Tradition Catholique (Sede Vacante)

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 Pour Dieu et pour le Roy

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JP B
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mer 19 Mar - 21:57

Dans cette Encyclique, le Pape Léon XIII a donc bien :
  • rappelé la légitime soumission que tous les citoyens doivent, dans les limites prescrites par la morale, observer à l’égard du pouvoir tempo-rel établi (ce qui condamne donc la révolution) ;

  • rappelé que les diverses formes de société ne sont pas, dès lors que leur finalité reste le bien commun, en opposition avec la doctrine catholique, quoiqu’on puisse définir la meilleure de ces formes ;

  • rappelé la distinction légitime entre forme gouvernementale d’une part et législation d’autre part ;

  • demandé le “ralliement” des Catholiques entre eux, qu’ils soient (à la suite de choix personnels légitimes en eux-mêmes) royalistes ou républicains, pour s’opposer à l’impiété de la république ;

  • rappelé que « l’insurrection attise la haine entre citoyens, provoque les guerres civiles et peut rejeter la nation dans le chaos de l’anarchie » d’où la France était apparemment sortie depuis un temps assez long pour considérer les nouveaux gouvernements comme “constitués mais où les suites de la crise boulangiste risquaient fort de l’y faire retourner.

Tous ces rappels ou demandes sont entièrement exacts ou justifiées, donc, tout à fait catholiques, et, de ce fait, offrent un caractère d’assentiment obligatoire et montrent qu’il ne saurait y avoir en cela une quelconque contradiction avec les proclamations des autres Papes.
Seuls, des esprits chagrins ou qui risquent de vouloir jeter le trouble peuvent dire le contraire... Toutefois, il faut quand même dire que cette Encyclique pèche gravement par défaut d’analyse précise des gouvernements révolutionnaires et par abandon des principes qui ont dicté les soulèvements vendéens et autres, et que, s’il est vrai qu’il fallait accepter le fait du pouvoir républicain en place au bout d’un siècle pour éviter un plus grand mal, il est fort dommage qu’elle ait laissé croire qu’il fallait aussi l’accepter en droit. Cela n’aurait pas dû néanmoins empêcher l’alliance des Catholiques entre eux pour s’opposer à l’impiété de la république.

Or, que s’est-il donc passé ?
Les Français, tous ceux qui s’occupaient de politique ou presque, dits “catholiques”, ont refusé d’écouter Léon XIII. Les uns, démocrates inconditionnels, plus républicains que catholiques parce que libéraux, ont en effet refusé de l’écouter en voulant à tout prix sauver la “République” même maçonnique. Les autres, monarchistes de tous poils, plus royalistes que catholiques parce que, en fait, au mois pour quelques-uns, foncièrement gallicans, refusant d’admettre que le roi doit être soumis au Pape 189, aussi libéraux que les premiers mais d’une autre façon, ont refusé d’écouter le Pape en voulant à tout prix un roi même s’il eut partagé leur hérésie gallicane, voire un roi non catholique du tout. Il faut cependant dire à la défense de ceux-ci et à leur décharge que cette Encyclique les accusait par trop injustement des combats politiques illégitimes, dont ils n’étaient que les victimes, et qu’elle leur demandait un ralliement, non seulement avec les autres Catholiques – ce qui eût été judicieux si ces autres Catholiques avaient accepté eux aussi de faire abstraction de leurs préférences politiques – mais aussi à un régime inacceptable en soi, qui n’était ni une aristocratie ni une démocratie au sens scolastique des termes, mais une oligarchie occulte, anti-catholique dans son essence et ses principes profonds, cachée derrière une prétendue démocratie. Du reste, comment, après avoir été ainsi abandonnés, auraient-ils eu, dans leur majorité, l’abnégation héroïque d’accepter d’œuvrer dans une démocratie, eux, dont ce terme même leur faisait naturellement horreur ? Quoiqu’il en soit, tous, avec ou sans circonstances atténuantes, tant les royalistes donc que les républicains, ont ainsi refusé d’écouter Léon XIII au mépris des lois divines et catholiques, faisant fi des directives papales en ce qu’elles avaient de judicieux. Et nous autres Français, héritiers de ce passé désastreux, dû en partie, il est vrai, à cette malheureuse Encyclique, n’avons, hélas ! tant que la Miséricorde divine n’y mettra fin, que ce que nos pères nous ont mérité...
189
Le pouvoir temporel, au moins dans les matières mixtes (communes aux deux pouvoirs) doit être soumis au pouvoir spirituel parce que la “Politique”, qui est le propre du pouvoir temporel, est une partie de la “Morale”, qui est le propre du pouvoir spirituel, et celle-là dépend donc de celle-ci.

Nos pères ont donc tous, ou presque, désobéi au Pape 190. Je n’invente rien. Voici en effet ce qui est écrit dans le “POUR QU’IL RÈGNE”, pages 223-224 de l’édition bleue de 1970 191 (la note en bas de page est d’origine)

190
Oui, si nos pères avaient obéi au Pape, nous n’en serions pas là, aussi bas dans la décadence. Prétendre le contraire, tel Adrien LOUBIER DE BONNET DE VILLER, Philippe PRÉVOST et consorts (cf. Louis-Hubert RÉMY, op. cit., pp. 68 et 283 à 298), prétendre le contraire, dis-je, est, soit le fait de quelqu’un qui n’a rien compris, ou pas grand chose, soit le fait d’un ennemi et d’un menteur, digne fils de juive, caché sous des dehors catholiques (mais ne travaillant en fait qu’à la perte de la chrétienté, surtout chez la fille aînée de l’Église) soit le fait, pour le moins, de quelqu’un fortement inspiré par une telle crapule.

191
302-303 de l’édition rouge CLC.

Citation :

Quand on sait ce contre quoi Léon XIII demandait de faire front dans cette lettre fameuse, ce pourquoi il suppliait de s’unir « comme un seul homme », et que l’on connaît ce que l’étiquette du « ralliement » a été chargée de couvrir et de faire passer, il est impossible au plus aveugle de ne pas voir que c’est le contraire précisément de ce qui était réclamé dans « Au milieu des sollicitudes » qui a été réalisé en s’en réclamant. Ce « ralliement » qui, par la trahison évidente des « catholiques libéraux », a tourné à l’acceptation pure et simple des conquêtes de la Révolution, était et devait être, dans la pensée de Léon XIII, comme une mobilisation générale de toutes les forces catholiques. Bien loin d’inviter à une acceptation du laïcisme menaçant, c’est à un combat pour une cité catholique que le Souverain Pontife conviait les chrétiens de France par son appel du 16 février 1892 (192).
192
Cf. Tels passages de la Lettre Au milieu des sollicitudes : « Tous les citoyens sont tenus de s’allier pour maintenir dans la nation le sentiment religieux vrai et pour le défendre au besoin, si jamais une école athée, en dépit des protestations de la nature et de l’histoire, s’efforçait de chasser Dieu de la société, sûre par là, d’anéantir le sens moral au fond même de la conscience humaine. Sur ce point, entre hommes qui n’ont pas perdu la notion de l’honnête, aucune dissidence ne saurait subsister... Pauvre France ! Dieu seul peut mesurer l’abîme de maux ou elle s’enfoncerait, si cette législation, loin de s’améliorer, s’obstinait dans une telle déviation, qui aboutirait à arracher de l’esprit et du cœur des Français la religion qui les a faits si grands. Et voilà, précisément, le terrain sur lequel, tout dissentiment politique mis à part, les gens de bien doivent s’unir comme un seul homme, pour combattre, par tous les moyens légaux et honnêtes, ces abus progressifs de la législation... Jamais on ne peut approuver des points de législation qui soient hostiles à la religion et à Dieu, c’est, au contraire, un devoir de les réprouver... Les catholiques, en conséquence, ne sauraient trop se garder de soutenir une telle séparation (de l’Église et de l’État). En effet, vouloir que l’État se sépare de l’Église, ce serait vouloir, par une conséquence logique, que l’Église fut réduite à la liberté de vivre selon le droit commun à tous les citoyens. Cette situation, il est vrai, se produit dans certains pays... Mais, en France, nation catholique par ses traditions et par la foi présente de la grande majorité de ses fils, l’Église ne doit pas être mise dans la situation précaire qu’elle subit chez d’autres peuples... »
A la lumière de ces textes, que penser, dès lors, d’un passage comme celui-ci, extrait d’un article de Jean Bouvard, paru dans La Côte-d’Or Catholique du vendredi 23 janvier 1953, où il est dit, à propos du « Ralliement » : « La solennelle exhortation du pape Léon XIII” invitant “toutes les familles spirituelles françaises” à s’unir autour de la République est un fait que l’on doit rappeler tant que les dénigreurs du régime ne l’auront pas remplacé en mieux, même s’ils tirent à eux la couverture... théologique ou prétendue telle... » ? […/…]
Présenter le « Ralliement » comme une solennelle exhortation du pape Léon XIII adressée à toutes « les familles spirituelles françaises » pour les inviter seulement à s’unir autour de la République ! … Il faut être vraiment certain de l’ignorance crasse du plus grand nombre des lecteurs sur cette question
[hélas ! cette ignorance crasse est aujourd’hui bien réelle à force de matraquage incessant des esprits dans ce sens… – Précision de JP B], pour qu’un écrivain ose écrire et confier à l’impression d’aussi grossières contre-vérités. Un document de plus à ajouter au dossier de ce que l’abbé Meinvielle a plaisamment appelé « la déformation singulière, consciente ou suggérée, mais méthodique et constante, des enseignements pontificaux de Léon XlII ».
(Note d’origine dans le “Pour Qu’Il Règne”)

Sous prétexte de libérer la religion de la politique, on libéra la politique de la religion, ce qui est bien différent, le laïcisme n’étant pas autre chose (193)
193
Cf. Léon XIII (8 déc. 1882) : « Il en est qui ont coutume non seulement de distinguer la politique et la religion, mais de les désunir complètement et de les séparer... Ceux-là, en vérité, ne diffèrent pas beaucoup de ceux qui souhaitent que l’Etat soit constitué et administré an dehors de Dieu, créateur et maître de toutes choses. »
(Idem.)


Ce texte est suffisamment clair en lui-même et ne demande aucun commentaire. C’est là le genre d’études avec lesquelles ont devrait former tous les Catholiques et c’est avec de tels textes que j’ai été formé. Après les décennies passées au combat pour défendre ces idéaux, avec la grâce de Dieu que j’implore humblement, je ne renierai rien de tout cela.

C’est pourquoi j’affirme ceci : derrière toute opposition même indirecte, ou seulement toute réticence voilée, au retour des rois très catholiques en France comme à l’application intégrale de la doctrine de l’Église, il y a du juif non converti ou faussement converti.


Cette secte déicide et apostate est en effet perverse au plus haut point, pleine de duplicité tyrannique et maudite ! Non par le sang mais par l’esprit, ce qui est pire car l’esprit relève là de la forme essentielle (même s’il peut changer grâce à la liberté que Dieu laisse à l’homme et surtout grâce à une toujours possible conversion) alors que le sang ne relève que de la matière (même si lui ne peut pas changer dans la nature des choses) matière qui ne peut jamais être qu’en puissance, donc secondaire.

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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JP B
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Jeu 20 Mar - 22:04



L
ES AUTRES LETTRES DE LÉON XIII (sur le “Ralliement”)


Sa Sainteté le Pape Léon XIII a également écrit au moins deux autres lettres sur le même sujet : l’une, du 3mai 1892, « Notre consolation », adressée à plusieurs Cardinaux français (les Archevêques de Toulouse, Alger et Carthage, Rennes, Lyon, Reims, et Paris), celle-là plus volumineuse que la seconde ; celle-ci, du 3 août 1893, deux fois plus courte, à Son Eminence le Cardinal Vicor-Lucien LECOT, Archevêque de Bordeaux.

Ces lettres semi-publiques ou privées n’apportent rien de nouveau pour ce qui nous intéresse dans la présente étude.

Je me permettrais uniquement de signaler les passages suivants de la première (Notre consolation – toutes les notes sont de mon fait) dont je souligne, en gras ou d’un trait, certains termes :
Citation :

[...] Partout où l’agitation des partis politiques remue profondément les esprits, comme il arrive maintenant en France, il est difficile que tous rendent de suite à la vérité cette pleine justice qui est pourtant son droit. Mais fallait-il pour cela Nous taire ? Quoi ! la France souffre et nous n’aurions pas ressenti jusqu’au fond de l’âme les douleurs de cette Fille aînée de l’Église ! la France, qui s’est acquis le titre de nation très chrétienne 194 et n’entend pour rien l’abdiquer, se débat au milieu des angoisses, contre la violence de ceux qui voudraient la déchristianiser et la rabaisser en face de tous les peuples, et Nous aurions omis de faire appel aux catholiques, à tous les Français honnêtes pour conserver à leur patrie cette foi sainte qui en fit la grandeur dans l’histoire ! A Dieu ne plaise !
194
Souligné en italiques dans le texte.

[...] Nous avons dit et redisons à tous [les hommes de bien] : « Plus de partis entre vous ; au contraire, union complète 195 pour soutenir de concert ce qui prime tout avantage terrestre : la religion, la cause de Jésus-Christ. En ce point comme en tout, cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et le reste vous sera donné par surcroît. »
195
Nous sommes entièrement d’accord à la condition toutefois que cette « union complète » se réalise dans la même Religion : la Religion catholique, c’est-à-dire non libérale ! Condition qui ne peut, dans l’esprit du Pape, qu’être telle : « à tous [les hommes de bien » mais s’avérait impossible, donc, avec la majorité des “catholiques” républicains puisque, dans la majorité, libéraux, et, de nos jours, s’est encore plus impossible car les tendances libérales se sont renforcées... (Note de JP B.)

Cette idée-mère qui domine toute Notre Encyclique n’a pas échappé aux ennemis de la religion catholique. Nous pourrions dire qu’ils ont été les plus clairvoyants à en saisir le sens, à en mesurer la portée pratique. Aussi, depuis la dite Encyclique, vraie messagère de paix pour tout homme de bonne volonté, qu’on en considère le fond ou la forme, ces hommes de parti ont redoublé d’acharnement impie. Divers faits déplorables, récemment arrivés, qui ont attristé les catholiques et même, Nous le savons, nombre d’hommes peu suspects de partialité envers l’Église, sont là pour le prouver. On a vu clairement où veulent aboutir les organisateurs de ce vaste complot 196, comme Nous l’appelions dans Notre Encyclique, formé pour anéantir en France le christianisme 197.

