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 Le sacre du R.P. Guérard des Lauriers

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JP B
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MessageSujet: Le sacre du R.P. Guérard des Lauriers   Mer 26 Jan - 21:14



EXPOSÉ PAR Mgr. Guérard des Lauriers

de la
THESE DE CASSICIACUM
établissant la distinction

papauté materialiter / papauté formaliter


Extrait du fascicule LE PROBLEME DE L’AUTORITE ET DE L’EPISCOPAT DANS L’EGLISE, Centro Librario Sodalitium, Loc. Carbignano 36 - 10020 Verrua Savoia (TO) Italie. Pp. 31 sq.

(http://contra-impetum-fluminis.net/these.htm)

Deuxième Article

INTERVIEW DE MONSEIGNEUR GUÉRARD DES LAURIERS

Sodalitium a écrit:
7) Sodalitium : Monseigneur, en 1981, vous avez été sacré évêque par Mgr Thuc. Cet évêque n'a pas toujours été clair en ses actes. À la suite de ce Sacre, vous avez été « excommunié » par le Cardinal Ratzinger - Que dire de cela ?


Mgr Guérard : J'ai reçu la Consécration épiscopale, le 7 mai 1981, de Mgr Pierre Martin Ngô-dinh-Thuc.
J'affirme que cette Consécration est valide, légale autant qu'il se pouvait, parfaitement licite.
On appelle : « légal », ce qui est conforme à la lettre de la loi. On appelle : « licite » ce qui est conforme au but visé par la loi. La vertu d'épikie consiste à négliger la « lettre », si celle-ci s'avère être contraire au « but ».

[I.] La Consécration est valide.
Attendu que : 1) le rite traditionnel a été intégralement observé [la lecture du « mandat romain » exceptée !] ; 2) Mgr Thuc et moi-même avions l'intention de faire ce qu'entend faire l'Église.

[II.] La Consécration est légale, autant qu'il se peut.
Il faut en effet savoir que, par un Bref en date du 15-111-1938, Pie XI institua Mgr Thuc comme étant son Légat [« deputamus in Nostrum Legatum Petrum Martinum Ngô-dinh-Thuc Episcopum titularem Sœsinensem ad fines Nobis notos, cum omnibus necessariis facultatibus »]. Mgr Thuc avait donc le pouvoir de consacrer des Évêques, SANS en référer ANTÉCÉDEMMENT au Saint-Siège, et par suite sans « mandat romain ». Mgr Thuc conserva ce MÊME pouvoir, lorsqu'il fut institué Archevêque de Hué par Pie XII. La preuve en est que ce fut lui, Mgr Thuc, et non l'Administrateur apostolique, qui choisit et consacra tous les Évêques du Vietnam entre 1940 et 1950 [Mgr Thuc m'en expliqua, de vive voix, et non sans une insistante malice, la raison (cachée et véritable !). De cette façon, les pensions, frais en cas de maladie, etc. desdits Évêques, ces charges donc incombaient aux fidèles du Vietnam ; tandis qu'ils eussent incombé à « Rome », si ces mêmes Évêques eussent été consacrés par l'Administrateur apostolique]. Quoi qu'il en soit de cette « divertissante » [!] « finalité », il reste qu'au strict point de vue de la cause formelle, « Rome », EN FAIT, sous Pie XII, a confirmé Mgr Thuc dans ses pouvoirs et prérogatives de Légat. Mgr Thuc avait conscience de les avoir consacrés et il en fit part oralement à plusieurs personnes : « Quand on trouvera ces Documents après ma mort... ! » Mais ces Documents ne furent mis au jour, et « à jour », que très tardivement [ils passèrent par de multiples et périlleuses vicissitudes], et c'est pourquoi il n'a pas été possible d'en faire état comme il eut été opportun. C'est donc en toute bonne foi et même en toute candeur, que Mgr Thuc procéda à faire : Consécrations et Ordinations. Il pensait, à juste titre en avoir canoniquement le droit, puisque ce droit ne lui avait pas été retiré.
Lesdites Consécrations et Ordinations, faites par Mgr Thuc, sont-elles « légales » c'est-à-dire conformes à la lettre de la loi ? Pour qu'elles le fussent parfaitement, il eût fallu qu'APRÈS [Non pas « avant » puisque Mgr Thuc avait juridiquement le pouvoir] l'acte posé, Mgr Thuc en référât à l'Autorité. Mais Mgr Thuc tenait, comme moi-même, qu'il n'y a plus d'Autorité ; bien que, paradoxalement et fort malheureusement, il tînt également à demeurer en bons termes avec l'« autorité »[6]. [Qu'on veuille bien lire Autorité = véritable Autorité, dont il y a actuellement "vacance formelle" ; autorité = PSEUDO-Autorité qui sévit depuis le 7 décembre 1965]. De là, deux conséquences :
Au point de vue OBJECTIF, c'est-à-dire si l'on considère en elles-mêmes les Consécrations et Ordinations accomplies par Mgr Thuc, celles-ci sont aussi « Légales » qu'il se pouvait [et qu'il se peut !]. Car, d'une part, Mgr Thuc avait juridiquement le pouvoir de les accomplir sans « mandat romain » ; et d'autre part, il était et il demeure impossible de « déclarer » ces consécrations et Ordinations à une Autorité qui, en acte et comme telle, n'existe pas. La « légalité » desdites Consécrations et Ordinations est en ÉTAT DE PRIVATION, comme TOUT l'est actuellement dans l'Église militante, en raison de la « vacance formelle » du Siège apostolique.
Au point de vue SUBJECTIF, c'est-à-dire si l'on considère les dites Consécrations et Ordinations comme étant l'un des comportements de Mgr Thuc, force est d'observer qu'elles ont été pour lui le « glaive de douleur » et la pierre de scandale. Elles exigeaient qu'il rompît avec « rome », et il le fit en parole : mais lui tenait, par les « raisons du cœur », à ménager « rome », et il fut pris au piège où il trouva la mort.
« Noli judicare si non vis errare ». Quoi qu'il en soit de cette intime agonie, et du Jugement de Dieu, il reste que les Consécrations et Ordinations accomplies par Mgr Thuc sont aussi légales qu'il se peut, participant selon le mode qui est propre à leur nature à l'état de privation qui affecte actuellement toute l'Église militante, et distinctement chacune de ses composantes... L'Église Corps mystique, Épouse du Christ, étant vierge, même sur terre, de quelque privation que ce soit.
[6]Mgr Thuc avait ainsi : pensions et dons, pour secourir les « réfugiés » vietnamiens. Cf. mon article sur le B.O.C. (abréviation de "Bulletin de l'Occident Chrétien") n° 103 [...].

[III.] La Consécration est licite
II faut, pour le bien comprendre, rappeler que, dans l'Église militante considérée en tant qu'elle est un collectif humain, TOUTE LOI PUREMENT ECCLÉSIASTIQUE [les modalités concernant la vacance et la provision du Siège apostolique ressortissent à ce type de loi], MÊME CELLE PORTANT UNE SENTENCE LATAE SENTENTIAE, n'a sa force exécutoire qu'en vertu de l'Autorité actuellement exercée. Pour qu'il en fût autrement, pour qu'il puisse exister dans l'Église militante des lois purement ecclésiastiques ayant force exécutoire indépendamment de l'Autorité, il faudrait qu'au moins pour ces lois, l'Autorité reçût son propre mandat de l'Église militante en tant que celle-ci est un collectif humain. Or cette doctrine est explicitement condamnée par Vatican I comme étant erronée [DS 3054]. Toute loi purement ecclésiastique est donc, radicalement, une loi humaine, n'ayant de force exécutoire que de par l'Autorité : laquelle, par essence, est monarchique [monos arche].
Il s'ensuit que toute loi purement ecclésiastique peut être soumise, et EST ACTUELLEMENT SOUMISE, aux vicissitudes mêmes des lois humaines. D'une part, l'Autorité qui donne force à la loi peut faire défaut ; et c'est ce qui arrive, de par la vacance formelle du Siège apostolique. D'autre part, il se peut que, per accidens, appliquer la lettre de la loi nuise, au lieu de le réaliser, au but visé par la loi. C'est bien ce qui se produit actuellement. L'exigence du « mandat romain », exigence renforcée par Pie XII, comme condition de toute Consécration épiscopale, est ordonnée à mieux affirmer et sauvegarder le caractère monarchique de l'Autorité s'exerçant sur tout Evêque, et sur tous les Évêques de la catholicité. Or, sous Karol Wojtyla, une « consécration » faite de par le « mandat romain » entraîne : que, premièrement, la personne « consacrée » [supposé qu'elle le soit !] est ipso facto en état de schisme capital comme l'est Wojtyla lui-même ; que deuxièmement, la « consécration » faite avec le nouveau rite qui est douteux, est elle-même douteuse, et doit donc être considérée pratiquement comme non valide. La fidélité au « mandat romain » a donc pour conséquence, à brève échéance, que Wojtyla sera le monarque absolu d'une assemblée mondiale dont les membres revêtiront à l'occasion les insignes épiscopaux, bien qu'ils ne soient aucunement Évêques, ni par conséquent successeurs des Apôtres.
« La lettre tue, l'Esprit vivifie » [II Cor. III, 6 ; cf. Rom. II, 27-29]. Quand la lettre de la loi [la prescription du « mandat romain »] a pour effet de DETRUIRE la fin qui est visée par la loi [savoir l'unité, et partant la réalité même de l'Église militante], alors, c'est la vertu d'EPIKIE de ne pas tenir compte de la lettre de la loi, dans la stricte et seule mesure où cela est nécessaire pour continuer d'assurer la fin qui est visée par la loi. Les actes qui sont posés, par nécessité, contre la lettre de la loi, en vue d'assurer le but visé par la loi, de tels actes sont dits « licites », bien qu'ils soient illégaux. Cette doctrine a toujours été admise dans l'Église.
Nous disons donc que les Consécrations conférées par Mgr Thuc, légales autant qu'il se pouvait [II] puisque Mgr Thuc se trouvait dispensé du mandat romain, furent et demeurent PARFAITEMENT LICITES ; bien que, comme on l'a expliqué [II], leur « légalité » demeure hypothéquée de la privation même qui affecte actuellement toute l'Église militante.


