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 Crise actuelle dans l’Église : SECTE conciliaire ?

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JP B
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MessageSujet: Crise actuelle dans l’Église : SECTE conciliaire ?   Lun 14 Fév - 14:02




1. ORIGINES et agents historiques :


La Sainte Église a toujours eu beaucoup d’adversaires, dont certains sont d’implacables ennemis, et cette crise n’est certes pas apparue comme cela, toute seule, par génération spontanée.

Non seulement elle a des raisons, qui l’ont précédée, mais elle a aussi des agents qui l’ont provoquée. Outre le diable lui-même qui en est le véritable initiateur et dont il ne sera pas parlé ici, nous examinerons succinctement trois grandes catégories de ces agents protagonistes : les Juifs, la Franc-Maçonnerie, et, pour ce qui nous intéresse dans la présente étude, les modernistes.


1, 1. Les Juifs et l’Église


Notre-Seigneur Jésus-Christ, ayant prêché un royaume qui « n’est pas de ce monde » (1), fut mis à mort à la demande des Juifs parce que, se proclamant « Fils de Dieu », Il ne leur établissait pas le royaume temporel universel qu’ils espéraient.
(1) : St Jean, XVIII, 36 : « Regnum meum non est de hoc mundo; si ex hoc mundo esset regnum meum, ministri mei utique decertarent ut non traderer Judæis ; nunc autem regnum meum non est hinc. »

C’est d’ailleurs toujours ce royaume temporel universel qui reste le but ultime et le principe de toutes leurs opérations encore aujourd’hui.

Cependant, ce qu’ils craignaient alors, parce qu’annoncé par les prophètes et par Jésus Lui-Même, s’est réalisé : Notre-Seigneur est ressuscité trois jours après qu’ils l’aient fait mettre à mort. Ils le craignaient car ils avaient fait placer des gardes près du tombeau et fait sceller la pierre qui en fermait l’entrée (2) !
(2) : St Matt., XXVII, 62-66.

Depuis, ils n’ont eu de cesse de faire mourir le souvenir de Notre-Seigneur Jésus-Christ et d’effacer le fait de sa divinité.

Ils commencèrent par payer les gardes pour leur faire dire que le corps de Notre-Seigneur n’était pas ressuscité mais avait été enlevé par les Apôtres pendant que ceux-là dormaient (3). (Nous voyons d’ici: d’une part, les gardes avouant qu’ils dormaient quand cette faute était alors punie de mort ; d’autre part, les dix Apôtres fuyards – seul saint Jean est resté au pied de la croix avec la Très Sainte Vierge Marie, tandis que Judas est allé se pendre après sa trahison – fuyards dont le chef ne cesse de pleurer depuis qu’un certain coq chanta, et dont le Maître et Seigneur vient d’être exécuté avec la dernière ignominie au rang des scélérats; nous voyons très bien ces dix fuyards attaquer, si besoin est, les gardes – soldats de métier (!) – et emporter un corps aussi peu discret qu’encombrant…)
(3) : St Matt., XXVIII, 11-15.

Les Juifs, n’ayant pu empêcher la nouvelle de se répandre et l’Église catholique de naître (cinquante jours après Pâques, le jour de la Pentecôte, trois mille personnes se font baptiser; le lendemain, cinq mille…) ne cesseront de provoquer contre Elle toutes les persécutions, et toutes les hérésies.

Ils sont les instigateurs des premières persécutions, dénonçant les Chrétiens aux autorités romaines (4), comme ils sont ceux des dernières : Lénine (Vladimir Ilitch OULIANOV) était de mère juive (Maria Alexandrovna OULIANOVA, née BLANK, fille de Israel Moisevitch BLANK) et 98 % des révolutionnaires russes étaient Juifs.
(4) : C’est la Juive Poppée qui inspira à Néron d’accuser les Chrétiens de l’incendie qui ravagea Rome en 64, provoquant ainsi la première persécution.

Ils sont à l’origine de presque toutes les hérésies : les premières, dénoncées par saint Paul, furent des déviations juives, et celles d’aujourd’hui, comme nous le verrons plus bas, sont toutes inspirées par la Franc-Maçonnerie, société essentiellement juive.
Certains prétendent que la F... M... n’a pas été instituée par les Juifs. Il est prouvé, toutefois, que, dès le début de cette société secrète dite “spéculative”, les Juifs l’ont, pour le moins, infiltrée, certainement noyautée, en tout cas inspirée. Tout, en effet, dans la F... M..., surtout les traditions, respire le judaïsme : les symboles, les expressions, jusqu’à la façon de compter les années en partant de Moïse…




1, 2. La Franc-Maçonnerie et l’Église


Il est une société, reine des ennemies de notre Mère la Sainte Église Catholique, qui œuvre continuellement à la perte de celle-ci : c’est la F... M... parce qu’elle est, comme nous venons de le voir, essentiellement juive.

La F... M... est pire que l’État d’Israël car, pour le moment du moins, les menées de celui-ci semblent limitées, apparemment par la force des choses, au domaine politique ; tandis que la F... M... prétend traiter, quant au fond lui-même, des problèmes philosophiques, éthiques et religieux.

La F... M... est pire que le bolchevisme car elle en est à l’origine : l’histoire de la naissance de l’Union Soviétique, après la chute du régime tsariste, prouve les complicités innombrables de la F... M... qui en font l’instigatrice. Elle est pire, bien plus dangereuse, car elle n’a pas les aspects effrayants du communisme. Ce dernier, étant une doctrine d’économie politique, outre parfois – voire souvent – par son caractère totalitaire, est ennemie de la religion catholique dans la mesure où il est d’une part contre-nature et, d’autre part, matérialiste. La F... M... est ennemie de l’Église catholique car elle vise, en son fond, à l’établissement de l’Antéchrist qui doit, étant Juif, rendre (en principe) les Juifs maîtres de l’Univers.

Quelles sont donc les visées de la F... M... ?

Dans ses plus odieuses aspirations, son programme est dévoilé par ses intentions secrètes internes, celles notamment de la Haute Vente, ou des Carbonari, sociétés secrètes intérieures à la F... M..., qui en constituent comme le noyau dirigeant. Certaines fuites ont permis de les connaître, telle la correspondance échangée entre ses membres :
Dans une lettre citée par Monseigneur DELASSUS, “La conjuration antichrétienne” (Desclée édit.) p. 362, destinée à Volpe (pseudonyme), Nubius (idem) a écrit:
Nous devons arriver par de petits moyens, bien gradués, quoique assez mal définis, au triomphe de l’idée révolutionnaire par un pape.
Dévoilant ainsi les Instructions secrètes, saisies par SS le Pape Grégoire XVI et publiées par Mgr DELASSUS vers 1920, celui-ci a encore reproduit (op. cit., pp. 366 à 369) ceci (toutes les notes sont du transcripteur)
Citation :

Ce que nous devons demander, ce que nous devons chercher et attendre, comme les juifs attendaient le Messie, c’est un Pape selon nos besoins.

Avec cela nous marcherons plus sûrement à l’assaut de l’Église, qu’avec les pamphlets de nos frères de France et l’or même de l’Angleterre. Voulez-vous en connaître la raison ? C’est qu’avec cela, pour briser le roc sur lequel Dieu a bâti son Église, nous n’avons plus besoin de vinaigre annibalien, plus besoin de la poudre à canon, plus besoin même de nos bras. Nous avons le petit doigt du successeur de Pierre engagé dans le complot, et ce petit doigt vaut pour cette croisade tous les Urbain II et tous les saint Bernard de la chrétienté…

Or donc, pour nous assurer un Pape dans les proportions exigées, il s’agit d’abord de lui façonner, à ce Pape, une génération digne du règne que nous rêvons…

Dans quelques années, ce jeune clergé aura, par la force des choses, envahi toutes les fonctions, il gouvernera, il administrera, il jugera, il formera le conseil du souverain, il sera appelé à choisir le Pontife qui doit régner, et ce Pontife, comme la plupart de ses contemporains, sera nécessairement plus ou moins imbu des principes italiens (1) et humanitaires (2) que nous allons commencer à mettre en circulation…
(1)
 : Entendez : des Carbonari.
(2)
 : Entendez´: F... M... .

