?
6. Doute raisonnable contre doute déraisonnable
7. « Peut-être qu’ils ne voulaient pas dire ça »
8. Hérésie « papale » : ne la trouvez-vous pas détestable quand elle se produit ?
9. Le Roi qui ment
10. Pulpit Fiction ? (1)
11. Essai et erreur
(1) NdT (d’après Wikipédia) : Jeu de mots intraduisible reposant sur la similitude de deux termes anglais : pulp (voir ci-dessous) et pulpit,
qui signifie chaire. Il s’agit d’une allusion au titre d’un film de
gangsters américain très violent (dont le titre n’a du reste pas été
traduit en français). Ce titre est lui-même inspiré des pulp magazines,
revues très populaires durant la première moitié du vingtième siècle
aux États-Unis et connues pour leur violence graphique et leurs
dialogues incisifs. Le mot anglais pulp signifie notamment pâte à papier, car ces revues bon marché étaient imprimées sur du papier de qualité inférieure.
Partie I : Gregorius, VIII-XXVIII-MMXI (28.août.2011)
Partie II : Gregorius, I-VI-MMXII (6.jan.2012)
- Télécharger la Partie I en PDF (Français)
- Télécharger la Partie II en PDF (Français)
- Télécharger la Partie I en PDF (Anglais)
- Télécharger la Partie II en PDF (Anglais)
source
http://sedevacantisme.wordpress.com/2012/07/24/le-siege-est-toujours-vacant/