[IV.] Le « cardinal » Ratzinger m'a notifié [par le Nonce à Paris, et non par le Général des Dominicains] que j'avais encouru l'excommunication « latae sententiae ». Il m'exhortait à « revenir », me promettant bon accueil !
  • Je n'ai pas répondu à ce message, pour les raisons suivantes :
    « Ex parte objecti ». La sentence est, en elle-même, privée de tout fondement : ainsi qu'il est ci-dessus exposé [II, III].
    « Ex parte subjecti » : id est : Joseph Ratzinger, et « auctoritatis ». Les seuls actes de 1’« autorité » qui puissent n'être pas VAINS sont exclusivement ceux ordonnés à ce que perdure dans l'Église, materialiter, la hiérarchie : MATERIALITER seulement, puisque [cf. 2 a], l'« autorité » n'a de pouvoir dans l'Église que « materialiter » et non « formaliter ». Ainsi, par exemple, l'acte par lequel l'« autorité » reconnaît la valeur et la portée ecclésiales des Consécrations conférées par Mgr Thuc : un tel acte serait valide. Tandis que tout acte de l'« autorité » qui n'est pas ordonné expressément à la permanence de la hiérarchie [au moins « materialiter »] est VAIN.
    Il n'y a pas à tenir compte d'une chose qui est privée de fondement, qui est vaine ; c'est le conseil de St Jean (II Jn 10-11).
  • Le message du « cardinal » Ratzinger m'a diverti, et même réjoui. De tous les Évêques professant intégralement la Foi catholique, je suis le seul qui soit « excommunié » par la « rome » de Wojtyla. N'étant aucunement en communion avec cette « rome »-là, je rends grâce qu'elle ait, au moins sur le point, déclaré quelle est la Vérité !
Pour les Consécrations épiscopales que Mgr GUÉRARD DES LAURIERS conféra lui-même par la suite, voir la question 8 dans l'interview de “Sodalitium”, à la suite de la citation ci-dessus, obtenue par le lien que j'ai donné au début de ce message.

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Le sacre du R.P. Guérard des Lauriers   Mar 21 Juin - 16:44

Certains Prêtres sédévacantistes formaliter qui, jusqu’à ce que l’on apprenne le Sacre de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS le soutenaient puis l’ont ensuite abandonné, ont d’autre part reçu les Saints Ordres ailleurs que chez leur Ordinaire de lieu respectif, avancent néanmoins cet argument qui voudrait qu’être, pour les candidats au Sacerdoce ayant manifestement la vocation, « destinés, dans l'état actuel des choses, à être ordonnés par un évêque sacré sans mandat apostolique, l'Église estime que c'est illégitime, c'est un fait massif, irrécusable, et par ailleurs parfaitement fondé tant dans la nature des choses que dans la Tradition apostolique ».
À partir de là, les questions suivantes se posent :
  1. L’Église admet-elle, pour l’application de ses lois dans des circonstances inhabituelles, extraordinaires, comme l’est notre situation actuelle, à la suite du reste de St Thomas d’Aquin, la vertu de l'épikie ou celle-ci ne serait-elle que le fruit de l’imagination trop abondante du R.P. GUÉRARD ?

  2. Ne serait-ce pas en vertu de l'épikie, précisément que lesdits Prêtres sédévacantistes formaliter sont allés se faire Ordonner ailleurs que chez leur Ordinaire de lieu respectif ?…

  3. Si l’on rejette ladite vertu de l’épikie, ne serait-ce pas « un fait massif, irrécusable, et par ailleurs parfaitement fondé tant dans la nature des choses que dans la Tradition apostolique » et que « l'Église estime que c'est illégitime » qu’aucun candidat au Sacerdoce ne peut recevoir les saints Ordres hors de son diocèse d’origine sans lettre dimissoriale de son Ordinaire de lieu ; qu’aucun Prêtre ne peut, conformément au Canon 1328 et au Canon 1341, § 1, prêcher sans l’autorisation de l’Ordinaire de lieu ; etc., etc. ?…

  4. Finalement, Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS n’avait-il pas raison de leur dire, à ces Prêtres sédévacantistes formaliter qui, jusqu’à ce que l’on apprenne son Sacre le soutenaient puis l’ont ensuite abandonné, que si leur position intransigeante qui exclut pour autrui la vertu de l'épikie qui s’appliquent, en fait, hypocritement à eux-mêmes, est respectable par leur souci d’observer les lois de l’Église, alors, pour être vraiment cohérents avec ces principes, ils devaient s’abstenir de tout ministère ?…

Une autre question, à l’attention de l’un d’eux : les procès d’intention ne relèvent-ils pas du jugement téméraire ?…
On peut juger, en effet, que ces questions sont là posées pour… se faire mousser ! lol!

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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MessageSujet: Re: Le sacre du R.P. Guérard des Lauriers   Mar 21 Juin - 19:22

Remarquons bien que le même genre de questions (que pour la vertu de l’épikie) se pose quant à l’éventuelle suppléance de juridiction :
  1. L’Église admet-elle, dans les cas extraordinaires, comme l’est notre situation actuelle, une possible suppléance de juridiction de sa part quand la juridiction fait formellement défaut comme en ce moment ?

  2. Ne serait-ce pas en vertu d’une éventuelle suppléance de juridiction, précisément que les Prêtres sédévacantistes formaliter sont allés se faire Ordonner ailleurs que chez leurs Ordinaires de lieu respectifs ?…

  3. Si l’on rejette cette éventuelle suppléance de juridiction, ne serait-ce pas « un fait massif, irrécusable, et par ailleurs parfaitement fondé tant dans la nature des choses que dans la Tradition apostolique » et que « l'Église estime que c'est illégitime » qu’aucun candidat au Sacerdoce ne peut recevoir les saints Ordres hors de son diocèse d’origine sans lettre dimissoriale de son Ordinaire de lieu ; qu’aucun Prêtre ne peut, conformément au Canon 1328 et au Canon 1341, § 1, prêcher sans l’autorisation de l’Ordinaire de lieu ; etc., etc. ?…

  4. Finalement, Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS n’avait-il pas raison de leur dire, à ces Prêtres sédévacantistes formaliter qui, jusqu’à ce que l’on apprenne son Sacre le soutenaient puis l’ont ensuite abandonné, que si leur position intransigeante qui exclut pour autrui cette possible suppléance de juridiction qu’ils s’appliquent, en fait, hypocritement à eux-mêmes pour certaines choses (comme la confession, par exemple), est respectable par leur souci d’observer les lois de l’Église, alors, pour être vraiment cohérents avec ces principes et pour que, sur ces points, ont les prennent enfin au sérieux, ils devaient s’abstenir de tout ministère ?…

Cela concerne des Prêtres du Sud de la France.

Notons bien qu’il s’agit là de suppléance de juridiction et non de Juridiction de suppléance
.

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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MessageSujet: Re: Le sacre du R.P. Guérard des Lauriers   Mer 22 Juin - 13:38

Dans le post ci dessus qui traitait de l’éventuelle suppléance de juridiction pour pallier au manque de mandat romain pour les Sacres épiscopaux dispensés et reçus dans la situation actuelle où l’Autorité apostolique fait défaut, il a été fait, dans le 4ième point, allusion dan l’entre parenthèses à la confession auprès des Prêtres sédévacantistes formaliter qui ne possèdent pas la juridiction pour cela autrement que par cette possible suppléance de la part de l’Église.
Il y a une différence essentielle, il est vrai, entre un Sacre épiscopal sans mandat apostolique et la confession auprès des Prêtres sédévacantistes formaliter qui ne possèdent pas la juridiction pour cela autrement que par cette possible suppléance de la part de l’Église : c’est que celui-là, si l’on ne tient pas compte du besoin d’avoir toujours des Prêtres pour offrir à Dieu le Saint Sacrifice en vue de Sa plus grande gloire et pour dispenser aux âmes tous les Sacrements en vue de leur Salut, n’est nullement obligatoire et ne fait pas partie de l’essence du Prêtre, tandis que celle-ci fait partie intégrante de tout Prêtre à qui quelque(s) fidèle(s) demande(nt) de le(s) confesser.

Ce qui a voulu être signifié, ce n’est pas que la confession faite auprès de ces Prêtres sédévacantistes formaliter qui ne possèdent pas la juridiction pour cela autrement que par cette possible suppléance de la part de l’Église ne serait pas légitime, mais c’est que ces mêmes Prêtres ont, pour être Ordonnés ailleurs que chez leurs Ordinaires de lieu respectifs, non seulement fait appel implicitement à la vertu de l’épikie qu’ils refusent, pour ceux qui sont visés dans ces messages, hypocritement à qui, tel Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS, estime que, pour qu’il y ait toujours des Prêtres pour offrir à Dieu le Saint Sacrifice en vue de Sa plus grande gloire et pour dispenser aux âmes tous les Sacrements en vue de leur Salut, il peut, voire il doit, recevoir la Consécration épiscopale, mais en plus, ces mêmes Prêtres hypocritement intransigeants avec autrui, ont parfaitement appliqué pour eux la suppléance de juridiction pour être Ordonnés ailleurs que chez leurs Ordinaires de lieu respectifs sans les lettres dimissoriales de ceux-ci, lettres dimissoriales qui auraient dues leur être indispensables pour ce faire ! Shocked

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MessageSujet: Re: Le sacre du R.P. Guérard des Lauriers   Jeu 23 Juin - 12:25

Un esprit d’aveuglement a été donné aux superbes qui, se fiant à leur jugement propre, soit estime que de nos jours plus aucun clerc ne vient au nom de l’Église alors qu’il est manifeste que, pour la plus grande gloire de Dieu et le Salut des âmes, celle-ci supplée au manque de Juridiction, soit font de cette suppléance de juridiction une Juridiction de suppléance qui, bien évidemment, ne peut pas exister…

Or, certaines Consécrations épiscopales opérées par Mgr Pierre-Martin N-DINH-THUC sont, hormis celle manifestement schismatique et hérétique du Palmar, sont non seulement légitimes mais également licites.
Il en est ainsi pour celle reçue par le R.P. Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS comme il est démontré au début de ce présent fil.

Il en serait de même pour celles conférées par Mgr Marcel LEFEBVRE si elle avaient été faites en considération de la vacance au moins formelle du Siège apostolique, mais, même dans cette condition indispensable, elles ne donneraient lieu à aucune Juridiction de suppléance.
Celles-ci ayant été opérées dans la reconnaissance de l’occupation formelle du Saint-Siège sans mandat de celui-ci (pourtant obligatoire s’il y a un Pape comme le professait le fondateur d’Écône) c’est-à-dire dans le schisme évident, il est presque normal qu’elles donnent lieu à la continuité du schisme par l’appropriation d’une prétendue Juridiction de suppléance de la part des quatre Évêques de la FSSPX !
Cf. http://foicatholique.cultureforum.net/t4054-confirmations-par-la-fsspx !…

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MessageSujet: Re: Le sacre du R.P. Guérard des Lauriers   Jeu 23 Juin - 20:57

Certaines Consécrations épiscopales opérées par Mgr Pierre-Martin N-DINH-THUC sont, hormis celle manifestement schismatique et hérétique du Palmar, sont non seulement légitimes mais également licites.
Il en est ainsi pour celle reçue par le R.P. Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS comme il est démontré au début de ce présent fil.
Il ne s’agit là en effet que de l’extension du pouvoir d’Ordre qui arrive ainsi à sa plénitude, et non de l’appropriation du pouvoir de Juridiction qui ne peut provenir que d’un Pape en acte c’est-à-dire formaliter.


Il en serait de même pour celles conférées par Mgr Marcel LEFEBVRE si elle avaient été faites en considération de la vacance au moins formelle du Siège apostolique, mais, même dans cette condition indispensable, elles ne donneraient lieu à aucune Juridiction de suppléance.
Celles-ci ayant été opérées dans la reconnaissance de l’occupation formelle du Saint-Siège sans mandat de celui-ci (pourtant obligatoire s’il y a un Pape comme le professait le fondateur d’Écône) c’est-à-dire dans le schisme évident, il est presque normal qu’elles donnent lieu à la continuité du schisme par l’appropriation d’une prétendue Juridiction de suppléance de la part des quatre Évêques de la FSSPX !
Cf. http://foicatholique.cultureforum.net/t4054-confirmations-par-la-fsspx

Cette distinction entre pouvoir d’Ordre et pouvoir de Juridiction est d’institution DIVINE comme le rappelle le Canon 108, § 3 (http://catho.org/9.php?d=bok#x) et est donc fort loin d’un “pilpoul” comme aime à le répéter un grand toqué !…

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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Le sacre du R.P. Guérard des Lauriers   Mer 7 Sep - 11:51

Publié le 6 septembre 2016 par Études Antimodernistes (http://www.etudesantimodernistes.fr/2016/09/pretres-traditionnels-sacrements-legitimes.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail)
Monsieur l'Abbé Anthony CEKADA a écrit:

Plutôt que de nous l'interdire,
la Loi Divine nous oblige d'administrer les Sacrements.


De temps à autre, le catholique traditionnel va entendre quelqu'un prétendre que les sacrements qu'il reçoit sont « illicites. »

Parfois, les membres de la hiérarchie Novus Ordo, l'évêque diocésain ou le curé local, par exemple, renouvelleront cette accusation, citant l'une ou l'autre des dispositions du droit canon.
Ou bien le catholique traditionnel recevra un tract d'un traditionaliste populairement appelé un « home-aloner » [ndt : en français, littéralement, cela signifie : quelqu'un qui reste seul à la maison]. C'est quelqu'un qui rejette Vatican II et la nouvelle messe, mais qui, en même temps, dénonce l'administration des sacrements de tous les (ou la plupart des) prêtres catholiques traditionnels comme illégale, peccamineuse, passible d'excommunication, contre le droit canon ou, dans le cas de la confession, invalide. Donc, au lieu de recevoir les sacrements, il vous recommande de rester « seul à la maison. »

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Le sacre du R.P. Guérard des Lauriers   Mer 28 Sep - 22:44

En pages 12 (2ième col.) et 13 (1ère col.) du N° 44 de Sodalitium (http://www.sodalitium.eu/sodalitium_pdf/Soda-F44.pdf)
M. l’abbé Francesco Ricossa a écrit:

[…] « Noël Alexandre, par exemple, veut que, dans les temps de schisme ou de persécution, tout Evêque puisse en vertu de cette juridiction universelle, accourir au secours d’une Eglise désolée ». Le Père Montrouzier, après avoir réfuté le principe et ses conséquences, ajoute cependant : « Voulons-nous dire pour cela que jamais, dans les temps de trouble et de persécution, l’Evêque ne puisse étendre sa sollicitude sur un troupeau abandonné sans défense à la fureur des loups ravisseurs ? Nullement. Nous savons que l’histoire rapporte, en le louant, l’exemple de saint Eusèbe, évêque de Samosate, qui, pendant la persécution arienne, parcourait les Eglises pour les pourvoir de prêtres et de pasteurs fidèles. Mais pour louer ce trait et d’autres du même genre, il n’est pas nécessaire de remonter à une prétendue concession [de juridiction universelle] qui n’exista jamais. Il suffit de dire qu’en vertu de la charité qui unit tous les membres de l’Eglise, les Evêques se doivent une mutuelle assistance, pour laquelle ils peuvent à bon droit présumer le consentement du Pontife romain, dans les cas de nécessité imprévue. Supposons qu’une subite invasion de l’ennemi menace les jours d’un ou plusieurs Vicaires apostoliques de quelque vaste chrétienté de l’Orient. Il nous paraît évident que les Vicaires apostoliques dont les jours sont ainsi menacés, peuvent et doivent sacrer bien vite au moins un Evêque, afin de pourvoir efficacement à la conservation de cette chrétienté. Mais de quel droit agiront-ils ? Sera-ce en vertu de la juridiction universelle conférée pour les cas extrêmes ? Non. Ils s’appuieront uniquement sur le consentement présumé du Pontife romain, dont en hommes sages ils interprètent les intentions » […]


À propos de la citation du père MONTROUZIER, on nous fait connaître cette objection selon laquelle celui-ci aurait écrit cela dans ce contexte :
Citation :

[…] il saute aux yeux, en effet, que le pape donnant, c'est le mot, la juridiction ecclésiastique à qui il veut, comme il veut, et dans la mesure qu'il veut, personne ne pourra agir en dehors de la volonté du Pontife. Ne répugne-t-il pas que le Pape appelant les Évêques à l'aider dans le gouvernement de l'Église, vocans in partem sollicitudinis, leur confère, une juridiction qu'ils pourraient retourner contre lui ? Que le Pape ne puisse pas sans raison leur imposer des limites trop étroites, on le conçoit, et telle est la volonté formelle du Sauveur ; mais enfin, dans le cas où le Pape manquerait à ce devoir, les limites posées par lui n'en subsisteraient pas moins. Sa conduite serait illicite sans doute, et le Pape pécherait contre Dieu ; son acte serait très valide, et les Évêques devraient le respecter.
C'est un principe de jurisprudence que dans toute donation il faut scrupuleusement observer les conditions imposées par le donateur.
De là suit l'incapacité radicale pour un Évêque d'agir jamais en dehors des limites que le Pape lui a assignées.
Vainement donc il tenterait d'instituer d'autres Évêques ou de fonder de nouvelles Églises. Le Pape, en le préposant à la tète d'une partie du troupeau, a par là même créé la sphère où son activité se doit concentrer, et d'où il lui est impossible de sortir.


— 396 ORIGINE DE LA JURIDICTION ÉPISCOPALE :

Ainsi est réduite à néant la prétendu juridiction universelle que, d'après les auteurs Gallicans, les Évêques reçoivent de Jésus-Christ pour les cas de nécessité extraordinaire.
Noël Alexandre, par exemple, veut que, dans les temps de schisme ou de persécution, tout Évêque puisse en vertu de celle juridiction universelle accourir au secours d'une Église désolée. Ce que le Pape seul peut en tout temps, il l'accorde à chaque Évêque pour les époques de troubles :

[…]

Les Évêques anticoncordataires suivirent la maxime erronée de Noël Alexandre. Quand le Pape voulut abolir les anciennes circonscriptions diocésaines pour en créer de nouvelles, les titulaires virent sans doute l'Église exposée à un pressant danger, qu'ils se crurent obligés de prévenir. Ils firent donc usage de la juridiction universelle conférée par Jésus-Christ en vue des cas d'extraordinaire nécessité, en se maintenant malgré le Pape dans l'exercice d'une autorité que le Chef de l'Église leur retirait.
D'après la doctrine commune, une telle résistance eût été impossible. La monarchie pontificale n'existe plus en effet, si la juridiction peut subsister un seul instant en dehors de la volonté du Pape.
Voulons-nous dire pour cela que jamais, dans les temps de trouble et de persécution, l’Evêque ne puisse étendre sa sollicitude sur un troupeau abandonné sans défense à la fureur des loups ravisseurs ? Nullement. Nous savons que l’histoire rapporte, en le louant, l’exemple de saint Eusèbe, évêque de Samosate, qui, pendant la persécution arienne, parcourait les Eglises pour les pourvoir de prêtres et de pasteurs fidèles. Mais pour louer ce trait et d’autres du même genre, il n’est pas nécessaire de remonter à une prétendue concession qui n’exista jamais. Il suffit de dire qu’en vertu de la charité qui unit tous les membres de l’Eglise, les Evêques se doivent une mutuelle assistance, pour laquelle ils peuvent à bon droit présumer le consentement du Pontife romain, dans les cas de nécessité imprévue. Supposons qu’une subite invasion de l’ennemi menace les jours d’un ou plusieurs Vicaires apostoliques de quelque vaste chrétienté de l’Orient. Il nous paraît évident que les Vicaires apostoliques dont les jours sont ainsi menacés, peuvent et doivent sacrer bien vite au moins un Evêque, afin de pourvoir efficacement à la conservation de cette chrétienté. Mais de quel droit agiront-ils ? Sera-ce en vertu de la juridiction universelle conférée pour les cas extrêmes ? Non. Ils s’appuieront uniquement sur le consentement présumé du Pontife romain, dont en hommes sages ils interprètent les intentions
. St Liguori explique la chose avec beaucoup de netteté :
Citation :
Quoique, dit-il, le gouvernement des Évêques leur soit particulier, par rapport à leurs troupeaux particuliers, cependant si un Évêque voyait surgir une hérésie dans une autre Eglise, il serait tenu de réparer lui-même le mal, autant que cela serait en lui, par la raison que tous les Évêques sont obligés de veiller au bien de l'Église universelle. Si un homme possédait un nombreux troupeau, il en confierait la garde à un seul pasteur, mais il désignerait en même temps d'autres pasteurs inférieurs dont chacun garderait une portion du troupeau. Cependant si quelqu'un d'entre eux venait à remarquer que les loups guettent le troupeau particulier d'un de ses compagnons, il serait assurément tenu de prévenir le danger. De même les Évêques, qui tous sont pasteurs du même bercail de Jésus-Christ, sont tenus, selon leur pouvoir, de protéger l'Église universelle et de réparer tout le dommage qui lui serait causé. C'est dans ce sens qu'ont écrit S. Augustin et S. Cyprien.

Une autre prétention gallicane s'évanouit aussi en face de la doctrine ullramontaine sur la juridiction ; je veux parler des principes du Gallicanisme touchant le droit coutumier.
Pendant que toutes les écoles catholiques s'accordaient à reconnaître que la coutume tire toujours sa force du consentement, au moins légal, du Législateur ; et que, partant, nulle coutume ne saurait prévaloir contre une loi générale de l'Église, malgré l'opposition expresse du Pape : les docteurs gallicans formulaient d'autres conclusions.
Ils enseignaient que les Évêques sont juges des raisons qui militent pour ou contre l'abolition des coutumes, et que la loi du Pape doit être examinée, discutée et jugée par les Prélats, avant d'être mise à exécution. Ecoutons les auteurs du Mémoire sur le Droit coutumier :
Citation :
Selon le sentiment d'un grand nombre, le Souverain Pontife est seul juge de l'utilité de la loi et de la réalité des difficultés qu'on y oppose ; par conséquent, si malgré les représentation, il presse l'exécution de la loi, c'est le devoir des Évêques de se soumettre dans tous les cas et de renoncer même à leurs usages les plus anciens.
Les Gallicans n'admettent pas sans réserve ces propositions ; et ils croient que sans sortir des bornes du respect & de bienséance, il est cependant une opposition légitime que les Évêques peuvent faire dans certains cas pour conserver la concession des usages propres à leurs Églises, & s’ils sont conformes aux conditions prescrites par les saints Canons, du moins jusqu'à ce que les raisons de nécessité soient reconnues.
Il va sans dire que l'opposition dont parle le Mémoire sort des bornes d'une simple et respectueuse remontrance ; elle appelle une sentence touchant la conduite même du Souverain Pontife. Le contexte le dit assez clairement.
Or, ici encore, il est manifeste qu'une pareille prétention s'appuie sur une juridiction dont le Pape n'est pas la source.
Comment supposer, en effet, qu'en créant un Évêque le Pape lui donne le pouvoir de résister jamais à ses commandements exprès ? — Donc ici encore la doctrine ultramontaine vient arrêter les fausses théories sur le droit coutumier, et fermer la porte à bien des révoltes.


Contre notre doctrine se brise aussi l'exagération de la puissance épiscopale au moyen de l'adage si connu et tant de fois répété par une certaine école : Quidquid potest Pontifcx in universo orbe, potest Episcopus in sua diœcesi. A Dieu ne plaise que nous refusions jamais aux Évêques tous les éléments nécessaires d'une bonne administration.
Qui veut la fin veut les moyens, dit un autre adage.

Il faut donc admettre, qu'en créant un Évêque, le Pape lui confie ipso facto les pouvoirs requis par les exigences communes et journalières.
Par exemple on ne concevrait pas un Évêque destitué du pouvoir de faire des lois, de porter des censures et d'infliger des peines. Pourquoi ? Parce que, privé d'une pareille autorité, l'Évêque ne pourrait pas efficacement régir et paître son troupeau. Quant à d'autres pouvoirs d'un exercice moins fréquent, il n'est pas nécessaire que l'Évêque en soit investi d'une manière permanente. Il lui suffit de savoir que le Pape ne se refusera jamais à les lui accorder, quand la nécessité le portera à en faire la demande. Posons donc comme un fait assuré que jamais l'Évêque ne sera destitué de l'autorité nécessairement requise pour son administration. Dans ce sens, il est permis de dire que l'Évêque ayant en main les pouvoirs convenables pour gouverner son troupeau, il peut dès lors dans son diocèse ce que peut le Pape dans toute l'Eglise. L'Évêque jouit d'une autorité semblable et analogue à celle du Pape, oui ; il possède une autorité identique, non.

Admettez en effet que la juridiction épiscopale dérive du Pape, n'est-il pas évident que le Pape ne la communique et ne peut la communiquer que pour les seules affaires d'intérêt particulier, in partem sollicitudinis, nullement pour les causes majeures et qui touchent aux intérêts généraux de l'Eglise ? Qui donc a jamais imaginé que dans la communication de l'autorité épiscopale se trouvait comprise la faculté de créer ou d'abolir des empêchements dirimants du mariage, de béatifier ou canoniser des saints, de dispenser des vœux solennels, etc. ? Bien plus, il est sûr que dans le concept de la juridiction épiscopale ne se rencontre point le pouvoir intrinsèque de dispenser des lois générales de l'Eglise. Un pareil pouvoir inhérent à l'Episcopat serait la négation de la monarchie Pontificale. […]


À cela il faut faire les remarques suivantes :
  1. La situation actuelle n’est en aucun cas comparable à celle du concordat : à l’époque, il y avait un Pape dont personne, pas même les Évêques anticoncordataires, ne contestait l’existence, alors que DE NOS JOURS, IL N’Y A PAS DE PAPE, du moins pas formellement !
    Autrement dit, ce qui précède la première citation du père MONTROUZIER, reproduite ci-dessus soulignée d’un trait, est, dans les circonstance actuelles, absolument hors sujet.
    Cette présentation n’est donc en réalité qu’un pur sophisme…

  2. En revanche, on voit que la citation de St Alphonse DE LIGUORI est parfaitement adaptée à notre situation et JUSTIFIE PLEINEMENT NOTRE POSITION QUI VEUT QUE, DANS LA SITUATION ACTUELLE OÙ IL N’Y A PAS DE PAPE EN ACTE, IL CONVIENT « DE PROTÉGER L'ÉGLISE UNIVERSELLE ET DE RÉPARER TOUT LE DOMMAGE QUI LUI SERAIT CAUSÉ » PAR LE MANQUE D’ÉVÊQUES, EN SACRANT DE NOUVEAUX ÉVÊQUES SANS MANDAT ROMAIN impossible à obtenir !…

  3. Comme pour le faux argument à propos des Évêques anticoncordataires du premier point, celui concernant la résistance que les Gallicans prétendaient, au nom du « droit coutumier », pouvoir opposer aux « commandements exprès » du Souverain pontife, est absolument hors sujet à propos de notre position cautionnant le sacre de nouveaux Évêques sans mandat romain impossible à obtenir : NOTRE POSITION,, EN EFFET, NE S’OPPOSE A AUCUN PAPE ACTUELLEMENT EN ACTE.
    Bien plus, notre position s’appuie, comme l’écrit si bien le père MONTROUZIER, « uniquement sur le consentement présumé du [futur véritable] Pontife romain, dont en hommes sages [nous interprétons d’avance] les intentions ».

  4. Pour ce qui est de « l'exagération de la puissance épiscopale », qui a jamais dit, dans nos rangs, que l’Évêque « possède une autorité identique » à celle du Pape ?
    Tout cela est absolument hors sujet à propos de notre position et ne saurait en rien la concerner…

  5. C’est comme pour « la faculté de créer ou d'abolir des empêchements dirimants du mariage, de béatifier ou canoniser des saints, de dispenser des vœux solennels, etc. » : cela concerne sans doute la FSSPX mais certainement PAS notre position qui se refuse à de telles prétentions !

Bref, cette objection, reproduite dans cette seconde et longue citation, est, comme il a été dit ci-dessus, absolument hors sujet quant à notre position et n’est le fait que d’un sophiste ergoteur.

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Le sacre du R.P. Guérard des Lauriers   Jeu 29 Sep - 15:26

Paraphrasant le Père MONTROUZIER à la fin du point n° 3 dans le post ci-dessus, nous écrivions hier que notre position s’appuie « uniquement sur le consentement présumé du [futur véritable] Pontife romain, dont en hommes sages [nous interprétons d’avance] les intentions ».
Cela, d’autant plus que Mgr GUÉRARD DES LAURIERS, tant pour sa Consécration épiscopale que pour celles qu’il a conférées (Gunter STORCK, Robert MCKENNA et Franco MUNARI), protestait toujours et faisait promettre à ceux qu’il sacrait, que, lorsque l’Église retrouverait enfin un véritable Pape, il conviendrait alors de se plier aux décisions que ce véritable Pape édicterait concernant leur épiscopat.
Il faut d’ailleurs souligner que celui-ci (leur épiscopat) n’était envisagé pour lui-même (Mgr GUÉRARD DES LAURIERS) comme pour ceux qu’il sacrait qu’en ce qui concerne le pouvoir d’Ordre (sacramentel) et absolument pas le pouvoir de Juridiction qui, comme il l’a toujours affirmé, ne peut provenir exclusivement que du Pape.
On voit par cette dernière remarque que sa position était, et est toujours, entièrement conforme à ce que Sa Sainteté le Pape Léon XIII a écrit à ce sujet dans son Encyclique Satis Cognitum (http://jesusmarie.free.fr/encyclique_satis_cognitum.pdf) du 29 juin 1896, savoir
Citation :

[…] Rien n’a été conféré aux Apôtres indépendamment de Pierre ; plusieurs choses ont été conférées à Pierre isolément et indépendamment des Apôtres. Saint Jean Chrysostome, expliquant les paroles de Jésus-Christ (S. Jean, XXI, 15), se demande « pourquoi, laissant de côté les autres, le Christ s’adresse à Pierre », et il répond formellement : « C’est qu’il était le principal entre les Apôtres, comme la bouche des autres disciples et le chef du corps apostolique. » Lui seul, en effet, a été désigné par le Christ comme fondement de l’Eglise. C’est à lui qu’a été donné tout pouvoir de lier et de délier ; à lui seul également a été confié le pouvoir de paître le troupeau. Au contraire, tout ce que les Apôtres ont reçu, en fait de fonctions et d’autorité, ils l’ont reçu conjointement avec Pierre. « Si la divine bonté a voulu que les autres princes de l’Eglise eussent quelque chose de commun avec Pierre, ce qu’elle n’avait pas refusé aux autres, elle ne leur a jamais donné que par lui. Il a reçu seul beaucoup de choses, mais rien n’a été accordé à qui que ce soit sans sa participation. »
(Pages 21 du pdf, 245 du document, dernier § — 22 du pdf, 247 du document, § 1, pour le français ; 48 du pdf, 244 du document, dernier § — 49 du pdf, 246 du document, § 1, en latin.)

Cela ne contredit évidemment pas ce que nous rapportions du Père MONTROUZIER dans le post précédent, compte tenu de la situation actuelle.

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MessageSujet: Re: Le sacre du R.P. Guérard des Lauriers   Aujourd'hui à 20:22

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Le sacre du R.P. Guérard des Lauriers
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