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 Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS

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Michel-Louis Gars du Loir



Nombre de messages : 36
Date d'inscription : 27/08/2013

MessageSujet: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Jeu 12 Sep - 0:08



HOMÉLIE PRONONCÉE PAR LE P. GUÉRARD DES LAURIERS

Le Dimanche 17 Juillet 1977 en l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet
à la Messe de 10h30

— Extrait de Sodalitium n° 29 Édition française Octobre 1992 —


Nous publions le texte inédit d’une homélie historique du Père Guérard des Lauriers, prononcée à Paris dans la fameuse église de Saint-Nicolas qui fut occupée par les fidèles traditionalistes le 27 Février 1977. Nous la qualifions d’“historique” car elle est un des premiers témoignages de la “Thèse de Cassiciacum” alors en élaboration. Certes, la thèse a été précisée par la suite et rendue plus rigoureuse mais l’intuition de fonds y est déjà présente.
Chacun sait que l’âme est la forme du corps et que le corps sans sa forme est un cadavre. Paul VI est un “cadavre” de Pape, privé d’autorité… Bien entendu, le Père Gérard ne fut plus invité à prêcher à Saint-Nicolas ! Ce fut pour avoir répété les mêmes choses lors d’une retraite spirituelle à Écône, qu’il fut congédié du séminaire de Mgr. Lefebvre deux mois plus tard. Oui, vraiment, il est précieux aux yeux du Seigneur, le témoignage de Ses fidèles.


Sodalitium.


Pretiosa est in conspectu Domini mors sanctorum ejus.
Pretiosa est in conspectu Domini testimonium fidelium ejus.

Précieuse est aux yeux du Seigneur la mort de ses saints.
Précieux est aux yeux du Seigneur le témoignage de ses fidèles.


Je tiens d’abord à remercier M. l’Abbé Ducaud Bourget de me permettre d’apporter la contribution de ma conviction au renouveau de la vie qui prend naissance dans cette église. M. l’Abbé Ducaud Bourget fut naguère Monseigneur et le redeviendra peut-être. N’est-il pas vrai que le passé fonde l’avenir ? D’ailleurs, quiconque devient plus vieux que soi, devient en même temps plus jeune que soi ! Je suis certain d’exprimer les vœux de l’auditoire en souhaitant que Monseigneur Ducaud Bourget puisse longtemps animer cette paroisse.

Pretiosa est in conspectu Domini mors sanctorum ejus.

Mes bien chers frères, le 17 juillet 1794 il y a donc 183 ans, les Carmélites de Compiègne montaient à l’échafaud en chantant le Veni Creator. A mesure que s’éteignaient les voix, s’affirmait le témoignage de la foi. Elles sont montées sur l’échafaud en chantant. Elles sont mortes en chantant.
La parole, certes ; mais aussi, les actes.
Dans l’Évangile que nous venons de lire, Jésus nous donne, en paroles, une leçon qui est toute semblable à celle qu’illustre le martyre des Carmélites de Compiègne. Il nous dit en effet : “Ce ne sont pas tous ceux qui disent Seigneur, Seigneur, qui entrent dans le Royaume des Cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père qui est dans les Cieux”. Observons que Jésus ne dit pas : “ce ne sont pas ceux” ; mais Il dit : “ce ne sont pas tous ceux”. C’est-à-dire qu’il y a effectivement des âmes qui disent “Seigneur, Seigneur”, et qui cependant entrent dans le Royaume des Cieux. Il n’est pas dit par Notre Seigneur de ne pas prier, de ne pas adorer, de ne pas épuiser tout le temps de la terre en disant : “Seigneur, Seigneur” ; ce qui proscrit l’entrée dans le Royaume, c’est de dire et de ne pas faire.
Voilà donc, et voici, le comportement juste que nous devons suivre : non seulement affirmer notre foi avec fierté, avec fermeté, mais aussi faire. C’est ce que vous faites, puisque vous êtes ici réunis, précisément pour affirmer votre foi par l’acte le plus solennel qu’en comporte le témoignage, à savoir de participer au Sacrifice de Jésus.
Pour comprendre cette connexion qui existe entre la parole et le faire, rien m’est mieux pour des chrétiens qui sont créés à l’image de Dieu, qui sont créé dans le Verbe, que de remonter jusqu’à la Source, jusqu’à la TRINITÉ SAINTE SAINTE SAINTE Elle-même, jusqu’au VERBE de Dieu en Qui nous sommes créés. Il est conçu dans la Lumière, Il est engendré dans la Lumière ; et, cependant, l’inclination à produire, le fait que précisément la Trinité est féconde, qu’Elle n’est pas un monolithe qui serait étranger à la vie, mais qu’Elle une Source de Vie, dans Laquelle le Retour est identique à la Procession, c’est ce faire qui s’exprime dans le VERBE de DIEU ; car, si le VERBE procède selon la Lumière de Vérité, Il est engendré dans la Tendresse de l’Amour, et le VERBE de DIEU qui demeure dans le Sein du Père, est à l’origine de la procession du SAINT-ESPRIT, qui Lui-même est l’AMOUR. Voilà donc, en Dieu, au Sein du mystère de DIEU, la Lumière prise en quelque sorte entre l’Amour qui la berce et l’Amour qui en est le fruit. Et puisque tout amour veut témoigner, puisque l’amour se produit en œuvres, parce qu’il se porte vers l’aimé, nous voyons ainsi dans le VERBE de DIEU l’exacte coordination entre la parole et le faire. Le VERBE de DIEU est Parole subsistante en qui S’exprime la plénitude du Mystère incréé, mais le VERBE de Dieu, bercé dans l’Amour, est à l’origine de l’Amour, du cri “Abba Pater”.
Et nous pouvons, à partir de ce modèle, de cet Archétype, du Paradigme pour ainsi dire, de la coordination dans la créature entre la parole et le faire, stigmatiser ou louer trois comportements différents concernant l’ajustement de la pensée et de l’action.
Il y a d’abord ceux qui n’imitent que de très loin l’inclination que la Nature Divine a à engendrer parce qu’Elle est Fécondité.
Ceux-là ne se portent ni vers la parole, ni vers l’œuvre, c’est-à-dire qu’ils ne jugent pas, parce qu’ils n’en ont pas le cœur ; ils sont quelque peu émus par l’état de l’Église actuellement ; ils souffrent dans leur comportement religieux, et éprouvent même un certain malaise. Mais ils n’osent pas affronter le jugement redoutable qu’il faut porter sur la situation ; et, encore moins, osent-ils “faire” pour affirmer leur foi.
Les seconds, ce sont ceux qui imitent le VERBE de DIEU, mais jusqu’à un certain point seulement. Ils L’imitent précisément en tant qu’Il est Parole, mais ils ne L’imitent pas en tant qu’Il est au Principe de la Procession d’Amour du SAINT-ESPRIT.
Ce sont ceux-là que Notre Seigneur stigmatise, ceux qui ne font que dire, ceux qui en même temps ne témoignent pas de la Vérité ; ce ne sont pas ceux qui n’ont pas le courage de témoigner de leur Foi qui entrent dans le Royaume, car ceux-là ne croient pas vraiment ; ils “disent”, mais pas comme il convient de dire ; car on mutile pas le VERBE de DIEU. C’est uniment[1] qu’Il est engendré dans la Lumière et qu’Il est au Principe de la Procession d’Amour.
[1] : De façon unie ; unie, d’une part dans la Génération du Verbe au Sein de la Lumière et, d’autre part, dans la Procession de l’Esprit-Saint par le Père et le Fils, Esprit-Saint Qui est l’Amour même en Dieu.

C’est uniment[2] que nous devons affirmer notre foi en parole, et aussi en témoigner en acte. Ceux-là donc qui ne font que dire, ceux-là qui se contentent de porter un jugement plus ou moins sévère sur la situation et je dirais un jugement geignant, ceux-là, il n’est pas vrai qu’ils soient fils en vertu du VERBE, il n’est pas vrai qu’ils soient fils dans le FILS ; ils imitent de loin la vérité et on pourrait même dire qu’ils la parodient.
[2] : De façon unie ; unie, d’une part dans l’affirmation de notre foi en paroles et, d’autre part, dans le témoignage en acte.

Il est vrai que resplendit, jusque sans l’erreur, la marque irréfragable de la vérité ; et, en ce sens, même les sentimentaux qui en restent à la première phase, même les indécis ou les lâches qui en restent à la seconde, témoignent malgré eux de la vérité du VERBE de DIEU Qui, éclos dans l’Amour, s’achève dans l’Amour ; mais la véritable attitude, c’est la troisième, c’est celle qui consiste à la fois à dire, à adorer et à faire, c’est celle qu’illustrent magnifiquement les Carmélites de Compiègne, elles qui sont mortes en chantant.

Mes biens chers frères, la situation de l’Église est actuellement difficile, vous le savez beaucoup mieux que moi, votre présence ici témoigne de l’ardeur et de la pureté de votre foi. Je ne peux, prêtre passant parmi vous, que vous exhorter à continuer ; et cela de tout mon cœur. Je dois cependant, je dois à la Vérité, dont je suis l’apôtre par vocation, de vous exprimer quelles sont mes options personnelles concernant cette situation difficile.
On a allégué très souvent, et on trompe la bonne foi de beaucoup, en affirmant que nous devons “être soumis” à l’autorité. Je me contente d’observer ceci. D’une autorité qui laisse faire tout ce que vous savez, et que vous savez mieux que moi, on ne peux plus, d’une telle autorité, supposer qu’elle ne soit pas d’accord avec ce qui se fait. Si vraiment l’autorité n’était pas d’accord, si vraiment l’autorité ne voulait pas justement ce qui arrive, l’autorité alors prendrait des mesures efficaces pour l’empêcher. Même si elle est débordée, ce qui n’est pas impossible, et je le crois pour ma part, elle prendrait du moins des mesures non équivoques pour faire cesser le désordre. Le fait que l'autorité admet le désordre, et ceci à tous les échelons, depuis le Siège suprême jusqu’au poste subalterne, ce fait montre d’une manière maintenant évidente, et de plus en plus évidente, que l’autorité est de connivence. Eh bien ! si l’autorité introduit dans le domaine sacré, et dans le domaine par excellence, des choses qui sont ambiguës, qui sont équivoques, mon opinion à moi et que je crois être la vérité, c’est qu’il est impossible que les actes posés par cette autorité soient valides, parce que rien ne peut être d’Église s’il n’est conforme aux notes de l’Église. Or l’Église est, vous le savez, Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Il n’est pas possible qu’une chose non sainte, qu’une chose non vraie, qu’une chose qui systématiquement, intentionnellement, est contraire à la vérité, qu’une chose qui introduit dans l’Église le trouble que nous voyons, qui est simplement une astuce pour faire une fausse unité, puisque c’est une unité qui n’est pas fondée sur la Vérité, il est impossible qu’un tel comportement soit d’Église. Et si donc le comportement n’est pas d’Église, la messe , la “nouvelle messe” est invalide et tous les actes que pose le “Souverain Pontife” sont pour le moins douteux.
Il nous vient à l’esprit une comparaison peut-être un peu macabre, mais vous la supporterez. Il est arrivé, la mode a été lancée en Amérique, il y a une vingtaine d’années, et je crois qu’elle a été suivie en France, je ne sais pas si elle l’est encore, de conserver une sorte de caricature de vie apparente pour les personnes qui viennent de mourir.
Le scénario consistait à installer le cadavre dans le lieu où habitait la personne défunte et à jouer en la présence de ce cadavre la musique qu’aimait le défunt, ou bien à réciter les œuvres qu’il avait pu écrire. On prolongeait pour ainsi dire, par une atmosphère factice, en laquelle la mort contrastait brutalement avec la frivolité, la vie que précisément le Bon Dieu avait supprimée. On s’efforçait, vis-à-vis de ces personnes, d’avoir l’illusion qu’elles vivaient encore ; mais il n’y avait plus de dialogue ; c’étaient des cadavres, posés dans un fauteuil si doré soit-il : et si chaude que paraissait être l’atmosphère qu’on créait artificiellement, la marque de la mort s’imposait inéluctablement.
Eh bien ! je dirais, de ceux qui sont assis dans la chaire de Moïse : ils sont assis, c’est vrai, ils sont encore assis et ils ont droit à notre respect, c’est vrai aussi. Mais nous leur devons le respect qu’on doit à un cadavre. Ils ne sont plus capables de poser des actes. Ils ne peuvent plus être, dans l’Église et pour l’Église, un “sujet moral” capable de poser des actes susceptibles d’être reconnus dans l’Église ; parce qu’ils ont prévariqué. Ils se sont écartés de la droite ligne et ils ont usé de leur autorité pour introduire frauduleusement des choses qui, contraires à la vérité, réussissent en effet à tromper tous les fidèles.
Mes bien chers frères, les choses sacrées sont sacrées, elles sont saintes. Rien dans la Sainte Église catholique ne peut être contraire à la Sainteté de l’Église. Tout ce qui se présente d’une manière qui est en opposition avec la Sainteté, tout cela ne peut pas être d’Église. Et ainsi, se résout, et se résout d’une manière de plus en plus claire au fur et à mesure que les jours passent, la difficile question qui embarrasse encore tant de fidèles.
L’autorité est en place, les personnes qui ont l’autorité ont l’autorité ; mais il n’est plus exact, à cause de leur comportement vicié, qu’elles soient encore aptes à exercer cette autorité. Ce que je dis n’engage que moi ; les prêtres ne sont pas tous d’accord sur le jugement qu’il convient de porter sur la situation ; mais je tenais à profiter de l’occasion qui m’est donnée pour vous exprimer ma conviction.
Je rappelle également, avec la même conviction, qu’il n’est pas possible, dans un combat, surtout dans un combat aussi difficile que celui que nous avons à mener, de fonder une action sur de faux principes, ou même de renoncer par une fausse prudence à énoncer les principes qui sont nécessaires pour fonder l’action que l’on poursuit.
La Messe, le Sacrifice que Jésus va renouveler parmi nous, est une chose sainte, une chose sacrée ; et vous savez que, dans cette église où nous sommes réunis, a été célébrée la “messe nouvelle”, ladite messe nouvelle, cette messe nouvelle que je ne crains pas de comparer à une sorte de pornographie dans l’ordre théologal ; une dégradation, une chose immonde, une chose que l’on ne devrait pas nommer, “nec nominetur in vobis” dit Saint Paul. Il y a des choses que, entre gens honnêtes et à plus forte raison entre chrétiens, on ne devrait pas nommer ; ladite nouvelle messe est de celles-là. Il convient d’expier, pour ces pseudo-messes ici célébrées.
La messe traditionnelle, celle que nous allons célébrer, celle à laquelle vous allez participer et que je vais célébrer in Persona Christi est une chose sainte et sacrée. Qu’elle nourrisse toujours vos intelligences et vos cœurs ! Continuez à venir nombreux dans cette église non pas pour braver une autorité qui d’une certaine façon n’existe pas, non pas par l’attrait d’une religiosité, d’une sentimentalité religieuse qui appartient à tout humain mais qui n’est même pas le prodrome de la foi, non pas pour esquiver votre responsabilité en vous fondant collectivement dans un groupe quelque peu tumultueux, mais vraiment pour prier.
C’est une des choses les plus navrantes dans les rangs de la phalange que nous constituons, de voir combien il y a de dissensions ; or, ces dissensions, elles viennent toutes, à l’origine, de l’orgueil et de l’égoïsme. L’orgueil fait que chacun veut s’attribuer à soi l’œuvre à laquelle il participe ; l’égoïsme consiste radicalement en ce que, au lieu de nous porter vers Celui que nous aimons, c’est-à-dire vers Dieu, vers le Ciel, au lieu de cela, chacun pense aux difficultés, aux contrariétés qu’il peut éprouver, aux incommodités qu’entraîne pour lui l’état actuel de l’Église.
Tout cela est vrai, et tout cela peut être considérable ; mais enfin vous savez bien, par l’expérience quotidienne de l’affection, que quand on aime, on se porte vers l’aimé. L’amour consiste à se porter vers celui que l’on aime, et à faire passer le bien, les intérêts et même parfois les caprices de celui que l’on aime, avant ses propres intérêts. Et plus l’amour est intense et délicat, plus aussi il discerne dans l’aimé les moindres tendances, les moindres désirs ; et plus spontanément, joyeusement, il survole les difficultés qu’il faut affronter pour justement satisfaire l’aimé, Or, mes bien chers frères, c’est Dieu qui est l’Aimé, c’est Lui qui nous a aimés le premier et c’est Lui que nous aimons. La crise de l’Église, la situation désastreuse et tragique dans laquelle nous nous trouvons, est certes douloureuse, et beaucoup l’éprouvent ; mais qui donc l’éprouve le premier, sinon Jésus qui est le Chef, et Marie qui est Mère de l’Église. Pensons à Eux.
Lorsque vous venez adorer ici Jésus, oubliez-vous vous mêmes, oublions-nous, mettons-nous chacun entre parenthèse, et soyons tous au service du combat de la foi dans l’humilité, dans la simplicité, dans l’amour ; j’oserai même dire, conformément à la grâce d’un chacun, selon la tendresse que Dieu inspirera en nos cœurs chrétiens, pour consoler Jésus qui souffre beaucoup plus que nous, infiniment plus que nous, et Qui, bien qu’Il soit dans le Sein du Père et dans la gloire, est cependant dans l’attente des membres qui constituent l’Église militante, c’est-à-dire de chacun de nous. Jésus, certes, connaît l’issue des événements et de la Victoire qu’Il remportera, dans le triomphe de Sa Mère ; mais, cependant, s’immisce pour ainsi dire dans l’inaltérable possession et fruition de la gloire, une sorte d’attente douloureuse à l’égard des membres que nous sommes et à l’égard de tant de pécheurs qui en fait se damnent.
Ils se damnent par leur faute certes, par leur faute à eux les premiers, mais aussi par la faute des mauvais guides, des mauvais pasteurs. “Vous les connaîtrez à leurs fruits”, nous les connaissons par leurs fruits, Il est impossible qu’un arbre bon produise de mauvais fruits. Placé dans un mauvais terrain, un arbre bon meurt, mais jamais il ne produit de mauvais fruits. Nous ne pouvons donc pas imputer les désordres dont nous sommes les spectateurs navrés, nous ne pouvons pas les imputer aux malheurs des temps ou à toutes sortes de causes extrinsèques. Non, les malheurs de l’Église, ils viennent de ce que à l’origine, au sommet il y a une viciosité radicale qui découle de l’esprit de Satan qui est le père du mensonge, et non pas de l’ESPRIT SAINT qui est l’ESPRIT de VÉRITÉ.

Mes bien chers frères, en terminant, jetons le regard à nouveau sur les paroles que Jésus nous a adressées, et sur les grands exemples qu’Il a bien voulu nous laisser dans la personne de Ses Saints. “Pretiosa est in conspectu Domini mors sanctorum ejus”.
Précieuse est aux yeux du Seigneur la mort de Ses Saints, la mort de ces âmes consacrées, de ces femmes faibles et cependant si fortes qui ont joint la parole à l’action et l’action à la parole, qui ont été vraiment les épouses du Verbe, comme Marie elle-même l’a été.
Efforçons-nous discrètement mais fermement, de porter le jugement que nous avons à porter sur la situation, dans la lumière de la très sainte Foi. Efforçons-nous, avec intrépidité, avec courage, avec simplicité et en allant jusqu’au bout de nous-mêmes, jusqu’au bout de nos forces, “usque ad mortem” si le Bon Dieu nous le demande, de joindre le témoignage de l’action à la profondeur de la conviction.
Pretiosa est in conspectu Domini mors sanctorum ejus.
Pretiosum est in conspectu Domini testimonium fidelium ejus. Amen.
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Michel-Louis Gars du Loir



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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Mar 17 Sep - 12:09


Bulletin de l’Occident Chrétien

Nos 79 – 80
AVRIL – MAI 1983


Mgr Michel-Louis G
UÉRARD DES LAURIERS

LA DICTATURE WOJTYLIENNE
 [1]

[1] : (Pages 4 à 23.) Les caractères en italique ou en gras sont d’origine dans le texte. (Précision du transcripteur. – Les soulignés d’un trait sont de celui-ci.)

_________________________



Le “cardinal-archevêque” de Paris, et l’“archevêque” de Lyon, ont invité quatre prélats d’Europe à parler en public, les quatre derniers samedis de janvier 1983, à N.D. de Fourvière ; les quatre derniers dimanches, à N.D. de Paris. Le thème commun de ces quatre instructions est : « Transmettre la foi aujourd’hui » [2].
[2] : Editions CERP ; 8, rue de la Ville l’Evêque, 75008 PARIS – Nous renvoyons aux pages de cette édition.

Monseigneur DERNOT J. RYAN, archevêque de Dublin, exposa comment : « Dégager les leçons du passé » (Ps 78-2).

Non sans de fort courtoises allusions aux occurrences ecclésiales communes à la France et à l’Irlande, l’archevêque met en valeur le rôle que doit avoir la mémoire dans la catéchèse. Et il fait observer que cette requête, propre à la psychologie, se trouve organiquement entée dans la nature même de l’Église militante, à la fois liée au temps et en transcendant l’écoulement. C’est en effet à l’Église comme telle que son divin Fondateur a intimé de se tourner vers Sa Mémoire à Lui [« in mei memoriam facietis »] pour accomplir l’acte principal, et partant tous les autres actes, de la religion. On regrette très vivement que Monseigneur D.J.R. ait délibérément laissé de côté la question que soulève l’interprétation de cette formule : question qui est convertible avec celle de la validité même de la Messe. – Monseigneur D.J.R. insiste au contraire sur la phénoménologie (L1 : [3]) de la confrontation entre la catéchèse d’une religion révélée, et la nature humaine à la fois inchangée et lourdement conditionnée. Affleure ici et là, d’une manière encore plus incisive que discrète, l’« authentique humanisme, celui de l’homme total, que ne cesse d’invoquer le saint-père » (p. 13)
[3] : (L1, L2, L3…) : Voir lexique en fin d’article.


Libido cardinalice, psychanalyse judaïque et pan sexualisme wojtylien.

Monsieur le “cardinal” O. DANNEELS expose quel est le rapport entre « Foi chrétienne et blessures de l’homme contemporain ». Le fil directeur de cet entretien est une hypothèse que le “cardinal” D emprunte au psychiatre hollandais J. Van den Berg. Cette hypothèse est introduite par quatre observations qui s’enchaînent :

  1. « Le refoulement de la sexualité et de l’agressivité a été la cause d’un certain nombre de névroses chez l’homme en occident. »

  2. « Les études et la pratique clinique de ce qu’on appelle la psychanalyse ont contribué beaucoup à la guérison de l’homme, et elles continueront à le faire. »
  3. « La sexualité et l’agressivité qui étaient jusqu’à une époque très récente objet d’un refoulement inconscient, se sont métamorphosées en une véritable nourriture terrestre obligatoire pour tous. »
  4. Or, « si la sexualité et l’agressivité ne sont plus refoulées, si donc cette cause apparente de nos névroses a disparu, pourquoi ne nous portons-nous pas mieux ? » (p. 6).

    Voici l’hypothèse [de Van den Berg] qui est censée l’expliquer : « Nous avons refoulé une autre composante de notre existence humaine, de la conscience claire dans le subconscient. Comme ce fut le cas de la sexualité et de l’agressivité, nous avons refoulé le sens de Dieu et du transcendant » (pp. 6-7). Et le “cardinal” D commente comme suit l’hypothèse qu’ainsi il fait sienne : « Voilà donc notre blessure profonde. L’homme contemporain refoule ce sens du transcendant qui précisément le constitue dans son humanité. Car la relation à Dieu est constitutive de l’homme » (p. 7).

Cet argument de base, intitulé « Une nouvelle névrose ? », fait suite à un développement sur « les vertus thérapeutiques de la foi » [La foi chrétienne, à quoi sert-elle ? pp. 2-5] et débouche sur la thérapeutique : « la nouvelle névrose est spirituelle, c’est là qu’il faut guérir ». Le symptôme de cette névrose, c’est la misère de l’homme privé de Dieu « Lorsque le père s’en va, les enfants ont froid ». Il faut donc retrouver le sens de Dieu comme Père (pp.7-l0). Cela est possible du côté de Dieu, parce qu’« Il nous accepte tels que nous sommes » (pp. 11, 12) ; de notre côté à nous, parce que la pratique de l’Evangile à la lettre peut assurer maintenant la joie même qui rayonna en saint François (pp. 12-13). Il faut dire à Dieu un OUI sans MAIS, « abandonner tout pour recevoir au centuple » (p. 14), « nous tenir le langage des Béatitudes… [lesquelles] constituent notre nature seconde, celle que la grâce est en train de faire naître dans toute l’humanité, depuis que le Christ est ressuscité des morts » (p. 15). « A lors qu’attendons-nous pour faire comme Elisée » (p. 16), c’est-à-dire pour ressusciter, par le message chrétien, l’enfant mort qui figure l’actuelle humanité. Une exhortation si lyrique et si hardie n’aurait possibilité d’être vraie et efficace, qu’exprimée d’abord en actes. Quoi qu’il en soit de ce dernier point, cette exhortation clôt les paragraphes qui sont consacrés à la thérapeutique de l’humanité blessée, et contiennent d’heureux rappels. Mais ces rappels sont viciés par l’humanisme radical, incompatible avec la Vérité révélée, qui est inhérente à l’hypothèse ci-dessus précisée, et partant à tous les développements dont elle est la clé. Il est impossible de ne pas signaler les erreurs les plus graves ; elles viennent de ce que le « sens du transcendant », revendiqué par le “cardinal” D comme « constituant l’homme en son humanité » (p. 7), est en fait conçu et exploité d’une manière radicalement faussée. Il s’agit, on va le voir, du pseudo-transcendant forgé par la psychanalyse, sous mesuré par le psychisme lui-même subordonné à la temporalité, et à la faveur duquel sont érigées en lois les séquelles mêmes du péché.

