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 La thèse de “Cassiciacum” par Mgr Sanborn

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JP B
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” par Mgr Sanborn   Ven 18 Sep - 21:37


En plus des apostats
Ennemis de la Foi
(Édouard, sont comme toi)
Certains ne le sont pas

Mais on garder la Foi
Au profond de leur cœur
Malgré les extérieurs ;
De l’Église ils sont rois.

L’ennemi de la Foi,
Ici est un co..ard ;
Il se prénomme Édouard,
Et des sots il est roi !

Il s’appelle Gilbert
Comme on le voit ici
Avec sa “poésie”,
Ou encor Louis-Hubert

Car avec tous ces fous,
De l’Église on vomit
Les statuts. Les édits,
La doctrine : on s’en fout !

On croit à des fictions,
À des… “révélations”,
Qui sont divagations
Et mystifications ;

À des interventions
Prétendument du ciel
Mais qui viennent du fiel
Du lieu de damnation !

Ainsi l’on ne croit pas
À la doctrine vraie,
Celle qui fait les frais
De tous ces apostats

De tous ceux qui préfèrent
Leurs rêves hallucinants
Aux saints enseignements
De l’Églis’ notre Mère

Car il est bien de Foi,
Quand le Pap’ n’y est pas,
Que l’Église n’est pas
Sans pouvoir fair’ le choix.

Et donc il est de Foi,
Au contraire de ça
(Au contraire de ça),
Que toujours il y a
Des gens pour faire choix.

Et donc nier cela,
C’est bien de l’hérésie
Comme on le voit ici
Ou encore par ça...

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” par Mgr Sanborn   Sam 19 Sep - 1:59

Ici,
EML, en parlant de votre serviteur, a écrit:
Son avis c’est également que  ce sont des « cardinaux » matérialiter[sic], qui n’ont ni la Foi Catholique, ni l’Épiscopat valide, donc qui ne sont rien dans l’Église Catholique, qui seront apte à désigner matériellement la nouveau « Pape » qui sera formaliter.
Et il s’imagine, ce pauvre Jean Paul, que cela est Catholique, de confier l’Église Catholique et le souverain Pontificat, à des ennemis de la Foi …

Pauvre Jean Paul.

A la suite de cela,
Thomas a écrit:

Il arrivera, ce que Dieu voudra qu’il arrive, que cela déplaise à ceux-là ou à ceux-ci !
Pour nous, nous ne sommes pas prophètes et ne savons pas, personne ne sait, comment Dieu fera car personne n’est son conseil...
Cela dit, si ne suivant que nos impressions personnelles et nos préjugés contre tel ou tel dont nous ne connaissons pas le fond du cœur, si ne suivant, en un mot, que notre subjectivité ; si nous nous fondons sur nos jugements personnels et sur des “révélations” privées qui ne sont pas de Foi, et que d’autre part nous rejetons quoi que ce soit de ce qui est enseigné par notre Mère la Sainte Église Catholique qui est toujours infaillible dans son Magistère ordinaire et universel, nous sommes, malgré l’impression que nous avons que telle position opposée à la nôtre ne nous semble pas conforme à la Foi, nous-mêmes dans l’hérésie !...
Or, comment échapper à cela si nous rejetons ce que l’Église enseigne quant au renouvellement des membres de sa Hiérarchie sacrée ?
Peu importe que tel ou tel nous semble (avec juste raison ou non...) hors de l’esprit de l’Église : nous sommes, dans le cas signalé, nous-mêmes dans l’erreur et non n’importe quelle erreur mais l’erreur dans la Foi !...
Ce commentaire sera supprimé, comme a été supprimé mon dernier commentaire qui ne faisait que rappeler, Monsieur Rémy, sans aucune agressivité contrairement à ce qu’écrit votre protégé Edouard-Marie, ce qui a été écrit par vous-même et par Jean-Baptiste (mais cela n’avait pas l’heur de vous plaire, n’est-ce pas) mais je ne l’écris pas pour qu’il soit lu par tous mais seulement par vous (au pluriel) et par Cave Ne Cadas, pour vous dire ceci :
Comment échappez-vous au fait que votre position (ne vous occupez pas, en guise de réponse, de celle des autres mais voyez la vôtre dont il s’agit là) comment échappez-vous au fait que votre position à vous est en opposition, non avec l’impression que j’ai de la catholicité, mais avec l’enseignement infaillible de notre Mère la Sainte Église Catholique quant au renouvellement des membres de sa Hiérarchie sacrée ? Ce qui vous met, que vous le vouliez ou non, dans l’hérésie...

Le suis-je aussi ? Peut-être, c’est ce que certains excités me répondront ! (Pour ma part, je ne vois pas avec quel dogme, quel définition infaillible ou quel enseignement du Magistère ordinaire et universel je serais en opposition ! Donc, j’ai la conscience parfaitement tranquille à ce sujet...) mais quoiqu’il en soit de moi, vous, vous êtes dans l’hérésie car vous vous opposez à un enseignement infaillible et, péché contre l’Esprit, quand on vous le démontre, comme Jean-Baptiste l’a fait, vous criez au “délire” et supprimez mes commentaires !...

Voilà ! J’ai dit ce que j’avais à dire... Vous pouvez mettre cela à le poubelle : je secouerai alors mes chausses de la poussière que j’aurai pris en vous lisant !...

Ce commentaire de Thomas, pour le moment à cet endroit « en cours de modération », sera-t-il publié ou supprimé ? Laughing...

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” par Mgr Sanborn   Mar 20 Oct - 18:42

Dans un courriel privé (puisqu’il a été banni de tous les fora...)
le parano-schizophrène de service a écrit:

[...] Tu fais comme si tu étais Dieu et que tu puisses, dans un acte créateur, donner la forme  à la matière  ou donner une forme sans matière. L'orgueil une fois emballé n'a plus de frontière et comme le Système Guérard était de prendre Thomas d'Aquin pour un minus, il pouvait bien se rendre égal à Dieu et se faire créateur, ce qu'il a fait d'ailleurs en pondant sa philosophie tout à fait hors de la saine raison !

[...]

(Souligné en gras ou d’un trait par JP B.)

  • Nous avons déjà vu ici (http://foicatholique.cultureforum.net/t3785-lecons-de-metaphysique-elementaire-discussions#31784) que ce que ce décidément trop triste parano-schizophrène croit pouvoir nous reprocher sur le plan philosophique, quant aux distinctions à faire entre la matière et la forme, est l’enseignement même, précisément, de St Thomas d’Aquin!

  • Quant au fait qu’il croit pouvoir nous reprocher que nous nous prendrions pour « Dieu et que [nous prétendrions pouvoir], dans un acte créateur, donner la forme  à la matière » en distinguant entre d’une part le « “pape” materialiter » (car le problème est là) et d’autre part le « Pape formaliter » comme si cette distinction venait de nous-mêmes et n’aurait pas un fondement sérieusement établi, voici ce que, dans son De Romano Pontifice, chapitre 30 du livre II,
    St Robert BELLARMIN, Docteur de l’Église, a écrit:
    [...] en créant le Pontife, les Cardinaux n'exercent pas leur autorité sur le Pontife, puisqu'il n'existe pas encore, mais sur la matière, c'est-à-dire, sur la personne qui est disposée par l'élection à recevoir de Dieu la forme du Pontificat.
    (http://messe.forumactif.org/t2317-de-romano-pontifice-de-saint-robert-bellarmin-avec-commentaires#44811 – Souligné par JP B.)

    Aussi, si lorsque l’on fait la distinction entre d’une part « la matière [seconde1], c’est-à-dire la personne » (élue par le Conclave) et d’autre part « la forme2 du Pontificat » (que ladite personne élue doit recevoir de Dieu mais qu’elle ne reçoit effectivement de Lui que si elle donne son assentiment3 à sa désignation faite par les Cardinaux et plus précisément son assentiment d’accomplir la charge d’un véritable Souverain Pontife 4), si, lorsqu’on fait cette distinction, donc, on se prend pour « Dieu et que [l’on prétend ainsi pouvoir], dans un acte créateur, donner la forme  à la matière », alors il faut dire cela de St Robert BELLARMIN qui a fait, précisément, cette distinction !...

    Notes
     :
  1. Précision de JP B.
    Qu’il s’agisse là de la la matière seconde, non seulement cela ressort de l’enseignement des véritables thomistes comme nous l’avons vu dans ce message (http://foicatholique.cultureforum.net/t3785-lecons-de-metaphysique-elementaire-discussions#31746) et dans les deux suivants, mais c’est déjà évident pour tout esprit droitement instruit des notions élémentaires en simple philosophie, et surtout cela est évident selon le sens commun !
    Ce qui fait que Gégé n’a aucune excuse de nous opposer son argumentaire qui ne se résume qu’à de grosses âneries...

  2. Accidentelle pour la personne élue.

  3. Évidemment réel et efficace, non entaché d’un quelconque obex (obstacle [à la grâce]) comme serait la feinte ou des dispositions secrètes incompatibles avec la sainte doctrine catholique.

  4. Sinon on ne voit pas comment une personne qui refuserait, ne serait-ce qu’implicitement, de remplir la charge propre à un véritable Pape, pourrait devenir en acte Pape ! Cela serait par trop contradictoire...

Nous voyons là toute l’inanité des propos de Gégé.

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” par Mgr Sanborn   Ven 23 Oct - 14:28

Non seulement la thèse dite « de Cassiciacum » (élaborée par Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS, un des plus grands théologiens du XXe siècle, Professeur au Saulchoir et, auparavant, à l’Université pontificale du Latran, théologien particulier de Sa Sainteté le Pape Pie XII) est en lien très étroit avec la Foi catholique, mais de plus, bien qu’elle ne soit qu’une opinion libre, cette thèse est toutefois la seule qui respecte totalement l’ensemble de la doctrine catholique !
Elle est la seule position, en effet, à être entièrement conforme à toute la sainte doctrine de l’Église Catholique :
  1. en affirmant que Paul VI et ses successeurs jusqu’à ce jour ne sont pas formellement Papes, elle respecte la Sainteté de l’Église Catholique, CE QUE NE FONT PAS LES TRADITIONALISTES RALLIÉS NI CEUX DE LA FSSPX;

  2. elle respecte l’Unicité de l’Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ sur l’Apôtre Pierre,
    et,
    puisqu’il faut reconnaître,
    à moins de déclarer morte la Hiérarchie sacrée
    qui existe, « en tant que fondée sur le pouvoir de juridiction » (Canon 108, § 3 [http://www.clerus.org/clerus/dati/2001-03/20-6/CIC17l2.html#_Toc509674428]), « d’institution divine » (idem),
    et donc de déclarer morte l’Église Catholique elle-même dans sa constitution divine qui veut qu’existe une Église enseignante (alors morte dans cette position qui est donc une hérésie) et une Église enseignée,
    puisqu’il faut reconnaître, dis-je, que non seulement il existe toujours des électeurs (valides) du Pape mais que les conclaves depuis Paul VI ont véritablement élu des personnes qui devraient être (mais ne le sont pas formellement) les successeurs de leurs prédécesseurs (cela, pour ne pas rompre la succession apostolique, ne pas rompre la note d’Apostolicité) ;

    que, de ce fait, les personnes ayant été ainsi élues, constituent (ou constituaient pour celles qui sont décédées) selon la doctrine de St Robert BELLARMIN, Docteur de l’Église, exposée dans son (De Romano Pontifice, L. II, c. 30 [http://messe.forumactif.org/t2317-de-romano-pontifice-de-saint-robert-bellarmin-avec-commentaires#44811]) commentée à la fin de ce message (http://foicatholique.cultureforum.net/t3730p60-la-these-de-cassiciacum#23685), analogiquement la matière (seconde) du futur Pape qu’elles auraient dû être si, dociles à la grâce, elles eussent reçu de Dieu la forme du Pontificat ;
    en un mot, puisqu’elles sont (ou étaient pour celles qui sont décédées) analogiquement la matière (seconde) du futur Pape qu’elles auraient dû être, et qu’elles sont, de ce fait, ce qu’on peut appeler « “pape” materialiter » (ou en puissance à devenir en acte) ;

    que lesdites personnes ainsi élues, ou au moins acceptées telles, par des électeurs véritables, cela, nécessairement (pour ne pas rompre la note d’Apostolicité), sont, en vertu du droit ecclésiastique (mais non en vertu du Droit divin qu’elles ne peuvent, n’étant pas Papes en acte, assumer), aptes à désigner les successeurs desdits électeurs (sinon on se retrouve, après extinction de tous les anciens électeurs, dans le cas de la rupture de la note d’Apostolicité comme expliqué au début de ce point) ;

    la thèse dite « de Cassiciacum » respecte donc également la “note” d’Apostolicité de l’Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ
    , Apostolicité qui se définit ainsi : l’Église militante doit impérativement, de par sa Constitution divine, être constituée, outre des fidèles qui sont enseignés, d’une hiérarchie enseignante qui provienne directement et sans interruption des Apôtres.

    DONC, la thèse dite « de Cassiciacum », en affirmant tout cela, respecte également l’Unicité et l’Apostolicité de l’Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ sur l’Apôtre Pierre, CE QUE NE FONT PAS NOMBRE DE SEDEVACANTISTES COMPLETS !



Ainsi, les quatre notes de l’Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ sont parfaitement respectées par la thèse dite « de Cassiciacum » ET PAR ELLE SEULE :
  • La note de CATHOLICITÉ, bien évidemment (que ne respecte pas l’Église officielle œcuménique libérale et dont la doctrine est hétérodoxe) ;

  • La note de SAINTETÉ (que ne respectent ni l’Église officielle œcuménique libérale et dont la doctrine est hétérodoxe, ni les traditionalistes ralliés ni ceux de la FSSPX) ;

  • La note d'APOSTOLICITÉ (que ne respectent pas ceux qui prétendent qu'à l'occasion du conciliabule vaticandeux TOUS les membres de l'Église enseignante sans exception ont perdu la Foi, sont devenus hérétiques et ont apostasié) ;

  • La note d'UNICITÉ ou d'UNITÉ (que ne respectent pas ceux qui attendent de Dieu la nomination d’une autre Hiérarchie).


C'est pourquoi ceux qui attaquent obstinément et implacablement la thèse dite « de Cassiciacum », outre le fait que leurs attaques autant acerbes que ridicules montrent que ladite thèse est dans le vrai et eux dans le faux, se montrent eux-mêmes :
  • ennemis de la vérité (car alors on nie l’application logique et cohérente des thèses de philosophie thomiste qui la concernent) ;

  • ennemis de l’Unique, Sainte, Catholique et Apostolique Église (puisqu’on nie alors, qu’on le veuille ou non, implicitement la pérennité de l’Église hiérarchique fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ et, par voie de conséquence, l’Apostolicité de l’Église catholique),

  • et, donc, ennemis de Dieu même, la Vérité même, Auteur de toute vérité, et Auteur de l’Unique, Sainte, Catholique et Apostolique Église !

En supprimant pour TOUS les Pasteurs actuels sans exception la fidélité à la doctrine des Apôtres, les sédévacantistes excessifs qui les jugent là comme s’ils avaient l’Autorité dans l’Église (usurpant, ce faisant, ladite Autorité...) et en les décrétant (dans les mêmes conditions d’usurpation de l’Autorité...) hors de l’Église, non seulement commettent déjà là un jugement téméraire doublé, donc, de celui d’usurpation de l’Autorité dans l’Église auxquels s’ajoute celui de la négation implicite – et espérons non consciente – de la pérennité de l’Église Hiérarchique enseignante fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour perdurer jusqu’à la consommation des siècles (à laquelle Il a pourtant promis, en la personne de Ses Apôtres et par ceux-ci à leurs successeurs, en St Matt. XVI 18, que « [...] portæ inferi non prævalebunt adversus eam », et en St Matt. XXVIII 20, « [...] ecce ego vobiscum sum omnibus diebus, usque ad consummationem sæculi »), négation implicite qui entraîne celle de la pérennité de l’Apostolicité de l’Unique et Sainte Église Catholique, Apostolicité qu’ainsi (qu’ils le veuillent ou non) ils ROMPENT, ils font, ce faisant, qu’ils le veuillent ou non, ainsi mourir implicitement l’Église telle que l’a fondée Jésus-Christ [ !...] et font, qu’ils le veuillent ou non, implicitement de Notre-Seigneur, qui est pourtant la Vérité même, un MENTEUR Exclamation
Par cette négation implicite, tant de la Révélation divine que de la doctrine de la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, leur position est donc une HÉRÉSIE (au moins matérielle) contre la Foi divine ET catholique, et par l’asurpation qu’ils font de l’Autorité dans l’Église en jugeant à sa place, outre qu’ils sont déjà dans le jugement téméraire, ils sont en plus (matériellement au moins) dans le SCHISME !...


La question peut se poser, à partir de là, de savoir à quelle “église” appartiennent ces super-surexcités
plus durs que les durs de dur : ce ne peut pas être l’Église Catholique qui possède nécessairement une hiérarchie pour assurer, au moins matériellement, l’Apostolicité dans le caractère physique de celle-ci, Apostolicité qui est l’une des quatre “notes” de l’Église et dont lesdits super-surexcités plus durs que les durs de dur se moquent éperdument en en faisant totalement abstraction ! Suspect...

Voir également ce message. (http://foicatholique.cultureforum.net/t3698-crise-actuelle-dans-leglise-secte-conciliaire#26730)...

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” par Mgr Sanborn   Jeu 17 Déc - 15:02

Réponses aux questions (https://www.youtube.com/watch?v=5jtNqplFrMM&list=PLI-ixf49y8Z59RJmwmWjplm6ncsQ_oLzb&index=3)


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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” par Mgr Sanborn   Mer 10 Fév - 12:11

En cette période de carême, c’est le moment idéal pour étudier sérieusement cette magnifique explication de la présente crise, par une lecture attentive de la thèse dite « de Cassiciacum » exposée dans le présent fil à reprendre au début, pour renforcer notre Foi en l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique avec sa Hiérarchie telle que l’a fondée Notre-Seigneur Jésus-Christ et telle qu’Il l’a voulue !...

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” par Mgr Sanborn   Jeu 11 Fév - 19:18


La haine qu’elle suscite alors que catholique
Elle n’attaque personne et est tant attaquée
Démontre à l’évidence et qu’elle est vérité
Et que ceux qui l’abhorrent sont de vrais hérétiques.

Car manifestement cette haine infernale
N’est pas très naturelle et n’est pas très sensée
Mais n’a comme motif que le cœur agité
De quelques sots pervers fort troublés au final.

C’est pourquoi cette thèse, si belle et si bien faite
Malgré leurs injures et malgré l’indignité
De ceux qui la soutiennent et par la sainteté
De celui qui la fit, se confirme parfaite

Ils ont beau aboyer, crier contre la seule
Thèse qui soit fidèle, tels des chiens enragés,
Ils ne l’empêcheront jamais de triompher
A la fin du débat, il n’y aura qu’elle seule.




Les chiens enragés aboient – la caravane de Cassiciacum passe...

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” par Mgr Sanborn   Ven 12 Fév - 12:57


Regardez avancer dans l’aube du grand jour
De la résurrection de notre Mère Église,
La belle caravane de la thèse d’amour
Qui défend notre Mère et jamais ne s’enlise...



C’est ainsi que bientôt nous verrons triompher
Cette thèse bénie et Celle qu’elle défend
Contre les ennemis de la sainte Unité,
L’Apostolicité, qu’ils abandonnent tant !

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” par Mgr Sanborn   Sam 20 Fév - 20:37

Où l’on voit,
par des citations d’anciens théologiens,
que Mgr S
ANDORN et l’abbé RICOSSA
n’ont rien inventé
dans le développement récent de la thèse
dite « de Cassiciacum »


Dans cet article (http://www.lasapiniere.info/archives/2338) « Discours sur l’Église romaine face à l’apostasie (7/12) », très intéressant,
Monsieur l’abbé Rioult (ex FSSPX – honneur à lui pour l’avoir quittée) a écrit:

[…]


Continuité de l’Église du Christ par la suppléance du Christ
*.

Dans notre article sur le Lefebvrisme, nous avions noté que, quoiqu’il ait osé affirmer que « c’est nous qui avons les notes de l’Église visible : l’unité, la catholicité, l’apostolicité, la sainteté. C’est cela qui fait l’Église visible »[26], Mgr Lefebvre n’avait jamais adhéré à la thèse de Cassiciacum de peur de mettre l’Église dans une « situation inextricable » :

« Qui nous dira où est le futur pape ? Comment pourra-t-il être désigné puisqu’il n’y a plus de cardinaux ? Cet esprit est un esprit schismatique… » (Fideliter n° 13, p.69)

Mais Mgr Guérard des Lauriers avait pris soin de répondre à cette difficulté*.

L’absence d’autorité chez ceux qui occupent les sièges d’autorité dans l’Église n’implique pas par elle-même que la fonction de transmission des charges de la structure hiérarchique visible de l’Église ne puisse plus être exercée. Il est possible que le Christ, chef de l’Église, exerce, pour la glorification de son Père et le salut des âmes, la permanence de la transmission apostolique sur les sièges catholiques tant que les actes humains requis pour cela sont posés* et tant qu’aucune apostasie explicite* n’a été exprimée. L’état implicite* d’apostasie du clergé serait à l’origine de cette situation inouïe de pontife ayant une certaine juridiction sans pour autant avoir l’autorité, et ce en raison de leur modernisme. L’indéfectibilité de l’Église, promise par le Christ, fait que le Christ continuerait de s’unir à l’Église en maintenant une structure hiérarchique visible malgré l’éclipse de l’autorité par la faute de ses membres.

« Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin que le bienheureux Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Église universelle ; ou que le Pontife romain n’est pas successeur de saint Pierre en cette primauté : qu’il soit anathème (DS 3058).

Par ces mots, le Concile n’entend pas affirmer comme vérité de foi qu’il y aura toujours – en acte – un pape sur le siège de Pierre. S’il en était ainsi toute période de siège vacant, si courte soit-elle, entre la mort d’un pape et l’élection du successeur, serait contraire à la foi sur la visibilité et l’indéfectibilité de l’Église. Ce que le concile affirme est que l’Église, édifiée par Jésus-Christ sur Pierre, persistera “ferme et immuable dans sa propre nature jusqu’à la consommation des siècles” (Pie IX, DS 2997), et que, par conséquent, elle sera toujours fondée sur Pierre. Il n’est donc pas nécessaire qu’il y ait toujours de fait un pape, mais il est nécessaire que subsiste toujours la possibilité et la volonté d’élire un pape*.

« L’apostolicité de gouvernement est comme l’élément essentiel dont dépendent tous les autres éléments nécessaires à l’Église* » : « la hiérarchie apostolique se compose d’hommes mortels, alors que le Christ l’a voulue perpétuelle ; la succession reste le seul moyen possible pour en assurer la perpétuité*. […] On remarquera bien que nous parlons ici que d’une succession formelle, par opposition à une succession purement matérielle, qui resterait parfaitement compatible avec l’absence de l’apostolicité. »[27]

La permanence de la structure hiérarchique constituerait la pierre d’attente divinement posée du renouveau de l’autorité, et elle assurerait la continuité de la succession hiérarchique, requise par la note d’apostolicité. La continuité s’opèrerait avant tout par la permanence de l’institution
*.

« Remarquons que cette succession formelle ininterrompue doit s’entendre moralement et telle que le comporte la nature des choses : succession de personnes, mode électif, comme l’a voulue le Christ et l’a comprise toute l’antiquité chrétienne*. Cette perpétuité n’exige donc pas qu’entre la mort du prédécesseur et l’élection du successeur il n’y ait aucun intervalle, ni même que dans toute la série des pasteurs aucun ne puisse avoir été trouvé douteux** ; mais on entend par là une succession de pasteurs légitimes telle que jamais le siège pastoral, même vacant, même occupé par un titulaire douteux, ne puisse réellement être réputé tombé en déshérence ; c’est-à-dire encore que le gouvernement des prédécesseurs persévère virtuellement dans le droit du siège toujours en vigueur et toujours reconnu**, et que toujours aussi ait persévéré le souci d’élire un successeur. »[28]

Des considérations de l’Abbé Louis Coache font écho à cette remarque du père Goupil et viennent conforter les explications de Mgr Guérard des Lauriers :

« Le Saint-Siège – ou Siège apostolique – est une personne morale de droit divin (can. 100*). Cette personne morale est distincte de l’Église catholique. Elle est aussi distincte, in se, de la personne du pape, quoique souvent, in praxi, les deux se confondent car le pape incarne le Saint-Siège (can. 61* ou 2317), mais le can. 7* précise bien que le nom de Saint-Siège englobe les organismes du gouvernement de l’Église*. Le Siège apostolique, distinct de l’Église universelle, distinct juridiquement de la personne du pape, représente la permanence de l’Autorité pontificale romaine : Il est « la permanence de l’autorité centrale dans l’Église, quels que soient les changements susceptibles de se produire dans les personnes qui l’exercent. Le pouvoir en effet, est attaché à la fonction, non à l’individualité du fonctionnaire. D’où il suit que l’autorité souveraine est attachée à la dignité pontificale et survit à la disparition des personnes qui en sont revêtues. C’est ce que notait Jean d’André : “Celui qui détient la papauté est corruptible (caduc), mais la dignité et l’autorité de la Papauté demeurent toujours” » (Naz, D.D.C.
 VII, col. 837-838). Ainsi le Saint-Siège c’est la permanence de l’autorité de l’Église de Rome, autorité souveraine sur l’Église universelle. “Si le Pape s’écarte de la Tradition, le Saint-Siège le “juge”, non pas en tant qu’autorité mais comme exprimant la Vérité intangible assurée par les papes antérieurs. Une personne morale de droit ecclésiastique est de nature perpétuelle (can. 102*), c’est-à-dire qu’elle ne peut disparaître que par la volonté explicite et légitime de l’autorité compétente* : elle va même jusqu’à posséder une survie de cent ans si elle cesse de facto d’être en exercice[29]. Une personne morale de droit divin ne peut pas mourir* ; l’Église peut donc rester très longtemps sans pape, le Saint-Siège est toujours vivant avec la permanence de l’autorité papale**. Le pape, lui, de droit divin aussi, peut mourir (physiquement) ou mourir moralement (démission, folie, hérésie). L’autorité du Saint-Siège ne meurt pas. Le Pontife romain, incarnant le Saint-Siège avec son pouvoir, est tenu, comme tout chef de personne morale, par les “statuts” de celle-ci, in casu, le Droit divin et la Foi ; il est limité par eux, s’il s’en écarte, il défaille à sa fonction. On peut donc être séparé de la personne physique sans se séparer de la personne morale. Comprenons bien : “séparés de la personne physique” parce qu’elle défaille, disparaît physiquement ou canoniquement. Mais si l’on se sépare par rébellion, par cassure volontaire, de la personne physique toujours unie à l’Église, en tant qu’incarnant l’unité, sur une question de Foi, de Morale, il y a, dans ce cas, séparation nécessairement de la personne morale et donc de toute l’Église. Il y a schisme. »[30]

Pour Billot : « l’Église est essentiellement le royaume du Christ, c’est-à-dire la société dont le chef suprême est le Christ. Elle ne saurait donc dépendre que des chefs qui ont reçu leur mission du Christ. Or, seuls ont reçu leur mission du Christ ceux qui continuent de se rattacher aux apôtres du Christ, en recevant d’eux leur pouvoir. »[31]

Cela veut dire, comme le rappelle Garrigou-Lagrange, que la tête invisible mais première de l’Église qui est le Christ pourra toujours influer sur son Corps mystique, tandis que le pape qui n’est qu’une « tête morale secondaire » pourrait « exercer une juridiction sur l’Église même si elle ne reçoit de l’âme de l’Église aucune influence de foi interne et de charité*. »[32]

Le cardinal Billot confirme aussi la remarque du père Goupil :

« Lorsqu’on dit que cette succession a toujours duré sans jamais s’interrompre, on ne veut pas dire qu’aucun intervalle de temps ne se serait écoulé entre la mort d’un pape et l’élection de son successeur, ni qu’il n’y en ait absolument aucun dans toute la généalogie dont la légitimité serait douteuse**. On veut dire que les pasteurs se sont succédé les uns aux autres de telle sorte que leur siège n’a jamais cessé d’être occupé, même lorsqu’il était vacant ou lorsque son titulaire était douteux**. De la sorte, le gouvernement précédent continuait de s’exercer virtuellement à travers les droits de ce siège** qui restaient toujours en vigueur et qui étaient toujours reconnus, et l’on gardait toujours le souci de désigner un successeur en toute certitude*. »[33]

Billot parlait, pour le grand schisme, de « deux papes matériellement distincts »
* et Guérard d’un « sujet matériel de la succession » et d’une suppléance s’exerçant « virtuellement à travers les droits de ce siège ». Un autre théologien, le Père Calmel, a comparé la situation présente à « une sorte d’éclipse de la papauté »[34] et d’un « Pierre » qui « s’est mis pour quelque temps en vacances. »[35]

Le cardinal Journet, lui, au sujet de l’Église qui « possède le pouvoir de la papauté en puissance* », fait cette remarque :

« Le pape mort, l’Église est vraiment dans la viduité [veuvage], et quant à la juridiction universelle visible*, elle est vraiment acéphale. Mais elle n’est point acéphale comme les Églises schismatiques, ni comme un corps voué de soi à la décomposition. Le Christ la dirige du ciel**. Il n’y a personne alors sur la terre pour exercer visiblement* en son nom la juridiction spirituelle suprême, et, en conséquence, les manifestations nouvelles de la vie universelle de l’Église sont empêchées**. Mais, pour être ralenti, le battement de la vie ne cesse pas dans l’Église* ; elle possède le pouvoir de la papauté en puissance** *, en ce sens que le Christ, qui a voulu qu’elle dépendît, au cours des âges, d’un pasteur visible, lui a conféré pour autant le pouvoir de désigner les hommes auxquels lui-même remettrait les clefs du royaume des cieux, déposées d’abord dans les mains de Pierre. »[36]

Ainsi, quand cessera l’apostasie des pontifes modernes, cessera du même coup la vacance d’autorité de la hiérarchie conciliaire* qui rend invisible la hiérarchie catholique.

La visibilité de l’Église, qui n’est pas une note, peut posséder en effet divers degrés, tandis que la note d’apostolicité, elle, est absolue dans l’Église du Christ, en sorte que, tant qu’il reste la possibilité pour l’Église de se ressaisir, l’apostolicité demeurerait même si la visibilité en est troublée*.

« L’apostolicité serait coupée si nous disions que le siège est vacant, et qu’il peut le demeurer indéfiniment. Cela, c’est impossible ; puisque l’Église est apostolique, et qu’elle doit le rester*. En outre, pour faire comme s’il y avait vacance il faudrait avoir prouvé que telle est bien la réalité ; or nous ne voyons pas que des raisons suffisantes aient été données. Et nous rappelons la très grave difficulté que présente l’affirmation objective de la vacance totale*. L’Église militante serait privée de chef visible depuis 1963, voire depuis le 9 octobre 1958. Ce qui, alors, serait en question, c’est l’apostolicité même de l’Église militante [apostolicité qui est une note de l’Église]*** ; tandis que la visibilité (obnubilée lors du grand schisme) n’est pas une note*. Or, Pie IX l’a affirmé sous la note d’infaillibilité* : « L’Église demeure jusqu’à la consommation des siècles toujours stable et inchangée, conformément à sa propre nature.* »[37] Or c’est bien par nature que l’Église militante doit avoir un chef visible. Elle peut en être accidentellement et provisoirement privée ; mais, s’il en est ainsi, tout est mis activement en œuvre en vue de pourvoir au Siège apostolique*. Il n’y a actuellement rien de tel, et pour cause ! »[38]

Certains insistent sur le fait que l’illégitimité d’un pape impliquerait la disparition du collège cardinalice, c’est-à-dire des électeurs du pape, puisque les actes d’un pape materialiter sont nuls et non avenus. Cela serait vrai si une suppléance en faveur des fidèles, par Dieu Lui-même, n’était pas assurée pour les actes concernant le bien et la permanence de l’Église. Un pape materialiter pourrait donc désigner de vrais cardinaux par suppléance du Christ, même si depuis cinquante ans la plupart perdent, par leur modernisme, la foi et leurs autorités. La succession apostolique n’étant pas interrompue, l’Église se conserve le pouvoir de se donner un pape formaliter.

Lors du Grand Schisme d’Occident, aucun des deux (puis des trois) concurrents à la papauté n’a été pape de manière certaine, et Zapelena estime qu’« on devrait admettre une suppléance de la juridiction (fondée sur le titre coloré), non de la part de l’Église, qui n’a pas la suprême autorité, mais du Christ lui-même, qui aurait accordé la juridiction à chacun des antipapes dans la mesure où c’était nécessaire. »[39]

Une fois de plus, répétons-le, serait-il surprenant qu’une crise qui est sans précédent dans l’Église, vu l’apostasie latente des évêques, culmine précisément dans le Siège apostolique, avec une sorte de vacance d’autorité qui est elle-même sans précédent ?

[…]

Notes :

* Souligné d’un trait et liens vers le Code de Droit canonique, de JP B.

** Souligné en gras dans le texte. (Tous les italiques sont d’origine.)

*** Entre crochets d’origine (comme tous les entre parenthèses).

[26] Mgr Lefebvre, Fideliter, n° 70, juil.-août 1989, page 6.

Les « traditionalistes » ne sont pas les seuls à être d’Église, mais c’est bien chez les « traditionalistes » que l’on trouve « la foi et les sacrements de la foi » qui constituent l’Église. Leur refus de communion dans ladite « forme ordinaire » du culte, leur désobéissance caractérisée à l’encontre des « pontifes conciliaires », des pasteurs nommés par ces derniers, ne contribue pas à détacher les « traditionalistes » du Corps de l’Église.

[27] Billot, L’Église, sa divine institution et ses notes, Tome I, n° 366 à 371. Dans ce cas on est face à un « pouvoir usurpé qui n’est pas apostolique ».

[28] R.P. Goupil s.j., L’Église, 5ème édition, 1946, Laval, pp. 48-49.

[29] C’est-à-dire que si elle cesse d’exister en fait pendant 99 ans, ses droits demeurent dans ses membres, ses biens et ses capacités ; elle peut donc ressusciter sans que l’autorité supérieure ne s’y oppose a priori.

[30] Abbé Louis Coache, « Forts dans la Foi », supplément au n° 27.

[31] Billot, L’Église, sa divine institution et ses notes, Tome I, p. 305, n° 365.

[32] Garrigou-Lagrange, De Christo salvatore, Rome-Turin, Marietti, 1946, p. 232.

[33] Billot, L’Église, sa divine institution et ses notes, Tome I, p. 310, n° 373, note 54.

[34] Père R.-T. Calmel, Lettre du 12 juillet 1969.

[35] Père R.-Th. Calmel, Lettre du 21 août 1969.

[36] Charles Journet, L’Église du Verbe Incarné****, t. I, 1998, pp. 833-834.

**** Sur quoi JP B avait déjà contredit LHR sans que celui-ci lui oppose un quelconque argument tant soit peu sérieux…

[37] Jam vos omnes, 13 sept 1868.

[38] Mgr Guérard des Lauriers, Sous la Bannière, Supplément au n° 11 de mai-juin 1987, p. 13.

[39] De Ecclesia Christi, pars apologetica, Roma, Universita Gregoriana, 1954, p. 115.

Le canon 209* stipule en effet : « En cas d’erreur commune ou de doute positif et probable, sur un point de droit ou de fait, l’Église supplée la juridiction pour le for tant externe qu’interne. » Ce que le chanoine Naz, en 1954, dans son traité de droit canonique, commentait ainsi
Citation :

Les sources historiques du can. 209 se trouvent dans le droit romain qui ont passé dès le XIIe siècle dans le droit canonique (dans Gratien et les Décrétales). On y trouve une notion très large de l’erreur commune qui dès le XIIIe siècle est critiquée par certains tels qu’Innocent IV. D’autres canonistes maintinrent cependant le point de vue de Gratien et d’Innocent III…

1. On entend par erreur commune celle qui affecte l’ensemble des membres d’une communauté, au sujet de l’existence de la juridiction ordinaire ou déléguée, qui est faussement attribuée à quelqu’un. […]

2. L’intervention d’un titulus coloratus** n’est donc plus requise pour que l’Église supplée la juridiction. Jadis, les auteurs entendaient par titulus coloratus la présence d’un acte constitutif de juridiction, mais vicié par un défaut caché, par ex. par l’indignité ou la censure de celui qui reçoit juridiction. […]

5. Le prêtre, conscient de son défaut de juridiction, peut-il se prévaloir de l’erreur commune pour faire des actes de juridiction ? […] Le fidèle, au courant de l’erreur commune, peut-il recourir à la juridiction du prêtre, qui ne la possède que par suppléance de l’Église ? Quant à la validité de l’acte, il n’y a pas de doute. L’Église supplée pour tous ceux qui s’adressent au prêtre en cas d’erreur commune. Quant à la licéité de ce recours, tout motif raisonnable suffit, à notre avis, pour que le fidèle, même au courant de la situation, fasse appel à cette juridiction. Puisque l’Église supplée, le fidèle peut profiter de la situation créée malgré lui, même s’il est informé de l’absence de juridiction normale.**

6. Le can. 209 dit : l’Église supplée, c’est-à-dire elle rend directement valable l’acte, qui par défaut de concession normale de juridiction eût été nul, sans cette suppléance. Il est clair que l’Église ne supplée par ce moyen qu’à un vice de droit ecclésiastique, non de droit naturel ou divin, non pas par ex. dans le cas où celui qui agit ne serait pas prêtre.

(Fin de la note [39]. – Précision de JP B.)


Ainsi, dans ce texte qui vient conforter notre thèse, il est cité outre Pastor Æternus et Pie IX, l’abbé Coache et le R.P. calmel, le Cardinal Billot, le R.P. Goupil s.j., le R.P Garrigou-Lagrange o.p., le Cardinal Journet, le R.P Zapelena s.j..


______________________


Par où l’on voit que la distinction materialiter-formaliter
n’a pas été inventée de toutes pièces
par le R.P. G
UÉRARD DES LAURIERS
mais était connue et employée bien avant lui



Dans le N° 66 de Sodalitium qui vient de paraître (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=353 – cliquer sur « Télécharger le Fichier ») on trouve, dans un article fort intéressant de M. l’abbé Ricossa, « Pape, Papauté et Siège vacant, etc. » (pp. 4-24), au bas de la page 5, 1èrecolonne, ces lignes où
M. l’abbé Ricossa a écrit:
Le lecteur se rendra compte que la fameuse distinction adoptée par le Père M.-L. Guérard des Lauriers à propos de la papauté (materialiter-formaliter) qui se trouve déjà dans les écrits des grands commentateurs de saint Thomas, le cardinal Cajétan et Jean de Saint-Thomas(5), est bien connue tant de saint Antonin, que d’Agostino Trionfo, contemporain de saint Thomas.

Et en effet, il est reproduit en page 20-21 ce texte de saint Antonin (1389-1459) o.p., évêque de Florence, dans lequel c’est JP B qui souligne en gras et/ou d’un trait, les italiques étant dans le texte :
Citation :

Eximii Doctoris BEATI ANTONINI ARCHIEPISCOPI
FLORENTINI, ORDINIS
PRÆDICATORUM, SUMMÆ SACRÆ
THEOLOGIÆ, JURIS PONTIFICII, ET
CÆSAREI, TERTIA PARS.
VENETIIS, APUD JUNTAS MDLXXXI.
TITULUS VIGESIMUS PRIMUS
§. 3. Utrum mortuo papa potestas ejus remaneat in collegio cardinalium ? Respondet August. in di. 51. q. 3. Duobus modis potestas papæ remanet in collegio cardinalium ipso defuncto. Primo quantum ad radicem ; comparatur enim collegium ad papam, sicut radix ad arborem vel ramum. Sicut autem potestas arboris vel rami qua floret et fructum producit remanet in radice, ipsa arbore vel ramo destructo, sic potestas papalis remanet in ecclesia, vel collegio ipso papa mortuo. In collegio quidem tanquam in radice propinqua et in ecclesia prælatorum et aliorum fidelium tanquam in radice remota. Secundo talis potestas remanet in ecclesia et in collegio quantum ad illud, quod est in papatu materiale, quia papa mortuo potest collegium per electionem personam determinare ad papatum, ut sit talis vel talis. Unde sicut radix producit arborem mediante qua flores et fructum producit, sic collegium facit papam habentem jurisdictionem et administrationem ejus in ecclesia. Unde si nomine papatus intelligimus personæ electionem et determinationem, quod est quid materiale in papatu (ut dictum est) sic talis potestas remanet in collegio mortuo papa. Si vero nomine potestatis papalis intelligimus ejus auctoritatem et jurisdictionem, quod est quid formale, sic talis potestas nunquam moritur, quia semper remanet in Christo, qui resurgens a mortuis jam non moritur.
Unde super illo verbo, data est mihi omnis potestas in coelo et in terra, et ecce ego vobiscum sum omnibus diebus usque ad consummationem sæculi, Matthæi capite finali dicit Augustinus quod apostoli quibus Christus loquebatur non permansuri erant usque ad consummationem sæculi, sed in persona omnium sequentium eos ipsis locutus est tanquam uni corpori ecclesiæ. Sed si nomine potestatis papalis intelligimus actualem administrationem, quod est quid materiale et formale in papatu, sic actualis administratio bene moritur mortuo papa, quia nec remanet in collegio actualis administratio potestatis papalis ipso mortuo, nisi inquantum per statutum prædecessoris est eis commissum, nec remanet isto modo in Christo, quia de communi lege Christus post resurrectionem non est executus talem potestatem, nisi mediante papa ; licet enim ipse sit ostium, Petrum tamen et successores suos constituit ostiarios suos, quibus mediantibus aperitur et clauditur janua intrandi ad ipsum.
Potestas ergo ecclesiæ non moritur mortuo papa quantum ad jurisdictionem, quod et quasi formale in papatu, sed remanet in Christo ; nec moritur quantum ad personæ electionem et determinationem, quod est tanquam quid materiale, sed remanet in collegio cardinalium, sed moritur quntum ad actualem administrationem jurisdictionem ejus, quia mortuo papa ecclesia vacat, et privatur administratione talis potestatis. Nec obstat si dicatur Christi sacerdotium durare in æternum sicut Christus, ergo mortuo papa remanet potestas ejus, quia hoc est verum quantum ad id quod est formale in sacerdotio, sicut enim omnes sacerdotes non sunt nisi unus sacerdos, puta Christus quantum ad potestatem conficiendi, quia omnes conficiunt in persona Christi, sic omnes papæ non sunt nisi unus papa, puta Christus, quia omnes papæ recipiunt jurisdictionem et potestatem administrandi immediate a Deo, moritur tamen actualis administratio dictæ potestatis mortuo isto vel illo papa.



On voit que, dans ce texte, saint Antonin distingue bien l’aspect matériel et l’aspect formel dans le Pape et, en plus, il cite saint Augustin lui-même qui fait la même distinction !...

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” par Mgr Sanborn   Jeu 17 Mar - 16:09

Non seulement la thèse dite « de Cassiciacum » (élaborée par Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS, un des plus grands théologiens du XXe siècle, Professeur au Saulchoir et, auparavant, à l’Université pontificale du Latran, théologien particulier de Sa Sainteté le Pape Pie XII) est en lien très étroit avec la Foi catholique, mais de plus, bien qu’elle ne soit qu’une opinion libre, cette thèse est toutefois la seule qui respecte totalement l’ensemble de la doctrine catholique !
Elle est la seule position, en effet, à être entièrement conforme à toute la sainte doctrine de l’Église Catholique :
  1. en affirmant que Paul VI et ses successeurs jusqu’à ce jour ne sont pas formellement Papes, elle respecte la Sainteté de l’Église Catholique, CE QUE NE FONT PAS LES TRADITIONALISTES RALLIÉS NI CEUX DE LA FSSPX ;

  2. elle respecte l’Unicité de l’Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ sur l’Apôtre Pierre,
    et,
    puisqu’il faut reconnaître,
    à moins de déclarer morte la Hiérarchie sacrée
    qui existe, « en tant que fondée sur le pouvoir de juridiction » (Canon 108, § 3 [http://www.clerus.org/clerus/dati/2001-03/20-6/CIC17l2.html#_Toc509674428]), « d’institution divine » (idem),
    et donc de déclarer morte l’Église Catholique elle-même dans sa constitution divine qui veut qu’existe une Église enseignante (alors morte dans cette position qui est donc une hérésie) et une Église enseignée,
    puisqu’il faut reconnaître, dis-je, que non seulement il existe toujours des électeurs (valides) du Pape mais que les conclaves depuis Paul VI ont véritablement élu des personnes qui devraient être (mais ne le sont pas formellement) les successeurs de leurs prédécesseurs (cela, pour ne pas rompre la succession apostolique, ne pas rompre la note d’Apostolicité) ;

    que, de ce fait, les personnes ayant été ainsi élues, constituent (ou constituaient pour celles qui sont décédées) selon la doctrine de St Robert BELLARMIN, Docteur de l’Église, exposée dans son De Romano Pontifice, L. II, c. 30 (http://messe.forumactif.org/t2317-de-romano-pontifice-de-saint-robert-bellarmin-avec-commentaires#44811) commentée à la fin de ce message (http://foicatholique.cultureforum.net/t3730p60-la-these-de-cassiciacum#23685), analogiquement la matière (seconde) du futur Pape qu’elles auraient dû être si, dociles à la grâce, elles eussent reçu de Dieu la forme du Pontificat ;
    en un mot, puisqu’elles sont (ou étaient pour celles qui sont décédées) analogiquement la matière (seconde) du futur Pape qu’elles auraient dû être ; et qu’elles sont, de ce fait, ce qu’on peut appeler « “pape” materialiter » (ou en puissance à devenir en acte) ;

    que lesdites personnes ainsi élues, ou au moins acceptées telles, par des électeurs véritables, cela, nécessairement (pour ne pas rompre la note d’Apostolicité), sont, en vertu du droit ecclésiastique (mais non en vertu du Droit divin qu’elles ne peuvent, n’étant pas Papes en acte, assumer), aptes à désigner les successeurs desdits électeurs (sinon on se retrouve, après extinction de tous les anciens électeurs, dans le cas de la rupture de la note d’Apostolicité comme expliqué au début de ce point) ;

    la thèse dite « de Cassiciacum » respecte donc également la “note” d’Apostolicité de l’Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ
    , Apostolicité qui se définit ainsi : l’Église militante doit impérativement, de par sa Constitution divine, être constituée, outre des fidèles qui sont enseignés, d’une hiérarchie enseignante qui provienne directement et sans interruption des Apôtres.

    DONC, la thèse dite « de Cassiciacum », en affirmant tout cela, respecte également l’Unicité et l’Apostolicité de l’Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ sur l’Apôtre Pierre, CE QUE NE FONT PAS NOMBRE DE SEDEVACANTISTES COMPLETS !



Ainsi, les quatre notes de l’Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ sont parfaitement respectées par la thèse dite « de Cassiciacum » ET PAR ELLE SEULE :
  • La note de CATHOLICITÉ, bien évidemment (que ne respecte pas l’Église officielle œcuménique libérale et dont la doctrine est hétérodoxe) ;

  • La note de SAINTETÉ (que ne respectent ni l’Église officielle œcuménique libérale et dont la doctrine est hétérodoxe, ni les traditionalistes ralliés ni ceux de la FSSPX) ;

  • La note d'APOSTOLICITÉ (que ne respectent pas ceux qui prétendent qu'à l'occasion du conciliabule vaticandeux TOUS les membres de l'Église enseignante sans exception ont perdu la Foi, sont devenus hérétiques et ont apostasié) ;

  • La note d'UNICITÉ ou d'UNITÉ (que ne respectent pas ceux qui attendent de Dieu la nomination d’une autre Hiérarchie).


C'est pourquoi ceux qui attaquent obstinément et implacablement la thèse dite « de Cassiciacum », outre le fait que leurs attaques autant acerbes que ridicules montrent que ladite thèse est dans le vrai et eux dans le faux, se montrent eux-mêmes :
  • ennemis de la vérité (car alors on nie l’application logique et cohérente des thèses de philosophie thomiste qui la concernent) ;

  • ennemis de l’Unique, Sainte, Catholique et Apostolique Église (puisqu’on nie alors, qu’on le veuille ou non, implicitement la pérennité de l’Église hiérarchique fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ et, par voie de conséquence, l’Apostolicité de l’Église catholique) ;

  • et, donc, ennemis de Dieu même, la Vérité même, Auteur de toute vérité, et Auteur de l’Unique, Sainte, Catholique et Apostolique Église !


En supprimant pour TOUS les Pasteurs actuels sans exception la fidélité à la doctrine des Apôtres, les sédévacantistes excessifs qui les jugent là comme s’ils avaient l’Autorité dans l’Église (usurpant, ce faisant, ladite Autorité...) et en les décrétant (dans les mêmes conditions d’usurpation de l’Autorité...) hors de l’Église, non seulement commettent déjà là un jugement téméraire doublé, donc, de celui d’usurpation de l’Autorité dans l’Église auxquels s’ajoute celui de la négation implicite – et espérons non-consciente – de la pérennité de l’Église Hiérarchique enseignante fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour perdurer jusqu’à la consommation des siècles (à laquelle Il a pourtant promis, en la personne de Ses Apôtres et par ceux-ci à leurs successeurs, en St Matt. XVI 18, que « [...] portæ inferi non prævalebunt adversus eam », et en St Matt. XXVIII 20, « [...] ecce ego vobiscum sum omnibus diebus, usque ad consummationem sæculi »), négation implicite qui entraîne celle de la pérennité de l’Apostolicité de l’Unique et Sainte Église Catholique, Apostolicité qu’ainsi (qu’ils le veuillent ou non) ils ROMPENT, ils font, ce faisant, qu’ils le veuillent ou non, ainsi mourir implicitement l’Église telle que l’a fondée Jésus-Christ [ !...] et font, qu’ils le veuillent ou non, implicitement de Notre-Seigneur, qui est pourtant la Vérité même, un MENTEUR Exclamation
Par cette négation implicite, tant de la Révélation divine que de la doctrine de la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, leur position est donc une HÉRÉSIE (au moins matérielle) contre la Foi divine ET catholique, et par l’usurpation qu’ils font de l’Autorité dans l’Église en jugeant à sa place, outre qu’ils sont déjà dans le jugement téméraire, ils sont en plus (matériellement au moins) dans le SCHISME !...


La question peut se poser, à partir de là, de savoir à quelle “église” appartiennent ces super-surexcités
plus durs que les durs de dur : ce ne peut pas être l’Église Catholique qui possède nécessairement une hiérarchie pour assurer, au moins matériellement, l’Apostolicité dans le caractère physique de celle-ci, Apostolicité qui est l’une des quatre “notes” de l’Église et dont lesdits super-surexcités plus durs que les durs de dur se moquent éperdument en en faisant totalement abstraction ! Suspect...

Voir également ce message. (http://foicatholique.cultureforum.net/t3698-crise-actuelle-dans-leglise-secte-conciliaire#26730)...



______________________


R
ÉCAPITULATION DES QUESTIONS ET RÉPONSES

ET DES OBJECTIONS AVEC LEURS RÉPONSES



(Cliquer sur ce qui est en bleu ou en rouge.)



QUESTIONS ET RÉPONSES (http://foicatholique.cultureforum.net/t3730p30-la-these-de-cassiciacum#20049) :
  • Selon la thèse, est-ce que Ratzinger (aujourd'hui, Bergoglio) est le pape ou non ?

  • S’il n’est pas le pape, qu’est-il ?

  • Comment se fait-il que les cardinaux, qui sont eux-mêmes hérétiques, aient le pouvoir d’élire un pape-élu légitime ?

  • Mais comment des cardinaux hérétiques peuvent avoir la juridiction pour élire un pape, alors qu’ils sont aussi coupables de défection de la Foi ?

  • Pourquoi la défection de la Foi n’est pas un obstacle au pouvoir d’élire un pape ?

  • Les hérétiques publics ne sont-ils pas excommuniés automatiquement ?

  • Comment peut-il y avoir de vrais cardinaux si Ratzinger n’est pas le pape ? Ne seraient-ils pas des cardinaux bidon ?

  • Une élection papale peut-elle être confirmée par l’approbation générale du peuple catholique ?

  • Mais si les catholiques du Novus Ordo sont dans l’hérésie comme les cardinaux de Vatican II, comment peuvent-ils confirmer une élection ?

  • Pourquoi la lignée de Saint Pierre est si importante ?

  • Pourquoi ne sommes-nous pas simplement dans un interrègne prolongé, comme lors de la vacance du siège entre deux papes ?

  • Y a-t-il un précédent à cette situation de l’Eglise ?

  • La bulle Cum ex apostolatus du Pape Paul IV ne contredit-elle pas la thèse ?

  • Le cardinal élu ne devient-il pas immédiatement le pape lorsqu’il accepte l’élection ? Dans ce cas, comment peut-on avoir un pape-élu, un élu sans autorité ?

  • La thèse est complaisante et se compromet avec Ratzinger et le Novus Ordo, en leur faisant trop de concessions.

  • Si, comme vous le dites, un hérétique ne peut pas être pape, alors comment Ratzinger (aujourd'hui, Bergoglio) pourrait être pape, même matériellement ?

  • Pourquoi le totalisme n’est pas une solution viable ?

  • Mais Notre Seigneur ne serait-Il pas un électeur légitime ? Pourquoi ne pourrait-Il pas choisir un pape qui serait en même temps le successeur de Saint Pierre ?

  • Quelle solution la thèse offre-t-elle au problème de l’Eglise ?

  • Le sacerdoce et l’épiscopat dans le Novus Ordo sont probablement invalides. Comment pourraient-ils être ou devenir quoique ce soit ?

  • La thèse ne cause-t-elle pas de querelle chez les sédévacantistes ?

  • Combien de prêtres sédévacantistes sont pour la thèse ?



R
ÉPONSES AUX OBJECTIONS



  1. Est erronée la thèse qui attribue aux fidèles le droit d’accuser celui qui a été élu à la papauté de ne pas vouloir le bien de l’Eglise, puisque ce droit revient seulement à l’autorité compétente. Or, la Thèse attribue aux fidèles le droit d’accuser celui qui a été élu à la papauté de ne pas avoir l’intention de faire le bien de l’Eglise. Donc la thèse est erronée.

  2. Est erronée, et même a un caractère protestant, la thèse qui attribue aux fidèles le droit d’examiner par jugement privé les actes et le magistère d’un concile général ou du pape. Or dans la Thèse que vous soutenez, les fidèles examinent par jugement privé les actes et le magistère d’un concile général ou du pape. Donc la Thèse est erronée, et a un caractère protestant.

  3. S’il y a contradiction entre le magistère de Vatican II et le magistère précédent les fidèles doivent présumer que la contradiction est seulement apparente et non réelle. Or d’après votre Thèse les fidèles n’ont pas cette présomption. Donc la Thèse est erronée.

  4. Ceux qui acceptent la Thèse et les sédévacantistes en général, sont semblables aux “Vieux Catholiques” qui accusaient le Concile Vatican I de se détacher de la tradition de l’Eglise en promulguant la doctrine de l’infaillibilité pontificale.

  5. Ceux qui acceptent la Thèse et les sédévacantistes en général, sont semblables aux partisans du Père Feeney qui interprétait à sa façon la doctrine selon laquelle il n’y a pas de salut en dehors de l’Eglise.



Voir également ci-dessus

lol!



Les chiens enragés aboient – la caravane de Cassiciacum passe...

Elle est partie de loin
Avec saint Augustin,
Avec saint Antonin,
Et saint Thomas d’Aquin,
Saint Robert Bellarmin,
Tous les saintes et saints,
Tous véritables saints
Et vrais théologiens.

Avec tous les Docteurs
Ou simples guérardiens,
Contre les dictateurs
En rien théologiens,
Elle traverse la crise,
Traverse ce néant
Où se trouve l’Église,
Va toujours de l’avant.

Et tous ces dictateurs,
Tous ces chiens enragés,
Tentent de nous faire peur,
Nous faire abandonner
La très juste et exacte
Si belle distinction
Entre puissance et acte,
Leur exaspération !

Mais elle ira toujours
Jusqu’au port du Salut :
L’Église est son amour ;
C’est la voie du Salut !
Eux, à bout d’argument,
N’ont plus que leurs injures,
Moraux dérèglements
Et les caricatures !

Ils veulent l’interdire,
Prononcer l’anathème,
Comme s’ils pouvaient dire
Être le Pape eux-mêmes !
Mais ils peuvent toujours
Tenter de la moquer ;
Ils ne feront toujours
Que la faire admirer...

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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La thèse de “Cassiciacum” par Mgr Sanborn
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