196
Souligné en italiques dans le texte (et en gras par JPB). Léon XIII était bien conscient que les révolutionnaires n’agissaient pas spontanément mais dans le cadre d’un complot organisé. Comment donc aurait-il voulu que nous reconnaissions la légitimité (de jure donc) d’un régime (son acceptation de facto, malheureusement, s’imposait) institué par des comploteurs, pour des comploteurs et en vue de la poursuite de leur complot ! Manifestement pour toute personne loyale, ce n’était certes pas là sa volonté...

197
Souligné en italiques dans le texte.


Ces hommes donc, saisissant, pour en venir à leurs fins, les moindres prétextes, et sachant au besoin les faire surgir, ont profité de certains incidents qu’en d’autres temps ils auraient jugés inoffensifs pour donner champ libre à leurs récriminations, montrant par là leur parti pris de sacrifier à leurs passions antireligieuses l’intérêt général de la nation, dans ce qu’il a de plus digne de respect.

En face de ces tendances, en face des maux qui en découlent, au grand préjudice de l’Église de France, et qui vont s’aggravant de jour en jour, Notre silence Nous eût rendu coupable devant Dieu et devant les hommes. Il eût semblé que nous contemplions d’un œil impassible les souffrances de Nos fils, les catholiques français. On eût insinué que Nous jugions digne d’approbation ou pour le moins de tolérance 198 les ruines religieuses, morales, civiles, amoncelées par la tyrannie des sectes antichrétiennes. On Nous eût reproché de laisser dépourvus de direction et d’appui tous ces Français courageux qui, dans les présentes tribulations, ont plus que jamais besoin d’être fortifiés. Nous devions surtout des encouragements au clergé, auquel on voudrait, contre la nature de sa vocation, imposer silence dans l’exercice même de son ministère, alors qu’il prêche, selon l’Évangile, la fidélité aux devoirs chrétiens et sociaux. Du reste, n’est-ce pas toujours pour Nous une obligation pressante de parler, quoi qu’il en advienne, dès qu’il s’agit d’affirmer Notre droit divin d’enseigner, d’exhorter, d’avertir, en face de ceux qui, sous prétexte de distinction entre la religion et la politique, prétendraient en circonscrire l’universalité ? [...]

[...]

[...] les institutions humaines les mieux fondées en droit et établies dans des vues aussi salutaires qu’on le voudra, pour donner à la vie sociale une assiette plus stable et lui imprimer un plus puissant essor, ne conservent pas toujours leur vigueur conformément aux courtes prévisions de la sagesse de l’homme. 199
199
C’est ce qui c’est passé, par exemple : avec la fin des Capétiens directs, châtiment des crimes politico-religieux de Philippe Le Bel ; avec la fin des Valois, châtiment des crimes politico-religieux de François Ier et de son fils Henri II alliés aux Musulmans et aux princes protestants (traité de Chambord – janv. 1552) contre l’Empereur catholique ; ou, avec la Révolution française, châtiment des crimes politico-religieux des prédécesseurs de Louis XVI (approbation par Richelieu du Traité et des Preuves des libertés des Eglises gallicanes de 1639, imposition par Louis XIV de la Déclaration gallicane de 1682 jusqu’en 1693, avec toutes ses conséquences postérieures à cette date, lutte de Louis XV contre la Compagnie de Jésus mais condescendance envers les loges...) et de Louis XVI lui-même, affilié avec ses deux frères, futurs Louis XVIII et Charles X, à la loge versaillaise de “La Militaire des trois frères unis” fondée pour le roi et ses deux frères « le 1er août 1775 à l’orient de la Cour » dans sa 21ème année (cf. Dominique Godbout, L’Orgueil et la déchéance de la Vieille France et de la Nouvelle-France, Éd. St-Rémi, p. 137) et qui a promulgué la Constitution civile du clergé. Néanmoins, comme après le châtiment de la guerre de cent ans, Dieu (qui suscita Ste Jeanne d’Arc pour relever la France et sa royauté, quoique avec une autre dynastie que celle des Capétiens directs définitivement éteinte au début de la guerre de cent ans) suscitera sûrement, si la France ne mérite pas de disparaître tout à fait purement et simplement, un rétablissement de la Royauté – qui, à dire vrai, est Sa Royauté – dans notre pays, éventuellement avec une autre dynastie que celle des Bourbon.

En politique, plus qu’ailleurs, surviennent des changements inattendus. Des monarchies colossales s’écroulent ou se démembrent, comme les antiques royautés d’Orient et de l’Empire romain 200 ; les dynasties supplantent les dynasties, comme celles des Mérovingiens, des Carolingiens et des Capétiens en France 201 ; aux formes politiques adoptées202, d’autres formes se constituent, comme notre siècle en montre de nombreux exemples203.[...]

200
Cependant, les Nations elles-mêmes, dirigées per accidens par ces « monarchies colossales », se sont écroulées et démembrées : elles ont, en tant que telles, totalement disparues avec la disparition de leurs monarchies.

201
Ce qui n’est nullement un changement de forme du gouvernement de la nation et n’a pas fait disparaître celle-ci...

202
Il est à remarquer, je le souligne, qu’en France, la forme de la Constitution politique, de Clovis à la Révolution (exclue, bien sûr), est bien moins adoptée par la Nation qu’imposée par Dieu Lui-même dont la Volonté se trouve manifestée par les miracles de Noël 496 et les délivrances opérées par la « Sainte de la Patrie ».

203
Exemples désastreux, facteurs d’erreurs et de corruptions, de haines implacables et tenaces (lutte des classes, guerres modernes absolument inhumaines...) et de mort (épurations en tous genres, avortements légalisés, euthanasie...), nombreux exemples sur lesquels il vaudrait mieux fait ne pas se baser si ce n’est pour dénoncer les méfaits de nos gouvernements révolutionnaires !


[...] les hommes qui subordonneraient tout au triomphe préalable de leur parti respectif 204, fût-ce sous le prétexte qui leur paraît le plus apte à la défense religieuse, seraient dès lors convaincus de faire passer, en fait, par un funeste renversement des idées, la politique qui divise avant la religion qui unit. Et ce serait leur faute, si nos ennemis, exploitant leurs divisions, comme ils ne l’ont que trop fait, parvenaient finalement à les écraser tous. [...]

Actes de Léon XIII” ; Tome III, Lettres Apostoliques (Encycliques, Brefs, etc.) ; ÉDITION DES QUESTIONS ACTUELLES ; Imprimerie Paul Féron-Vrau – 5, rue Bayard – PARIS VIIIème ; pages 123 à 126 pour le texte français.


A suivre
 :

Q
UELQUES OBJECTIONS ET RÉPONSES

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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JP B
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Ven 21 Mar - 13:53




N
OUVEL INTERMÈDE



Discussion


_____________



Notre ami “Martin”, me faisant l’honneur d’un message personnel transmis également en copie à notre ami N.M., a écrit:

Cher Jean-Paul,

[...] je voudrais réagir à ce que vous écrivez à propos du “ralliement” de Léon XIII : http://foicatholique.cultureforum.net/t4640-pour-dieu-et-pour-le-roy.

Vous avez fondamentalement raison : les encycliques du pape sur ce sujet ne prônent nullement un ralliement à la république maçonnique, elles visent apparemment à réaliser l’union des catholiques pour défendre l’Église contre les attaques de ses ennemis, abstraction faite de leurs préférences politiques.

Néanmoins, je voudrais reproduire ci-dessous le texte que j’avais publié sur un forum (à présent fermé) dans le cadre d’une discussion sur le même thème. Je suis arrivé à la conclusion que la politique de Léon XIII a bien, en pratique, contribué à émousser la pugnacité des catholiques à l’encontre des ennemis de l’Église :
Citation :
Merci Louis ! Comme pour confirmer ce que vous écrivez, je viens de lire sur le FC [http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=730712] cette affirmation lamentable : “Beaucoup de nos problèmes aujourd'hui semblent trouver racine dans le triomphe du parti ultramontain à Vatican I.
Il est vraiment navrant de voir avec quelle facilité, sous prétexte de lutter contre les “papes” actuels, des catholiques “traditionalistes” en arrivent à démolir la papauté avec des accents que les modernistes, les protestants et les schismatiques prétendument “orthodoxes” ne renieraient pas. Et j’avoue sur ce point leur préférer cent fois les plus obtus des sédévacantistes (et Dieu sait s’il y en a...) : au moins ceux-ci ont apparemment conservé intacte la foi de leur baptême.


Sur le fond, je suis entièrement d’accord avec l’auteur que vous citez : doctrinalement, les encycliques de Léon XIII sont impeccables, y compris celles qui concernent le “ralliement”.
Mais je voudrais tout de même y apporter un bémol : il est difficile de donner entièrement tort à ceux qui, tant dans le camp “progressiste” que parmi leurs adversaires, ont cru comprendre qu’en préconisant le ralliement, Léon XIII – contre l’esprit et la lettre de ses encycliques – engageait en fait les catholiques à mettre une sourdine à leurs revendications religieuses.

Dans ses encycliques, Léon XIII donnait aux catholiques la consigne de ne jamais accepter la législation laïque, d’obéir en tout au pouvoir établi, sauf ce qui va contre Dieu. Consigne qui rejoignait celles de tous ses prédécesseurs, et en particulier ceux qui étaient morts martyrs pendant les siècles qui ont précédé l’édit de l’empereur Constantin.

Dans les faits, en revanche, le même Léon XIII a trop souvent donné l’impression, au moins en France, de rechercher l’apaisement avec les autorités politiques en minimisant le conflit religieux. Ses intentions étaient sans doute pures : il imaginait peut-être, comme Pie XI à propos du Mexique, que la franc-maçonnerie était moins omniprésente dans la politique française qu’elle ne l’était en réalité.

Je pourrais multiplier les preuves de cet état d’esprit, notamment en dressant le portrait des évêques et des hommes politiques catholiques qui ont ouvertement bénéficié de l’approbation de Léon XIII. Mais il me semble que l’illustration la plus manifeste est encore un entretien que le pape a accordé au journaliste français Judet (Petit Journal, n° 10645 du 17 février 1892, p. 1) et où il faisait l’éloge de la démocratie américaine en des termes qu’on serait beaucoup moins surpris de trouver sous la plume d’un Paul VI, d’un Jean-Paul II ou d’un Benoît XVI :
Citation :
Les Etats-Unis, qui sont en république, malgré les inconvénients qui dérivent d’une liberté sans bornes, grandissent tous les jours, et l’Eglise catholique s’y est développée sans avoir de luttes à soutenir contre l’Etat. Ces deux puissances s’accordent très bien, comme elles doivent s’accorder partout, à la condition que l’une n’empiète pas sur les droits de l’autre ; la liberté est bien réellement là-bas le fondement des rapports entre le pouvoir civil et la conscience religieuse. L’Eglise réclame avant toute autre chose la liberté ; ma voix autorisée doit être entendue pour que son but et son attitude ne soient plus dénaturées par des attaques mal fondées. Ce qui convient aux Etats-Unis lui convient à plus forte raison dans la France républicaine.
(Souligné dans le texte. Précision de JP B qui ajoute ceci : Il est vraiment ahurissant de voir que Léon XIII a si solennellement condamné l’américanisme dans son Encyclique Testem Benevolentiæ du 22 janvier 1899 mais qu’il l’a si étrangement prôné comme le rapporte le journaliste Judet !....)

Difficile, en lisant ce texte, de donner complètement tort à Jean Madiran quand il écrivait “que le gouvernement de Léon XIII a fonctionné, non pas toujours, mais plusieurs fois, comme s’il tenait pour simple rhétorique l’enseignement doctrinal du même Léon XIII.” (Les deux démocraties, 1977, p. 131.)

M.

Comme pour confirmer mon point de vue, j’ai eu entretemps l’occasion de lire le bel article publié par le Sel de la terre n° 87 sur le combat d’Arthur Loth et de son journal La Vérité. Combat qui se situait exactement dans la ligne des encycliques de Léon XIII, mais que ce dernier n’a pas soutenu contre les attaques des “catholiques” libéraux, bien au contraire. Ceci dit, je le répète, à la différence de Paul VI et ses successeurs, l’enseignement doctrinal de Léon XIII est demeuré irréprochable.

En union de prières,

M.


Dans sa réponse, N.M. écrit entre autres : « Le problème actuel est le suivant : les “sédéplénistes”* sont de stupides papoclastes ; trop de “sédévacantistes” réagissent en papolâtres. Papoclasmie et papolâtrie se donnent la main contre l’intelligence. Elles ne nourrissent que des préjugés. Et à long terme les préjugés étoufferont la foi. »
* : Pour lesquels le Saint-Siège est pleinement occupé. (Position de la FSSPX, de tous les ralliés et, bien sûr, des modernistes.)

Extrait de la réponse de “Martin” : « Je ne sais plus dans quel article de Sodalitium j’ai lu que le portrait du Card. Rampolla trônait en bonne place dans le bureau de Benoît XV... Les successeurs de saint Pie X n’ont pas compris au même degré que lui à quel point l’Église était infiltrée. »


Contre ce qui est dit jusqu’ici dans cette discussion et illustrant parfaitement la phrase ci-dessus reproduite de N.M., un autre correspondant m’écrit en faisant allusions aux effets moraux catastrophiques que notre société actuelle présente : « Je persiste à croire que si les catholiques s’étaient unis, ils auraient réussis à renverser ce régime satanique et que c’est cela que Léon XIII réclamait. »

Deux erreurs sont énoncées là :
  1. « si les catholiques s’étaient unis, ils auraient réussis à renverser » la République « satanique ». NON !
    Car « les catholiques » républicains (libéraux) 1° ne voulaient pas s’unir aux monarchistes et, 2° ne voulaient pas renverser la République. Car, il ne faut pas se leurrer en appelant les choses autrement que ce qu’elles sont : ce qui est appelé là « ce régime satanique », c’est la République qui, en France, du fait de son institution, sa création et sa finalité (abattre le trône et l'Autel) est nécessairement et (car) essentiellement satanique !

  2. « c’est cela que Léon XIII réclamait ». NON !
    Léon XIII ne réclamait aucunement (il suffit de lire l’Encyclique) que le régime républicain (en France nécessairement et (car) essentiellement satanique) soit renversé mais il demandait au contraire à tous les catholiques de l’accepter et d'y collaborer ! (Il demandait cela, certes pour en christianiser les lois, mais en cela même, il se mettait le doigt dans l'œil jusqu'au coude ! Et nous en avons subi, et subissons toujours, les conséquences...)

Léon XIII a désarmé la résistance catholique française ! Voilà la vérité !
Merci !...

Ce dernier correspondant m’écrit aussi : « VIVE SA SAINTETE LEON XIII » !
« VIVE SA SAINTETE LEON XIII » ? Léon XIII est mort ! Il a été fort heureusement remplacé par St Pie X qui a demandé aux Français de faire « leurs trésors des testaments de St Rémi, de Charlemagne et de St Louis » !...

Le même m’écrit encore : « une personne peut-elle se perdre si elle pense servir Dieu en suivant les conseilles du Pape et qu’elle n’a que la plus grande gloire de Dieu comme fin ? »
Il insinue de plus que s'opposer au Pape lui « semble contraire à ce que nous enseigne l’Eglise par l’intermédiaire de saint Ignace.»
  1. « Une personne [ne peut pas] se perdre si elle pense servir Dieu en suivant les conseils du Pape et qu’elle n’a que la plus grande gloire de Dieu comme fin », si lesdits conseils portent sur des questions de foi ou de mœurs ou si elle n’est pas suffisamment intelligente pour discerner que, dans les questions d’ordre uniquement pratique (là il n’est aucunement question de foi ou de mœurs), elle risque de faire des erreurs en suivant de mauvais conseils émanant même d’un Pape.
    Pour qui a les lumières suffisantes et à qui on attire suffisamment l’attention, il peut en être tout différemment...

  2. Cela n’est nullement contraire à l’enseignement de l’Église car, dans la question du “Ralliement” dont il s'agit ici, il ne n’est aucunement question de foi ou de mœurs mais uniquement de légitimes (comme Léon XIII le reconnaît d’ailleurs lui-même dans son Encyclique Au milieu des sollicitudes) préférences d’ordre politique ;

  3. Cela n’est pas non plus contraire aux recommandations de St Ignace car de nos jours Léon XIII n’est plus de ce monde. Il a été remplacé par d’autres Papes, et nous n’avons donc plus à tenir compte de ses choix politiques pratiques, surtout quand un St Pie X nous en a indiqué d’autres contraires aux siens !...

Fin (provisoire ?...) de la discussion.

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Ven 21 Mar - 19:38



Q
UELQUES OBJECTIONS ET RÉPONSES


A la critique des textes de Léon XIII que je me suis permis de faire ainsi, on m’a opposé les objections suivantes :
  1. Léon XIII demandait de conserver le régime établi, et qui était devenu en tant que tel légitime, tout en en changeant l’esprit.

  2. Bonum ex integra causa, malum ex quocumque defectu : le Pape ne pouvait pas dire simplement qu’il fallait renverser le régime républicain.

  3. Ce qu’il fallait changer c’était l’esprit du régime, ce que le Pape appelle la Législation, et qui inclut aussi les éléments de la première Loi (la Constitution) qui ne sont pas simples règlements du fonctionnement du pouvoir, et en particulier l’adhésion à de faux Droits de l’Homme.

  4. Cela n’exclut pas de soi que dans les limites de la Loi, on milite pour la Restauration de la Monarchie, mais devant l’inefficacité présente de cette démarche et devant la nécessité de faire face à des problèmes encore plus pressants (l’instauration d’une législation anti-chrétienne) le Pape demandait de mettre cela de côté. On peut penser que cette tactique était vouée à l’échec au moins partiel, mais d’une part il ne me semble pas que le Pape avait vraiment le choix et, d’autre part, il est bien certain que la mobilisation des catholiques aurait empêché bien des désastres comme, par exemple, entre les deux guerres elle a préservé le Concordat en Alsace-Lorraine. Les noyaux dirigeants n’ont de réels pouvoirs que lorsque les gens se laissent faire, mais il est vrai que c’est malheureusement la pente naturelle.

Je me permettrais de répondre ainsi :
  1. Je prétends qu’on ne peut pas changer l’esprit des régimes républicains révolutionnaires, non parce qu’ils sont républicains – car des régimes républicains peuvent très bien être catholiques – mais parce qu’ils sont, dans leur essence, révolutionnaires, notamment en France. En conséquence, Léon XIII se met le doigt dans l’œil ! Du reste, quoiqu’en soient les responsables de ces régimes républicains révolutionnaires, l’expérience montre que l’idée du Pape n’était qu’une hypothèse. J’en veux comme preuve ces paroles, prononcées le 12 juillet 1909, soit 19 ans après l’Encyclique “Au milieu des sollicitudes”, par le Président du Conseil, ancien ministre de l’Intérieur, futur sénateur, etc., Georges CLÉMENCEAU : « depuis la Révolution, nous (il faut entendre, nous, dirigeants de la république française – précision de JPB) sommes en révolte contre l’autorité divine et humaine. [...] Rien ne sera fait dans ce pays, tant qu’on aura pas changé l’esprit qu’y a introduit l’autorité catholique. » Et René VIVIANI, Ministre du travail d’octobre 1906 à novembre 1910, de l’Instruction publique de décembre 1913 à juin 1914 puis, lui aussi, Président du Conseil jusqu’en octobre 1915 et ensuite Ministre de la Justice jusqu’en septembre 1917, sénateur en 1922 : « nous sommes en face de l’Eglise Catholique pour la combattre, pour lui livrer une guerre d’extermination. » Quant à Jules FERRY, « presque continuellement au pouvoir de 1879 à 1885 »206 soit avant l’Encyclique de Léon XIII, il avoua : «Mon but est d’organiser l’humanité sans Dieu. » 206 ! Et l’on voudrait que nous collaborions aux gouvernements de telles crapules ! Le fruit concret de cette collaboration fut, après l’Encyclique de 1892, la scandaleuse séparation de l’Eglise et l’Etat ! Et plus on avance dans le temps, plus le monde va mal et la législation est toujours plus mauvaise...

    206
    Grand Larousse encyclopédique en 10 vol. qui précise : « soit comme ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts (fév1879-nov. 1881 ; janv.-août 1882 ; févr.-nov. 1883), soit comme président du Conseil (sept. 1880-nov. 1881 ; févr. 1883-mars 1885) ou comme ministre des Affaires étrangères (nov. 1883-mars 1885)

    207
    On trouve toutes ces citations dans le “Pour Qu’Il Règne”, pp. 96-97 et 138 de l’édition rouge CLC.


  2. Bien sûr que le Pape ne pouvait pas dire ni même conseiller qu’il fallait renverser le régime républicain : Il fallait vivre avec en attendant patiemment l’occasion de faire mieux, ce qui implique qu’il ne fallait pas reconnaître en droit ce régime pourri comme légitime et je continue d’affirmer que Léon XIII s’est trompé en laissant croire qu’il demandait de s’y rallier.

  3. Changer l’esprit du régime ? mais, justement, c’est changer le régime ! car l’esprit du régime, est l’essence du régime, la forme politico-gouvernementale (républicaine) n’étant qu’accidentelle...

  4. L’instauration d’une législation chrétienne ne pouvait, ne peut, avoir lieu qu’en rejetant formellement les régimes révolutionnaires mais il est vrai qu’on ne pouvait rien faire. Toutefois, il ne fallait pas conseiller de rallier un régime ordurier.
    Quant à la préservation du Concordat en Alsace-Lorraine, à majorité protestante, ce n’est pas la mobilisation des catholiques qui l’a assuré, mais le particularisme politique de cette région à qui le gouvernement a accordé ce privilège par crainte de ne pas la voir rejoindre la Nation.
    Et quant aux noyaux dirigeants, ils n’ont un réel pouvoir QUE dans la démocratie moderne ; les gens du peuple, eux, s’ils ne veulent pas tomber dans l’action révolutionnaire, se laissent faire pour ne pas aller contre ceux qui détiennent de fait le pouvoir et qui, dans nos régimes, sont essentiellement révolutionnaires. La seule solution, c’est d’attendre patiemment que Dieu nous redonne une hiérarchie monarchique. En attendant, s’il est vrai que nous sommes obligés de supporter l’état des choses (bonum ex integra causa, malum ex quocumque defectu, je suis bien d’accord car on ne doit pas renverser l’ordre public avec un risque de plus grand mal) il n’est pas question de légitimer ce qui est illégitime par essence.



A suivre
 :

C
ONCLUSION

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Lun 24 Mar - 15:42





C
ONCLUSION


_____________



Dans son Encyclique, « Au milieu des sollicitudes», le Pape demandait à l’époque (cela me semble important car il y avait alors encore une très grosse faction de Catholiques dans le monde politique qui a totalement disparue de nos jours) que tous les Catholiques mettent de côté les différences politiques, même légitimes (le Pape ne leur demandait pas pour autant d’abandonner leurs idéaux) pour s’unir dans le but de christianiser la législation française, cela au sein de l’institution politique régnant alors en France, c’est-à-dire, dans l’impossibilité devenue réelle de rétablir une saine monarchie vraiment catholique, au sein de la République elle-même.

Dans cette Encyclique (qui n’entre aucunement en contradiction avec les proclamations des autres Papes), Léon XIII faisait d’excellents rappels doctrinaux. Il dispensait également à l’intention des Français des conseils d’ordre pratique en matière plus particulièrement temporelle, conseils que je viens de résumer ci-dessus et qui, à mon humble avis, ne relèvent ni directement de son infaillibilité doctrinale ni même de l’infaillibilité pratique pour l’Église Universelle puisque ces Encycliques s’adressaient aux seuls Français, voire seulement à quelques-uns d’entre eux.

Par ailleurs, il serait faux de faire accroire que les différentes Encycliques (trois, au total) sur le dit Ralliement à la République imposent celui-ci comme une nécessité pour tous les catholiques de tous les temps de la part de l’Autorité suprême dans la sainte Église... Si tel était le cas, nous devrions voir les excellents fruits de ce Ralliement des catholiques français à la République (Ralliement qui s’est effectivement réalisé) car, en vertu de l’infaillibilité pratique de l’Église confirmée par la condamnation en 1794 (Constitution Auctorem fidei du Pape Pie VI) de la 78ème proposition du Synode de Pistoie, notre Mère la Sainte Église qui est “régie par l’Esprit de Dieu, ne peut pas nous proposer une chose mauvaise.

Or, quels sont donc les excellents fruits de cette collaboration des catholiques français à leur sacro-sainte République ?
Ont-ils, comme le Cardinal RAMPOLLA, secrétaire d’État de Léon XIII, (qui cherchait à flatter la France pour mieux s’opposer à l’Empire austro-hongrois) l’avait probablement fait miroiter au Pape, christianisé la législation et/ou les institutions ?

Ces Encycliques datent de 1892. Voyons rapidement les fruits de cette collaboration à la République. En résumé et sans que cela soit exhaustif, loin de là, voici quelques uns de ces fruits (par lesquels Notre-Seigneur nous demande de juger l’arbre) :
  • Dans le domaine plus particulièrement temporel (non exclusivement temporel) :
    – Séparation de l’Église et de l’État avec dissolution des ordres religieux et spoliation des biens de l’Église en 1903 – 1905 ;
    – Article 2 de la Constitution de la 5ème République selon lequel «La France est une République laïque », c'est-à-dire une République qui dit zut (et je suis poli) au Bon Dieu ;
    – Libéralisation de l’avortement en 1978 ;
    – PACS, mariages homosexuels, adoption d’enfants dans des couples d'homosexuels ou insémination artificielle dans des compagnes homosexuelles, etc. ; demain, euthanasie, etc.…


  • Dans le domaine plus particulièrement religieux (exclusivement spirituel) :
    – Je n’hésite pas à affirmer que l’acceptation, dans les esprits, de la sacro-sainte démo(n)cratie a entraîné cette Déclaration hérétique :
    « Le concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soumis à toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience, ni empêché d’agir dans de juste limites selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres. Il déclare en outre que le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité de la personne humaine telle que l’ont fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même. Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l’ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu’il constitue un droit civil. » (Dignitatis humanæ personæ.)

On voit donc que, non seulement ces Lettres n’entrent pas dans le cadre de l’infaillibilité pratique de l’Église comme nous l’avons vu plus haut, mais qu’en plus leurs fruits sont manifestement mortifères.

En résumé, je dirai ceci : on peut estimer, à titre d’opinion personnelle, et c’est mon avis, que la publication de cette Lettre, « Au milieu des sollicitudes », n’était pas opportune ; on peut même, comme je l’ai fait dans cette étude, dire que l’interprétation de certains passages de cette Encyclique de Léon XIII constitue matériellement un acte de haute trahison à l’égard des meilleurs de ses fils français (que l’on pense aux martyrs vendéens par exemple) et de toute la chrétienté en général.

Il faut toutefois noter
  1. que cette Encyclique n’entre nullement en opposition avec les proclamations des autres Papes car elle ne les contredit pas ;

  2. que d’autre part elle ne saurait présenter le caractère obligatoire qu’on lui a attribué (à tort) sur les points pratiques ;

  3. et qu’on ne peut pas, qu’on ne doit pas accuser le Pape d’avoir eu de mauvaises intentions dans sa démarche car c’est uniquement en vue de la sauvegarde de la sainte Religion catholique, qu’il a prescrit les conseils faisant l’objet de tant de discussions. D’autant plus qu’en 1892, les Français royalistes, prétendument catholiques – en fait, gallicans pour la plupart – et, de toute manière, incapables d’assurer une restauration monarchique légitime, ne méritaient sans doute guère autre chose. C’est pourquoi, non seulement il reste Sa Sainteté, notre Pape, mais surtout, nous n’avons absolument pas le droit de lui manquer de respect et de l’insulter, pas plus, d’ailleurs, que tout autre Pape.

