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 Épître aux Colossiens , chap 1 ; verset 15 - 17

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MessageSujet: Épître aux Colossiens , chap 1 ; verset 15 - 17   Mer 22 Juil - 18:41

Épître aux Colossiens , chap 1 ; verset 15 - 17

Citation :
Il est l’image du Dieu invisible, né avant toute créature ;
car c’est en lui que toutes choses ont été créées, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre, les choses visibles et les choses invisibles, Trônes, Dominations, Principautés, Puissances ; tout a été créé par lui et pour lui.
Il est, lui, avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui.

http://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89p%C3%AEtre_aux_Colossiens_-_Crampon#Chapitre_1

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MessageSujet: Re: Épître aux Colossiens , chap 1 ; verset 15 - 17   Mer 22 Juil - 18:43

Commentaire par Saint Thomas d'Aquin.

Verset 15-17


http://docteurangelique.free.fr/index.html

I- LE REDEMPTEUR DANS SES RAPPORTS AVEC DIEU LE PÈRE (I, 15)

Après avoir, plus haut, rappelé les bienfaits spéciaux et universels de la grâce, saint Paul rappelle ici quel est l’auteur de la grâce, à savoir le Christ. Et d’abord dans une comparaison par rapport à Dieu ; ensuite, d’une manière générale, dans une comparaioson par rapport à toute créature : Premier-né… ; troisièmement, d’une manière particulière, dans une comparaison avec l’Église : lui-même est la tête.

Premièrement donc, il faut remarquer que nous disons que Dieu est invisible parce qu’il dépasse la capacité de vision de toute intelligence créée, aucune intelligence créée ne pouvant, d’une connaissance naturelle, atteindre l’essence divine. "Dieu est grand au-dessus de toute notre science", dit Job (XXXVI. 26). "Il habite une lumière inaccessible" (I Timothée VI, 16). Si les bienheureux le voient, c’est par grâce et non par nature. Denys en donne cette explication : Toute connaissance est bornée par ce qui existe, c’est-à-dire à quelque nature qui participe à l’être. Mais Dieu est l’être même; il n’y participe point. Aussi est il au-dessus de toute connaissance.

Or de ce Dieu invisible le Fils est l’image. Mais il faut examiner comment le Fils peut être appelé image, et pourquoi le Père est-il invisible. Trois conditions font une image :

1° qu’il y ait en elle une ressemblance;
2° qu’elle soit déduite ou exprimée de l’objet auquel elle ressemble;
3° enfin qu’elle s’achève en quelque chose qui tienne à l’espèce ou au signe de l’espèce reproduite.


Si, en effet, on a deux objets semblables, mais dont l’un ne vient pas de l’autre, nous disons qu’aucun des deux n’est l’image de l’autre : on ne dit pas, par exemple, qu’un oeuf est l’image d’un oeuf. C’est l’imitation qui fait l’image. De même il n’y a pas image si la ressemblance existe mais n’est pas dans l’espèce ou dans le signe de l’espèce : ainsi la ressemblance dans les choses accidentelles de l’homme, le teint ou la quantité, ou autre chose du genre, ne peut produire l’image Mais si la ressemblance prend la figure de l’objet, alors il peut y avoir image, car la figure est le signe déterminatif de l’espèce. Le Fils est semblable au Père, et le Père semblable au Fils; mais le Fils reçoit cette ressemblance du Père, tandis que le Père ne la reçoit pas de son Fils.

Aussi nous nous exprimons correctement en disant que le Fils est l’image de son Père, mais non l’inverse parce que la ressemblance vient du Père et en dérive. De plus, cette ressemblance est dans l’espèce même : dans ce qui concerne Dieu, le Fils est représenté d’une certaine manière, mais imparfaite par la parole intérieure de l’âme; cette parole existe quand nous reproduisons, en acte, la forme de l’objet connu et l’exprimons par une parole extérieure; cette parole ainsi conçue est comme une ressemblance de l’objet que nous saisissons dans notre esprit. Elle lui est semblable quant à l’espèce. Et c’est ainsi que le Verbe divin est appelé image de Dieu.

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MessageSujet: Re: Épître aux Colossiens , chap 1 ; verset 15 - 17   Mer 22 Juil - 18:44

II- LE REDEMPTEUR DANS LES RAPPORTS AVEC LES CREATURES (I, 16-17)



Quant au second point, il faut savoir que les Ariens ont mal compris cette parole, interprétant l’image de Dieu comme cela se faisait chez les Anciens : ils voyaient ceux qui leur étaient chers soustraits [à leur affection], comme nous le faisons, nous, pour les images des saints : nous ne les voyons pas dans leur substance même, mais nous les voyons en image. Ils disent donc que le caractère invisible est le propre du Père et que le Fils est d’abord visible, en lequel se manifeste la bonté du Père.

Ce serait comme si le Père était vraiment invisible, mais le Fils visible et qu’ainsi ils seraient d’une nature différente. L’Apôtre exclut cette interprétation en disant : "[le Fils] qui est le rayonnement de sa gloire et l’empreinte de sa substance, etc..." (Hébr.I, 3). Ainsi [le Fils] est l’image non seulement de Dieu invisible, mais il est lui-même invisible comme le Père : Il est l’image du Dieu invisible. Ensuite, quand il dit : Premier-né, etc... il met en exergue le Christ dans une comparaison avec la créature. C’est ce qu’il dit pour commencer, ensuite il l’explique : car c’est en lui…

D’abord donc, il faut savoir que les Ariens comprennent comme si "premier-né" était la première créature. Le sens est tout différent, comme cela apparaîtra. Il faut considérer deux choses : Comment cette image est-elle engendrée ? Comment est-elle la créature « première-née » ? Quant à la première question, il faut savoir qu’en chaque être, la génération suit le mode de l’être et de sa nature : autre est le mode de génération des hommes, autre est celui des plantes; et ainsi du reste. Or la nature de Dieu est d’être l’intelligence même; il faut donc qu’en lui la génération ou conception intellectuelle soit la génération ou conception de sa nature.

En nous, la conception intelligible n’est pas la conception de notre propre nature, parce qu’en nous autre chose est l’intelligence, autre chose notre nature. Cette image étant donc le verbe et la conception de l’intelligence, il faut dire qu’elle est le germe de la nature, et on dit qu’elle est engendrée parce qu’elle reçoit sa nature d’un autre. En deuxième lieu, il faut voir comment le Verbe est premier-né ? Dieu connaît et lui-même et la créature de la même manière, il connaît tout en son essence comme dans sa première cause effective. Le Fils est la conception intellectuelle de Dieu par laquelle il se connaît lui-même et par conséquent toute créature.

En tant qu’il est engendré, le Fils est donc comme la représentation de toutes créatures et, comme tel, leur principe. S’il n’était pas engendré, seul le Verbe du Père serait premier-né du Père, et non des créatures : "Je suis sortie de la bouche du Très-Haut, engendrée la première avant toute créature, etc..." (Ecclés.XXIV, 5) Ensuite, quand Paul dit : c’est en lui, etc... , il explique ce qu’il avait dit : que le Fils est premier-né parce qu’il est engendré comme principe des créatures. Et cela selon trois points de vue : 1. la création des choses, 2. leurs distinctions : dans les cieux, 3. leur conservation dans l’être : tout a été créé par lui, etc... Il dit donc : le Fils est le premier-né de toute créature parce qu’il est engendré comme principe de toute créature..

Saint Paul l’explique dans les paroles suivantes : En lui toutes choses ont été créées. A ce propos, il faut savoir que les Platoniciens supposent que ce sont les idées qui sont les principes, et que toutes choses viennent à l’existence en participant à une idée, par exemple à l’idée d’homme, ou à l’idée de toute autre espèce. Pour nous, à la place de ces idées, nous mettons un seul principe, le Verbe, Fils de Dieu.

En effet, l’artisan produit son ouvrage en le faisant participer à la forme qu’il a conçue intérieurement, comme s’il la revêtait d’une matière extérieure : ainsi l’architecte bâtit la maison selon la forme qu’il a conçue en son esprit. Et c’est ainsi que nous disons de Dieu qu’il a tout fait en sa sagesse, parce que la sagesse divine, par rapport aux choses créées, est comme l’art du constructeur par rapport à l’édifice construit. Or cette forme et cette sagesse, c’est le Verbe en qui toutes choses ont été créées comme en une sorte d’exemplaire. "Dieu a parlé, dit la Genèse I, et toutes choses ont été faites", car par son Verbe éternel il a tout créé.

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MessageSujet: Re: Épître aux Colossiens , chap 1 ; verset 15 - 17   Mer 22 Juil - 18:45

Celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre.

Quant aux distinctions entre les choses, il faut savoir que certains, comme les Manichéens, sont allés jusqu’à dire que les corps terrestres, parce qu’ils sont corruptibles, ont été faites par un Dieu mauvais; et les choses célestes, incorruptibles, par le Dieu bon, le Père du Christ. Mais ils se sont trompés. Tout a été créé dans le Verbe, le même. Paul dit : celles qui sont dans les cieux, etc... Il y a ici une distinction selon les parties de la nature corporelle. Gen.I, 1 : "Au commencement, c'est-à-dire dans le Fils, Dieu créa, etc..."

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MessageSujet: Re: Épître aux Colossiens , chap 1 ; verset 15 - 17   Mer 22 Juil - 18:47

Les choses visibles et invisibles.

Les Platoniciens croient que Dieu avait lui-même fait les créatures invisibles, les anges, mais qu’il avait fait les créatures corporelles par le moyen des anges. Saint Paul exclut cette erreur ; car il dit : les choses visibles et les choses invisibles. Pour les unes : "Par la foi nous savons que le monde été formé par la parole de Dieu, en sorte que les choses que l’on voit n’ont pas été faites de choses visibles" (Hébreux XI, 3). Pour les autres : "Nous ne voyons qu’un petit nombre de ses oeuvres, mais le Seigneur a fait toutes choses, etc..." (Ecclés., XLIII, 36). Cette distinction est selon la nature des êtres créés. Mais il y a une autre distinction des êtres, celle qui se fait selon l’ordre et les degrés des créatures invisibles. Saint Paul l’indique : les Trônes, etc... Là-dessus les Platoniciens sont en erreur : ils prétendaient qu’il y a dans les choses des perfections diverses, et ils attribuaient chacune de ces perfections à un premier principe unique; et ils terminaient le rang de ces principes selon le rang de ces perfections : ainsi ils plaçaient au sommet le premier être dont toutes choses reçoivent l’existence; puis, venant de ce premier principe un second principe, la première intelligence de laquelle toutes choses recevraient participation à l’intelligence; ensuite un troisième principe, la vie, dont tout recevrait participation à la vie. Mais nous ne pouvons ordonner ainsi les êtres, car, quelque perfection qu’il y ait dans les créatures, toutes le tirent d’un principe unique. C’est pourquoi saint Paul dit : soit les Trônes, etc..., comme s’il voulait dire : Ces ordres ne dépendent point d’autres principes dépendant les uns des autres. Mais tous dépendent du Verbe de Dieu même, unique et véritable.

S’il en est ainsi, dira-t-on, pourquoi saint Paul écrit-il dans l’épître aux Ephésiens, I, 22 : "il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise, etc...". N’y a-t-il pas quelque contradiction entre ces deux textes ? Non. Car ici, [dans l’épître aux Colossiens], l’Apôtre énumère par progression descendante et veut montrer comment la créature vient de Dieu; dans l’épître aux Ephésiens, au contraire, par progression ascendante, pour montrer que le Fils de Dieu, en tant qu’il est homme, est au-dessus de toute créature.

Toutefois, [dans l’épître aux Ephésiens], l’ordre des Principautés est placé au-dessous des Puissances, et les Vertus entre les Dominations et les Puissances, tandis qu’ici les Principautés sont au-dessus des Puissances, entre les Dominations et les Puissances. Sur ce plan, les avis de Grégoire et de Denys sont différents. En effet, Denis place ces ordres selon ce qui est dit dans l’épître aux Ephésiens parce qu’il met les Dominations, les Vertus et les Puissances dans une seconde hiérarchie. Saint Grégoire, au contraire, suit l’ordre de l’épître aux Colossiens et place les Dominations, les Principautés et les Puissances dans la seconde hiérarchie, et dans la troisième les Vertus, les Archanges et les Anges. Mais il faut savoir que Grégoire et Denys eux-mêmes font remarquer que les dons spirituels, d’après lesquels nous donnons un nom à ces ordres, sont communs à tous, bien que les uns prennent leur nom de tel don, les autres de tel autre. L’explication en est prise dans les doctrines platoniciennes, d’après lesquelles ce qui convient à un être lui convient d’une triple manière : d’une manière essentielle, d’une manière participative ou par causalité.

1° ou à raison de son essence, quand les rapports se fondent sur les propriétés de la nature, comme il convient à l’homme d’être raisonnable;

2° ou par participation, quand le rapport dépasse la nature, bien qu’il y ait une participation, mais imparfaite, comme dans le cas de l’homme intelligent, ce qui est au-dessus de l’être raisonnable mais constitue l’essence même des Anges, encore que l’homme en reçoive quelque participation;

3° ou bien enfin par voie de causalité, quand la convenance est accidentelle, comme en tout ce qui est artificiel pour l’homme et qui se trouve en lui, non point comme en son siège matériel, mais au moyen de l’art.


Chaque être tire son nom uniquement de ce qui lui convient essentiellement : on ne dit pas de l’homme qu’il est une créature intellectuelle ni apte à l’art, mais une créature raisonnable.

Or, dans les anges, les dons qui appartiennent aux hiérarchies supérieures à raison de leur essence ne sont dans les ordres inférieurs que par participation; et ceux que les hiérarchies inférieures possèdent à raison de leur essence, les anges supérieurs les ont à titre de causalité. Voilà pourquoi les premiers ordres tirent leurs noms des dons plus élevés.

Or le don le plus élevé que puisse recevoir une créature spirituelle, c’est d’atteindre Dieu et entrer en participation, d’une certaine façon, avec sa nature. Et ainsi les anges suprêmes tirent leur nom de leur don d’atteindre Dieu : Séraphins comme brûlant de Dieu, enflammés de Dieu; Chérubins, comme pleins de la connaissance de Dieu; Trônes, comme si ils avaient en eux-mêmes Dieu assis. C’est qu’en effet on peut participer à un autre être de trois manières :

1° d’abord en recevant les propriétés de sa nature,
2° ou bien en le recevant lui-même par mode d’intention cognitive,
3° enfin en devenant l’instrument de son activité.


Ainsi, par exemple, on participe à l’art du médecin, ou en recevant en soi l’art de la médecine, en acquérant la science de cet art, ou en le servant. La première manière est supérieure à la seconde, et celle-ci à la troisième.

Or, dans l’Écriture Sainte, le feu signifie quelque chose de divin : "Yahvé, ton Dieu, est-il écrit au Deutéronome, IV, 24, est un feu dévorant, etc... " L’ordre suprême reçoit donc le nom de Séraphins, c’est brûlant de Dieu, participant à quelque propriété de Dieu; le second ordre, le nom de Chérubins : possédant Dieu par la connaissance; le troisième Trônes ministres de sa puissance. Pour les autres ordres, ils ne reçoivent pas un nom du fait de leur union à Dieu mais d’une mission que Dieu leur confie. Les uns dirigent : les Dominations. Les autres exécutent les ordres si c’est en qualité de chefs, on les nomme Principautés : "les chantres marchaient devant" (Ps LXVII, 26); si c’est à l’égard des créatures spirituelles : Puissances qui mettent les démons en fuite; à l’égard des forces naturelles : Vertus, qui accomplissent les miracles; à l’égard des hommes : les Archanges, qui s’occupent des évènements graves, et les Anges, qui veillent aux choses ordinaires.

Saint Paul de conclure : Tout a été fait par lui, ou par la cause effective, et en lui, cause exemplaire. Saint Jean (I, 3), l’a écrit aussi: "Tout a été fait par lui, etc... "

Tout est donc éternel ? pourrait-on demander. Donc, comme s’il répondait à cette question, l’Apôtre écrit que non, mais que le Christ, lui, est avant toutes choses. Avant les temps et créatures : "Yahvé m’a possédé au commencement de ses voies, avant ses oeuvres les plus anciennes, etc..." (Prov. VIII, 22). Avant toute dignité : "Qui est semblable à Dieu ?" (Ps. LXXXI, 7).

Quant à la conservation des choses, Paul dit : Toutes choses subsistent en lui, c’est-à-dire sont conservées en lui. Par rapport aux créatures, Dieu est comme le soleil à la lune, qui perd sa lumière dès que le soleil se retire : Que Dieu retire sa puissance, à l’instant même tout défaille. "Il soutient tout par la puissance de sa parole" (Hébreux VIII, 3).

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MessageSujet: Re: Épître aux Colossiens , chap 1 ; verset 15 - 17   

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