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 Succession apostolique “formelle” et “matérielle”

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JP B
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MessageSujet: Re: Succession apostolique “formelle” et “matérielle”   Sam 8 Jan - 13:08

Bonjour, cher Luernos, et bonjour à tous !

Pour ne pas trop couper, dans mon message d’hier soir, la citation que j’y faisais du dénommé “sixte”, j’ai ajouté à celle-ci mes principaux commentaires sous forme de notes.
L’inconvénient de celles-ci, c’est qu’elles sont en petits caractères, et donc, d’une part difficiles à lire et d’autre part apparemment accessoires dans le texte alors que, cher Luernos, ce sont ces commentaires que vous me demandiez.

J’ai réfléchi à cela ce matin et je me suis dit que je devais vous les reproduire en caractères normaux.

C’est ce que je fais ci-dessous pour les principales d’entre-elles, c’est-à-dire les notes 1, 4 et 5 :

(1) : L’âme est la forme du corps lequel n’est que la matière. Chez l’homme, être intelligent et, par conséquent spirituel par son âme quoique matériel par son corps, cette âme (la forme) est immortelle. A la mort du sujet, à cause de la faute originelle, l’âme et le corps sont séparés, celui-ci se désagrège et celle-là, sans disparaître, va au ciel dans le meilleur des cas, un certain temps au purgatoire si nécessaire ou dans l’enfer éternel si, à la mort, le sujet est en état de péché mortel. Il y a donc bien, entre le moment de la mort et la résurrection générale à la fin du monde, chez l’homme non seulement réelle distinction mais surtout séparation entre la matière (le corps) et la forme (l’âme) impliquant une existence entièrement différente pour chacun d’eux.
Néanmoins, cela est une situation d’exception : le châtiment du péché originel.
Normalement, s’il y a bien, d’une manière générale, distinction réelle entre la matière et la forme qui sont deux principes essentiels différents, distinction parfaitement concevable « par une abstraction de l’esprit » comme l’écrit le dénommé “sixte”, ces deux principes ne possèdent, pour les composés hylémorphiques (qui ne sont pas de purs esprits), l’existence qu’une fois réunis :
La forme d’un objet, une passoire par exemple, peut se concevoir sans la matière (qui doit lui être adjointe pour que la passoire existe) mais cette forme ne sera en acte que dans la passoire existante. Et tant que cette forme ne sera pas unie à la matière constituant la passoire, non seulement celle-ci n’existera pas, ne sera pas en acte, mais cette forme ne sera qu’une conception abstraite.
Quant au principe matériel, lui, s’il se conçoit également abstraitement, il n’existe jamais en acte sans une forme qui lui donne d’être telle ou telle matière.
C’est ainsi que si l’on prend l’exemple d’une passoire en aluminium, cet aluminium constitue la matière de la passoire mais ce n’est pas une « matière prime » : c’est une matière dite seconde. Car cette matière, dans ce cas concret, possède déjà une forme : celle de l’aluminium et non celle du bois de sapin par exemple.
En résumé il faut donc retenir que la matière et la forme ne possèdent pas, d’une manière générale, une existence distincte et séparée.
Mais il faut pousser plus loin et considérer en plus que, si telle matière seconde, par exemple une feuille d’aluminium, existe bien avec sa forme propre (celle d’une feuille d’aluminium en l’occurrence, dans l’exemple de notre passoire, et non celle d’un lingot d’acier) bien que cette matière, prochaine pour l’ouvrier qui façonnera ladite passoire, existe comme feuille d’aluminium qui constituera la future passoire, la passoire elle-même n’existe absolument pas (sauf en puissance, mais non en acte) tant que cet ouvrier n’aura pas donné à la feuille d’aluminium la forme d’une passoire.
De la même façon, bien que l’élu légitime d’un conclave valide existe bien en tant qu’élu légitime, constituant ainsi analogiquement la matière prochaine de l’éventuel futur Pape, cet élu légitime n’existera pas en tant que Pape tant que, par le biais de son acceptation véritable (et non d’une acceptation simulée…) de la charge apostolique, Dieu n’aura pas accordé à cet élu la forme du Pontificat suprême. (Cf. saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, Lib. II, cap. 30 : « …cardinales dum pontificem creant, exercent suam auctoritatem, non supra pontificem quia nondum est, sed circa materiam, idest circa personam quam per electionem quodammodo disponunt, ut a Deo pontificatur formam recipiat ; … » c’est-à-dire Du Pontife Romain, L. II, c. 30 : « …les cardinaux, lorsqu’ils créent un Pontife, exercent leur autorité non sur le Pontife, puisqu’il n’est pas encore, mais sur la matière, c’est-à-dire sur la personne qu’ils disposent en quelque manière par l’élection, pour qu’elle reçoive de Dieu la forme du Pontificat ; … »
(Fin de la note 1 de JP B.)

(4) : Notons au passage l’application inadéquate et incongrue que le dénommé “sixte” fait de cette parole de Sa Sainteté le Pape Léon XIII.
C’est en effet après avoir écrit « [si la personne qui accepte d’être l’élue d’un Conclave valide] s’écarte par son enseignement, [on doit prendre acte] de la distance qu’elle crée sans pour autant que cette connaissance ne donne droit de ne plus la [cette personne qui accepte d’être l’élue d’un Conclave valide] reconnaître comme pape tant que l’intéressée exerce sa charge » que “sixte” fait cette citation de Lèon XIII !
Celle-ci signifie tout autre chose que ce que “sixte” insinue :
Cette parole de Léon XIII, « l’Église doit juger de l’intention en tant que celle-ci est extérieurement manifestée. », permet en effet de juger si l’acceptation de la charge Pontificale par l’élu d’un Conclave valide, est réelle et non simulée, en observant les fruits obtenus par ledit élu dans l’exercice de sa charge : si ces fruits sont manifestement nuisibles, funestes, on doit conclure que celui qui les produit n’a pas, n’avait pas ou n’a plus, l’intention de remplir la charge du Souverain Pontife. Et si cela se manifeste dès le début de son “pontificat” (comme avec tous les successeurs de Paul VI jusqu’à ce jour, successeurs de Paul VI qui n’ont rien fait – au contraire !… – pour réparer les erreurs de Paul VI promulguées par celui-ci lors du conciliabule vaticandeux) on doit conclure que l’élu, même légitime, d’un Conclave valide, n’a jamais réellement accepté la charge Pontificale mais il n’a fait que simuler l’accepter.
(Fin de la note 4 de JP B.)

(5) : Ainsi, où Mgr Guérard conclu : « Au plus tard à partir du 7 décembre 1965, il y a VACANCE FORMELLE du Siège apostolique, bien que ce Siège ait été et soit « occupé » MATERIALITER par trois personnes, toutes en état de Schisme capital »,
le dénommé “sixte”, citant pourtant le théologien dominicain, conclu de son côté : « Or cette déclaration de vacance, hormis le temps très bref qui sépare la disparition d’un pontife de l’élection de son successeur, étant impossible, il faut reconnaître à celui qui occupe la charge comme pape l’état de pape de par l’effet de son élection. Un point c’est tout. […] Résultat, l’élu reste pape et l’on est obligé de le reconnaître pour tel, sachant pourtant que du point de vue formel il a cessé d’incarner la plénitude de sa fonction. On doit donc a priori présumer la loyauté de la personne qui accepte d’être l’élue d’un Conclave valide, et prendre acte, s’il s’écarte par son enseignement, de la distance qu’il crée sans pour autant que cette connaissance ne donne droit de ne plus le reconnaître comme pape tant que l’intéressé exerce sa charge. […] le Pape, […] est né, constitué, d’une union d’une forme de juridiction dite « accidentelle » en raison de son élévation au pontificat, forme qui lui est attribuée tant qu’il proclame la doctrine du Christ, mais qui est séparée de lui lorsqu’il s’écarte de cette doctrine, alors même qu’il reste cependant détenteur des aspects externes de sa fonction, […] Exclamation Exclamation Exclamation

Ce triste sire, heu ! “sixte”, par le biais d’une application mal placée du mot “accidentelle” (la forme de la juridiction n’est pas accidentelle pour le Pape en tant que Pape mais pour l’élu du conclave qui doit, par elle, devenir réellement, “formellement”, Pape), introduit un sophisme qui consiste à dire, comme Mgr Lefebvre l’avait déclaré avant lui (ainsi que je l’ai rappelé, mon cher Luernos, dans mon message que vous reproduisez) : « Le pape (sous-entendu la personne) est Pape quand il est dans la vérité ; il (sous-entendu la même personne) n’est plus Pape quand il s’en écarte ! [/i]» (Citation faite de mémoire.)
Cela est un sophisme car, si la personne du Pape perd, en s’écartant de la doctrine de Vérité (si tant est que cela soit possible car le Pape jouit de l’Assistance divine perpétuelle), la forme du Pontificat, « la forme de la juridiction » (accidentelle pour ladite personne), il est faux de dire qu’elle la possède quand, accidentellement, cette personne rappelle quelques vérités catholique car elle ne peut éventuellement la retrouver qu’en supprimant efficacement les raisons (écarts vis à vis de la doctrine de Vérité) qui la lui ont fait perdre.

Un exemple fera comprendre la chose mieux qu’un long discours abstrait :
En faisant la vaisselle, vous cassez un bol en porcelaine de Limoges. Il vous reste le fond encore creux, qui peut encore contenir quelques gouttes de liquide ou quelques autres denrées, et plusieurs morceaux de ce qui était le tour du bol.
Votre bol en porcelaine de Limoges n’existe plus même si vous en avez tous les morceaux qui en constituaient la matière : il a perdu sa forme de bol même si le fond creux qui vous reste peut encore, apparemment, servir dérisoirement de contenant.
Pour que votre bol existe à nouveau, il vous faudra trouver une colle très efficace pour, qu’assemblant à leur juste place tous les morceaux, vous fassiez disparaître complètement et solidement les effets malheureux de sa casse, car le fond seul, encore capable de servir quelque peu de contenant, ne sera jamais votre bol en porcelaine de Limoges.

Ainsi, un Pape qui aurait dévié de la Foi (si tant est que cela soit possible…) en quelque point de la sainte doctrine catholique ne sera jamais Pape tant qu’il n’aura pas rejeté efficacement son erreur, même si par ailleurs il énonce encore quelques autres points de vérité.
(Fin de la note 5 de JP B.)


__________________________


Voilà ! J’espère avoir fait œuvre utile.

Je me recommande à vos prières : j’ai de gros problèmes et l’une de mes filles a de très graves ennuis de santé dans lesquels elle risque de perdre la vie…

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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Luernos
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MessageSujet: Re: Succession apostolique “formelle” et “matérielle”   Dim 9 Jan - 1:00


Bonsoir Cher Monsieur Bontemps,

Merci pour votre longue réponse, - et de l'avoir retranscrite d'une manière plus lisible...!

Accordez-moi un certain délai pour que je l'étudie.

Bien sincèrement.


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Luernos
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MessageSujet: Re: Succession apostolique “formelle” et “matérielle”   Sam 15 Jan - 0:01

Cher Jean Paul Bontemps, voici comment je m'explique la thèse lefebvriste, - puisque j'apprends que celle véhiculée par La Question n'est que cela.
Ceci n'est qu'une première élaboration synthètique à partir des multiples affirmations au fil des débats sur ledit blog; et je parle sous le contrôle de vos précisions ultérieures.

A ) Le pape vu d'après Mgr Lefebvre:

1) Tous les conclaves passés et futurs, sont valides, licites, et légitimes;
ils sont spécialement infaillibles dans leur acte électif. Voilà l'origine créatrice du pape. Parfois ledit blog qualifie cette origine de "divine" en lieu et place de son caractère de droit divin, me semble-t'il. La désignation par ce conclave constitue la cause motrice du titulaire.

2) Le candidat remplissant les conditions ordinaires est l'élu légitime valide, licite, infailliblement désigné, voilà la personne qui serait matière seconde du Pape.

3) La raison d'être de l'élu serait exclusivement d'occuper le Siège de Pierre, de succéder historiquement au prédécesseur;
étant ici précisé incidemment que cette finalité serait en réalité la raison d'être secondaire du personnage élu ; en efet , la justification principale de sa nomination serait en fait qu'il aurait été tellement inconcevable pour la théologie naturelle à l'humanité, de concevoir qu'une religion ait besoin d'un "Chef", et qu'il aurait fallu que Dieu lzn pPersonne surgisse dans l'histoire de l'humanité, que Notre Seigneur meure sur la croix pour ce seul motif tangible réaliste et pratique ...
Ce qui est le comble de l'absurde.

4) Enfin, l'essence de la Dignité pontificale serait d'exercer les fonctions de pape; en effet ce serait l'exécution apparente publique de la fonction, y compris la juridiction suprême, qui constituerait la définition simple du Souverain Pontife. Cet exercice serait strictement légal, et verbal, peu importerait que soit anéantie en fait la finalité première du Pape qui est la mise en oeuvre concrète et univoque du Règne de Dieu, Règne qui ne fait que concrétiser lui-même la Gloire de Dieu et le Salut des Ames. Cette mise en oeuvre du Règne de Dieu ayant pour condition de possibilité l'Enseignement de la vérité à la fois historique et transcendante du Nouveau Testament.

En outre dans le cadre de cette vision, cette exécution, ipso facto, - ce qui équivaut à un critère éminemment objectif, (ce qui en soit paraît très séduisant) - préconstituerait en quelque sorte la preuve de l'acceptation loyale de la dignité par l'élu. Voici donc comment est expliquée la "forme" dans la définition du Souverain Pontife.

B ) Objection: Quid des hérésies matérielles du Titulaire vaticanesque?

Eh bien pour concilier leur existence chez un "véritable" pape,
il suffirait de dérouler les conséquences de la définition résumée supra:

Depuis un demi-siècle, il est évident que les faits obligent l'INTELLIGENCE à constater (cf. les sempiternels "hélas! prions... ! il ne nous reste plus qu'à prier...!") que l'exercice des fonctions, - lequel serait toujours viager, car la déposition est interdite (argument hors sujet) et plus encore, la renonciation tacite à sa dignité par le titulaire romain, semble inconnue dans la FSSPX,
qu'une "distance" grandissante éclate entre le titulaire en question d'une part,
et ses prédécesseurs catholiques d'autre part,
une distance qui peut d'ailleurs , et qui est, de fait et de droit.

Or cela n'impliquerait aucun impact sur la définition ou substance du "Pape". Cela ne concernerait qu'un des accidents de la dignité pontificale, la Juridiction suprême.
Quand le titulaire infaillible du Siège de Rome daignerait parler comme parlait Pierre, - ce qui est pourtant le motif de son institution ! -
alors, il serait revêtu d'un attribut d'Autorité souveraine, il serait "prédiqué", de la juridiction, dans ce moment-là.

C) En attente d'un illusoire syllogisme réllement démonstratif...

D'après "La Question",

- elle proclame implicitement qu'il ny aurait pas d'impossiblité intellectuelle à admettre qu'un authentique pape qui ne tire son statut que de l'ancienne religion catholique, soit simultanément le fondateur de la nouvelle religion conciliaire.
En effet il n'y aurait pas d'impossibilité intellectuelle pratique car la contradiction entre l'ancien catholicisme et le nouveau conciliarisme ne serait pas évidente, ou autres arguties sophistiques et polémiques dont ils se délectent. Car en réalité leur seul but est de demeurer un pseudo " sel de la terre " par rapport à la religion conciliaire populaire et égarée.

- S'ils sont mis devant le fait accompli d'une contradiction, alors ils se retranchent derrière une conception intégristement fidéiste Dieu s'est incarné (les objections philosophiques que l'on peut faire à une telle affirmation d'incarnation serait une broutille...) afin que (cause finale... ! ) ces messieurs aient toujours droit à un bon titulaire bien élu, et à qui ils donnent, en pratique, - pour leur retourner leur seule argumetation "intelligente", - carte blanche intégrale pour faire selon son bon plaisir...

- Enfin, cette thèse lefebvriste serait étayée au moyen de l'argumentation du cardinal Cajetan; laquelle se limite cependant à souligner que l'union de la matière et de la forme, donc en pratique la forme du Souverain pontificat, est donnée par Dieu.

D) Réfutations :

- que des intellectuels et observateurs laïcs et profanes, étrangers au catholicisme, affirment impartialement et de manière probante une différence de nature entre l'ancien catholicisme et le nouveau ne les gêne pas le moins du monde: les lefebvristes les ignorent, ou plus grave, ils paraissent ne pas disposer des capacités intellectuelles qui leur seraient nécessaires pour comprendre les enjeux philosophiques incontournables de cette différence.

- En ce qui a trait à l'impossibilité intellectuelle évoquée ci-dessus entre l'ancien et le nouveau catholicisme, une objection suppélementaire et absolue à ces sophismes réside dans le fait que le fidéisme, en lequel ils échouent nolens volens, désigne l'hérésie matérielle fondamentale du Christianisme.

- De plus, s'agissant de la sollicitation de Cajetan, l'on peut y discerner une autre impossiblité catégorique théorique et donc pratique évidemment :
"on appelle accident ce qui appartient vraiment à quelque chose, mais qui ne lui appartient ni nécessairement ni la plupart du temps" enseigne le Philosophe (Métaphysique, Delta, 30). En effet, non seulement la Juridiction Suprême appartient toujours , et qui plus est, nécessairement, à la Dignité de Pape,
mais elle en constitue la substance.



(la rédaction de ce post a été corrigée et complétée le 3 février 2011)

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JP B
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MessageSujet: Re: Succession apostolique “formelle” et “matérielle”   Dim 25 Sep - 22:19

On commence enfin à avancer ici !
Attention, cependant, de ne pas confondre l'essence (matière et forme) d'une personne morale mais concrète comme est “l'Église” avec celle d'une qualité (entité abstraite) comme “l'Apostolicité” exposée en page 1 dans les 17 premiers messages de ce fil...

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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MessageSujet: Re: Succession apostolique “formelle” et “matérielle”   Mer 9 Nov - 10:07

Dans ce message, à l'origine, ici, où il est surtout question de la Juridiction qui assure la Succession Apostolique,
Gérard a écrit:


A Marie Laugier

Je n'ai jamais dit que j'avais une quelconque juridiction ou droit de changer quelque chose dans l'Eglise. Cette démarche n'est ni la mienne ni celle de Te Deum. Précisément, Te Deum et Deojuvante sont deux forums qui ont enfin compris le problème de la juridiction.
Après le Concile Vatican II, tous les mouvements tradis qui lui était opposé, se sont donnés leur propre juridiction. Elle elle allait très loin puisqu'elle consistait a faire des curés de toutes les belles têtes blondes qu'ils rencontraient, à donner les sacrements...en leur propre nom et même à établir une Rote de reconnaissance de nullité des mariages, sans parler aussi du plus ridicule qui a consister à établir par exemple que les hérétiques faisaient maintenant partie de l'Eglise qu'ils pouvaient la diriger et être sa hiérarchie enseignante. Ils ont inventé entre autre qu'un pape, pouvait être une potiche sans pouvoir et qu'il aurait ipso facto son plein pouvoir quand les théoriciens de cette thèse le décideraient.
Si donc, il y en a beaucoup qui se donnent une juridiction et des pouvoirs même pour enseigner l'Eglise et la faire revenir à la Tradition, ce n'est ni moi, ni les deux forums que je vous ai cité et qui ont un parcours sans faute sur ce sujet. JP B ne va qu'à des messe d'Abbés qui n'ont pas de juridiction qui n'ont pas été appelés par l'Eglise et même pas par la faussé église à laquelle ils appartiennent puisqu'ils en reconnaissent le pape.

Ce que j'ai dit, c'est qu'on doit absolument DESIRE avoir un pape. Il faut prier comme nous le demande la liturgie de l'Eglise pour "L'exaltation de la Sainte Eglise". Or, cette exaltation vous la voulez avec ou sans pape ? Faut-il une juridiction pour désirer que l'Eglise se donne un pape ?
JP B me reproche à la fois d'être conclaviste et à la fois de vouloir élire un pape à la criée....n'est-ce pas aussi bête que méchant d'être si contradictoire dans son argumentation ?

Est-ce que j'entraine ainsi des personnes dans une position schismatique ?

Si JP B affirme avec tant d'assurance que :

Citation :

Le conclavisme de Gégé est une hérésie ! (Une de plus... Rolling Eyes ) No


C'est tout simplement que ce DESIR parfaitement catholique, met un grand coup de pied au
modération de son pseudo pape de son église plus hérétique et syncrétique que la somme de toutes les sectes qui ont paru avant elle.

Il ne sera pas répondu par nous-mêmes aux âneries perpétuelles de cet incompétent par excellence, super surexcité plus dur que les durs de dur !

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MessageSujet: Re: Succession apostolique “formelle” et “matérielle”   Lun 30 Juil - 17:23


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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Succession apostolique “formelle” et “matérielle”   Ven 10 Aoû - 17:46

En tête de cette page,
Luernos a écrit:

JP B a écrit:
Citation :



CARD. LUDOVICUS BILLOT, S.J.

De Ecclesia Christi, Roma Università Pontificia Gregoriana 1927.

Et ici notez qu’il est question de la succession formelle, distincte de la succession purement matérielle qui est compatible avec l’absence de l’apostolicité. La succession matérielle consiste en la nue occupation du siège par une série continue d’évêques. La succession formelle au contraire ajoute l’identité permanente de la même personne publique, de sorte que malgré la multiplicité des titulaires, un changement substantiel n’interviendra jamais dans l’exercice et dans l’attribution de l’autorité (p. 262).
(Remarquons au passage combien cela est contraire à la thèse de Mgr Lefebvre selon laquelle le Pape est Pape quand il énonce une doctrine réellement catholique, tandis qu’il ne l’est plus quand il énonce quelque erreur [ ! No…] et à celle, en tout identique, des rédacteurs du site « La Question », en tout cas du nommé “sixte” [zéro !…] qui déclare : « je crois très certaine la démonstration suivante, qui met en lumière ce qui distingue, […], la forme de la matière, abstractivement, chez le Pape, qui est né, constitué, d’une union d’une forme de juridiction dite “accidentelle” en raison de son élévation au pontificat, forme qui lui est attribuée tant qu’il proclame la doctrine du Christ, mais qui est séparée de lui lorsqu’il s’écarte de cette doctrine » – Et qui va dire, de manière sûre, quand le Pape énonce une doctrine réellement catholique [i. e. conforme à la Tradition] et quand il énonce quelque erreur ? Nous sommes en plein “libre arbitre” c’est-à-dire en plein protestantisme ! Rolling Eyes… – Note de JP B.)


(A suivre)

Cher Jean-Paul Bontemps,
Pourriez-vous ré-exposer clairement ce que dit Sixte du blog "La Question", avec ses termes thomistes mais aussi d'une manière simplifiée ?
Et par la même occasion vous pourriez résumer, en regard de la théorie aberrante de ces idéologues politiques dudit blog, – qui ne craignent pas de manipuler la philosophie, selon moi, pour mieux dévoyer la théologie ! – l'opinion du père Guérard.
En ce qui me concerne je ne suis pas en mesure d'expliquer simplement l'absurdité de leur sophisme en l'espèce, compte-tenu de leurs manigances scolastiques, qui donneraient presque raison aux philosophes des temps modernes qui ont bâti leur empire sur la dénonciation de telles dérives.
Ce que je crois comprendre cependant c'est que le pape infailliblement élu posséderait une identité certaine et permanente de pape matériel.
Comme ces sophistes récusent l'idée que cet élu puisse renoncer tacitement à l'identité réelle de Pape "réel", – ce qui implique la réputation de démission d'office, et donc la vacance de plein droit... –
et comme en outre, il est impossible de déposer l'élu, l'Eglise risquerait d'en être réduite à être "gouvernée" par une suite d'Attila ou d'amazones, jusqu'à la fin des temps ;
car l'unique but concret, qui intéresse seul nos politiciens réactionnaires, de l'Incarnation, aurait été d'intrôniser un "pape sacré" nonobstant ce que l'individu concerné ferait de la dignité concédée par Dieu, quasiment victime d'une espèce de compétence liée dont il serait rendu prisonnier dès l'origine...
Ce pape matériel acquerrerait donc par intermittence (quoique d'une manière rarissime, puisque la cathèdre de Rome étant fort dédaignée par les occupants...) l'identité de "pape authentique", mais ces moments sublimes et bénis ne seraient connus que de Dieu seul, puisque seul Dieu établit, ou rétablit en fonction des fantaisies du "titulaire" l'union réelle entre la forme et la matière, matière et forme telles qu'elles sont prédéfinies par eux.
Bref, selon La Question, un élu serait pape matériel et, comme son identité réelle ne serait connue jalousement que de Dieu seul, quoiqu'il fasse ou dise jusqu'à la fin de ses jours, il serait donc pape réel, et le demeurerait ainsi de suite après lui...


Par ailleurs, La Question cite à ce sujet continuellement – une dizaine de fois au fil de leurs articles, – une formule de Cajetan sur les trois composantes aristotéliciennes du pape (matière, forme, composé des deux) dont elle tire les conclusions que l'on sait !




Vous remerciant de votre réponse.


+




Bonjour, cher Luernos !

Vous écriviez, il y a assez longtemps (veuillez bien m’excuser du retard que j’apporte à vous répondre plus précisément que je l’ai fait jusqu’ici sur ce problème du blog "La Question") ceci
Citation :
Pourriez-vous ré-exposer clairement ce que dit Sixte du blog "La Question", avec ses termes thomistes mais aussi d'une manière simplifiée ?
Et par la même occasion vous pourriez résumer, en regard de la théorie aberrante de ces idéologues politiques dudit blog, – qui ne craignent pas de manipuler la philosophie, selon moi, pour mieux dévoyer la théologie ! – l'opinion du père Guérard.

[...]


Ce pape matériel acquerrerait donc par intermittence (quoique d'une manière rarissime, puisque la cathèdre de Rome étant fort dédaignée par les occupants...) l'identité de "pape authentique", mais ces moments sublimes et bénis ne seraient connus que de Dieu seul, puisque seul Dieu établit, ou rétablit en fonction des fantaisies du "titulaire" l'union réelle entre la forme et la matière, matière et forme telles qu'elles sont prédéfinies par eux.
Bref, selon La Question, un élu serait pape matériel et, comme son identité réelle ne serait connue jalousement que de Dieu seul, quoiqu'il fasse ou dise jusqu'à la fin de ses jours, il serait donc pape réel, et le demeurerait ainsi de suite après lui...


[...]

Pour cela, voyez, cher Luernos, ma réponse ici.


Vous ajoutez : « Ce que je crois comprendre cependant c'est que le pape infailliblement élu posséderait une identité certaine et permanente de pape matériel. »

A cela, je répondrai ceci :

  1. L’élection d’un conclave, quoiqu’étant un « fait dogmatique » après une véritable acceptation de l’élu qui, par là, devient formellement Pape, ne relève pas de l’infaillibilité.
    Celle-ci (l’infaillibilté) est : soit pontificale (et là, ce ne peut pas être le cas puisque lors de l’élection il n’y a pas encore de Pape) soit du Magistère universel qui est celui de l’ensemble du Pape et des Évêques (résidentiels) unis au Pape. Là encore, ce ne peut pas être le cas dans l’élection d’un conclave, même réalisée éventuellement par l’ensemble de tous les Évêques résidentiels, puisqu’il n’y a pas encore de Pape. Or, il n’y a pas d’autre infaillibilité que celle qui est soit pontificale soit du Magistère universel (avec le Pape) car toute infaillibilité provient du Pape, Vicaire de Jésus-Christ.
    Donc, l’élection d’un conclave ne relève jamais de l’infaillibilité.

  2. Il est vrai que l’élu d’un conclave (évidemment valide – tant du côté de l’élu que de celui du conclave lui-même) possède « une identité certaine et permanente de pape matériel », mais cela tant que les électeurs ne retirent pas à l’élu qui ne serait pas devenu formellement Pape le droit à bénéficier de leur élection... (Dans ce cas, ils peuvent, et même doivent, procéder à une nouvelle élection.)

vous écrivez encore, cher Luernos, ceci
Citation :
Comme ces sophistes récusent l'idée que cet élu puisse renoncer tacitement à l'identité réelle de Pape "réel", – ce qui implique la réputation de démission d'office, et donc la vacance de plein droit... –
et comme en outre, il est impossible de déposer l'élu, l'Eglise risquerait d'en être réduite à être "gouvernée" par une suite d'Attila ou d'amazones, jusqu'à la fin des temps ;
car l'unique but concret, qui intéresse seul nos politiciens réactionnaires, de l'Incarnation, aurait été d'introniser un "pape sacré" nonobstant ce que l'individu concerné ferait de la dignité concédée par Dieu, quasiment victime d'une espèce de compétence liée dont il serait rendu prisonnier dès l'origine...
Dans cette extrait de citation, je reprendrai ce que j’ai souligné en gras ou/et d’un trait pour répondre ceci :

Quoi que fassent, disent ou pensent lesdits sophistes, ce n’est pas eux qui sont les maîtres de ce que devient la Sainte Église Catholique, a fortiori de ce qu’elle deviendra (pas même le Pape fût-il formaliter et à plus forte raison s’il le l’est pas) mais Notre-Seigneur Jésus-Christ qui en est le véritable Chef !

D’où il suit qu’il n’y a pas à s’inquiéter outre mesure (malgré les difficultés qui peuvent nous paraître parfois insurmontables) de ce que notre Mère, la Sainte Église Catholique, risque de devenir (« en en être réduite à être "gouvernée" par une suite d'Attila ou d'amazones, jusqu'à la fin des temps ») car Dieu Lui-même veille sur l’Église Son Épouse et (comme Il fit avec toutes les crises précédentes, que ce soit avec l’arianisme ou le Grand Schisme d’Occident par exemple) Il la sortira du bourbier où ses ennemis – qui sont Ses ennemis à lui – voudraient la voir s’enliser et mourir (ce qui est impossible).

Dieu, par un moyen que l’on ne connaît pas encore exactement, lui redonnera un digne Vicaire de Son Fils Jésus pour qu’« à la fin [le] Cœur immaculé [de Marie triomphe] » (Notre-Dame de Fatima) et que « les portes de l’enfer ne [prévalent] pas contre [l’Église de Jésus-Christ] » (St Matt., XVI, 18) !

Ce qu’il faut, pour notre part, c’est garder la Foi, l’Espérance et, autant que possible, avec la grâce de Dieu qui jamais ne nous manque quand on la lui demande correctement, la Charité, ce pour laquelle j’ose vous demander de prier aux intentions de votre humble et indigne serviteur qui vous assure également de ses prières.


_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Succession apostolique “formelle” et “matérielle”   Aujourd'hui à 8:53

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Succession apostolique “formelle” et “matérielle”
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