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 Purgatoire ?

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MessageSujet: Purgatoire ?   Mer 16 Sep - 17:30

25ème session, 3 et 4 décembre 1563

décret sur le purgatoire, 3 décembre 1563

1820


Citation :
L'Eglise catholique, instruite par l'Esprit Saint, à partir de la sainte Ecriture et de la tradition ancienne des Pères, a enseigné dans les saints conciles et tout dernièrement dans ce concile oecuménique qu'il y a un purgatoire 1580 et que les âmes qui y sont retenues sont aidées par les suffrages des fidèles, et surtout par le sacrifice de l'autel si agréable à Dieu 1743 ; 1753 . Aussi le saint concile prescrit-il aux évêques de tout faire pour que la saine doctrine du purgatoire, transmise par les saints Pères et les saints conciles, soit l'objet de la foi des fidèles, que ceux-ci la gardent, et qu'elle soit enseignée et proclamée en tous lieux.

On exclura des prédications populaires auprès des gens sans instruction les questions plus difficiles et subtiles, qui ne sont d'aucune utilité pour l'édification, et desquelles la plupart du temps la piété ne tire aucun profit. On ne permettra pas que soient divulgués et abordés des points incertains ou qui sont apparemment faux. On interdira, comme scandaleux et offensant pour les fidèles, tout ce qui relève d'une certaine curiosité ou de la superstition ou tout ce qui a indécemment un goût de lucre. ...

http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/eus.htm

Existence du Purgatoire :

http://www.phpbbserver.com/micael/viewtopic.php?t=1021&mforum=micael

Le Purgatoire: l'Enseignement des Pères...

http://www.phpbbserver.com/micael/viewtopic.php?t=1584&start=0&mforum=micael

Les âmes au purgatoire

http://www.phpbbserver.com/micael/viewforum.php?f=21&sid=065173ea44c0e84109ee9e8811476aa2&mforum=micael

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" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

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MessageSujet: Re: Purgatoire ?   Mer 16 Sep - 18:34

video:

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CATHERINE
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MessageSujet: Re: Purgatoire ?   Jeu 17 Sep - 11:20

Très bonne vidéo expliquant bien la différence entre le Ciel, le Purgatoire et l'Enfer.

Kitty
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MessageSujet: Re: Purgatoire ?   Mer 7 Oct - 15:26

Les raisons de la foi, au chantre d'Antioche

De Rationibus Fidei

Du Docteur Angélique Saint Thomas d'Aquin ordinis praedicatorum.


Chapitre 9 — Il y a un lieu spécial où les âmes sont purifiées avant d’aller au paradis[22]

http://docteurangelique.free.fr/index.html

Il
reste maintenant à examiner l’opinion de ceux qui nient l’existence
d’un purgatoire après la mort. Ils sont arrivés à cette position de la
même manière que cela s’est produit pour certains en divers autres
sujets : en voulant éviter les erreurs d’autres personnes, ils
tombèrent dans les erreurs contraires. C’est ainsi qu’Arius voulut
éviter l’erreur de Sabellius, qui confondait les Personnes de la Sainte
Trinité et tomba dans l’erreur opposée en divisant l’essence de la
déité. De même Eutychès, voulant éviter l’erreur de Nestorius[23], qui
dissociait dans le Christ la Personne divine et la Personne humaine,
institua l’erreur contraire de telle sorte qu’il professait que les
natures divine et humaine n’en formaient plus qu’une. Ainsi donc
certains, en voulant éviter l’erreur d’Origène, pour qui il n’y a que
des peines purgatives après la mort, sont tombés dans l’erreur
contraire, estimant qu’il n’y a aucune peine purgative après la mort.

Par
contre, la sainte Église catholique et apostolique s’avance avec
prudence sur une voie qui tient le juste milieu entre les erreurs
contraires[24]. Elle distingue en effet trois Personnes dans la Trinité
contre Sabellius et évite cependant l’erreur d’Arius en confessant une
seule essence pour les trois Personnes. Dans le mystère de
l’Incarnation au contraire, Elle distingue les natures contre Eutychès
mais ne sépare pas la personne comme le faisait Nestorius. De même en
ce qui concerne le statut des âmes après la mort, Elle reconnaît
l’existence de peines purgatives, mais seulement pour ceux qui ont
quitté cette vie sans péché mortel, avec la charité et la grâce, en ne
confessant toutefois pas avec Origène le rôle purificateur de toutes
les peines après la mort. Elle affirme que les hommes qui meurent en
état de péché mortel seront tourmentés éternellement avec le diable et
ses anges.

Si l’on veut vérifier cette assertion, il semble
qu’il faille tout d’abord considérer que ceux qui meurent en état de
péché mortel sont aussitôt emportés vers les supplices infernaux. Cela
est clairement prouvé par l’autorité évangélique. Le Seigneur dit en
effet en Luc que « l’homme riche mourut » après avoir pris part à un
festin et qu’il « fut enseveli en enfer » (Lc 16, 22). L’évidence de
son tourment ressort de ce qu’il dit lui-même : « Je suis tourmenté
dans cette flamme » (Lc 16, 24). Dans le livre de Job, il est dit des
impies la chose suivante : « Ils passent leur vie au milieu des
agréments et soudain ils descendent aux enfers, eux qui disaient à Dieu
: Éloignez-vous de nous, nous ne voulons rien savoir de vos voies » (Jb
21, 13-14).

Or, avant la passion du Christ, ce n’étaient pas
seulement les impies qui descendaient en enfer pour leurs péchés
propres, mais aussi les justes[25] à cause du péché du premier parent ;
voilà pourquoi Jacob disait : « C’est en pleurant que je descendrai
vers mon fils en enfer » (Gn 37, 35). Et c’est aussi la raison pour
laquelle le Christ lui-même, en mourant, descendit aux enfers, suivant
ce que dit le Symbole de la foi et comme l’avait prédit le Psalmiste :
« Vous n’abandonnerez pas mon âme en enfer » (Ps 15, 10). Pierre
explique ce point concernant le Christ, dans les Actes (Ac 2, 27).
Cependant il est vrai que le Christ est descendu aux enfers d’une autre
manière, non pas comme s’Il avait été punissable à cause du péché,
mais, comme le seul parmi les morts qui fût libre, afin de mettre aux
fers la captivité elle-même (cf. Ep 4, 8 ), après avoir dépouillé les
principautés et les puissances (cf. Col 2, 15), comme cela avait été
prédit par Zacharie : « Or toi, par le sang de ton alliance, tu as
libéré ceux qui étaient prisonniers de l’abîme » (Za 9, 11).

Mais,
puisque la compassion de Dieu se répand sur toutes ses œuvres (Cf. Ps
144, 9), il faut, à plus forte raison encore, croire que tous ceux qui
meurent sans tache reçoivent aussitôt le prix de la récompense
éternelle. Et cela se prouve par des autorités évidentes. L’Apôtre en
effet, alors qu’il faisait mention des tribulations des saints, dit,
dans la seconde Épître aux Corinthiens : « Nous savons en effet que, si
cette tente, où nous habitons sur terre, vient à être détruite, nous
avons dans le ciel une maison qui est l’œuvre de Dieu, une demeure
éternelle qui n’est pas faite de main d’homme » (2 Co 5, 1). Il semble
que nous puissions, au terme d’une première lecture de ces paroles,
conclure que, une fois le corps mortel détruit, l’homme soit revêtu de
la gloire céleste ; mais pour que cette interprétation apparaisse avec
plus d’évidence, il nous faut l’expliciter par les considérations
suivantes.

L’Apôtre en effet, après avoir évoqué ces deux
choses, à savoir la dissolution de l’habitation terrestre et
l’obtention d’une demeure céleste, s’attache à montrer, par ce qu’il
ajoute ensuite, quel rapport le désir de l’homme a à l’égard de l’une
et de l’autre (2 Co 5, 2 et suivants). D’abord concernant le désir de
la demeure céleste il dit que « nous soupirons et gémissons après lui »
– comme si notre désir ne pouvait souffrir le moindre délai –, « dans
le désir de revêtir » notre habitation céleste par-dessus la première
». Il nous donne aussi à comprendre que cette demeure céleste, dont il
avait parlé plus haut, n’est pas quelque chose qui serait dissocié de
l’homme, mais quelque chose qui lui serait étroitement lié. En effet on
ne dit pas que l’homme est revêtu d’une maison, mais plutôt d’un
vêtement ; par contre on dit que quelqu’un habite dans une maison. Par
le fait d’associer ces deux choses dans l’expression : ‘revêtus d’une
habitation’, il laisse voir que l’objet désiré est à la fois quelque
chose d’attaché à l’homme, puisqu’il en est revêtu, mais que c’est
également quelque chose qui l’englobe et le dépasse, puisqu’il y
habite. Ce qui suit nous fera voir quel est cet objet que nous désirons.

Mais
puisqu’il n’a pas simplement dit ‘vêtus’ mais ‘revêtus’, il en explique
la raison en ajoutant : « À condition toutefois que nous soyons trouvés
vêtus et non pas nus » ; comme pour dire : si l’âme se revêt de son
habitation céleste sans s’être préalablement débarrassée de sa demeure
terrestre, l’acquisition de cette demeure céleste doit être considérée
comme un pardessus. Mais puisqu’il est nécessaire que l’âme se
dépouille de sa demeure terrestre pour se vêtir de la céleste, on ne
peut pas dire ‘revêtus par-dessus’, mais seulement ‘vêtus’.

On
pourrait alors demander à l’Apôtre : « Mais pourquoi donc avez-vous dit
: ‘désirant être revêtus par-dessus’ » ? Il répond à cela en ajoutant :
« Car tant que nous sommes dans cette tente », – l’habitation terrestre
dont nous sommes revêtus est qualifiée de tente, comme quelque chose de
provisoire, et non pas de maison, qui connote plutôt la permanence –, «
nous gémissons accablés », comme si quelque obstacle se présentait à
l’encontre de notre désir, « du fait que » selon notre désir naturel «
nous ne souhaitons pas être dépouillés » de [notre] tente terrestre, «
mais revêtus par-dessus » de la demeure céleste « de telle sorte que ce
qu’il y a de mortel en nous soit absorbé par la vie », c’est-à-dire :
afin que nous entrions dans la vie immortelle sans goûter à la mort.

Quelqu’un
pourrait en outre objecter à l’Apôtre : « Il semble raisonnable de dire
que nous ne souhaitons pas être débarrassés de cette demeure terrestre
qui nous est connaturelle ; mais pourquoi alors désirons-nous être
revêtus de la demeure céleste ? » Pour répondre à cela, il ajoute : «
Et Celui par lequel nous sommes placés dans cette situation », à savoir
désirer les choses célestes, « c’est Dieu. » Et pour montrer comment
Dieu a mis ce désir en nous, il ajoute : « Lui qui nous a donné pour
gage son Esprit » ; c’est en effet par le Saint-Esprit, que Dieu nous
donne en gage, que nous avons la certitude d’obtenir l’habitation
céleste. De même qu’un acompte constitue une garantie certaine de
récupérer ce qui nous est dû, de même, c’est sur cette certitude que
nous sommes fondés à désirer notre demeure céleste.

Ainsi donc
deux désirs nous habitent : le premier qui vient de notre nature, c’est
de ne pas abandonner notre demeure terrestre, et l’autre que la grâce
fait naître, qui nous fait aspirer à l’obtention de la demeure céleste.
Mais ces deux désirs ne peuvent être satisfaits simultanément, parce
qu’il ne nous est pas possible de parvenir à notre habitation céleste
sans abandonner la terrestre. C’est pourquoi, animés d’une confiance
ferme et hardie, nous préférons le désir de la grâce à celui de la
nature, de sorte que nous voulons abandonner la demeure terrestre et
parvenir à la céleste. Et c’est ce qu’il ajoute : « Nous restons donc
pleins d’assurance : nous savons que tout le temps que nous passons
dans ce corps est un exil loin du Seigneur, car c’est dans la foi et
non dans la vision que nous cheminons. Aussi nous sommes pleins
d’assurance et aimons mieux finalement quitter notre corps pour être
près du Seigneur. » Il est clair que c’est ce corps corruptible qu’il a
nommé plus haut ‘la demeure terrestre de notre séjour ici-bas’, ou
encore ‘cette tente’ ; et au même titre, le corps peut être considéré
pour l’âme comme un vêtement.

Nous voyons clairement aussi ce
qu’est cette « demeure non pas faite de main d’homme, mais éternelle
dans les cieux » dont il a été question plus haut : en fait il s’agit
de Dieu lui-même, que les hommes revêtent ou en qui ils habitent,
lorsqu’ils sont auprès de lui, face à face, c’est-à-dire lorsqu’ils le
voient tel qu’Il est. Mais, aussi longtemps qu’ils tiennent par la foi
ce qu’ils ne voient pas encore, ils sont en exil loin de Lui. Les
saints désirent donc être exilés loin de leur corps, c’est-à-dire que
leur âme soit séparée de leur corps par la mort, de sorte que, ainsi
exilés de leur corps, ils soient près du Seigneur. Il est donc
manifeste que les âmes des saints, séparées de leur corps, arrivent à
leur habitation céleste, lorsqu’ils parviennent à la vision de Dieu. La
gloire des âmes saintes, qui consiste en la vision de Dieu, n’est donc
pas différée jusqu’au jour du jugement, lorsqu’elles reprendront leur
corps.

Cela apparaît aussi dans ce que dit l’Apôtre aux
Philippiens : « J’ai le désir d’être séparé [de la chair] et d’être
avec le Christ » (Ph 1, 23). Or ce désir serait vain si, une fois
séparé du corps, Paul n’était pas encore avec le Christ, dont c’est un
fait établi qu’Il demeure dans les cieux. Les âmes des saints
rejoignent donc le Christ dans les cieux après leur mort. Le Seigneur a
d’ailleurs dit ouvertement au larron crucifié qui avouait ses crimes :
« Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis » (Lc 23, 43), en désignant
par ‘paradis’ la jouissance de la gloire. C’est pourquoi il ne faut pas
croire que le Christ diffère jusqu’au au moment de la réintégration des
corps [c’est-à-dire au moment de la résurrection finale], la
rémunération de ses fidèles pour ce qui est de la glorification de
l’âme. Donc quand le Seigneur dit : « Dans la maison de mon Père, il y
a beaucoup de demeures » (Jn 14, 2), c’est en référence aux différents
types de récompenses par lesquels les saints sont rétribués par Dieu
dans la béatitude céleste, non pas hors de la maison, mais dans
celle-ci.

Ces choses étant établies, il en découle qu’il existe
apparemment un lieu où les âmes sont purifiées après la mort. Il
ressort en effet manifestement de nombreuses autorités de la sainte
Écriture que personne ne peut parvenir à cette gloire céleste tant
qu’il est souillé. Il est dit en effet au sujet de la participation à
la divine sagesse, dans le livre de la Sagesse, qu’Elle est « une
certaine émanation pure de la gloire de Dieu tout-puissant et voilà
pourquoi rien de souillé ne peut pénétrer en Elle » (Sg 7, 25). Or la
félicité céleste consiste dans la participation parfaite de la sagesse
par laquelle nous verrons Dieu par la vision ; il faut donc que ceux
qui sont conduits à cette béatitude soient absolument sans souillure.
La même chose est exprimée plus nettement en Isaïe : « On l’appellera
la voie sainte, et rien de souillé ne passera par elle » (Is 35, 8 ) ;
et il est dit dans l’Apocalypse : « Rien de souillé n’y entrera » (Ap
21, 27).

Il arrive en outre que d’aucuns, à l’heure de leur
mort, soient souillés par quelques taches de péchés, qui ne leur valent
cependant pas de mériter la damnation éternelle de l’enfer : il s’agit
des péchés véniels, comme une vaine parole ou quelque chose de la
sorte. Ceux qui décèdent alors qu’ils sont souillés par des péchés de
cette sorte ne peuvent donc pas aussitôt après leur mort parvenir à la
béatitude céleste. Or ils y parviendraient s’il n’y avait en eux aucune
souillure de ce type, comme on l’a prouvé plus haut. Ils auront au
moins à subir un temps d’attente avant d’accéder à la gloire, en raison
de leurs péchés véniels. Mais il n’y a aucune raison de concéder que
les âmes, après la mort, aient à souffrir davantage cette peine-là
plutôt qu’une autre, d’autant plus que la privation de la vision divine
et la séparation d’avec Dieu constituent une peine plus grande même que
le supplice du feu pour ceux qui sont en enfer. Les âmes de ceux qui
meurent en état de péché véniel endurent donc un feu purificateur après
la mort.

Quelqu’un pourrait objecter que les péchés véniels de
ce genre doivent encore être purifiés par le feu de la conflagration
finale qui précédera l’apparition de la face du Juge[26]. Mais cette
position ne peut tenir étant donné ce qui a été dit. Nous avons en
effet montré que les âmes des saints en lesquelles il n’y a pas de
souillure obtiennent immédiatement l’habitation céleste une fois
séparées de leur corps. Mais on ne peut pas dire que les âmes de ceux
qui décèdent en état de péché véniel parviennent à la gloire céleste
avant d’être purifiées, comme cela a été montré. La gloire de ceux-ci
serait donc, à cause de leurs péchés véniels, différée jusqu’au jour du
jugement ? Il paraît tout à fait improbable que quelqu’un souffre une
peine aussi grande pour des péchés légers, à savoir être privé de la
gloire jusqu’au jour du jugement dernier.

