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 Épître aux Galates , chap 5 ; verset 16 - 17

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MessageSujet: Épître aux Galates , chap 5 ; verset 16 - 17   Lun 7 Sep - 14:16

Épître aux Galates , chap 5 ; verset 16 - 17

Citation :
Je dis donc : " Marchez selon l’esprit ; et vous n’accomplirez pas les convoitises de la chair.
Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’esprit, et l’esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés l’un à l’autre, de telle sorte que vous ne faites pas ce que vous voulez.

http://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89p%C3%AEtre_aux_Galates_-_Crampon

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" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

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MessageSujet: Re: Épître aux Galates , chap 5 ; verset 16 - 17   Lun 7 Sep - 14:19

Commentaire par Saint Thomas d'Aquin.

Verset 16-17


http://docteurangelique.free.fr/index.html

Après avoir expliqué en quoi consiste l’état spirituel, à savoir dans la charité, l’Apôtre traite ici du principe de cet état, c’est-à-dire, du Saint Esprit, et dit que nous devons le suivre. Il distingue donc un ‘triple bienfait du Saint Esprit: le premier est la délivrance de la servitude de la chair; le second, la délivrance de la servitude de la Loi; le troisième, le don de la vie, ou la sécurité contre l’arrêt de la mort. Il explique le second à ces paroles (verset 18): "Si vous vous conduisez par l’Esprit, etc.", et le troisième à ces autres (verset 25): "Si nous vivons par l'Esprit, conduisons-nous aussi par l’Esprit, etc." Sur le premier de ces bienfaits, I° il l’énonce; II° il en montre la nécessité (verset 17): "Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, etc."



I° Il dit donc: vous devez vous assujettir les uns les autres par une charité toute spirituelle, car rien ne sert en dehors de la charité. Mais ce que je vous dis, "c’est en Jésus-Christ," c’est-à-dire par la foi en Jésus-Christ (verset 16): "marchez selon l’Esprit," c’est-à-dire, par l’intelligence et la raison. En effet, notre âme est quelquefois appelée esprit, comme dans ce passage (Ephés., IV, 2): "Renouvelez-vous dans l’intérieur de votre âme;" et (I Corinth., XIV, 15): "Je chanterai dans mon âme, je chanterai avec intelligence." Ou encore: "Marchez selon l’Esprit," c’est-à-dire, avancez sous la conduite de l’Esprit Saint, par la pratique des oeuvres. Car le Saint Esprit détermine les coeurs et les porte à faire le bien (Rom., VIII, 14): "Tous ceux qui sont poussés par l’Esprit de Dieu sont les enfants de Dieu." Il est donc nécessaire de marcher selon l’esprit, c’est-à-dire, par l’âme, en sorte que la raison elle-même ou l’âme soient d’accord avec la Loi de Dieu, comme il est dit (Rom., VII, 22).

L’esprit humain, en effet, de lui-même est vain, et s’il n’est gouverné d’ail leurs, il flotte à l’aventure, ainsi qu’il est dit (Ecclésiastique XXXIV, 6): "Votre coeur est livré aux caprices de l’imagination comme les femmes qui sont près d’enfanter;" ne l’appliquez donc pas à ces visions, à moins que le Très-Haut ne vous les envoie lui-même. C’est de là qu’il est dit de quelques-uns (Ephés., IV, 11): "Ils suivent dans leur conduite la vanité de leurs pensées." La raison humaine ne saurait donc complètement ne pas vaciller, qu’autant qu’elle est dirigée par le Saint Esprit; et voilà pourquoi l’Apôtre dit (verset 16): "Marchez selon l’Esprit," c’est-à-dire conduits et guidés par l’Esprit Saint. Or nous devons le suivre, d’abord comme un guide qui nous indique la voie, car la connaissance de notre fin surnaturelle ne peut nous venir que de lui (I Corinth., II, 9): "l'oeil n’a pas vu, l’oreille n’a pas entendu, et le coeur de l’homme n’a jamais conçu ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment;" et à la suite (verset 10): "Mais pour nous, Dieu nous l’a révélé par son Esprit."

Nous devons encore le suivre parce qu’il incline notre coeur, car le incline et pousse l'affection à vouloir le bien (Romains VIII, 14): "Tous ceux qui sont poussés par l’Esprit de Dieu, sont les enfants de Dieu;" (Ps., CXLII, 9): "Votre Esprit souverainement bon, me conduira dans la voie droite, etc." Donc il est nécessaire de marcher selon l’Esprit, parce que c’est pourquoi il est dit à la suite (verset 16): "Et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair," c’est-à-dire les délectations que suggère cette chair. C’est ce que demandait l’Apôtre, quand il s’écriait (Rom., VII, 24): "Malheureux homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort." Il conclut ensuite en commençant le chapitre VIII, (verset 1): "Ainsi il n’y a pas maintenant de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, et qui ne marchent pas selon la chair." Il en donne immédiatement la raison en ajoutant (verset 2): "Parce que la loi de l’esprit de vie, qui est en Jésus-Christ, m’a délivré de la loi du péché et de la mort," Aussi est-ce là le désir particulier des Saints de ne pas accomplir les désirs auxquels porte la chair, de telle sorte toutefois qu’il ne faut pas comprendre dans cette exclusion les désirs qui ont rapport aux nécessités de la chair, mais ceux qui ont pour objet ses superfluités.



II° Quand l’Apôtre ajoute (verset 17): "Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, etc.", il établit la nécessité de ce bienfait, nécessité qui résulte de la lutte entre la chair et l’Esprit. I. Il rappelle la lutte elle-même; II. il la démontre par un signe évident (verset 17): "Car ils sont opposés l’un à l’autre, etc."

I. Il dit donc il est de toute nécessité que par l’Esprit vous triomphiez des désirs de la chair (verset 17): "Car la chair a des désirs contre l’Esprit."

Il se présente ici une difficulté convoiter étant un acte de l’âme exclusivement, on ne voit pas que ceci puisse convenir à la chair.

Il faut répondre avec S. Augustin qu’on peut dire de la chair qu’elle convoite, en tant que l’âme le fait par la chair même, comme l’on dit, l’oeil qu’il voit, bien que ce soit plutôt l’âme qui voit par l’oeil.

Ainsi donc l’âme convoite par la chair, quand elle se porte vers ce qui est une délectation pour la chair, tandis que l’âme désire par elle-même, quand elle trouve sa délectation dans ce qui est selon l’Esprit; par exemple, dans les actes des vertus, la contemplation des choses divines, et la méditation de la sagesse (Sages., VI, 21): "C’est ainsi que le désir de la sagesse conduit au royaume éternel."

Cependant si la chair convoite par l’esprit, comment a-t-elle des désirs contraires à ceux de l’esprit?

C’est en ce que les désirs de la chair mettent obstacle aux désirs de l’esprit, car les délectations de la chair ayant pour objet les biens qui sont au-dessous de nous, et les délectations de l’esprit biens qui sont au-dessus de nous, il s’ensuit que quand l’âme s’occupe de ces choses inférieures qui appartiennent à la chair, elle s’éloigne des choses supérieures qui appartiennent à l’esprit.

On trouve encore une difficulté dans ce que dit S. Paul que "l’esprit a des désirs contraires à ceux de la chair." Car si par Esprit nous entendons ici le Saint Esprit, ces désirs du Saint Esprit s’élevant contre le mal, il s’ensuit que la chair contre laquelle l’Esprit a des désirs est mauvaise, ce qui entraîne comme conséquence l’erreur des Manichéens.

Il faut répondre que l’esprit n’a pas des désirs contre la nature de la chair, mais contre les désirs même de cette chair, qui se portent vers superfluités. C’est pour cette raison qu’il a été dit plus haut (verset 16): "Vous n’accomplirez pas les désirs de la chair," c’est-à-dire, qui ont pour objet le superflu; car dans ce qui tient aux nécessités, l’esprit n’a pas de désirs contraires à ceux de la chair, parce que, comme il est dit (Ephés., V, 29): "Nul ne haït sa propre chair, mais il la nourrit et l’entretient."

II. Quand S. Paul dit ensuite (verset 17): "Car ils sont opposés l’un à l’autre," il donne une preuve de la lutte; comme s’il disait il est manifeste par l’expérience qu’il y a opposition et lutte entre eux, à un tel point (verset 17): "que ce que vous voudriez," c’est-à-dire le bien ou le mal, "vous ne le faites pas toujours," c’est-à-dire, que chair ne vous le laisse pas faire (Rom., VII, 15): "Le bien que je veux, je ne le fais pas, et je fais le mal que je haïs." Non pas toutefois que le libre arbitre soit détruit, car le libre arbitre consistant dans l’élection, partout où cette élection est possible, la liberté existe. Cependant tout ce qui est en nous ne tombe pas sous la possibilité de l’élection d’une manière absolue, mais seulement sous tel ou tel rapport. Par exemple, je puis éviter en particulier tel ou tel mouvement de la concupiscence, ou de la colère, mais nous ne pouvons pas éviter, en général, tous les mouvements de colère ou de concupiscence, à cause de la corruption du foyer, introduite par le péché.

Il faut encore observer qu’il existe, par rapport à la concupiscence, quatre sortes d’hommes, dont aucun ne fait ce qu’il voudrait.

Ce sont d’abord les intempérants, qui de propos délibéré suivent les passions de la chair, suivant cette parole des Proverbes (II, 14): "Ils se réjouissent lorsqu’ils ont fait du mal, et triomphent dans les choses les plus criminelles. Ils font, à la vérité, ce qu’ils veulent, en tant qu’ils suivent leurs passions mêmes, mais en ce que leur propre raison murmure, et en ressent un déplaisir, ils font ce qu’ils ne veulent pas."

En second lieu, les incontinents, qui se proposent de s’abstenir, et toutefois sont vaincus par leurs passions. Ils font aussi ce qu’ils veulent, en tant que contre leur résolution, ils suivent leurs passions, mais ils vont ainsi un peu au delà de leur volonté.

Troisièmement les continents, qui voudraient ne sentir aucune atteinte de la convoitise, font ce qu’ils veulent lorsqu’ils ne se livrent pas à la convoitise, mais parce qu’ils ne peuvent pas prévenir entièrement les mouvements de cette convoitise, ils font ce qu’ils ne veulent pas. Enfin les tempérants font ce qu’ils veulent, quand après avoir dompté leur chair, ils ne convoitent plus, mais parce que la concupiscence ne peut être si complètement domptée qu’en quelque point encore elle ne soit contraire à l’esprit, comme aussi la malice ne peut croître à un tel degré qu’elle étouffe tout murmure de la raison, quand il leur arrive par fois de convoiter, ils font alors ce qu’ils ne veulent pas, en allant ce pendant au delà de leur volonté.

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