« L’homme est comme un arbre. Dieu l’a planté dans le jardin de sa création, solidement chevillé dans la terre, enraciné trois fois. Et nos racines sont le désir inné de possession, de sexualité, d’épanouissement du moi. C’est ainsi que Dieu nous a créés, comme nous le lisons à la première page de la Bible. Et avec le commentaire : “Et Dieu vit que cela était bon” » (p. 14). Comment ce “cardinal” [?] lit-il la Bible ? Les « racines » dont il parle sont consécutives au péché de l’homme décrit dans Genèse III 7 sv. L’approbation divine clôt le ch. I, AVANT le péché. Il faut derechef dénoncer l’imposture et la forfaiture. L’imposture consiste à ‘faire passer’, sous l’autorité de la Bible, ce qui n’est pas dans la Bible [Il suffit, pour y réussir, de juxtaposer des citations dont la portée se trouve ainsi altérée. « Judas alla se pendre (Matt., XXVII, 5). Allez et faites de même (Luc, X, 37) ». Bravo, “cardinal” Danneels, vous excellez à tirer de la Bible des enseignements qui peuvent vous être précieux, même pour votre conduite personnelle]. Les forfaitures, et le blasphème, consistent à attribuer au Créateur Lui-même les viciosités qui sont, dans la créature, les conséquences du péché commis par la créature. Est-ce donc là « le renouveau décisif de la foi en la Création » préconisé par le “cardinal” Ratzinger ? (p. 14). Le “cardinal” D observe : « Quelque part, nous portons une blessure dès l’origine. Voilà la cause de notre manque de joie : l’arbre est bon, et les racines aussi. Mais il y a le ver… ! (p. 14). NON, Monsieur le “cardinal”, il faut le répéter, les « racines » dont vous parlez ne sont pas bonnes ; puisque ce sont, selon vous : « ce désir inné de possession, de sexualité, d’épanouissement du moi », et que ces choses sont semence du péché. Et s’il est vrai de dire que « nous portons une blessure dès l’origine », c’est à la condition de préciser comme on l’a toujours fait et comme vous auriez du le faire, que cette blessure c’est le péché originel, et que la créature intelligente, angélique ou humaine, se recevant elle-même de son Créateur en vertu de sa propre nature, cette créature intelligente fut, en son premier instant, absolument vierge de quelque blessure que ce soit.

Cette prétérition du péché originel est manifeste, hérétique et scandaleuse, dans la dernière partie de l’exposé ; mais elle l’affecte tout entier, et elle se trouve impliquée dans l’affirmation faite par le “cardinal” D, et ci-dessus précisée, d’un « transcendant » qui est en réalité pseudo et radicalement vicié. Comment oser comparer, sous quelque incidence que ce soit, fût-ce celle d’un processus de “refoulement” et de “défoulement” : d’une part, l’agressivité et la sexualité, viciosités qui ont dans la nature déchue raison de péché ; et, d’autre part, l’inclination religieuse qui est inhérente à la nature elle-même ? Et comment, derechef, oser comparer, et en fait confondre, deux choses qui ne sont semblables qu’au regard d’un phénoménologisme avachi dans le matérialisme, savoir : l’inclination à la religion qui ressortit à l’ordre naturel d’une part, la vocation gratuite à une religion surnaturelle et révélée d’autre part ? Monsieur le “cardinal”, retournez au Catéchisme, à celui de Trente en particulier ; ne profanez pas, par des propos aussi absurdes que scandaleux au regard de la très sainte Foi, les enceintes sacrées où vous êtes invité à pénétrer. Si le défoulement de l’agressivité et de la sexualité n’a guéri aucune névrose, la raison en est qu’en quelque domaine que ce soit, il est impossible de s’opposer RÉELLEMENT au mal, en le laissant aller au paroxysme. Si savante paraisse-t-elle être, la politique du pire est métaphysiquement une absurdité qui est en contradiction avec la Sagesse. L’irascible et le concupiscible sont des composantes de la nature humaine, originellement bonnes comme la nature elle-même au moment où elle est créée. Ces choses sont créées bonnes, selon la mesure immanente qui leur est assignée : « omnia in mensura… disposuisti » (Sag. XI 21). Cette mesure originelle, la créature intelligente devait la respecter, la conserver, s’y conformer, comme à la Loi éternelle. En désertant cette mesure, la créature, ange ou homme, a péché ; et la nature humaine en a été altérée, viciée. Cela est vrai TRÉS PARTICULIÈREMENT de tout ce qui concerne la sexualité. Puisque vous traitiez de ces questions, voilà Monsieur le “cardinal”, ce que, sous quelque forme que ce soit à votre choix, vous aviez le DEVOIR DE PROCLAMER, au nom de l’Église, au nom du Concile de Trente [Session V, 1546 ; D.S. 1510-1516 [4]]. Affirmer, comme vous le faites, que, par le truchement de la psychanalyse, le défoulement de l’agressivité et de la sexualité « ont contribué beaucoup à la guérison de l’homme », c’est affirmer que l’homme puisse guérir, en affirmant, en proclamant, en affichant qu’il n’est soi-même qu’en étant, et si l’on peut dire « en faisant état d’un état, » qui implique le péché. Monsieur le “cardinal”, vous blasphémez. « Si le sel s’affadit, il ne peut être utile ni pour la terre ni pour le fumier ; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende » (Luc, XIV 34).
[4] : D.S. … désigne, comme l’auteur le signifiera dans une note plus loin : “DENZINGER - SCHÖNMETZER. Enchiridion Symbolorum Definitionum et Declarationum…” Edito XXXIII, Herdes 1965. (Précision du transcripteur.)

(A suivre :L’exposé du “cardinal” Ratzinger)
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Michel-Louis Gars du Loir



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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Mar 17 Sep - 12:13

LEXIQUE
(L1) Phénoménologie
 : Etude descriptive des phénomènes ainsi que de la conscience qui les connaît.
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Michel-Louis Gars du Loir



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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Mar 17 Sep - 16:52


L’exposé du “cardinal” Ratzinger

Monsieur le “cardinal” J. RATZINGER exposa quel doit être le rapport entre « Transmission de la foi, et sources de la foi. » Il se réfère, dit-il, au Concile de Trente ; en réalité, à l’ordre d’exposition adopté dans le Catéchisme dont l’édition a été décrétée par ledit Concile. Voici les considérants par lesquels le “cardinal” Ratzinger induit ses interlocuteurs à entrer dans sa propre pensée.

La première partie de l’entretien s’intitule : « La crise de la catéchèse et le problème des sources ».

Les causes qui ont provoqué l’« écroulement de la catéchèse classique » sont de deux sortes. Les unes ressortissent à l’ordre naturel, profondément dégradé par la technocratie. L’homme s’y rencontre d’abord lui-même ; il en oublie [pour le moins] le Créateur. « Le langage et la conscience ne se nourrissent plus que de l’expérience d’un monde qui se veut son propre créateur » (p.2). « La question du salut ne se pose plus en fonction de Dieu… la morale s’identifie à la sociabilité… ; la foi semble condamnée au mutisme » (ibid.). Et en effet, la nouvelle catéchèse suit « l’évolution générale de l’enseignement et de la pédagogie, qui se caractérise elle-même par une hypertrophie de la méthode en fonction du contenu » (p.3). Eriger l’âge des enseignés en un pseudo-impératif qui conditionne l’objet même de l’enseignement a en fait « subordonné la vérité à la praxis(L2) », la théologie à l’anthropologie(L3), ce qui a derechef accéléré l’amenuisement indéfini du contenu.

(L2) : Praxis : du grec action – Selon le marxisme, toute activité humaine transformant le monde.

(L3) : Anthropologie : Etude différentielle des croyances et des institutions conçues comme fondement des structures sociales.


L’effondrement de la catéchèse classique tient également à des causes d’ordre surnaturel une « certaine défiance à l’égard de la totalité » (p.3), c’est-à-dire de la « foi comme [constituant] un tout organique en soi ». « Il en résultait que la catéchèse omettait généralement le dogme et qu’on essayait de reconstruire la foi à partir de la Bible directement » (p.3). Or la mise en œuvre, dans ce but, de la méthode historique libérée de la tutelle du Dogme et de l’Église, a détruit l’objet qu’elle prétendait mettre en valeur ; parce que, méconnaissant la certitude seule transcendante de la Foi, elle s’est avérée incapable d’assigner quels peuvent être les critères de sa propre véracité.

Ces fort pénétrantes analyses débouchent donc sur deux questions : celle du rapport entre exégèse dogmatique, et exégèse historico-critique ; celle du rapport entre méthode et contenu, entre expérience et foi.

La seconde partie de l’entretien : « Pour surmonter la crise », est consacrée à la résolution de ces questions.

Elle vise donc à être constructive et comprend trois parties :

  1. Qu’est-ce que la foi ?


  2. Qu’est-ce que les « sources » ?


  3. La structure de la catéchèse.

Dans chacun de ces paragraphes, le “cardinal” Ratzinger procède de la même manière. Il poursuit donc systématiquement un propos qui peut être mis en lumière, familièrement mais fidèlement, par la comparaison que voici, dont nous précisons d’ailleurs qu’elle n’est pas une véritable analogie.


Le contenu, le bocal et l’étiquette

Le bon ordre exige, dans une cuisine ou dans une pharmacie, que des étiquettes soient apposées sur les bocaux dont elles désignent le contenu. Il y a donc trois choses, différentes par nature ; le plus apparent, c’est le bocal, ensuite l’étiquette et enfin le contenu. Cependant, l’ordre réel est à l’inverse. Ce qui importe avant tout, c’est le contenu ; ensuite l’étiquette, par le rapport d’ordre intelligible qu’elle doit soutenir avec le contenu. Enfin le bocal doit évidemment être approprié aussi bien à la conservation du contenu qu’à la commodité des usagers ; mais, étant respectées ces deux conditions, la forme et les dimensions peuvent en être librement assignées. — Voici maintenant la portée de cette comparaison. Le “bocal” représente la FORME adoptée dans le Catéchisme du Concile de Trente en vue d’exposer toute la doctrine chrétienne. « C’est donc avec une profonde sagesse que nos Pères ont ramené toute la doctrine et toute la science du salut à quatre points principaux qui sont le Symbole des Apôtres, les Sacrements, le Décalogue, et l’Oraison dominicale ». (Préface V) [Editions “Itinéraires” N° 136 ; p.13]. « En conséquence, nous croyons devoir avertir les pasteurs que chaque fois qu’ils auront à mettre en lumière un passage de l’Evangile ou de toute autre partie de l’Ecriture sainte, ils pourront toujours le ramener à l’un de ces quatre points et y prendre comme à sa source l’explication désirée » (p. 14).

Voilà donc qui est clair : les usagers sont avertis qu’ils peuvent [c’est seulement une POSSIBILITÉ] trouver dans l’un des quatre bocaux, TOUT ce dont l’exercice du ministère leur ferait découvrir le besoin. Le “contenu”, c’est d’abord, au chapitre I, l’exposé de ce en quoi consiste la vertu de Foi : « assentiment plein et entier aux vérités révélées de Dieu… Connaissance par laquelle, sans hésitation aucune, nous tenons pour certain tout ce que l’autorité de la sainte Église notre mère nous propose comme révélé de Dieu » (p. 15). Le “contenu”, ce sont ensuite les 45 chapitres qui exposent respectivement les articles du Credo, les Sacrements, les demandes du Pater, les dix commandements. Enfin, l’“étiquette”, ou désignation intelligible du “contenu”, c’est, par définition même : Dépôt de la Doctrine, ramené à l’essentiel ; ou : ensemble des vérités qu’il faut croire, précédé du rappel de ce en quoi consiste l’acte de croire. — Voilà donc le Catéchisme du Concile de Trente, dont la Préface expose le plan et le propos.


Première opération Ratzinger :

Teilhard de Chardin sous l’étiquette du Concile de Trente

Voici maintenant l’“opération R”, réalisée spectaculairement sous la mouvance dudit Catéchisme, mais en réalité et objectivement contre la Doctrine exposée dans ce Catéchisme. Les causes qui ont entraîné, par l’ordre naturel, « l’effondrement de la catéchèse classique » convergent épistémologiquement(L5) en la préséance accordée à la méthode sur le contenu. « Surmonter la crise » requiert donc de restituer le contenu là où on en observe la carence. Or les causes prochaines, et surnaturelles, de la crise, ce sont précisément trois privations qui affectent la Foi :

  • a) on la refuse comme “totalité” ;


  • b) on prétend la reconstruire directement, “ad placitum”, à partir de la Bible, ce qui en néantise le caractère révélé ;


  • c) on introduit par le fait même une insurmontable compétition entre l’exégèse dogmatique et l’exégèse historico-critique, et cette tension dialectique stérilise la Foi, alors que celle-ci doit être Vie.


Le “cardinal” R. en appelle donc, fort légitimement d’ailleurs, au Catéchisme du Concile de Trente ; et il préconise trois choses.

  • PREMIÈREMENT, il faut remettre en usage et en honneur la « foi-totalité », la « foi comme [constituant] un tout organique en soi » (p.3). Tel est l’objet du paragraphe « 1) Qu’est-ce que la foi ? » (pp.7-10). Empruntant la citation Jn XVIII,3 au « Catéchisme Romain publié sous Pie V » (p.9 ; R. feint d’ignorer que saint Pie V est canonisé), le “cardinal” R expose que « La foi c’est la vie… De même que la foi désigne un autre pouvoir que celui d’accomplir des actions isolées, le pouvoir de vivre, de même elle possède aussi en propre un autre domaine que celui de la connaissance des êtres particuliers, à savoir celui de la connaissance fondamentale elle-même, grâce à laquelle nous prenons conscience de notre fondement… » (p.9). Tel est « le caractère personnel de notre foi. Mais ce n’est là que la moitié d’un tout… La foi n’est donc pas seulement un face à face avec Dieu et le Christ, elle est aussi ce contact qui lui ouvre la communion avec ceux à qui Dieu lui-même s’est communiqué… La foi n‘est donc pas seulement un “Je” et un “Tu”, elle est aussi un “nous”… Quand je dis : “Je crois”, cela veut dire que je dépasse les frontières de ma subjectivité, pour m’intégrer au “Je” de l’Église… » (p. 10).

    Maintenant, si on se reporte au Catéchisme du Concile de Trente, au Catéchisme lui-même et pas seulement à la Préface, on lit, au § 1, le texte déjà cité : « La Foi est l’assentiment plein et entier aux vérités révélées de Dieu ». — NON, M. le “cardinal”, selon la Doctrine de l’Église, exposée dans le Catéchisme du Concile de Trente dont vous vous pavanez et dont vous vous moquez, la foi n’est pas « un face à face avec Dieu et le Christ ». Saint Paul, vous le savez bien, l’exclut expressément : « Nous voyons maintenant dans un miroir d’énigme. Alors [APRÈS LA MORT, mais pas avant], nous verrons face à face » (I Cor., XIII, 12). La Foi n’est ni “Je”, ni “Tu”, ni “Nous” ; car le face à face dont vous parlez n’est qu’imaginaire séduction. La Foi est une humble Docilité à la VÉRITÉ dont la Lumière est GRATUITEMENT communiquée. — NON, M. le “cardinal”, « Je crois » ne veut pas dire que : « Je dépasse la frontière de ma subjectivité, pour m’intégrer au “Je” de l’Église ».
    Premièrement, parce qu’il n’y a pas de “Je” créé et impersonnel, dans lequel puisse s’« intégrer » le “Je” d’une personne qui exerce par soi l’acte de subsister. Cette doctrine, radicalement erronée, est en substance professée par tous ceux qui nient l’existence d’un intellect agent personnel. Les manifestations récentes et spectaculaires de cette doctrine, au cours de la période contemporaine, sont le freudisme et le marxisme athées, qu’il est sacrilège de promouvoir en mannequin de réalités sacrées.
    Deuxièmement, parce que l’acte de la Foi ne peut être justifiant que s’il est personnel, ainsi que l’enseigne précisément le Concile de Trente : Sessio VI. De justificatione [Ch. 3 et 5, notamment] — NON, M. le “cardinal”, au travers des témoins de la Foi, « nous ne touchons pas l’intouchable, nous n’entendons pas l’inaudible, nous ne voyons pas l’invisible ». Ceux qui, comme vous, font miroiter ces merveilles ne sont, consciemment ou non, que des faux prophètes ou des charlatans. Car les vrais témoins affirment que « [Sur terre], nul jamais n’a vu Dieu » (Jn, I, 18) ; et que : « s’ils entendent des paroles ineffables, il n’est pas permis à un mortel de les dire » (II Cor., XII, 4). Les vrais témoins ont la MÊME Foi que nous ; ils l’ont reçue, comme nous, de l’« Auteur de la Foi » (Heb., XII, 2) et de « Celle qui a cru » (Luc, I, 45). Ils en témoignent par l’irrésistible instinct du Saint-Esprit, en qui ils ont l’évidence de recevoir uniment la grâce de croire et la conscience de l’inerrance. Les vrais témoins naissent de l’Esprit, dans la Lumière qui rénove (Jn, III, 5) et devant laquelle ils s’effacent (Jn, I, 15 ; III, 30) ; et, précisément, ils ne prétendent aucunement « transmettre la foi », ainsi qu’on ose l’imputer aux quatre conférenciers. Car la Foi est un Don de Dieu qui ne peut être reçu, librement, que par chacun personnellement. Ce que doivent transmettre les témoins, ce n’est pas la Foi, c’en est l’OBJET ; ce n’est pas l’assentiment en quoi consiste l’acte de Foi, c’est l’affirmation RÉVÉLÉE à partir de laquelle le croyant tend vers DIEU RÉVÉLANT. Ceux qui visent à « transmettre la foi », et à faire éclore des témoins à partir d’un panurgisme supputé ecclésial, ne transmettent en réalité qu’une foi humaine, parodie sacrilège de la Foi qui donne la Vie en Jésus-Christ ; ils ne sont pas des pasteurs mais des mercenaires (Jn, X, 11-13), à moins qu’ils ne soient « la bête aux deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parle comme un dragon » (Apoc., XIII, 11).

    La « Foi de l’Église » est certes une ineffable réalité, que la théologie du XIIIe siècle avait parfaitement dégagée, que les individualistes de la contre-Réforme ont saccagée, et que leurs arrière-neveux ont enterrée. Mais la fides Ecclesiæ, la Foi qui doit être en propre attribuée au collectif Église, cette Foi correspond expressément à des réalités qui, en propre, sont “d’Église” : la crédibilité divine du Dépôt révélé, l’authenticité des rites pour les Sacrements divinement institués. Présenter la Foi de l’Église comme une sorte de nuage transcendantal, dans lequel le croyant individuel doit se sublimer, pour toucher l’absolu et devenir soi-même, c’est égarer les fidèles par un mythe fort dangereux, même si ce mythe n’est en définitive qu’une facétie teilhardienne réverbérée par un plaisantin d’outre-Rhin.

    Et voilà ce que nous appelons la première “opération R.” Elle consiste à exécuter simultanément, et prestigieusement, deux choses.
    Premièrement, déclencher l’alarme : Tradition ! Trente ! Qu’il s’agisse du Concile, ou du Catéchisme inspiré par ledit Concile, ou de la Préface dudit Catéchisme, ce sont des distinctions qui demeurent pratiquement étrangères à la quasi-totalité des destinataires. “Le pape [5], par le cardinal de l’ex « Saint Office » [6], prend la défense de la Tradition ; et même, il s’appuie sur le Concile de Trente !” : tel fut le propos du “Traditionaliste moyen”, lisant “Itinéraires” et fréquentant les prieurés de Monseigneur Lefebvre, ravi d’être encore plus sécurisé dans l’attentisme et la fidélité au pape.
    Deuxièmement, et nous le répétons simultanément, “faire passer” aux destinataires émus de bonheur et d’autant plus émerveillés qu’ils n’en comprennent rien, une doctrine concernant la nature de la Foi qui est étrangère au Concile de Trente [ et au Catéchisme, et à la Préface ! ], parce qu’elle est un amalgame d’hérésies issues du marxisme et du modernisme par le teilhardisme.

    [5] : Jean-paul II : ce texte de Mgr Guérard date de 1983. (Précision du transcripteur.)

    [6] : Le “cardinal” Ratzinger. (Idem.)


    — Procéder à une spectaculaire monstration du “bocal” tridentin [ utilisé par Luther ! ], et y introduire, sous l’étiquette “Tradition” [?] du poison : telle est la première “opération R”.

(L5) : Epistémologie : Etude critique du développement des méthodes et des résultats des sciences.


(A suivre :
Deuxième opération Ratzinger :

Le modernisme sous l’étiquette de la théologie du XIIIe siècle
)


Dernière édition par JP B le Mar 17 Sep - 21:11, édité 1 fois (Raison : Précision de L5.)
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Michel-Louis Gars du Loir



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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Mar 17 Sep - 22:39


Deuxième opération Ratzinger :

Le modernisme sous l’étiquette de la théologie du XIIIe siècle
  • DEUXIÈMEMENT, il faut, pour « surmonter la crise », remettre en usage et en honneur une foi fondée sur l’authentique révélation. Tel est l’objet du paragraphe : « 2) Qu’est-ce que les “sources” ? » (pp. 10-12). Citons le texte même du “cardinal” R : « Lorsque voici environ trente ans, je tentais de faire une étude de la Révélation dans la théologie du XIIIe siècle, je me heurtais à une constatation inattendue : en effet, personne n’avait eu l’idée, à cette époque, d’appeler la Bible “la Révélation” : de même aussi ne lui fut pas appliqué le terme de “source” » (a) [7]. « C’est pourquoi on n’appliquait ce mot “Révélation” d’une part qu’au seul acte à jamais inexprimable en paroles humaines par lequel Dieu se fait connaître à sa créature (b) [8], et d’autre part à la réception par laquelle la condescendance divine devient perceptible à l’homme sous forme de Révélation (c) [9]. Tout ce qui doit être fixé en paroles, donc l’Ecriture elle-même, témoigne de la Révélation, sans être cette Révélation au sens le plus strict de la parole (d) [10] » « La Bible est le condensé d’un processus de Révélation beaucoup plus grand et inépuisable… elle est expression et instrument de la communion grâce à laquelle le “Je” divin et le “Tu” humain se touchent dans le “Nous” de l’Église par l’intermédiaire du Christ » (e) [11]. (p. 11) — Voici de stupéfiantes affirmations, qui auraient pu, tout au plus, être proposées, dans un cercle restreint de théologiens avertis ; mais qui, “lancées” dans un public qui ne l’est pas, sont gravement scandaleuses parce que chargées d’hérésie. Nous devons nous borner à de brèves notations.

    [7] : Dans le texte, repère (a) auquel il sera fait référence dans le paraphe suivant. (Idem.)

    [8] : Dans le texte, repère (b) auquel il sera fait référence dans le deuxième paraphe suivant. (Id.)

    [9] : Dans le texte, repère (c) auquel il sera fait référence dans le troisième paraphe suivant. (Id.)

    [10] : Dans le texte, repère (d) auquel il sera fait référence à la fin du deuxième paraphe suivant. (Id.)

    [11] : Dans le texte, repère (e) auquel il sera fait référence dans le quatrième paraphe suivant. (Id.)


    L’affirmation (a) est une sorte de parade d’orthodoxie, prétendûment patronnée par « la théologie du XIIIe siècle » ; mais, en réalité, elle est trompeuse — « Innititur enim fides nostra revelationi apostolis et prophetis factæ, qui canonicos libros scripserunt: non autem revelationi, si qua fuit, aliis doctoribus facta » (S. Thomas, I.qI, a8, 2m) (Notre foi est fondée sur la révélation faite aux apôtres et aux prophètes qui ont écrit les livres canoniques, non sur une révélation faite à d’autres docteurs, supposé qu’il en existe une. [Et saint Thomas renvoie à l’autorité de saint Augustin qui assigne la raison de ce choix ségrégatif : c’est seulement pour les livres canoniques que l’inerrance est divinement garantie]). On voit donc que, dans ce passage, le mot : “révélation”, en tant qu’il concerne la Foi, désigne expressément le contenu des livres canoniques, c’est-à-dire la Bible [approuvée par l’Église]. Que d’autre part, le mot : “révélation”, signifie formellement l’acte par lequel Dieu révèle, cela n’entraîne aucune ambiguïté, au moins pour les fidèles soumis à l’Église. Attendu que, premièrement, IL EST FAUX d’affirmer que « La révélation [qui constitue] l’objet de la foi catholique n’est pas achevée avec les Apôtres » (S. Pie X, Décret Lamentabili, 5 juillet 1907 ; prop. 21) [12 ]. C’est-à-dire que la communication divine dont les Apôtres furent privilégiés a cessé d’exister avec le dernier des Apôtres. Attendu que, deuxièmement, le développement du dogme ne peut se réaliser que par le passage de l’implicite à l’explicite qui concerne les énoncés écrits. Attendu que, troisièmement et surtout, les témoins par excellence ont expressément invité, au Nom du Christ Lui-Même, à accueillir non leur propres illuminations [ce qui d’ailleurs eût été absurde], mais ce qu’ils en ont exprimé, c’est-à-dire leur prédication (Marc, XVI, 15-16 ; Jn, XX, 30-31). « Comment croira-t-on à celui dont on n’a pas entendu parler ?… Ergo fides ex auditu… » (Rom., X, 14, 17) — On voit donc que, contrairement à l’affirmation (a), le mot : “révélation”, en tant qu’il concerne la Foi, a toujours signifié, SELON LA DOCTRINE DE L’ÉGLISE et même au XIIIe siècle, le contenu des livres canoniques, c’est-à-dire la Bible telle qu’elle est sanctionnée par le Magistère de l’Église.

    [12]
     : D.S.3421 – Nous désignons par D.S. “DENZINGER - SCHÖNMETZER. Enchiridion Symbolorum Definitionum et Declarationum…Edito XXXIII, Herdes 1965. Toutefois, cette édition présentant de très graves et frauduleuses lacunes, nous renvoyons également à D.B. : “DENZINGER - BANNWART”. Ed. 1928.


    L’affirmation (b) est : ou bien un truisme, ou bien un dangereux sophisme. Car l’acte révélant ne peut être considéré que de deux façons : soit en Dieu, soit dans le prophète qui le reçoit. Considéré en Dieu, l’Acte révélant est Dieu Lui-Même ; et il ne peut évidemment avoir d’autre expression que le Verbe même de Dieu. Considéré dans le prophète, voire même dans le Christ en tant qu’Il est homme, l’Acte révélant est REÇU DANS UN VERBE HUMAIN. C’est seulement in patria, en vertu du lumen gloriæ, que l’intellect créé peut voir in Verbo, dans le Verbe de Dieu. Mais alors la Foi sera “abolie” (I Cor., XIII, 10) ; et, en même temps qu’elle, la révélation qui la concerne. Tant que « nous vivons sous le régime de la foi et non pas sous celui de la claire vue » (II Cor., V, 7), le MYSTÈRE de la Révélation [ car c’en est un ! ] consiste très précisément en ceci : DIEU LUI-MÊME, et Lui seul peut le faire, exprime une Réalité et une Vérité Le concernant dans un verbe créé [humain ou angélique]. Que ni le prophète, ni après lui le croyant, ne puissent, à partir de ce verbe RÉVÉLÉ, saisir ADÉQUATEMENT, autant qu’elle le peut être, la Réalité, tous les authentiques croyants [ qui ne sont pas des illuminés ! ] l’ont toujours pensé. Mais si le croyant ne saisit pas TOTALEMENT EX PARTE OBJECTI la Réalité, il a la certitude d’en saisir sans errer TOUT ce qui lui en est objectivement signifié dans le verbe créé divinement révélé. Imaginer une sorte “d’hyper-révélation”, qui ne serait pas Dieu Lui-Même, et qui serait « inexprimable en paroles humaines », une révélation créée qui transcenderait les énoncés de la Foi, c’est l’une des erreurs condamnées par saint Pie X [« Les formules de la Foi seraient inadéquates à leur objet » (Encyclique Pascendi, 8 sept. 1907 ; laquelle, étant données les conditions de promulgation, engage l’infaillibilité) (D.S. 3483)]. Une telle conception paraît émaner de la “philosophie transcendantale” allemande, dont le “cardinal” R., ancien archevêque de Munich, est certainement très in-formé, et dont le postulat aussi original que fondamental est l’existence d’une entité intermédiaire entre Dieu Lui-Même et la connaissance que l’intelligence créée peut avoir de Dieu. Ainsi y aurait-il une sorte de Révélation révélante « source à laquelle puise l’écriture » (p. 11), la “seule source à proprement parler” : entité créée, et cependant inaccessible à l’intellect créé. Ces phantasmagories sont pour le moins étrangères à la notion traditionnelle de “révélation” ; et elles sont juste à l’opposé du réalisme qui est propre à la théologie du XIIIe siècle. — L’affirmation (b) est donc, fallacieusement enrobé dans une prestigieuse “théologie”, un sophisme qui détruit la notion même de révélation, en la faisant consister en une entité non définie, dont le seul attribut certain est l’impossibilité d’être révélée. Et il en est de même de (d) qui, en substance quoiqu’en d’autres termes, reproduit (b).

    L’affirmation (c), étant exclu par l’affirmation (a) le sens objectif et classique du mot “révélation”, réduit ipso facto celle-ci à « la réception par laquelle la condescendance divine devient perceptible à l’homme ». Eh bien ! NON, M. le “cardinal”, la révélation ne se réduit ni à cette réception ni à la perception qui peut en être faite. Saint Pie X a également mis en garde contre ces gauchissements immanentistes [D.S. 3484 ; et surtout le passage de l’Encyclique Pascendi qui suit immédiatement (D.S. 2082), et que D.S. (édité sous Paul VI) a omis], en renvoyant à Vatican I, notamment à l’affirmation du caractère visible, objectif, rationnel qui est propre à la révélation : « voluit Deus, cum internis Spiritus Sancti auxiliis, externa jungi revelationis suæ argumenta » (Const. de Fide catholica, cap.3 : de Fide ; D.S. 3009, 3033).

    L’affirmation (e) enfin peut-elle être prise au sérieux ? On cherche en vain quelle peut en être la portée réelle, en christianisme ou même en saine philosophie. Quel est donc ce : “Nous”, qu’on ose l’appeler : “Église” ou autrement, qui est censé coordonner « le “Je” divin et le “Tu” humain » ? M. le “cardinal” aurait-il oublié [ depuis trente ans ! ] que l’être n’est pas un genre. Et quelle est donc cette “Église”, par rapport à laquelle le Christ est un “intermédiaire”, et qui par conséquent est supposée Lui préexister ? Ces formules, aussi absurdes pour la raison que pour la Foi, sont en réalité le teilhardisme vulgarisé.

    Telle est la deuxième “opération R”. Elle consiste à “faire passer”, dans la coulée – ou dans le “bocal” – de la « théologie du XIIIe siècle » [laquelle fut reprise et consacrée par le Concile de Trente sur des points fort importants], une notion de la Révélation qui soutient l’opposition de contradiction avec celle qu’élabora ladite théologie, et qui constitue la plus radicale des erreurs d’ordre surnaturel condamnées par saint Pie X dans l’Encyclique Pascendi.


Troisième opération Ratzinger :

La réalité de la nouvelle religion sous le paravent de la structure tridentine
  • TROISIÈMEMENT, pour « surmonter la crise », il faut remettre en usage et en honneur une foi fondée sur “une herméneutique(L6) et une topique(L7) de 1’Ecriture”. Tel est l’objet du paragraphe : « 3) La structure de la catéchèse » (pp.12-17). Le “cardinal” R. procède en deux temps, soudés par surprise quoique non articulés ; le but n’est d’ailleurs pas de convaincre, mais seulement de persuader. Le premier temps consiste en une référence réitérée, chaleureuse et combien typique, au Catéchisme de Trente : « Ainsi est née, dès les premiers temps, une structure catéchétique, dont le noyau remonte aux origines de l’Église. Luther a utilisé cette structure pour son catéchisme aussi naturellement que les auteurs du Catéchisme du Concile de Trente l’ont fait. Cela fut possible, parce qu’il ne s’agissait pas d’un système artificiel, mais simplement de la synthèse du matériel mnémonique indispensable à la foi, qui reflète en même temps les éléments vitalement indispensables à l’Église : le Symbole des Apôtres, les Sacrements, le Décalogue, la Prière du Seigneur » (p. 12). Le second temps est constitué par le rappel d’une distinction classique, bien qu’elle soit délicate et ignorée des non-initiés. Il s’agit des quatre sens de l’Ecriture. Comme il y a quatre composantes du Catéchisme, ÇA SE CORRESPOND : voilà la soudure ! La craignant trop fragile, notre auteur évoque il est vrai une troisième quaternité ; laquelle, “se retrouvant” dans chacune des deux premières, en assurerait l’unité.

    (L6)
     : Herméneutique : Science qui définit les principes de la critique et de l’interprétation des textes anciens.

    (L6)
     : Topique (Psychanalyse) : Théorie qui décrit l’appareil psychique selon différents plans, à partir desquels les phénomènes psychiques peuvent être analysés. La première topique freudienne distingue trois systèmes : l’inconscient, le préconscient et le conscient ; la seconde topique freudienne distingue trois instances : le Ça, le Moi, et le Surmoi.


    Voici quelle est cette troisième quaternité, censément liée à celle du Catéchisme : « On trouve [dans ce catéchisme] ce que le chrétien doit croire (Symbole), espérer (Notre Père), faire (Décalogue), et dans quel espace vital il doit l’accomplir (Sacrements et Église) » (p. 13). Or ce rapprochement, certes utile pour rendre plus clair un exposé didactique, se manifeste immédiatement comme étant factice et privé de rigueur. Ainsi, par exemple, l’Église, colloquée dans l’« espace vital » [ qui est le quatrième terme de la troisième quaternité] fait également partie du Symbole [qui correspond à “croire”, c’est-à-dire au premier terme de la troisième quaternité]. Ainsi encore, le pardon des offenses qui, matériellement, figure dans le Notre Père, devrait donc se trouver dans « ce qu’il faut espérer » [qui est le second terme de la troisième quaternité] ; or le pardon des offenses est présenté par Jésus Lui-Même, non comme une chose qu’il faut espérer, mais comme un commandement qu’il faut pratiquer (Matt., XVIII, 22, 35) : ce pardon à l’égard d’autrui devrait donc figurer dans « ce qu’il faut faire » [qui est le troisième terme de la troisième quaternité]. On voit donc que cette troisième quaternité, même si elle apporte didactiquement quelque clarté parce qu’elle est prise des catégories SUBJECTIVES, emmêle, en chacune de ces catégories, les quatre composantes du Catéchisme. Faire se correspondre cette troisième quaternité et celle du Catéchisme, n’est donc, en réalité et quoi qu’en dise le “cardinal” R., qu’un jeu dialectique dont on peut tirer n’importe quoi : le faux tout autant que le vrai — Maintenant, cette même troisième quaternité, le “cardinal” R. entend la faire correspondre également aux quatre sens de l’Ecriture. Les quelques lignes consacrées à cette passe dialectique contiennent de multiples déformations. Les mettre en évidence exigerait d’exposer préalablement la doctrine elle-même, ce qui déborderait de beaucoup le cadre de ces réflexions. Nous nous bornons donc à une courte citation. « Il y a d’abord le sens littéral de l’Ecriture, qui s’obtient par l’attention à l’enracinement historique des événements de la Bible » (p. 13). Or cette définition est vraie dans certains cas ; mais si elle l’était absolument, si elle était LA définition formelle et rigoureuse du sens littéral, il s’ensuivrait que le Pater, ou des chapitres entiers de saint Jean, n’auraient pas de sens littéral. Nous n’imputons pas au “cardinal” R. de professer pareille énormité ; mais nous sommes obligés de faire observer qu’il se permet de substituer, aux définitions véritables, les définitions accommodatrices qui lui permettent de paraître prouver la proposition qu’il énonce seulement en termes voilés, mais dont il a absolument besoin pour établir sa conclusion. Cette proposition, en termes clairs, la voici. La troisième quaternité étant convertible avec chacune des deux premières [voilà ce qu’est censée établir la dialectique à laquelle nous venons de faire allusion], il s’ensuit que ces deux premières quaternités sont convertibles entre elles ; soit, explicitement : la quaternité qui est inhérente au Catéchisme de Trente [c’est-à-dire, les quatre composantes : Symbole, etc.…] EST CONVERTIBLE avec la quaternité qui est inhérente à l’interprétation de l’Ecriture [c’est-à-dire, les quatre sens : littéral, etc.…]. “Convertible” signifie que chacune des deux choses qualifiées de cette façon, implique l’autre, et joue le rôle qui est joué par l’autre.

    Voici maintenant, exposés d’abord pour plus de clarté sous la forme d’un syllogisme, l’enchaînement et la conclusion du “cardinal” R. Majeure : Les quatre sens dégagés par l’exégèse classique [ou : quaternité qui est inhérente à l’interprétation de l’Ecriture] sont les points fixes d’une topique et d’une herméneutique de l’Ecriture. Mineure : Or, la quaternité qui est inhérente à l’interprétation de l’Ecriture est convertible avec la quaternité qui est inhérente au Catéchisme de Trente. Conclusion : Donc, la quaternité qui est inhérente au Concile de Trente, c’est-à-dire les quatre composantes de ce Catéchisme, sont les points fixes d’une topique et d’une herméneutique de l’Ecriture. Avant de poursuivre, nous devons évidemment “vérifier” que notre syllogisme d’exposition ne fait qu’exprimer loyalement et clairement la pensée du “cardinal” R. Il suffit de citer : « A la collection mnémonique des matières de la foi que représentent les quatre composantes maîtresses que nous venons d’énumérer [Symbole, Sacrements. Décalogue, Pater], préside donc une indéniable logique interne. C’est pourquoi la Catéchisme Romain les a caractérisées à juste titre comme les “lieux de l’exégèse biblique”. Dans le langage scientifique et théorique d’aujourd’hui, on dirait qu’il entend les considérer comme les points fixes d’une topique et d’une herméneutique de l’Ecriture » (p. 13). Ainsi, nous n’avons fait qu’analyser et expliciter avec rigueur une démarche dont seule la conclusion éclaire les méandres. On comprend parfaitement, eu égard à la conclusion qu’il vise à affirmer, que le “cardinal” R. tienne tant à paraître prouver, par l’astuce dialectique de la troisième quaternité, la surprenante “mineure” dont il a absolument besoin. Les quatre composantes du Catéchisme, subrepticement substituées, à la faveur d’une prétendue similitude d’ordre fonctionnel, aux quatre sens inventoriés par l’exégèse, ces quatre composantes se trouvent ipso facto investies de la prérogative qui appartient à ces quatre sens, et elles sont par conséquent « les points fixes d’une topique et d’une herméneutique de l’Ecriture ». C’est fort bien “joué” ; c’est, nous devrons le dire, sataniquement joué.


(A suivre : Une imposture satanique Teilhard et Luther dans le bocal Tridentin)
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Michel-Louis Gars du Loir



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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Mer 18 Sep - 15:08


Une imposture satanique Teilhard et Luther dans le bocal Tridentin

Il faut, auparavant, déjouer le “jeu”. Il faut déclarer, il faut crier s’il se peut à toute l’Église, que ces propos du “cardinal” R. sont une tromperie, une imposture, une forfaiture. Une tromperie, parce que la convertibilité des deux quaternités, l’une du Catéchisme l’autre de l’exégèse, n’est qu’un concordisme artificiel, non consistant au point de vue épistémologique. Il ne conviendrait pas même de relever chose si peu sérieuse ; mais, malheureusement, elle a fait et fera impression sur de malheureux fidèles un instant éblouis mais incapables d’en juger. C’est une imposture, parce que les auteurs du Catéchisme se défendent expressément d’avoir eu l’exorbitant propos que leur attribue le “cardinal” R. « Cette sainte assemblée[ le Concile de Trente] en effet (en décrétant ce catéchisme), a voulu simplement donner aux Pasteurs et aux autres Prêtres ayant charge d’âmes, la connaissance des choses qui appartiennent en propre au ministère d’une paroisse, et qui sont le plus à la portée des fidèles… » « En conséquence, nous croyons devoir avertir les Pasteurs que chaque fois qu’ils auront à mettre en lumière un passage de l’Evangile ou de toute autre partie de l’Ecriture sainte, ils pourront toujours le ramener à l’un de ces quatre points, et y prendre comme à sa source l’explication désirée. » Le Catéchisme de Trente est donc un instrument de travail hautement autorisé, pour la pratique de la catéchèse dans toute l’Ég1ise. Les auteurs de ce Catéchisme, “Pères” du Concile de Trente, ont d’ailleurs défini que « la révélation surnaturelle est contenue dans les livres écrits et la tradition non écrite… » [D.S. 1501, 3006]. Ils ont assigné quels sont les critères de cette double Révélation ; et ces critères sont [ évidemment ! ] tout autres que les quatre composantes du Catéchisme. Ils connaissaient les quatre sens de l’Ecriture, dont la distinction est présupposée pour définir quelle est respectivement la portée des livres canoniques, et par conséquent la Révélation. Ils n’ont pas eu, il est impossible qu’ils aient pu avoir, l’étrange idée de subordonner les quatre sens de l’Ecriture respectivement aux quatre composantes du Catéchisme. Encore une fois, cette trouvaille mérite de sombrer dans le ridicule. Mais il y a, surtout parmi les « Traditionalistes », des “chefs de file” si ignorants et si infatués, qu’ils mettent en œuvre tout leur obscurcissement en vue d’assurer le succès du “cardinal” R.… qui les prend fort habilement au piège d’un faux zèle dévoyé par la passion.

La manœuvre se déploie cependant avec une assurance qui en rend le but manifeste. Qu’on veuille bien en effet mesurer la portée de cette surprenante affirmation. « Les quatre composantes maîtresses [Symbole, Sacrements, Décalogue, Pater] sont à considérer comme les points fixes d’une topique et d’une herméneutique de l’Ecriture. » L’herméneutique de l’Ecriture, c’est cela qui constitue, sous la mouvance du Magistère, la norme objective et suprême de la Foi. Par conséquent, le “cardinal” R. affirme implicitement, mais très clairement et catégoriquement, que les NORMES OBJECTIVES ET SUPRÊMES de la Foi, ce sont : le Symbole, les Sacrements, le Décalogue, le Pater. Que le lecteur veuille bien faire un effort d’attention. Qu’il veuille concentrer son attention, afin de lire ce qui est écrit, de le comprendre, de le “réaliser”, au lieu de se remettre instinctivement en l’esprit ce à quoi il croyait, et qui est juste le contraire de ce qui est écrit. Jusqu’à présent, on a toujours admis, dans l’Église fondée par Jésus-Christ, que la Révélation est la norme de toute réalité ecclésiale. Le Symbole n’est qu’un abrégé des principaux articles. Il n’est pas loisible de modifier un mot du Symbole, PARCE QUE le Symbole ne fait que reproduire des VÉRITÉS RÉVÉLÉES. La norme primitive, c’est la Révélation, et ce n’est pas le Symbole. Quelques courageux fidèles ont accompli strictement leur devoir de croyant, en protestant contre la substitution de « même nature » à « consubstantiel ». La révélation de « consubstantiel » a une base incomparablement plus large que le Symbole. Nul, dans l’Église, ne peut changer la Révélation ; il suffit en fait d’une quelconque “Conférence épiscopale” pour “faire passer” une grave altération du Symbole [“catholique” a failli devenir “universelle”…]. Substituer le Symbole à la Révélation est une mesure arbitraire, contraire à la Vérité [et à la Vérité même de la Révélation], dictatoriale, et mettant les fidèles à la merci des faux prophètes de la nouvelle religion. De même, les Sacrements ont toujours été considérés comme étant subordonnés à la Foi : sacramenta fidei. Les Sacrements sont ordonnés à promouvoir la Foi vive ; mais ils en présupposent la réalité et l’essence même. Eh bien ! c’est cette ordination que le “cardinal” R. prétend inverser. C’est la révolution ratzingérienne […copernicienne]. La Foi ne serait plus, si on en croit le “cardinal”, le pôle autour duquel gravitent les autres valeurs ecclésiales ressortissant aux personnes ; ce serait au contraire la Foi qui serait normée par certaines de ces valeurs promues clandestinement à la dignité de « points fixes ». On doit du moins être reconnaissant au “cardinal” R. d’avertir [ par inadvertance ? ] ceux de ses interlocuteurs qui demeurent aptes à comprendre. Il dévoile en effet [ est-ce dans un but œcuménique ? ], que cette sorte de révolution dont il est le protagoniste officiellement accrédité, c’est tout simplement celle de Luther relancée par le même astucieux procédé. « Luther a utilisé cette structure [Symbole, Sacrements, Décalogue, Pater] pour son catéchisme, aussi naturellement que les auteurs du Catéchisme du Concile de Trente l’ont fait » (p. 12). Luther l’a fait si naturellement, c’est-à-dire avec tant de “naturel”, qu’il a substitué aux Sacrements définis par le Concile de Trente de pseudo-sacrements, et qu’il a réussi à propager une pseudo-foi, en imposant ces pseudo-sacrements. Le “cardinal” R. se réfère au Catéchisme de Trente. Il en conserve la forme, tout comme Luther. Luther, il est vrai, fut franc. Utilisant le bocal, il changea l’étiquette et s’en prit à Rome. Tandis que le “cardinal” R. vient au nom de “rome”, et il induit les aveugles à estimer qu’il conserve l’étiquette : Tradition ! Mais, pour ce qui est du contenu, le “cardinal” R. procède « aussi naturellement » que Luther. Car « ces sacrements » que le “cardinal” R. brandit triomphalement « au nom de Trente », devant les “Traditionalistes” émerveillés jusqu’à l’attendrissement, ce ne sont aucunement les Sacrements définis par le Concile de Trente. CE SONT LES “SACREMENTS” WOJTYLIENS, tous invalides parce que infestés de protestantisme, de modernisme, de naturalisme [d’“hominisme”]. Les sacrements, la messe surtout, falsifiés par Luther, et diffusés sous la “forme” sécurisante du bocal tridentin, ont distillé la fausse doctrine de Luther et corrompu la foi. Les sacrements caricaturés, désacralisés, néantisés par Vatican II et Wojtyla, distillent déjà et distilleront de plus en plus la fausse doctrine qui en a inspiré sataniquement la mise au point et la promulgation. Le processus est le même ; typiquement, à cet égard : Ratzinger, c’est Luther. C’est même pire que Luther! Car Luther était contre Rome; tandis que le “cardinal” R. est l’agent de “rome”. Car si Luther a certes subverti la foi par les sacrements falsifiés, ce fut seulement en fait ; en respectant du moins que la Foi et la Révélation soient fondées sur l’intégralité de l’Ecriture […sous la mouvance du Magistère]. Tandis que le “cardinal” R. pose, à l’origine de la même subversion, un faux principe qui est censé la justifier. Ce seraient les sacrements nouvelle manière, ce serait le baptême « cérémonie d’introduction dans la communauté paroissiale » [et non plus le Baptême signe efficace d’une communication gratuite et surnaturelle ayant entre autres pour effet d’effacer le péché originel] ; ce serait ce nouveau baptême donc, qui devrait maintenant, d’après le “cardinal” R., être « reconnu comme le point fixe d’une topique et d’une herméneutique de l’Ecriture », et par conséquent être reconnu comme étant le principe qui norme la foi. [13]
[13] : De même pour la « nouvelle “messe” » : il ne s’agit plus du Saint sacrifice de la Messe mais de la « synaxe [du grec sunaxis : assemblée] sacrée ou le rassemblement du Peuple chrétien » (« Constitution [prétendue] apostolique Missale Romanum” » [promulguée par Paul VI en 1969], Institutio generalis, § 7) que, dans les paroisses matérielles, on n’appelle pas Messe mais « assemblée dominicale » [ !…] et qui doit donc, d’après le “cardinal” R., être « reconnu comme le point fixe d’une topique et d’une herméneutique de l’Ecriture ». (Note du transcripteur.)

Telle est la troisième «opération R”, qui ne le cède en rien aux deux premières. Elle consiste à insister d’une manière spectaculaire sur la nécessité de conserver la forme du “bocal” et “l’étiquette” ; et à “faire passer”, dans une masse ainsi “tranquillisée”, un “contenu” gravement altéré. [14]
[14] : Paragraphe souligné en caractères plus grands par le transcripteur : J. Ratzinger, devenu Benoît XVI, n’a changé en rien et a toujours le même objectif si bien décrit ici par Mgr Guérard des Lauriers.

La conférence du “cardinal” R. s’achève sur des considérations critiques qui, comme telles, c’est-à-dire en tant que critiques, sont derechef fort pertinentes. La catéchèse a négligé systématiquement la doctrine de la Création, et le Décalogue. Le “cardinal” R. fait justement observer que ce ne fut pas sans grave dommage. Et on se réjouirait certes qu’il en préconise la réintroduction, si on n’était tenu en suspens par une troublante question. Car enfin, on est bien d’accord sur le fait que la crise tient à l’hypertrophie de la “méthode” et à l’évacuation du “contenu” ; en sorte que, pour « la surmonter », il faut restituer le “contenu” partout où on en observe la carence. Mais si, au lieu de restituer la Foi chrétienne, on proclame une foi teilhardienne ; si, au lieu de conserver ou de remettre dans le “bocal” tridentin et sous l’étiquette : “Tradition”, les Sacrements qui ont été définis par le Concile de Trente [ le Concile ! et pas seulement la Préface du Catéchisme ! ], on persiste à en EXCLURE ces Sacrements, et à y introduire frauduleusement les “sacrements” wojtyliens, alors une telle opération s’avère catastrophique… et. sataniquement suscitée en vue de détruire l’Église en vue de la mieux détruire, en paraissant la servir [15].
[15] : Ce que Benoît XVI faisait encore et toujours, avec la même méthode. (Note du transcripteur.)

Monsieur le “cardinal”, combien vous avez raison : oui, il faut rétablir les bases de la Foi, il faut enseigner le Décalogue et la Création. Mais avant de nous féliciter au reçu de votre exhortation, nous attendons que vous vouliez bien donner quelques précisions. Si en effet vous entendez la Création à la [célèbre] manière de Teilhard, comme vous osez entendre la très sainte Foi elle-même à la manière de Teilhard, le mieux que nous puissions faire est de vous déclarer que : « Nous vous entendrons là-dessus une autre fois » (Actes, XVII, 32)… espérant d’ailleurs vous suivre en toute théologale euphorie, quand vous aurez vous-même victorieusement “secoué la vipère” (Actes, XXVIII, 5) de l’hérésie. [16]
[16] : Paragraphe souligné en caractères plus grands par le transcripteur. Notre attitude à l’égard de Benoît XVI, qui n’est pas Pape formaliter, sera la même qu’à l’égard du “cardinal” Ratzinger.


Perte de la Foi et liberté religieuse

Monsieur le “cardinal” MACHARSKI traite du rapport entre : « Communication de la foi, et épreuve de la foi ». Le “cardinal” M décrit en termes pathétiques le cheminement que doit suivre, en particulier dans le monde actuel, le témoignage de la foi. « Nous voulons parler des épreuves de la foi, à la lumière de la foi » (p. 10). Le “cardinal” M rapproche « notre temps [que nous] percevons comme une nuit » (p.2), de la nuit de Gethsémani et des “nuits” de saint Jean de la Croix [pp.7-8]. Voilà certes d’heureux rappels, qui montrent où puiser, pour pâtir chrétiennement l’« épreuve de la Foi ». Mais, précisément, il faut puiser, il faut vouloir puiser ; et l’exposé du “cardinal” M est à cet égard, hypothéqué de graves viciosités. D’une part, il amalgame sans les distinguer, et même comme il se devrait les opposer, les “nuits” qui sont à la fois l’œuvre et l’instrument de la sainteté avec l’obscurcissement dans lequel le monde se trouve immergé par le péché. D’autre part, ce qui revient pratiquement au même, le “cardinal” M cite, au titre de norme pour la foi et pour le témoignage, les deux textes de Vatican II qui affirment explicitement l’hérésie : hérésie de la “nature humaine innovée” [« Par son Incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme » (p.6). Et c’est ainsi que l’obscurcissement de l’humanité se trouve FAUSSEMENT assimilé à la “nuit” de Gethsémani. Nous renvoyons aux Cahiers de Cassiciacum, N° 3-4, pp. 120 sv] ; hérésie de la « liberté religieuse » publiquement affirmée (p.20).

(A suivre : La dictature wojtylienne et ses complices)
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Michel-Louis Gars du Loir



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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Mer 18 Sep - 20:59


La dictature wojtylienne et ses complices

On devait évidemment attendre que des “cardinaux” ayant reçu et accepté leur “dignité” de la faveur wojtylienne manifestent, surtout en vue de « Transmettre la foi aujourd’hui », leur allégeance à Monseigneur Wojtyla. Chacun le fait en se plaçant à un point de vue de son choix. Le “cardinal” Macharski révère, en Monseigneur Wojtyla, le défenseur de Vatican II, et le témoin de l’“Homme” [« L ‘épreuve de la foi, c’est la lutte pour la liberté : oui, c’est la lutte pour la liberté vers Dieu, et par Lui pour la liberté vers l’homme » (cardinal Macharski, p.2). On reconnaît, dans l’ordination des “pour”, la doctrine de « la route » développée dans “Redemptor hominis” (cf. Cahiers de Cassiciacum, N° 3-4, pp. 128-131)]. Les propos malsains du “cardinal” Danneels ne peuvent qu’être agréés, et “authentiqués” par Wojtyla l’obsédé sexuel qui a submergé les auditoires du mercredi, de masculinité et de féminité [“chrétiennement”] “défoulées”. Tout cela n’est certes pas négligeable. C’est même suffisamment scandaleux, d’une part, pour confirmer que ni ce Wojtyla, ni ses suppôts, qu’ils soient ou non “cardinaux”, n’ont actuellement dans l’Église quelque Autorité que ce soit ; d’autre part, pour exiger qu’une cérémonie spéciale de réparation soit faite à N.D. de Fourvières et à N.D. de Paris, non seulement pour les célébrations liturgiques sacrilèges, mais également à un titre tout à fait propre, pour les exécrables blasphèmes qui ont été proférés dans ces Sanctuaires vénérés, avec mépris, sarcasme et insolence à l’égard de la Vérité.

Il reste cependant à rendre manifeste et évident, ce qui est, de beaucoup, encore plus important.

Vatican II est, au dire même de ceux qui en furent les promoteurs secrets ou avoués, « dépassé ». La sexualité est, il est vrai, susceptible d’exercer une emprise quasi universelle, mais fluctuante et en définitive superficielle. Le jeu des marionnettes est utile pour capter l’attention ; mais ce qui importe, “ce qui passe”, ce qu’il faut discerner et dénoncer, c’est l’idée qui inspire et anime toute la pièce. Ce dont, en l’occurrence, il s’agit, c’est de : « Transmettre la foi, aujourd’hui ». Et comme la Foi théologale ne peut pas se transmettre humainement puisqu’elle est un don gratuit de Dieu, cette “foi” qu’il faut transmettre est en réalité, sous le déguisement d’une phraséologie ambiguë, une foi dans l’Homme c’est la foi wojtylienne, enracinée en Vatican II. Le cardinal Macharski l’a d’ailleurs laissé échapper, ainsi que nous l’avons ci-dessus relaté : « L’épreuve de la foi, c’est la lutte… pour la liberté vers Dieu, et par Lui pour la liberté vers l’homme ». L’aboutissant, c’est l’Homme. [De même d’ailleurs que si le Christ est la Voie “principale”, c’est en ce sens qu’Il reconduit à une “autre” route, « centrale, unique, première, fondamentale » qui est l’homme (Encyclique “Redemptor hominis”)]. Dieu, et le Christ et Sa Mère ne sont pas écartés ; ils sont situés à leur “juste” place, en fonction de l’Homme. La Foi théologale est encore admise, mais comme étant un rameau de la foi en l’“Homme”. Et comme cette foi, vaticandeuse et wojtylienne, ne vient pas du Ciel, elle ne peut durer sur terre que là où on l’impose. Il faut le bien comprendre : inoculer cette foi est, pour l’église wojtylienne, une question de vie ou de mort.

La révolution ne s’achève et ne perdure que dans la dictature : c’est une loi bien connue, inhérente au collectif humain considéré au point de vue politique. C’est-à-dire que les doctrinaires de la révolution se trouvent tôt ou tard acculés à la dictature, pour éviter la mort et éluder la contradiction. Comme il s’agit de religion et d’église, les doctrinaires de Vatican II n’ont pas d’autre issue qu une dictature de la foi. Tel est le choix, parfaitement cohérent et ordonnancé en logique humaine, par lequel le “cardinal” Ratzinger préside magistralement aux destinées de l’église wojtylienne [17]. Il réussit à infiltrer, et à imposer, par le prestigieux Catéchisme de Trente, réduit à une simple structure que Luther a d’ailleurs également utilisée, une foi qui n’est pas la Foi en Jésus-Christ, puisqu’elle se trouve manifestée et même pratiquement normée par des “sacrements” autres que ceux institués par Jésus-Christ. Ces conférences sont donc, ecclésialement, par l’initiative nouvelle qui les a inspirées et plus encore par le contenu des exposés, un événement à grande portée. Elles achèvent de dévoiler quels sont, dans l’actuelle église officielle, les objectifs visés et les procédés accrédités. « Vous connaîtrez [ces faux prophètes] à leurs fruits » (Matt., VII, 16, 20). Fasciné par l’Homme, le malheureux troupeau devient allergique au sacré, et se trouve, surnaturellement, comme anesthésié.
[17] : Comme il présidait, en tant que « “pape” materialiter » Benoît XVI qu’il était devenu, magistralement aux destinées de l’église, disons : vaticandeuse. (Note du transcripteur.)

Ces conférences sont également « le signe de contradiction par lequel seront découvertes les pensées d’un grand nombre de cœurs » (Luc, II,35). Car un dictateur ne s impose qu’en réduisant les opposants ; et la suprême habileté consiste à les recruter comme partisans. C’est ce que devraient comprendre, et déjouer, les fidèles qui se veulent “attachés à la Tradition”, et qui se laissent en fait conduire “dans la fosse” (Matt., XV, 14) par des aveugles [ utinam ! ] qui sont les très efficaces instruments de la dictature wojtylienne : de N., DGC, M. [18], et influencé par eux, volens nolens Monseigneur Lefebvre lui-même. Ces personnages, certes extrêmement différents, concordent pratiquement en ceci. Qu’ils le sachent ou non, ils appliquent, et pour autant accréditent EN FAIT, le principe même, faux et subversif, qui est sous-jacent à la révolution sataniquement introduite dans l’Église. Qu’il en soit ainsi, qu’un principe faux et subversif soit EN FAIT appliqué, il est aisé de le découvrir. Lorsque Monseigneur Lefebvre, dans sa lettre au “pape” en date du 24 décembre 1978, demande qu’il y ait la MESSE et ladite “nouvelle messe”, a parité, sous le contrôle de l’évêque du lieu : cela revient à demander, et donc à admettre, qu’il y ait deux religions dans la même Église. Certes Monseigneur Lefebvre n’obéit pas à Wojtyla. On dira que l’Abbé de Nantes critique très durement [et lucidement] Wojtyla, que Dom G et avec lui Jean Arfel maintiennent valeureusement “la Sainte Litugie” [Non d’ailleurs sans véhiculer l’hérésie : « Non pas que le Christ descendrait par une sorte de bilocation pour se trouver soudain entre les doigts du prêtre, ce qui serait métaphysiquement absurde » (la Sainte Liturgie. Ed. Ste Madeleine, p. 41). SI, n’en déplaise à Dom G, le Christ se trouve soudain entre les doigts du prêtre, non par bilocation, mais substantiellement.] Mais, en réalité, cette procédure spectaculaire est à l’actif de Wojtyla [19] au point de vue publicitaire ; et elle propage, par une duplicité systématique, l’emprise de Satan triomphant. L’Église devient ainsi une sorte de cage à religion. Il y a d’abord la religion de Wojtyla, laquelle est censée garantir la continuité avec le passé, et partant l’authenticité. Et puis, dans cette même cage, qui serait l’Église, chrétienne puisque wojtylienne [?], il y a, selon chacun, une seconde religion : pour les uns, celle d’Ecône et des “prieurés” ; pour d’autres, celle de St Parres et de la CRC ; pour d’autres encore celle du Barroux et de la “beauté”. Et c’est cette seconde religion, extrêmement soucieuse de s’assurer A TOUT PRIX les plus solides assises pour le proche avenir, qui est ipso facto [!] la seule à posséder les promesses de la vie éternelle. — Or, professer en acte une telle doctrine suppose que l’on admette comme étant valable au sein même de l’église le principe de la coexistence pacifique ! Cela suppose, à la fois en principe et en acte, que l’on puisse être et que l’on est AVEC [ una cum ! ]  Wojtyla, sans être POUR Wojtyla. Or, c’est ce même faux principe qu’appliquent en fait Wojtyla et ses suppôts. Ils prétendent être AVEC le Christ, parce que le Christ serait AVEC eux, et donc être l’“autorité” ; alors qu’ils prouvent manifestement et continûment, par leur comportement, qu’ils sabordent les trésors divinement commis à la garde de l’Église, et qu’ils ne sont donc pas POUR le Christ. Le Christ a expressément condamné cette duplicité. “Etre avec Lui” et “être pour Lui” se distinguent, il est vrai, comme la forme et la fin, mais sont par le fait même absolument inséparables, parce que respectivement convertibles avec : « ne pas être contre Lui » (Matt., XII, 30 ; Marc, IX, 39). Tous ceux qui affirment officiellement être “una cum” Wojtyla, et qui résistent au même Wojtyla [20], sont en fait les propagandistes les plus radicalement subversifs, au service de la satanique tromperie perpétrée par la dictature wojtylienne, parce qu’ils préconisent obstinément et A TOUT PRIX l’application du principe même sur lequel repose ladite dictature : “ÊTRE AVEC”, SANS “ÊTRE POUR”. Deux religions, dont la divergence radicale rend impossible qu’elles soient l’une AVEC l’autre, et qui cependant sont dans la même “Église”, parce qu’elles sont censées être POUR le même Dieu.

[18] : « de N., DGC, M. » : de Nantes, Dom Gérard Calvet, Madiran. (Précision du transcripteur.)

[19] : Aujourd’hui, “François Ier” après Benoît XVI. (Idem.)

[20] : Idem et id.


Cette doctrine, professée et vécue, imposée et répandue, par les “prieurés” et par la CRC, par “le Barroux” et par “Itinéraires”, cette doctrine est pratiquement la négation de l’Église Corps mystique de Jésus-Christ, de cette Église dont l’unité est catholique [hat’holon : unité d’un tout organique] par NATURE, dont la splendeur ordonnée exclut toute dualité. Les propos sataniquement habiles du “cardinal” Ratzinger feront-ils comprendre à tous les wojtyliens “honteux” – mais wojtyliens quand même ! – qu’en prétendant être dans une Église où il y aurait en réalité deux religions, ils sont CERTAINEMENT hors l’Église de Jésus-Christ ; et que, s’ils veulent être DANS l’Église de Jésus-Christ, ils doivent dire NON en paroles et en actes, à la dictature wojtylienne. « Jusques à quand clocherez-vous des deux côtés ? » (I Reg., XVIII, 21), clamait le prophète Elie aux enfants d’Israël compromis avec Baal. A vous tous, qui tenez à être avec Wojtyla, sans cependant être pour lui, Dieu envoie un nouvel Elie… en la personne de Ratzinger !!! Comprendrez-vous ? “Ne cherchez plus des deux côtés”. Si réellement, vous croyez avoir besoin d’être AVEC Wojtyla, alors soyez POUR Wojtyla. Et si vous refusez réellement d’être POUR Wojtyla, alors ne soyez plus AVEC Wojtyla ; cessez Monseigneur Lefebvre, de négocier avec Wojtyla ; cessez, de Nantes, d’envoyer vos fidèles chez Wojtyla ; cessez Gérard-Arfel, de propager partout avec mauvaise foi et ignare impudence [Itinéraires n° 265 juillet-août 1982 pp. 8-9, expose la thèse de Benevolens sur « le véritable sens de una cum » – Lettre non conformiste, BP 151 16105 COGNAC Cedex ; n° 34, octobre 1982, donne la réfutation de cette thèse – Or le Supplément voltigeur à Itinéraires n° 101 pp. 5-6 reprend mot à mot le texte de Benevolens, sans aucune allusion à la critique] qu’on puisse être, au cours de la MESSE una cum Wojtyla, et que le “cardinal” R. [et donc Wojtyla] défendent le Concile de Trente (Suppl. Voltigeur n° 106)

+ M.L. GUÉRARD DES LAURIERS o.p.


Fin
de l’article de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS
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JP B
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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Lun 11 Nov - 4:32

On me communique, ce matin dans ma messagerie personnelle, le texte ci-dessous de Mgr Guérard des Lauriers tiré de je ne sais quel N° de la revue “Einsicht”, assorti d’une critique de M. Gérard Tronche présenté comme étant, paraît-il, un « thomiste distingué » (nous verrons exactement, en fait, ce qu’il en est avant le texte même de Mgr Guérard) dans laquelle
ce faux thomiste a écrit:
L’ultime conclusion que nous pouvons tirer de l’analyse de Mgr Guérard des Lauriers qui nous entraîne dans une impasse et nous laisse dans l’incertitude.

Toute Messe, pour être valide et conférer la grâce sanctifiante, selon la formule canonique du « Te igitur », doit être célébrée pour l’Église et par l’Église, c’est-à-dire pour tous ses membres et par le Pape qui en est le Souverain Pontife. Si le Siège de Pierre est occupé par un hérétique, et si, comme il se doit, l’évêque diocésain est placé sous la juridiction de ce Pontife suprême, nous pouvons affirmer que cette messe nous fait participer à cette abomination en nous entraînant objectivement à notre damnation éternelle. Quant à ceux qui célèbrent une Messe selon le rite traditionnel, voire le nouveau, en se déclarant « non una cum » ou non unis à cet antipape, nous pouvons malgré tout en conclure, qu’ils ne reçoivent pas non plus la grâce sanctifiante, parce qu’ils ne sont plus les membres de l’Église universelle, mais plutôt ceux d’une secte assujettie à l’autorité d’un évêque n’ayant aucun mandat de Dieu pour exercer ses fonctions. [...]
De cette critique, nous pouvons remarquer ceci :
  1. Si la première phrase (tout le 1er §) assez longue pour ne pas constituer un titre, n’est effectivement pas un titre, elle est alors difficilement compréhensible car elle ne comporte pas de proposition principale mais seulement trois subordonnées relatives, la seconde (« qui nous entraîne dans une impasse ») et la 3ème (« et nous laisse dans l’incertitude ») venant compléter la première (« que nous pouvons tirer de l’analyse de Mgr Guérard des Lauriers »). La locution « L’ultime conclusion » n’est en effet directement sujet d’aucun verbe ! (Cf. Français facile http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-12877.php et http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-35491.php.)
    Voici là un bien étrange “thomiste” (mais nous verrons cela plus en détail plus bas) qui semble ne pas même connaître les règles fondamentales de sa propre langue...


  2. Après l’analyse de la forme de ce 1er §, passons à l’examen rapide sur le fond du second paragraphe :
    La première phrase (« Toute Messe, pour être valide et conférer la grâce sanctifiante, selon la formule canonique du “Te igitur”, doit être célébrée pour l’Église et par l’Église, c’est-à-dire pour tous ses membres et par le Pape qui en est le Souverain Pontife »), comme nous le verrons dans le texte de Mgr Guérard, est globalement exacte à ceci près que ce n’est bien sûr pas le Pape lui-même qui célèbre chacune de toutes les Messes qui sont offertes dans le monde (M. Gérard Tronche s’exprime bien imparfaitement ce qui peut rendre son propos incohérent) mais c’est par lui (le Pape) que tous les Prêtres peuvent les célébrer.

    La seconde phrase (« Si le Siège de Pierre est occupé par un hérétique, et si, comme il se doit, l’évêque diocésain est placé sous la juridiction de ce Pontife suprême, nous pouvons affirmer que cette messe nous fait participer à cette abomination en nous entraînant objectivement à notre damnation éternelle »), appelle les remarque suivantes :
    Premièrement, si le Siège de Pierre est occupé par un hérétique, personne n’est placé sous sa juridiction car ile ne possède pas le pouvoir de Juridiction en acte et il ne saurait être « le Souverain Pontife » !
    Deuxièmement, ce n’est que si la messe est offerte « una cum » l’hérétique qui occupe de fait (et “materialiter” seulement, dans ce cas) le Siège de Pierre, que « cette messe nous fait participer à cette abomination [...] ».
    Enfin, une telle messe nous entraîne « objectivement à notre damnation éternelle » si nous avons conscience de sa gravité et de son caractère peccamineux : on ne peut être entraîné objectivement à la damnation éternelle que par le péché mortel, lequel pour exister requiert trois conditions (matière grave – c’est cas ; pleine advertance [connaissance ou conscience] – ce peut ne pas être le cas et alors il n’y a pas péché mortel ; et plein consentement – ce qui peut être douteux s’il n’y a pas pleine advertance) et si l’une seule de ces trois conditions manque, il n’y a pas péché mortel et l’on n’est pas entraîné objectivement à la damnation éternelle.
    Toute cette phrase est pure invention de M. Gérard Tronche et n’est nullement, comme nous le verrons en le lisant, induite pas le texte de Mgr Guérard des Lauriers hormis le fait qu’une telle messe et l’assistance à une telle messe sont objectivement une abomination (il y a bien matière grave) !

    La dernière phrase citée ci-dessus (« Quant à ceux qui célèbrent une Messe selon le rite traditionnel, voire le nouveau, en se déclarant “non una cum” ou non unis à cet antipape, nous pouvons malgré tout en conclure, qu’ils ne reçoivent pas non plus la grâce sanctifiante, parce qu’ils ne sont plus les membres de l’Église universelle, mais plutôt ceux d’une secte assujettie à l’autorité d’un évêque n’ayant aucun mandat de Dieu pour exercer ses fonctions »), vise principalement, sinon exclusivement, les Prêtres de l’Instituto Mater Boni Consilii dont M. Gérard Tronche fut un temps le fidèle en fréquentant la chapelle des Sœurs de Serre-Nerpol.
    Il y prétend (dans cette phrase) que ces Prêtres seraient assujettis à l’autorité d’un évêque, ce qui est absolument faux ! L’Évêque en question (Mgr Geert STUYVER) en effet, n’est aucunement le supérieur de l’Institut de la Mère du Bon Conseil : il n’a (et il le reconnaît) aucun pouvoir juridictionnel mais il ne fait qu’assurer ce qui relève du pouvoir d’Ordre, savoir, dispenser le Sacrement de l’Ordre, précisément, et celui de la Confirmation...
    Aussi, l’allégation selon laquelle ces Prêtres ne seraient, pour cette raison (« [assujettis] à l’autorité d’un évêque n’ayant aucun mandat de Dieu pour exercer ses fonctions »), « plus les membres de l’Église universelle, mais plutôt ceux d’une secte » est parfaitement calomnieuse et dépourvue de tout fondement réel !...
    Monsieur Gérard Tronche, cela est connu dans le cercle de Serre-Nerpol et chez les fidèles de Grenoble où il habite, s’est fâché, nous ne savons pas pourquoi, tant avec les Sœurs apparemment, qu’avec les Prêtres qui les desservent, et il ne fait là que rejeter sur eux son ressentiment d’une manière fort déloyale et illégitime.


Monsieur Gérard Tronche, disions-nous plus haut, est un bien étrange “thomiste” et nous écrivions même à son propos, en entête de la citation que nous en avons faite, ce faux thomiste, et, comme promis, nous nous proposons maintenant de démontrer la chose.

Il a été fait de lui (à moins que ce soit lui-même qui l’ait écrit) sur un blog que nous ne nommerons pas (du moins pas autrement que « Ca…..caPédia ») le 28 juin 2013 sous le pseudonyme de Martial, cette citation :
Martial a écrit:

[...]*

G.Tronche écrit à un abbé guérardien notamment ce qui suit :




(…)

la matière d’un côté et la forme de l’autre, matière première (corps humain) et forme substantielle (âme) d’une part et la matière seconde (le nez) et la forme accidentelle (concavité) de l’autre (autorité accidentelle et de surcroît usurpée), et le tour est joué. Scolastiquement parlant, cette explication relève de la fantasmagorie. Le Siège du bienheureux Pierre détiendrait-il un pouvoir magique ?
[...]* Il convient de voir dans cette conception de l’autorité une carence de métaphysique ou une incapacité à saisir la différence fondamentale entre ce qu’est une chose (« essentia vel natura ») ou son essence (« quidditas ») et le fait qu’elle existe, c’est-à-dire ce qui lui advient de l’extérieur ou ce qu’elle reçoit de Dieu (« hoc est adveniens extra ») dont l’essence est son exister lui-même ou son être (« cuius essentia est ipsum suum esse »). À cause d’une assimilation inachevée de la Métaphysique de saint Thomas d’Aquin dont les fondements se trouvent dans celle d’Aristote qu’il faut par conséquent bien connaître, Mgr Guérard des Lauriers ** a généré une secte de plus qui a semé autour d’elle, avec sa thèse imprudente et néfaste, une confusion dans les milieux traditionnalistes dont le dénouement semble relégué aux calendes grecques, c’est-à-dire à un temps qui n’existera jamais.



Dire que la substance serait « un tout indivisible » c’est confondre l’être de l’essence et l’être de  « l’étant », de la chose substantielle (qui  est un composé d’une  essence et l’être de la chose déterminée, « l’étant »)
***

Notes de JP B :

[...]*
 : Partie de texte non nécessaire ici et qui n’est pas reproduite.

**
 : Heureusement qu’il y a Gérard Tronche pour corriger et rattraper le théologien privé de Sa Sainteté le Pape Pie XII, Mgr Guérard des Lauriers, qui, d’après cet éminent “thomiste”, aurait été trompé par « une carence de métaphysique ou une incapacité à saisir la différence fondamentale entre ce qu’est une chose (« essentia vel natura ») ou son essence (« quidditas ») et le fait qu’elle existe [...] » et qui aurait ainsi été victime (ou auteur) « d’une assimilation inachevée de la Métaphysique de saint Thomas d’Aquin [...] », lui qui, véritablement Dominicain, et par excellence, connaissait St Thomas sur le bout des ongles ! Laughing No...

***
 : Souligné par JP B en vue d’analyse plus bas.


Nous passera sur le style fumeux et à dire vrai incohérent de ce discours indigeste et nous ne nous arrêterons que sur la partie que nous avons soulignée.

Celle-ci, à la suite du post du nommé Martial, a fait l’objet (sous le pseudonyme de T. d'Apremon et au même endroit car nous nous étions un moment – à la demande expresse d’un autre intervenant – mis à écrire sur ce blog imbuvable) d’une réponse de notre part que nous reproduisons ici intégralement :
T. d'Apremon a écrit:
On sait que Sa Sainteté le Pape Léon XIII a, dans son Encyclique Æterni Patris, imposé non seulement la méthode mais également la doctrine philosophique de St Thomas d’Aquin.
Cela a été confirmé par St Pie X dans son Encyclique Pascendi Dominici gregis, au n° 63 : « Nous voulons et ordonnons que la philosophie scolastique soit mise à la base des sciences sacrées… Et quand nous prescrivons la philosophie scolastique, ce que nous entendons surtout par là — ceci est capital — c’est la philosophie que nous a léguée le Docteur Angélique. Nous déclarons que tout ce qui a été édicté à ce sujet par notre prédécesseur reste pleinement en vigueur, et, en tant que de besoin, Nous l’édictons à nouveau et le confirmons et ordonnons qu’il soit par tous rigoureusement observé ».
Sa Sainteté le Pape Pie XII, dans son Encyclique Humani Generis, a également confirmé ce que décrétait ainsi Léon XIII et St Pie X, en disant « qu’il n’y a pas » à ce niveau « place pour la libre discussion ».
Le
Canon 1366 § 2 impose également, quant à lui, que « Les professeurs doivent ordonner les études de philosophie rationnelle et de théologie, de même que la formation des élèves dans ces disciplines, selon la méthode du docteur Angélique, et s’en tenir religieusement à sa doctrine et à ses principes. »

Devant les contestations qui s’élevèrent sous St Pie X entre « spécialistes » sur le contenu réel de la doctrine de St Thomas, ce saint Pape demanda qu’on lui fit un catalogue des principales propositions du saint Docteur. Ainsi prirent naissance les 24 thèses thomistes. Saint Pie X les approuva le 27 Juillet 1914 comme contenant bien les principes et les thèses principales du Docteur Angélique.

Les 24 thèses thomistes sont donc, en raison de tout cela, obligatoires pour tout philosophe catholique.

Or, la thèse 10 énonce : « Etsi corpoream naturam extensio in partes integrales consequitur, non tamen idem est corpori esse substantiam et esse quantum. Substantia quippe ratione INDIVISIBILIS est, non quidem ad modum puncti, sed ad modum ejus quod est extra ordinem dimensionis. Quantitas vero, quæ exstentionemsubstantiae tribuit, a substantia realiter differt, et est veri nomini accidens. »
C’est-à-dire : « Bien que l’extension en parties intégrantes découle de la nature corporelle, cependant ce n’est pas la même chose pour un corps d’être une substance et d’être une quantité. La substance est certainement INDIVISIBLE par sa nature, non selon le mode du point, mais selon le mode de ce qui est en dehors de l’ordre de la dimension. Quant à la quantité qui donne son extension à la substance, elle en diffère réellement et c’est un véritable accident. »
« Parmi les nombreux passages où St Thomas enseigne cette proposition, nous citerons : I Sent., dist. 37, q. 2, a. 1, ad 3 ; II Sent., dist. 30, q. 2, a. 1 ; Cont. Gent., lib. IV, c. 65. » (R.P. Edouard HUGON, O.P., PRINCIPES DE PHILOSOPHIE – LES VINGT-QUATRE THÈSES THOMISTES.)

Donc, quand M. Gérard TRONCHE, ou Martial, on ne sait, écrit « Dire que la substance serait “un tout indivisible” c’est confondre l’être de l’essence et l’être de “l’étant”, de la chose substantielle (qui est un composé d’une essence et l’être de la chose déterminée, “l’étant”) », autrement dit plus simplement : « Dire que la substance serait “un tout indivisible” c’est » une erreur, il manifeste là qu’il n’est pas thomiste.

D’autre part, quand il insinue que la thèse dite de Cassiciacum confondrait « L’ÊTRE de l’essence et L’ÊTRE de “l’étant” » alors que l’être serait donc double pour lui, il ne cesse de confondre lui-même l’essence et l’existence et va ainsi contre la thèse 3 qui affirme ceci : « Quapropter in absoluta ipsius esse ratione unus subsistit Deus, unus est simplicissimus; cetera cuncta quae ipsum esse participant, naturam habent quae ipsum esse participant, naturam habent qua esse coarctatur, ac tanquam DISTINCTIS REALITER PRINCIPIIS, ESSENTIA et ESSE constant. »
C’est-à-dire : « Dieu subsiste seul dans la raison absolue de l’être lui-même ; toutes les autres choses qui participent de Son être, ont une nature par laquelle leur être est limité, et se composent d’ESSENCE et d’existence, en tant que PRINCIPES DISTINCTS.»
«Voici quelques indications des passages où saint Thomas enseigne ouvertement, plane, cette proposition : I Cont. Gent. cc. 38, 52, 53, 54 ; De Ente et essentia, c. 5 ; q. De Potentia, a. 4, de Spiritualibus creaturis, a. 1, de Veritat., q. 27, a. 1, ad 8 ; Comment. In Boet. lect. II ; Sent., dist. 19, q. 2, a. 2 ; Summ. Theol. I, P., q. 50, a. 2, ad 3. » (R.P. Edouard HUGON, O.P., op. cit.)

De plus, quand il écrit plus haut « matière première (corps humain) et forme substantielle (âme) d’une part et la matière seconde (le nez) et la forme accidentelle (concavité) de l’autre », il montre qu’il ne comprend rien aux notions de matière prime (qui n’existe pas sans une forme substantielle), matière seconde (corps humain) qui existe avec sa forme substantielle (l’âme) et le nez du corps humain qui n’est pas un accident mais en fait partie (comme si un visage pouvait être normalement sans nez !…), les accidents substantiels (couleur de la peau due à l’ethnie, couleur des yeux, des cheveux naturels, grand, petit, enfant, adulte, etc.), les purs accidents (couleur de la peau due à l’exposition au soleil ou au manque de lumière, couleur des cheveux teints, place dans la société, etc.), l’essence de première intention (matière seconde et forme des accidents), essence de seconde intention (matière et forme substantielle), d’existence, de substance (essence et existence) : tout son laïus est un embrouillamini informe et indigeste, et pédant par son étalage verbal assommant et inconsistant.

Non, Gérard TRONCHE ou/et Martial, ne sont vraiment pas thomistes !
Cela bien sûr n’a pas plu à ces messieurs et le nommé Martial a répondu plusieurs messages interminables d’un laïus et d’un pédantisme imbuvables et souvent marqué par les seuls arguments ad hominem, pour tenter de contrer, et votre serviteur qui avait osé lui porter la contradiction, et ce qui n’est que l’application des principes exposés par le R.P. Edouard HUGON que l’on trouve exposés dans « PRINCIPES DE PHILOSOPHIE » (cliquez) et qui sont absolument irrécusables puisqu’imposés par notre Mère la Sainte Église Catholique elle-même !

On voit donc bien quelle est la valeur de Martial- Gérard TRONCHE comme « thomiste distingué » et de sa prétendue « ultime conclusion » du texte de Mgr Guérard des Lauriers...

Avec votre permission et en considération de tout ce que cela impose comme travail, nous reproduirons ce texte de Mgr Guérard des Lauriers demain.
Merci de votre compréhension !

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Lun 11 Nov - 18:51

Voici maintenant cet excellent texte de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS paru dans la revue “Einsicht” et portant sur


LE PROBLÈME DE L’“UNA CUM

dans la situation actuelle de l’Église
 :

Erreurs de Fr. Benevolens (et de tous les “una cum” actuels dans ladite situation).

Ce texte (on peut cliquer sur le titre pour vérifier la partie du texte publiée et consulter le site qui l’a partiellement mis en ligne) remarquable et très éclairant pour peu qu’on fasse quelque effort de compréhension, dont nous pensons que les caractères que nous avons mis en italique devaient être d’origine, est intitulé :


LE POUVOIR SANCTIFICATEUR ET LA VALIDITÉ DE LA MESSE POUR ET PAR L’ÉGLISE

[...]

Observons [...] que le mot “communion” ne désignerait pas adéquatement le rapport que le prêtre (ou d’ailleurs les fidèles) soutient avec l’Église, en cet acte d’Oblation. Le prêtre n’est pas seulement “en communion avec l’Église”. Le prêtre est le MINISTRE de l’Église ; il doit expressément AVOIR L’INTENTION DE L’ÉGLISE : c’est là une condition “sine qua non”, pour qu’il puisse agir “in persona Christi”. C’est donc en tant qu’il est ministre de l’Église, c’est au nom de l’Église, que le prêtre déclare uniment : “offerimus pro Ecclesia”–“offerimus ab Ecclesia”.

Voilà donc ce qu’il faut avoir PRÉSENT Á L’ESPRIT, si on veut déterminer quel est, au Te Igitur, “le vrai sens de l’una cum”, et partant quelle en est la portée. C’est à quoi nous pouvons maintenant procéder.

On vient de nommer l’Église, et de déclarer quel est le double rapport qu’elle soutient avec l’acte d’Oblation : l’Église est PRO1, en telle façon que nécessairement elle est AB2. Ensuite, fort naturellement, on précise ce qui vient d’être affirmé ; et on le fait en nommant, PAR ORDRE, les personnes qui, à des titres divers, composent l’Église. Et, bien entendu, cette explication ne peut être faite qu’“ensemble avec l’Église”, ne faisant qu’un avec l’Église. Les personnes nommées le sont expressément au titre de membres de l’Église, comme étant actuellement DANS l’Église, (“Au Canon de la Messe, on ne prie pas pour ceux qui sont hors de l’Église” saint Thomas. Somme Théologique ; III § 79, a7, 2m), et pas seulement “en communion avec l’Église” : expression qui consignifie une certaine indépendance ou extériorité. Le “una cum” signifie tout simplement que ce qu’on dit de l’Église, on le dit par le fait même, “ensemble”, de tout membre de l’Église en tant que tel, et conformément à la qualité qu’il a dans l’Église.

La portée de l’“una cum 3, portée qui en commande “le sens véritable”, est donc la suivante. Les deux rapports inséparables pro1 et ab2, que l’Église soutient nécessairement avec l’Oblation du Sacrifice, sont participés par tout membre de l’Église, en même temps (“una cum” ensemble avec) que par l’Église. Cette participation est évidemment mesurée, pour chaque membre, par la qualité qui est propre à celui-ci dans l’Église : qualification à la fois fonctionnelle et personnelle.

Le “sacerdoce des fidèles” (regale sacerdocium I Pierre. II, 9) se trouve ainsi signifié, et exercé, au début du Canon, comme il l’a déjà été, à l’Offertoire, d’une manière appropriée.

Le Roi qui, dans son Royaume et à son rang de “fidèle”, est responsable de la Gloire de Dieu et du bien spirituel, participe les deux mêmes rapports. Pro1 : le Roi a droit à l’application (mesurée par ses propres dispositions), du fruit que comporte toute Messe offerte en son Royaume. Ab2 : le Roi doit promouvoir, au moins indirectement, par tous moyens en son pouvoir, la célébration de la Messe 4.

Le Pape est évidemment la première personne qu’il faut nommer 5ensemble avec” l’Église ; attendu que l’Église militante, en tant que collectif humain, n’a d’unité visible et pour autant de réalité que dans la personne du Pape. Et pour lui primordialement subsistent les deux rapports pro1 et ab2, que tout membre de l’Église soutient avec l’acte de l’Oblation. Pro1 : le Pape a droit à une application qui lui est propre, du fruit que comporte toute Messe. Ab2 : la célébration de quelque Messe que ce soit est impérée6 par le Pape. Il importe de la répéter : on dégrade, et même on falsifie la signification de “una cum”, en traduisant “en communion avec”. Le prêtre, en l’acte de la célébration, n’est pas en communion avec l’Église, en ce sens qu’il serait posé en regard de l’Église et uni à elle. Le prêtre est plus qu’“en communion avec” ; il est “ministre de 5. Pareillement, on ne dit pas, au Te Igitur, que le Pape serait “en communion” avec l’Église. Car le Pape est le Chef visible de l’Église militante 5 ; et, eu égard à l’acte de quelque célébration que ce soit, le Pape est le Pontife souverain 5 : c’est lui qui, soit immédiatement, soit dans la médiation vivante exercée par la Hiérarchie, impère6 cette célébration.

Ainsi, en vertu même de la Doctrine promulguée par le Concile de Trente, de même que Pro1 Ecclesia consignifie et inclut concrètement ab2 Ecclesia, pareillement et en même temps (“una cum”, ensemble avec ce qui concerne l’Église) pro1 Papa consignifie et inclut concrètement ab2 Papa.

Nommer JP II 7 au Te Igitur c’est donc consignifier, et c’est en réalité déclarer que la célébration à laquelle on procède est impérée6 par Mgr Wojtyla 7. Fr. Benevolens veut sans doute le bien ; mais il fait le mal en induisant gravement en erreur. Il cite, il est vrai, le commentaire littéralement exacte de respectables auteurs ; mais “la lettre tue” (II Cor. III, 6). Il y a des conditions de la santé, que seule en fait la maladie rend manifestes. Il y a des implications doctrinales que le vacarme de l’hérésie contraint de dégager. En “temps de crise”, il faut remonter aux principes les plus primitifs. Interpréter quoi que ce soit du Canon de la Messe sans tenir compte de la Doctrine promulguée par le Concile de Trente, c’est manquer gravement à la vertu de vérité. Telle se présente, trop souvent, la trahison des clercs : celle du Fr. Benevolens en particulier.

Rappelons que, même si on limite arbitrairement et indûment le champ d’application de “una cum“ au rapport : pro1, en laissant de côté le rapport : ab2, saint Thomas observe qu’“au Canon de la Messe, on ne prie pas pour ceux qui sont hors de l’Église” (III. § 79, a7, 2m). Mgr Wojtyla 7 ne doit pas être nommé au Te Igitur, puisqu’il est en état de schisme capital. Et c’est un scandale, qui a raison de sacrilège 5, de déclarer au cours d’une action sacrée que Mgr Wojtyla 7 serait “una cum Ecclesia tua sancta catholica”. Que la motivation de cette déclaration soit de “prier pour”, ou bien de signifier comment la célébration est “impérée6 par”, ne change rien au CONTENU de cette même déclaration. Ce contenu est une erreur, en matière très grave. L’erreur ne doit pas être introduite, encore moins déclarée, au cœur de ce qui est le cœur même de l’Église.


M. L. Guérard des Lauriers. “Christus novum instituit pascha


Dans la revue Einsicht

Notes de JP B
 :
  1. PRO : pour (l’Oblation est POUR ...).

  2. AB : de ; à partir de (l’Oblation provient DE[s], du ...).

  3. Una cum : UN, ensemble ; littéralement, UN AVEC ; unis ensemble.

  4. Que dire aujourd’hui de nos chefs d’États actuels ? !...

  5. Souligné par JP B.

  6. Impérée : impérativement exigée (en tant que Messe).
    Impérer : exiger impérativement. « [Le Pape] impère cette célébration » : il exige impérativement cette célébration en tant qu’elle est une Messe.

  7. Ou aujourd’hui “François”, Jorge BERGOGLIO.

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Sam 14 Déc - 15:21


Bulletin de l’Occident Chrétien

N° 84
OCTOBRE 1983


Mgr Michel-Louis G
UÉRARD DES LAURIERS

D
ÉCLARATION
[1]

[1] : (Pages 19 à 24.) Les caractères en italique ou en gras sont d’origine dans le texte. (Précision du transcripteur. – Les soulignés d’un trait sont de celui-ci.)

_________________________



Je remercie M. le Directeur du B.O.C. de vouloir bien publier ce qui suit... en marge d'un colloque[2], mais au cœur de l'Eglise.
[2] : Le Colloque de Montreux (Suisse) du mercredi 16 mars 1983, organisé par la FSSPX. (Précision de JP B.)

Le compte rendu du colloque tenu à Montreux le 16 mars 1983 m’est parvenu au mois de mai. Ce compte rendu, largement quoique privément diffusé dans les “prieurés” [et dont le passage ci-dessous a été reproduit dans la revue : “Marchons droit” (Revue des Exercices donnés par la Fraternité Saint Pie X, n° 23, juin-sept. 83, p.9)] contient un “Exposé de Monseigneur Lefebvre”. Je cite : « Je pense qu’il n’est pas impossible que nous entendions dire sous peu qu’un Pape a été élu en Amérique par les 10 ou 15 évêques que Monseigneur NGO DINH THUC a lui-même consacrés. Le Père GUÉRARD DES LAURIERS est allé à Palmar de Troya pour voir si ce pape pouvait être considéré comme authentique. C’est le schisme. Ce n’est pas à chacun d’entre nous de faire un Pape. On s’éloigne de la pierre fondamentale, on s’éloigne de l’Eglise » (p.10)

Or, cette affirmation de Monseigneur Lefebvre est une double calomnie, et un faux témoignage, diffusée clandestinement dans tous les lieux d’obédience lefebvriste. Une lettre recommandée, avec accusé de réception, est parvenue à Monseigneur Lefebvre [signature de la Secrétaire : "Soeur M. Joseph Elivel"] le 13 juin 1983, lui demandant rétractation. Monseigneur Lefebvre, à ce jour[3], n’a pas répondu, n’a rien rétracté.
[3] : En octobre 1983, mais en réalité, il n’a jamais répondu ni rien rétracté.

Je dis que l’affirmation de Monseigneur Lefebvre est une double calomnie : materialiter, et formaliter :

Parce que, premièrement, materialiter, je ne suis jamais allé à Palmar de Troya.

Parce que, deuxièmement, formaliter, j’ai toujours soutenu, tant par paroles que par écrit, qu’il ne peut y avoir actuellement dans l'Eglise aucune “suppléance”, ni quant au pouvoir magistériel ni quant au pouvoir de juridiction. Monseigneur Lefebvre ne peut ignorer que telle est ma position, attendu que je l’ai fréquemment exposée au Séminaire d’Ecône, où j’ai fait des cours chaque année, depuis la fondation jusqu’en septembre 1977, date à laquelle j’ai prêché la retraite de rentrée au Séminaire Saint Pie X.

Je dois d’ailleurs observer que, depuis plusieurs années, en dépit de mes protestations réitérées, Monseigneur Lefebvre continue de m’“amalgamer”, soit avec le R.P. Barbara sous l’étiquette “sedévacantiste”, soit avec Palma de Troya sous inculpation de schisme. Monseigneur Lefebvre entretient donc systématiquement la confusion, ce qui lui permet de paraître avoir raison, en éludant d’ailleurs toute loyale discussion. Il prétend agir ainsi “pour ne pas troubler les consciences” ; mais il les fausse si radicalement sur des points qui intéressent le salut, qu’il devient impossible de ne pas protester. Je me borne ici à évoquer les points saillants d’une étude à paraître prochainement.

L’Eglise, c'est Jésus-Christ communiqué. Cette communication comporte deux aspects organiquement liés, dont la phénoménologie est divinement révélée. D’une part, la MISSIO : “Allez, enseignez, baptisez, éduquez...” (Matt. XXVIII. 18-20). Voilà, dans l’Eglise militante, “jusqu'à la fin du siècle”, la catéchèse, les sacrements, le gouvernement [des âmes]. D’autre part, la SESSIO : “Vous qui m’avez suivi, vous serez assis, vous aussi, sur douze trônes, jugeant...” (Matt. XIX. 28). Voilà instaurée, même dans l’Eglise militante, la hiérarchie qui manifeste et réalise la catholicité.

La distinction et l’unité entre Missio et Sessio sont tellement inhérentes à l’Eglise, qu’elles sont homologuées par le Droit canon, tant dans l’universel qu’en particulier.

“D'institution divine, la hiérarchie sacrée comporte, eu égard à l’ordre (ratione ordinis) : Evêques, prêtres, ministres ; eu égard à la juridiction (ratione jurisdictionis) : le pontificat suprême et l’épiscopat subordonné...” (Canon 108.3). Ainsi, LA hiérarchie sacrée, une et unique, comporte cependant DEUX rationes : la ratio ordinis ressortit à la Missio, la ratio jurisdictionis à la Sessio.

Si maintenant on considère la hiérarchie en chaque degré particulier, par exemple la charge pastorale commise à un Curé, on y observe, tout comme dans la hiérarchie universellement envisagée, la même dualité d’aspects, et entre ces deux aspects la même unité. Ce Curé reçoit du Christ, de par l’Evêque qui l’“installe” Curé de telle paroisse : munus et officium (Canons 147, 150, 151). Par l’OFFICIUM, qui a raison de relation, ce Curé est référé, dans le Christ, au troupeau dont il est ainsi constitué [uniment avec (una cum) le Christ, avec le Pape, avec l’Evêque] le pasteur, ratione ordinis ; par l’officium ce Curé participe, dans l’Eglise, à la Missio qui est partie intégrante de l’Eglise. Par le MUNUS, qui a raison de qualité inhérente à la personne, ce Curé reçoit uniment [simultanément selon une unité d’ordre] du Christ, du Pape, de l’Evêque, d’être intégré dans la hiérarchie ecclésiale, ratione jurisdictionis ; par le munus, ce Curé participe, dans l’Eglise à la Sessio qui est partie intégrante de l’Eglise. L’officium est fondé et mesuré par le munus, comme la relation l’est par son fondement. Mais cette même analogie [de la relation] montre que le munus et l’officium sont réellement distincts ; tellement qu’ils peuvent être, accidentellement, disjoints. Si par exemple ce Curé contracte un “mariage civil”, son “officium devient ipso facto et sans aucune déclaration vacant, par renonciation tacite” (canon 188.4). C’est-à-dire que, sans aucune procédure canonique, les paroissiens doivent tenir que ce prêtre, “civilement marié”, n’est plus leur Curé. Il a annihilé, pour lui, l’officium dont il était investi. Mais il possède encore “illégitimement” le munus [ et pour autant l’officium (Canon 151) ], jusqu’à ce qu’un procès canonique, dans lequel l’Eglise juge au nom du Christ, le lui ait retiré. Le munus est donc bien réellement distinct de l’officium, puisqu’il peut, accidentellement, en être séparé.

La SESSIO et la MISSIO, réellement distinctes et organiquement liées, ont été d’abord promises (Matt. XVI. 18-19), puis conférées (Jn XXI. 15-19) à Pierre seul. Mais TOUT ce qui concerne la MISSIO a été conféré également aux Douze [ou Dix] autres Apôtres, en même temps qu’à Pierre, et en stricte parité avec Pierre : Eucharistie (Marc XIV. 22-24) ; pouvoir d’absoudre (Matt. XVIII. 18 ; Jn XX. 22-23). Et la solennelle promesse : “Voici que je suis avec vous en tout temps jusqu’à la consommation du Siècle” (Matt. XXVIII. 20), concerne expressément la MISSIO intimée aux Onze à égalité. Tandis que, l’histoire le prouve, le premier Pape ne jouit pas de l’exclusive, quant au privilège de l’indulgente fermeté : “Et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères” (Luc XXII. 32). La MISSIO est, certes, entée et mesurée dans la SESSIO ; mais, dans l’Eglise militante où “tout est au service du salus animarum” (Pie XII, 3 juin 1956), la SESSIO est pour la MISSIO ; la SESSIO, et elle seule, parachève en catholicité l’unité qui, inchoativement, mais en propre, appartient déjà à la MISSIO. Voilà pour l’“Eglise [militante] en ordre”.

L’Eglise militante est actuellement “occupée”, et mise en état de privation. W [= Mgr. K. Wojtyla], régulièrement élu [je l’admets jusqu’à preuve certaine du contraire], par un conclave qui comportait une dizaine d’authentiques Cardinaux [lesquels n’ont pas protesté], W donc occupe le siège de Rome ; il est pape “materialiter”. [A ceux qui déclarent le Siège vacant, je fais observer que l’Eglise étant une société sagement constituée, les personnes physiques ou morales habilitées à déclarer la vacance de l’autorité sont ipso facto juridiquement aptes à réaliser la “provisio” de l’autorité. Que le P. Barbara[4] et Me de Bois Menu convoquent “un” conclave ; on achèvera alors de les prendre au sérieux]. W[5], entre autres forfaitures, profère habituellement l’hérésie. Il est manifeste que, continûment, W[5] nuit au “bien commun” que l’autorité comme telle doit promouvoir dans le collectif humain : “Eglise militante”. DONC, EN VERTU DU DROIT NATUREL, W[5] est métaphysiquement et juridiquement non capable d’exercer l’autorité. EN VERTU DU DROIT NATUREL, dont la métaphysique est créée par DIEU LUI-MÊME, W[5] n’a pas, en acte, l’Autorité ; il n’est pas, il ne peut pas être Pape “formaliter”. Il n’y a pas à lui désobéir : car ses pseudo-ordinations sont nulles. [Le Canon 118, encore moins les lois pénales, étant lois ecclésiastiques, ne s’appliquent pas au Pape, attendu qu’elles tiennent de lui leur force exécutoire. Mais on peut dire, en se référant au Canon 118, que W[5] est, par son propre comportement, “ipso facto, sine ulla declaratione”, privé d’“officium” ; il est privé de l’officium qui incombe normalement à l’Evêque de Rome, bien qu’il possède encore “illégitimement” le munus]. La Sessio est donc ébranlée au sommet ; et l’ébranlement se propage, de la clé de voûte, dans tout l’édifice. J’ai conservé des lettres, écrites par Monseigneur Lefebvre en 1976, dans lesquelles il reconnaît, en termes équivalents, ces mêmes choses.
[4] : Qui finira, après le décès de Mgr Guérard des Lauriers survenu le 27 février 1988, par adopter, à sa manière, il est vrai) la distinction materialiter – formaliter, classique en philosophie thomiste, cœur de la thèse de Mgr Guérard dite “de Cassiciacum”. La preuve en est que durant la longue maladie finale du R.P. Barbara qui ne pourra plus lui-même célébrer la sainte Messe, du moins en public, il confiera sa chapelle de Tours aux Prêtres de l’Istituto Mater Boni Consilii de Verrua-Savoia (Italie) disciples de Mgr Guérard, en prenant l’un d’eux près de lui. (Note de JPB.)

[5] : Aujourd’hui l’abbé Jorge M Bergoglio (FrançoisI). Cette précision ne sera pas répétée. (Idem.)


Les trois positions que nous combattons ont en commun de ne pas prendre en compte (ou de refuser) la distinction réelle entre matière et forme dans un tout accidentel, ici le pontificat suprême, et ignorent complètement le caractère analogique de la distinction materialiter, formaliter.

Certains vont jusqu’à prétendre qu’il n’y a jamais de matière sans forme, confondant le tout substantiel avec le tout accidentel et la matière première avec la matière seconde.

Cette méconnaissance métaphysique entraîne les “conciliaires” à négliger les faits au point de considérer la mission comme remplie, d’autres à s’imaginer avoir le droit de faire un pape, et Monseigneur Lefebvre à tenter de concilier les inconciliables.

Cela étant, voici très schématiquement comment se situent les principales options.

La première “option” est celle de Monseigneur Lefebvre 1983. Elle consiste, au moins en fait : d’une part, à affirmer que la Sessio est intacte [W est “Pape”, absolument, véritablement ; “mauvais pape”, mais “pape”] d’autre part, à reconnaître que sur des points essentiels qui relèvent extrêmement du Pape comme tel, voire de l’infaillibilité, la Missio est si gravement viciée qu’il faut ne s’y pas conformer [Monseigneur Lefebvre tient encore sur “la Messe”]. Cette position enclot, inconsciemment on veut l’espérer, un blasphème contre l’unité et contre la sainteté de l’Eglise. L’Eglise est uniment : Missio et Sessio organiquement liées. Il est impossible que, d’une authentique Sessio procède habituellement, une “missio” radicalement infestée. La même erreur revêt, dans la praxis des prieurés, une autre forme. Silence absolu sur la question du Pape, anathème quiconque oserait soulever cette question dans la chapelle d’un Prieuré Saint Pie X ! Or la fidélité “verbale” à un mannequin de pape ne confère nullement la catholicité à une entreprise dont le farouche exclusivisme manifeste à l’évidence qu’elle est une secte asservie au père du mensonge.

Les autres options ont du moins le mérite d’éviter l’incohérence, inconsciente sans doute mais objectivement blasphématoire du lefebvrisme. Elles tiennent, en commun, qu’à une Sessio authentique doit correspondre une Missio bonne et même sainte. Les conciliaristes [Vatican II] acclament W, et chantent la nouvelle Pentecôte. Ils déchanteront. Les fidèles réellement attachés à la Tradition, en qui l’intérêt de la très sainte Foi murmure contre la nouvelle “missio”, comme la syndérèse “murmure contre le mal” (“murmurat malo”), ces fidèles-là rejettent la “W – sessio” ! Il y a de nombreuses et subtiles modalités. Chacun sait, au moins en France, qu’on doit ne pas confondre les radicaux-socialistes avec les socialistes-radicaux ! Force est donc de simplifier.

L’Eglise militante ne pouvant se réformer que du dedans, la question que pose incontinent l’ébranlement de la Sessio est évidemment la suivante. Que reste-t-il de cette Sessio dans l’actuelle “église officielle” ? Nos chers Evêques “fidèles”, NNSS THUC, LEFEBVRE, DE CASTRO MAYER... unanimement ( ! ) ont “démissionné” ; sur quoi il y aurait beaucoup à dire, si l’on s'attardait à pleurer ou à se divertir. Mais le fait est là, brutal, inéluctable. Ils ont, en démissionnant, reconnu comme étant l’Autorité un Montini ou un W hypothéqués d’un schisme capital ; las ou bernés, ils ont perdu toute Autorité, ils ne participent pas davantage à la Sessio que GUÉRARD DES LAURIERS et autres. Ils peuvent, il est vrai, sonner le tocsin de la si glorieuse résistance épiscopale ! Les voilà humblement réduits au rôle du célèbre “Quasimodo” dans l’atrium de leurs cathédrales. Dieu les entende ! “Epheta, quod est adaperire” (Marc VII. 34) ! Que Dieu fasse résonner la mélopée si soigneusement préparée par le R.P. de BLIGNIÈRES aux oreilles de quelque évêque résidentiel... emprisonné, ou attardé, ou retardé... suffisamment conditionné pour que cet évêque n’ait pas encore pu poser l’acte humain qui seul changerait en péché l’acquiescement au moins tacite à la “sessio – W”. Tout espoir n'est pas perdu.

Et cette simple lueur INTERDIT ABSOLUMENT D’ENVISAGER, MÊME AU TITRE DE SIMPLE ÉVENTUALITÉ, la reconstitution d’une pseudo-sessio à partir d’Evêques qui n’ont aucune juridiction ORDINAIRE [bien qu’ils aient juridiction per modum actus, en vertu de la MISSIO, pour confectionner validement quelque Sacrement que ce soit, en faveur de quelque fidèle que ce soit]. C’est pourquoi je proteste contre la calomnie [de Monseigneur Lefebvre] qui consiste à m’amalgamer au Palmar, ou aux Evêques consacrés par Monseigneur THUC, lesquels, téléguidés semble-t-il par Mlle Czoria RIESTRA, MM HILLER et HELLER, risquent très fort une nouvelle aventure Grégoire XVII. Il est dommage que Monseigneur THUC se laisse circonvenir sur ce point, alors qu’il a fort lucidement rompu avec le Palmar, à partir du 6 août 1978 [date à laquelle Clemente s’est cru “pape”]. Les craintes exprimées par Monseigneur Lefebvre au sujet des “dix ou quinze évêques” sont donc justifiées ; mais les mêmes craintes sont encore beaucoup plus graves à l’égard de Monseigneur Lefebvre lui-même. LUI, TOUT COMME EUX, TOUS ont l’obsession de la Sessio ; lui, sénile et puéril, s’accroche aux basques d’un hérétique... pourvu qu’il soit assis ! Eux, matamores et “virils”, (humanum dico), veulent, par quelque moyen que ce soit, installer un quidam, pour pouvoir se référer à quelqu’un d’assis. C’est la même erreur, que propage si dangereusement le sécurisme séducteur. NON à tout cela. La Sessio ne peut être rétablie dans l’Eglise par des personnes qui en sont privées. Tel est le principe assuré qu’il faut coûte que coûte appliquer. Dieu interviendra. Sur ce point, il faut attendre, “in silentio et spe”... (Isaïe XXX. 15) ; “espérant contre l’espérance même” (Rom. IV. 18).

L’obsession de la Sessio suffoque également tous ceux qui extrapolent l’humble attente à l’égard de Dieu qui Seul peut restaurer cette Sessio, en un attentisme indifférent à l’égard de la Missio [6]. La Missio est cependant l’instrument immédiat du salus animarum. En ce qui la concerne, la question est simple si on veut la poser lucidement. L’ébranlement de la Sessio entraîne évidemment que la Missio ne peut être revêtue de la catholicité qu’elle devrait avoir [le drame affreux de la liturgie : il faudrait pouvoir dire, au Te igitur : “una cum JP II...”, et il est impossible de le dire]. Cependant, la Missio a une unité propre : “Il n’y a qu’un seul corps et qu’un seul Esprit... Il n’y a qu'un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême” (Eph. IV. 4.5). La Missio est une, puisque chaque composante [enseignez, baptisez, éduquez (dans l’Esprit)] est une : dominant la diversité qui tient au lieu et au temps. Cette unité propre à la Missio est, il est vrai, sans la Sessio, précaire et inachevée : en ce sens que l’épreuve rend parfois difficile de ne point dévier, si la sécurité du Magistère infaillible est éclipsée. Mais “difficile” concerne l’homme, et importe peu, si Dieu le rend possible et même, EN LUI, assuré.
[6] : Mgr parle là de ceux qui sont absolument opposés aux sacres épiscopaux sans mandat romain dans la situation actuelle de l’Église en état de privation de l’Autorité (privation de Pape en acte, ou formaliter). (Note de JP B.)

Le dilemme, concernant la Missio est dès lors le suivant :
  • A. Ou bien : continuer la Missio [catéchèse, sacrements, éducation] ; bien que, réellement et objectivement une, elle soit inéluctablement en état de privation eu égard à la catholicité. Et si on entend continuer la Missio, il faut des Evêques ; ces Evêques, ne peuvent être consacrés que sans référence à l’Autorité, puisque celle-ci n’existe pas en acte. Le Sacre de ces Evêques est valide ; il n’est pas illicite, parce que les canons 953 etc., comme toutes les lois purement ecclésiastiques, n’ont force exécutoire que par le Pape régnant ; or, au temps de W, il n’y a pas et il ne peut pas y avoir de Pape régnant. Ces Evêques (au moins moi) se soumettent d’ailleurs par avance au jugement du Pape, si de leur [mon] vivant, Dieu donne un Pape à l’Eglise.

  • B. Ou bien : admettre que la Missio doit, au moins provisoirement cesser, parce qu’il est naturellement impossible qu’elle soit ce qu’elle devrait être. Dans cette perspective, on pourrait tout au plus transmettre la catéchèse, d’ailleurs sans cesse appauvrie par la hantise de l’erreur.

J’ai résolu, pour moi, ce dilemme, en choisissant A. Je n’ai aucune autorité pour imposer ce choix à qui que ce soit. Je respecte très profondément et très sincèrement ceux qui choisissent B... s’il en existe.

Mais je dénonce, devant Dieu et devant l’Eglise, l’abominable scandale que cause sur ce point la désinvolture de l’incohérence. Vous avez commencé, Monseigneur Lefebvre, de continuer la Missio. Je vous y ai aidé, autant que je l’ai pu. Or voici que vous vous sécurisez vous-même et vous visez à sécuriser les malheureux fidèles que vous trompez, en les agrippant avec vous à un mannequin, CE QUI VOUS EMPÊCHE DE CONSACRER DES ÉVÊQUES, CE QUI VOUS CONDAMNE À ABANDONNER LA MISSIO, À TRAHIR QUE VOUS LE VOULIEZ OU NON TOUS CEUX QUE VOUS AVEZ SÉDUITS [7]. Après vous, plus de Missio, après vous le déluge. C’est VOTRE œuvre que vous faites, non celle de DIEU. Et vous, Père de Blignières par exemple, qui refusez par soi-disant purisme ecclésial le Sacre du Père Guérard ou autres, vous devez choisir B. Fermez votre chapelle ; on prendra alors vos craintes au sérieux. Continuer la Missio, là où vous êtes, autant que vous durez vous, en refusant que d’autres aient soin de ce qui peut advenir hors chez vous, c’est, dans le principe même, faire VOTRE œuvre à vous, plutôt que celle de Dieu.
[7] : N’oublions pas que cela a été écrit cinq ans avant les sacres conférés en 1988 par Mgr Lefebvre qui, malheureusement, l’a fait non seulement sans le mandat de celui qu’il considérait être réellement Pape mais même en pleine opposition avec lui, ce qui est doublement schismatique !... (Note de JP B.)


+ M.L. GUÉRARD DES LAURIERS o.p.

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Mar 17 Déc - 9:07


Bulletin de l’Occident Chrétien

N° 101
JUIN 1985

__________


Mgr Michel-Louis G
UÉRARD DES LAURIERS

L’É
GLISE MILITANTE, AU TEMPS DE Mgr WOJTYLA
[1]

[1] : (Pages 12 à 22, notes pages 22 à 24.) Les caractères en italique ou en gras sont d’origine dans le texte. (Précision du transcripteur. – Les soulignés d’un trait sont de celui-ci. – Cette précision ne sera pas répétée dans les messages suivants.)

_________________________



Observer l’existence d’une chose induit à examiner quelle en est la nature. Cette loi tient à l’essence même de l’intelligence créée, en sorte qu’elle vaut même pour la plus primitive des démarches qui lui sont propres, savoir l’acte de questionner. Nous nous proposons d’examiner : 1. Comment l’appartenance à l’Église, fait actuellement l’objet d'une question ; 2. Comment cette question est habituellement résolue, dans l’Église “en ordre” ; 3. Comment cette question se trouve posée et peut être partiellement résolue, dans l’Église en état de privation.



1. Comment l’appartenance à l’Église fait-elle question ?



Les questions les plus primitives sont généralement posées, en quelque domaine que ce soit, lorsque l’ordre établi, dont on vivait sans en avoir pris clairement conscience, se trouve lui-même, par violence [c’est-à-dire pour des raisons extrinsèques à cet ordre lui-même], remis en question : soit théorétiquement, parce que la réflexivité devient, pour l’intelligence qui a déserté l’être, une auto-finalité qui parasite la véritable intelligibilité ; soit pratiquement, parce que l’“inimicus homo” instrument de Satan introduit dans les rouages le grain de sable qui en altère subtilement la haute fidélité. Ces deux symptômes, en ce qui concerne l’Église militante, sévissent actuellement ; ils invitent donc à examiner les questions dont ils sont au vrai, l’accompagnement.

Or, les deux questionnements les plus primitifs, concernant une chose quelle qu’elle soit, sont : an est ? cette chose existe-t-elle ? ; quid est ? qu’est cette chose, quelle en est la nature ? Ces deux questions sont inséparables entre elles : tellement que, pour poser la première, il faut avoir assigné, de la “chose” que l’on veut considérer, une définition provisoire dite “descriptive”, laquelle doit désigner clairement cette “chose” comme étant distincte de tout le reste qu’on choisit de ne pas considérer.

Nous ne nous étendons pas sur ces prolégomènes. Les difficultés d’ordre épistémologique qui leur sont sous-jacentes se trouvent en effet, en l’occurrence, survolées. Car l’Église militante demeure “toujours stable et inchangée, conformément à sa propre nature” (Pie IX. lam vos omnes, 13 sept 1868 ; DS 2997) jusqu’à la fin des temps, et donc même au temps de Mgr Wojtyla [que, pour abréger, nous désignerons ci-dessous par W]. La question quid est se trouve donc définitivement résolue, par la réponse divinement révélée qui lui correspond ; cela, au moins pour les fidèles qui se réclament de l’Église catholique romaine. “L’Église militante, c’est le corps mystique de Jésus-Christ en tant qu’il subsiste actuellement sur terre” [forme primitive de la définition]. Par voie de conséquence, nous le verrons, “l'Église militante, c’est l’ensemble des baptisés qui professent d’être soumis au Pape et aux Évêques qui sont en communion avec le Pape” [forme dérivée de la définition].

Pie XII, dans l’Encyclique Mystici Corporis Christi, a explicitement affirmé ce qu’ont toujours cru, en le vivant, tous les catholiques, à savoir la convertibilité pratique entre les deux formes de la définition : “Le Corps mystique de Jésus Christ [qui, par définition même constitue l’Église], c’EST l’Église catholique romaine” [2]. L’état actuel de l’Église militante contraint de recourir à la première définition [primitive], afin d’avoir parfaitement l’assurance de ne pas être induit en erreur par la seconde [dérivée].
[2] : Note N° 1 d’origine dans le texte : voir renvoi n° 1 en fin d'article. Ici, voir le suivant message.

Et telle est, en définitive, notre question.

Énoncée au point de vue de Pie XII, elle consiste en celle de la convertibilité pratique entre les deux définitions de l’Église ; ce qui, hic et nunc, revient à ceci : “l’ensemble des fidèles soumis à W est-il bien le Corps mystique de Jésus-Christ ?”

Énoncée absolument, cette même question est celle de l’an est concernant l’Église militante. Le Corps mystique de Jésus-Christ n’est pas un “universel séparé” de type platonicien ; c’est au contraire un universel métaphysique, inséparable des individus dans lesquels il subsiste. Qui sont ces individus ? Quels sont, s’il en existe, les critères concrets permettant de discerner ces individus avec certitude ?

Telle est donc l’“économie” de notre question. Nous allons l’examiner, d’abord pour l’Église “en ordre” (2), ensuite pour l’Église en état de privation (3).


+ M.L. GUÉRARD DES LAURIERS o.p.

(À suivre)

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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Mar 17 Déc - 9:18


Note N° 1 d’origine dans le texte :


Le texte de l’Encyclique “Mystici Corporis Christi” a été, comme nombre d’autres textes dogmatiques fort gênants pour la subversion, altéré ou tronqué dans les récentes éditions. C’est le procédé qu’employa Luther pour “avoir raison”. Passons. Non cependant sans observer que le “cardinal” J. RA TZINGER en personne a confirmé, ingénûment ou cyniquement ! l’affirmation de Pie XII, et cela, quant à l’absoluité, très précisément. Voici en effet ce qu’a osé écrire, sans autre justification que le poids de sa propre “autorité”, le personnage à qui la “Doctrine de la Foi” a été confié par W : « Vatican II dit aussi, et précisément, que l’unique Église du Christ s’est actualisée (subsistit) dans l’Église catholique gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques qui sont en communion avec lui. Cet “est actualisé dans”, on le sait, remplace l’ancien “est” (l’unique Église, c’est l'Église catholique)... [on ne peut] dénier aux autres [non catholiques] la qualité de chrétiens, ou refuser un caractère ecclésial à leurs communautés » (Doc. cath., 13janvier 1984, p. 127 b).
Le lecteur de ces lignes, très particulièrement s’il l’est aussi de “la Pensée catholique”... où se trouve chaudement préconisé le “ralliement” à ces “fidèles défenseurs” de la Foi, que sont le “cardinal” Ratzinger et W, ces lecteurs [avertis] voudront bien observer la très étrange alternance : autrefois, on [c’est-à-dire toute l’Église récapitulée en la personne de Pie XII] vous a dit que le Corps mystique du Christ, c’EST l’Église catholique romaine. Maintenant, moi [RatzingerJ, je vous dis : le Corps mystique du Christ SUBSISTE dans l’Église catholique romaine. L’affirmation, catégorique et impérative, par laquelle le “cardinal” J. Ratzinger prétend substituer “SUBSISTE” à “EST” peut et doit être considérée à deux points de vue. Ex parte objecti, c’est-à-dire quant au contenu, cette affirmation vise à entériner la doctrine erronée développée dans la “Constitutio Lumen gentium”. Ex parte subjecti, c'est-à-dire quant au progredi de la dictio à partir du sujet qui prétend frauduleusement être l’Autorité, ladite substitution n’implique rien moins qu’une radicale dénaturation de la Foi. Pie XII a écrit, a affirmé, a cru, a normé la Foi par le EST. Cela, selon Ratzinger, c’est ce que croyait l’Église sous Pie XII, c’était la “foi sous Pie XII”. Tandis que maintenant, l’“église d’aujourd’hui” [expression chère à W], croie sur ce point tout autre chose, à savoir ce qu’exprime le SUBSISTIT employé par Vatican II ; c’est donc ce SUBSISTIT qui, selon Ratzinger, devrait être l’expression de la foi dans “l’église d’aujourd’hui”. La norme de la foi c’est donc en fait selon Ratzinger [c’est-à-dire découverte au travers de ce que fait Ratzinger], cette norme est à chaque instant, ce que pense à cet instant l’“église” en tant qu’elle est un collectif humain. La règle de Foi n’est donc plus, plus du tout selon Ratzinger, la Vérité OBJECTIVEMENT RÉVÉLÉE, interprétée s’il est utile par référence à l’intelligibilité dont le principe de non-contradiction est la norme divinement posée. La foi de l’“église” est conçue, par Ratzinger et par W qui professent expressément de suivre Vatican II, de la même manière que l’“église” elle-même. Et c’est la manière moderniste. L’humanité ne se conçoit qu’“en marche”. Elle est un collectif dont le devenir est érigé en norme absolue pour chaque individu. Tandis qu’en réalité, l’humanité est une nature raisonnable, mesure et régulation immanente à chaque personne qui, de par Dieu, la participe. La “foi” de Ratzinger, W et Vatican II n’est que la transposition à peine voilée de la foi du judaïsme-talmudique. C’est la foi en l’homme et en l’humanité, parodie sacrilège de la Foi en la Vérité divinement révélée. La “nouvelle église” [d’“aujourd’hui”], que W et Ratzinger prétendent imposer comme étant l’Église de Jésus-Christ, cette “église” [réunion de toutes les églises !] “SUBSISTE” dans l’Église catholique romaine, tout comme la “foi” dans la seule authentique FOI dont l’Auteur et le Consommateur est le Verbe incarné. Arrière Satan (Marc VIII, 33). Cette “église n’est pas l’ÉGLISE ; cette “foi” n’est pas la FOI. Il est FAUX que cette fausse “foi” subsiste dans la FOI ; il est FAUX que cette “église”, qui est la contre-Église, subsiste dans l’Église, de quelque façon que ce soit. Le “SUBSISTIT” a les atours d’une condescendance magnanime ; il est en réalité une contrebande sacrilège qui vise à introduire le venin d’une mortelle impureté, au dedans même de la très sainte Foi, au cœur même de l’Église, l’Épouse immaculée.

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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Mar 17 Déc - 23:50


2. La certitude d’appartenir à l’Église militante, celle-ci étant “en ordre”.



La définition de l’Église militante présente, nous venons de le rappeler (1), deux modalités ; lesquelles ont toujours été considérées comme étant convertibles entre elles, selon la “praxis” ecclésiale expression spontanée de la vérité. Il est donc vitalement évident, pour tout fidèle appartenant à l’Église catholique romaine, que ladite appartenance ne peut être réalisée que simultanément et indissociablement : soit par référence au Corps mystique du Christ, soit par référence au collectif humain dont le chef visible est le Vicaire du Christ.

Cette distinction, pour la définition de l’Église, de deux modalités qui en intègrent l’unité, se trouve donc établie en quelque sorte “ex parte objecti” : c’est-à-dire par cela même que la lumière de la Foi montre objectivement de la réalité. Nous allons voir que, “ex parte subjecti”, c’est-à-dire en vertu même de la mise en œuvre faite par le croyant de cette même lumière de la Foi, la même distinction immanente à l’unité [pour les deux modalités de la définition] se trouve non seulement corroborée, mais en quelque sorte “démontrée”.

Appartient en effet à l’Église [militante] – Corps mystique, tout humain baptisé qui professe en acte la Foi reçue gratuitement au Baptême : telle est du moins l’appartenance de droit, quoiqu’il en soit des distinctions qui ressortissent à l’état de grâce. Or, l’un des articles dont l’ensemble constitue l’objet de la Foi, stipule que le Pape, Vicaire de Jésus-Christ, doit “conserver et déclarer infailliblement le Dépôt révélé” (Vatican I, Constitutio de Fide catholica, cap. 4 ; DS 3020). L’acte de Foi est donc UNIMENT, en tant qu’il est un acte de l’intelligence : d’une part THÉORÉTIQUE, au titre d’adhésion à la Vérité infailliblement révélée, en particulier à la nature même de la Foi et corrélativement à celle de l’Église, Corps mystique et collectif humain ; et, d'autre part, PRATIQUE, en ce sens qu’il implique en son exercice même d’être intelligiblement soumis au Pape, chef visible de l’Église collectif humain.

Et, dans l’Église militante “en ordre”, il y a OBJECTIVEMENT convertibilité entre les deux aspects théorétique et pratique qui sont propres à l’acte de la Foi, tout comme entre les deux aspects “Corps mystique” et “collectif humain” qui sont inhérents à l’Église militante [Tandis que, dans l’Église en état de privation, cette convertibilité se trouve annihilée (Cf. 3)].

Cela étant, être soumis à l’Autorité [savoir le Pape Vicaire de Jésus-Christ] en l’exercice même de la Foi, assure ipso facto la certitude MORALE d’appartenir à l’Église-collectif humain : attendu que l’Autorité est le principe propre de ce collectif hiérarchisé ; et la certitude est “morale”[3], puisqu’elle est fondée sur un acte qui, principalement est intérieur, et comme tel non communicable.
[3] : Note N° 2 d’origine dans le texte : voir renvoi n° 2 en fin d'article. Ici, voir le prochain message.


De plus
, dans l’Église militante “en ordre”, eu égard à la convertibilité entre les deux aspects de l’Église, la certitude morale d’appartenir à l’Église collectif humain, l’est également d’appartenir à l’Église – Corps mystique. C’est ce que les fidèles ont toujours vécu.

Enfin, il y a encore davantage
. Si en effet la soumission à l’égard de l’Autorité est exercée par les fidèles, elle est réciproquement l’objet d’un constat, d’une exigence et d’une approbation au moins tacites, de la part de l’Autorité. Celle-ci, en effet, en excluant éventuellement de l’Église ceux qui ne sont pas soumis à l’Autorité, affirme habituellement et positivement que font partie de l’Église ceux qui professent, en croyant, d’être ipso facto soumis à l’Autorité. Et cette Déclaration, latente et habituelle, mais objective et positive, émanant de l’Autorité, entraîne, pour ceux qui sont soumis à l’Autorité d’avoir la certitude non seulement morale, mais également PHYSIQUE, d’appartenir “en droit” [quoi qu’il en soit des questions attenantes à l’état de grâce] à l’Église [militante] : certitude “physique”, en ce sens qu’elle est immédiatement fondée sur une observation [celle du comportement habituel de l’Autorité] dont il y a évidence sensible.


+ M.L. GUÉRARD DES LAURIERS o.p.

(À suivre)

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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Mar 17 Déc - 23:58


Note N° 2 d’origine dans le texte :


La certitude est un état de tel sujet intelligent. Cet état est primordialement dans l’intelligence ; il consiste à ne pas considérer comme étant réalisable toute hypothèse qui serait incompatible avec ce dont il y a certitude. Quant à la genèse, la certitude peut : soit procéder d’un principe immanent au sujet qui la possède, et ce principe est l’évidence ; soit provenir d’une cause extérieure au sujet, et cette cause est en général le témoignage. Dans ce second cas, la certitude est donc fondée sur la médiation qu’exerce le témoin qui affirme, à l’égard du sujet qui reçoit et tient cette affirmation comme étant certaine. Cette médiation peut comporter : soit exclusivement les données propres aux cinq sens, et la certitude est alors dite physique ; soit, en outre une inférence qui est d’ordre mental, et la certitude est alors dite morale — Le fidèle qui professe intérieurement d’être soumis à l’Autorité en exerçant la Foi a, pour lui-même, l’évidence d’appartenir à l’Église collectif humain. Tandis que les autres fidèles n’ont, de cette appartenance, qu’une certitude morale ; et cela dans la mesure où ils observent de l’extérieur les actes qui la manifestent.

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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Jeu 19 Déc - 0:08


3. La certitude d’appartenir à l’Église militante, celle-ci étant en état de privation.


1] La vacance formelle de l’Autorité :
laquelle est le principe propre de l’Église militante-collectif humain, entraîne nécessairement qu’il ne peut y avoir actuellement ni critère propre ni par conséquent certitude propre de l’appartenance à ce collectif.

Point de certitude propre : c’est-à-dire qu’actuellement la certitude d’appartenir à l’Église militante ne peut être du type “physique”, mais seulement du type “moral”. Et en effet, l’absence de critère propre émanant normalement de l’Autorité, pour l’appartenance à l’Église militante-collectif humain, entraîne que la certitude de cette appartenance à l’Église militante-collectif humain ne peut ni confirmer ni même fonder, et au contraire ne peut que résulter, de la certitude d’appartenir à l’Église – Corps mystique, certitude qui par nature est du type “moral” et non du “type physique”.

La question que soulève la certitude d’appartenir à l’Église militante, celle-ci étant en état de privation, cette question est ainsi circonscrite, et elle se résout en la suivante. Qu’en est-il actuellement des critères et de la certitude, qui concernent l’appartenance à l’Église militante – Corps mystique ?


2]
Nous venons de le rappeler (l), appartient à l’Église tout humain baptisé qui professe en acte la Foi reçue gratuitement au Baptême, et qui doit donc être soumis au Pape exerçant au Nom du Christ les fonctions de Vicaire, notamment celle de “conserver et de déclarer infailliblement le Dépôt révélé”.

L’Église militante étant en état de privation, convient-il de conserver cette même définition ? Oui, évidemment, en tant que celle-ci est l’expression de la Révélation. Et donc, de cette définition, il faut retenir : d’une part, comme étant en acte, tout ce que n’exclut pas le principe de non-contradiction ; et, d’autre part, comme étant seulement en puissance, tout ce dont l’affirmation entraînerait actuellement contradiction. Tel est le principe[4] qu’impose nécessairement la métaphysique de l’être, et d’où procède la définition [provisoirement] circonscrite de l’appartenance à l’Église.
[4] : Note N° 3 d’origine dans le texte : voir renvoi n° 3 en fin d'article. Ici, voir le suivant message.


L’Église militante en état de privation est composée des baptisés qui professent en acte la Foi dont ils ont reçu la grâce et dont l’Objet est la Doctrine qui a été infailliblement déclarée comme étant divinement révélée par le Magistère de l’Église catholique romaine, tel qu’il s’est exercé jusqu’au 7 décembre 1965.

Lesdits baptisés professent donc en particulier qu’ils doivent être soumis au Pontife romain qui occupe légitimement le Siège apostolique et qui gouverne l’Église militante comme étant en acte le Vicaire de Jésus-Christ. Professer cette soumission, au même titre que tout autre article de Foi, est une condition nécessaire — et, conjointement à tous les autres articles, la condition suffisante — pour appartenir à l’Église. Mais, dans l’Église en état de privation, ladite soumission ressortit EN ACTE seulement au contenu de la Foi théorétique ; et c’est seulement EN PUISSANCE qu’elle constitue un comportement impéré[5] par la Foi dans l’ordre pratique. Et cela, parce que les conditions objectives [occupation légitime du Siège apostolique, gouvernement de l’Église exercé en acte] qui seules fondent métaphysiquement et rendent donc possible et exigible ladite soumission, ne sont pas actuellement réalisées.
[5] : Impéré : exigé impérativement. (Note de JPB.)



3]
La certitude [morale] d’appartenir à l’Église militante en état de privation, est donc convertible avec le fait de poser comme il doit l’être l’acte de Foi dont l’objet est la soumission à l’Autorité. Acte de Foi théorétique, que doit cependant accompagner et sous-tendre un harmonique d’ordre pratique :


+ M.L. GUÉRARD DES LAURIERS o.p.

(À suivre)

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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Jeu 19 Déc - 0:23


Note N° 3 d’origine dans le texte :


L’intelligence étant, par essence, capax entis, (capable de l’être), toute opération de l’intelligence doit être conforme à l’être. Le principe de non-contradiction exprime tout simplement que le raisonnement, troisième opération de l’intelligence, doit être conforme à l’être. Le principe de non-contradiction est, pour l’intelligence créée rationnelle, le plus primitif de tous. Il est d’ailleurs fondé immédiatement en Dieu Lui-Même. Celui dont l’Essence est l’Être ne peut pas faire que ce qui actuellement n’est pas, actuellement soit ; ni, inversement. Il s’ensuit que le principe de non-contradiction est la [seule] norme, à la fois immanente et transcendante, à toute mise en œuvre rationnelle de la Révélation. C’est à ce principe qu’il faut recourir dans tous les cas où il y a confrontation entre, d’une part la réalité, telle qu’elle est concrètement observée, et d’autre part la Vérité telle qu’elle est divinement révélée.

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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Ven 20 Déc - 2:09


3]
La certitude [morale] d’appartenir à l’Église militante en état de privation, est donc convertible avec le fait de poser comme il doit l’être l’acte de Foi dont l’objet est la soumission à l’Autorité. Acte de Foi théorétique, que doit cependant accompagner et sous-tendre un harmonique d’ordre pratique :

Foi théorétique
. L’Église militante a été placée, par Jésus-Christ qui l’a fondée, sous l’Autorité d’un chef visible, savoir le Pape Vicaire de Jésus-Christ, à qui tout membre de l’Église doit être soumis.

Foi pratique
. Je crois devoir être soumis, et je professe de l’être [EN ACTE, ou en puissance] à telle personne qui est [EN ACTE, ou en puissance] le Vicaire de Jésus-Christ.


[Observons que cette distinction, réelle dans l’Église militante en état de privation, entre la Foi théorétique et la Foi pratique, ne vaut pas : ni, dans l’Église militante “en ordre”, pour la personne investie de l’Autorité ; ni, actuellement pour W (= K. Wojtyla). La FOI théorétique EXIGE, dans l’ordre pratique : d’une part, pour les fidèles (subordonnés), la soumission à l’Autorité ; d’autre part, pour la personne investie de l’Autorité, la proclamation de la Vérité, notamment par la condamnation de l’erreur et par l’affirmation de soi comme étant l’Autorité. Mais tandis que les fidèles [subordonnés] peuvent avoir et exercer la Foi théorétique en l’Autorité, sans avoir à être soumis à une personne à qui il n’y a pas à être soumis parce qu’elle n'est pas en acte l’Autorité, cette personne elle-même (en l’occurrence W), ne peut pas, IN EODEM ACTU, d’une part croire théorétiquement (et donc réellement si cette Foi théorétique est réelle) qu’elle est l’Autorité ; et, d'autre part, manifester (et réaliser) par son comportement pratique qu’elle saborde l’essentiel du Bien qui est commis à l’Église, et que par conséquent elle ne peut pas être l’Autorité. Prétendre tenir simultanément le OUI et le NON, pour quelque dogme que ce soit, en particulier celui de l’Autorité, EXCLUT de pouvoir appartenir à l’Église fondée par “Celui qui est la Vérité” (Jn XIV, 6). C’est donc très précisément en tant qu’il occupe le Siège apostolique, c’est-à-dire qu’il est Pape “materialiter”, que W se trouve exclu de l’appartenance actuelle à l’Église militante, et ne peut donc être Pape “formaliter”].


L’objet de la Foi théorétique est une vérité immuable, qui concerne la constitution divine de l’Église. Quiconque possède la Lumière de la Foi doit donc professer cette vérité, en acte, même [et surtout !] maintenant, l’Église militante étant en état de privation.

L’objet de la Foi pratique est, présentement, une réalité en puissance ; attendu que l’état de privation consiste, pour l’Église militante, en ce que le Vicaire de Jésus-Christ n’y subsiste pas en acte. La Foi pratique doit donc, si elle est authentique, c’est-à-dire si elle est impérée [voir note [5] plus haut] comme il se doit par la Lumière de la Foi, se conformer avec une rigoureuse exactitude au statut métaphysique, savoir le caractère potentiel, de l’objet qui la spécifie.

Or il y a deux manières de nier la réalité qui est en propre celle de l’être en puissance : soit qu’on la tienne pour RIEN, soit qu’on l’érige en ACTE. En l’occurrence, ces deux altérations se produisent, l’une et l’autre également. Cela se trouve manifesté dans le personnage tristement typique de Mgr Lefèbvre. Les uns, comme Mgr Lefèbvre QUANT AUX VERBA, érigent en une réalité du type ACTE le Vicaire de Jésus-Christ tel qu’il est censé subsister présentement dans l’Église militante, et qu’ils identifient avec W. Les autres, comme Mgr Lefèbvre QUANT AUX FACTA, professent de “ne pas s’occuper de la question du Pape”, et réprouvent qu’on le fasse : ce qui revient à méconnaître, ou même à nier en pratique, que l’Église militante soit en état de privation parce qu’elle est seulement en puissance à avoir le chef visible qu’elle devrait avoir en acte.


+ M.L. GUÉRARD DES LAURIERS o.p.

(À suivre)

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Ven 20 Déc - 18:31

Or il y a deux manières de nier la réalité qui est en propre celle de l’être en puissance : soit qu’on la tienne pour RIEN, soit qu’on l’érige en ACTE. En l’occurrence, ces deux altérations se produisent, l’une et l’autre également. Cela se trouve manifesté dans le personnage tristement typique de Mgr Lefèbvre. Les uns, comme Mgr Lefèbvre QUANT AUX VERBA, érigent en une réalité du type ACTE le Vicaire de Jésus-Christ tel qu’il est censé subsister présentement dans l’Église militante, et qu’ils identifient avec W. Les autres, comme Mgr Lefèbvre QUANT AUX FACTA, professent de “ne pas s’occuper de la question du Pape”, et réprouvent qu’on le fasse : ce qui revient à méconnaître, ou même à nier en pratique, que l’Église militante soit en état de privation parce qu’elle est seulement en puissance à avoir le chef visible qu’elle devrait avoir en acte.


4]
Ces deux altérations, qui concernent formellement l’objet de la Foi pratique quant au statut métaphysique, tiennent en suspens radicalement [à la source même de l’acte] l’exercice de la Foi en tant qu’il est spécifié par le dogme relatif au statut de l’Autorité dans l’Église militante. Et cela, de deux façons.

Premièrement,
parce que les deux altérations sont contraires entre elles. Si Mgr Lefebvre est conscient, véridique et loyal, lorsqu’il professe et préconise vis à vis des fidèles de “ne pas s’occuper de la question du Pape”, comment ose-t-il faire signer à “ses” prêtres l’engagement de reconnaître W comme étant pape [Pape, réellement en acte]. Si Mgr Lefèbvre est conscient, il n’est ni véridique ni loyal. Cette duplicité n’est pas compatible avec la Lumière de la très sainte Foi.

Deuxièmement,
parce que les deux altérations, réalisées simultanément, entraînent que l’acte même de la Foi théorétique [dans le dogme qui concerne l’Autorité] est tenu en suspens. Si, en effet, Mgr Lefèbvre croyait, de Foi théologale, consciemment et loyalement, que le Pape est le Vicaire de Jésus-Christ et que tout fidèle doit lui être soumis, comment pourrait-il affirmer [et exiger qu’on affirme] en paroles que W est “Pape”, et professer en actes qu’on peut, si on le juge bon, ne pas s’occuper de lui ? Quelle séduisante et radieuse soumission ! Étonnamment moins “étriquée” que celle dont Mgr Lefèbvre fait une condition strictement sine qua non de l’appartenance à sa propre “Fraternité” ! Mgr Lefèbvre a-t-il la Foi dans le dogme qui concerne l’Autorité ? Et donc, puisque la Lumière de la Foi s’étend sans aucune acception possible à tous les articles également, Mgr Lefèbvre a-t-il la Foi théologale ? Dieu seul en est Juge. Mgr Lefèbvre est-il suffisamment conditionné, manipulé, inhibé, pour que l’authentique Lumière de Foi tapisse le subconscient et y suscite de généreuses œuvres pour la Gloire de la très sainte Trinité, tout en fuyant le Témoignage qu’impère[6] l’inexorable objectivité ? Cela est possible, cela est vraisemblable, cela même est souhaitable ! Mais, encore une fois, je m’abstiens absolument d’en juger.
[6] : Impérer : exiger impérativement. (Note de JP B.)


5]
Je n’ai évoqué le personnage à la fois typique et réel de Mgr Lefèbvre, que pour tirer de ce qui précède une conclusion CERTAINE.

Ce personnage typique est celui du fidèle, prêtre ou laïc, qui réalise simultanément deux conditions, savoir :
  1. être attaché à la Tradition, professer intégralement la MISSIO : c’est-à-dire reconnaître comme étant divinement instituée, par Jésus-Christ “ayant toute autorité”, l’ordination qu’il fit aux Onze à parité : “Allez, enseignez, baptisez, éduquez” (Matt. XXVIII, 18-20) ;

  2. soutenir l’un au moins des deux membres de l’alternative lefèbvrienne, c’est-à-dire : soit que W est “pape à part entière” [ou “formaliter”], soit qu’il n’y a pas à s’occuper de la question W.

Ce personnage a-t-il la Foi ? En vue de répondre à cette question, rappelons avec Léon XIII que si “on ne peut juger de l’intention qui par nature est interne, on en doit juger en tant qu’elle se manifeste extérieurement” (Apostolicæ curæ 13 sept. 1896, DS 3318). On estime, avec certitude [du type “moral”], que telle personne a la Foi si, dans tous les domaines de l’activité humaine, elle pose habituellement des actes que seule peut susciter la vertu de Foi.

Or, dans notre personnage typique : d’une part, sont effectivement réalisés des actes qui paraissent procéder de l’authentique Foi théologale ; d’autre part, l’exercice de la Foi se trouve, on vient de le montrer (4]), tenu en suspens en tant qu’il est spécifié par le dogme qui concerne le statut de l’Autorité. Que conclure ? Précisons-le à nouveau quant au contenu, et puis quant au mode de la conclusion.

Quant au contenu de la conclusion.
L’inhibition, concernant un seul article, suffit pour que l’on doive conclure : de soi, notre personnage typique a déserté la Lumière de la Foi. De soi, c’est-à-dire quant à la réalité considérée selon sa nature, objectivement. Mais des conditions subjectives interviennent également, par exemple une ignorance invincible, supposée non coupable, concernant la nature de l’autorité, et provenant de ce que le personnage typique, originellement bercé dans le volontarisme, en est devenu viscéralement et candidement allergique à la saine métaphysique. On doit donc, en stricte Justice, lui accorder le bénéfice de la divine Miséricorde ; il n’est pas impossible qu’il ait encore la Foi ; et même, ratione imperitiæ [imprimis, ratione Misericordiæ], il est plus probable qu’il l’a.

Quant au mode de la conclusion.
On . vient de le voir, la conclusion s’exprime concrètement, quant au contenu, dans l’alternative suivante. Il n’est pas impossible que le personnage typique ait la Foi. Il est possible qu’il ne l’ait pas. Cette alternative relève du “possible”. Par contre une chose est “certaine” quant au “mode”, c’est-à-dire quant à la manière d’établir cette conclusion. Le comportement du personnage typique rend en effet impossible, en droit comme en fait, de “décider” avec certitude l’alternative qu’on vient de rappeler. S’il n’est pas impossible que le personnage typique ait la Foi, par contre, il est en DROIT, et donc CERTAINEMENT, impossible d’affirmer avec certitude : le personnage typique a la Foi. Car les actes censément théologaux ne permettent pas de conclure avec certitude à l’existence de l’“habitus” qui leur correspond, dès là que l’exercice de cet “habitus” se trouve radicalement inhibé, alors que les conditions objectives en exigeraient qu’il fût actualisé ; cette déficience exige de conclure que ledit “habitus” peut ne pas exister, d’où il suit qu’on ne peut avec certitude affirmer cet exister.


+ M.L. GUÉRARD DES LAURIERS o.p.

(À suivre)

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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Sam 21 Déc - 15:43


6]
La même conclusion certaine peut être exprimée sous une forme affirmative.

Rappelons la forme négative, telle que nous venons de l’établir. Le comportement, observable et observé, du personnage typique rend impossible en droit d’affirmer : le personnage typique a la Foi. Ou bien : il est certain qu’on ne peut pas affirmer avec certitude que le personnage typique ait la Foi.

Or cette impossibilité d'affirmer avec certitude que le personnage typique ait la Foi, vient, on l’a vu (4]), de ce que celui-ci, par définition même, professe l’un au moins des deux membres de l’alternative lefèbvrienne, savoir : 1) survoler, et même en fait refuser de poser la question W ? ; 2) affirmer que W est Pape “formaliter”.

Il s’ensuit, “a contrario", la conclusion certaine que voici. Pour qu’on puisse affirmer avec certitude [morale], de tel fidèle qui professe intégralement toute la MISSIO, que ce fidèle a effectivement la Foi et qu’il fait partie de l’Église militante, il est nécessaire que ce fidèle rejette les deux membres de l’alternative lefèbvrienne. Il est donc nécessaire : que, premièrement, ce fidèle pose en principe que tout membre de l’Église doit examiner attentivement la question W [c’est-à-dire la question du Pape], jusqu’à ce qu’il l’ait résolue catégoriquement ; que, deuxièmement, ce fidèle affirme le contraire de ce qu’affirme et impose Mgr Lefèbvre, affirme par conséquent : W n’est pas Pape “formaliter”.

La certitude d’appartenir visiblement à l’Église militante est fondée, pour telle personne, sur le rapport que soutient celle-ci avec le chef visible de ladite Église. Ce principe de sens commun vaut absolument, bien que l’application en soit inéluctablement circonstanciée.

Dans l’Église “en ordre”, il revient en définitive au Pape [qui l’est uniment “formaliter” et “materialiter”], soit immédiatement soit par personnes interposées, de porter avec certitude un jugement d’appartenance ou de non-appartenance à l’Église militante, concernant tel baptisé. Ainsi se trouve manifesté, de la base même vers le sommet, le caractère hiérarchisé de l’Église divinement fondée.

Dans l’Église en état de privation, le vestige de ce sceau divin demeure imprimé. Le jugement d’appartenance visible à l’Église militante requiert la référence à W, tout comme il requiert la référence au Pape dans l’Église “en ordre” ; référence nécessaire, parce que W occupe le Siège “materialiter”.

Mais il y a, d’un cas à l’autre, une radicale opposition. Dans l’Église “en ordre”, la certitude d’appartenir visiblement à l’Église militante REQUIERT d’être “un avec” [una cum] le Pape Vicaire de Jésus-Christ. Cette condition assume les autres, en sorte qu’elle est en fait suffisante ; et, si elle est satisfaite, il y a certitude physique d’appartenir à l’Église visible. Tandis que, dans l’Église en état de privation, la certitude d’appartenir à l’Église EXCLUT d’être “un avec” [una cum] W : attendu que W est lui-même en état de schisme capital par rapport à l’Église.

De cette opposition radicale, résultent deux différences, entre l’Église “en ordre” et l’Église en état de privation, savoir :
  • a) En l’absence d’Autorité EN ACTE, nul[7], et surtout pas W ! ne peut décider avec certitude physique de l’appartenance ou de la non-appartenance à l’Église ;
    [7] : Absolument personne. (Précision de JPB.)

  • b) La certitude morale d’appartenir à l’Église est cependant réalisée, sur base négative. Étant considéré tel baptisé qui professe intégralement toute la MISSIO : si ce baptisé déclare [publiquement éventuellement] NE PAS ÊTRE una cum W, il est moralement certain qu’il fait visiblement partie de l’Église militante ;
si ce baptisé, ou bien déclare être una cum W, ou bien refuse de déclarer comment il se situe par rapport à W, alors, dans un cas comme dans l’autre, il est impossible d’affirmer avec certitude [même seulement morale] que ce baptisé fasse visiblement partie de l’Église militante : il n’est pas impossible qu’il en fasse partie, mais il est impossible de l’affirmer avec certitude.


+ M.L. GUÉRARD DES LAURIERS o.p.

(À suivre)

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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Dim 22 Déc - 10:37

Nous venons de préciser quels sont, selon nous, les principes en vertu desquels chacun peut et doit se situer, par rapport à l’Église telle que Jésus-Christ l’a fondée. L’importance de ce devoir est manifeste, puisqu’“hors l’Église, point de salut”. Faut-il, en passant, rappeler que ce devoir, chacun doit s’en acquitter d’abord vis à vis de soi-même, avant de l’assumer “généreusement” à l’égard d’autrui. Le jugement est d’ailleurs incomparablement mieux assuré dans le premier cas que dans le second. Encore faut-il pour cela, pour que ce jugement d’appartenance à l’Église soit assuré, qu’il soit effectivement fondé sur les principes propres eux-mêmes entés dans la Vérité, et non pas éclipsé par le jeu de l’imagination et de la sensibilité. C’est sur quoi, en terminant, il convient d’insister.

Le “père du mensonge” (Jn VIII, 44) excelle à susciter, à diffuser, à entretenir, en particulier en ce qui concerne le jugement d’appartenance à l’Église, la plus insidieuse des confusions. Tout être humain enclôt en soi-même : en tant qu’il est une personne et selon l’être même, relation à Dieu ; en tant qu’il a la nature humaine et selon l’opération, relation aux autres humains. Et il est évident, sans plus amples considérants : que, premièrement, la seconde relation ne subsiste qu’en étant entée dans la première, et non inversement ; que, deuxièmement, et d’ailleurs en conséquence, ce serait une erreur radicale [à la racine] de prétendre résorber ou dissoudre par “amalgame” la première dans la seconde. Cette confusion est si grossière qu’il suffit de l’expliciter pour la condamner ; mais l’astuce de Satan consiste précisément à distraire les regards et à les détourner de la Lumière qui convaincrait de péché ! Cette confusion sévit actuellement dans toute l’humanité ; et elle induit à commettre un sacrilège les membres même de l’Église, d’autant plus qu’elle les berce dans l’illusion d’une fausse sécurité.

Voici en quoi consiste cette confusion. Telle créature humaine se situe elle même spontanément, non comme il se devrait en regard de Dieu, mais en fonction du groupe ethnique ou social ou familial dont elle fait immédiatement partie en sorte que cette personne, en fait et quoi qu’elle en dise, même si elle ne désavoue pas la relation qu’elle soutient avec Dieu, en subordonne et en sous mesure l’exigence par la primauté exclusive accordée aux relations de type social. Cela entraîne que la religion devienne, pour chacun, la religion du clan auquel il appartient. D’où il suit, par un inexorable enchaînement, que l’individu devienne la propriété du clan, et doive en fait renoncer à subsister personnellement.


Ces déviations, en fait, se produisent actuellement, très précisément en ce qui concerne le jugement d’appartenance à l’Église [militante]. Celle-ci est en effet, nous l’avons rappelé, le Corps mystique du Christ en tant qu’il subsiste dans un collectif humain dont les membres professent d’être soumis au Vicaire du Christ. La convertibilité entre ces deux aspects [Corps mystique — collectif humain] étant, dans l’Église “en ordre”, assurée, la plupart des fidèles, légitimement soucieux d’avoir la certitude d’appartenir à l’Église, se sont en fait bornés à considérer leur relation à l’Église – collectif humain, sans être suffisamment ni instruits ni conscients des principes que nous avons rappelés et qui, mise à part la paresse mentale, justifient EX PARTE OBJECTI un comportement devenu malheureusement fort trivial. Ces fidèles-là, à qui la facilité est devenue congénitale ont “continué à faire comme avant”. Ne leur a-t-on d’ailleurs pas ressassé, et inculqué, que telle était la seule règle, au moins pratiquement.

Ils ont donc, “comme avant”, jugé de leur appartenance à l’Église, par leur référence à un collectif humain, SANS EXAMINER LES PRINCIPES qu’ils veulent, la paresse aidant, continuer d’ignorer, et qui seuls permettent de décider si ce collectif flottant auquel ils se cramponnent désespérément est, OUI ou NON, le Corps mystique de Jésus-Christ.

La majorité des “fidèles” demeurent encore attachés, bon gré mal gré, à l’“église officielle” ; tout comme les Juifs, contemporains de Jésus, à la synagogue. Ces “fidèles” sont cependant incapables d’expliquer comment un personnage qui profère habituellement l’hérésie peut être EN ACTE le Vicaire de Jésus-Christ inspiré par le Saint-Esprit.

D’autres “fidèles” estiment faire partie de l’Église, parce qu’ils fréquentent et même soutiennent assidûment tel “Prieuré” de Mgr Lefèbvre. Ils seraient cependant incapables, et pour cause, nous l’avons montré, de prouver avec certitude que Mgr Lefèbvre lui-même fasse partie de l’Église ! D’où vient donc leur assurance ? De l’imagination. Ils ont : leur Messe, comme avant, leur “chapelle”, comme avant ; leur Évêque, comme avant... Les voilà rassurés, comme les Juifs le Samedi Saint, “jusqu'à demain matin”. Car tout cela n’est que satanique illusion ; illusion que dissipe d’ores et déjà pour tout esprit loyal un seul rayon de Vérité.


Les comportements radicalement faussés, que ne norme pas la lumière de l’Être, sont généralement parasités par les réactions secondaires qui, observées, constituent le critère assuré de leur inauthenticité.

C’est bien, en l’occurrence, ce qui a lieu. Jésus a eu des disciples qui l’étaient seulement “en secret”, “par crainte des Juifs”, de peur d’être expulsés de la synagogue. Il y a, dans les villages surtout, des fidèles saturés de ladite “nouvelle messe”, qui viennent volontiers assister à LA MESSE célébrée par un Prêtre de passage ; à la condition cependant que ce soit “en secret”, parce qu’ils craignent d’être exclus de la communauté paroissiale. Il y a des séminaristes d’Écône qui, craignant la mort lente par asphyxie wojtylienne, viennent volontiers respirer l’air libre, hors la cage volontariste ; à la condition cependant que ce soit “en secret”, parce qu’ils ne redoutent rien tant qu’être exclus d’Écône.

Cet attachement morbide à une institution qui, en revendiquant indûment l’absoluité, a déserté sa véritable finalité, est, même supposé sincère, incompatible avec la loyauté. Il est typiquement l’emprise de Satan sur de très nombreuses âmes qui ont été de bonne volonté, et qui, peu à peu, abdiquent malheureusement toute volonté, même si elles demeurent viscéralement entêtées.


Ce sont elles d’abord, elles l’attendent encore, qu’il faut détromper.

La synagogue a cessé d’être, fonctionnellement, l’Église d’antan, lorsqu’elle s’est opposée à Celui qui “clamait" la Vérité (Jn VI, 28, 37). L’“église officielle" de maintenant à cessé d’être l’Église, lorsqu’elle a caricaturé l’OBLATIO MUNDA, et falsifié les textes qui contiennent objectivement le Dépôt révélé. Écône est devenu l’instrument du ralliement, par la mise en œuvre SYSTÉMATIQUE d’une duplicité qui fausse les consciences au plus intime d’elles-mêmes, en familiarisant les fidèles avec la désinvolture à l’égard de l’Autorité, et avec le sacrilège au cours de l’Action sacrée.

NON, la certitude d’appartenir à l’Église [militante] ne peut être fondée sur l’appartenance à une secte qui, pactisant avec le mensonge, est sous l’emprise de Satan. La certitude d’appartenir à l’Église [militante] ne peut actuellement que procéder, dans la Lumière [EST, NON] de l’Être, des principes qui ont été posés par Celui qui est la Vérité (Jn XIV, 6).



+ M.L. GUÉRARD DES LAURIERS o.p.

(Fin de l’article « L’ÉGLISE MILITANTE, AU TEMPS DE Mgr WOJTYLA. »)
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Lun 12 Oct - 21:30

Le sermon de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS reproduit dans le message ci-dessus, dan le “Spoiler:” sur lequel il faut cliquer pour le lire, ce sermon, donc, a également été reproduit récemment sur le « CatholicaPedia Blog ».
Grâce à cet enregistrement (http://catholicapedia.net/audio/HomGdL/MESSE-AB-ECCLESIA-PER-SACERDOTES-Mgr-G-des-Lauriers.mp3), il est apparu que cette reproduction sur le « DiabolicaPedia Blog » a été faite avec pas mal d’erreurs de transcription qui en rendaient la pensée de l’auteur moins claire et moins saisissable, erreurs que nous avons corrigées en rouge gras dan le “Spoiler:” ci-dessus.
Cliquez, donc, et voyez...

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


Dernière édition par JP B le Mer 14 Oct - 12:02, édité 1 fois (Raison : Complément du nom de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS à l'origine sénommé par sa seule initiale "G".)
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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Lun 9 Nov - 14:14

Dans « Tradition Catholique (Sede Vacante) :: La Sainte Liturgie :: Chemin de Croix » (ce message : http://foicatholique.cultureforum.net/t3472-via-crucis-meditee-par-mgr-guerard-des-lauriers),
salettensis a écrit:
Via crucis méditée par Mgr Guerard des Lauriers

http://fr.gloria.tv/?media=101822
ou
http://www.scribd.com/doc/38830144/Chemin-de-Croix-Guerard-Des-Lauriers


Merci, cher ami inconnu !

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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Sam 7 Mai - 11:16

Lettre ouverte à Jean-Baptiste ANDRÉ




Monsieur,

Vous m’avez plusieurs fois conseillé de lire votre livre pour y voir ce que vous appelez les “hérésies” du Père Guérard des Lauriers.
D’une part, je n’arrive pas à ouvrir votre fameux livre à l’aide du lien que vous m’aviez donné dans un courriel personnel et d’autre part je ne compte absolument pas l’acheter étant persuader qu’il ne reflète pas la doctrine intégralement catholique.

Voilà les données du problème, mais ce n’est pas là la raison de cette lettre ouverte dont voici l’objet :

Si vous étiez convaincu qu’une personne, qui revendique appartenir à l’Église Catholique, risque par ailleurs véritablement de se damner en raison de ses prises de position publiques contre ses frères, n’essayeriez-vous pas d’attirer son attention sur la chose et ne tenteriez-vous pas de le tirer de ce que vous considérez être des mauvais pas ?
Je pense que si !

Eh bien ! C’est ce que je compte faire.

Je vous propose que vous m’adressiez (peut-être en documents joints et par « copier - coller ») par courriel sur mon adresse électronique, les SEULS passages de votre livre où vous parlez de ce que vous considérez être les “hérésies” du R.P. Guérard des Lauriers, dans les conditions sine qua non suivantes
  1. Si je vous démontre que, dans la position de Mgr Guérard des Lauriers, il n’y a aucune des hérésies dont vous l’accusez, d’une part abandonnerez-vous ces accusations, les reconnaissant calomnieuses (si je vous démontre que, dans la position de Mgr Guérard des Lauriers, il n’y a aucune des hérésies dont vous l’accusez, IL VOUS FAUDRA ABSOLUMENT LE FAIRE) et d’autre part, dans ces conditions révélant ainsi le caractère calomnieux desdites accusations, accepterez-vous d’en faire publiquement amende honorable (dans ces conditions une fois réalisées, IL VOUS FAUDRA ABSOLUMENT LE FAIRE) ?
    Pour ma part, si vous me convainquez qu’il y a bien, dans la position de Mgr Guérard des Lauriers, les hérésies dont vous l’accusez, je m’engage solennellement d’une part à abandonner ladite position et d’autre part à le faire savoir publiquement.

  2. J’ai déjà démontré que vous vous amusiez à caricaturer la pensée de qui n’adhère pas à votre thèse de survivance et à déformer ainsi, MALHONNÊTEMENT, par exagération volontaire,  ce qui est pourtant écrit noir sur blanc.
    Si je vous démontre que, dans la position de Mgr Guérard des Lauriers, il n’y a aucune des hérésies dont vous l’accusez, d’une part abandonnerez-vous cette pratique scandaleuse et en ferez-vous publiquement amende honorable (c’est déjà nécessaire même si vous aviez raison dans vos accusations à son égard !...) et d’autre part abandonnerez-vous alors votre position qui s’oppose per diametrum à celle du Père Guérard des Lauriers (ce pourquoi vous l’attaquez comme vous le faites) ?

Pour toutes ces questions, votre réponse doit être absolument positive en cas de réalisation de la condition que j’ai énoncée (si je vous démontre que, dans la position de Mgr Guérard des Lauriers, il n’y a aucune des hérésies dont vous l’accusez).

Je vous souhaite, Monsieur, le bonjour.
Votre humble serviteur

Jean-Paul Bontemps

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Sam 7 Mai - 19:28

En attendant que Jean-Baptiste ANDRÉ réponde à la proposition ci-dessus, tâchons d’analyser encore un peu plus ce qu’il a écrit dans son dernier article (du 05 mai 2016 à 6h21 du matin).

Dans celui-ci, il a écrit:

[...]

Je ne suis peut-être qu'un petit laïc, mais sur ce point précis j'ai plus de rigueur que tous ces prêtres et évêques qui ont répandu l'hérésie par leurs thèses fausses et scandaleuses. J'ai un master de droit, et à la faculté, si nous manquions de précision dans nos cas pratiques ou dans nos commentaires d'arrêt, la note ne volait pas haut. Si j'avais commis les mêmes erreurs que celles de Mgr Guérard des Lauriers, je n'aurais pas dépassé le 4/20 ; je l'ai déjà dit et je le maintiens.

Je vais vous donner un exemple : la Bulle de Paul IV.

Lorsque je me suis intéressé à la question de cette Bulle (invoquée par les sédévacantistes contre la doctrine de l'acceptation pacifique), je me suis naturellement informé sur la nature de l'élection du Pape et sur la manière dont elle s'opère. J'ai lu alors le traité de Jérôme Bignon, et je suis tombé providentiellement sur l'ouvrage "La Rome éternelle", durant une foire aux livres qui avait lieu – ironie du sort – dans la ville natale du prêtre qui nous a chassés (mon frère et moi) de son prieuré. Dans cet ouvrage, une image décrit la cérémonie d'obédience des cardinaux sous le règne du Pape Pie XII ; cette cérémonie s'appelle "la prestation d'obéissance". Cette formule me disait quelque chose, elle me faisait penser à la Bulle de Paul IV. J'ai alors relu cette Bulle et j'ai trouvé la formule "prestation d'obéissance", en latin "praestitam ab omnibus obedientiam" (la prestation rendue à lui [au Pape] par tous) ; ce qui a confirmé mon analyse, à savoir que la Bulle ne parlait que des cardinaux, et non pas de toute l'Église : car il serait hérétique de dire qu'un antipape peut être accepté par toute l'Église ; et pourtant c'est le sens que prêtent les sédévacantistes à cette Bulle, tout simplement parce qu'ils n'ont pas de rigueur et ne se sont pas intéressés à la question du déroulement de l'élection du Pape...

[...] le magistère ordinaire et extraordinaire ne sont pas infaillibles dans l'intégralité de leur contenu, mais dans les seules parties déterminant une doctrine irrévocable ; donc, [...] les sédévacantistes [...] montrent leur ignorance crasse quant à la distinction entre la forme de l'acte et son contenu : autrement dit ils partent du principe que le magistère ordinaire et extraordinaire sont intégralement infaillibles dans tout leur contenu, ce qui n'est absolument pas la doctrine catholique.

[...] Si l'élection du pape était conditionnée par une disposition inconnue des fidèles, et si le recouvrement de la juridiction par un prétendu "pape matériel" était lui-même conditionné par la "conversion du pape", les fidèles deviendraient les juges de l'orthodoxie du magistère pontifical. Quel scandale, quelle hérésie ! Ce n'est plus le Pape qui confirme la foi des fidèles, mais les fidèles qui confirment la foi du Pape ! Voilà la thèse de Mgr Guérard des Lauriers !

[...]

Vous dites : "si le pape matériel se convertit", il recouvrera la juridiction ; mais qui juge s'il est catholique et s'est converti ? C'est vous ! En vérité, votre théorie, qui contredit la doctrine catholique, est une négation de la SÉCURITÉ de la succession apostolique ; car nul ne peut savoir si votre "pape matériel" s'est converti ou non.

[...]

  1. « Je ne suis peut-être qu'un petit laïc, mais sur ce point précis j'ai plus de rigueur que tous ces prêtres et évêques qui ont répandu l'hérésie par leurs thèses fausses et scandaleuses. J'ai un master de droit, et à la faculté, si nous manquions de précision dans nos cas pratiques ou dans nos commentaires d'arrêt, la note ne volait pas haut. Si j'avais commis les mêmes erreurs que celles de Mgr Guérard des Lauriers, je n'aurais pas dépassé le 4/20 ; je l'ai déjà dit et je le maintiens. »
    Grand Dieu ! Attention, moi, je suis diplômé... 
    Quel orgueil ! Rolling Eyes...
    Mgr Guérard des Lauriers ne l’était pas, sans doute ? ? ? ! ! ! Et, peut-être, n’était-il pas assez bon théologien pour que cet orgueilleux par excellence vienne dire ce qu’il écrit là ! No...

  2. Dans ce qu’il dit de la Bulle Cum ex apostolatus, il faut remarquer ceci :
    Ce n’est pas parce que Sa Sainteté le Pape Paul IV y parle de la « praestitam ab omnibus obedientiam » qui concerne effectivement la prestation d’obéissance rendue par les cardinaux à celui qu’ils considèrent être Pape, dans le paragraphe 6, que ledit paragraphe de cette Bulle ne concerne QUE les cardinaux, lesquels résument, soulignons-le, lors de cette cérémonie faisant suite à la désignation d’un nouveau Pape, TOUTE l’Église !
    Il s’ensuit que ce que Jean-Baptiste ANDRÉ dit à propos de cette Bulle dans ce qui est cité ici n’est pas exact et c’est bien TOUTE l’Église qui est concerné par ce paragraphe6 de Cum ex apostolatus...
    Alors, pour ce qui est de la rigueur, notre prétentieux contradicteur (diplômé d’un master en droit profane mais, comme nous le verrons, pas en droit ecclésiastique ! Laughing...) repassera !

  3. « [...] le magistère ordinaire et extraordinaire ne sont pas infaillibles dans l'intégralité de leur contenu, mais dans les seules parties déterminant une doctrine irrévocable ; donc, [...] les sédévacantistes [...] montrent leur ignorance crasse quant à la distinction entre la forme de l'acte et son contenu : autrement dit ils partent du principe que le magistère ordinaire et extraordinaire sont intégralement infaillibles dans tout leur contenu, ce qui n'est absolument pas la doctrine catholique. »
    Ce que Jean-Baptiste ANDRÉ dit là est exact quant au Magistère pontifical : cela ressort de la définition de l’infaillibilité pontificale faite le 18 juillet 1870 par le Concile œcuménique du Vatican dans la seconde Constitution apostolique dogmatique, Pastor Æternus.
    Mais ce qu’oublie Jean-Baptiste ANDRÉ, c’est que le 24 avril 1870, le même Concile œcuménique du Vatican avait défini, dans la première Constitution apostolique dogmatique, Dei Filius, au chapitre III, De Fide, § 4, ceci : « Porro fide divina et Catholica ea omnia credenda sunt, quæ in verbo Dei scripto vel tradito continentur, et ab Ecclesia sive solemni judicio sive ordinario et universali magisterio tamquam divinitus revelata credenda proponuntur. » (Source [http://www.ccel.org/ccel/schaff/creeds2.v.ii.i.html] : « [...] on doit croire d'une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Écritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l'Église comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel. » – Source : http://avancezaularge.free.fr/vatican1_dei_filius.htm) !
    Il s’ensuit que le Magistère ordinaire et universel est TOUJOURS infaillible « dans l'intégralité de [son] contenu» !...
    Conséquemment, Jean-Baptiste ANDRÉ est dans l’erreur en ce qui concerne le Magistère ordinaire et universel.
    Or, pour ce qui aurait dû être le Concile œcuménique Vatican II et ne fut que le conciliabule vaticandeux, c’est-à-dire fumeux, des fumées de Satan, il aurait dû être totalement dans la vérité si celui qui le dirigeait avait été un véritable Pape bénéficiant du charisme de l’infaillibilité pour le diriger selon l’Esprit de Notre-Seigneur Jésus-Christ, c’est-à-dire dans le Saint-Esprit, ce qui ne fut manifestement pas le cas !
    Ce qui est en cause, avec ce conciliabule fumeux vaticandeux, ce n’est pas le Magistère du Pape seul, qu’il soit ordinaire ou extraordinaire, mais le Magistère universel puisque tous les évêques du monde entier y était ou présents ou régulièrement convoqués.
    Et si donc ce conciliabule est ainsi dans l’erreur, c’est que ce n’était pas un Concile œcuménique ayant un véritable Pape à sa tête... Il y manquait un Pape !
    « Donc, [Jean-Baptiste ANDRÉ] montre son ignorance crasse quant à la doctrine catholique» !...

  4. « Si l'élection du pape était conditionnée par une disposition inconnue des fidèles, et si le recouvrement de la juridiction par un prétendu "pape matériel" était lui-même conditionné par la "conversion du pape", les fidèles deviendraient les juges de l'orthodoxie du magistère pontifical. Quel scandale, quelle hérésie ! Ce n'est plus le Pape qui confirme la foi des fidèles, mais les fidèles qui confirment la foi du Pape ! Voilà la thèse de Mgr Guérard des Lauriers ! »
    Jean-Baptiste ANDRÉ montre là qu’il ne connaît pas la thèse de Mgr Guérard des Lauriers !
    Car par « conversion du pape », il ne faut pas entendre « une disposition » interne (de la personne qui devrait être Pape mais ne l’est pas formellement) et « inconnue des fidèles » qui ne peuvent en effet pas juger d’une telle disposition interne (quoique celle-ci doive effectivement exister) mais il faut entendre des actes manifestes et extérieurs contraires à ceux qui, manifestes et extérieurs chez Jean XXIII, Paul VI et leurs successeurs vaticandeux, ont montré qu’ils n’ont pas (n’avaient pas) l’intention extérieurement manifestée de remplir la charge pour laquelle ils ont (avaient) été désignés :
    C’est-à-dire que nous ne devons pas juger de la conversion éventuelle du pape au for interne mais l’acceptée authentique si ledit pape condamne extérieurement et réellement TOUTES les erreurs vaticandeuses et qu’il rétablit le culte intégralement catholique qui avait cours avant ce catastrophique conciliabule.
    « Voilà la thèse de Mgr Guérard des Lauriers ! »
    Il n’y a là ni scandale, ni hérésie, car il ne s’agit aucunement, pour les fidèles, CONTRAIREMENT à ce qu’insinue Jean-Baptiste ANDRÉ, de se faire « les juges de l'orthodoxie du magistère pontifical » mais seulement de reconnaître Pape un élu de conclave qui pose enfin extérieurement les actes qu’un véritable Pape doit poser.

  5. Le dernier passage cité ici du dernier article de Jean-Baptiste ANDRÉ (« Vous dites : "si le pape matériel se convertit", il recouvrera la juridiction ; mais qui juge s'il est catholique et s'est converti ? C'est vous ! En vérité, votre théorie, qui contredit la doctrine catholique, est une négation de la SÉCURITÉ de la succession apostolique ; car nul ne peut savoir si votre "pape matériel" s'est converti ou non. ») est toujours dans l’erreur relative à l’insinuation selon laquelle nous voudrions juger si le pape est catholique, et comme cette insinuation est fausse, tout ce passage est également faux !
    Quant à ce qui est de la négation que Jean-Baptiste ANDRÉ fait de la constatation d’une éventuelle (et espérée) conversion d’un pape en puissance, il a été répondu dans le point précédent.

Il s’ensuit de tout cela que ce qui est cité là du dernier article de Jean-Baptiste ANDRÉ est entièrement faux, même ce qui touche au Magistère du Pape seul (bien que ce qui en est dit est exact) parce que ce Magistère (du Pape seul) n’est pas en cause !
Jean-Baptiste ANDRÉ montre qu’il ne connaît ni la thèse de Mgr Guérard des Lauriers ni suffisamment la doctrine catholique, en particulier ce qui a trait au Magistère ordinaire et universel...

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Sam 14 Mai - 12:02

Des individus fort mal intentionnés, cherchant à tout prix à accuser le Révérend Père Guérard des Lauriers d’hérésie, ne cessent par-ci par-là (comme par exemple ici : http://www.medias-presse.info/25-mars-2016-une-date-extraordinaire-pour-leglise-et-le-monde/51709#comment-271775, sous le nom de “Robert”) de poser cette question erronée : « Est-ce que: Le Père Guérard des Lauriers, dans son cahier numéro deux de 1979, affirme bien que l’infaillibilité n’est promise aux papes que pour un temps, pas jusqu’à la fin des temps? » !

Or, le R.P. Guérard n’a jamais rien dit ni écrit de tel !
Ces propos sont véritablement CALOMNIEUX et nous mettons quiconque voudrait encore les tenir au défi de trouver une telle chose dans les écrits de celui qui recevra, en mai 1981, la Consécration épiscopale au grand dam de ces enragés, strictes observateurs de la lettre à l’encontre de l’esprit du législateur qui rédigea les règles sur lesquelles ils se fondent pour condamner le Révérend Père devenu Mgr...
Ils ne trouveront rien, dans le N° 2 des Cahiers de Cassiciacum qui ressemblât, ne serait-ce que de loin, avec ce dont ils voudraient l’accuser d’hérésie !

Et notons bien qu’ils viennent nous demander de leur préciser où le Père Guérard aurait dit cela et s’il l’a bien affirmé ! Alors que c’est à celui qui accuse d’apporter la preuve de son accusation...


Cette insinuation malveillante n’est que l’interprétation abusive et erronée, basée sur une extrapolation caricaturale et déformante, véritable imposture et œuvre d’un faussaire, de lignes écrites ailleurs que dans le numéro 2 de la revue (et, à dire vrai, dans deux numéros différents) et qui ont un tout autre sens que celui qu’on leur prête frauduleusement.

En effet, dans le premier numéro, en note 20 (pp. 31-32), commentant cette Parole de Notre-Seigneur (en St Matt. XXVIII 20) « ecce ego vobiscum sum omnibus diebus, usque ad consummationem sæculi » (pour donner la preuve scripturaire selon laquelle les élus actuels des conclaves depuis Vatican II [voire depuis la mort de Sa Sainteté le Pape Pie XII] bien que «ìpapes “materialiter” » en vertu de leur élection ne sont pas pour autant Papes “formaliter” puisqu’ils n’ont manifestement pas « l’“être-avec” le Christ » pour être formellement Papes et diriger avec Lui la Sainte Église) le R.P. Guérard des Lauriers a écrit:




Cette argumentation a été reprise, pour être explicitée d’avantage, dans les pages 98 à 121 (qu’il serait trop long de reproduire ici) du N° 6 des CdC, mais ce qui est déjà reproduit dans cette citation suffit amplement pour voir que le Révérend Père Guérard des Lauriers n’a jamais dit que « l’infaillibilité ne serait] promise aux papes que pour un temps, pas jusqu’à la fin des temps » et que cette accusation, véritable imposture et œuvre d’un faussaire comme il est dit plus haut, est proprement calomnieuse !...

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Dim 6 Nov - 16:00


Rappel :

LE PROBLÈME DE L’“UNA CUM


dans la situation actuelle de l’Église :

Post du 11 novembre 2013 : http://foicatholique.cultureforum.net/t4525-textes-et-sermons-de-mgr-michel-louis-guerard-des-lauriers#29820.

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MessageSujet: Re: Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS   Aujourd'hui à 22:46

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Textes et sermons de Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS
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