Tradition Catholique (Sede Vacante)

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 La Tradition infaillible comme les Saintes Ecritures

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AuteurMessage
Lucie
Baptisé


Nombre de messages : 436
Date d'inscription : 19/10/2007

MessageSujet: La Tradition infaillible comme les Saintes Ecritures   Sam 6 Nov - 15:09

Déjà, à l'époque de st Pie X :

Dites-moi ce que c’est que la Tradition ?
La Tradition est la parole de Dieu qui n’est pas écrite, mais qui, communiquée de vive voix par Jésus-Christ et par les Apôtres, est parvenue sans altération de siècle en siècle jusqu’à nous par le moyen de l’Eglise.
Où sont contenus les enseignements de la Tradition ?
Les enseignements de la Tradition sont contenus principalement dans les décrets des Conciles, les écrits des saints Pères,les Actes du Saint-Siège, les paroles et les usages de la Liturgie sacrée.
Quel cas faut-il faire de la Tradition ?
Il faut faire de la Tradition le même cas que de la parole de Dieu révélée que contient l’Ecriture Sainte.


Les Saintes Ecritures et la Tradition sont aussi infaillibles l'une que l'autre. Toujours dans le même catéchisme :

§ 4. L’Ecriture Sainte.

Où sont contenues les vérités que Dieu a révélées ?

Les vérités que Dieu a révélées sont contenues dans l’Ecriture Sainte et dans la Tradition.


Ne peut-il pas y avoir d’erreur dans l’Ecriture Sainte ?

Il ne peut y avoir aucune erreur dans l’Ecriture Sainte puisque, en effet, elle est inspirée de Dieu.
L’auteur de toutes ses parties est Dieu lui-même.
http://www.salve-regina.com/Catechisme/Catechisme_de_St_Pie_X.htm

Voilà un exemple des Actes infaillibles en matière de foi et de moeurs du Saint-Siège qui se vend sur Internet :
Actes de Léon XIII : encycliques motu proprio, brefs, allocutions, ...
http://books.google.fr/books?id=7QNMRAAACAAJ&dq=actes+l%C3%A9on+xiii&hl=fr&ei=mzjVTKcaga_hBvT91YEH&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CDMQ6AEwAQ

Car, en effet, se comptent dans la Tradition les encycliques, les motu proprio, les allocutions... Et quand on sait qu'il "faut faire de la Tradition le même cas que de la parole de Dieu révélée que contient l’Ecriture Sainte", on se demande pourquoi on dit n'importe quoi sur les "sédévacantistes". On nous accuse d'aller contre la foi, d'avoir une foi "infaillible". Est-ce si compliqué de comprendre que l'on doit croire les encycliques comme un Acte du magistère ordinaire, Acte qui fait partie des Actes du Saint-Siège ? Voilà en quoi le magistère ordinaire est infaillible : il l'est dans ses Actes.

Et quand on sait qu'"il faut faire de la Tradition le même cas que de la parole de Dieu révélée que contient l’Ecriture Sainte", que dire des positions de la FSSPX sur le magistère ordinaire ?

Don Sarda y Salvany, Le libéralisme est un péché :
[...]En conséquence, aucune contradiction n'existe entre la doctrine que nous avons exposée et celle contenue dans les brefs et allocutions de Sa Sainteté, attendu qu'en bonne logique l'opposition doit être ‘ejusdem, de eodem et secundum idem[4] , ce qui n'a pas lieu ici. Et comment pourrait-on interpréter exactement la parole du Pape d'une autre manière ? C'est une règle de saine exégèse qu'un passage des saintes Lettres doit se prendre au sens littéral, toutes les fois que le sens n'est pas en opposition avec le contexte ; on ne recourt au sens libre ou figuré, que lorsque cette opposition se présente. Entre cette règle et celle que l'on doit suivre dans l'interprétation des documents pontificaux, il existe une grande analogie.
Peut-on supposer le Pape en contradiction avec toute la tradition catholique depuis Jésus-Christ jusqu'à nos jours ?
[4] L'opposition doit porter sur le même attribut pour un même sujet considéré sous le même rapport, par exemple une opposition de couleur dans une même chose au même endroit.
Source.
http://www.christ-roi.net/index.php/Le_lib%C3%A9ralisme_est_un_p%C3%A9ch%C3%A9_-_Don_F%C3%A9lix_Sarda_y_Salvany_-_01#R.C3.A9ponse_.C3.A0_une_objection.2C_grave_.C3.A0_premi.C3.A8re_vue.2C_contre_la_doctrine_des_deux_chapitres_pr.C3.A9c.C3.A9dents

Voilà qui devrait mettre à néant les théories de la FSSPX, qui va contre son propre catéchisme, le catéchisme st Pie X, en s'opposant aux Actes même du Saint-Siège, voilà qui réduit à néant toutes les théories de pseudo-théologiens qui voudrait que le Magistère puisse se tromper, et donc qu'un Pape puisse revenir sur ce qu'a dit un autre Pape en matière de foi et de mœurs, dans un de ses Actes comme une encyclique par exemple :

S.S. Pie XII, Humani generis :

De fait, ô douleur, les amateurs de nouveautés passent tout naturellement du dédain pour la théologie scolastique au manque d'égards, voire au mépris pour le magistère de l'Eglise lui-même qui si fortement approuve, de toute son autorité, cette théologie. Ne présentent-ils pas ce magistère comme une entrave au progrès, un obstacle pour la science? Certains non-catholiques y voient déjà un injuste frein qui empêche quelques théologiens plus cultivés de rénover leur science. Et alors que ce magistère, en matière de foi et de moeurs, doit être pour tout théologien la règle prochaine et universelle de vérité, puisque le Seigneur Christ lui a confié le dépôt de la foi - les Saintes Ecritures et la divine Tradition - pour le conserver, le défendre et l'interpréter, cependant le devoir qu'ont les fidèles d'éviter aussi les erreurs plus ou moins proches de l'hérésie et pour cela " de conserver les constitutions et les décrets par lesquels le Saint-Siège proscrit et interdit ces opinions qui faussent les esprits " (2), est parfois aussi ignoré d'eux que s'il n'existait pas. Ce qu'exposent les Encycliques des Pontifes Romains sur le caractère et la constitution de l'Eglise est, de façon habituelle et délibérée, négligé par certains dans le but très précis de faire prévaloir une notion vague qu'ils nous disent puisée chez les anciens Pères et surtout chez les Grecs. A les entendre, les Pontifes, en effet, n'auraient jamais dessein de se prononcer sur les questions débattues entre théologiens ; aussi le devoir s'impose à tous de revenir aux sources primitives et aussi d'expliquer les constitutions et décrets plus récents du magistère selon les textes des anciens.

Tout cela semble dit de façon très habile, mais tout cela est faux en réalité. Car s'il est exact que, en général, les Pontifes laissent la liberté aux théologiens dans les matières où les docteurs du meilleur renom professent des opinions différentes, l'histoire pourtant nous apprend que bien des choses laissées d'abord à la libre discussion ne peuvent plus dans la suite souffrir aucune discussion.

Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens.

Il est vrai encore que les théologiens doivent toujours remonter aux sources de la révélation divine; car il leur appartient de montrer de quelle manière ce qui est enseigné par le magistère vivant " est explicitement ou implicitement trouvé " (4) dans la Sainte Ecriture et la divine " tradition ". Ajoutons que ces deux sources de la doctrine révélée contiennent tant de trésors et des trésors si précieux de vérités qu'il est impossible de les épuiser jamais. C'est bien la raison pour laquelle nos sciences sacrées trouvent toujours une nouvelle jeunesse dans l'étude des sources sacrées ; tandis que toute spéculation qui néglige de pousser plus avant l'examen du dépôt sacré ne peut qu'être stérile : l'expérience est là, qui le prouve. Mais on ne peut pas, pour cette raison, équiparer la théologie, même celle qu'on dit positive, à une science purement historique. Car Dieu a donné à son Eglise, en même temps que les sources sacrées, un magistère vivant pour éclairer et pour dégager ce qui n'est contenu qu'obscurément et comme implicitement dans le dépôt de la foi. Et ce dépôt, ce n'est ni à chaque fidèle, ni même aux théologiens que le Christ l'a confié pour en assurer l'interprétation authentique, mais au seul magistère de l'Eglise. Or si l'Eglise exerce sa charge, comme cela est arrivé tant de fois au cours des siècles, par la voie ordinaire ou par la voie extraordinaire, il est évident qu'il est d'une méthode absolument fausse d'expliquer le clair par l'obscur, disons bien qu'il est nécessaire que tous s'astreignent à suivre l'ordre inverse. Aussi notre Prédécesseur, d'immortelle mémoire, Pie IX, lorsqu'il enseigne que la théologie a la si noble tâche de démontrer comment une doctrine définie par l'Eglise est contenue dans les sources, ajoute ces mots, non sans de graves raisons: " dans le sens même où l'Eglise l'a définie ".
http://www.vatican.va/holy_father/pius_xii/encyclicals/documents/hf_p-xii_enc_12081950_humani-generis_fr.html
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« Quand même il ne s’agirait que de la soumission due à la foi divine, on ne pourrait pas la
restreindre aux seuls points définis par des décrets exprès des Conciles oecuméniques, ou des
Pontifes romains et de ce Siège apostolique ; il faudrait encore l’étendre à tout ce qui est transmis, comme divinement révélé, par le corps enseignant ordinaire de toute l’Église dispersée dans l’univers, et que pour cette raison les théologiens catholiques, d’un consentement universel et constant, regardent comme appartenant à la foi. »
Pie IX, Encyclique Tuas libenter, 21 décembre 1863
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/46/19/78/Divers/Presente-situation-et-vieux-alibis.pdf

Donc soit il faut accepter tous les Actes des Papes, soit, s'il y a contradiction, si on ne peut dire le contraire en aucune manière, il est évident que ces Papes ne sont pas Papes, s'ils enseignent le contraire. On est obligé de ne pas les suivre, car sinon, on devrait aller contre la Foi et renier les Actes d'autres Papes.

Léon XIII, Encyclique Satis cognitum :
Il est donc évident, d'après tout ce qui vient d'être dit, que Jésus-Christ a institué dans l'Eglise un magistère vivant, authentique et, de plus, perpétuel (Richardus de S. Victore, De Trin., lib. I, cap. 2), qu'Il a investi de Sa propre autorité, revêtu de l'esprit de verité, confirmé par des miracles, et Il a voulu et très sévèrement ordonné que les enseignements doctrinaux de ce magistère fussent reçus comme les Siens propres.
Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s'ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l'auteur de l'erreur des hommes.
«Seigneur, si nous sommes dans l'erreur, c'est Vous-même qui nous avez trompés» (Conc. Vat. sess. III. cap. 3). Tout motif de doute étant ainsi écarté, peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu'une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l'hérésie, sans se séparer de l'Eglise et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ?
Car telle est la nature de la foi que rien n'est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela. L'Eglise professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l'inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l'autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper». Si donc il y a un point qui ait été évidemment révélé par Dieu et que nous refusions de le croire, nous ne croyons absolument rien de la foi divine.
http://www.a-c-r-f.com/documents/LEON_XIII-Satis_cognitum.pdf
Et lien en anglais pour ceux qui préfèrent des textes du faux-Vatican, qu'ils puissent vérifier que le texte existe bien :
Wherefore, as appears from what has been said, Christ instituted in the Church a living, authoritative and permanent Magisterium, which by His own power He strengthened, by the Spirit of truth He taught, and by miracles confirmed. He willed and ordered, under the gravest penalties, that its teachings should be received as if they were His own. etc...
http://www.vatican.va/holy_father/leo_xiii/encyclicals/documents/hf_l-xiii_enc_29061896_satis-cognitum_en.html
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MessageSujet: Re: La Tradition infaillible comme les Saintes Ecritures   Sam 6 Nov - 15:32

Merci Lucie, c'est limpide. Very Happy

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" Nihil Deo et angelis gratius animae conversione."

" Rien n'est plus agréable à Dieu et aux Anges que la conversion d'une âme."

Saint Ambroise, évêque de Milan.
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