Tradition Catholique (Sede Vacante)

Bienvenue à vous tous et qui que vous soyez!
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Evangile selon Saint Matthieu , chap 20 ; verset 24 - 28

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 19491
Localisation : La Nouvelle Jérusalem.
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Evangile selon Saint Matthieu , chap 20 ; verset 24 - 28   Ven 25 Sep - 15:24

Evangile selon Saint Matthieu , chap 20 ; verset 24 - 28

Citation :
Ayant entendu cela, les dix autres s’indignèrent contre les deux frères.
Mais Jésus les appela et dit : « Vous savez que les chefs des nations leur commandent en maîtres, et que les grands exercent leur empire sur elles.
Il n’en sera pas ainsi parmi vous ; au contraire, celui qui voudra devenir grand, parmi vous, se fera votre serviteur ;
et celui qui voudra, parmi vous, être premier, se fera votre esclave.
C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. »

http://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89vangile_selon_Saint_Matthieu_-_Crampon#Chapitre_20

_________________
Paltalk

Room Tradition Catholique Sede Vacante (partie Europe/ France)
https://sites.google.com/site/catholicismerefuteislam/

http://www.dailymotion.com/sedevacantisme

" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

Saint Ambroise, évêque de Milan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://islamajesus.forumactif.com/forum.htm
admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 19491
Localisation : La Nouvelle Jérusalem.
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: Evangile selon Saint Matthieu , chap 20 ; verset 24 - 28   Ven 25 Sep - 15:28

Commentaire par Saint Thomas d'Aquin.

Verset 24-28


http://docteurangelique.free.fr/index.html

S. Jean Chrysostome :

(hom. 65.) Tant que Jésus-Christ n’a fait qu’exprimer sa volonté à l’égard des deux disciples, les autres Apôtres n’éprouvèrent aucun sentiment de peine; ils ne s’indignent que lorsqu’il les reprend: « Et les dix autres ayant entendu, » etc.

S. Hilaire :

Ce n’est pas sur la mère qu’ils font retomber la témérité d’une pareille demande, mais sur les enfants qui, paraissant ignorer ce qu’ils étaient, se sont laissé dominer par une ambition aussi démesurée.

S. Jean Chrysostome :

(hom. 65.) Ils comprirent que cette demande venait des deux frères, quand le Sauveur leur adressa ce reproche. Jusque-là, lorsqu’ils avaient vu les marques particulières d’honneur qu’il leur donnait, comme dans sa transfiguration, quelle que fût la peine qu’ils en ressentaient intérieurement, ils n’osaient pas la faire paraître au dehors, par respect pour leur divin Maître.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) La demande des deux disciples avait été toute charnelle, la tristesse des dix autres fut de même nature, car s’il est blâmable de vouloir s’élever au-dessus des autres, il est on ne peut plus glorieux d’accepter que d’autres soient élevés au-dessus de nous.

S. Jérôme :

Toutefois le divin Maître ne reproche ni leur ambition aux deux disciples, ni leur indignation jalouse aux dix autres: « Mais Jésus les appela à lui, » etc.

S. Jean Chrysostome :

(hom. 66.) Comme il les voit dans le trouble, il les appelle à lui pour les consoler en leur adressant la parole de plus près, car les deux frères s’étaient séparés de la société des dix Apôtres pour se rapprocher du Seigneur et lui parler en particulier. Or, il apaise les sentiments de leur âme, non plus comme précédemment, en plaçant un petit enfant au milieu d’eux, mais par un exemple tout opposé: « Vous savez, leur dit-il, que les princes des nations dominent sur elles. »

Origène :

C’est-à-dire: Vous savez que, non contents de gouverner leurs sujets, ils aspirent à une domination tyrannique; mais pour vous, qui êtes mes disciples, il n’en sera pas de la sorte, car, si les choses matérielles sont soumises à la nécessité, les choses spirituelles dépendent de la volonté. Ceux donc qui sont revêtus d’une puissance toute spirituelle doivent faire reposer toute leur autorité sur l’affection de ceux qui leur sont soumis, plutôt que sur la crainte des châtiments extérieurs.

S. Jean Chrysostome :

(hom. 66.) Il leur montre en même temps que c’est le propre des nations idolâtres d’ambitionner la primauté, et par cette comparaison il apaise l’agitation de leur âme.

S. Jean Chrysostome :

(sur S. Matth.) C’est une chose louable de désirer le travail du ministère, car le travail dépend en partie de notre volonté, aussi bien que la récompense qui la suit; mais c’est une vanité que d’ambitionner l’honneur des premières dignités, parce qu’elles dépendent de la volonté de Dieu. Aussi, quand bien même nous obtiendrions cet honneur, nous ne savons pas si nous méritons la couronne de justice.

En effet, l’Apôtre ne sera pas trouvé digne d’éloges aux yeux de Dieu pour avoir été apôtre, mais pour avoir bien rempli les devoirs de l’apostolat; de même ce n’est pas aux mérites qui ont précédé sa vocation que l’Apôtre doit l’honneur de l’apostolat; mais il a été jugé digne de ce ministère, d’après les dispositions de son âme. Disons encore que les premières dignités vont au devant de ceux qui les fuient, et fuient ceux qui les recherchent.

Ce qu’il faut désirer, ce n’est donc point un rang plus élevé, mais une vie plus vertueuse. C’est donc pour éteindre l’ambition des deux frères et l’indignation des autres Apôtres, que le Sauveur établit cette différence entre les princes du monde et les chefs de l’Église, et il montre ainsi que le pouvoir ecclésiastique ne doit être ni recherché par celui qui ne l’exerce pas, ni envié à celui qui en est revêtu. Les princes du monde semblent n’être établis que pour faire peser leur domination sur leurs inférieurs, les réduire en servitude, les dépouiller et les exploiter jusqu’à la mort au profit de leur propre gloire et de leur utilité personnelle.

Les princes de l’Église, au contraire, ne sont placés à sa tête que pour servir leurs inférieurs, leur distribuer tout ce qu’ils ont reçu de Jésus-Christ, pour veiller aux intérêts des fidèles au détriment de leurs intérêts personnels, et ne point reculer devant la mort même pour les sauver. Il n’est donc ni juste, ni utile de désirer la puissance et les honneurs dans l’Église, car quel est l’homme tant soit peu sage qui voudrait se soumettre de lui-même à une si grande servitude et au danger effrayant de rendre compte pour toute l’Église, à moins qu’il n’ait perdu toute crainte des jugements de Dieu, et qu’il ne veuille faire un abus indigne de la puissance ecclésiastique en la transformant en un pouvoir tout séculier ?

S. Jérôme :

Jésus termine en se proposant comme exemple pour faire rougir par ses actions ceux que ses paroles laisseraient insensibles: « Comme le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi. »

Origène :

Les anges et Marthe l’ont servi, il est vrai; il n’est cependant pas venu pour être servi, mais pour servir, et il poussa si loin cette servitude à l’égard des autres, qu’il accomplit les paroles suivantes: « Et pour donner sa vie en mourant pour la rédemption de plusieurs, » qui ont cru en lui. Mais comme il a été le seul qui fût libre entre les morts (Ps 87), et plus fort que toute la puissance de la mort, il a par là même affranchi de la mort tous ceux qui ont voulu le suivre. Les princes de l’Église doivent donc imiter Jésus-Christ qui se rendait accessible, ne dédaignait pas de parler aux femmes, d’imposer les mains sur les petits enfants, et de laver les pieds à ses disciples pour les engager à en faire autant à leurs frères.

Mais, malgré cet exemple, nous offrons dans notre conduite le spectacle d’un orgueil qui va au delà de l’orgueil des princes du monde; car, soit que nous ne voulions pas comprendre, soit que nous méprisions le précepte de Jésus-Christ, nous voulons, comme les rois de la terre, nous faire précéder par des gardes, nous cherchons à nous rendre redoutables et de difficile accès, surtout à l’égard des pauvres; nous n’avons pour les autres et nous ne voulons pour nous-mêmes aucune marque d’affabilité.

S. Jean Chrysostome :

(hom. 66.) Donc, à quelque degré que vous puissiez vous humilier, jamais vous ne descendrez aussi bas que votre Sauveur et votre Dieu.

_________________
Paltalk

Room Tradition Catholique Sede Vacante (partie Europe/ France)
https://sites.google.com/site/catholicismerefuteislam/

http://www.dailymotion.com/sedevacantisme

" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

Saint Ambroise, évêque de Milan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://islamajesus.forumactif.com/forum.htm
 
Evangile selon Saint Matthieu , chap 20 ; verset 24 - 28
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» SUITE DE SAINT MATTHIEU (Chap. 1, vv. 22-25) par Saint Jean Chrysostôme. (Extraits).
» L'Evangile selon saint Matthieu (film)
» Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 9-13)
» A la suite de Jésus. Saint Matthieu, chapitre 8, 18-22
» Evangile selon saint Thomas...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tradition Catholique (Sede Vacante) :: La Sainte Liturgie :: Ecriture Sainte et commentaire-
Sauter vers: