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 un prêtre ne peut nommer Benoît XVI au canon de la Messe

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avaris

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Nombre de messages : 43
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: un prêtre ne peut nommer Benoît XVI au canon de la Messe   Lun 4 Juin - 11:21

Le 30 mai 2012
Octave de la Pentecôte
(sainte Jeanne d’Arc)

Abbé Philippe GUÉPIN
Chapelle du Christ-Roi
98, rue d’Allonville
44000 NANTES

Tél. : 02.40.29.32.39
Port. : 06.08.78.90.18

Monsieur l’Abbé P. de La ROCQUE
25, rue François Bruneau
44000 NANTES

Monsieur l’Abbé,

Vendredi soir, 18 mai, à 22 heures, mes confrères et moi-même avons écouté l’enregistrement de votre conférence donnée dans la chapelle de votre prieuré, ce même soir à 20h30.

Je ne m’appuie donc pas sur des rumeurs, des ragots, ou des affirmations gratuites. Dieu sait combien cela circule aujourd’hui… Je m’appuie sur vos propos annoncés, programmés, et prononcés publiquement.

Monsieur l’Abbé, une fois de plus, vous auriez mieux fait de vous taire. La confusion doctrinale entretenue par Mgr Fellay est telle que vous n’avez pas besoin d’en rajouter. Surtout depuis la publication des deux lettres échangées entre les quatre évêques.

Vous avez épilogué longuement, et sur un ton doctoral, sur les différents avis et les divergences des évêques au sein de la f.s.s.p.x., faisant des distinctions savantes : « Ces divergences compréhensibles ne sont pas des divisions… Évitons de faire de certaines divergences des divisions » Et enfin :

« On a droit aux différences,
on a droit aux divergences,
on n’a pas droit aux divisions. »
On pourrait ajouter, dans le même état d’esprit,

on a droit à la liberté de pensée,
on a droit à la liberté religieuse !

Ceci pour vous mettre en phase avec les modernistes en place au Vatican, auprès desquels vous espérez obtenir quelque reconnaissance canonique.

Non, ce n’est pas sérieux !

Mais il y a beaucoup plus grave, et c’est pour cela que je vous ai demandé cette rectification publique qui n’a pas été faite. Vous avez osé affirmer :

« La f.s.s.p.x. refuse-t-elle le magistère suprême de l’Église ?
La f.s.s.p.x. reconnaît ce magistère, et n’est donc pas sédévacantiste. »
Vous êtes tellement préoccupé de vous démarquer des prêtres cohérents dans le combat de la foi — que vous surnommez « sédévacantistes » (ceci pour vous faire valoir auprès des modernistes) —, que vous avez insisté sur cette affirmation calomnieuse : « La différence entre le sédévacantisme et la f.s.s.p.x., c’est la reconnaissance du magistère suprême de l’Église. »

Monsieur l’Abbé, je ne puis laisser passer l’outrage que vous faites ainsi à un grand nombre de prêtres qui ont mené le bon combat de la foi, sans aucune compromission avec le modernisme en place. Souvenez-vous de nos morts que vous insultez par vos dires : les RR. PP. Barbara, Vinçon, Gaillard, Guérard des Lauriers, Ménard (de Redon), Rayneau, MM. les abbés Moureaux (de Nancy), Bovadilla, Saffré, Sockel (de Tréfounteniou), Vérité, Maury, Schoonbroodt… Voici une partie de ces valeureux combattants de la première heure. Ils ont tous soutenu Mgr Lefebvre jusqu’au début septembre~1976 (date de la première démarche de conciliation de Mgr Lefebvre avec les modernistes en place). Et tous, j’en suis témoin, refusaient de citer le chef des modernistes au canon de la sainte Messe. Ils avaient la même attitude doctrinale que nous avons aujourd’hui. Honneur à eux !

En effet, un prêtre ne peut ni ne doit nommer Benoît XVI au canon de la Messe ; s’il le fait:

il fait l’acte d’allégeance le plus solennel à Benoît XVI, et reconnaît en son œuvre celle de Jésus-Christ ;
il proclame publiquement son adhésion à une fausse règle de foi, dans l’acte même du mystère de la foi, et se compromet avec une fausse religion;
ou — s’il estime que la mention de Benoît XVI n’est qu’une parole sans portée qui ne correspond à rien — il profane par son mensonge ce qu’il y a de plus précieux dans l’Église: le canon de la Messe.
Nous nous heurtons à une double impossibilité:

d’une part, constater les actes scandaleux de Benoît XVI, et, en même temps, affirmer qu’il est pape, vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ ;
d’autre part, affirmer que Benoît XVI est pape — et donc revêtu de l’autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ — et, en même temps, lui résister habituellement, et agir en dehors de lui pour la confection et la distribution des sacrements : c ‘est cela le schisme !
Votre propos est particulièrement malhonnête et hypocrite. Vous nous accusez de ne pas reconnaître le magistère suprême de l’Église, alors que vous savez parfaitement que notre attitude et notre refus de toute compromission doctrinale face au modernisme en général, et aux modernistes en place dans les postes de gouvernement de l’Église, c’est précisément notre attachement sans faille au magistère suprême de l’Église catholique, la seule et unique arche de salut dont Notre-Seigneur Jésus-Christ est le chef, certes invisible, mais toujours présent…

Vous vous gardez bien, Monsieur l’Abbé, de faire la distinction qui s’impose ici en matière grave. Vous entretenez le flou, la confusion, le trouble entre l’Église catholique et la contre-église issue de Vatican II ; entre le magistère suprême de l’Église, et le pseudo-magistère des pires ennemis de l’Église ; entre le Pape, vicaire du Christ, et le loup revêtu de peau de brebis, faux pasteur et « moderniste doctrinaire » [Mgr Lefebvre] qui occupe le siège de Pierre.

Vous trompez les fidèles et les entretenez dans le plus grand désarroi. Vous êtes un aveugle qui conduisez des aveugles… Vous reconnaissez le magistère de l’Église — dites-vous —, et vous affirmez : « Le droit canonique de 1983 [de J.P. II] n’est pas l’expression de la loi de l’Église » ! Or, vous savez très bien que le droit canonique est précisément une très grande partie de la loi de l’Église. Tout le monde ne se moquerait-il pas de celui qui dirait que le Code civil n’est pas l’expression de la loi en France ? Or le Code de droit canon est précisément pour l’Église ce que le Code civil est pour la France…

Auriez-vous tenu le même langage à propos du droit canonique rédigé sous le pontificat de saint Pie X et promulgué sous son successeur le pape Benoît XV ? Certainement non ; parce que, là aussi, il faut distinguer entre la loi de l’Église — qui nous oblige gravement — et les législations frauduleuses et malhonnêtes de prévaricateurs modernistes.

Vous affirmez que la f.s.s.p.x. reconnaît le magistère suprême de l’Église, et, dans le même temps, vous refusez le concile, la messe et les sacrements de celui que vous reconnaissez comme le pape. L’un de vos confrères de Saint-Nicolas-du-Chardonnet affirme ne pas être en communion avec Benoît XVI, mais il le nomme au canon de la Messe parce que, dit-il, c’est le Pape ! Un autre de Strasbourg affirme dans son bulletin que l’on doit résister habituellement et continuellement à l’autorité légitime de l’Église ! Cela, Monsieur l’Abbé, c’est du protestantisme ! Ces prêtres de la f.s.s.p.x. ne reconnaissent pas le magistère suprême de l’Église, ils s’en moquent !

Monsieur l’Abbé, j’espère que cette lettre va vous ouvrir les yeux et vous convaincre que vous ne pouvez plus dire n’importe quoi, ni caricaturer le combat doctrinal mené par un bon nombre de prêtres convaincus que nous sommes orphelins d’autorité légitime jusqu’au plus haut sommet de l’Église.

Même Mgr l’a affirmé, ainsi :

dans sa déclaration du 21 novembre 1974 : « Nous refusons, par contre, et avons toujours refusé, de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et, après le concile, dans toutes les réformes qui en sont issues » ;
dans sa lettre du 29 août 1987 aux futurs évêques [Fideliter 29-30/06/1988] : « La Chaire de Pierre et les postes d’autorité de Rome étant occupés par des antichrists… » (Notez bien que parmi les premiers visés par Mgr Lefebvre se trouve un certain Joseph Ratzinger !)
Manifestement ces textes — et combien d’autres — de votre fondateur vous dérangent, et vous ne voulez pas que les fidèles en prennent connaissance, allant jusqu’à poursuivre en justice M. Saglio, directeur des Éditions Saint-Rémi, pour le seul et unique motif qu’il a osé publier l’intégralité des sermons de Mgr sans aucune censure. Cela, ce n’est pas de Dieu !

Auriez-vous oublié la déclaration publiée une semaine après les sacres, et signée par tous les supérieurs de la f.s.s.p.x., que vous trouverez en annexe ? Pensez-vous que ces mêmes prêtres la signeraient aujourd’hui ? La réponse est facile : ils se sont parjurés. Honte à eux !

Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’antéchrist (Notre-Dame à La Salette).

Monsieur l’Abbé, vous devez être bien malade, torturé dans votre intelligence et votre conscience, face aux déclarations de votre supérieur général.

Permettez-moi de vous recommander un remède efficace pour retrouver la paix, même dans l’adversité. Que votre oui soit oui, que votre non soit non. Ne trafiquez pas la vérité ; confessez la foi catholique sans détour, sans chercher à plaire à ceux qui refusent cette foi catholique. Car, pour convertir les modernistes, il faut confesser la foi telle qu’elle est, et non pas les imiter en la trafiquant, pour qu’ils l’accommodent à leur tour au monde…

Obéissez à l’enseignement de l’Église — à tout l’enseignement de l’Église — et méprisez Vatican~II, ses pompes et ses œuvres. Nous n’avons pas à rendre compte aux modernistes, condamnés solennellement par la sainte Église, mais à Dieu, notre souverain législateur.

On ne fait pas de diplomatie en matière doctrinale.

Dans ce siècle d’apostasie et d’infidélité, on ne peut pas accepter les demi-mesures, les faux-fuyants, les dérobades, les catholiques de pacotille. On a besoin de soldats du Christ. Saint Pie~X l’affirmait en pleurant : « Les ennemis de l’Église triomphent à cause de la pusillanimité des catholiques. »

Vous ne pouvez servir deux maîtres [Mt. vi, 24].

Vous devez aimer la sainte Église et lui obéir, d’une part, et, d’autre part, vous devez haïr la contre-église de Vatican II et exécrer son prétendu magistère.

Ainsi que le dit saint~Pierre, vous devez répondre de l’espérance qui est en vous [I Petr. iii, 15].

Monsieur l’Abbé, vous devez témoigner de la foi sans détour, sans compromission, pour l’honneur de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Pendant ce temps de la Pentecôte, je prie le Saint-Esprit de vous éclairer, vous et vos confrères, de vous rendre forts dans la foi et remplis de ce feu sacré qui animait saint~Paul face à la haine des Juifs.

Je n’oublie pas au saint autel mes confrères dans le sacerdoce, confrontés à cette décision crucifiante mais nécessaire pour rester fidèles à la sainte Église, notre Mère, la seule et unique arche de salut.

Avec mes sentiments respectueux in Christo rege.

Abbé Philippe Guépin

Copies à : Messeigneurs Fellay, Williamson, Tissier de Mallerais, de Galarreta, ainsi qu’à M. l’abbé de Cacqueray.

Pièce(s) jointe(s) : Lettre ouverte du 6 juillet 1988, publiée en pages 11 et 12 du Fideliter n.\,64 de juillet-août 1988.





Annexe

Lettre ouverte


A son Eminence le cardinal GANTIN
Préfet de la Congrégation des Evêques

Eminence,

Réunis autour de leur Supérieur général, les Supérieurs des districts, séminaires et maisons autonomes de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, pensent bon de vous exprimer respectueusement les réflexions suivantes.

Vous avez cru devoir, par votre lettre du 1 er juillet passé, faire savoir à Son Excellence Monseigneur Marcel Lefebvre, à Son Excellence Monseigneur Antonio de Castro Mayer et aux quatre évêques qu’ils ont consacrés le 30 juin dernier à Ecône, leur excommunication latae sententiae. Veuillez vous-mêmes juger de la valeur d’une telle déclaration venant d’une autorité qui, dans son exercice, rompt avec celle de tous ses prédécesseurs jusqu’au pape Pie XII, dans le culte, l’enseignement et le gouvernement de l’Eglise.

Pour nous, nous sommes en pleine communion avec tous les papes et tous les évêques qui ont précédé le Concile Vatican II, célébrant exactement la messe qu’ils ont codifiée et célébrée, enseignant le catéchisme qu’ils ont composé, nous dressant contre les erreurs qu’ils ont maintes fois condamnées dans leurs encycliques et leurs lettres pastorales. Veuillez donc juger de quel côté se trouve la rupture. Nous sommes extrêmement peinés de l’aveuglement d’esprit et de l’endurcissement de cœur des autorités romaines.

En revanche, nous n’avons jamais voulu appartenir à ce système qui se qualifie lui-même d’Eglise conciliaire, et se définit par le Novus Ordo Missae, l’œcuménisme indifférentiste et la laïcisation de toute la Société. Oui, nous n’avons aucune part, nullam partem habemus, avec le panthéon des religions d’Assise ; notre propre excommunication par un décret de votre Eminence ou d’un autre dicastère n’en serait que la preuve irréfutable. Nous ne demandons pas mieux que d’être déclarés
ex communione de l’esprit adultère qui souffle dans l’Eglise depuis vingt-cinq ans, exclus de la communion impie avec les infidèles. Nous croyons au seul Dieu, Notre Seigneur Jésus-Christ, avec le Père et le Saint-Esprit, et nous serons toujours fidèles à son unique Epouse, l’Eglise Une, Sainte, Catholique, Apostolique et Romaine.

Etre donc associés publiquement à la sanction qui frappe les six évêques catholiques, défenseurs de la foi dans son intégrité et son intégralité, serait pour nous une marque d’honneur et un signe d’orthodoxie devant les fidèles. Ceux-ci ont en effet, un droit strict à savoir que les prêtres auxquels ils s’adressent ne sont pas de la communion d’une contrefaçon d’Eglise, évolutive, pentecôtiste, et syncrétiste. Unis à ces fidèles, nous faisons nôtres les paroles du prophète (1 Rois, 7, 3) : Preparate corda vestra Domino et servite Illi Soli : et liberabit vos de manibus inimicorum vestrorum. Convertimini ad Eum in toto corde vestro, et auferte deos alienos de medio vestri. « Attachez fermement votre cœur au Seigneur et servez-le Lui Seul : et II vous délivrera des mains de vos ennemis. C’est de tout votre cœur que vous devez revenir à Dieu ; ôtez du milieu de vous les dieux étrangers ».

Confiants dans la protection de Celle qui a terrassé toutes les hérésies dans le monde entier, nous vous prions d’agréer, Eminence, l’assurance de notre dévouement à Celui qui est l’unique voie de salut.

A Ecône, le 6 juillet 1988

Suivent les signatures du Supérieur général, de tous les Supérieurs de districts de séminaires et maisons autonomes de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X dans le monde entier :

M. l’abbé Franz Schmidberger, supérieur général, MM. les abbés Paul Aulagnier, supérieur du district de France, Franz-Joseph Maessen, supérieur du district d’Allemagne, Edward Black, supérieur du district de Grande-Bretagne, Anthony Esposito, supérieur du district d’Italie, François Laisney, supérieur du district des Etats-Unis, Jacques Emily, supérieur du district du Canada, Jean-Michel Faure, supérieur du district du Mexique, Gérard Hogan, supérieur du district d’Australie et Nouvelle-Zélande, Alain Lorans, directeur du séminaire d’Ecône, Jean-Paul André, directeur du séminaire de Flavigny, Paul Natterer, supérieur du séminaire de Zaitzkofen, Andrés Morello, supérieur du séminaire de La Reja, William Welsh, directeur du séminaire de la Sainte-Croix en Australie, Michel Simoulin, recteur de l’Institut Saint-Pie X à Paris, Patrice Laroche, sous-directeur du séminaire d’Ecône, Philippe François, supérieur de la maison autonome de Belgique et du Luxembourg, Roland de Mérode, supérieur de la maison autonome des Pays-Bas, Georg Pfluger, supérieur de la maison autonome d’Autriche, Guillaume Devillers, supérieur de la maison autonome d’Espagne, Philippe Pazat, supérieur de la maison autonome du Portugal, Daniel Couture, supérieur de la maison autonome d’Irlande, Patrick Groche, supérieur de la maison autonome du Gabon, Franck Peek, supérieur de la maison autonome d’Afrique australe.
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EML Leod
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Date d'inscription : 08/01/2011

MessageSujet: Re: un prêtre ne peut nommer Benoît XVI au canon de la Messe   Lun 4 Juin - 14:26

Excellent texte. Merci
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