Tradition Catholique (Sede Vacante)

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 Le sédévacantisme n’est pas une hérésie

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JP B
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MessageSujet: Le sédévacantisme n’est pas une hérésie   Lun 20 Déc - 18:10

La thèse selon laquelle l’ensemble des Cardinaux et des Évêques résidents (Ordinaires de Lieux formant l’Église enseignante) peut se tromper quant à la réelle attribution du Pontificat suprême à un élu de Conclave même désigné, dans un Conclave légitime et valide à l’unanimité des électeurs, n’est certes pas une hérésie : sinon, serait hérétique la Bulle de Paul IV, Cum ex Apostolatus, valant Constitution Apostolique, dans son § 6 !
En effet, cet § 6 de Cum ex Apostolatus énonce :
Citation :
Ajoutant que si jamais en quelque temps il s’avérait qu’un évêque, même agissant en qualité d’archevêque, de patriarche ou de primat, ou un cardinal de l’Église romaine, même, comme on l’avance, un légat ou même le Pontife romain avant d’être élevé au pontificat pendant qu’il était cardinal, ou avant de recevoir la charge de pontife, avait dévié de la foi catholique, ou était tombé dans quelque hérésie, son élévation à une dignité supérieure ou son entrée en fonction, même décidée de plein accord, et avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est nulle, non valide, et sans valeur aucune ; et l’intronisation ou la reconnaissance officielle du Pontife romain lui-même ou l’obéissance à lui prêtée par tous et l’exercice de sa charge auparavant, et pour une quelconque durée de temps, ne pourraient être déclarés comme valides, autrefois ou dans le présent ; et ces choses ne seraient pas considérées comme légitimes, chacune dans son domaine, et l’on jugerait n’avoir donné et ne donner aucune faculté de remplir un office dans le domaine spirituel ou dans le domaine temporel à telles personnes promues à la charge d’évêque, d’archevêque, de patriarche ou de primat, ou élevées à la dignité de cardinal ou de pontife romain ; et que chacune de toutes leurs paroles, actions, entreprises de gouvernement et d’administration et tout ce qui s’ensuit seraient sans force, qu’ils ne sauraient conférer en aucune façon quelque autorité ou quelque droit, et que ceux-là même qui auraient été ainsi promus et élevés seraient, par là même et sans qu’il faille le déclarer plus, privés de toute dignité, place, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir ; et que tous ceux qui, ainsi promus et élevés, n’auraient pas auparavant dévié de la foi, ni été hérétiques, ni encouru, provoqué ou commis le schisme, auraient le droit d’exercer leur charge.
(On trouve le texte de cette Constitution dans les Codicis Juris Canonici Fontes éditées par le cardinal Gasparri, vol. I, pp. 163-166.)

Cette Constitution (Bulle) de Paul IV a, de plus, été confirmée par son successeur saint Pie V.

Si donc le sédévacantisme, auquel se rattache cet § 6 de Cum ex Apostolatus, était une hérésie, il faudrait dire que les Papes Paul IV et saint Pie V étaient dans l’hérésie ! Comme le seraient tous leurs successeurs dont aucun n’est venu les contredire…
Absurde !

Voilà pour la proposition elle-même selon laquelle le sédévacantisme serait une hérésie.

Voyons sur quoi se basent ceux qui affirment une telle ânerie :

Sur un site qui aime agiter ce genre de “question” et que nous ne nommerons pas pour éviter de lui faire une publicité imméritée, on trouve cette argumentation :
Citation :

[…] en dehors de son enseignement ex cathedra et en dehors de son enseignement ordinaire, quand il cesse de répéter ce que la tradition unanime tient pour révélé, et donc quand il parle comme théologien privé, un Pape peut tomber dans l’hérésie. […]

Citons Adrien VI :
Citation :

« Je dis que si l’on entend par l’Église Romaine sa tête, c’est-à-dire le Pontife, il est certain qu’elle peut errer, même dans les choses qui touchent la foi, en affirmant l’hérésie par sa détermination ou par quelque décret. En effet, plusieurs pontifes romains furent hérétiques… » ([/i]Quodiblet.[/i], XI, 22, cf. Bossuet, Oeuvres Complètes, t. XII., p. 2)

Ainsi, le doute n’est plus possible : les papes peuvent tomber dans l’hérésie, sauf dans leur Magistère solennel qui est, lui seul, intrinsèquement infaillible. Le Concile du Vatican en 1870 s’est empressé de délimiter rigoureusement l’aire de cette infaillibilité. […]

Cela nous permet de voir la mauvaise foi éhontée de ceux qui avancent de tels arguments :
  1. Tout d’abord, ils commencent par énoncer la bonne doctrine : ils énoncent implicitement que, tant dans « son enseignement ex cathedra » (solennel) que dans « son enseignement ordinaire », le Pape est infaillible.
    Puis, dans la même phrase, ils laissent entendre que lorsque le Pape « cesse de répéter ce que la tradition unanime tient pour révélé », il parlerait nécessairement en tant que « théologien privé », comme si un Paul VI, par exemple, qui promulgue officiellement les textes de Vatican II le 7 décembre 1965, n’agirait pas là en tant que Pontife suprême (qu’il ne saurait cependant être puisque ces textes sont entachés d’hérésie) !
    Voilà qui est prendre les gens pour des imbéciles !

  2. Ensuite, on prétend citer un texte du Pape Adrien VI mais, au lieu de donner la référence dudit texte lui-même, on donne celle d’une vague table des matières des œuvres de Bossuet !
    Voilà encore qui est proprement se moquer des gens !

  3. Enfin, faisant complète abstraction de ce qu’on a d’abord implicitement rappelé à propos de l’infaillibilité du Pape dans « son enseignement ordinaire », on prétend citer la Constitution dogmatique du Concile Vatican Ier, Pastor Æternus, qui ne défini que l’infaillibilité pontificale solennelle (ex cathedra) en omettant – volontairement car cela a été maintes et maintes fois rappelé en de multiples lieux – la Constitution dogmatique du même Concile, Dei Filius qui, dans son chapitre III, De fide, § 4 déclare infaillible l’enseignement de l’Église tant ordinaire que solennel !
    En effet, le chapitre III, De fide, de cette Constitution dogmatique Dei Filius énonce en son § 4 :
    Citation :
    […] on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel.

Ainsi, quand quelques lignes plus haut que la première citation de ce site que nous avons rapportée (à la suite de la Bulle de Paul IV, Cum ex Apostolatus, § 6) ces messieurs écrivent (au début de leur torchon, 1ère phrase) « Certains, illusionnés par l’erreur sédévacantiste, semblent choqués de découvrir que les Papes peuvent faillir dans leur doctrine », ils sont en pleine HÉRÉSIE !
Car un Pape ne peut en aucun cas faillir en tant que Pape (non en tant que Docteur privé) en matière doctrinale. Le prétendre est hérétique…

Il est vrai que ces messieurs se permettent de déclarer que la solution donnée par un Docteur de l’Église (qu’ils appelle dédaigneusement “Bellarmin” sans citer sa qualité de saint) « est inapplicable » !
Sans doute sont-ils plus qualifiés et plus forts qu’un simple Docteur de l’Église…

Tout cela est, contrairement à ce que ces messieurs font mine de ne pas comprendre et qu’ils tentent de réfuter par leur article nauséabond et puant l’hérésie, amplement démontrer ICI et, dans la « Réponse de Clément » à la suite de ce « Commentaire n°3 posté par loula ».


Cela dit, en affirmant qu’un Pape ne peut en aucun cas faillir dans la doctrine en tant que Docteur commun et que, en conséquence, Paul VI et ses successeurs ne sauraient être Papes tant que celui qui est assis (matériellement) sur le Siège du Bienheureux Pierre ne condamne pas les erreurs de Vatican II et les prétendus “sacrements” qui en sont issus, nous ne jugeons aucunement le Pape mais une simple personne qui n’est pas formellement Pape.
Et encore, nous ne jugeons pas même cette personne : nous ne faisons que constater qu’elle n’est pas formellement Pape.
Et nous ne la jugeons pas, surtout si l’on considère, comme nous le faisons, qu’elle reste matériellement désignée pour occuper matériellement le Siège du Bienheureux Pierre quoique, pour l’instant, ladite personne (ou son successeur) ne soit pas formellement Pape tant qu’elle ne condamne pas les erreurs de Vatican II et les prétendus “sacrements” qui en sont issus.

C’est pourquoi il est faux, injuste et calomnieux de prétendre que, par notre position, « [risquons] de détruire l’Eglise et de l’anéantir en brisant son unité par une attaque violente dirigée contre la chaire de Pierre. »
D’autant plus qu’en disant que le faux “pape” qui a approuvé et ceux qui appliquent les erreurs vaticandeuses ne sauraient être formellement Papes, nous préservons, précisément, « la chaire de Pierre. »

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Le sédévacantisme n’est pas une hérésie   Mer 29 Avr - 14:35

Dans un autre fil, que les non-inscrits ne peuvent pas lire,
Michel-Louis Gars du Loir a écrit:
[...] il convient de le définir : qu’est-ce qu’un schismatique ?
C’est assurément quelqu’un qui se sépare, non de n’importe qui, mais du Vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ (le Pape) et des Évêques subordonnés au Pape.

Mais si celui qui se présente comme étant le Pontife romain, et avec lui « l'ensemble des évêques », se sépare, et eux avec lui, de ceux qui les précèdent et les rattachent, conformément à la note d’Apostolicité de la Sainte Église Catholique, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, ils sont alors eux mêmes (celui qui se présente comme étant le Pape et l’ensemble des “évêques”) schismatiques.
Et c’est bien ce qu’il ressort de ce message de notre contradicteur dans lequel
il a écrit:

[...] J'ai été ordonné prêtre en 1971 et je vais avoir 71 ans dans quelques mois. J'ai été banni de votre forum parce que je n'étais pas d'accord avec ce que vous dites sur le Concile Vatican II. Au mois de février, je suis allé à une retraite avec des amis prêtres du diocèse. L'évêque qui nous la prêchait nous a dit que le grand miracle de ce concile a été la conversion de 2500 évêques.
[...]


Pour mémoire, rappelons que Léon V. lui a répondu (par ce message)
Citation :

[...]
  1. On peut légitimement se demander si cet« ordonné prêtre en 1971 » est réellement un prêtre puisque le rite d’Ordination de la véritable Sainte Église Catholique a été supprimé et remplacé, dans l’Église officielle qui se définie elle-même comme étant « l’Église conciliaire », par un rite que, pour de multiples raisons, on doit tenir pour invalide en vertu du tutiorisme obligatoirement requis en matière sacramentelle Suspect...

  2. « L'évêque qui nous la prêchait nous a dit que le grand miracle de ce concile a été la conversion de 2500 évêques », écrit ce prétendu “prêtre”.
    De quelle conversion s’agit-il donc ? Il ne s’agit certes pas d’une conversion à la Sainte Église Catholique : n’étaient-ils pas catholiques avant son horrible conciliabule ? Il s’agit donc bien d’une “conversion”, oui ! mais d’une conversion à une religion satanique puisque ce ne peut pas être à la Religion catholique... Twisted Evil

Et maintenant, il ose comparer les schismatiques (auxquels toute son « Église conciliaire » appartient pour avoir rompu lors du conciliabule vaticandeux avec la Sainte Église Catholique !...) avec les sédévacantistes actuels qui sont de véritables Catholiques, eux, et, pour la plupart, intégralement Catholiques Exclamation No...


Léon V. a parfaitement raison : si lors du conciliabule vaticandeux « 2500 évêques » (et avec eux celui qui se présentait comme Pontife romain) se sont “convertis”, c’est qu’ils se sont tout simplement séparés de ceux qui les précédaient [qui, eux, n'étaient pas “convertis” à « l'Église conciliaire »]* !
Par ce prétendu « grand miracle » de « la conversion », se séparant ainsi de ceux qui les reliaient à Notre-Seigneur Jésus-Christ, ils ont rompus l’Apostolicité !...

Aussi,
  • non seulement ceux qui se séparent d’eux, qui ne sont pas en communion avec (« non-una-cum ») eux, ne peuvent nullement pour ce motif être schismatiques, surtout si, par cette séparation ils comptent rester fidèles (comme c’est notre cas) à Notre-Seigneur Jésus-Christ et à ceux qui, jusque là, ont réellement assuré l’Apostolicité ;

  • Mais de plus, ceux qui, comme notre contradicteur, suivent celui qui se présente comme étant le Pontife romain et avec lui « l'ensemble des évêques » ainsi schismatiques (prétendu Pape et l’ensemble des “évêques”), SONT ALORS EUX-MÊMES SCHISMATIQUES, même s’ils n’en ont pas conscience !...

[.,.]

(* : Entre-crochets ajouté par JP B.)

Sont en effet schismatiques ceux qui, même s’ils se présentent comme Pape, se séparent des successeurs des Apôtres qui ont tenus, jusqu’à cette séparation, la sainte doctrine catholique qui vient de Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même car, par cette séparation, ils rompent l’Apostolicité de la Sainte Église Catholique.

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Le sédévacantisme n’est pas une hérésie   Mer 29 Avr - 15:10

On est assuré de suivre Jésus-Christ en suivant Son Vicaire.
Mais si celui qui se présente comme tel ne suit pas Jésus-Christ (en ne suivant pas les successeurs de Ses Apôtres) comme c’est actuellement le cas (cf. « PREUVE DE LA VACANCE (au moins formelle) DU SAINT-SIÈGE »), il ne peut pas être son Vicaire : il n’est qu’un simple quidam, seulement un homme, même s’il est Prêtre voire Évêque et Cardinal, et même s’il a été désigné par ses confrères pour devenir le Pape.
Si l’on suit un tel homme, si on lui obéit,
on ne suit pas Jésus-Christ, on n’obéit pas à Jésus-Christ, puisque cet homme n’est pas Son Vicaire ; on suit seulement un homme, on n’obéit qu’à un simple quidam !
Or, saint Pierre l'a dit : « il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes »...

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MessageSujet: Re: Le sédévacantisme n’est pas une hérésie   Dim 1 Mai - 12:38


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MessageSujet: Re: Le sédévacantisme n’est pas une hérésie   Lun 18 Juil - 22:27

Un opposant farouchement hostile au sédévacantisme, fût-il celui de “Cassiciacum”, a écrit:

[…] Parmi les cinq opinions rapportées par Saint Robert Bellarmin sur l’hypothèse du Pape hérétique (six en réalité), les trois principales ne dépassent pas le degré le plus bas d’autorité (probabilis), des théologiens de grande renommée étant partagés à leur sujet ; les autres opinions, ainsi que les différentes thèses sédévacantistes d’aujourd’hui comme celle de Cassiciacum, ne peuvent pas même atteindre ce degré, puisqu’elles ne sont pas soutenues par l’autorité de théologiens éminents et approuvés, ou bien elles sont en contradiction avec les théories discutées par les grands théologiens.

[…] Pour éviter les dérives d’un possible schisme, il est plus sûr de reconnaître la légitimité du Successeur de Saint Pierre, tout en lui résistant ouvertement quand il parle ou agit contre la doctrine de l’Église, préférant obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Saint Robert le dit : si un Pape menace le bien des âmes ou même l’Église entière, il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il dit et en empêchant (autant que possible) sa volonté destructrice […]

(Souligné d’un trait ou/et en gras, et en italiques pour faire ressortir la citation de St Robert BELLARMIN, par JP B.)

Il convient de faire remarquer ce qui suit :
  1. Nous avons déjà vu ici (http://foicatholique.cultureforum.net/t4762-la-these-de-cassiciacum-resume-par-m-labbe-ricossa) que la distinction materialiter/formaliter qui constitue l’essence même de la thèse dite « de Cassiciacum » était déjà enseignée par St Antonin !
    Rappelons, à propos de cette distinction que, dans le chapitre 30 du livre II de son ouvrage De romano pontifice, St Robert BELLARMIN a écrit « […] lorsque les Cardinaux élisent le Pontife, ils n’exercent pas leur autorité sur le Pontife, puisqu’il n’existe pas encore, mais sur la matière, c’est-à-dire, sur la personne qui est disposée par l’élection à recevoir de Dieu la forme du Pontificat. »

  2. Le même St Robert BELLARMIN n’affirme nullement que, s’il est effectivement licite de résister à un Pape qui « menace le bien des âmes ou même l’Église entière », un “pape” qui ordinairement et habituellement serait dans l’hérésie  et enseignerait celle-ci, comme l’a fait Paul VI et comme le font ses successeurs actuels vaticandeux, resterait obligatoirement et indéfectiblement Pape.
    Dans le chapitre 30 du livre II de son ouvrage De romano pontifice, déjà cité, St Robert BELLARMIN affirme même exactement le contraire :
    Citation :
    à prime abord, il est prouvé, avec arguments d’autorité et de raison, que l’hérétique manifeste est déposé ipso facto.
    Et il ajoute
    Citation :
    L’argument d’autorité est tiré de Saint Paul (Tite, c. 3), lequel ordonne que soit évité l’hérétique après deux avertissements, c’est-à-dire après qu’il se soit manifesté obstiné […]

    […] dans le cas où [il serait formellement dans l’hérésie], le Pape cesse immédiatement d’être pape : puisque la forme ne peut se maintenir sans les dispositions nécessaires.[…]

    […] le Pape hérétique cesse également d’être Pape par lui-même[…]

    […] Dans l’hypothèse, […], où le pape tomberait dans l’hérésie publique et formelle, il ne serait pas privé de sa charge par un jugement des hommes, mais par son propre fait, puisque l’adhésion FPRMELLE à une hérésie l’exclurait du sein de l’Église. […]

    […] Conséquemment, l’opinion qui est vraie est la cinquième, selon laquelle le Pape manifestement hérétique cesse de lui-même d’être Pape et la tête, de la même manière qu’il cesse d’être un chrétien et un membre du corps de l’Église […]

    (Tous les soulignés et les entre-crochets sont de JP B.)

  3. Cet opposant farouchement hostile au sédévacantisme, auteur de la première citation faite au début du présent post, est donc un MENTEUR !…

  4. Si St Robert BELLARMIN dit que « si un Pape menace le bien des âmes ou même l’Église entière, il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il dit et en empêchant (autant que possible) sa volonté destructrice » ce n’est que, comme le dit lui-même cet opposant farouchement hostile au sédévacantisme, « quand il parle ou agit contre la doctrine de l’Église » c’est-à-dire OCCASIONELLEMENT, ACCIDENTELLEMENT, matériellement et non d’une manière ordinaire et habituelle qui montrerait qu’il est dans l’hérésie formelle (même si ce n’est pas encore officiellement aux yeux de l’Église) et n’aurait donc pas (ou éventuellement plus) la forme du Pontificat reçue de Dieu.

Cet opposant farouchement hostile au sédévacantisme, en plus d’être un menteur, a donc tout faux à propos de la thèse dite « de Cassiciacum »...

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MessageSujet: Re: Le sédévacantisme n’est pas une hérésie   Aujourd'hui à 8:53

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