De plus, il arrive que
certains n’aient pas pu accomplir pleinement avant leur mort la
pénitence due pour les péchés pour lesquels ils faisaient pénitence ;
il ne convient pas à la justice divine qu’ils ne s’acquittent pas
complètement de leur peine. Sinon, ceux qui meurent prématurément
seraient dans une condition meilleure que ceux qui en cette vie
accomplissent une longue pénitence pour leurs péchés : ils endureront
donc une peine [purificatrice] de cette sorte après la mort. Mais pas
en enfer, où les hommes sont punis pour leurs péchés mortels, puisque
déjà leurs péchés mortels leur ont été remis par la pénitence. Il ne
serait pas non plus convenable que, pour être quitte de cette peine, la
gloire qui leur est due soit reportée jusqu’au jour du jugement. Il
faut donc poser qu’il existe des peines temporelles et purificatrices
après cette vie mais avant le jour du jugement.

Le rite de
l’Église introduit par les Apôtres s’accorde aussi avec ce que nous
affirmons[27]. Toute l’Église en effet prie pour les fidèles défunts.
Or il est manifeste qu’Elle ne prie pas pour ceux qui sont en enfer,
parce qu’il n’y a là aucune rédemption ; Elle ne le fait pas non plus
pour ceux qui déjà ont obtenu la gloire céleste, parce que ceux-là ont
déjà atteint leur fin. Il reste donc qu’il y a d’autres peines
temporelles et purificatrices après cette vie, et c’est pour la
rémission de celles-ci que prie l’Église.

Voilà pourquoi
l’Apôtre dit aussi aux Corinthiens : « Le feu éprouvera quelle aura été
l’œuvre de chacun. Si l’œuvre qu’il a édifiée demeure, il recevra une
récompense. Si elle s’embrase, il endurera lui-même un préjudice mais
sera sauvé, mais comme en passant à travers le feu » (1 Co 3, 13-15).
Cela ne peut pas être compris au sujet du feu de l’enfer, parce que
ceux qui endurent ce feu ne sont pas sauvés ; il est donc nécessaire de
le comprendre d’un autre feu, un feu purificateur.

Mais
quelqu’un peut objecter qu’il faille comprendre cela au sujet du feu
qui précédera l’apparition de la face du Juge, surtout parce qu’il est
dit juste avant (v. 13) de l’œuvre de chacun : « Le jour du Seigneur la
fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu ». Il faudrait
alors comprendre le jour du Seigneur comme celui de son dernier
avènement, comme le dit l’Apôtre dans la première Épître aux
Thessaloniciens : « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la
nuit » (1 Th 5, 2).

Mais il faut remarquer ceci : comme le jour
du jugement est appelé jour du Seigneur parce que c’est celui de son
avènement pour le jugement universel du monde entier, ainsi le jour de
la mort de chacun est appelé jour du Seigneur puisque l’on dit que le
Christ vient vers chacun lorsqu’il meurt pour le rémunérer ou le
condamner. C’est pourquoi, relativement à la rémunération des bons, le
Seigneur dit à ses disciples, ainsi que nous le rapporte l’évangile de
Jean : « Une fois que je serai allé vous préparer une place, je
reviendrai vous prendre avec Moi pour que, là où Moi je suis, vous
soyez aussi » (Jn 14, 3). D’autre part, relativement à la condamnation
des méchants, il est dit dans l’Apocalypse : « Fais pénitence et
reprends tes premières œuvres ; sinon je viendrai à toi et j’enlèverai
ton chandelier de sa place » (Ap 2, 5). Le jour du Seigneur où il
viendra pour le jugement universel sera révélé dans le feu qui
précédera la face du Juge. En ce jour, les réprouvés seront entraînés
au supplice éternel et les justes qui seront vivants ce jour-là, seront
purifiés. Mais le jour du Seigneur où Il juge chacun à sa mort sera
révélé dans le feu qui purifie les bons et condamne les impies.

Ainsi donc il apparaît manifestement qu’il existe un purgatoire après la mort.

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MessageSujet: Re: Purgatoire ?   Dim 13 Nov - 12:37


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MessageSujet: Re: Purgatoire ?   Lun 14 Nov - 19:52

Merci.

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MessageSujet: Re: Purgatoire ?   Aujourd'hui à 20:57

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Purgatoire ?
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