Nous voyons donc que l’objection à mon étude, « EXISTE-T-IL UNE MMISSION DIVINE” de la France ? », objection selon laquelle « Ce n’est pas à cause d’une approbation mineure donnée par les Papes que se trouve effacée la solennité d’une Lettre Encyclique comme celle de Léon XIII sur le “ralliement” » (sous-entendu : la valeur d’un document de la solennité d’une Lettre Encyclique, est plus forte que celle de quelques paroles, voire écrits, mineurs, même de plusieurs Papes) nous voyons donc, dis-je, que cette objection ne tient pas à l’examen, d’autant moins que, depuis Léon XIII, son successeur saint Pie X, a donné aux Français de tous autres conseils comme nous l’avons vu dans le chapitre plus haut, un peu d’histoire, dans ce message.

En conclusion, pour un véritable Catholique (et, bien sûr, dans la réalité elle-même car, seul, le Catholique est dans la vérité – je n’évoque ici l’aspect subjectif que par opposition avec le paragraphe qui suivra celui-ci) pour tout véritable Catholique, fût-il français depuis la Révolution, Notre-Seigneur Jésus-Christ est Roi, non seulement d’une manière générale pour tout l’Univers, mais plus particulièrement pour la France, Son Pays d’élection, pour des motifs historiques provoqués par Dieu Lui-même, et, pour tout véritable Catholique, fût-il français depuis la Révolution, tout pouvoir (légitime – depuis celui de chef de famille, si contesté aujourd’hui dans notre monde révolutionnaire, jusqu’à celui de chef d’État) vient de Dieu Lui-même qui impose, dans Son infinie Justice, Son adorable Volonté, même dans le domaine temporel.

Pour un républicain inconditionnel, en revanche, le peuple est roi – ou, plutôt, chacun des membres du peuple est son propre roi car “le peuple” n’a pas d’existence propre – et le pouvoir, détenu par les élus du peuple, vient du peuple lui-même, c’est-à-dire par la majorité – exprimée par le vote – des représentants du peuple qui délèguent, d’une manière librement consentie, leur pouvoir à leurs élus. Il suit d’ailleurs de ce principe que, pour un républicain inconditionnel, toute autorité qui n’aurait pas été librement consentie par la majorité du peuple est illégitime. Tout républicain inconditionnel est donc foncièrement révolutionnaire et fils de l’ange des ténèbres qui, le premier, rejeta la douce Autorité de Dieu. C’est pourquoi tout révolutionnaire, et donc tout républicain inconditionnel, est menteur et homicide comme son maître, voulant imposer par la force violente et, si besoin, dans les bains de sang ses principes que, dans les moments de calme relatif, il présente de manière captieuse et démagogique, c’est-à-dire trompeuse au plus haut point.

En conséquence, tout Français véritablement catholique ne peut être qu’anti républicain (dans les principes, du moins – en pratique, il faut faire comme on peut dans le respect des ordres légitimes du pouvoir en place) et, en raison de toute l’histoire de son Pays, il ne peut donc être que monarchiste convaincu (dans les limites des droits de la Sainte Église, c’est-à-dire non gallican) quoiqu’il en soit des directives malheureuses d’un Pape qui ne s’adressait pas à l’Église universelle ni dans le temps ni dans l’espace. Et, quoiqu’il en soit de ce dernier malheur qui ne remet nullement en cause ni l’infaillibilité pontificale ni même l’autorité légitime du Souverain Pontife, pour tout véritable Catholique, puisque tout pouvoir vient de Dieu Lui-même, même le roi doit être, du moins dans les matières mixtes, soumis au Représentant de Dieu sur terre, soumis au Pape qui peut juger de la moralité des actes de tout roi et, si besoin, en cas de grave manquement à la morale, le déposer.

Voilà ce que, dans le domaine politique j’aurais voulu faire comprendre, et que j’ai essayé de faire comprendre, à l’aimable lecteur qui aura eu le courage de lire ma pauvre prose jusqu’à ce point.



v
. Vous nous avez rachetés, Seigneur, par Votre Sang  ;
r
. Et Vous avez fait de nous le royaume de Dieu.
(Litanies du Précieux Sang.)

Fait à D..., le 23 avril 2004,
en la fête de saint Georges.

Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre Dame, le triomphe de la Sainte Église et l’avènement de la Royauté sociale et politique de Notre-Seigneur Jésus-Christ, surtout sur la France.

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mar 25 Mar - 11:03





Prière pour la Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ

_____________


Présentation



« Pour obtenir de Dieu que la Royauté du Christ soit reconnue dans le monde entier, S.S. Pie XI a recommandé la prière suivante (ci-dessous) accordant aux fidèles qui la récitent une indulgence plénière, qu’ils peuvent gagner chaque jour aux conditions ordinaires (Rescrit du 25 février 1923). »
(R.P. Théotime de Saint JUST , O.M.C., “LA ROYAUTÉ SOCIALE DE N. S. JÉSUS-CHRIST d’après le Cardinal PIE” ; Éditions de Chiré – Éditions Sainte Jeanne d’Arc, chapitre “Devoir des Fidèles”, note 2, p. 92.)



QUIA REX SUM EGO
(Saint Jean, 18, 37.)



CHRISTUS VINCIT ; CHRISTUS REGNAT ;
CHRISTUS IMPERAT


Ô CHRIST JÉSUS, JE VOUS RECONNAIS POUR ROI UNIVERSEL : TOUT CE QUI A ÉTÉ FAIT, A ÉTÉ CRÉÉ POUR VOUS. EXERCEZ SUR MOI TOUS VOS DROITS. JE VOUS RENOUVELLE MES PROMESSES DU BAPTÊME, EN RENONÇANT À SATAN, À SES POMPES ET À SES ŒUVRES, ET JE PROMETS DE VIVRE EN BON CHRÉTIEN. ET TOUT PARTICULIÈREMENT JE M’ENGAGE À FAIRE TRIOMPHER SELON MES MOYENS LES DROITS DE DIEU ET DE VOTRE ÉGLISE. DIVIN CŒUR DE JÉSUS, JE VOUS OFFRE MES PAUVRES ACTIONS POUR OBTENIR QUE TOUS LES CŒURS RECONNAISSENT VOTRE ROYAUTÉ SACRÉE ET QU’AINSI LE RÈGNE DE VOTRE PAIX S’ÉTABLISSE DANS L’UNIVERS ENTIER.
AINSI SOIT-IL.

(Indulgence plénière Chaque jour : Rescrit de S.S. le Pape Pie XI du 25 février 1923)


_____________



Rappel des conditions ordinaires pour gagner une indulgence plénière :

(Si on ne peut gagner entièrement une indulgence plénière, on peut cependant la gagner en partie, selon ses dispositions)
  1. Être baptisé et ne pas être excommunié (par la véritable hiérarchie catholique qui, aujourd’hui, n’existe pas en acte) ;

  2. Avoir l’intention, au moins générale de la gagner. (Il est bon de renouveler chaque jour ou au moins de temps en temps l’intention de gagner toutes les indulgences attachées aux prières ou actions que l’on fait) ;

  3. S’être confessé ou se confesser dans les huit jours qui précèdent ou qui suivent l’œuvre accomplie, et avoir communié la veille ou communier le jour même ou dans les huit jours qui suivent l’œuvre accomplie ;

  4. Accomplir intégralement les œuvres prescrites ;

  5. Être en état de grâce au moment ou l’on achève d’accomplir les œuvres prescrites et, de plus, pour gagner pleinement une indulgence plénière, être détaché (de cœur) de tout péché véniel ;

  6. Faire quelques prières vocales (par exemple : Pater, Ave et Gloria) aux intentions du Souverain Pontife.

Sa Sainteté le Pape Benoît XIV (Bulle Inter præteritos du 3 décembre 1749) et les décrets de la Sacrée Congrégation des Indulgences des 7 mars 1678, 14 décembre 1717, 15 mars 1852 et 10 septembre 1883, ont précisé quelles sont ces intentions du Souverain Pontife qui sont restées inchangées jusque l’arrivée de Karol WOJTYLA, qui restent toujours inchangées puisque celui-ci n’était pas formellement Pape, et que voici :
  1. L’exaltation de la Sainte Église ;

  2. La propagation de la Foi ;

  3. L’extirpation des schismes et des hérésies;

  4. La conversion des pécheurs;

  5. La paix et la concorde entre les princes chrétiens ;

  6. Enfin, les autres besoins de la Chrétienté.

(“Jean-Paul II” a tenté de remplacer –pour le faire effectivement, il eût fallu qu’il fût formaliter Pape en acte– pour “l’année sainte” de la « réconciliation », ces six saintes intentions par les trois suivantes : les vocations [dans les lamaseries ?], la liberté religieuse [ ! ], et l’évangélisation [selon “l’évangile la libéralisation”, probablement]... Il s’avère urgent de prier pour les quatre premières intentions traditionnelles... en vue d’obtenir l’établissement de la Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ.)

_________________

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mar 25 Mar - 18:34





Liens intéressants en rapport avec cette étude :




  • Le pouvoir royal du Christ : Encyclique “Annum sacrum”, 25 mai 1899 (Denzinger 3350 à 3352 – cf. ce message de l’Admin.) :
    Sa Sainteté le Pape Léon XIII a écrit:

    Ce témoignage le plus ample et le plus grand de soumission et d'amour (à savoir l'acte de consécration de l'humanité au Cœur de Jésus) convient tout à fait à Jésus Christ, car il est lui-même le prince et le maître souverain. Manifestement son empire ne s'étend pas seulement aux nations qui portent le nom de catholiques, ou à ceux-là seulement qui, ayant été baptisés, appartiennent à l'Eglise si on considère le droit, même si l'erreur de leurs opinions les égare loin d'elle, ou si la dissension les sépare de la charité ; mais il embrasse également tous ceux qui sont considérés comme hors de la foi chrétienne, de sorte que c'est en stricte vérité l'universalité du genre humain qui est soumise au pouvoir de Jésus Christ.
    Car celui qui est le Fils unique de Dieu le Père, et qui a la même substance que lui, "splendeur de la gloire et figure de sa substance" He 1, 3 celui-là, nécessairement, possède tout en commun avec le Père, et donc aussi le pouvoir souverain sur toutes choses. C'est pourquoi le Fils de Dieu dit de lui-même chez le prophète : "Pour moi, j'ai été établi roi sur Sion, sa montagne sainte. – Le Seigneur m'a dit : Tu es mon Fils, aujourd'hui je t'ai engendré. Demande-moi, et je te donnerai les nations en héritage, et je te ferai posséder jusqu'aux extrémités de la terre" Ps 2, 6-8. Par là, il déclare qu'il a reçu pouvoir de Dieu aussi bien sur toute l'Eglise, représentée par la montagne de Sion, que sur le reste de la terre, jusqu'à ses plus lointaines limites. Quant à la base de cette puissance souveraine, elle est donnée suffisamment par ces paroles : "Tu es mon Fils."
    Car par le fait même qu'il est le Fils du maître de tout ce qui est, il est l'héritier de la puissance universelle ; de là ces paroles : "Je te donnerai les nations en héritage. A quoi sont semblables les paroles de l'apôtre Paul : "Il l'a établi héritier en toutes choses" He 1, 2.

    Mais il faut considérer surtout ce que Jésus a affirmé de sa puissance ... de sa propre bouche. Au proconsul romain qui l'interroge : "Es-tu donc roi ?" il répond sans hésitation : "Tu le dis, je suis roi" Jn 18, 37. Et la grandeur de ce pouvoir et l'universalité de ce règne sont confirmées plus clairement encore par ces paroles aux apôtres : "Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre" Mt 28, 18. Si donc tout pouvoir a été donné au Christ, il s'ensuit nécessairement que sa puissance est souveraine, absolue, soumise à la volonté de personne, de sorte que rien ne lui est égal ou lui ressemble ; et parce qu'elle est donnée au ciel et sur la terre, il faut que le ciel et la terre lui soient soumis.
    Ce droit sans pareil et propre à lui seul, il l'a exercé lorsqu'il commanda aux apôtres de propager sa doctrine, de réunir les hommes en une seule Eglise par le bain du salut, et enfin d'imposer des lois que nul ne peut méconnaître sans mettre en péril son salut éternel.

    Mais ce n'est pas en cela que tout est fondé. Le Christ n'exerce pas sa puissance en vertu d'un droit natif seulement, parce qu'il est le Fils unique de Dieu, mais également en vertu d'un droit acquis. Lui-même en effet "nous a arrachés à la puissance des ténèbres" Col 1, 13, et de même "il s'est livré lui-même pour la Rédemption de tous" 1Tm 2, 6. Lui sont donc devenus un "peuple acquis" 1P 2, 9 non seulement les catholiques et tous ceux qui ont reçu régulièrement le baptême chrétien, mais tous les hommes en particulier et tous ensemble. ..
    La cause cependant et la raison pour laquelle les infidèles eux-mêmes sont soumis au pouvoir de Jésus Christ, saint Thomas l'enseigne de façon explicite. En effet, après avoir examiné si son pouvoir judiciaire s'étend à tous les hommes et affirmé que "le pouvoir judiciaire découle de la dignité royale", il conclut clairement : "Toutes les réalités sont soumises au Christ en raison de son pouvoir, même si tout ne lui est pas encore soumis en ce qui concerne la réalisation de ce pouvoir." Ce pouvoir du Christ et cette puissance sont exercés par la vérité, par la justice, et surtout par la charité. III 59, 4


  • « La mission posthume de la bienheureuse Jeanne d’Arc et le règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ », de Mgr Henri DELASSUS.


Autres liens intéressants mis en ligne par FRANC :
  • , « La doctrine de Léon XIII contre le libéralisme et la démocratie » par Aventino Paris 1913 ;

  • Ici, « La “Fausse démocratie” et le droit naturel » par le Chanoine Bernard Gaudeau Paris 1911 ;

  • A cet endroit, « La démocratie devant l'enseignement catholique : Cas de conscience. Seconde série », par Mgr Parisis, évêque de Langres, Paris, janvier 1849.

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Dim 1 Mar - 14:39

Monsieur l'abbé J. Raimond, Aumônier de la Légion d'Honneur, in « Je crois en Dieu ( Son existence ) »*, 1938, a écrit:


LE LAÏCISME

1. Sa notion perverse

I. J
URIDIQUE. Conformément à l'étymologie, le « laïc » s'oppose au « clerc ». Quiconque ne fait pas partie du clergé, dont l'entrée s'ouvre par la tonsure, est laïc. Ce qui se vérifie non seulement dans le monde séculier, mais encore dans la vie religieuse, où l'on distingue canoniquement les Frères lais ou laïques des Religieux clercs.

Il est donc inintelligent de revendiquer le caractère laïque pour des individus ou des sociétés dépourvus d'un caractère sacré. Forcément l'État est laïque, et toutes ses institutions, l'industrie et le commerce.

II. C
OURANTE. Mais de ce que la Religion est réellement pour le Clergé son occupation exclusive, on s'est empressé de conclure qu'il devait s'en occuper à l'exclusion des laïcs, qui dès lors n'avaient pas à s'occuper de Religion. par suite, l'État laïc n'en professera aucune ; l'enseignement laïc n'en soufflera pas mot ; et l'esprit laïc ne se posera même pas la question religieuse !

III. D
OCTRINALE. Il n'y avait qu'un pas à faire pour ériger cette manière de voir en système doctrinal. On l'a fait en professant le laïcisme, qui sévit aujourd'hui partout sous une forme modérée ou dans un esprit radical.

Le laïcisme modéré proclame que les relations avec Dieu sont d'ordre privé et n'ont pas à se manifester en public. La Religion peut être affaire de conscience ou de sentiment, mais non pas de vie extérieure.

Le laïcisme radical est évidemment plus logique. Comme tel on est, tel on agit, si notre activité doit être areligieuse, notre être intime doit l'être aussi bien. Autrement dit, pour le pur laïc il n'y a pas de Dieu pratiquement. De là à nier son existence comme il n'y a pas loin, les purs laïcs sont athées.

Voilà comment ce sens réprouvé, dont parle saint Paul (Rom. I, 28.) a perverti une notion, religieuse à son origine, en cette formule d'athéisme, que sous le nom de laïcisme professent tant de nos contemporains !

2. Ses raisons pitoyables


Au vrai, il n'est pas facile de les saisir distinctement. Cela se sent et se devine, plutôt qu'on ne le formule. Mais nous ne trahirons pas la pensée laïque, en disant qu'elle regarde des relations avec Dieu comme parfaitement inutiles, singulièrement gênantes, sinon même odieuses. Suivez cette progression, qui marque habituellement le progrès de l'esprit laïc.

I. L
A RELIGION EST INUTILE.

A) Exposé. - Elle ne sert, en effet, ni à Dieu, ni à l'homme, qui restent ce qu'ils sont, quand même ils s'ignorent. Dieu n'en a pas besoin ; et l'athée n'est pas moins intelligent ni honnête que le croyant. Alors, pourquoi s'astreindre à des relations, qui en somme ne servent à personne !

B) Réponse. - Si Dieu, en tant que Dieu n'a nul besoin de nous, en tant que cause première il en va autrement. Une cause ne peut se concevoir que par rapport à son effet ; un auteur n'est auteur que relativement à son œuvre. Cette relation bien loin de leur être étrangère, leur est au contraire essentielle. Dieu devrait donc renier sa causalité pour se désintéresser de ses relations avec nous.

De notre côté, nos liens essentiels avec Dieu n'ont pas besoin pour subsister d'être connus et acceptés de nous. Qu'on le sache ou non, et bon gré mal gré nous sommes totalement et incessamment causé par Dieu, c'est démontré. Mais il est essentiel à l'homme que ses relations avec sa cause soient en lui humaines, c'est-à-dire connues et voulues, puisque telle est sa condition. faute de la remplir, il cesserait au regard de Dieu d'être un homme, pour n'être plus qu'une simple brute. Si cette conclusion sourit à nos laïcs, ils sont plus à plaindre qu'à blâmer !

II.  L
A RELIGION EST BIEN GÊNANTE.

A) Exposé. - Elle contrarie sans cesse nos intérêts et nos plaisirs. Elle interdit à ses fidèles toutes les relations humaines, qui pourraient déplaire à ce Dieu jaloux. On n'est plus libre de sa personne, pas même un instant ; puisque ces relations prétendent absorber l'être et la vie.

B) Réponse. - S'il en était autrement, il n'y aurait plus ni Dieu, ni rien. A moins d'admettre l'identité des contraires, comment l'être s'accommoderait-il de n'être pas, ou bien un cercle d'être un carré ? Si les contraires s'excluent, ce n'est pas par jalousie, mais par essence. Pour blâmer la cause première de ne pas se contenter d'être traité en cause seconde, il faut être réellement fou !

C'est une vaine prétention d'un esprit superficiel et illogique de croire qu'il puisse entretenir des relations, foncièrement contraires à Dieu. Celles-là aussi, pour être, seront causées par Dieu.  Voilà certes pour un laïc un cercle vraiment infernal, où sa propre raison l'enferme, heureusement pour lui ; car tout l'être y est enfermé avec Dieu, et au dehors c'est le néant !

III. L
A RELIGION EST ODIEUSE  à l'homme avide de progrès.

A) Exposé. - C'est l'argument massue de tout laïc averti. La Religion oppose un obstacle absolu au vrai progrès humain, si bien que tout croyant est forcément un rétrograde, un réactionnaire et un arriéré. Nous autres, laïcs, nous rêvons d'un progrès sans fin en science, en vertu, en bonheur. tant que nous ne serons pas les égaux de votre Dieu, nous prétendons progresser. Le croyant doit s'y refuser. Il est donc d'avance l'odieux ennemi du progrès.

B) Réponse. - Nous le tenons enfin, ce mot qu'un orgueil insensé nous jette sans cesse à la tête et qui retombe en fait sur notre Sainte Religion comme une couronne royale.

Le laïc est ami d'un tel progrès humain qu'il rêve de devenir Dieu. Hélas ! pour lui ce n'est qu'un rêve, dont il ne se flatte pas, d'ailleurs, de voir jamais la réalisation. Mais pour nous, chrétiens, il y aura bientôt vingt siècles que le rêve est réalisé et qu'est apparu sur la terre l'Homme-Dieu. Depuis ce jour-là, quiconque croit en Lui et l'aime, devient par participation homme-Dieu en toute vérité. Par la grâce de Dieu ce beau rêve du laïcisme est devenu pour les chrétiens la plus belle des réalités.

Mais nous disons bien : par la grâce de Dieu ; et c'est le mot qui nous sépare infiniment du laïcisme, qui voudrait bien devenir Dieu, mais sans Dieu, et même contre Dieu, car il prétend le supplanter. S'il s'imagine montrer par là l'esprit nouveau dont il se vante, c'est qu'il ignore tout de l'histoire. Pauvre monde laïc ! Il est tellement vieux qu'il paraît tombé en enfance, car il ne fait que ressasser le mot qu'il apprit de Satan, alors que notre humanité était encore au berceau : « Mange le fruit défendu ; tu deviendras Dieu à ton tour ! » Si quelqu'un donc est rétrograde, c'est bien le progrès laïc. Comme le chien de l'Écriture, il retourne sans cesse à son vomissement, et il appelle cela progrès ! Que n'est-il sincère et capable de comprendre ce que la Religion lui offre ? Son désir de progrès le mènerait tout droit au baptême. Ainsi soit-il !
3. Ses conséquences détestables


Elles s'étalent, hélas ! sous nos yeux.

I. L
E LAÏCISME ORDINAIRE sépare de la Religion toutes les formes de notre activité.

Entre la vie religieuse et la vie intellectuelle il y a désormais l'abîme de la neutralité laïque, qui au fond n'est qu'irréligion.

Entre la vie religieuse et la vie sociale, le laïcisme a creusé cet abîme de matérialisme où les classes sont en lutte les unes contre les autres et la société menacée d'anarchie et de mort.

Entre la vie religieuse et la vie politique, le laïcisme a élevé cette barrière irrationnelle et immorale, qu'il appelle la Séparation des Églises et de l'État et qui n'est qu'une déclaration d'athéisme officiel.

Dès lors, le laïcisme peut revendiquer à bon droit une certaine paternité à l'égard de l'hérésie moderniste, qui infecte le monde contemporain.

II. L
E LAÏCISME OFFICIEL, par le scandale de son exemple, par la pression de ses menaces, par l'appât des faveurs et des emplois dont il dispose, pousse au moins ses sujets d'abord à l'indifférence religieuse, puis à l'apostasie pratique, sinon même à son athéisme.

III. L
E LAÏCISME SECTAIRE engendre la persécution, car il s'érige volontiers en religion moderne, qui doit éliminer toutes les autres, au besoin par la violence. Dieu seul sait, de fait, combien ce laïcisme tyrannique a produit de martyrs obscurs !


NIHIL OBSTAT :
Versaliis, 21 jan. 1938
J. OUVRANRD, censor.

IMPRIMATUR :
Versaliis, 22 jan. 1938
R. AUDRAIN, vic. gen.

* : Extrait des pages 211 à 217 publié par Roger.

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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mar 23 Juin - 13:08

Comme suite à cette discussion et contrairement à ce que j’ai, dans un premier temps, dit à mon correspondant et contradicteur habituel, j’ai décidé de publier cet échange épistolaire que j’ai eu dernièrement avec lui :

Le 20 mai 2015, je lui adressait donc ce courriel
Citation :

[...]

Vois ce que Don Felix SARDÀ Y SALVANY a écrit dans ce chapitre que je viens de publier ce jour, XXXVI – “S'il est bon quelquefois que catholiques et libéraux s'unissent pour une fin commune, et dans quelle condition ?, à propos de la possibilité ou non d'une éventuelle collaboration entre Catholiques intransigeants et “Catholiques” libéraux ou « entachés de libéralisme », chapitre qui m'a inspiré les notes 40 et 41 que j'y ai ajoutées !
Après, mais après seulement, tu pourras me dire si les véritables Catholiques de l'époque, et a fortiori ceux d'aujourd'hui, pouvaient (peuvent) ou non, obtempérer dans ce domaine purement politique à ce qui n'étaient que conseils de la part du Pape...

[...]


Le 8 juin 2015, ce correspondant me répond ceci : « [...] le Pape n’est pas infaillible lorsqu’il donne un conseil, je me pose donc une autre question : pourquoi des ‘’catholiques’’ le critiquent en tant que Pape, un homme ne peut-il donc pas sous couvert de bien se tromper ? »

A cela, je lui fais, hier 22 juin 2015, cette réponse
Citation :

[...]

Non, bien sûr, « le Pape n’est pas infaillible lorsqu’il donne un conseil » et, étant également homme comme tout un chacun, en matière de simples conseils, voire d’ordres impératifs éventuels dans ce qui ne relève pas de son infaillibilité, il peut donc « sous couvert de bien se tromper ».
Mais, s’il est vrai qu’un tel Pape, par ailleurs véritablement Pape qui puisse donc se tromper dans ce qui ne relève pas de son infaillibilité, est également homme comme tout un chacun, il n’empêche que ce n’est pas pour autant un homme ordinaire mais le Chef visible de l’Église et qu’à ce titre il a des responsabilités énormes dans les conseils, voire –et surtout– dans les ordres impératifs éventuels qui ne relèvent pas de son infaillibilité, responsabilités énormes qui lui interdisent de se tromper, même dans ce qui ne relève pas de son infaillibilité, car, se trompant dans ses conseils, et a fortiori dans les ordres impératifs éventuels qui ne relèvent pas de son infaillibilité, il entraîne alors dans son erreur, certes uniquement pratique et non doctrinale, l’ensemble de la chrétienté ou au moins ceux à qui il s’adresse !

D’autre part, ce n’est certes pas parce qu’éventuellement il se serait trompé dans un domaine ne relevant pas de son infaillibilité « sous couvert de bien », c’est-à-dire avec de bonnes intentions, que sa responsabilité (qui jouirait il est vrai, dans ce cas, d’éventuelles circonstances atténuantes – et encore, ce n’est pas sûr : comment un véritables Pape pourrait-il ainsi se tromper [dans un domaine ne relevant certes pas de son infaillibilité] autrement que « sous couvert de bien » ? Un véritable Pape pourrait-il donc éventuellement se tromper volontairement en voulant le mal des ouailles que Notre-Seigneur lui a confiées sans cesser immédiatement d’être Pape ?...) ce n’est certes pas, dis-je, parce qu’éventuellement un tel Pape se serait trompé dans un domaine ne relevant pas de son infaillibilité «sous couvert de bien», c’est-à-dire avec de bonnes intentions, que sa responsabilité en serait diminuée : « l’enfer est pavé de… “bonnes intentions” » !


Dans l’affaire dite « du “Ralliement” », Léon XIII avait assurément de bonnes intentions ! Mais il s’est trompé, et ce fut un terrible fiasco...

Il s’est trompé pour ces deux raisons :
  1. Il n’a pas vu que les prétendus « “catholiques libéraux » républicains en profiteraient pour tenter d’imposer aux autres leur point de vue exclusivement républicains, et

  2. Il n’a pas vu que, dans ces conditions, les monarchistes, non seulement n’étaient pas obligés de suivre son conseil, mais, devant les prétentions à dire vrai révolutionnaires des prétendus « “catholiques libéraux » républicains, ils étaient parfaitement en droit de refuser au Pape leurs assentiment dans un domaine qui ne relevait pas de son infaillibilité et où, précisément, il se trompait en encourageant implicitement les prétendus « “catholiques libéraux » républicains dans leurs menées révolutionnaires.

Cela fut un terrible fiasco :
  1. Parce que personne, ou rares exceptions, n’écouta le Pape ;

  2. et non seulement personne, ou rares exceptions, n’écouta le Pape, mais surtout ce qu’on appelle « le “Ralliement” » fut, finalement, véritablement « le “Ralliement” » à la République maçonnique (ce que Léon XIII, par ses Encycliques sur le sujet, voulait précisément éviter, ce qui constitue l’essence même de son erreur et de ce terrible fiasco) et parce que ce “Ralliement” à la République maçonnique dure toujours... En particulier avec le «Front National»  ! (Tu peux voir aussi [à la fin *] la dernière table des matières.)

En cela, parce que ce “Ralliement” à la République maçonnique dure toujours, la responsabilité de Léon XIII est énorme...

[...]

* : Précision entre crochets ajoutée ici par JP B.


Puis le soir même,
mon contradicteur, décidément défenseur inconditionnel du “Ralliement” de Léon XIII, en faisant appel pour cela à des considérations par ailleurs excellentes, a écrit:

Dieu seul peut sonder les reins et les cœurs et donc Dieu seul peut juger sans se tromper.
Si nous sommes dans cette crise c’est à cause du libéralisme du monde depuis ………. ???????
Il est certain que nous avons les grâces pour vivre cette époque et que Dieu, de ce mal en tirera du bien.
Toute les créatures sont maintenues dans l’être par la volonté de Dieu et qu’Il nous soit fait selon Sa Volonté, tout est grâce et notre exil ne sera pas sans fin.

[...]


Voici ma réponse envoyée très tôt ce matin :
JP B a écrit:
« Dieu seul peut sonder les reins et les cœurs [...] » c'est-à-dire juge au for interne.
Il ne s’agit pas, et je ne l’ai jamais fait, de juger au fort interne en sondant tel rein et tel cœur, mais de juger les faits tels qu’ils sont extérieurement manifestés ! Et, là, pour ce qui est du “Ralliement”, c’est factuellement une profonde erreur et un immense désastre...

Ne défendons pas l’indéfendable ! Sinon nous ne devrions pas juger ce qu’ont fait Jean XXIII et Paul VI qui se présentaient comme réellement Papes ainsi que tous leurs successeurs...

Il nous faut reconnaître honnêtement que nous sommes dans la merde républicaine à cause du “Ralliement” et la crise actuelle dans l’Église est sans doute un châtiment de celui-ci... Alors, arrêtons de défendre (sur ce point, pas sur les autres) celui qui est responsable dudit “Ralliement” !
Car le défendre sur ce point, c’est participer à la merde républicaine ! Voilà ce que je n’admettrai jamais.

Y aura-t-il encore une autre suite ?

Dans l’affirmative, nous continuerons dans un nouveau message ! Rolling Eyes...

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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mar 23 Juin - 22:42

Effectivement, il y a une suite :
  • Mon correspondant contradicteur a écrit:

    [...]
    Il me semble que c’est sur un autre domaine que nous portons notre jugement en ce qui concerne j23, p6 , jp2, etc.

    Si nous sommes dans cette crise c’est à cause de nous et les autres, ne méritions nous pas l’enfer ?

    [...]


  • Je lui réponds ceci :
    Citation :

    [...]

    « Il me semble que c’est sur un autre domaine que nous portons notre jugement en ce qui concerne j23, p6 , jp2, etc. », me réponds-tu.

    Peut importe que ce soit « sur un autre domaine que nous portons notre jugement en ce qui concerne j23, p6 , jp2, etc. » : le problème n’est pas là mais dans le fait qu’ils se présentaient, et ne se présentent toujours pour ceux qui vivent encore aujourd’hui, comme Papes, tout comme Léon XIII était formellement Pape.
    Or donc, si nous devons obéir aveuglément à un Pape (Léon XIII en l’occurrence) dans un domaine –la politique particulière de la France– qui, sauf ce qui relève de la dépendance de ladite politique à l’égard de la Morale, ne relève pas de la compétence ni de l’Autorité d’un Pape mais de celles des hommes politiques du pays considéré, et ne pas juger du bien fondé ou non de ses conseils en un tel domaine, a fortiori aurions-nous dû obéir à un Jean XXIII ou/et un Paul VI (et leurs successeurs) dans les matières qui relevaient de la compétence et de l’Autorité d’un Pape ainsi qu’ils se présentaient !


    Par ailleurs, je relève la dernière phrase de ton précédent courriel :
    « Toutes les créatures sont maintenues dans l’être par la volonté de Dieu et qu’Il nous soit fait selon Sa Volonté, [...] »

    Est-ce à dire que les ennemis de l’Église (je prends un exemple extrême pour mieux faire ressortir mon argumentaire) ne doivent pas être combattus en raison de ce qu’ils sont « maintenus dans l’être par la volonté de Dieu et qu’Il nous soit fait selon Sa Volonté » ? Shocked affraid ! ! !

    Il ne faut pas confondre (en introduisant fallacieusement la notion fort exacte par ailleurs « [d’être] “maintenus dans l’être par la volonté de Dieu” ») exister et demeurer dans la méchanceté 1°) avec la permission de Dieu d’une part, et, 2°) par la volonté de Dieu d’autre part : la première proposition est dans la vérité, la seconde est blasphématoire !

    Aussi, s’il est vrai que nous devons accepter humblement la Très Sainte Volonté de Dieu, il nous faut également, pour obéir précisément du reste à Sa Très Sainte Volonté,  lutter contre le mal, et en politique il dépasse de loin tous les autres maux –hormis ceux qui touchent à la Religion – en raison de ses conséquences sociales, et donc, il nous faut dénoncer ce mal qu’est le “Ralliement” à la République maçonnique que, certes, n’a pas voulu le Pape Léon XIII mais à quoi il est parvenu malgré lui...

    [...]


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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mer 25 Nov - 17:39

admin a écrit:

Très intéressant ! Merci ! Very Happy

Une remarque, cependant :
A 25:25, Monsieur Philippe PLONCARD D’ASSAC, dit ceci : « on ne se rend pas compte comment un fait, au début qui paraît anodin, cette décision de Louis XIV de faire venir la haute aristocratie à Versailles, va conduire à la révolution dite française. »
Ce n’est pas ce fait anecdotique de « faire venir la haute aristocratie à Versailles » qui constitue la faute de Louis XIV conduisant à « la révolution dite française » mais c’est son orgueil incommensurable de s’être comparé à un dieu, le dieu Soleil, le « [i]Roi Soleil[i] » Exclamation  qui lui fera repousser la demande de Ste Marguerite-Marie en 1689 (juste 100 ans avant !...) formulée auprès d’elle par le Sacré-Cœur, de mettre Celui-ci sur les armes du roi et de la France. C’est aussi, auparavant, les traités de Westphalie qui scellèrent la mort de l’Europe catholique ; toutes choses qui attirèrent de Dieu le châtiment de cette révolution démoniaque.


Cela dit, très judicieusement, déjà hier,
admin a écrit:

Très bon jugement sur l’œuvre de la secte maçonnique !

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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Sam 13 Fév - 16:44





SOMMAIRE




AVANT-PROPOS (RAISONS DE CETTE ÉTUDE) :
http://foicatholique.cultureforum.net/t4640-pour-dieu-et-pour-le-roy#30263

L’AUTEL ETLE TRÔNE (L’un sans l’autre ou les deux ensemble ?
  1. Pourquoi et comment je suis monarchiste : http://foicatholique.cultureforum.net/t4640-pour-dieu-et-pour-le-roy#30267 et http://foicatholique.cultureforum.net/t4640-pour-dieu-et-pour-le-roy#30269

  2. Annexe : “POUR QU’IL RÈGNE” (http://foicatholique.cultureforum.net/t4640-pour-dieu-et-pour-le-roy#30276)


EXISTE-T-IL UNE MISSION “DIVINE” de la France ? :

INTERMÈDE 1 : Qu’en est-il des régimes dictatoriaux ? (http://foicatholique.cultureforum.net/t4640-pour-dieu-et-pour-le-roy#30404)

INTERMÈDE 2 : Les finalités respectives du Royaume et de la République français (http://foicatholique.cultureforum.net/t4640-pour-dieu-et-pour-le-roy#30405)

INTERMÈDE 3 : La République Française est-elle viable ? (http://foicatholique.cultureforum.net/t4640-pour-dieu-et-pour-le-roy#30413)

INTERMÈDE 4 : Petite discussion (http://foicatholique.cultureforum.net/t4640-pour-dieu-et-pour-le-roy#30419)

L’INFAILLIBILITÉ DE L’ÉGLISE ET LA FRANCE :

CONCLUSION (http://foicatholique.cultureforum.net/t4640p30-pour-dieu-et-pour-le-roy#30483)

Prière pour la Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ
(http://foicatholique.cultureforum.net/t4640p30-pour-dieu-et-pour-le-roy#30490)

Liens intéressants en rapport avec cette étude
(http://foicatholique.cultureforum.net/t4640p30-pour-dieu-et-pour-le-roy#30491)

Testament de Saint Louis (http://www.lysardent.fr/2014/04/25/le-testament-de-saint-louis-a-son-fils/)

Considération intéressante sur le laïcisme (http://foicatholique.cultureforum.net/t4640p30-pour-dieu-et-pour-le-roy#30944)

Conférences prêchées à Londres sur le pouvoir temporel du vicaire de Jésus-Christ (https://books.google.fr/books?id=PuLHF4JdRd8C&hl=fr&pg=PR1#v=onepage&q&f=false), par Mgr Henry-Edouard Manning, Paris, 1863.
Publié par FRANC.

FRANC a écrit:

Citation :
Le suffrage universel: conférence donnée à Liège, par le R.P Auguste Onclair S.J., Bruxelles, 1893 (lire avec ZenMate United States)
http://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=uiug.30112063869082;view=1up;seq=1

Suite de discussion (http://foicatholique.cultureforum.net/t4640p30-pour-dieu-et-pour-le-roy#31274)

Suite du précédent (http://foicatholique.cultureforum.net/t4640p30-pour-dieu-et-pour-le-roy#31291)

Conférences actuelles intéressantes (http://foicatholique.cultureforum.net/t4640p30-pour-dieu-et-pour-le-roy#32264)

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Ven 4 Mar - 15:42

L'anneau de sainte Jeanne d'Arc de retour en France






http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/03/03/01016-20160303ARTFIG00221-l-anneau-de-jeanne-d-arc-de-retour-en-france.php

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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Ven 15 Avr - 18:57

L'anneau de sainte Jeanne d'Arc ; GROS PROBLMES : http://www.a-c-r-f.com/documents/Honore-d-Urfe_Entretien-de-Paul-Laruche-avec-M.-Roch-de-Coligny.pdf

Prions pour la France (la France catholique et royale...) !

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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mer 9 Nov - 17:44

François HOLLANDE, parlant ce matin, non de la victoire de Donald TRUMP (que, malgré les félicitations hypocrites qu’il a décernées à celui-ci, à dire vrai il déplore) mais de la défaite (qu’il regrette profondément) de Hillary CLINTON, François HOLLANDE a fait référence au « modèle “démocratique” » de nos États occidentaux.

Pourquoi donc la prétendue “démocratie” (qui n’existe pas en fait, ni même, à dire vrai en droit mais seulement dans les paroles trompeuses de nos dirigeants actuels – de “droite” comme de “gauche” et même avec le FN – alors qu’il n’existe au juste qu’une oligarchie agissant dans l’ombre…) pourquoi donc la prétendue “démocratie” est-elle avancée comme étant un “modèle” ?
Parce que le prétendu gouvernement démocratique – soit disant par le peuple, par le plus grand nombre – permet
  1. le gouvernement effectif d’une oligarchie cachée et des sociétés secrètes ;

  2. un gouvernement contre-nature et surtout anti-catholique (l’anticatholicisme le menant nécessairement, comme on le voit de nos jours, à devenir contre-nature puisque la nature a Dieu pour Auteur)…

La situation ne sera pas redressée (si elle finit par l’être – sinon ce sera le chaos définitif…) autrement que par le Règne social et politique (c’est-à-dire non seulement socialement, dans les rapports entre les hommes, mais aussi politiquement dans les Constitutions des États et dans leurs lois) de Notre-Seigneur Jésus-Christ !

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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mer 9 Nov - 20:39

Antoine Blanc de Saint Bonnet, dans « L'INFAILLIBILITÉ » (reproduit par Monique), au début de sa quatrième partie, “NÉCESSITÉ DE LA THÉOLOGIE, ou POLITIQUE RÉELLE” en CONCLUSION de son ouvrage, et au début de son chapitre III, Comment l'erreur s'érige en doctrine, a écrit:

Le Christianisme avait fait croître simultanément l'arbre de la liberté et celui de de l'autorité ; il avait élevé la nature humaine en même temps que son tuteur et son support. C'était un portique appuyé sur deux colonnes précieuses ; retirer l'une, enlever l'autre, c'est le faire écrouler. Et, comme on n'a point à redouter que l'homme se brise lui-même et veuille étouffer son moi, dans ce merveilleux édifice, la colonne de l'Autorité sembla toujours du plus grand prix et la plus importante à maintenir sur sa base. Dieu disait : C'est moi qui fais les Rois ; il voulait qu'ils fussent sacrés par ses pontifies, promus par sa grâce, enfin héréditaires, pour que les hommes sentissent que ces Rois étaient à mesure formés et donnés de sa main. Chaque jour, leurs prières les lui demandaient justes et sages.

Ceux qui heurtent cet admirable plan par leurs théories insensées, par leur fabuleuse histoire ; qui, oubliant le mal que recèle notre âme, estiment le déploiement de la pure volonté humaine comme un bien supérieur à celui de l'Autorité ; qui bornent aujourd'hui leur mission à obtenir des libertés politiques destructives des droits publics et privés des peuples, en sont en ce moment les plus terribles ennemis. Ils coupent le seul fil qui retienne encore la Civilisation au bord du gouffre où ils l'ont amenée. C'est d'en-Haut, c'est par l'Autorité divine que tout arrive à notre faible humanité. Si la foule possédait si bien la sagesse, qu'on en pût tirer les lois et les gouvernements ; si elle était naturellement éclairée, naturellement ordonnée, il n'eût pas été question de gouvernement en ce monde. Viendrait-on faire ce qui est fait, gouverner ce dont on tire l'essence du gouvernement ? Il faut comprendre ce que l'on dit...

[...]

Lire la suite: http://messe.forumactif.org/t7222p75-l-infaillibilite#133272.

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mar 22 Nov - 15:33

Antoine Blanc de Saint Bonnet, dans « L'INFAILLIBILITÉ » (reproduit par Monique), au début de sa quatrième partie, “NÉCESSITÉ DE LA THÉOLOGIE, ou POLITIQUE RÉELLE” en CONCLUSION de son ouvrage, a écrit :
  • http://messe.forumactif.org/t7222p75-l-infaillibilite#133413
    Citation :

    XI


    La Politique est née du mal.


