Tradition Catholique (Sede Vacante)

Bienvenue à vous tous et qui que vous soyez!
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 LEÇONS de MÉTAPHYSIQUE ÉLÉMENTAIRE ; exposé

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
JP B
Baptisé
avatar

Nombre de messages : 5363
Age : 72
Localisation : Château-Renard du Loiret
Date d'inscription : 04/11/2010

MessageSujet: Re: LEÇONS de MÉTAPHYSIQUE ÉLÉMENTAIRE ; exposé   Ven 24 Avr - 1:34

Chapitre XXVI, p. 163-164 : https://archive.org/stream/lacitdedieu02augu#page/162/mode/2up. (Cliquez.)

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
JP B
Baptisé
avatar

Nombre de messages : 5363
Age : 72
Localisation : Château-Renard du Loiret
Date d'inscription : 04/11/2010

MessageSujet: Re: LEÇONS de MÉTAPHYSIQUE ÉLÉMENTAIRE ; exposé   Mar 5 Mai - 11:14

Dans "Quicumque",
Monsieur l'abbé Hervé BELMONT a écrit:
Le venin d'Érasme

Si l’on observe l’origine et la propagation des idées depuis la Renaissance, un fait ne laisse pas d’étonner. Les deux hommes qui ont le plus contribué à façonner la mentalité contemporaine, le prêt-à-penser sous-jacent à toutes les variations superficielles des idéologies dominantes, ces deux hommes n’avaient pas de talent intellectuel, ni de force de caractère, ni d’envergure à la hauteur de l’influence universelle dont on peut les créditer.

Ces deux hommes sont Érasme et Rousseau.

Luther a inondé l’Europe d’hérésie et de luxure, Descartes a faussé les esprits, Voltaire a vomi le blasphème ; d’autres qu’eux ont fait œuvre de putréfaction : mais, malgré leur grande influence, on ne peut affirmer que tout le monde est voltairien, cartésien ou luthérien.

Tandis que tout le monde (ou presque) est érasmien et rousseauiste, sans le savoir la plupart du temps, mais avec une grande « fidélité » d’esprit à ces deux « maîtres » de notre « civilisation » contemporaine.

De cette influence démesurée il est difficile d’assigner les causes.

Nos deux compères ont su, à deux siècles et demi de distance, faire vibrer les failles de notre nature marquée par le péché : car quiconque flatte l’amour-propre, quiconque prêche ou la facilité, ou la légitimité des sentiments que la loi de Dieu nous ordonne de combattre, ou la méthode pour abandonner cette loi en sauvant les apparences, ce quiconque aura toujours un succès qui dépassera même ses propres attentes.

Les deux ont bénéficié de structures sociales dont la mise en place – mais par qui ? dira-t-on – n’a été possible qu’en raison de l’affadissement de la chrétienté, structures qui ont servi de caisse de résonance à leur médiocrité afin que chacun se puisse reconnaître en elle : l’édition diluvienne et le colportage généralisé du XVIe siècle pour le premier, les salons et les loges du XVIIIe siècle pour le second.

Mais il faut aussi envisager quelque concours proprement diabolique, car la disproportion demeure trop importante entre ces moyens, aussi puissants qu’on les suppose, et l’influence réelle qu’ont exercée le lettré matois de Rotterdam et la pleureuse de Genève, influence qui demeure de nos jours quand il n’y a plus grand monde pour les lire.

Vous en doutez ?

Eh bien ! Parlons aujourd’hui d’Érasme. La regrettée revue Didasco a publié en 1982, sous la plume de Jacques Tescelin, une étude fort bien documentée et au jugement très lucide – de cette lucidité que donne à coup sûr la lumière de la foi catholique mise en œuvre – sur Érasme, taupe de la Révolution. La présentation qu’en faisait Pierre-Michel Bourguignon, Les enfants d’Érasme, en mettait bien en valeur la grande importance.

Cette étude connaît un regain d’actualité dans nos tristes jours où la « carpettologie » prend le pas sur la théologie : Érasme fut un maître en cet art… libéral.

Voici donc, pour notre instruction et notre affermissement, la présentation de Pierre-Michel Bourguignon et l’étude de Jacques Tescelin réunies sous cet unique lien.

(Source : http://www.quicumque.com/article-28124620.html.)

Fort éloquent !...