Tendez vos filets au fond des sacristies, des séminaires et des couvents. Le pêcheur de poissons devint pêcheur d’hommes ; vous, vous amènerez des amis (à nous) autour de la chaire apostolique. Vous aurez prêchez une révolution en tiare et en chape, marchant avec la croix et la bannière, une révolution (3) qui n’aura besoin que d’être un peu aiguillonnée pour mettre le feu aux quatre coins du monde. Que chaque acte de votre vie tende donc à la découverte de cette pierre philosophale.
(3)
 : Le cardinal SUENENS exulta en disant «Vatican II, c’est 1789 dans l’Église…»; et le Père CONGAR (O.P. très moderniste) que l’Église a « fait pacifiquement sa Révolution d’octobre ». Ce dernier, à propos de la “Déclaration” conciliaire Dignitatis Humanæ personæ sur la liberté religieuse, a écrit : « On ne peut nier qu’un tel texte ne dise matériellement autre chose que le Syllabus de 1864 et même à peu près le contraire des propositions 15, 77 et 79 de ce document » (cité dans la Pensée catholique, n°169, p. 50). Quels aveux !

Ce rêve des sociétés secrètes s’accomplira par la plus simple des raisons : c’est qu’il est basé sur les passions de l’homme (4). Préparons nos armes dans le silence des Ventes, dressons toutes nos batteries, flattons toutes les passions, les plus mauvaises comme les plus généreuses, et tout nous porte à croire que ce plan réussira un jour, au-delà même de nos calculs les plus improbables.
(4)
 : Au fait, de quoi traitait donc Jean-Paul II dans la majorité, pour ne pas dire la quasi-totalité, des discours du mercredi et la première “encyclique” de Benoit XVI Deus Caritas Est ? (…)

Ces Instructions secrètes expliquent, à elles seules, bien des choses aujourd’hui…

Est-il donc, à partir de ces faits historiques indéniables qui montrent l’infiltration maçonnique dans l’Église, de justifier, autrement que par cette infiltration, la crise que notre Sainte Mère traverse, et notamment par l’hypothèse de l’existence d’une prétendue « SECTE conciliaire » dont les loges et autres sociétés secrètes n’ont que faire ?

On peut même se demander si ceux qui insistent tellement pour qu’une telle « SECTE conciliaire » existe ne cherchent pas ainsi à masquer le travail de ces loges et autres sociétés secrètes

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


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JP B
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MessageSujet: Re: Crise actuelle dans l’Église : SECTE conciliaire ?   Lun 14 Fév - 21:02

"La secte conciliaire n'est plus (ou n'est pas) l'Eglise Catholique", peut-être !
Mais..., qu'est "la secte conciliaire" ?

Pour ne pas entraîner le lecteur dans un exposé trop long et, partant, fastidieux, nous nous contenterons pour l’instant – la vacance du Siège Apostolique étant un fait établi – de ne traiter que des objections émises par des sédévacantistes complets (par opposition au sédévacantisme formel mais non matériel caractérisant ladite thèse), sédévacantistes complets parfois appelés “simpliciter” (« simplement » ou « absolument », par opposition à la distinction “materialiter – formaliter” de la thèse de Cassiciacum) ou encore “totaliter” (« totalement »). Nous examinerons en particulier et en premier cette objection qui consiste à dire que ladite thèse, selon ces sédévacantistes complets, considérerait que « la secte conciliaire est l’Église Catholique », sous le prétexte que ceux qui la tiennent refusent de considérer les modernistes siégeant à Rome comme formellement hérétiques.

Aussi, c’est exactement à cette objection précise qu’il sera répondu là.


ARGUMENTATION proprement dite :

Il est flagrant désormais que Benoît XVI et tous ceux qui le suivent disent des hérésies ou cautionnent de façon inacceptable des hérésies.

Il s’agit ici directement d'hérésies, puisque manifestement il y a hérésies, mais sans s’arrêter sur les erreurs moins graves contre la Foi, ni sur les scandales en paroles, en actions ou/et par omissions.
Nous ne parlons bien que des seules hérésies en tant que telles.

Il ne suffit pas, pour être formellement hérétique, de proférer des hérésies : le fait de dire une hérésie n’est pas forcément toujours un péché. Certes, le fait de dire une hérésie est la matière du péché d'hérésie, mais à cette matière, il manque encore la forme (c'est la distinction acceptée par les théologiens catholiques au moins depuis saint Thomas d'Aquin, et encore davantage depuis le Concile de Trente et cela correspond à la notion bien connue de “péché matériel” et de “péché formel”) il manque encore la forme, donc, pour que ce “péché matériel” soit réellement un péché, ou “péché formel”.
La forme du péché en général réside dans la volonté.
Et la forme du péché d'hérésie en particulier réside dans la volonté actuelle d'aller contre l'autorité infaillible de Dieu. C’est ce qu’on appelle « la pertinacité ».

Cela dit, Puisque l'Église est une société visible, composée d'hommes et de femmes, obéissant à des règles conformes à l'obtention de sa fin qui est le salut des âmes, cette pertinacité doit être constatée par l'autorité visible et infaillible de l'Église (qui représente sur terre l'autorité infaillible de Dieu) pour être imposée sans erreur aux yeux de tous.

Ainsi, pour récapituler là où nous en sommes, nous dirons que :
  1. une chose est de dire des hérésies ;

  2. une autre d'être hérétique formel devant Dieu ;

  3. une autre encore d'être canoniquement hérétique formel devant l'Église.

Quelques exemples concrets feront, espérons-le, bien comprendre tout cela :
  • Ainsi, en faisant par exemple le catéchisme à des enfants, si nous leur enseignons par mégarde une hérésie, cela ne fait pas pour autant de nous des hérétiques, et heureusement !

  • Cependant, si nous maintenons notre position en ayant bien réfléchi, longuement, aux conséquences, en ayant pleinement conscience du fait que notre position est contraire à la foi, etc., alors, il pourra se trouver un moment où nous commettrons réellement le péché formel d'hérésie en allant CONSCIEMMENT contre l'autorité infaillible de Dieu.

  • Et pourtant, jusque là, notre péché reste caché !

    Mais si, maintenant, nous commençons à le dire autour de nous, les gens vont être scandalisés et vont se demander si nous sommes formellement hérétiques ! Or, le moyen ordinaire pour eux sera de suivre le jugement de l'autorité de l'Église.
    C’est pourquoi si nous maintenons notre avis contre une autorité représentant canoniquement l'Église et exigeant de nous rétractation, alors nous devenons hérétique formel public !
    Plus personne n'est alors en droit de douter de notre pertinacité.

Appliquons ces règles aux modernistes, en particulier à ceux qui devraient constituer la hiérarchie de l'Église, en jouissant du pouvoir de juridiction : ceux que dans l'Église en ordre on appelle le Pape, les cardinaux, les évêques dirigeant les diocèses (et dans une moindre mesure les curés dirigeant les paroisses) :
  1. Disent-ils des hérésies ?
    Oui !

  2. Sont-ils hérétiques devant Dieu ?
    C'est très possible, voire probable. Nous pouvons avoir notre opinion là-dessus (et encore, avec prudence…) mais même si nous en sommes convaincus nous n'avons aucun moyen de l'imposer aux autres membres de l'Église, parce que nous n'avons aucun pouvoir de juridiction, c'est à dire aucun pouvoir de parler canoniquement au nom de l'Église.

  3. L'Église a-t-elle constaté leur pertinacité par des monitions faites par des personnes autorisés (c'est à dire ayant juridiction) ?
    HELAS NON ! et c'est justement le tragique de la situation ; c'est justement ce qui nous manque pour les déclarer canoniquement hérétiques et les remplacer par d'autres personnes, notamment en élisant un Pape.
    Le tragique de la situation n'est pas tant que nous n'ayons plus de Pape mais que tous les évêques ayant juridiction dans le monde aient suivi [/i]» quelqu’un qui n’était pas formellement Pape. C’est cela, précisément, qui est incroyable. Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer auraient pu faire des monitions à Paul VI… Mais ils ne l'ont pas fait.


CONCLUSION :

En conclusion, nous dirons avec l’“Istituto Mater Boni Consilii” dont nous pensons qu’aucun Prêtre ne contredira cette conclusion, ceci :
    Nous sommes obligés

  1. de considérer que Paul VI et ses successeurs disent des hérésies ;

  2. de considérer également qu’ils sont très probablement hérétiques formels devant Dieu ;


    Mais,

  3. Nous sommes également obligés de considérer qu'il manque une décision de l'Église faisant autorité pour affirmer qu'ils sont canoniquement hérétiques formels.

  4. En l'absence, donc, d'une telle prise de position canonique publique, personne n'est en droit, aux yeux de droit canon c'est à dire du droit de l'Église catholique, d'affirmer qu'ils sont en-dehors de l'Église catholique.


    En conséquence, bien que scandaleux et à combattre, ils font canoniquement partie de l'Église catholique tout comme chacun de nous (bien qu'il soit probable qu'ils sont formellement en-dehors à cause de leur hérésie formelle, mais, de cela, Dieu seul le sait)

Ainsi, notamment, le terme “d'église conciliaire” que nous utilisons tous pour plus de clarté, n'a pas d'existence juridique. Il n'y a qu'une seule Église, l'Église catholique : on est dedans ou on est dehors. Mais on peut être dehors réellement et que seul Dieu le sache, tant en semblant être dedans aux yeux des lois de la société visible qu'est l'Église.

Un autre exemple, espérons-le, le fera comprendre :
Quel est la situation devant Dieu et devant l'Église de deux époux ayant échangé les consentements à l'Église sans vouloir en réalité se marier mais l'ayant caché au prêtre ?
Devant Dieu ils sont adultères, scandaleux et méritent l'enfer ; devant l'Église ils sont de bons époux qui font leur devoir et gagnent des mérites et sont un exemple pour les autres !
Il faudra attendre que l'Église soit informée de leur mensonge sacrilège et les déclare non-mariés pour que cela soit imposable à tous.


Nota Bene 1 : Le fait que le scandale des modernistes dure depuis 50 ans et soit on-ne-peut-plus public n'y change rien : les théologiens enseignent clairement que la pertinacité n'a rien à voir avec la durée ou avec l'évidence pour les autres de l'erreur du coupable. La pertinacité est dans la volonté du coupable, pas dans celle de ceux qui le jugent.


Nota Bene 2 : Pour constater leur pertinacité, même sans l'autorité de l'Église, il pourrait suffire que Paul VI, Benoît XVI and Co disent publiquement qu'ils sont hérétiques pertinaces ou qu'ils sont en-dehors de l'Église (qu’ils ne font plus partie de l'Église Catholique, qu’ils rejettent celle-ci, etc., qu’ils fassent, en un mot, toute espèce de déclaration aussi catégorique que celles-ci)… mais ils ne l'ont jamais dit justement, bien au contraire hélas !


Nota Bene 3 : Terminons par cette anecdote éloquente qui est arrivée il y a deux ans à un Prêtre de l’“Istituto Mater Boni Consilii”.
Une fidèle d’une chapelle desservie par ce Prêtre lui dit un jour en parlant de la Thèse de Cassiciacum : « Monsieur l'abbé, vous dites des hérésies ! Donc vous êtes hérétiques, donc vous n'êtes plus dans l'Église catholique ! »
La même personne est venue lui dire deux semaines plus tard, alors qu’il n'avait rien changé à ses positions (nous tenons l’histoire de l’abbé en question lui-même et plusieurs peuvent en témoigner…) : « Monsieur l'abbé, j'ai changé d'avis et je crois maintenant que vous êtes dans l'Église catholique. »
« Ce genre d'affirmation hallucinante [expose notre abbé après cette mésaventure] est monnaie courante parmi les sédévacantistes et cette anecdote fait encore davantage comprendre combien il est illusoire de penser que des personnes privées dans l'Église puissent décider qui est dans l'Église ou qui n’y est pas. Cela vaut même pour des prêtres ou des évêques : on ne peut parler au nom de l'Église, canoniquement parlant, que si l'on est revêtu du pouvoir ordinaire de juridiction, c'est à dire du pouvoir devant le Christ de paître en son nom une partie de son troupeau.
« Or, la juridiction ordinaire venant du Pape et uniquement du Pape, puisque nous sommes privés d'autorité pontificale et puisque tous ceux qui avaient juridiction l'ont formellement perdu en suivant Jean XXIII, Paul VI, etc. Benoît XVI dans leurs erreurs publiques, il n'y a plus sur terre à l'heure actuelle de pouvoir formel ordinaire de juridiction.
« C'est là tout notre malheur. »


Nota Bene 4 : Remarquons bien d'ailleurs que la Thèse de Cassiciacum ne parle que du pouvoir de juridiction.
De ce point de vue, en effet, ces modernistes forment une hiérarchie matérielle, canoniquement toujours membre hélas de l'Église, mais qui peut permettre heureusement que les choses repartent de l'intérieur de l'Église quant au pouvoir de juridiction (pour garantir que c'est canoniquement la même Église qui reparte). En revanche, ce sont les seuls traditionalistes qui auront gardé les Sacrements purs de toute référence aux modernistes au pouvoir, et non pas les modernistes, qui assureront la continuité (ou succession apostolique) quant au pouvoir d'ordre comme, du reste, pour le témoignage de la foi.


Nous avons là la raison qui a fait écrire cette phrase dans la note n° 5 (col. 2) en page 10 du dernier numéro (N° 63) de la revue Sodalitium :
M. l’abbé Francesco R[size=9]ICOSSA[/size] a écrit:
[…] Le fait est que, du moins juridiquement, l’Église conciliaire [ou “la secte conciliaire”] n’existe pas, et les modernistes qui occupent [materialiter] les Sièges épiscopaux, y compris le Premier Siège, se trouvent encore, du moins juridiquement et au for externe, « dans le sein même et au cœur de l’Église » selon la célèbre expression de l’encyclique Pascendi. […]



Discussion :

Il faut toutefois remarquer que, à ce qui précède, il peut être fait deux objections :
  1. Au for externe et public, il peut arriver que l'on puisse présumer la pertinacité du sujet incriminé, sans avoir besoin de monitions.
    Ainsi, si Josef RATZINGER demain venait à affirmer publiquement que le pape n’est jamais infaillible ou bien que la T.S. Vierge Marie n’a pas été préservée du péché originel ou encore que son âme ne soit pas montée avec son corps immaculé au ciel, bien franchement, nous n’aurions pas besoin des monitions pour affirmer que nous avons affaire à un hérétique public et manifeste, qui a cessé d’appartenir extérieurement à l’Église, et qu’en conséquence il ne saurait être la matière (analogiquement parlant) désignée au Souverain Pontificat.
    Mais le fait est que nous n’en sommes pas là (contrairement du reste à ce qu'affirment les plus durs que les durs de durs). Pourquoi ? Parce que Josef RATZINGER ne profère pas publiquement des hérésies au sens “canonique” du mot, c’est-à-dire des propositions directement et explicitement contraires à des définitions du Magistère infaillible de l’Église (surtout si ces propositions sont déjà condamnées telles quelles par ledit Magistère comme directement contraires à la Divine Révélation).

  2. Comment donc, si l’on ne peut pas faire état de l’hérésie publique et manifeste de Josef RATZINGER (au sens de l’hérésie-péché), peut-on cependant faire état de ce que le même Josef RATZINGER n’est pas pape, du moins formaliter ?
    En réalité cette objection, sous forme de question, ne tient pas :
    Le fait que Josef RATZINGER ne soit pas formellement pape est constatable par tout membre de l’Église Catholique, même si celle-ci n’a pas encore hiérarchiquement pris acte de la chose (en ce sens également Josef RATZINGER est toujours l’occupant légal – mais non formel – du Siège Apostolique). La chose est constatable, parce qu’il maintient, prétendument en tant que l'Autorité, ce que l'Autorité Apostolique divinement assistée ne peut ni promulguer ni maintenir, savoir : Vatican II (liberté religieuse, œcuménisme, collégialité, etc.) et ladite “nouvelle messe”, et lesdits “nouveaux rites” qui l’accompagnent.
    Il est donc constatable, et de fait constaté par une petite partie du troupeau, que Josef RATZINGER n’est pas formellement pape.
    Mais malheureusement la chose n'est pas constatée par ceux qui ont pouvoir sur l’élection : les cardinaux et (extraordinairement) les évêques.
    Pour ce qui est de l’hérésie-péché au for externe et public de Josef RATZINGER il en va tout autrement. Non seulement elle n’est pas constatée par ceux qui ont pouvoir sur l’élection, mais dans l’état actuel des choses elle n’est pas réellement constatable par les membres de l’Eglise enseignée. En effet, pour ce faire il faudrait, de la part du sujet incriminé, une hérésie au sens “canonique” du terme. Cf. le 1° ci-dessus.

Cela dit, « Une des conséquences déplorables […] de la crise d’autorité actuelle (dans l’Église catholique, et aussi en dehors d’elle) est la dispersion du troupeau dont le pasteur a été frappé, ce pour quoi chaque brebis du troupeau s’érige en maître dans l’Église de Dieu, sans même en avoir reçu la mission, l’autorité et souvent la capacité. Comme aux temps de la réforme luthérienne, le dernier ignorant disserte sur les dogmes dont il ignore tout, interprète l’Écriture, se fait théologien, veut enseigner au prêtre la liturgie, ne croit pas à l’infaillibilité du Pape, mais à la sienne propre… » (Abbé Francesco RICOSSA, dernier Sodalitium (N° 63) pp. 36-37. – Souligné par nos soins.)

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


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MessageSujet: Re: Crise actuelle dans l’Église : SECTE conciliaire ?   Lun 14 Fév - 22:04


A quoi cela sert-il exactement de rejeter obstinément la légitime distinction « materialiter – formaliter » ?

A rien !
Sinon, de la part des esprits limités, à chercher des poux dans la tête de ceux qui comprennent ladite distinction…

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Crise actuelle dans l’Église : SECTE conciliaire ?   Lun 16 Juil - 20:24

Ce qui est officiellement l’Église, à Rome, est certes infiltré par la (les) secte(s) maçonnique(s).
Mais existe-t-il une secte conciliaire qui remplace à Rome l’Église hier encore (avant le conciliabule vaticandeux) catholique ?
Pour le savoir, il faut lire attentivement ceci :
Dans son bulletin, « Notre-Dame de la sainte-Espérance » N° 269 de juin 2012, pages 8 et 10-11, fort judicieusement sur le sujet concerné
Monsieur l'abbé Belmont a écrit:

[...]

d. Réponse à des objections ou suggestions

[...]

Vous avez beau dire, Mgr C. Q.-A. est de l’église conciliaire ; il n’est donc pas catholique.

La locution « église conciliaire » est commode, parce qu’elle désigne d’un coup l’origine, l’étendue et le contenu de tout un ensemble de doctrines, de pratiques et de déviations qui s’oppose de plein fouet à la religion catholique. Mais il ne faut pas que cette commodité donne le change : il n’existe pas une société religieuse qui un beau jour s’est constituée en entité indépendante et qui a pris le nom d’église conciliaire ; il n’y a pas une sorte de pseudo ou quasi corps mystique antagoniste de l’Église catholique : le corps mystique du diable peut-être ? Faire de l’église conciliaire une société religieuse pleinement constituée, ayant un être propre, un statut juridique, c’est faire œuvre d’imagination.

Qui donc est de l’église conciliaire n’a pas par le fait même rompu avec l’Église catholique ; il ne prétend même pas à une double appartenance : il se croit et se voit toujours dans les structures de l’Église catholique. Pour déclarer qu’il n’est plus catholique, il faudrait savoir dans quelle mesure il sait et veut professer une religion qui s’écarte de la religion catholique sur des doctrines ou des pratiques qui relèvent de la foi. (Voilà pourquoi les monitions, demandées dans le Canon 2314, § 1, 2°, sont absolument nécessaires. – Note de JP B.)

Rien ne permet d’affirmer catégoriquement que Mgr C. Q.-A.* a quitté l’Église catholique. Ni par apostasie, car il n’a jamais voulu abandonner le nom chrétien ; ni par schisme parce qu’il n’est jamais entré dans une secte identifiée ; ni par hérésie, parce qu’il n’a pas proclamé qu’il refuse de croire ce que Jésus-Christ nous enseigne par l’Église. Celui qui voudrait l’affirmer qu’il a abandonné l’Église d’une de ces trois manières devrait le démontrer.
* : Il en va de même pour tous les autres... (Note de JP B.)

Recourir à lui n’est donc pas adhérer à une supposée secte conciliaire.

Certes, cet évêque s’est englué dans les nouveautés de Vatican II, cela est bien grave et désastreux, mais cela ne détruit pas la catholicité de son épiscopat ; cela n’en fait pas un évêque illégitime. [...]

Pour redire la même chose autrement, L’enseignement de Vatican II contient des erreurs qui mettent en cause la foi catholique, qui ne sont pas compatibles avec elle. C’est un fait objectif. Ce fait est incompatible avec la nature de Magistère suprême de l’Église que devrait posséder Vatican II, avec donc le fait d’être présidé et sanctionné par un vrai Pape.

Mais ce fait permet-il d’affirmer que toute personne qui professe les erreurs de Vatican II est personnellement privé de la foi catholique et hors de l’Église ? Certainement pas, ne serait-ce que parce qu’il n’y a précisément plus de magistère pour condamner maintenant ces erreurs et pour impérer maintenant un acte de foi qui les fasse rejeter.

En raison des erreurs de Vatican II, je ne peux reconnaître Benoît XVI parce qu’il est impossible qu’un Pape les impose à l’Église en les garantissant de son autorité ; je ne peux accepter qu’on me demande de les professer, que ce soit en paroles ou en actes, parce que j’y perdrais la foi ; je ne peux laisser croire que je les tiens pour bénignes parce qu’elles s’attaquent aux fondements mêmes de la religion et du règne de Jésus-Christ.

Mais je n’ai aucune autorité ni aucun droit pour rompre la communion avec ceux qui ont le malheur de professer ces erreurs, en fussent-ils gravement coupables.

[...]

Et, avec juste raison, dans le numéro suivant (270 de juillet 2012), pages 4-5
le même abbé Belmont a écrit:

[...] Supposons donc que la « secte moderniste » ou « secte conciliaire » comme vous dites soit une « secte acatholique » au sens où l’entend le Code de droit canonique (canon 2314). Il faudrait déterminer avec précision quel est l’acte qui fait adhérer à cette secte (et pour autant quitter l’Église catholique), et aussi qui en fait partie ; il faudrait s’interroger sur l’existence des monitions qui ont été données pour que l’appartenance à cette secte prenne son plein effet canonique. Mais enfin, passons, ce genre de problème n’a pas l’air de vous turlupiner…

Dans votre perspective, l’acte le plus efficace et le plus solennel pour adhérer à cette « secte » est certainement la mention de son chef au canon de la sainte Messe. Dès lors, tous ceux qui ont, ne fût-ce qu’une seule fois, mentionné Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II ou Benoît XVI au canon ont rejoint ladite secte. Qui les a réintégrés dans l’Église catholique ? Quel Ordinaire a reçu leur abjuration ? Et qu’en est-il des fidèles qui ont assisté sciemment à de telles messes ? Pis, qu’en est-il de ceux qui ont assisté au nouvel ordo de Paul VI ?

Qu’en est-il aussi des prêtres qui ont été ordonnés au cours d’une messe una cum, même s’ils se sont abstenus de prononcer la formule (c’est mon cas) ? En entrant dans cette logique, on est conduit à affirmer qu’il n’y a plus de catholiques, ou qu’ils ne le sont qu’à titre purement intérieur. Il faut admettre aussi que ceux qui hurlent à la « secte conciliaire » en font irrémédiablement partie !

Cette conclusion absurde manifeste qu’il n’existe pas de « secte conciliaire » à parité avec une secte protestante ; qu’on ne peut traiter ceux qui ont « suivi le mouvement » comme ceux qui ont rejoint les Orientaux schismatiques (dits « orthodoxes » par mensonge éhonté).

Relisez ce que j’écrivais le mois dernier avec des yeux de doctrine et non d’imagination. [...]

Monsieur l’abbé Belmont a là bien raison, et ceux qui ne comprennent pas cela sont en pleine imagination et semblables aux intervenants d’un certain forum canadien : plus durs que les durs de dur ! Rolling Eyes...

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Crise actuelle dans l’Église : SECTE conciliaire ?   Dim 10 Mar - 0:29

Un ami fait parvenir ce lien : http://www.dici.org/documents/peut-on-parler-dune-eglise-conciliaire/.
Quoiqu’il y ait là-dedans à boire et à manger, par exemple celui (ou ceux) qui devrai(en)t être Pape(s) et ne l’est pas (ne le sont pas) en raison des hérésies – pour le moment au moins matérielles – qu’il(s) proclame(nt) – ce qu’un Pape ne peut jamais faire – est (sont) toujours appelé(s) pape(s), il s’y trouve des considérations intéressantes dont les principales sont reproduites ici.
Citation :

Peut-on parler d’une Eglise conciliaire ?
On en a parlé et on en parle encore. Avec enthousiasme ou indignation. Les uns y voient l’avantage d’une description réelle, les autres y redoutent l’inconvénient d’une exagération non moins réelle. Et tous croient pouvoir avancer de justes raisons soit pour consacrer soit pour réprouver l’usage de l’expression. Les arguments opposés militent en sens inverses. Nous les exposerons ici comme le veut la méthode éprouvée (I), avant de remonter aux principes : c’est en se plaçant à la hauteur de leur vue que nous tâcherons ensuite d’envisager les choses sous leur vrai jour (II). Et de distinguer enfin la part de vrai et celle de faux dans des raisons qui ne s’opposent le plus souvent qu’en apparence (III).


PRINCIPES DE SOLUTION

19. Dans la mesure où il s’est produit un « changement d’orientation » depuis le concile Vatican II, on parle d’Église conciliaire. On entend désigner par là non une chose ou une substance distincte d’une autre, ni non plus une société distincte d’une autre, mais un esprit nouveau, qui s’est introduit à l’intérieur* de l’Église au moment du concile Vatican II et qui fait obstacle à la fin de l’Église, c’est-à-dire à la Tradition de sa foi et de ses mœurs. Et quand on dit que ce contre-courant s’exerce dans l’Église*, on signifie par là que ceux qui s’unissent dans la recherche d’une fin contraire à celle de l’Église n’ont pas manifestement brisé la relation qui les rattache aux autres membres et à leur chef, dans l’inclination de principe au vrai bien commun. [...]

20. Il n’y a donc pas deux Églises ; il y a seulement au sein de l’Église* une tendance antagoniste qui combat l’Église de l’intérieur*, qui tâche de la neutraliser à son profit, en empêchant la réalisation de sa fin. La comparaison la plus éclairante serait celle du péché, qui empêche l’accomplissement de la nature en multipliant les obstacles à la réalisation de sa fin, mais sans jamais détruire la nature dans son inclination radicale à cette fin. Le Docteur angélique explique ainsi en quel sens il est vrai de dire que le mal ne peut détruire le bien de fond en comble. Le mal est certes une carence, c’est-à-dire la privation du bien. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’il y a deux sortes de privations. L’une consiste dans un état de privation totale, qui ne laisse rien, mais enlève tout ; telles sont la cécité par rapport à la vue, la complète obscurité par rapport à la lumière, la mort par rapport à la vie. Il y a une autre privation qui reste toujours partielle et limitée, sans jamais tout enlever : ainsi le péché prive-t-il l’homme de sa fin et de sa perfection, non au sens où il la rendrait définitivement impossible, mais parce qu’il en éloigne l’homme toujours davantage en accumulant les obstacles. Cette privation-là laisse subsister quelque chose, qui est précisément l’aptitude et l’inclination fondamentale de l’homme vis-à-vis de sa fin. « D’où il suit », conclut saint Thomas, « qu’il peut y avoir une troisième possibilité, et comme un milieu, entre le bien et sa disparition totale »**.

Pour appliquer ces principes à l’ecclésiologie, nous dirions qu’une conception étroitement binaire (ou par sic et non) ne rendrait pas un compte suffisamment exact de la situation présente dans l’Église. Il y a en effet comme un troisième terme entre le bien de l’Église et le mal total que représenteraient à la fois sa disparition et son remplacement par une secte ou une autre Église totalement différente. Cette solution intermédiaire est précisément celle que l’on désigne par l’expression d’Église conciliaire. Elle équivaut au péché de l’idéologie libérale et moderniste, qui s’est introduit dans les esprits, à l’intérieur* de l’Église. Ce péché diminue et corrompt le bien de l’Église, au sens où il empêche celle-ci d’obtenir sa fin, mais il laisse avec cela toujours intacte l’inclination foncière de l’Église à l’égard de cette fin.

Cette diminution du bien, explique encore saint Thomas, ne doit pas se comprendre par manière de soustraction, comme pour les quantités, mais par affaiblissement ou déclin progressif d’une tendance. Cette baisse de capacité s’explique par le processus inverse de son développement. La capacité se développe par les dispositions qui préparent de mieux en mieux le sujet à recevoir sa perfection, jusqu’au moment où il la reçoit. En sens inverse, la capacité diminue par les dispositions contraires : plus elles sont nombreuses, et intenses, plus elles empêchent le sujet de recevoir sa perfection. De la sorte, si ces dispositions adverses peuvent être indéfiniment multipliées, l’aptitude fondamentale du sujet à recevoir sa perfection peut être elle-même indéfiniment diminuée***ou affaiblie. Cependant, elle ne sera jamais totalement détruite*** ; car elle demeure dans sa racine, qui est la substance du sujet. Par exemple, si l’on interposait indéfiniment des corps opaques entre le soleil et l’air, celui-ci verrait indéfiniment diminuer sa capacité de recevoir la lumière ; mais il ne la perdrait nullement, puisqu’il est translucide par nature. De même aussi pourrait-on ajouter indéfiniment péchés sur péchés, et ainsi affaiblir de plus en plus l’aptitude de l’âme à la grâce ; car les péchés sont comme des obstacles interposés entre nous et Dieu. Cependant, ils ne détruisent pas totalement cette aptitude, car elle tient à la nature de l’âme.


Saint Thomas d’Aquin (1225-1274
La réalité de l’Église conciliaire est donc celle d’une conception faussée de l’Église qui s’est emparée des esprits des hommes d’Église. Cette conception faussée engendre à l’état chronique un contre-gouvernement, qui paralyse ou enraye le fonctionnement normal de la société catholique, en empêchant que l’Église réalise sa fin. Elle interpose ainsi des obstacles entre l’Église et son bien, mais sans jamais pouvoir faire disparaître l’inclination radicale de l’Église à ce bien.

[...]

Notes de JPB :

* Souligné par JPB. – Cf. St Pie X, Pascendi Dominici gregis,
  • § 2 : « Ce qui exige surtout que Nous parlions sans délai, c'est que, les artisans d'erreurs, il n'y a pas à les chercher aujourd'hui parmi les ennemis déclarés. Ils se cachent et c'est un sujet d'appréhension et d'angoisse très vives, dans le sein même et au cœur de l'Eglise, ennemis d'autant plus redoutables qu'ils le sont moins ouvertement. Nous parlons, Vénérables Frères, d'un grand nombre de catholiques [...] » (souligné par JPB) ;
  • § 3 : « [...]Ennemis de l'Eglise, certes ils le sont, et à dire qu'elle n'en a pas de pires on ne s'écarte pas du vrai. Ce n'est pas du dehors, en effet, on l'a déjà noté, c'est du dedans qu'ils trament sa ruine ; le danger est aujourd'hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l'Eglise [...] » (idem).


** Tiens, tiens ! Il pourrait donc y avoir une troisième voie, entre ceux qui reconnaissent pleinement – qu’ils soient conciliaires vaticandeux, ralliés ou « una cum » – les élus des conclaves depuis le conciliabule vaticandeux, et les sédévacantistes complets, simpliciter ou totaliter...

*** Souligné dans le texte.

Il faut remarquer que ce n’est pas parce que ce texte émane de telle ou telle personne qu’il faut le rejeter purement et simplement comme si tout ce qu’il comportait ne valait rien. En effet, les arguments reproduits ci-dessus sont de poids et nous semblent fort judicieux.
Néanmoins, nous ne dirons pas la même chose de tout ce qu’écrit l’auteur...

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MessageSujet: Re: Crise actuelle dans l’Église : SECTE conciliaire ?   Lun 25 Mar - 19:46

La thèse dite « de Cassiciacum » (élaborée par le R.P. GUÉRARD DES LAURIERS) est entièrement conforme à toute la sainte doctrine de l’Église Catholique :

  1. en affirmant que Paul VI et ses successeurs jusqu’à ce jour ne sont pas formellement Papes, elle respecte la Sainteté de l’Église Catholique, CE QUE NE FONT PAS LES TRADITIONALISTES RALLIÉS NI CEUX DE LA FSSPX ;


  2. l’Unicité de l’Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ sur l’Apôtre Pierre,
    et,
    puisqu’il faut reconnaître,
    à moins de déclarer morte la Hiérarchie sacrée qui existe, « en tant que fondée sur le pouvoir de juridiction » (
    Canon 108, § 3), « d’institution
    divine » (idem),
    et donc de déclarer morte l’Église Catholique elle-même dans sa constitution divine qui veut qu’existe une Église enseignante (alors morte – ce qui est une hérésie)
    et une Église enseignée,
    puisqu’il faut reconnaître, dis-je, que non seulement il existe toujours des électeurs (valides) du Pape mais que les conclaves depuis Paul VI ont véritablement élu des personnes qui devraient être (mais ne le sont pas formellement) les successeurs de leurs prédécesseurs (cela, pour ne pas rompre la succession apostolique, ne pas rompre la note d’Apostolicité) ;

    que, de ce fait, les personnes ayant été ainsi élues, constituent (ou constituaient pour celles qui sont décédées) selon la doctrine de St Robert BELLARMIN (
    De Romano Pontifice, L. II, c. 30) commentée à la fin de ce message, analogiquement la matière (seconde) du futur Pape qu’elles auraient dû être si, dociles à la grâce, elles eussent reçu de Dieu la forme du Pontificat ;
    en un mot, puisqu’elles sont (ou étaient pour celles qui sont décédées) analogiquement la matière (seconde) du futur Pape qu’elles auraient dû être, et qu’elles sont, de ce fait, ce qu’on peut appeler « “pape” materialiter » ;

    que lesdites personnes ainsi élues, ou au moins acceptées telles, par des électeurs véritables, cela, nécessairement (pour ne pas rompre la note d’Apostolicité), sont, en vertu du droit ecclésiastique (mais non en vertu du Droit divin qu’elles ne peuvent, n’étant pas Papes en acte, assumer), aptes à désigner les successeurs desdits électeurs (sinon on se retrouve, après extinction de tous les anciens électeurs, dans le cas de la rupture de la note d’Apostolicité comme expliqué au début de ce point) ;

    la thèse dite « de Cassiciacum » respecte également la “note” d’Apostolicité de l’Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ, Apostolicité qui se définit ainsi : l’Église militante doit impérativement, de par sa Constitution divine, être constituée, outre des fidèles qui sont enseignés, d’une hiérarchie enseignante qui provienne directement des Apôtres.

    DONC, la thèse dite « de Cassiciacum », en affirmant tout cela, respecte l’Unicité et l’Apostolicité de l’Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ sur l’Apôtre Pierre, CE QUE NE FONT PAS LES SEDEVACANTISTES COMPLETS !



Les quatre notes de l’Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ sont parfaitement respectées par la thèse dite « de Cassiciacum » ET PAR ELLE SEULE :

  • la note de Catholicité, bien évidemment (que ne respecte pas l’Église officielle œcuménique libérale et dont la doctrine est hétérodoxe) ;

  • la note de Sainteté (que ne respectent ni l’Église officielle œcuménique libérale et dont la doctrine est hétérodoxe, ni les traditionalistes ralliés ni ceux de la FSSPX) ;

  • la note d’Apostolicité (que ne respectent pas les sédévacantistes complets) ;

  • et la note d’Unicité (que ne respectent pas ceux qui attendent de Dieu la nomination d’une autre Hiérarchie).

Ceux qui attaquent obstinément et implacablement la thèse dite « de Cassiciacum » se montrent :
  • ennemi de la vérité (car alors on nie l’application logique et cohérente des thèses de philosophie thomiste qui la concernent) ;
  • ennemi de l’Unique, Sainte, Catholique et Apostolique Église (puisqu’on nie alors, qu’on le veuille ou non, implicitement la pérennité de l’Église hiérarchique fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ et, par voie de conséquence, l’Apostolicité de l’Église catholique),
  • et, donc, ennemi de Dieu même, la Vérité même, Auteur de toute vérité, et Auteur de l’Unique, Sainte, Catholique et Apostolique Église !

En supprimant pour TOUS les Pasteurs actuels la fidélité à la doctrine des Apôtres, les sédévacantistes excessifs qui les jugent là comme s’ils avaient l’Autorité dans l’Église (usurpant, ce faisant, ladite Autorité...) et en les décrétant (dans les mêmes conditions d’usurpation de l’Autorité...) hors de l’Église, rompent l’Apostolicité et ce faisant, qu’ils le veuillent ou non, ils font ainsi mourir implicitement l’Église !
Leur position est donc HÉRÉTIQUE !...

La question se pose, à partir de là, de savoir à quelle “église” appartiennent ces super-surexcités plus durs que les durs de dur : ce ne peut pas être l’Église Catholique qui possède nécessairement une hiérarchie pour assurer, au moins matériellement, l’Apostolicité dans le caractère physique de celle-ci, Apostolicité qui est l’une des quatre “notes” de l’Église et dont lesdits super-surexcités plus durs que les durs de dur font totalement abstraction ! Suspect...

En effet, quels sont les membres vivants de la hiérarchie enseignante de l’“église” de ces super-surexcités plus durs que les durs de dur si cette “église” est l’Église Catholique ?

Mais de plus, quels sont les Prêtres qu’ils fréquentent ?
Quels sont les Sacrements, hormis celui du baptême sans onction et le mariage illicite (puisque sans Prêtre de l’Église Catholique comme témoin officiel de celle-ci) auxquels ils se donnent le droit d’accéder ?
En un mot, qu’est-ce qui les différencie, dans la pratique, de la « Petite Église » ? clown...

Certains de leurs compagnons d'infortune répondront que, étant à la fin des temps (quand, pourtant, ils continuent de compter le temps, ne serait-ce qu’avec le calendrier ! clown ...) l’Église Catholique est morte ?
Ce faisant, ils ne peuvent plus, en conséquence, appartenir à l’Église Catholique, puisque,
  1. d’après eux, elle est morte ;
  2. ils sont, en faisant une telle déclaration, dans l’hérésie (au moins matérielle) car l’Église Catholique ne peut pas mourir ;
  3. étant dans l’hérésie (au moins matérielle) ils sont nécessairement, d’après leur principe qui veut que quelqu’un se trouvant dans l’hérésie matérielle ne fasse plus partie de l’Église Catholique, hors de celle-ci !

Quelle incohérence !...

Cela dit, fort judicieusement,
un ami a écrit:

Le « “pape” materialiter » n’est pas Pape. Tous ses actes officiels sont donc nuls de plein droit : nuls et non avenus. Cependant, là où la survie de l’Eglise, sous son aspect société humaine, est en jeu, il y a suppléance. Non pas que le « “pape” materialiter » ait alors juridiction. Non point. Mais l’acte de nomination, de soi invalide (par défaut de juridiction), est valide par suppléance de juridiction.

Si l’on n’admet pas cela, alors l’Eglise disparaît sous son aspect société humaine. Et donc c’est l’Eglise militante tout court qui disparaît irrémédiablement. En effet, l’Eglise est divine, c’est entendu. Mais le Christ a fondé l’Eglise comme société divine et humaine. S’il n’y a plus d’électeurs du pape, alors il n’y a plus de succession telle que voulue et instituée par le Christ. [On] vous renvoie aux écrits de l’Abbé Zins, penseur non pas de l’éclipse mais de la mort (déjà consommée) de l’Eglise militante en tant que société humaine, et donc penseur de la mort déjà consommée de l’Eglise militante telle que le Christ l’a instituée. Si cela était, la fin du monde aurait déjà eu lieu : « trop tard pour la fin du monde ! ». Mais comme la fin du monde n’a pas encore eu lieu, les tenants de la mort de l’Eglise en tant que société humaine font mentir le Christ en ses divines promesses (« non praevalebunt »).

Ou alors on transforme l’Eglise militante au gré de ses espérances en l’avènement d'un “saint pape” et d’un “grand monarque”... Une Eglise qui n’est pas une société humaine. Une Eglise sans hiérarchie. Une Eglise anarchique... pour des anarchistes de la pensée (?) et de la croyance. Ce “sédévacantisme”-là est fils de Jean Hus et il n’est rien d’autre qu’un nouvel avatar du protestantisme.

(Souligné par JP B.)

En jugeant constamment de manière inconsidérée ceux qui n’ont pas l’heur, à leurs yeux, de penser en tout et toujours comme eux, ces malheureuses personnes tombent elles-mêmes, je le répète, dans l’hérésie ! Rolling Eyes (materialiter, s'entend...)

Quant aux déculottées ratées qu’un Clown.Mégalomane.Inquisiteur prétend m’avoir infligées, voyez plutôt dans ce fil ! Very Happy...

(Voir le quatrième message du présent fil...)

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MessageSujet: Re: Crise actuelle dans l’Église : SECTE conciliaire ?   Lun 25 Mar - 22:22

Ce n’est pas tout : les sédévacantistes complets excessivement intransigeants ne tombent pas seulement dans l’hérésie, mais ils tombent également dans le schisme ! (Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont formellement hérétiques et schismatiques...)

En effet, il a été écrit dans le message précédent
Citation :
En supprimant pour TOUS les Pasteurs actuels la fidélité à la doctrine des Apôtres, les sédévacantistes excessifs qui les jugent là comme s’ils avaient l’Autorité dans l’Église (usurpant, ce faisant, ladite Autorité...) et en les décrétant (dans les mêmes conditions d’usurpation de l’Autorité...) hors de l’Église, [...]

La question se pose, à partir de là, de savoir à quelle “église” appartiennent ces super-surexcités plus durs que les durs de dur : ce ne peut pas être l’Église Catholique qui possède nécessairement une hiérarchie pour assurer, au moins matériellement, l’Apostolicité dans le caractère physique de celle-ci, Apostolicité qui est l’une des quatre “notes” de l’Église et dont lesdits super-surexcités plus durs que les durs de dur font totalement abstraction ! Suspect...

En effet, quels sont les membres vivants de la hiérarchie enseignante de l’“église” de ces super-surexcités plus durs que les durs de dur si cette “église” est l’Église Catholique ?

Mais de plus, quels sont les Prêtres qu’ils fréquentent ?
Quels sont les Sacrements, hormis celui du baptême sans onction et le mariage illicite (puisque sans Prêtre de l’Église Catholique comme témoin officiel de celle-ci) auxquels ils se donnent le droit d’accéder ?
En un mot, qu’est-ce qui les différencie, dans la pratique, de la « Petite Église » ? clown...

[...]

En jugeant constamment de manière inconsidérée ceux qui n’ont pas l’heur, à leurs yeux, de penser en tout et toujours comme eux, ces malheureuses personnes tombent [...]

En portant tous ces jugements qui condamnent comme formellement hérétiques ceux qui n’ont pas l’heur, à leurs yeux, de penser en tout et toujours comme eux tandis qu’ils n’en ont pas l’autorité, ils usurpent, il faut le répéter, l’Autorité dans l’Église.

En se déclarant eux seuls l’Église Catholique sans qu’il leur soit besoin d’une quelconque hiérarchie et en décidant d’eux-mêmes de se priver de tout Prêtre, ils usurpent l’Église Catholique toute entière !

Ces usurpations multiples les font tomber, au moins matériellement, dans le SCHISME...

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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Crise actuelle dans l’Église : SECTE conciliaire ?   Mer 15 Juil - 20:47

En complément du 1er message (http://foicatholique.cultureforum.net/t3698-crise-actuelle-dans-leglise-secte-conciliaire?highlight=origine+de+la+crise#18526) en tête du présent fil, voici un document intéressant qui date du 05 Février 1922 :



(Source : journal L'Action française du05 Février 1922)

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Crise actuelle dans l’Église : SECTE conciliaire ?   Dim 3 Juil - 13:16

Certains jansénistes actuels (que nous pourrions appeler “néo-jansénistes”) qui rejettent toute idée de suppléance dans la situation actuelle, affirment dur comme fer que la Hiérarchie sacrée de la Sainte Église Catholique a totalement disparu à l’occasion du conciliabule vaticandeux pour être entièrement remplacée par ce qu’ils appellent « l’église conciliaire ».

Voici l’histoire de Monseigneur Blasius Sigebald KURZ, OFM, dont la vie a fait l’objet de l’article ci-dessous paru en français sur internet en décembre 2014 et rapporté hier par M. l’abbé jocelyn LE GAL.
Lycobates a écrit:

Le 13 décembre est le jour du décès, en 1973 à Waldsassen en Bavière palatine, d'un évêque, d'un confesseur anticonciliaire et antimoderniste, des moins connus.
Il convient de ne pas l'oublier, de prier pour son âme, de remercier Dieu pour ses peines dans la vigne du Seigneur, aussi, et surtout pour nous, après son retour en Europe.

Né le 3 février 1894 à Sontheim dans le royaume de Wuerttemberg, il professe chez les Franciscains en 1914 et fut ordonné le 21 décembre 1919 par le cardinal Faulhaber.
Pendant quatre ans il reste à Nurenberg comme aumônier de jeunes gens.
En 1923 il est envoyé en Chine pour y rester comme missionnaire jusqu'en 1933. Il y développe une grande activité de bâtisseur et d'organisateur, sans se décourager par le manque apparent de succès de la mission. Il doit retourner pour des raisons de santé.

Rétabli, il repart de l'autre côté du monde lorsqu'il devient préfet apostolique de Mount-Currie en Afrique du Sud, établi en 1935. En élevant cette préfecture au rang de vicariat apostolique (au nom de Kokstad), le 11 juillet 1939, le pape Pie XII le nomme évêque titulaire de Terenuthis (en Égypte) et son premier vicaire apostolique (Kokstad allait encore devenir diocèse en 1951).
Il est sacré à Rome par le Pape lui-même le 29 octobre 1939.
Dénoncé faussement (par un confrère, comme il s'avéra par la suite) d'être un partisan du national-socialisme il est incarcéré dans un camp de concentration sud-africain. Il reste dans ce pays jusqu'en 1946, lorsqu'il doit libérer son siège pour un anglophone (Irlandais en l'occurrence, Mgr. McBride, nommé formellement seulement en 1949). Cet épisode hélas typique le marqua douloureusement.

Mgr. Kurz repart en Chine dès 1948, le pape vient de le nommer préfet apostolique de YungChow (Hunan) le 21 mai 1948, mais pour très peu de temps, car il sera bientôt expulsé par les communistes. Il en sera le dernier préfet, de jure jusqu'à sa mort en 1973.
Il ira d'abord aux États-Unis pour s'occuper des réfugiés de son territoire. Il y restera environ 20 ans.
Il participe pendant ce temps aux quatre sessions du malheureux rassemblement appelé par ses partisans "Vatican II", où il reste apparemment plutôt discret. Mais comme d'autres il se rendra bientôt compte des conséquences funestes qu'allait prendre la Réforme moderniste. Toujours aux États-Unis il prend part, à New York, aux actions précocement anticonciliaires de l'abbé flamand Gommar DePauw qui y avait fondé en 1964 déjà le Catholic Traditionalist Movement. Comme lui, il refusera notamment de façon absolue le NOM et les nouveaux rites conciliaires, ainsi que (plus tard, et non comme Father DePauw) aussi la légitimité de leur promulgateur.



En 1969 Mgr. Kurz retourne en Allemagne, où il est bientôt approché par des fidèles et des prêtres et séminaristes en désarroi.
Son attitude intransigeante dans la foi est bientôt connue et les conséquences ne tardent pas. En tant qu'évêque franciscain (empêché de résidence dans son diocèse), il avait non seulement le droit de choisir lui-même le couvent de sa retraite, mais de plus de choisir un père comme secrétaire et un frère comme son serviteur. Il ne fit rien de la sorte. Même pour le choix de son lieu de résidence il se contenta de demander l'hospitalité. Il sollicita six fois et les six couvents où il sollicitait de pouvoir résider et célébrer lui refusèrent l'accès.
Finalement un peu gêné Mgr. Graber à Ratisbonne lui demanda bon gré mal gré d'assurer l'aumônerie dans une maison de repos, mais l'hostilité du clergé local annulera à la longue aussi cette possibilité.
Ce sont des simples fidèles, plus tard connus comme "traditionnalistes", qui l'ont finalement accueilli pour célébrer la Messe et administrer les sacrements.

Ainsi, le 2 novembre 1970 il ordonna (après l'avoir incardiné dans son diocèse chinois, existant de jure) l'ecclésiastique Felix Jeker, bien entendu dans le rite multiséculaire de l'Église latine. Né en Suisse allemande le 2 décembre 1944, Felix Jeker avait étudié au séminaire diocésain de Lucerne et à Rome (doctorat à l'Angelicum) mais n'avait pas pu ni voulu se confier aux mains devenues douteuses d'un évêque ordinant post-1968. L'abbé Jeker, devenu formellement prêtre de la préfecture de YungChow, a pu officier una cum omnibus orthodoxis, et administrer les vrais sacrements dans plusieurs chapelles et oratoires, semi-publics ou privés, surtout en Suisse, pendant les vingt ans de sa vie de prêtre, jusqu'à sa mort prématurée le 7 décembre 1990.

Le 21 septembre 1973, quelques mois seulement avant sa mort, il ordonna encore, également pour la préfecture de YungChow, et également dans le rite multiséculaire de l'Église latine, dans une petite église cachée de Egg (canton Zurich), l'ecclésiastique Günther Storck. Dans une petite église cachée, car on voulait éviter de procéder à l'ordination de ce brillant assistant du professeur "conservateur" Leo Scheffczyk à Munich sous l'oeil malveillant de Mgr. Doepfner, à l'époque le ravageur moderniste de service attitré pour Munich, bientôt suivi par d'autres.
Né en 1938 à Borken en Westphalie, Günther Storck fit d'abord des études de philologie germanique et classique à Muenster, Berlin et Munich. Il entra pour ses études de théologie au Borromaeum de Muenster en 1962, pour continuer à Munich à partir de 1967 chez le professeur Scheffczyk (son Doktervater, la promotion eut lieu en 1976). Mais les conséquences du Vatican II ne se laissaient pas attendre.
Après le décès de Mgr Kurz, d'autres candidats à la prêtrise, ayant une vision ecclésiologique différente de la FSSPX, n'avaient plus d'évêque en Allemagne. Pour y rémédier au moins quant à l'instruction, l'abbé Storck fonda en 1980 le Seminar Heilig Blut (finalement à Munich) où il enseigna (avec d'autres). Pour pouvoir procéder à des ordinations, et continuer à assurer les vrais sacrements et la célébration de l'oblatio munda, Mgr. Guérard des Lauriers (de la lignée Thuc) le sacra évêque à Étiolles le 30 avril 1984.
Quatre prêtres, tous actifs aujourd'hui, ont été instruits et ordonnés par lui, jusqu'à sa mort, prématurée aussi, par une hémorragie, le 23 avril 1993.
Ils sont en quelque sorte des petits-fils de Mgr. Kurz.

*

D'une grande foi inébranlable et d'une extraordinaire piété surtout mariale Mgr. Kurz fut une personnalité électrisante, vraiment missionnaire, un "géant", non seulement physique. Il célébrait le sacrifice, geste et parole, dans le plus grand respect de la moindre rubrique et avec une dignité hiératique que ceux qui l'ont vu n'oublieront jamais. Il portait toujours sur lui les Saintes Huiles, le Rituel romain et une étole, et il lui est arrivé de convertir quelqu'un, par une conversation fortuite, et d'entendre sa confession sur le champ, assis sur un banc en ville.

Les épreuves de sa vie missionnaire en Chine et en Afrique, on y voit le chemin de la Providence, ont dû le préparer pour la plus dure épreuve que fut celle de ses dernières années, redux in patria, mais ce n'est pas sa faute s'il a dû dire (comme il l'a fait selon plusieurs témoins): "Ich schäme mich, ein Franziskaner zu sein" (J'ai honte d'être un franciscain).
Il a fait honneur à l'esprit de Saint François, le vrai.

R.I.P.


Les “néo-jansénistesclown  dont il a été question en tête du présent post, prétendront sans doute que Mgr Blasius Sigebald KURZ est cofondateur de la secte conciliaire « Vatican d’eux » et qu’à partir du conciliabule de ce nom, il n’appartenait plus à l’Église Catholique Exclamation...

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Crise actuelle dans l’Église : SECTE conciliaire ?   Ven 8 Juil - 16:07

Le Canon 2314 énonce en son § 1 (http://www.intratext.com/IXT/LAT0813/_P8G.HTM) ceci
Citation :

Omnes a christiana fide apostatae et omnes et singuli haeretici aut schismatici:
  1. Incurrunt ipso facto excommunicationem;

  2. Nisi moniti resipuerint, priventur beneficio, dignitate, pensione, officio aliove munere, si quod in Ecclesia habeant, infames declarentur, et clerici, iterata monitione, deponantur;

  3. Si sectae acatholicae nomen dederint vel publice adhaeserint, ipso facto infames sunt et, firmo praescripto can. 188, n. 4, clerici, monitione incassum praemissa, degradentur.


C’est-à-dire, en français (http://catho.org/9.php?d=bpg#l1)
Citation :

Tous les apostats de la foi chrétienne, tous les hérétiques ou schismatiques et chacun d'eux :
  1. Encourent par le fait même une excommunication ;

  2. Si après monition, ils ne viennent pas à résipiscence, qu'on les prive de tout bénéfice, dignité, pension, office ou autre charge, s'ils en avaient dans l'Eglise, et qu'on les déclare infâmes; après deux monitions, ceux qui sont clercs doivent être déposés ;

  3. S'ils ont donné leur nom à une secte non catholique ou y ont publiquement adhéré, ils sont infâmes par le fait même; en tenant compte de la prescription du Can. 188 n4 , que les clercs, après une monition inefficace, soient dégradés.


Cela est on ne peut plus clair: pour qu’un clerc soit déposé, il faut qu’il ait reçu deux monitions restées inefficaces de sa part.

Toutefois, cela ne plaît pas, ne suffit pas, à quelques “néo-jansénistes” (pour ce mot, voir le dernier message ci-dessus : http://foicatholique.cultureforum.net/t3698-crise-actuelle-dans-leglise-secte-conciliaire#32988 ) plus durs que les durs de dur, dont l’un d’eux, dans un forum canadien sur lequel je ne retrouve pas le lien, et même sur le présent forum (mais le texte a été volontairement supprimé par votre serviteur, modérateur, pour être injurieux) fait appel
  1. d’une part au Canon 188, n4 ;

  2. et d’autre part à ce qu’en commente l’abbé Raoul NAZ dans le tome IV de son Traité de droit Canonique, p. 706.

  1. Pour mémoire, voici ce qu’énonce le Canon 188 :
    Citation :
    En vertu de la renonciation tacite admise ipso jure, sont vacants 'ipso facto' et sans aucune déclaration, quelque office que ce soit si le clerc :
    […]
    n4) Apostasie publiquement la foi catholique
    […]

  2. Quant à ce que commente l’abbé Raoul NAZ du premier § du Canon 2314, voici ce qui en est cité par l’énergumène en question qui se compare à l’Empereur Charlemagne ( !…) : « [...] L'adhésion publique à une secte, dans laquelle on n'a pas fait inscrire son nom, se manifeste par une communication in sacris, publique et répétée, avec les membres de cette secte, dans un temple non catholique. Le clerc qui a publiquement renié la foi catholique est présumé renoncer à tous ses offices ecclésiastiques : ils vaquent aussitôt, avant toute déclaration (can. 188, 4°). »

De tout cela, le questions suivantes se posent :
  1. Qui peut être accusé d’avoir adhéré publiquement « à une secte » ?

  2. De quelle “secte” (au sens juridique de l’Église, et non selon l’appréciation personnelle de quelque clown n’ayant aucune autorité en la matière) s’agit-il ?

  3. Si cette adhésion publique se manifeste, aux dires de l’abbé Raoul NAZ, « par une communication in sacris, publique et répétée, avec les membres de cette secte, dans un temple non catholique », QUI a ainsi participé, « par une communication in sacris », de manière publique et répétée, à ce qui se pratique dans un temple non catholique avec des membres de la secte qui dessert ledit temple non catholique ?

  4. Enfin, pour la dernière phrase citée de l’abbé Raoul NAZ, quel(s) est (sont) le(s) clerc(s) qui a (ont) publiquement affirmé renier la foi catholique pour se voir appliquer le Canon 188, n4 ?

A toutes ces questions, nous ne connaissons, jusqu’à plus amples informations, aucune réponse absolument valable concernant les membres de la hiérarchie officielle actuelle (à qui, pourtant, on veut appliquer tout cela) si ce n’est peut-être quelque(s) rare(s) cas qui n’est (ne sont), dès lors, qu’exception(s) !
Leur participation aux hérésies en vogue et au schisme capital actuel (qui ne les rend pas pour autant formellement hérétiques ou/et schismatiques aux yeux de l’Église puisqu’aucune monition requise par le Canon 2314, § 1, 2° et 3°, ne leur a été adressée par quelqu’un ayant autorité pour cela) cette participation aux hérésies en vogue et au schisme capital actuel suffit amplement…
Il est inutile (et, partant, néfaste) de rechercher autre chose pour que nous puissions les rejeter, eux et leurs hérésies en vogue et schisme capital actuel, ce que nous ne nous privons pas de faire ! Le reste vient du démon sous apparence de bien… (La preuve en est l’animosité, la haine satanique, avec laquelle on expose ces argumentations inutiles et finalement funestes, et avec laquelle on nous répond en employant des grossièretés innommables !…)

Une autre preuve de ce que cette position exagérée et janséniste est nuisible et  mortifère (au point que ceux qui la tiennent refusent de s’approcher de tous les Sacrements pourtant valides et parfaitement licites !…), c’est que, si on l’applique (comme il est fait) à tous les membres de la hiérarchie officielle actuelle tandis que personne n’a autorité pour cela (si c’était quelqu’un qui ait le pouvoir de juridiction qui le fasse, la Hiérarchie sacrée perdurerait par lui) il ne reste plus rien de l’Église hiérarchique fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même.
Cette position est donc, à l’instar de la position officielle, elle-même dans le schisme et l’hérésie !…

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MessageSujet: Re: Crise actuelle dans l’Église : SECTE conciliaire ?   Aujourd'hui à 22:12

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Crise actuelle dans l’Église : SECTE conciliaire ?
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