    Voici le fait : il y eut une Chute, il y a le mal, il est au sein de l'homme, il faut le préserver des suites, et lui rendre le bien ainsi que la vérité perdue. Il faut, à l'aide du secours divin, que l'homme remonte à l'état de justice et d'innocence, où il avait été placé, enfin à l'état de vertu et de charité, qu'il aurait dû primitivement atteindre. C'est là tout ce qui se passe sur la terre. Saisir l'idée du mal, c'est saisir la vraie clef, c'est toucher le grand point : et l'on ne peut sortir de ce point sans tomber dans l'abîme.


    […]


  • http://messe.forumactif.org/t7222p75-l-infaillibilite#133488
    Citation :

    XII

    La Loi politique.


    Qu'est donc la Loi politique ? D'un bout à l'autre le bien armé, le droit que l'on rétablit, la morale fortifiée, la Société garantie à l'homme malgré le mal, malgré l'égoïsme, malgré ses vices, hélas ! et la méchanceté de son cœur.1 La Société n'est rien de moins. Elle est mère et non fille de l'homme. Jamais elle ne fut faite pour obéir à ses caprices, céder à son orgueil ou descendre dans ses passions. Le bien armé ! la Politique, hélas ! introduit parmi nous la force, parce que la liberté y introduit le mal. Ou plutôt, le mal exige l'emploi de la force, et de là l'ordre politique.
    1.
    Dans sa 4e Conférence, à Notre-Dame, en 1859, le T. R. P. Félix fit, à l'auteur de cette Politique, l'honneur d'en citer ce passage en Chaire. — Voir L'Univers du 9 avril 1859. — (Note des Éditeurs.)

    […]


  • http://messe.forumactif.org/t7222p75-l-infaillibilite#133521
    Citation :

    XIII

    Dieu confie la Politique aux Rois.


    L'ordre politique ne dérive donc point de l'ordre primitif de la Création, mais des impérieuses nécessités de notre nature déchue. Il n'y a d'absolu au fond du pouvoir qu'il exerce que sa nécessité pour nous, et l'obligation où il est de conserver l'autorité suffisante à ses nobles fins. Mais d'une semblable situation va naître cette multitude de droits et de faits légitimes, bien qu'inexplicables aux yeux de la philosophie pure, de la théorie puérile qui sert de principe à la Révolution.

    Le pouvoir des Rois est issu de la Chute ; l'Écriture les nomme, dans sa précision magnifique, les ministres de Dieu POUR LE BIEN. Les races qui ont maintenu le ministère de ce bien ont été, avant toutes, aimées et protégées de Dieu ; il les a portées dans ses bras par dessus les périls et les siècles. Sondant les cœurs et les reins, il leur verse avec abondance les trésors de la vie et de l'intelligence ; et le temps nous fait compter les anneaux d'une légitimité ainsi fondée au Ciel et consacrée par Dieu. Lorsque le comte de Maistre releva cette expression de l'Écriture : C'est moi qui fais les Rois, il ne manqua pas d'ajouter : « Ceci n'est point une métaphore, mais une loi du monde politique. Dieu fait les Rois, au pied de la lettre. Il prépare les races royales ; il les mûrit au milieu d'un nuage qui cache leur origine. Elles paraissent ainsi couronnées de gloire et d'honneur. »


    […]


  • http://messe.forumactif.org/t7222p75-l-infaillibilite#133531
    Citation :

    XIV

    La position réelle de l'ordre politique.


    Revenons à la pensée fondamentale. L'ordre politique ne dérive point de l'ordre primitif ; il n'y a d'absolu dans le pouvoir qu'il exerce que sa nécessité pour nous ; et si les hommes voulaient rentrer suffisamment dans la justice, on verrait l'ordre politique se retirer dans une même proportion. Aussi bien, est-ce la marche de l'histoire. Sur toute la terre, le pouvoir des gouvernements est en raison inverse de celui de la vertu... Telle est la conclusion pratique, infiniment précieuse, infiniment morale et pleine de consolations , qui résulte d'abord du fait que nous venons de rétablir.


    […]


Merci, Monique !

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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Jeu 24 Nov - 16:48

Antoine Blanc de Saint Bonnet, dans « L'INFAILLIBILITÉ » (reproduit par Monique), dans sa quatrième partie, “NÉCESSITÉ DE LA THÉOLOGIE, ou POLITIQUE RÉELLE” en CONCLUSION de son ouvrage, et au début de son chapitre XVI, Comment la Politique peut aboutir au despotisme, a écrit:

Dès lors, si l'action du Pouvoir politique peut naturellement s'affaiblir, c'est lorsque notre orgueil s'affaiblit par les effets du Christianisme. Mais si l'action politique peut être atténuée partout où les hommes obéissent et font d'eux-mêmes le bien, elle doit être multipliée partout où ils veulent le mal. Le fait est clair. Que le nombre de ceux que ne règle point la loi morale aille croissant, et l'Autorité s'élève à toute sa puissance. C'est ce que les hommes appellent le despotisme, bien qu'il ne soit jamais permis. Comme le despotisme est une substitution de la volonté à la loi, il serait d'autant plus urgent alors de l'écarter et d'appliquer exclusivement cette loi, que les hommes veulent s'en éloigner. Le souverain doit être d'autant moins despote qu'il devient plus nécessaire de mettre en œuvre toute l'Autorité, qui est la justice armée, le bien fortifié et rétabli.

[…]

Craignez que la liberté n'aille en diminuant parmi nous, et l'administration en augmentant [1] ; que toute notre liberté ne soit peu à peu changée en ce socialisme[1] déguisé. Au lieu de marquer de plus en plus son empreinte dans sa famille, dans son champ, dans sa cité, dans sa province, l'homme se perd dans un droit vague et impersonnel, comme la goutte d'eau dans la mer. Fatale illusion, et que personne ne songe à dissiper, sous prétexte d'investir l'homme de droits politiques immenses, mais qui ne lui servent à rien, on lui ravit ses droits publics, on lui ravit ses droits privés ! Sa liberté disparaît hélas ! à mesure que l'orgueil rentre en lui [1], y paralyse ses développements intérieurs et le ramène dans les conditions de cette civilisation antique, qui déjà tend en Europe à étouffer la Civilisation moderne[2] [1]. Pour conjurer ce malheur, il faudrait que la Révolution fût tout-à-coup paralysée par un événement immense, suivi d'un retour vers la Foi [1]...

Or l'administration absolue, comme dans les provinces conquises, devient la forme des États [1]. Tel est l'expédient du despotisme, lequel naît à mesure de la Révolution, comme la Révolution naît à mesure de notre orgueil [1]. Car l'orgueil envahit à ce point les âmes qu'il semble presser le monde vers sa fin. Quand l'homme aura échangé toutes ses libertés personnelles, qui développaient son âme, contre ces libertés vides et éloignées, qui développent son orgueil, la Civilisation aura perdu effectivement toute utilité pour lui. Les institutions parlementaires ont accéléré ce résultat [1], les États ressaisissant d'un côté la puissance qu'on leur ôtait de l'autre. Malheur à nous quand la bureaucratie achèvera d'envahir les nations, quand on enfermera l'autonomie entière, dans le moule trompeur des Constitutions par écrit [1] ! Vous qui abandonnez la Foi pour croître dans l'orgueil, vous attirez le despotisme sur votre tête, sur celle de vos fils [1]. Quand la bureaucratie remplace toute aristocratie, il n'y a plus de libertés pratiques ; plus rien ne croît ; il reste encore une population, il n'existe plus de nation [1].

[…]

Les lois civiles, nécessairement variables, ne sont pas la loi morale, nécessairement immuable [1],[3] bien qu'elles doivent en procéder dans la mesure de nos progrès, dans la mesure de nos mœurs [1]. Et l'État est précisément là pour élever ces lois suivant cette mesure. Les codes, jalons échelonnés sur notre route, tout en visant à un bien supérieur, doivent sous peine d'échouer n'exiger chaque fois qu'un degré d'avancement moral [1]. Dans une Société bien conduite, les lois bonnes aujourd'hui, sont insuffisantes demain : le seul point indispensable est un bon Souverain pour les faire, et une Aristocratie pour empêcher le mauvais Souverain de les enfreindre, ou la révolution de les anéantir [1]. Enfin partout les meilleurs sont groupés pour servir et de guide et de frein ; c'est alors que les meilleures lois, qui, dans les autres hypothèses, demeurent inutiles, éclosent et se succèdent aisément. Après tout, les nations sont faites avec des hommes, non avec du papier. Ce sont des hommes qui vivent dans leur sein, et non ces abstractions formulées des partis [1], que, depuis soixante et onze ans [4], on nomme des Constitutions.

[…]

Pour lire le tout, cliquez sur ce lien: http://messe.forumactif.org/t7222p75-l-infaillibilite#133575.

Note de JPB
:
  1. Souligné par votre serviteur.

  2. Lire « Civilisation chrétienne » par opposition à « civilisation [païenne] antique ».

  3. Cf. http://foicatholique.cultureforum.net/t3988-catechisme-pour-adultes-audio#33195.

  4. En 1861, quand cet ouvrage a été publié, mais écrit probablement en 1860…

Remarquable ! Merci, Monique !

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Dim 27 Nov - 18:44

Antoine Blanc de Saint Bonnet, dans « L'INFAILLIBILITÉ » (reproduit par Monique), dans sa quatrième partie, “NÉCESSITÉ DE LA THÉOLOGIE, ou POLITIQUE RÉELLE” en CONCLUSION de son ouvrage, et son chapitre XIX, Les peuples chrétiens développent leurs libertés, a écrit:

En rétablissant la liberté morale, en formant des hommes qui d'eux-mêmes obéissent au bien, en produisant cette quantité et cette diversité d'aristocratie que jamais les peuples n'ont pu atteindre hors de son sein, l'Église seule permet aux pouvoirs politiques de se relâcher de leur autorité [1], et aux peuples de croître dans leurs libertés légitimes. Mais le fait, on le sent, ne saurait avoir lieu que chez les nations chrétiennes ; toutes les autres, enfermées dans le despotisme, ne croissent plus [2]. Il faut aussi se rappeler que vérité et liberté illimitée font parmi nous le trajet du pot de verre et du pot de fer [3]. Chez l'homme, il est des points qu'on doit mettre à l'abri [1], comme le fait la nature pour l'organe précieux du cerveau. La presse, par exemple, ne saurait librement attaquer les sources de la vie [1]. Ce qui doit être illimité, sans condition, au-dessus de tout, c'est la vérité [1], qui est le droit de l'âme.

Peut-on livrer au premier venu la faculté d'introduire ses erreurs dans les âmes, ou de leur souffler l'ardente haleine du mal ? Les aristocraties, quand l'heure est belle, réclament de ces libertés-là sans regarder ce qu'on en fait au-dessous d'elles. Une même chose peut-elle être bonne pour tous ? Par exemple, il est louable de prêter, prêterons-nous à tout le monde ? Donnerez-vous à nos littérateurs, à tant d'esprits formés par le hasard, à ces victimes de l'opinion, des préjugés et des mots, la même liberté qu'à l'Église ? [4] Il n'est besoin que d'y réfléchir. Les classes élevées veulent souvent une arme qui deviendrait terrible entre les mains des classes inférieures ou des méchants. Qu'en conclure ? Qu'il faut, ou maintenir dans la Société une liberté moyenne, mesurée à celle qui convient à ces derniers, ou en établir deux degrés : l'un réservé à ceux qui offrent les garanties, et l'autre à ceux qui peuvent abuser. Enfin, chez des peuples sérieux, peut-on traiter de la Politique sans être docteur dans les sciences qu'elle suppose [5], et sans fournir des garanties considérables d'attachement à l'État ? Chez nous, la Politique est la proie des écoliers délivrés du collège, l'affaire des littérateurs... O France ! ô esprits que la presse conduit !

Comme l'esprit gouverne dans l'homme, il doit gouverner dans la Société
 [1]. Et ces désirs d'une liberté absolue de la presse partent d'un sentiment obscur du rôle merveilleux de l'Église. Un immortel instinct redit aux peuples modernes : L'homme ne peut obéir qu'à Dieu, c'est l'ordre moral qui nous gouverne ! La question de la liberté de la presse, loin d'avoir été épuisée, en est encore au début. Cette liberté se rattache à la grande question de notre liberté même, dont il faut cependant avoir une idée, à cette heure où les hommes font tout pour la perdre, et rassemblent les matériaux d'un despotisme immense.

(Source : http://messe.forumactif.org/t7222p75-l-infaillibilite#133661. Merci, Monique ! Very Happy)

Notes de JP B
:
  1. Souligné par votre serviteur.

  2. Moralement parlant et même démographiquement chez les nations dites “développées”...

  3. « Ce proverbe est tiré de l’Ecriture (chap. XIII de l’Ecclésiaste). Il nous rappelle que la prudence nous conseille de ne nous associer qu’avec nos égaux, si nous ne voulons pas engager notre indépendance ou compromettre notre sûreté. » (http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5209.)

  4. L’Église qui, avec nos nations antireligieuses et avec les vaticandeux et autres modernistes actuellement à sa tête, est privée de sa juste et légitime liberté

  5. Comme on le voit pourtant en ce moment et ce, depuis la Révolution dite “française” !

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mar 29 Nov - 17:30

Antoine Blanc de Saint Bonnet, dans « L'INFAILLIBILITÉ » (reproduit par Monique), dans sa quatrième partie, “NÉCESSITÉ DE LA THÉOLOGIE, ou POLITIQUE RÉELLE” en CONCLUSION de son ouvrage, et son chapitre XX, La liberté humaine, a écrit:

La liberté humaine, qu'on définit fort mal et qu'on rend ainsi cause d'incalculables maux, est la faculté humaine de faire le bien alors qu'on a la possibilité de faire le mal. C'est l'ineffable pouvoir d'agir par soi-même, d'être cause, et dès lors, responsable. L'homme est cause, la liberté c'est l'homme même. Mais, de ce que l'homme pourra choisir le mal, il ne s'ensuit aucunement qu'il ait le droit de le faire ; que ce soit là, comme on le fait entendre, une dépendance de sa liberté souveraine [1].
1
Nos savants, quand ils ne la nient pas, définissent la liberté : le pouvoir de faire le bien et le mal. Dites au moins, de choisir entre le bien et le mal! Aussi les révolutionnaires les ont-ils pris au mot ; ils déclarent la liberté absolue, n'ayant d'autre loi qu'elle-même. De là ils tiennent au même rang celle du bien et celle du mal, pour que la pente naturelle choisisse la dernière. C'est ainsi qu'on arrive à ne plus voir la dignité de la vertu, à mépriser les bons, et, peu à peu, à les vouer à cette haine qui , dans les triomphes de cette liberté, dresse les échafauds ! « On coupe les têtes sans scrupule, dit un écrivain religieux, parce qu'on les coupe par principe. »

Voici le fait. Dieu impose sa loi à la nature, et il la propose à l'homme. La liberté est donc, au fond, le pouvoir qu'a l'homme d'accomplir lui-même sa loi [1] : pouvoir sublime qui le met au-dessus de la création entière (les anges exceptés), le rend semblable à Dieu. L'homme, effectivement, a été fait à cette image, afin qu'il puisse un jour lui ressembler : Estote perfecti sicut Pater ! Il faut y prendre garde, le pouvoir d'accomplir soi-même la loi, n'est point le droit de la violer, parce que sous le pouvoir d'accomplir se rencontre celui de ne pas accomplir : interprétation qui serait digne du néant, d'où nous sommes, et non de l'être que Dieu veut en faire sortir !
1
De là, résulte sa grandeur ; sa dignité vient de ce qu'il l'accomplit...

Et d'ailleurs, croyons-nous que ce soit là un complément, un attribut de notre liberté ?. C'en est, tout au contraire, la faiblesse et l'absence. Dieu, qui est libre, fait-il le mal ? La sainte Vierge, née sans péché, les anges et les saints dans le Ciel, font-ils le mal parce qu'ils conservent la liberté ? Le mal en est exactement l'imperfection momentanée […] Dieu remet la liberté à l'homme pour le conduire à la divine Gloire, pour lui faire obtenir un mérite éternel. Par cette communication de l'essence absolue, l'homme est cause, l'homme mérite, il se crée un titre réel aux yeux de l'Infini ! Qui peut se glorifier de rejeter la loi éternelle de l'Être ? Et qui croit faire acte d'indépendance en refusant la loi qui l'ennoblit pour se donner à celle qui l'asservit, le fait descendre au-dessous de lui-même, le repousse vers le néant ?

Ceci modifie étrangement une thèse dont notre époque, privée de métaphysique, n'a vu que le côté vulgaire. La liberté donnée à l'homme pour l'élever au Ciel, est un pouvoir dont on ne peut se jouer sur la terre ; un pouvoir sacré qu'on ne saurait tourner en dérision en l'appelant illimité, qu'on ne saurait immoler en le laissant écraser de son poids la foule des volontés débiles ou déjà en proie aux passions.

Et d'abord, Dieu n'a pas remis à l'homme une liberté illimitée
, dont l'usage anéantirait précisément sa liberté. Il a eu soin, au contraire, de placer partout devant elle un arrêt pour la retenir sur l'abîme : dans notre corps, c'est la douleur ; dans notre âme, le remords ; dans la Société, la loi et la nécessité. Il a tout disposé pour que l'homme fût ramené dans son libre arbitre au moment où l'abus l'en ferait sortir. Ensuite, une liberté illimitée, en l'homme, prouverait qu'il est parfait; s'il l'était, il ne recevrait pas ici-bas la grâce avec la liberté afin de le devenir. Loin de naître parfait, il est réservé à cette gloire immense de n'être rien pour pouvoir tout par la divine Grâce. Enfin, ce serait le prendre pour bon et comme exempt des suites de la Chute, alors qu'il n'est sur la terre que pour rétablir sa nature et l'accomplir. De cette idée, on s'empressait également de déduire la thèse d'une société parfaite, exempte de gouvernement, lorsqu'elle n'est au contraire qu'un vaste système d'éducation. Au reste, on sait les inepties que les vains esprits ont entassées sur un fait dont ils ont ignoré le sens.

(Souligné, en gras ou/et d’un trait, par JP B. – Les notes sont d’origine. – Source : http://messe.forumactif.org/t7222p75-l-infaillibilite#133708.)

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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mer 30 Nov - 1:43

La France aura-t-elle un « Grand Monarque » ?
Sera-ce celui-ci, roi temporel, s’il advient bien, qui détruira Vatican II ou ne sera-ce pas plutôt un saint Pape dont lui, le « Grand Monarque », s’il advient bien, ne sera que le bras séculier ?

« Cherchez donc premièrement le royaume de Dieu et sa justice et toutes ces choses vous seront données par surcroît. »
(St Matt., VI, 33.)


Il ne faut pas confondre la Foi et les croyances
Aussi belles soient-elles, quand, elle, est toute pure ;
Il ne faut pas confondre espoirs et Espérances :
Celle-ci vient du Ciel, celles-là sont impures.
Il ne faut pas confondre amour de cette vie
Avec la Charité qui vise l’autre vie.

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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mer 30 Nov - 14:28

Antoine Blanc de Saint Bonnet, dans « L'INFAILLIBILITÉ » (reproduit par Monique), dans sa quatrième partie, “NÉCESSITÉ DE LA THÉOLOGIE, ou POLITIQUE RÉELLE” en CONCLUSION de son ouvrage, et son chapitre XXI, Usage de la liberté, a écrit:

Pour fixer l'usage et l'étendue de notre liberté, il faillait en connaître l'essence ! Le pouvoir d'accomplir soi-même la loi, ne saurait devenir celui de la violer, moins encore celui de la perdre et de la tourner contre elle-même. La liberté n'est pas pour elle, mais pour l'homme, mais pour son bien, mais pour la loi. A qui d'abord appartient-elle, sinon au bien et à la loi ? D'ici, l'on voit où elle se développe et où elle s'amoindrit ; où elle doit être illimitée, et où il lui importe d'être réglée et conservée. Créée en vue du bien, la liberté ne saurait attaquer le bien sans se détruire, sans être le contraire de la liberté. De là les conséquences, que l'histoire a tirées : liberté illimitée pour le bien, pour l'Église, par exemple, parce qu'elle est l'action de Dieu sur l'homme ; liberté réglée pour l'individu, pour la presse , par exemple , parce qu'elle est l'action de l'homme sur autrui [1] !
1
Dans cette note l’auteur, Antoine Blanc de Saint Bonnet, décrit le mal qui nous ronge depuis… la Renaissance (renaissance du paganisme) : « Pour l'homme, pour celui qui se trompe, liberté complète d'écrire. de penser et d'agir : pour l'Église, pour celle que Dieu dirige, surveillance sévère dans tous les mouvements ! Voilà la logique du siècle : il ne saurait manquer d'en recueillir les fruits... »

[…]

(Souligné, en gras ou/et d’un trait, par JP B. – Lire la suite : http://messe.forumactif.org/t7222p100-l-infaillibilite#133728.)

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Hier à 18:56

Antoine Blanc de Saint Bonnet, dans « L'INFAILLIBILITÉ » (reproduit par Monique), dans sa quatrième partie, “NÉCESSITÉ DE LA THÉOLOGIE, ou POLITIQUE RÉELLE” en CONCLUSION de son ouvrage, et son chapitre XXII, La liberté de la presse annule celle de l'Église, a écrit:

Peut-on laisser, en conscience, la charge auguste d'enseigner les Nations à quelques hommes formés par la rhétorique, et en dehors précisément des études que réclame la politique ? Docteur en théologie, docteur en histoire, docteur en morale, docteur en économique, docteur dès lors en Politique ! Tels sont, aux yeux de tout homme sérieux, les titres à présenter pour obtenir du Souverain le privilège redoutable de parler aux nations. Vous demandez la liberté de la presse, c'est sans doute pour annoncer aux hommes des vérités nouvelles, et dont vous les croyez privés ? Où sont les détenteurs de ces vérités supérieures au bon sens et à la tradition ?. . Et qui peut croire à une presse instruisant les nations ?

Non, vous voulez ôter l'homme des mains maternelles de l'Église pour le livrer à des littérateurs.
Égarer l'homme ou le séduire est une étrange profession. Les pasteurs des peuples peuvent-ils fermer les yeux sur cette iniquité fatale ?

Mais la science n'est pas ici la seule condition ; il en existe une seconde, et c'est sur ce point qu'on s'oublie! Le droit d'enseigner les nations, qui appartient à l'Église, ne saurait même s'exercer par les Rois d'une manière absolue. Ce droit dont les Rois, appelés par l'Église évêques extérieurs, ne disposent auprès des âmes que dans les choses extérieures [1], telles que les Sciences, les Lettres et les Arts, dans les choses qui se lient aux besoins de l'État, telles que la justice et les lois, l'agriculture et l'industrie, la guerre, le commerce et l'administration ; ce droit de pénétrer dans l'esprit de leurs peuples, de captiver leurs cœurs, est le plus grand, le plus auguste de la Couronne. Le Prince peut seul le conférer. Le Prince qui abandonne cette charge vraiment épiscopale, ce pouvoir précieux, n'est pas digne de conserver les autres : il a fait peu de cas de l'âme de ses peuples. Quand il accorde ce droit si cher, au citoyen qu'il en a jugé digne, le Souverain lui confère une charge non moins grave que celle dont il investit le gouverneur d'une Province ou le commandant d'une armée. Et lorsqu'il la confie, il ne reconnaît point un droit, il cède un privilège [2], un privilège de la Couronne.

1
Il se rapporte, directement, au bien temporel de l'État, et indirectement, à l'exécution des lois divines, dit S. Thomas.

2
Sous la Monarchie française, qui conservait le sens des nobles choses et de la dignité de l'homme, aucun livre ne se publiait qu'avec Privilège du Roi.

[…]

(Souligné, en gras ou/et d’un trait, par JP B. Les notes sont d’origine. – Lire la suite : http://messe.forumactif.org/t7222p100-l-infaillibilite#133757.)

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Hier à 21:08

Ces reproductions du livre L'INFAILLIBILITÉ de Antoine BLANC DE SAINT BONNET, amènent votre serviteur à considérer, à propos du titre de ce fil, qu’il y a de jure(et qu’il devrait y avoir de facto) une primauté de préséance entre les Princes de l’Église et les Princes temporels, et, qu’en conséquence, la devise doit être « Pour Dieu d’abord (et ses Vicaires sur terre) et pour le Roy ensuite ».

C’est qu’en effet, ce sont les Princes de l’Église, tel St Rémi à Reims, qui font les rois, tel Clovis, et non le contraire, ET IL EN SERA TOUJOURS AINSI !…
S’il est vrai qu’un Pépin le Bref et son fils Charlemagne ont, par la force de leur glaive, protégé le Saint Siège, ce glaive, en fait, selon la doctrine même de l’Église en général et de St Bernard de Clairvaux en particulier, appartient lui-même au Siège apostolique.

Expliquons-nous :
Dans une lettre (n° CCLVI) adressée au Bienheureux Pape Eugène III pour lui recommander de prêcher la Croisade à toute l’Église universelle, le saint moine de Clairvaux, à la fin du premier paragraphe, a écrit:

Il faut tirer aujourd’hui du fourreau les deux glaives, dont il est parlé dans la Passion du Seigneur [1], puisque le Christ souffre une seconde fois au lieu même où il a déjà souffert. Or, quel autre que vous pourra le faire ? Ces deux glaives sont à Pierre, et ils sont tirés, l’un sur son ordre, l’autre de sa propre main, toutes les fois que cela est nécessaire. Et, en effet, au sujet de celui-là même qu’il ne convenait pas d’employer, il a été dit à Pierre : « Remets ton glaive au fourreau» [2]. Donc, ce glaive aussi était à lui, mais il ne devait pas être tiré par sa main.

1
St Luc, XXII, 38 : « [Les Apôtres] répondirent [à Jésus] : Seigneur, voici deux épées. Et Jésus leur dit : C’est assez. » (Précision de JP B.)

2
St Jean, XVIII, 11.

(Souligné en gras et/ou d’un trait par JP B.)

Voilà ce qu’est, dans la doctrine catholique, celle dites « des deux glaives ».

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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Aujourd'hui à 15:49

Antoine Blanc de Saint Bonnet, dans « L'INFAILLIBILITÉ » (reproduit par Monique), dans sa quatrième partie, “NÉCESSITÉ DE LA THÉOLOGIE, ou POLITIQUE RÉELLE” en CONCLUSION de son ouvrage, et son chapitre XXIII, La liberté politique annule la liberté pratique, a écrit:

Au sein des nations chrétiennes
, les hommes ont toujours possédé des droits privés et des droits publics; les uns pour l'individu, les autres, pour la Société. Les libertés véritables reposent sur la famille, sur la propriété, sur la commune , sur la Province. Quand l'État se substitue à ces grands faits, il n'y a plus de libertés chez les peuples. Ces libertés réelles se forment avec eux; elles demandent des Aristocraties pour les produire et pour les protéger. Un peuple privé d'Aristocratie appartient au despotisme. Ces Aristocraties elles-mêmes sont fondées sur des conditions morales et politiques qu'on ne saurait ébranler sans renverser les peuples et leur propre constitution historique.

Au reste, tout le monde sait que les nations chrétiennes arrivent à une sage liberté. Mais une sage liberté est une liberté sage, facile à définir: accroître sans mesure la liberté du bien, et réduire avec soin celle de faire le mal, celle de se détruire [1]. Repousser une semblable liberté, serait avouer qu'on réclame les droits de l'orgueil et non ceux de la liberté. Car, dès qu'elle prétend se donner à elle-même sa Loi, décider de l'existence qu'il faut laisser à Dieu, à l'homme, à la famille, à la propriété, aux aristocraties, à la commune, à la cité, à la Société elle-même, c'est d'une pareille liberté qu'il faut dire, elle n'a ni foi ni loi, ni feu ni lieu. On croit la France avide de cette liberté, qu'on appelle illimitée ou absolue. On la disait aussi folle d'égalité l Mais la France précisément ne reprit confiance, après 1848, que parce qu'on retirait à la Tribune, à la presse, aux associations politiques, cette liberté illimitée.
[…]
1
La Révolution se garde bien de faire la grande distinction entre la liberté de bien faire et la liberté de mal faire! Pour découvrir laquelle des deux est chère à ceux qui demandent à si grands cris la liberté, regardons à leurs mœurs...

(Souligné, en gras ou/et d’un trait, par JP B. La note est d’origine. – Lire la suite : http://messe.forumactif.org/t7222p100-l-infaillibilite#133771.)

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