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
JP B
Baptisé
avatar

Nombre de messages : 5363
Age : 72
Localisation : Château-Renard du Loiret
Date d'inscription : 04/11/2010

MessageSujet: Re: LEÇONS de MÉTAPHYSIQUE ÉLÉMENTAIRE ; exposé   Jeu 22 Oct - 10:02

Citation :

Que faut-il penser des Provinciales de Pascal, considérées comme œuvre littéraire, objectivement, c'est-à-dire abstraction faite des intentions bonnes ou mauvaises de l'écrivain ?

Si, sans méfiance, vous lisez ce livre une première fois, vous serez charmé, entraîné, subjugué par une phrase simple, nette, ferme, coulante ; par l'art de tout mettre en scène d'une manière vivante et pittoresque ; par la gradation de l'intérêt et de la démonstration ; par le ton parfois comique, parfois tragique, toujours animé, et, comme tant d'autres, vous fermerez le livre, convaincu de la thèse de Pascal et révolté de l'immoralité de ses adversaires. Or, tel était bien l'effet que l'auteur avait en vue : c'étaient ces idées, ces spectacles, ces impressions qu'il voulait donner à ses lecteurs. La vérité de l'expression est donc parfaite, et, à ce point de vue, le livre est un chef-d'œuvre.

Mais relisez ensuite ces mêmes lettres, en vous servant de l'édition en deux volumes publiée à Paris, chez Didot, en 1851, par l'abbé Maynard, sous le titre : Les Provinciales de Pascal et leur réfutation consistant en introductions et nombreuses notes historiques, littéraires, philosophiques et théologiques 1. A chaque page, vous constaterez que — sciemment ou inconsciemment, peu importe — l'auteur vous trompe et vous égare, alors qu'il aurait pu et dû l'éviter ; vous le surprendrez en flagrant délit de calomnie ; vous le verrez multiplier les équivoques, tronquer les textes qu'il cite, les détourner de leur vrai sens, fausser les faits, etc. Cette fois, vous serez révolté de l'immoralité de son procédé, et vous direz : « Cet homme est sans doute un génie et son style est d'une magie incomparable, mais son œuvre n'en est pas moins fausse et hideuse. Il m'a fait prendre l'erreur pour la vérité, comme on dissimule un poison mortel en le mêlant à un vin délicieux ; il a imprégné mon esprit du venin de l'erreur. Je me croyais convaincu, éclairé ; je n'étais qu'abusé et séduit. » En d'autres termes, dans ce livre, la Pensée manque de vérité, et comme ce défaut est fondamental, il vicie l'œuvre tout entière.



1. https://archive.org/stream/lesprovinciales00mayngoog#page/n8/mode/2up

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
JP B
Baptisé
avatar

Nombre de messages : 5363
Age : 72
Localisation : Château-Renard du Loiret
Date d'inscription : 04/11/2010

MessageSujet: Re: LEÇONS de MÉTAPHYSIQUE ÉLÉMENTAIRE ; exposé   Ven 23 Oct - 17:05

Citation :
[...]

[Alexandre VII] entérina la condamnation du jansénisme prononcée par Innocent X (voir Formulaire d'Alexandre VII) et mit les Provinciales de Pascal à l’Index. [...]
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_VII. Souligné en gras par JP B.)

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
JP B
Baptisé
avatar

Nombre de messages : 5363
Age : 72
Localisation : Château-Renard du Loiret
Date d'inscription : 04/11/2010

MessageSujet: Re: LEÇONS de MÉTAPHYSIQUE ÉLÉMENTAIRE ; exposé   Mer 26 Oct - 18:51


Nous sommes dans un monde de fous



Nous entendons, un peu partout à propos des jeux vidéo, parler de « réalité VIRTUELLE » !
Or,  le mot “virtuel” désigne « ce qui est seulement en puissance » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Virtuel) c’est-à-dire, selon la définition même du Larousse (http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/virtuel_virtuelle/82149), ce « qui n’est qu’en puissance, qu’en état de simple possibilité (par opposition à ce qui est en acte) », autrement dit, ce qui n’existe pas en acte !

Parler, donc, de « réalité VIRTUELLE », c’est parler d’une réalité qui n’existe pas ! 
Suprême non-sens : « réalité irréelle » ! 

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
JP B
Baptisé
avatar

Nombre de messages : 5363
Age : 72
Localisation : Château-Renard du Loiret
Date d'inscription : 04/11/2010

MessageSujet: Re: LEÇONS de MÉTAPHYSIQUE ÉLÉMENTAIRE ; exposé   Jeu 27 Oct - 13:55

La « réalité virtuelle », c’est (ce qui est bien moins amusant car il ne s’agit plus là de jeux mais de gens qui se prennent au sérieux) aussi ce qui explique cette schizophrénie chez tous les dérangés de la calebasse suivants, sans que cette liste soit exhaustive :
  • Les païens antiques (et actuels) qui s’imaginent qu’il puisse y avoir plusieurs dieux ;

  • Les faux philosophes qui prétendent, contre toute évidence, que nous ne vivons que dans un monde de rêve, sans aucune réalité, et que tout est donc irréel ;

  • Les athées qui disent qu’il n’y a pas de Dieu et que tout s’est fait de soi-même (même leur imbécillité aveugle…) ;

  • Darwin, dont l’imagination fertile inventa ce rêve de l’évolution, et à sa suite, tous les évolutionnistes ;

  • Les panthéistes pour qui tout est Dieu, et les modernistes qui posent comme un postulat « l’immanence vitale » pour expliquer que Dieu existe en chacun de nous subjectivement ;

  • Tous les hérétiques endurcis qui finissent pas nier la réalité des choses pour justifier leurs erreurs ;

  • Ceux qui estiment que les “papes” vaticandeux seraient infaillibles tandis que leurs prédécesseurs se seraient trompés depuis presque 2000 ans et qu’en conséquence la Sainte Église doit battre sa coulpe et demander pardon à tous les hérétiques ;

  • Ceux qui rêvent que Paul VI, toujours vivant, se serait converti ou n’aurait pas lui-même présidé à ce qu’il a appelé « l’auto-démolition de l’Église » ;

  • Ceux qui pensent (comme Mgr Lefebvre et ses disciples) que la personne d’un Pape est Pape quand cette personne est catholique et que la même personne n’est pas Pape quand elle n’est pas catholique ; que l’on peut désobéir à un vrai Pape dans les lois qu’il édicte pour toute l’Église en tant que Pape parce qu’on juge par soi-même que ces lois ne sont pas catholiques ;

  • Ceux qui affirment qu’il n’y a plus aucun Évêque appartenant au moins au corps de l’Église (à défaut d’appartenir à son âme) et que, cependant, l’Église hiérarchique existe toujours, que la succession apostolique n’est pas rompue ;

  • Ceux qui traduisent l’expression « “pape” materialiter » (qui désigne l’élu d’un conclave n’ayant pas, parce qu’il ne veut pas objectivement – réellement, selon son intention extérieurement manifestée – remplir la charge propre à un Souverain Pontife qui est de servir le Bien de l’Église, reçu de Dieu la forme du pontificat) par « à moitié Pape » ou « un peu pape sans être complètement Pape » ou encore « Pape d’une certaine manière sans être vraiment Pape », « Pape sans être Pape mais en étant quand même Pape », etc. ;

  • Ceux qui estiment que la Mission de l’Église (glorification de Dieu par le Saint Sacrifice de la Messe et sanctification des âmes par les – véritables – Sacrements) n’est plus possible dans la situation actuelle, que ce soit parce que, selon eux, il n’y a plus de Prêtres dignes de cela ou ayant reçu ladite Mission, ou que ce soit parce, pour eux, il est illicite d’assurer le renouvellement des Évêques sans la Session juridictionnelle ;

  • En un mot, tous ceux qui refusent, même inconsciemment, la réalité pour y substituer dans leur esprit ce que leur imagination leur dicte, imagination souvent due à leur ignorance crasse inavouée ou à leur psychologie rigide…

Aussi, est-il bien vrai que nous sommes dans un monde de fous !

La vérité étant unique et l’erreur multiple, il s’ensuit que peu sont dans la vérité car peu la trouvent, et beaucoup sont dans l’erreur car il est plus facile d’y être…

Mon Dieu, si je ne suis pas dans la vérité, veuillez m’y mettre ; si j’y suis, veuillez m’y garder !

