Tradition Catholique (Sede Vacante)

Bienvenue à vous tous et qui que vous soyez!
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 La communauté Sant’Egidio et l’esprit d’Assise

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
admin
Admin


Nombre de messages : 19488
Localisation : La Nouvelle Jérusalem.
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: La communauté Sant’Egidio et l’esprit d’Assise   Lun 5 Oct - 17:57

Historique :

La Communauté Sant’Egidio[1] a été fondée en 1968, à Rome. Elle tient son nom de l’église de Sant’Egidio, dans le quartier du Trastevere, où le centre de la Communauté se trouve aujourd’hui.

Sant'Egidio est la traduction en italien de saint Gilles ou saint Gilles l'Ermite du VIIe siècle. La Communauté Sant’Egidio est un mouvement chrétien de laïcs qui compte 40.000 membres dans plus de 60 pays sur tous les continents. Ils se réunissent pour la prière et construisent des amitiés avec les plus pauvres de leur ville. Au niveau international, Sant’Egidio s’engage en faveur du dialogue entre les religions et la résolution pacifique des conflits. La communauté Sant’Egidio est aussi connue pour ses combats contre la peine de mort et du virus du Sida.






Andrea Riccardi
Son fondateur est Andrea Riccardi (né en 1950 à Rome).

Depuis 1981, Andrea Riccardi est professeur d'histoire du christianisme et des religions à l'université de Rome III. En plus d'un engagement au service des pauvres, Andrea Riccardi est engagé avec la communauté Sant'Egidio dans le dialogue interreligieux et le travail pour la paix. Tous les ans, depuis 1987, il organise des rencontres interreligieuses à la suite et dans l'esprit de la Rencontre d'Assise de 1986. Il a reçu le Prix Notre-Dame (États-Unis) en 2001 et le prix Niwano de la paix (Japon) en 2004 pour cet engagement en faveur de la paix. (source Wikipedia).

_________________
Paltalk

Room Tradition Catholique Sede Vacante (partie Europe/ France)
https://sites.google.com/site/catholicismerefuteislam/

http://www.dailymotion.com/sedevacantisme

" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

Saint Ambroise, évêque de Milan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://islamajesus.forumactif.com/forum.htm
admin
Admin


Nombre de messages : 19488
Localisation : La Nouvelle Jérusalem.
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: La communauté Sant’Egidio et l’esprit d’Assise   Lun 5 Oct - 18:00

Rencontre interreligieuse 2009 à Cracovie :



En 2009, la rencontre religieuse organisée dans l’esprit d’Assise se déroula à Cracovie du 6 au 8 septembre sous le patronage de l’Archevêque de Cracovie, Stanislaw Dziwisz, ancien secrétaire de Wojtyla-Jean-Paul II durant tout le ”pontificat” de ce dernier (1978-2005). Le titre de la réunion était : ”La Paix est un atelier ouvert à tous”, reprenant une citation de Wojtyla-Jean-Paul II.

Voici la présentation de cette rencontre donnée par le site internet de la Communauté Sant’Egidio :

Les leaders des grandes religions mondiales, chefs d’États et hommes et femmes de culture seront à Cracovie du 6 au 8 septembre à l’invitation de la Communauté de Sant’Egidio et du card. Stanislaw Dziwisz.

“L’Esprit d’Assise” revient en Pologne et cette fois-ci dans la ville de Jean-Paul II, où le grand pape s’est formé culturellement, humainement et spirituellement.

Les leaders des grandes religions se sont donnés rendez-vous à un carrefour de l’histoire européenne et donneront vie à un pèlerinage inédit pour ses dimensions et sa représentation dans le camp d’extermination
d’Auschwitz-Birkenau, comme signe de réconciliation et de paix, pour souligner un refus radical de la violence et de la guerre comme instrument pour la résolution des conflits internationaux.

Il s’agira aussi d’une occasion spéciale pour reparcourir les plus de vingt ans de dialogue inaugurés par Jean-Paul II, dans les lieux où il a vécu les
dramatiques années de la guerre et l’expérience du dialogue à travers la
connaissance d’un ami juif. C’est probablement pendant ses années à Cracovie que s’est formée en lui l’intuition du rêve qui s’est réalisé à Assise avec la journée historique de prière et de jeûne du 27 octobre 1986 : l’invocation de Dieu par toutes les religions de la planète pour qu’il donne la paix à un monde marqué par les blessures profondes de la division et de la guerre.

La mémoire tragique des 70 ans du début de la seconde Guerre mondiale, l’anniversaire des vingt ans de la chute du Mur de Berlin et des régimes communistes en Europe orientale sont à l’origine de l’invitation de son secrétaire Stanislaw Dziwisz, Archevêque de Cracovie et cardinal et de la Communauté de Sant’Egidio pour vivre ensemble l’esprit d’Assise, de Cracovie au monde entier.

A une époque difficile, de crise économique et de conflits régionaux qui rendent incertaines, apeurées et déracinées les générations de notre temps, les religions retrouveront dans le dialogue les énergies spirituelles à offrir à un monde sans vision et donc sans futur.

Plus de dix cardinaux présents, dont le card. Dziwisz, les cardinaux Rylko,
Sandri, Sepe, Sistach, Poupard, Glemp, Macharski, Shirayanagi, Mc.Carrick
et le Patriarche Greco-Melkite d’Antioche Gregorios III Laham.

Parmi les Églises orthodoxes et les anciennes Églises Orientales, sont attendus les deux témoignages des souffrances du Moyen Orient et de l’Afrique, Sa Sainteté Karekine II Patriarche suprême et Catholicos de tous les Arméniens et Sa Sainteté Abuna Paulos, Patriarche de l’Église Orthodoxe d’Éthiopie, qui a connu sept années de prison. Le témoin de la dernière rencontre interreligieuse, Sa Béatitude Chrysostomos II, Archevêque de Nouvelle Justinienne et de Chypre.

La participation de nombreuses régions du monde sera riche avec des représentants de communions chrétiennes mondiales, des Organisations chrétiennes internationales et des grandes religions mondiales.

Du Révérend Dr. Ishmael Noko Secrétaire général de la Fédération Luthérienne Mondiale au Grand Rabbin d’Israël Yona Metzger, à Shear-Yashuv Cohen, Grand Rabbin de Haïfa, avec une présence significative musulmane d’Indonésie, d’Inde, d’Égypte, du Maroc, de Turquie, du Liban, de Côte d’Ivoire, du Qatar, à des représentants du Bouddhisme et de l’Hindouisme.

Enfin, les Autorités internationales présentes et chefs d’États seront aussi nombreux : de Chypre au Costa Rica.

Il est important de remarquer des représentants politiques, religieux, financiers et universitaires du monde entier sont à chaque fois présents aux rencontres interreligieuses organisées par la communauté Sant’Egidio. Notons de plus que ce ne sont pas ”seconds couteaux” qui effectuent le déplacement. Par exemple, notons la présence de José Manuel Barroso (qui vient de se faire réélire à la présidence de l’Union Européenne), du Grand Rabbin d’Israël Yona Metzger, du Cardinal Walter Kasper en charge de l’œcuménisme au Vatican, ...

Voici une liste non exhaustive des principales personnalités présentes à Cracovie du 6 au 8 septembre et ayant participé à un ou plusieurs colloques de la journée du 7 septembre :

Françoise Rivière -
Directrice générale adjointe de l’UNESCO, France

Michel Camdessus -
Gouverneur honoraire de la Banque de France

Henri de Luxembourg -
Grand-Duc de Luxembourg

Filip Vujanović -
Président de la République du Monténégro

Ahmad Al-Tayyeb - Recteur
de l'Université Al-Azhar, Égypte

Mordechay Lewy -
Ambassadeur d’Israël au Saint-Siège

David Brodman - Grand
Rabbin de Savyon, Israël

Michael Schudrich - Grand
Rabbin de Pologne

Franco Sottocornola -
Centre pour le Dialogue Interreligieux Shinmeizan, Japon

David Hamid - Évêque
anglican, Royaume Uni

Tomokazu Hatakeyama -
Vice-Serétaire général de l’WCRP, Japon

Francis Martin-Xavier Campbell - Ambassadeur de la Grande Bretagne au Saint Siège

Giuseppe Laras -
Président de l’Assemblée des Rabbins d’Italie

Lech Wałęsa -
Ex Président de la République de Pologne

Sohan Lal Gandhi -
Président de la Anuvrat Global Organization, Inde

Christine Boutin[2]
- Ancienne Ministre du Logement, France

David Rosen - Président
de l’International Jewish Committee for Interreligious
Consultations, Israël

Une autre personnalité de taille, bien que non présente à Cracovie, apporta son soutien à ces journées interreligieuses : Ratzinger-Benoît XVI.

_________________
Paltalk

Room Tradition Catholique Sede Vacante (partie Europe/ France)
https://sites.google.com/site/catholicismerefuteislam/

http://www.dailymotion.com/sedevacantisme

" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

Saint Ambroise, évêque de Milan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://islamajesus.forumactif.com/forum.htm
admin
Admin


Nombre de messages : 19488
Localisation : La Nouvelle Jérusalem.
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: La communauté Sant’Egidio et l’esprit d’Assise   Lun 5 Oct - 18:06

Le 6 septembre, à 10h00, eut
lieu une ”célébration eucharistique” au Sanctuaire de la Divine Miséricorde de
Cracovie, lieu dans lequel Ratzinger-Benoît XVI était venu lors de son
voyage en Pologne en mai 2006. Lors de cette ”célébration”, il y eut deux
homélies : une du Cardinal Dziwisz et une du métropolite Serafim de l’Église Orthodoxe de Roumanie.



Intérieur au goût plus que douteux du Sanctuaire de la
Divine Miséricorde de Cracovie.

A 12h00, il fut établi une liaison
audiovisuelle en direct avec Ratzinger-Benoît XVI, qui, lors de l’Angelus, envoya ses bons vœux à cette rencontre
interreligieuse :


Voici le texte lu par Ratzinger-Benoît XVI aux
personnes assemblées à Cracovie :

Je désire
adresser un message cordial aux participants au Congrès international « Hommes
et religions » qui se tient à Cracovie sur le thème : « Religions et cultures
en dialogue ».

De
nombreuses personnalités et représentants des différentes religions sont réunis
- à l’invitation de l’Archidiocèse de Cracovie et de la Communauté de Sant’Egidio - pour réfléchir et prier en faveur de la paix,
soixante-dix ans après le déclenchement de la seconde Guerre mondiale. Nous ne
pouvons pas ne pas rappeler les événements dramatiques qui ont accompagné le
début d’un des plus terribles conflits de l’histoire, un conflit qui a fait des
dizaines millions de morts et a causé tant de souffrances au peuple polonais
bien-aimé ; un conflit qui a vu la tragédie de l’Holocauste et l’extermination
de tant d’autres innocents.

La
mémoire de ces événements nous incite à prier pour les victimes et pour ceux
qui en portent encore les blessures dans leur corps et dans leur cœur ; qu’elle
soit un avertissement pour tous à ne plus jamais répéter de tels actes de
barbarie et à intensifier leurs efforts pour édifier en notre temps – un temps
encore marqué par les conflits et les affrontements – une paix durable, en transmettant
en particulier aux nouvelles générations une culture et un style de vie
inspirés par l’amour, la solidarité et l’estime de l’autre. Dans cette
perspective, l’apport que les religions peuvent et doivent donner est
particulièrement important afin de promouvoir le pardon et la réconciliation,
et de lutter contre la violence, le racisme, le totalitarisme et l’extrémisme
qui défigurent l’image du Créateur dans l’homme, en effaçant l’horizon de Dieu,
et qui conduisent ainsi au mépris de l’homme.


Que le
Seigneur nous aide à construire la paix, en partant de l’amour et de la
compréhension mutuelle (cf. Caritas in veritate).



Une nouvelle fois, Ratzinger-Benoît
XVI
prêche l’inverse de ce qu’a toujours enseigné l’Église catholique. La
véritable paix ne pourra s’établir que par la Royauté Sociale de Notre Seigneur
Jésus-Christ et par la prédication des préceptes évangéliques et non par une
collaboration entre toutes les religions du monde. Ce discours – en phase avec
sa dernière ”encyclique” – est une étape de plus dans la formation d’un
gouvernement mondial et d’une religion universelle.

Voici à l’inverse ce
qu’enseignait le Pape Benoît XV dans son Encyclique Ad
beatissimi apostolorum
du 1er novembre 1914 :

[...]
la société humaine court à sa ruine, si Dieu ne se hâte de lui venir en aide.

Voici
en effet ce que Nous voyons : absence de bienveillance mutuelle dans les
rapports des hommes entre eux ; mépris de l'autorité ; luttes injustes des
différentes classes de citoyens ; appétit désordonné des biens périssables,
comme s'il n'y en avait pas d'autres, supérieurs de beaucoup, proposés à
l'activité humaine. Tels sont, à Notre avis, les quatre chefs de désordre, d'où
proviennent les perturbations si graves de la société, et contre lesquels doivent
se réunir tous les efforts, par le recours aux principes du
christianisme,
si l'on veut sérieusement ramener dans les États l'ordre
et la paix.

Et
d'abord, lorsqu'Il descendit du ciel précisément pour rétablir parmi les hommes
le règne de cette paix, détruite par la jalousie de Satan, Notre-Seigneur
Jésus-Christ ne voulut pas d'autre fondement pour cette restauration que celui
de la charité
.

[...]

Jamais
peut-être, plus que maintenant, on n'a parlé de fraternité humaine : on
n'hésite même pas à laisser de côté les enseignements de l'Évangile
,
l'œuvre de Jésus-Christ et de l'Église, et à prétendre, quand même, que ce zèle
pour la fraternité est un des fruits les plus précieux de la civilisation
moderne. Cependant, à dire vrai, jamais la fraternité n'a été moins pratiquée
que de nos jours. Les haines de race sont portées au paroxysme ; les peuples
sont divisés par leurs rancunes encore plus que par leurs frontières ; au sein
d'une même nation et dans les murs d'une même cité, les différentes classes de citoyens
se jalousent mutuellement, et chez les individus tout est réglé par l'égoïsme
devenu la loi suprême.

Vous
voyez, vénérables Frères, combien il est nécessaire de faire tous les efforts
possibles, afin que la charité de Jésus-Christ reprenne son empire sur
les âmes : ce sera Notre objectif et comme l'entreprise spéciale de Notre
Pontificat
: que ce soit aussi, Nous vous y exhortons, le but de votre
zèle.



Toujours le 6 septembre, à
17h00, se déroula l’Assemblée d’ouverture. Divers intervenants prirent la
parole, entre autres le Cardinal Stanislaw Dziwisz (archevêque de
Cracovie), Andrea Riccardi (Fondateur de la Communauté de Sant’Egidio), Michel Camdessus (Gouverneur honoraire de la Banque de France), José
Manuel Barroso
(Président de la Commission Européenne), le rabbin David
Rosen
(Président de l’International Jewish Committee for
Interreligious Consultations, Israël) et le Cardinal Walter Kasper (Président du Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens).



Voici des extraits du discours
d’Andrea Riccardi :

Les
hommes et les femmes, qui ont souffert à cause de la guerre, sont souvent des
maîtres et des témoins de paix, en quête de ce qui unit les peuples. Jean
Paul II
fut un enfant de la guerre, lui qui était né en 1920. Rescapé à
tant de mal, il se sentait responsable de dire l’horreur de la guerre : de dire
que le destin commun de l’humanité est la paix, et non la domination des uns
sur les autres. Nous sommes venus à Cracovie, dans sa ville natale, pour lui
rendre hommage. Certains vénèrent en lui le grand pape. D’autres le grand
maître chrétien. Tous pensent qu’il fut une figure d’exception, comme on en
rencontre rarement dans l’Histoire. Témoin de foi chrétienne, il fut aussi un
maître d’humanisme.

En
pleine guerre froide, en 1986, Jean Paul II convoqua à Assise, ville
natale de saint François, les leaders des grandes religions, pour prier pour la
paix, non plus les uns contre les autres, mais les uns avec les autres. Depuis
lors, a commencé à souffler l’esprit d’Assise, comme le rappelle le cardinal
Etchegaray,
l’un des artisans de cet événement. Comme le rappelle aussi le
cardinal Dziwisz, aussi fidèle à Jean Paul II qu’un fils, sachant
combien le Pape tenait à ce rendez-vous historique. Je profite de cette
occasion pour remercier le cardinal de son hospitalité et de sa collaboration
généreuse, sans laquelle cette rencontre n’aurait pas été possible ; ainsi que
pour la belle liturgie par laquelle il nous a accueillis.

La
Communauté de Sant’Egidio a compris qu’Assise devait
continuer après 1986. J’entends encore la voix forte de Jean Paul II à
Assise, en 1986, qui invitait à continuer dans cette voie. Je sentis que
c’était un appel. L’esprit d’Assise est celui du dialogue entre les religions,
conscientes de leur apport décisif à la paix et de l’apport de l’esprit. Depuis
lors, nous nous sommes rendus chaque année dans des pays différents. Jean
Paul II
soutenait ce pèlerinage. Au terme de l’inoubliable journée de 1986,
il avait dit :

«
Ensemble nous avons rempli nos yeux de visions de paix : celles-ci libèrent des
énergies nouvelles en faveur d’un nouveau langage de paix, de nouveaux gestes
de paix, des gestes qui briseront les chaînes fatales des divisions héritées de
l’Histoire ou engendrées par les idéologies modernes. La paix attend ses
artisans… ».

[...]

Pour
les religions, le dialogue relève de la spiritualité. Le dialogue est une
conversion profonde et méditative, qui appelle à suivre la voie de Dieu, en
entrant en dialogue avec Celui qui est au-delà de nous.

Il est
significatif que les Musulmans vivent en ce moment le temps sacré du Ramadan,
du jeûne, de la purification et du retour à Dieu. C’est une grande occasion,
(au point que le Prophète a dit : « Quand arrive le Ramadan, les portes du Ciel
s'ouvrent, celles de l'Enfer se ferment et les démons sont mis aux fers »).
L’évêque Pietro Rossano, un croyant d’une rare intelligence, rappelait
que « toute religion tend à la paix quand elle exprime le meilleur de soi ».
Revenir à Dieu conduit mystérieusement à la découverte de la valeur immense de
la paix. Pour certaines religions, la paix est le nom de Dieu. Approfondir sa
foi permet à chacun d’aller vers les autres dans un esprit de paix, au lieu de
s’en écarter. Jésus enseigne : « heureux les doux, car ils posséderont la terre
». Posséder la terre ne veut pas dire dominer, subjuguer ou mépriser l’autre,
mais s’exercer à la douceur et à la compréhension.

Karol
Wojtyla
s’étonnait de la trame commune qui unit les religions, malgré leur
radicale diversité : « Au lieu de nous étonner – écrivait-il - que la
Providence permette une si grande diversité de religions, on devrait plutôt
s’étonner des nombreux éléments communs qui existent entre elles ».

Un
monde globalisé, avec ses multiples facettes, a grand besoin d’unité. Le
dialogue entre les religions est l’âme de cette recherche d’unité. Ce n’est pas
un rite, mais une passion. L’esprit d’Assise pousse au témoignage public de la
volonté d’être ensemble, comme nous le ferons lors de la cérémonie finale, sur
la place du Marché de Cracovie, comme chaque année depuis 1986 : conscients de
nos différences, et en paix. Le dialogue est la toile patiente que tisse une
humanité divisée, capable de recoudre les différents destins des peuples. Il
révèle le mystère d’unité qui se cache derrière les événements de ce monde
globalisé. Le dialogue est le remède qui libère des démons de la haine, du
mépris, de la guerre.

Dans
nos rencontres dans l’esprit d’Assise, le souvenir de la souffrance est
toujours présent, comme le disait ce matin dans son beau discours le
métropolite Serafim. Dans deux jours, notre congrès se transformera en
pèlerinage au bord de l’abîme de la douleur, à Auschwitz. Nous nous y rendrons
au cours d’une journée de jeûne, en pèlerins. Nous ne pouvons pas nous
contenter d’avoir une idée abstraite du mal, de la division et de la guerre.
Cela ne suffit pas. Nous avons besoin de fouler un lieu, de voir, de sentir, de
toucher. C’est le sens du pèlerinage pour toutes les religions. C’est le sens
du pèlerinage des religions à Auschwitz, abîme du mal, où, au bord d’un gouffre
sans fond, on éprouve le besoin de montrer un autre chemin à l’humanité : le
destin commun des peuples dans la paix.




_________________
Paltalk

Room Tradition Catholique Sede Vacante (partie Europe/ France)
https://sites.google.com/site/catholicismerefuteislam/

http://www.dailymotion.com/sedevacantisme

" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

Saint Ambroise, évêque de Milan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://islamajesus.forumactif.com/forum.htm
admin
Admin


Nombre de messages : 19488
Localisation : La Nouvelle Jérusalem.
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: La communauté Sant’Egidio et l’esprit d’Assise   Lun 5 Oct - 18:07

Voici la conclusion du discours
tenu par Michel Camdessus[3],
Gouverneur honoraire de la Banque de France, ancien directeur du FMI de 1987 à
2000.



Michel Camdessus

Au-delà
même d’un code éthique, il s’agit aussi de rechercher ensemble, à la
lumière de nos traditions, les éléments d’une définition d’un bien commun
mondial vers lequel l’humanité puisse converger.
Il pourrait s’agir :

- du
combat partout pour le respect de l’homme dans sa dignité et ses cultures ;

- d’une
réforme de nos États, limités certes dans leur rôle mais exerçant toutes leurs
responsabilités au service du bien commun et de la promotion des plus
défavorisés ;

- d’un
nouveau modèle économique au sein duquel les finances gérées dans la transparence,
la justice et la solidarité serviraient un développement véritablement
soutenable ;

- d’une
gouvernance mondiale, enfin, au service de ce bien commun universel et de la
solidarité entre les hommes.

Mais
il y a plus, et je voudrais conclure par là. Une des caractéristiques les plus
malheureuses de notre temps est que, dans cette crise, il devient un monde sans
espérance, un monde sans joie, un monde du repli sur soi. Eh bien, c’est ici
que notre rencontre est plus pertinente que jamais. Au cours d’une décennie où
– surtout depuis le 11 Septembre 2001 – le dialogue entre traditions
religieuses semblait avoir perdu ses droits, Sant’Egidio l’a maintenu et développé, convaincue de sa valeur prophétique et de son
importance pour rendre aux hommes leur espérance, le goûte de la fraternité, le
sens de leur unité. Rendons grâces pour cela. Plus que jamais, ces
dialogues ont un rôle essentiel à jouer pour faciliter le dialogue des cultures
et contribuer à leur conversion, à leur transfiguration dans la lumière de
l’Esprit.
Voilà une raison de plus pour souligner combien notre
rencontre est opportune.


Les textes d’autres intervenants, non traduits en langue
française, sont disponibles sur le internet de la Communauté Sant’Egidio :
<blockquote>
http://www.santegidio.org/index.php?pageID=905&idLng=1063
</blockquote>
La journée du 7 septembre était divisée en 22 ”panels” que
nous présentons ci-dessous. Entre parenthèses, nous nommons quelques
intervenants qui nous paraissent intéressants :

    1. Panel 1 - Auschwitz, pour ne
      pas oublier (David Brodman - Grand Rabbin de Savyon, Israël, Stanislaw
      Dziwisz
      )
    2. Panel 2 - Mémoire et prophétie :
      l'héritage de Jean-Paul II
    3. Panel 3 - 70 ans après la
      seconde guerre mondiale : la guerre n’est pas un destin (Roger Etchegaray - Cardinal, Vice-Doyen du Collège cardinalice, Saint-Siège, David Hamid Évêque anglican, Royaume Uni)
    4. Panel 4 - Vingt ans après 1989 :
      quelle mission pour l’Europe dans le monde ? (Paul Poupard,
      Président émérite du Conseil pontifical pour la Culture, France, Lech
      Wałęsa,
      Ex Président de la République de Pologne)
    5. Panel 5 - L'Amérique Latine
      dans un monde globalisé
    6. Panel 6 - La société du marché :
      les religions et le défi du matérialisme
    7. Panel 7 - Dialogue entre
      religions et cultures
    8. Panel 8 - Les religions et la
      valeur de la vie
    9. Panel 9 - Les religions en Asie
      pour un monde sans violence
    10. Panel 10 - Xénophobie et
      Filoxenia : l'Europe à un tournant (Jean Claude Petit, Président du
      Centre national de la Presse catholique française)
    11. Panel 11 - Vivre ensemble dans
      un monde pluriel (Christine Boutin, Ancienne Ministre du Logement,
      France)
    12. Panel 12 - Jean-Paul II et
      "l’Esprit d’Assise" (David Rosen, Président de
      l’International Jewish Committee for Interreligious Consultations,
      Israël)
    13. Panel 13 - L’Afrique des
      opportunités (Jean Michel Debrat, Directeur Général adjoint de
      l’Agence française pour le Développement)
    14. Panel 14 - La transition pacifique :
      1989
    15. Panel 15 - Questions
      spirituelles et crise économique (Katherine Marshall, Conseiller de
      la Banque Mondiale, États-Unis, Françoise Rivière, Directrice
      générale adjointe de l’UNESCO, France)
    16. Panel 16 - Non à la peine de mort :
      il n’y a pas de justice sans vie
    17. Panel 17 - Les religions et la
      renaissance de l'Afrique
    18. Panel 18 - Unité des chrétiens :
      pour que le monde croie (Jean-Arnold de Clermont, Président de la
      Conférence des Églises Européennes)
    19. Panel 19 - La force historique
      de la prière
    20. Panel 20 - Martyre et
      résistance au mal
    21. Panel 21 - Les Écritures dans
      les religions monothéistes
    22. Panel 22 - Religion et science






Le 8 septembre débuta par ce qui est devenu le lieu de
pèlerinage le plus important au monde : Auschwitz. De même que le Mur des
Lamentations, il est devenu un passage obligatoire pour tout homme politique ou
religieux qui se respecte (sic).



Le Pèlerinage d’Auschwitz.
La cérémonie eu lieu à 11 heures. A 17h15, les différentes
communautés religieuses se réunissaient en différents lieux, au cœur de la
vieille ville pour prier. Toutes les ”églises” chrétiennes se réunirent dans un
même lieu où Olav Fikse Tveit de l’Église de Norvège, Policarpo, Archevêque
orthodoxe et Crescenzio Sepe Archevêque catholique de Naples lirent des
méditations.



La prière commune des chrétiens
Voici le début de la méditation du Cardinal Sepe sur le
chapitre 11, v. 20-25[4] de saint Marc :

Chers
frères et sœurs,

“Oui, il
est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis !”, dit
le psaume. C’est l’expérience que nous avons vécue ces jours-ci. Des hommes et
des femmes de religions et de cultures différentes se sont retrouvés ensemble
avec le même objectif : prier le Dieu de la paix dans un esprit d’amitié afin
qu’adviennent le miracle de l’unité, et la victoire de la paix sur la violence
et sur la guerre. Aujourd’hui, au terme de ces journées, nous, chrétiens,
sommes davantage conscients de ce que nous aurions pu faire et que nous n’avons
pas fait, mais surtout de la force et de l’efficacité de la prière. La
Communauté de Sant’Egidio, qui, au fil des ans est restée
fidele à l’esprit d’Assise dont Jean-Paul II fut l’initiateur, nous témoigne
que toute son action naît de la prière et de l’amour de la Parole de Dieu.
Chers amis de la Communauté, je voudrais vous remercier pour ce témoignage
simple et humble, et pourtant essentiel, qui nous permet aussi de partager un
esprit d’authentique fraternité et d’unité au-delà des différences qui nous
séparent.



Passé ce temps de prière, une
”procession de paix” regroupant tous les participants se déroula dans la
vieille ville :



La procession de paix

A la fin de cette procession se
tint la cérémonie de clôture au cours de laquelle Stanislaw Dziwisz et Andrea
Riccardi
prirent la parole.



La cérémonie de clôture. Notons l’absence
de crucifix et la présence de l’arc-en-ciel.

_________________
Paltalk

Room Tradition Catholique Sede Vacante (partie Europe/ France)
https://sites.google.com/site/catholicismerefuteislam/

http://www.dailymotion.com/sedevacantisme

" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

Saint Ambroise, évêque de Milan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://islamajesus.forumactif.com/forum.htm
admin
Admin


Nombre de messages : 19488
Localisation : La Nouvelle Jérusalem.
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: La communauté Sant’Egidio et l’esprit d’Assise   Lun 5 Oct - 18:08

Voici le discours de Stanislaw Dziwisz :

1. La
Rencontre Internationale Hommes et Religions touche à sa fin. Au nom de l’Église
de Cracovie et au nom – oserais-je dire – de tous ses habitants, je remercie
tous ceux qui ont participé, à quelque titre que ce soit, à cette Rencontre. Je
vous remercie pour votre présence, votre réflexion, votre prière, votre amitié.
Je vous remercie pour ces trois jours de travail dans les chantiers où nous
avons forgé la paix.

2. La
paix est un don de Dieu. La paix naît dans le cœur de l’homme qui considère les
autres comme des frères et des sœurs. La paix est l’œuvre des communautés et
des peuples qui, tout en conservant leur identité, se retrouvent dans la grande
famille des peuples et participent à une extraordinaire symphonie de langues,
cultures et traditions.

La paix
est un don fragile. Elle est menacée par l’égoïsme personnel de l’homme et par
l’égoïsme collectif de la société. Elle est menacée par le manque de respect
pour la diversité Elle est menacée par la logique de la force et de la
violence, qui expose à la tentation du terrorisme. Elle est menacée par le manque
de solidarité, surtout à l’égard des pauvres et des victimes de l’injustice.

3. La
Rencontre pour la Paix « Hommes et Religions » a voulu rappeler avec force
qu’aucune religion et aucune croyance ne peut être à l’origine des conflits,
des violences et des guerres. Le nom de toute religion est la paix, car la paix
est le nom de Dieu. Les participants à la Rencontre ne se sont pas rencontrés
pour entrer en compétition et pour s’affronter, mais pour tisser ensemble des
liens réciproques de fraternité et de réconciliation, qui sont la base de
l’œuvre de paix.


4.
Nous sommes reconnaissants que l’invocation de paix soit montée au ciel depuis
Cracovie, ville de la paix, ville du pèlerin de paix Jean-Paul II, qui est
parti d’ici pour servir l’homme et annoncer la paix à la terre inquiète.

Notre
invocation de paix s’est répandue dans le monde entier ces jours-ci, au cours
desquels nous avons commémoré le soixante-dixième anniversaire du début de la
deuxième guerre mondiale. Aujourd’hui, nous nous sommes fait pèlerins au camp
de concentration Auschwitz-Birkenau, calvaire du vingtième siècle, où nous
avons vu la monstruosité du mal. Nous avons confié au Seigneur Tout-Puissant
les victimes innocentes de la haine, parmi lesquels, des fils et des filles des
peuples juif, tzigane, russe, polonais et des autres peuples d’Europe. Nous
avons prié pour que ne se répète plus jamais cette tragédie.

Notre
invocation de paix s’élève en ce vingtième anniversaire de la chute des régimes
totalitaires en Europe centrale et orientale. Nous désirons profondément que
tous les peuples de la terre vivent dans la liberté, libérés des dictatures et
des idéologies folles.

5. Je
remercie tous ceux qui ont apporté leur contribution à l’organisation et au
déroulement de cette Rencontre Internationale pour la Paix. Je remercie
la Communauté pour sa fidélité à l’héritage de Jean-Paul II et pour avoir gardé
vivante la mémoire de cette réalité qui s’appelle Assise.


Je
remercie pour l’esprit d’Assise à Cracovie !


Ensuite, la traditionnelle ”minute de silence” eut lieu
pour toutes les victimes de la guerre.



Minute de silence.

Puis vint l’appel des chefs
religieux au monde, appel transmis à des enfants de différentes nationalités.
Au nom de toutes les générations, les enfants le délivrent aux ambassadeurs et
aux autorités qui représentent les nations du monde entier.


Voici le texte de cet appel :

Nous,
hommes et femmes de religions différentes, nous nous sommes donné rendez-vous
dans l’antique cité de Cracovie, en Pologne, soixante-dix ans après le début de
la Deuxième Guerre mondiale : pour prier, pour dialoguer, pour faire
grandir un humanisme de paix. Nous rendons hommage à la mémoire de
Jean-Paul II, fils de cette terre. Il a été un maître de dialogue et un témoin
tenace de la sainteté de la paix, offrant une vision en des temps difficiles :
l’esprit d’Assise.


Cet
esprit a inspiré bien des changements pacifiques du monde. Ainsi, en 1989, il y
a vingt ans, la Pologne et l’Europe de l’Est ont retrouvé leur liberté. C’est
en septembre 1989, à Varsovie, que des hommes et des femmes de différentes
religions, réunis par la Communauté de Sant’ Egidio, ont proclamé leur amour
pour la paix : « Jamais plus la guerre ! ». Nous sommes
restés fidèles à cet esprit, quand bien même au long de ces dernières années
beaucoup aient cru que la violence et la guerre pouvaient résoudre les
problèmes et les conflits de notre monde.

On a
souvent oublié la leçon amère de la Deuxième Guerre mondiale. Elle a été
pourtant une immense tragédie de l’histoire humaine. Nous nous sommes rendus en
pèlerins à Auschwitz, conscients de l’abîme dans lequel l’humanité s’est
engouffrée. Il fallait descendre dans cet abîme du mal pour mieux comprendre le
cœur de l’histoire ! On ne peut pas oublier tant de souffrance !

Il faut
regarder les souffrances de notre monde : les peuples en guerre, les
pauvres, l’horreur du terrorisme, les victimes de la haine. Nous avons écouté
le cri de tous ceux, trop nombreux, qui souffrent. Des peuples entiers sont
l’otage de la guerre et de la pauvreté, beaucoup doivent quitter leur maison,
beaucoup ont disparu, ont été enlevés, ou vivent dans l’insécurité.

Notre
monde est désorienté par la crise d’un marché qui se croyait tout-puissant et
par une mondialisation qui risque d’être sans âme et sans visage. La
mondialisation est une occasion historique, même si on a souvent choisi de la
vivre dans la logique de l’affrontement entre civilisations et religions. Le
monde ne pourra jamais trouver la paix sans dialogue entre les peuples. Aucun
homme, aucun peuple, n’est une île !

Nos
différentes traditions religieuses disent toutes avec force qu’un monde sans
esprit ne sera jamais humain. Elles montrent le chemin du retour vers Dieu, qui
est l’origine de la paix.


L’esprit
et le dialogue donneront une âme à un monde globalisé ! Un monde sans
dialogue sera l’esclave de la haine et de la peur de l’autre. Les religions ne
veulent pas la guerre, elles ne veulent pas être utilisées pour la guerre.
Parler de guerre au nom de Dieu est un blasphème. Jamais une guerre n’est
sainte. L’humanité est toujours vaincue par la violence et la terreur.

L’esprit
et le dialogue nous montrent le chemin pour vivre ensemble dans la paix. Nous
avons découvert encore plus clairement à quel point le dialogue libère de la
peur et de la méfiance envers l’autre. C’est la grande alternative à la guerre.
Le dialogue n’affaiblit l’identité de personne, et permet de découvrir le
meilleur de soi et de l’autre. Rien n’est jamais perdu avec le dialogue. Le
dialogue écrit l’histoire la plus belle, alors que l’affrontement creuse des
gouffres. Le dialogue est l’art du vivre ensemble. Le dialogue est le don que
nous voulons offrir au XXIe siècle.

Cheminons
donc, sans oublier la mémoire de la Deuxième Guerre mondiale et la prophétie de
Jean Paul II, en tant que pèlerins de paix, bâtissant avec patience et audace
une nouvelle saison de dialogue, qui unira dans un esprit de paix ceux qui se
haïssent et qui s’ignorent, tous les peuples et tous les hommes. Que Dieu
accorde au monde entier, à tout homme et toute femme, le don merveilleux de la paix !


Cracovie,
le 8 septembre 2009




Le grand absent de ce
fameux appel : Notre Seigneur Jésus-Christ alors que par deux fois est
nommé le nom de l’apostat et œcuméniste forcené qu’était Wojtyla-Jean-Paul
II.
C’est le refus pur et simple de la Royauté Sociale de Notre Seigneur
Jésus-Christ.






Puis les
représentants religieux allumèrent des candélabres et signèrent l'Appel de Paix
2009 :


Cette cérémonie abominable, véritable moquerie de Notre
Seigneur Jésus-Christ
, pour un catholique, se termina par ”l’accolade de la
paix” :



Lors de la première réunion
d’Assise en 1986, Mgr Lefebvre – qui croyait alors encore que l’occupant
de la Chaire de Pierre était le véritable successeur de saint Pierre – avait
fait réaliser le dessin ci-dessous. Il n’a rien perdu de son actualité, à
l’heure où ses successeurs vont entamer des « discussions
doctrinales » avec ceux-là même qui continuellement bafouent le premier
commandement de Dieu : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus
que tout »


_________________
Paltalk

Room Tradition Catholique Sede Vacante (partie Europe/ France)
https://sites.google.com/site/catholicismerefuteislam/

http://www.dailymotion.com/sedevacantisme

" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

Saint Ambroise, évêque de Milan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://islamajesus.forumactif.com/forum.htm
admin
Admin


Nombre de messages : 19488
Localisation : La Nouvelle Jérusalem.
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: La communauté Sant’Egidio et l’esprit d’Assise   Lun 5 Oct - 18:09

Voici en effet ce que dit le Catéchisme du Concile de Trente sur le premier commandement de Dieu :

« Vous n’aurez point de dieux étrangers devant Moi. » Le Pasteur fera remarquer que dans le Décalogue la première place est pour les choses qui regardent Dieu, et la seconde pour celles qui regardent le prochain. C’est qu’en effet Dieu est la cause des devoirs que nous accomplissons envers le prochain. Et ce prochain nous ne l’aimons conformément à l’ordre de Dieu que si nous l’aimons pour Dieu[5].

— On sait que la première des deux tables de pierre renfermait les
Commandements qui ont Dieu pour objet. — Le Pasteur montrera ensuite que les paroles qui expriment le premier Commandement contiennent deux préceptes, dont l’un a pour but de commander et l’autre de défendre.

Car en se servant de ces mots : vous n’aurez point de dieux étrangers devant Moi, Dieu disait en d’autres termes : vous M’adorerez, Moi le Dieu véritable, mais vous n’aurez point de culte pour les dieux étrangers.

Le premier de ces préceptes embrasse la Foi, l’Espérance et la Charité. Qui dit Dieu, en effet, dit un être constant, immuable, toujours le même, fidèle,
parfaitement juste. D’où il suit que nous devons nécessairement accepter ses oracles, et avoir en Lui une Foi et une confiance entières. Il est
Tout-Puissant, clément, infiniment porté à faire du bien. Qui pourrait ne pas mettre en Lui toutes ses espérances ? et qui pourrait ne pas l’aimer en
contemplant les trésors de bonté et de tendresse qu’Il a répandus sur nous ? de là cette formule que Dieu emploie dans la sainte Écriture soit au commencement, soit à la fin de ses préceptes : Je suis le Seigneur.

Voici la seconde partie du précepte : vous n’aurez point de dieux étrangers devant Moi. Si le Législateur l’a aussi formulée, ce n’est pas que sa volonté n’eût été assez clairement expliquée dans cette partie impérative et positive de son Commandement :

Vous M’adorerez, Moi le seul Dieu. Car s’il y a un Dieu, il n’y en a qu’un.
Mais c’était pour dissiper l’aveuglement d’un grand nombre d’hommes, qui, tout en faisant profession d’adorer le vrai Dieu, avaient cependant des hommages pour une multitude de divinités ; et il y avait quelques Juifs dans ce cas ; on le voit par ces reproches que leur faisait le Prophète Elie [13] : «Jusques à quand boiterez-vous des deux côtés ? » Ce fut aussi le crime des Samaritains [14], qui adoraient en même temps et le Dieu d’Israël et les divinités des nations.

A ces explications il faudra ajouter que ce Commandement est le premier et le plus grand de tous, non seulement par le rang qu’il occupe, mais encore par sa nature, sa dignité, et son excellence, nous devons à Dieu infiniment plus d’amour, de respect et de soumission qu’à nos supérieurs et à ceux qui nous gouvernent. C’est Lui qui nous a créés ; c’est Lui qui nous conserve, qui nous a nourris dès le sein de nos mères, qui ensuite nous a appelés à la lumière ; c’est Lui enfin qui nous fournit toutes les choses nécessaires à notre vie et à notre entretien.

Ceux-là donc pèchent contre ce premier Commandement, qui n’ont ni la Foi, ni l’Espérance, ni la Charité. Et leur nombre, hélas ! est extrêmement considérable. Ce sont ceux qui tombent dans l’hérésie, qui ne croient pas ce que la sainte Église notre mère nous propose à croire ; ceux qui ont foi aux songes, aux augures et à toutes les vaines superstitions de ce genre ; ceux qui désespèrent de leur salut, qui manquent de confiance dans la miséricorde divine ; ceux qui ne s’appuient que sur les richesses, la santé et les forces du corps. On peut voir, pour plus de détails, les Auteurs qui ont écrit sur les vices et les vertus.

Cette église ou secte conciliaire dirigée par Ratzinger-Benoît XVI qui prêche ce faux œcuménisme conduisant à la damnation du plus grand nombre ne peut être la véritable église fondée par Notre Seigneur Jésus-Christ, l’Église une, sainte, catholique et apostolique aujourd’hui éclipsée.

A contrario de ces épouvantables journées s’inscrivant dans l’esprit d’Assise, prions pour la conversion de tous les non-catholiques (juifs y compris) et pour l’avènement du règne du Sacré-Cœur qui ”règnera malgré ses ennemis”.

Contact : contact.serviam@gmail.com

[1] http://www.santegidio.org

[2] Ceci démontre une fois de plus la stupidité de ceux qui se réjouissaient de voir Christine Boutin dans le premier Gouvernement Fillon sous la présidence de Sarkozy. Le ”combat pour la vie” menée par Christine Bouton ne la transforme pas en catholique respectable. Sa présence à cette réunion interreligieuse en est une preuve de plus.


[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Camdessus


[4] 20 Or, en repassant de grand matin, ils virent le figuier desséché depuis les racines.
<blockquote>
21 Et Pierre, se ressouvenant, lui dit : " Rabbi, vois ! Le figuier que vous avez maudit est desséché. "

22 Jésus leur répondit : " Ayez foi en Dieu.

23 Je vous le dis, en vérité, celui qui dira à cette montagne : " Ôte-toi de là, et jette-toi dans la mer ! " s'il n'hésite pas en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, ce sera (fait) pour lui.

24 C'est pourquoi, je vous le dis, tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l'obtenez, et ce sera (fait) pour vous.

25 Lorsque vous vous tenez debout pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne vos offenses.
</blockquote>
Traduction du Chanoine Crampon.

[5] Note de Serviam : L’aimer pour Dieu, c’est lui enseigner qu’hors l’Église fondée par Notre Seigneur Jésus-Christ, il n’y a pas de salut. C’est également enseigner qu’hors de Notre Seigneur Jésus-Christ, le prince de la paix, il n’y a pas de véritable paix...

http://www.gloria.tv/?media=34518

_________________
Paltalk

Room Tradition Catholique Sede Vacante (partie Europe/ France)
https://sites.google.com/site/catholicismerefuteislam/

http://www.dailymotion.com/sedevacantisme

" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

Saint Ambroise, évêque de Milan.


Dernière édition par Admin le Lun 5 Oct - 18:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://islamajesus.forumactif.com/forum.htm
admin
Admin


Nombre de messages : 19488
Localisation : La Nouvelle Jérusalem.
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: La communauté Sant’Egidio et l’esprit d’Assise   Lun 5 Oct - 18:10

source:

http://www.nostra-aetate.org/HTML_La-lettre-Serviam/2009/SERVIAM_020.html

complément: la religion de l'Antéchrist

http://www.gloria.tv/?media=29842

Les trois principaux signes de la fin du monde

http://www.phpbbserver.com/micael/viewtopic.php?mforum=micael&t=2315&postdays=0&postorder=asc&start=0&mforum=micael

_________________
Paltalk

Room Tradition Catholique Sede Vacante (partie Europe/ France)
https://sites.google.com/site/catholicismerefuteislam/

http://www.dailymotion.com/sedevacantisme

" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

Saint Ambroise, évêque de Milan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://islamajesus.forumactif.com/forum.htm
admin
Admin


Nombre de messages : 19488
Localisation : La Nouvelle Jérusalem.
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: La communauté Sant’Egidio et l’esprit d’Assise   Lun 5 Oct - 19:51

tous ceux qui sont UNA CUM ratzinger sont prévenus.

« Le Pape légitime est le Père universel des Chrétiens, et l'Eglise en est la Mère.

Aussi, en prêtant obéissance à quelqu'un qui n'est pas pape et en lui attribuant les honneurs Papaux, on transgresse le ler. précepte de la 1ère table, en lequel il est ordonné : Tu n'auras point de dieux étrangers, ni d'idole... (Deut. 5,7).

Or qu'est-ce qu'un faux pape sinon un dieu étranger en ce monde, une idole, une statue, une image ou représentation fictive du Christ ? »


(Saint Vincent Ferrier, Traité du schisme moderne, P. 1 Ch.3 ; Ed. BAC: San Vicente Ferrer, Biografia y escritos, Madrid 1956)

_________________
Paltalk

Room Tradition Catholique Sede Vacante (partie Europe/ France)
https://sites.google.com/site/catholicismerefuteislam/

http://www.dailymotion.com/sedevacantisme

" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

Saint Ambroise, évêque de Milan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://islamajesus.forumactif.com/forum.htm
admin
Admin


Nombre de messages : 19488
Localisation : La Nouvelle Jérusalem.
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Re: La communauté Sant’Egidio et l’esprit d’Assise   Mar 6 Oct - 18:33

Deuxième épître aux Corinthiens, chap 6

Citation :
Ne vous attachez pas à un même joug, avec les infidèles. Car quelle société y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou qu’a de commun la lumière avec les ténèbres ?
Quel accord y a-t-il entre le Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle ?
Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et des idoles ? Car nous sommes, nous, le temple du Dieu vivant, selon ce que Dieu lui-même a dit : " J’habiterai au milieu d’eux et j’y marcherai ; je serai leur Dieu, et eux seront mon peuple. "
" C’est pourquoi sortez du milieu d’eux et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur et moi je vous accueillerai.
Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. "

Deuxième épître aux Corinthiens, chap 6; verset 15-16.

Quel accord y a-t-il entre le Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle ?
Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et des idoles ? Car nous
sommes, nous, le temple du Dieu vivant, selon ce que Dieu lui-même a
dit : " J’habiterai au milieu d’eux et j’y marcherai ; je serai leur
Dieu, et eux seront mon peuple. "

http://fr.wikisource.org/wiki/Deuxième_épître_aux_Corinthiens_-_Crampon#Chapitre_6

commentaire(court extrait) de Saint Thomas d'Aquin.

http://docteurangelique.free.fr/index.html

il dit : "Quel accord y a-t-il entre le Christ et Bélial?"
Il veut dire : vous êtes les serviteurs du Christ, vous êtes ses
membres, I Corinthiens XII, 27 – Vous êtes le corps du Christ, tandis que les infidèles sont les membres du diable. Et le diable est nommé Bélial, il n a aucun joug, parce qu’il a repoussé le joug de Dieu. Jérémie II, 20 – Depuis longtemps tu as brisé ton joug...

Qu’il
ne puisse y avoir d’accord entre le Christ et Bélial, cela est évident
d’après les paroles du Christ : Jean. XIV, 30 – Le Prince de ce monde
vient et il n’a rien en moi... et même d’après les paroles du diable,
Matthieu VIII, 29 – Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus?

Il y a
une autre distinction qui regarde l’état de foi, et qui se considère
sous deux rapports : d’abord l’état de foi même. C’est à ce propos
qu’il dit; "Quelle part la fidèle a-t-il avec l’infidèle?"
Il veut dire par là : l’un et l’autre n’ont pas la même part, car la
part du fidèle est Dieu lui-même qui fait sa récompense et comme la fin
de sa béatitude. Psaume XV, 5 – Le Seigneur est la part de mon
héritage... Mais la part de l’infidèle réside dans les biens terrestres. Sagesse II, 9 – Voila notre part. Matthieu XXIV, 51 – Il lui assignera son lot avec les hypocrites.

Ensuite l’état de grâce; et il dit là-dessus : "Quel accord entre le temple de Dieu et les idoles?" Il n’y a aucun point de rapport entre le temple de Dieu et les idoles.
Vous êtes le temple de Dieu par grâce, I Corinthiens III, 16 – Ne
savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu? Et ibid. VII, 19 – Ne
savez-vous pas que vos membres sont le temple de l’Esprit Saint?... Vous ne devez donc pas vous joindre aux infidèles qui sont les temples des idoles.

Il faut noter que le Seigneur même le défend par la bouche d’Ezéchiel, parce que dans le temple de Dieu on n’adore pas les idoles, (Ezéchiel XXVI).
Donc il y a une défense beaucoup plus expresse pour les hommes dont les
âmes sont le temple de Dieu de la souiller par une participation au
culte des idoles.
I Corinthiens III, 17 – "Si quelqu’un viole le temple de Dieu, Dieu le détruira."

_________________
Paltalk

Room Tradition Catholique Sede Vacante (partie Europe/ France)
https://sites.google.com/site/catholicismerefuteislam/

http://www.dailymotion.com/sedevacantisme

" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

Saint Ambroise, évêque de Milan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://islamajesus.forumactif.com/forum.htm
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La communauté Sant’Egidio et l’esprit d’Assise   Aujourd'hui à 8:54

Revenir en haut Aller en bas
 
La communauté Sant’Egidio et l’esprit d’Assise
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Effusion de l'Esprit avec la communauté des Béatitudes
» Effusion de l'Esprit avec la communauté des Béatitudes
» "Ô Esprit de Feu" (de la Communauté de l’Emmanuel)
» Retraite/effusion de l'E. St, communauté des Béatitudes
» L'idéogramme de l'esprit

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tradition Catholique (Sede Vacante) :: La Sainte Liturgie :: Questions/Réponses-
Sauter vers: