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 Je n'admets que ce que je comprends

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Localisation : La Nouvelle Jérusalem.
Date d'inscription : 07/02/2006

MessageSujet: Je n'admets que ce que je comprends   Lun 14 Mar - 18:31



De la prétention de la science moderne à n'admettre que ce qu'elle comprend.


"La science exclut la foi, et la foi exclut la science".
Telle est la formule de l'étrange prétention des demi-savants à
n'admettre que ce qu'ils comprennent. C'est une énorme aberration, que l'ignorance et l'irréflexion peuvent seules excuser un peu.

Au nom de la science, vous n'admettez, dites-vous, que ce que vous comprenez ? Cela n'est pas vrai; vous passez votre vie à admettre, avec une certitude complète, une succession continue de faits que vous ne comprenez pas, de phénomènes que vous constatez, que vous croyez sans les comprendre, même sans pouvoir les comprendre. C'est là de la foi au premier chef: la foi, en effet, consiste à admettre une vérité que l'on connait, que l'on constate, mais que l'on ne comprend pas en elle-même.

Vous passez votre vie à faire des actes de foi naturelle; plus que cela, vous vivez de foi et dans la foi.

Croyez-vous, oui ou non, à la vie de votre corps ? Est-il pour vous rien de plus certain et de plus constaté que ce fait ? Le comprenez-vous, dites-moi ?Comprenez-vous comment votre âme est unie à votre corps ? Comprenez-vous le fait de l'action vitale de chacun de vos organes ? Comprenez-vous comment vos cheveux poussent ? comment votre sang circule ? comment vous digérez votre déjeuner et votre diner, vous assimilant si bien la substance des corps étrangers que vous avez fait entrer dans votre estomac, que le pain, le vin, les légumes, les fruits, etc., se transsubstantient en quelques heures en votre chair, en vos os, en votre sang, en vos nerfs, en vous-même ? Comprenez-vous ce mystère ?

Comprenez-vous en lui-même le phénomène de la vue ? le phénomène de l'acoustique ? Je ne dis pas le mécanisme, la fonction de vos organes: je dis le comment du phénomène lui-même; le fait que vous ne songez même pas à mettre en doute; le fait que vous croyez et que vous ne comprenez pas.

Comprenez-vous comment naissent, grandissent, meurent les animaux ? Comment poussent et meurent les plantes ? Comprenez-vous comment d'un gland sort un chêne, et comprenez-vous comment il meurt ?

La mort est un fait aussi mystérieux que la vie; et, comme la vie, la mort est un phénomène qu'il faut croire, bien qu'il soit totalement incompréhensible.

Cherchez bien et vous verrez avec stupéfaction que toutes les oeuvres de Dieu, quelles qu'elles soient, petites et grandes, sont incompréhensibles en elles-mêmes; ce sont des mystères, des mystères proprement dits. Le savant diffère de l'ignorant uniquement en ce qu'il pénètre un peu plus avant dans le mécanisme organique des êtres. Nous sommes tous myopes; seulement quelques-uns le sont un peu moins que les autres; voilà tout. Il n'y a pas de quoi être si fier.

Je le répète la substance de toutes les créatures, de tous les fluides, de tous les gaz, de tous les minéraux, de tous les végétaux, de tous les animaux est un mystère impénétrable à l'esprit humain. Le mystère, c'est-à-dire la vérité incompréhensible en elle-même, est le cachet de tout ce qui est sorti des mains de Dieu. L'homme comprend tout ce que fait l'homme, mais il est obligé d'admettre sans le comprendre tout ce que fait Dieu.

La foi naturelle est le fondement de la vie humaine, comme la foi
surnaturelle est le fondement de la vie chrétienne. L'une et l'autre
sont souverainement raisonnées et raisonnables. Les mystères de la foi sont comme les mystères de la nature: des vérités, des faits absolument certains, qu'il faut croire et que l'on ne peut comprendre. On peut les connaitre avec une certitude raisonnée et complète; on les constate, mais on ne les comprend pas.

Dans l'ordre de la nature, celui qui ne voudrait point admettre le fait constaté, le mystère connu, s'appellerait un fou; dans l'ordre de la religion, celui qui ne veut point admettre le mystère révélé, connu, certain, s'appelle un incrédule. L'incrédule est un fou dans l'ordre spirituel; c'est de plus un grand coupable ou un grand ignorant. Il est coupable, si c'est par orgueil et rébellion qu'il refuse de soumettre son esprit; il est un misérable ignorant et un pauvre aveugle, si son manque de foi vient de ce qu'il ne sait pas ce qu'il devrait savoir.

On raconte que le P. Lacordaire dinant à côté d'un étudiant qui avait posé fièrement le fameux principe de la science moderne: "J'ai ma raison, et je n'admets que ce que je comprends", se contenta de lui demander s'il admettait les omelettes. On en servait une à ce moment. "Les omelettes ? répliqua le jeune homme étonné. - Oui, les omelettes. - Sans doute, j'admets les omelettes. - Pourriez-vous me dire, monsieur, comment le même feu qui fait fondre le plomb, fait durcir les oeufs et vous prépare ainsi votre omelette ? - Ma foi, non, répondit l'étudiant, qui s'en administrait une large portion. - Je vois avec plaisir, répliqua finement le P. Lacordaire, que cela ne vous empêche pas de croire aux omelettes".

La prétention de la demi-science à n'admettre que ce qu'elle comprend est tout simplement un certificat d'irréflexion et de faiblesse d'esprit.

L'incrédule, savant ou non, est un esprit débile qui n'a pas la force de porter le poids divin de la vérité: c'est un oeil malade qui se ferme à la splendeur de la lumière; c'est un poltron qui se sauve devant Dieu, et qui tout en se sauvant fait le brave. Il se met sur le dos, en guise de bouclier, quelques lambeaux du manteau royal de la science, espérant par là faire illusion à son vainqueur.

Pour croire, il faut de l'énergie, de l'intelligence et du coeur. L'acte de foi catholique est un acte de vertu, c'est-à-dire un acte de force, un triomphe sur l'orgueil de l'esprit propre et sur les passions du coeur.

La science, elle aussi, est une force; elle est donnée à l'homme pour le faire monter plus puissamment vers son Dieu. Voilà pourquoi la science, la vraie science, est modeste et instinctivement religieuse, expérimentant de plus en plus, à mesure qu'elle grandit, la vérité de la célèbre parole de Bacon: "La demi-science éloigne de la religion, mais la vraie science en rapproche".

La prétention, soi-disant scientifique, de n'admettre que ce que l'on comprend, est donc rationnellement insoutenable.

(Monseigneur de Ségur, in La foi devant la science moderne)

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