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
JP B
Baptisé
avatar

Nombre de messages : 5363
Age : 72
Localisation : Château-Renard du Loiret
Date d'inscription : 04/11/2010

MessageSujet: Re: LEÇONS de MÉTAPHYSIQUE ÉLÉMENTAIRE ; exposé   Mer 19 Sep - 15:01

Dans un courriel intitulé « Attaquer le mal non où il apparaît mais d'où il procède », notre ami Éric TAILHADES, qui y joignait un fichier reproduit plus bas, a écrit:

Chers Amis,

La « mode » est à l’action avant la réflexion, même chez les meilleurs ; je vous adresse pourtant quelques réflexions qui j’espère vous intéresseront

Bien amicalement

Eric Tailhades

Citation :
La plupart de nos contemporains s’imaginent que le déroulement des faits historiques dont ils sont les témoins, voire même les acteurs, crise économique, chômage, « mariage pour tous », immigration, attentats islamiques… sont le résultat des passions humaines confrontées au progrès des sciences et des techniques. Toute autre analyse passe pour « préjugé », « complotisme » !

En réalité, la Révolution, cet « idéal », de liberté et d’égalité est, comme l’a écrit Blanc de Saint Bonnet, descendu du domaine métaphysique, c'est-à-dire de celui des « idées », dans celui des faits. Les hommes qui imaginaient se libérer des contraintes sociales sont tombés sous le joug totalitaire de la « démocratie » et sont devenus encore plus malheureux. Ne l’attaquer qu’au niveau des « faits », l’action, paraît à la plupart la seule manière possible d’agir. C’est une illusion, la révolution doit être attaquée à sa racine, celle des « idées ».

Certes « le mal de vivre », n’est pas récent. Nous n’en voulons comme illustration que cette lettre qu’Antoine de Saint Exupéry adressait, quelques jours avant sa mort, au « Général X ». Bien que datant de plus d’un demi siècle, elle n’a rien perdu de son actualité : « Je suis malade pour un temps inconnu. Aujourd’hui, je suis profondément triste, et en profondeur. Je suis triste pour ma génération, qui est vide de toute substance humaine… Siècle de la publicité… des régimes totalitaires et des armées sans clairons, ni drapeaux, ni messes pour les morts. Je hais mon époque de toutes mes forces. L’homme y meurt de soif…Tous les craquements des trente dernières années n’ont que deux sources : les impasses du système économique du XIX° siècle, le désespoir spirituel… Les hommes ont fait l’essai des valeurs cartésiennes ; hors les sciences de la nature, ça ne leur a guère réussi ! »

Descartes passe non seulement pour un philosophe mais pour le « père » de l’esprit français qui serait « cartésien » ; ce qui n’est pas faux, mais passe pour un compliment ! En réalité ce personnage a une responsabilité décisive dans l’écroulement de la civilisation chrétienne. Figure dans l’Index[1] : « Son discours de la méthode
[qui]* est le texte fondateur du rationalisme moderne. [2] »
[* Entre-crochets de JP B.]


Il ressort de la correspondance entre Isaac Beckman et René Descartes qu’ils furent en rapport très étroits. Selon une lettre de ce personnage [Isaac Beckman – précision de JP B] il découle que toute la prétendue philosophie de Descartes n’a d’autre source que l’inspiration qu’il puisa auprès d’Isaac Beckman, lors de son séjour en Hollande. Cette assertion n’a rien que de très probable [3].

Bien cordialement

Eric Tailhades





[1] Index Librorum Prohibitorum, édité par Médiaspaul Montréal Québec Canada 2002.
[2] Cette phrase est suivie d’une liste d’ouvrages condamnés par des décrets du Saint Office, dont les premiers sont de 1663 ; Descartes est mort en 1650 et ses œuvres publiées à partir de 1642.
[3] BOC N° 46 novembre 1979, p. 15.


Dans le fichier joint à son courriel reproduit ci-dessus, notre ami Éric TAILHADES a écrit:

DESCARTES (René)


Descartes passe non seulement pour un philosophe mais pour le « père » de l’esprit français qui serait « cartésien » ; ce qui n’est pas faux, mais passe pour un compliment ! En réalité ce personnage a une responsabilité décisive dans l’écroulement de la civilisation chrétienne. Pour Descartes et les modernes, en effet, la connaissance intellectuelle se limite à l’étude des phénomènes 1. On entend en philosophie, par phénomènes, l’ensemble des propriétés des corps, comme par exemple, l’ébullition de l’eau, la croissance des végétaux…

Les sciences expérimentales qui étudient les phénomènes physiques, chimiques, biologiques…sont seules considérées comme des sciences, à l’exclusion des autres connaissances comme la psychologie, la morale…. Les sciences expérimentales sont en outre considérées comme les seules sciences exactes, au motif qu’elles s’expriment en langage mathématique.

Descartes écrit dans le Discours de la méthode
 2 :
« Au lieu de cette philosophies spéculative qu’on enseigne dans les écoles, on peut en trouver une pratique par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l’eau, de l’air, des astres, des cieux…nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de l’Univers. »
.

Pour ce qui est de toutes les autres connaissances, hormis la morale, à laquelle Descartes se soumettra hypocritement pour ne pas avoir d’ennuis avec l’autorité, il n’acceptera que ce qui lui paraîtra évident à lui-même, après qu’il l’ait soumis au doute systématique, sous prétexte qu’à ce niveau les opinions des divers philosophes divergent.

Mais là contre
, la 18° thèse thomiste énonce : « L’immatérialité entraîne nécessairement l’intellectualité, à ce point qu’aux degrés d’éloignement de la matière répondent autant de degrés d’intellectualité. L’objet adéquat de l’intelligence est d’une façon générale l’être lui-même ; mais l’objet propre de l’intellect humain, dans son état actuel d’union avec le corps, est fait de quiddités abstraites de leurs conditions matérielles. »

Ainsi la connaissance qu’atteint l’intelligence humaine, par abstraction, c’est la quiddité, mais qu’est-ce à dire ? La quiddité est un terme technique de la philosophie scolastique 3. Ce mot vient du latin quid. En effet, si la première question que se pose le philosophe scolastique est : « An est ? » : « Ceci existe-t-il ? » ; la seconde est : « Quid est ? » : « Qu’est-ce que c’est ? »

La première question peut surprendre. Pourtant elle est de bon sens. En effet, les esprits modernes, qui ne se la posent pas, se sont-ils faits « embarquer » dans des « galères » sans nom. Ainsi en est-il, par exemple, de la « société sans classe » des communistes qui a mobilisé les énergies de millions d’hommes pendant plus d’un demi siècle. Pourtant la société sans classe n’existe pas. Car toute société se compose toujours d’une hiérarchie avec un chef, une aristocratie, une classe moyenne et un peuple. La seule chose à laquelle soit parvenue le Bolchevisme, qui prônait cette fameuse société sans classe, c’est de supprimer la classe moyenne, pour aboutir à l’esclavage éhonté d’un peuple nombreux, asservi par une petite minorité d’exploiteurs, les membres du Parti communiste, eux-mêmes terrorisés par un tyran, le secrétaire général du Parti.

Quant à la seconde question, elle relève également du bon sens, dont Descartes disait qu’“elle était la chose la mieux partagée du monde, ce pourquoi chacun en possédait si peu”, preuve de sa part d’une immense fatuité, car il s’en prétendait ainsi détenteur d’une partie supérieure à celle des autres. C’est la question qui revient tout le temps sur les lèvres de l’enfant. « Qu’est ce que c’est ? », « Quid est ? » C’est donc de quid, que les scolastiques ont tiré le mot quiddité, qui correspond à « l’idée » que l’on se fait de la chose : un chat, un triangle, une roche…,et que les modernes nomment plus volontiers concept. Les sens, nous donnent une image en rassemblant dans le sens commun interne, les informations ayant transité par la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher, par exemple tel triangle tracé sur le papier. C’est l’intellect qui abstrait de cette image, ou phantasme, l’idée, ou quiddité, de l’objet. Etant immatérielle, la faculté de l’être humain nommée intelligence, ou raison, opère une action qui fait passer l’image singulière, ce triangle, à un plan général, l’idée de triangle, valable pour tous les triangles possibles.

Tandis que la connaissance sensible est singulière et changeante, la connaissance intellectuelle est générale et stable, elle atteint les quiddités.



______________________________________________
  1. Mot venu du grec phainomenon signifiant ce qui apparaît.
  2. Publié en 1637. Voir BOC N° 199/200, juillet août 2017
  3. Dont saint Thomas d’Aquin est le principal et le plus célèbre représentant.
(Toute la mise en forme, hormis quelques expressions latines ou autres mises en italiques par JP B, est d’origine.)

Puis, dans un second fichier adressé plus tard, notre ami Éric TAILHADES a écrit:

DESCARTES
suite

L’intelligence humaine, par l’abstraction, atteint des notions de plus en plus générales et ceci selon trois degrés, ainsi que l’affirme la 18° thèse thomiste, qui énonce qu’aux degrés d’éloignement de la matière répondent autant de degrés d’intellectualité. Qu’est-ce à dire ?

Lorsqu’on étudie, par exemple, le comportement des corps plongés dans l’eau on constate que certains flottent d’autres coulent. Après quoi, on énonce la loi générale, découverte par Archimède : « tout corps plongé dans l’eau, subit une force dirigée de bas en haut, proportionnelle au poids du volume d’eau déplacée », valables pour tous les corps et tous les temps [et tous les liquides – précision de JP B]. C’est le premier degré d’abstraction ou physique.

Un commerçant qui vend du tissus, mesure un certain nombre de mètres, puis ayant consulté ses tarifs, il voit que le mètre de cette qualité s’élève à tant d’euros ; après quoi, faisant abstraction qu’il s’agit de mètres et d’euros, il pose une multiplication et demande à son client le montant de son achat. Ce négociant s’est livré à une opération arithmétique. Les mathématiques, qui comprennent non seulement l’arithmétique mais aussi l’algèbre, la géométrie…, sont plus générales que les lois physiques. Elles ne sont pas, comme le croient le plus souvent les modernes, une création de l’esprit humain *, elles regroupent toutes les opérations sur la quantité et correspondent au second degré d’abstraction.

    * Les lois mathématiques S’IMPOSENT en effet (de l’extérieur) à l’esprit humain qui ne fait ET N’A JAMAIS FAIT que les découvrir. En réalité, elles sont “inventées” par le Créateur, et les hommes, après les avoir découvertes par leurs recherches, NE FONT QUE LES METTRE EN PRATIQUE. (Note de JP B.)


Lorsque nous considérons l’Univers et tout ce qu’il renferme, nous constatons que tout a un caractère commun : celui d’exister. Certes, il y a de nombreuses manières d’exister selon les perfections de chacun. Plus parfaits les végétaux, qui croissent et se multiplient, que les minéraux, inertes ; plus parfaits que les végétaux, les animaux qui possèdent la sensibilité et la motricité ; plus parfaits que les animaux, les hommes doués d’intelligence et de volonté ; plus parfaits que les hommes, les anges qui sont des esprits purs ; enfin infiniment parfait, Dieu qui en est la Cause, le Créateur. Cependant lorsqu’on fait abstraction des différences qui existent entre tous les êtres, on peut les considérer sous un même aspect, celui de l’existence ; ils ont en commun l’être. Toutefois cette notion ne s’applique pas de la même manière à chacun d’eux, mais de façon analogique**.

** Souligné par JP B.


La IV° thèse thomiste1 énonce : « L’être, qui est dénommé à partir du verbe être n’est pas dit d’une manière univoque de Dieu et des créatures ; ni de manière absolument équivoque, mais de manière analogique, d’une analogie tant d’attribution que de proportionnalité. »



L’analogie de l’être.


Un terme appliqué à plusieurs sujets peut l’être de 3 manières : univoque, équivoque ou analogue.
  • Univoque, lorsque le qualificatif est appliqué à chacun d’eux dans un sens absolument identique. Ainsi, animal recouvre dans son extension tous les sujets doués de sensibilité et de motricité, de l’huître à l’homme, propriétés qui reposent sur la présence d’un système nerveux, recueillant les informations du milieu extérieur permettant à l’animal de réagir par rapport à son environnement.

  • Equivoque, si la dénomination de deux ou plusieurs sujets par le même mot recouvre des sens complètement différents. Ainsi, le timbre poste et le timbre d‘une cloche.

  • Analogue, lorsque le même terme est appliqué à chacun des termes dans un sens qui n’est ni totalement différent, ni tout à fait identique mais semblable. On distingue l’analogie d’attribution et celle de proportionnalité.
    • L’analogie d’attribution est le rapport entre un sujet 2, auquel s’applique le sens de manière stricte et d’autres auquel il s’applique de façon dérivée. Ainsi, un animal sain est-il en bonne santé, une nourriture saine, l’entretient.
    • L’analogie de proportion correspond à un rapport dans la compréhension des termes. Ainsi le pied de la table et le pied de la montagne. La montagne, comme la table, s’appuient sur leur pied.

Quant à l’être, c’est une notion qui s’attribue de manière doublement analogique d’attribution et de proportion, entre Dieu et ses créatures, d’une part, entre substance et accidents, d’autre part.
  • Analogie d’attribution.
    • Entre Dieu et les créatures. Dieu seul est par Lui-même, « a se ». Il lui est essentiel d’exister. Il a dit de Lui, à Moïse « ego sum qui sum, Je suis celui qui suis ». Les créatures ne demeurent dans l’être qu’autant que Dieu les y maintient.
    • Entre la substance (autre aspect de ce qu’est la chose, sa nature)*** et les accidents (qui correspondent aux phénomènes, vus plus haut)***. La substance est en elle-même, « in se » ; les accidents sont par la substance, « in alio ». Ainsi, parle-t-on de la transparence du verre ; le verre est la substance et la transparence un accident ou apparence.
      *** Remplacement des virgules d’origine par des parenthèses effectués par JP B.

  • Analogie de proportionnalité.
    • Entre le rapport que Dieu soutient avec les créatures d’une part,
    • Et celui qui existe entre la substance et les accidents, d’autre part.

        Ce qui s’exprime ainsi :

          existe par soi
          existe par un autre
          substance
          accident
          ----------------
          =
          ----------------------
          =
          ------------
          =
          -----------
          essence divine
          essence créée
          en soi
          en un autre

Cette notion importe au plus haut point, car tous les êtres réels, ou possibles, ont ceci de commun qu’ils sont quelque chose à quoi il convient d’exister, par opposition aux chimères ou utopies et aux choses contradictoire (le rond carré) à qui il ne convient pas d’exister, comme par exemple la société égalitaire du contrat social de Rousseau, que les misérables qui se sont emparés du pouvoir en 1789 s’efforcent de nous imposer depuis presque 230 ans.

La notion d’analogie permet d’écarter l’agnosticisme qui prétend que Dieu est radicalement étranger au monde, et donc inconnaissable ; ce qui Le rejette dans le domaine de l’expérience personnelle, incommunicable. Saint Pie X, dans Pascendi Dominici gregis a démontré que c’était un des fondements du modernisme.

Le saint Pape fait litière des erreurs de Suarez et ses disciples, qui conduisent à l’agnosticisme, par la 20° thèse thomiste, où l’Eglise impose cette vérité : « Par les espèces intellectuelles (que nous avons vu porter le nom de quiddités) nous connaissons directement les objets universels (les substances et les accidents) ; quant à la connaissances des choses spirituelles nous nous y élevons par analogie. »

La connaissance intellectuelle atteint ainsi 3 degrés d’abstraction, le degré physique, le degré mathématique et le degré métaphysique. Elle n’est donc pas bornée ainsi que le prétend faussement Descartes, à l’étude des phénomènes qui correspondent au 1° degré, la physique, puisqu’elle atteint au 2° degré, les mathématiques et au 3°, la métaphysique.

La notion d’être est par conséquent universelle et confuse ; son étude constitue la métaphysique3, ou ontologie4 ; on arrive là au troisième degré d’abstraction.



______________________________________________
  1. Contestée, comme la V°, par l’école jésuite.
  2. Appelé 1° analogué.
  3. Méta physique : au-delà de la Physique, c'est-à-dire plus abstrait.
  4. Ontologie (du grec ontos, être) : étude de l’être.

(Toute la mise en forme, hormis quelques expressions latines mises en italiques par JP B, est également d’origine.)

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: LEÇONS de MÉTAPHYSIQUE ÉLÉMENTAIRE ; exposé   

Revenir en haut Aller en bas
 
LEÇONS de MÉTAPHYSIQUE ÉLÉMENTAIRE ; exposé
Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» question complémentaire de l'épreuve de français
» hommage à camus, la foi métaphysique
» Les scientifiques ont-ils découvert une nouvelle particule élémentaire ?
» Métaphysique et rationalité. Talek-Anthyme & Vicomte
» Opinion métaphysique et intime conviction

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tradition Catholique (Sede Vacante) :: La Sainte Liturgie :: Le coin de JP B-
Sauter vers: