Tradition Catholique (Sede Vacante)

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 Pour Dieu et pour le Roy

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JP B
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mar 20 Déc - 0:55

Antoine Blanc de Saint Bonnet, dans « L'INFAILLIBILITÉ » (reproduit par Monique), dans sa quatrième partie, “NÉCESSITÉ DE LA THÉOLOGIE, ou POLITIQUE RÉELLE” en CONCLUSION de son ouvrage, et en son chapitre XXXVII (fin du chapitre et fin de l’ouvrage), Et l'Église est la vérité… a écrit:

L'ÉGLISE, c'est la vérité. Qu'est-ce que le monde sans la vérité ? Voilà six mille ans qu'il existe, et l'on cherche la vérité : et cela s'appelle philosophie ? L'Église, dis-je, c'est la vérité, et la vérité, la connaissance de l'homme, sa position au sein de l'être, ses rapports avec celui qui le crée, la Société, ses fins, l'explication sublime de la vie ! Pourquoi créé, quel est le but ? la Foi est l'axe de tout le système. Les autres questions, la pensée, la morale, le droit, la Politique, fixent le leur sur celui-là. L'Église, c'est la vérité. … Les grands esprits voient l'unité ; la Création est une, c'est l'ensemble qu'il faut posséder. Hors de là, le bien, ce monde, Dieu, la justice, tout disparaît de la pensée. On peut donner la preuve d'une intelligence vive, d'une imagination enchantée, d'un inimitable talent ; mais on n'est qu'une cymbale retentissante si l'on n'a pas l'unité. D'où viendraient les hommes pratiques ? C'est le tout qui subsiste, c'est le tout qu'il faut embrasser. L'Église, c'est la vérité. … Et parce qu'ils l'ont perdue, leur esprit qui croyait contenir la lumière, est tombé dans une sorte d'enfance ; ils oublient les idées éternelles pour le brin d'herbe ou de sable qui se trouve à leurs pieds. La science a détruit la pensée. L'esprit de l'homme ne résistera point à une analyse qui le dissout. Déjà cette science, cette poussière de la pensée, s'évanouit dans le panthéisme, où disparurent et les sciences et la sagesse de l'Orient ! Les catholiques sont les seuls qui aient sauvé la raison du naufrage. Les catholiques disent aux hommes : Où serait la vérité depuis six mille ans que le monde subsiste ? Et personne n'a pu leur répondre… L'Église, c'est la vérité. …

On ne découvrira point les choses du côté opposé à Dieu
. Le bien nous dit sur quel point est la lumière. Mais l'homme ne réfléchit pas que l'Infini à tout instant lui donne l'être, comment songerait-il qu'il en reçoit la vérité ? Comme l'enfant, l'humanité ne sait pas qui la tient. De toutes parts on lui tend les bras : ici, la famille, l'éducation, les exemples, la charité ; ici, l'Autorité, la protection, la justice, la paix ; et là, la vérité. L'Église, c'est la vérité. …

Et c'est en rapportant la vérité parmi les hommes, en y rétablissant la conscience, la liberté et la raison, toutes trois cruellement affaiblies par la chute ; en leur restituant la Grâce et la charité, ces richesses surnaturelles qui viennent non pas détruire la nature mais l'accomplir, que l'Église, comme il devait arriver, a fondé des Civilisations vraies, basées sur le développement réel de la nature humaine. C'est la raison métaphysique de la durée et de la résistance de la Civilisation parmi nous. Et comme les nations chrétiennes sont nées successivement de l'Église, elles s'en iront à mesure qu'elles s'en sépareront. Ainsi peut successivement périr toute la chrétienté… L'Église vivra jusqu'à la fin. Dans l'agonie, nos membres, les uns après les autres, se paralysent, quand le cœur agit encore. Tout est mort dès que le cœur cesse de battre… Et l'homme disparaîtra de la terre avec la vérité. …

Mais vous, ne craignez-vous pas Dieu ? Hier vous désiriez que la loi fût athée, aujourd'hui vous voulez que l'Église succombe. Si vous frappez l'Église [1], Dieu frappera le monde ; il enveloppera les hommes dans ses châtiments. Si vous frappez l'Église [1], craignez pour votre Civilisation ! Craignons pour nous, pour notre propre génération, si nous chassons de sa demeure Celle qui nous a élevés. Si l'Europe veut étouffer de sa main Celle qui lui a donné le jour, son infamie dépassera celle des Juifs, et ce peuple cette fois révolté, se lèvera pour Dieu. Craignons de le payer de notre âme, de faire éclater sur nous la voix du dernier jugement, de précipiter l'heure d'un monde qui ne subsiste que pour les Saints !…

Les hommes ne sentent-ils pas que, lorsqu'ils auront immolé son Église, Dieu ne les épargnera plus ? Ils ont crucifié son Fils, bien que par son amour pour eux, par son cœur sans orgueil, il se soit montré Dieu. Et cependant ils ont pu dire, malgré l'avertissement des prophètes, qu'ils ne l'avaient pas connu. Mais l'Église, qui les a inondés de ses biens, diront-ils qu'ils ne l'ont point connue ? Que peuvent-ils lui comparer sur la terre ? Le Verbe crucifié pardonne aux hommes, parce qu'ils ne savent ce qu' ils font : mais pour l'Église, une voix ne vous crie-t-elle pas qu'il ne leur pardonnera point, PARCE QU'ILS SAVENT CE QU'ILS FONT ?…

Le Monde, « qui veut dominer et jouir » porte une haine d'orgueil à Celle qui lui demande de se soumettre et de souffrir. Voilà pourquoi l'Église est un objet d'horreur au monde qui triomphe. Mais le monde sera détruit lorsqu'il voudra porter le dernier coup à l'Église. Le monde périra quand sa haine fatale ne pourra plus la tolérer, parce que l'Église ne pourra plus le sauver. Le jour où les Rois et les peuples, les sages comme les insensés, où le monde entier, dont les attaques ont été jusqu'ici partielles, se lèvera pour consommer cette mort odieuse, ce jour là sera le dernier… L'homme ne peut subsister sans l'Église : l'Église, c'est la vérité.


  1. Ils l'ont fait : avec le conciliabule vaticandeux.
Souligné d’un trait ou/et en gras, par JP B.
Source : http://messe.forumactif.org/t7222p100-l-infaillibilite#134189.

Merci, Monique !

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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JP B
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Ven 20 Jan - 23:54


Comment nos contemporains peuvent-ils ne pas croire en un Dieu transcendant
et être d’indécrottables démocrates.

(Suite de http://foicatholique.cultureforum.net/t4832-la-veritable-nature-de-la-democratie-moderne#34075)

____________________________



Dans ce message, donc,
votre serviteur, reproduisant la conférence de Monsieur Maxence HECQUARD, a écrit:

L’univers en général et les hommes en particulier sont-ils le fruit d’une longue évolution provenant d’eux-mêmes selon les lois mathématiques des probabilités (le fameux “hasard”) et donc les hommes sont-ils leurs propres souverains, ou BIEN sont-ils les créatures de l’Être par essence, Dieu, (qui Est Celui qui est) à Qui les hommes doivent donc obéissance pour être libres ?

Conséquences : https://www.youtube.com/watch?v=nR3znXOtFGk

Conférence de notre ami Maxence HECQUARD
 (*) sur son livre

« Les fondements philosophiques de la démocratie moderne »


(* Une fausse manœuvre nous avait fait rayer ces mots hier soir. Nous en présentons toutes nos excuses à notre ami Maxence HECQUARD et à tous nos aimables lecteurs.)

Outre le fait que nos contemporains rejettent un Dieu transcendant (transcendant à la nature créée et, donc, non-immanent au cœur de l’homme comme l’imaginent faussement les modernistes – cf. l’Encyclique Pascendi Dominici gregis de St Pie X – c’est-à-dire, finalement, non-panthéistique) et Souverain Juge de tous les êtres intelligents et libres, cela parce qu’ils préfèrent suivre leurs bas instincts (ou leur orgueil démesuré) et leur donner à tous (bas instincts et/ou orgueil démesuré)  libre cours sans avoir à craindre un tel Juge suprême (c’est là ce qui explique le pourquoi de leur rejet de Dieu) la question peut se poser à qui cherche à réfléchir, et elle se pose effectivement, de savoir COMMENT, intellectuellement, ils peuvent justifier un tel rejet qui va contre l’évidence de l’existence du Dieu transcendant et Souverain Juge que connaît et enseigne notre sainte Religion Catholique.

Comme le rappelle fort bien notre ami Maxence HECQUARD dans la conférence mise en lien ci-dessus, l’erreur intellectuelle qui permet à la fois une telle impiété et donne les fondements de la démocratie moderne n’est pas nouvelle et, pour la comprendre, il faut remonter, par Darwin, jusqu’aux anciens sophistes grecs : à Épicure (342-270 av. JC.) et à sa conception cosmogonique, avec, en particulier (cf. de la 31ième à la 32ième minute de la conférence) la question de l’infini de l’univers déjà abordée par Archytas de Tarente (428-347 av. JC., ami de Platon [lequel n’était pourtant pas sophiste mais idéaliste – mais il est vrai que la démocratie telle qu’elle est entendue aujourd’hui et qui n’est absolument pas une démocratie directe, est précisément une idéologie]) Archytas de Tarente donc, qui prétendait à propos de l’(éventuelle) infinitude de l’univers, que « le monde ne peut pas être fini car je pourrais toujours lancer mon javelot [Archytas de Tarente était également militaire] au delà de la fin du bord de l’univers » où il estimait pouvoir se trouver dans son hypothèse, repoussant ainsi, dans son esprit, les limites de l’univers (cf. http://www.futura-sciences.com/sciences/dossiers/astronomie-infini-mysteres-limites-univers-574/page/3/, par exemple).

De cette erreur (car c’en est une et le sophisme qui la caractérise sera, autant que faire se peut, démontré plus bas) naît, comme avec toutes les erreurs, une multitude d’autres erreurs plus graves les unes que les autres :
Citons en particulier et sans que ceci soit exhaustif
  1. la croyance en l’existence de plusieurs, voire de multiples, mondes habités (comme M Maxence HECQUARD le rappelle après la 32ième minute) ;

  2. l’inexistence d’un Dieu transcendant puisque la nature elle-même est, par l’infinitude de l’univers, infinie et donc Dieu soi-même ( !…) ;

  3. le panthéisme puisque la nature étant elle-même Dieu, “Tout” est Dieu ;

  4. puisque, dès lors, il n’y a plus de Dieu transcendant mais que “Tout” est Dieu, alors chaque être humain est soi-même Dieu (et donc souverain – nous trouvons là le fondement philosophique de la démocratie, non pas directe et légitimes comme dans les petites associations particulières, mais absolue et, partant, totalitaire du monde moderne) et Dieu se trouve en chaque être humain selon la thèse de l’immanentisme dont il a déjà été fait allusion plus haut et qui fut condamnée par St Pie X (Encyclique Pascendi Dominici gregis) ;

  5. puisque chaque être humain est soi-même Dieu (ou que Dieu est immanent à chacun, selon la doctrine des modernistes – ce qui revient au même) alors chaque être humain est entièrement libre de penser ce qu’il entend par lui-même, de l’enseigner à n’importe qui d’autre, et de faire ce qu’il veut dès lors qu’il ne nuit ni à autrui ni à l’ordre publique (que l’on dira “juste” pour faire avaler la couleuvre) et tous et chacun sont éminemment “dignes”, même s’ils sont dans l’erreur la plus funeste pour l’intelligence et surtout le Salut des âmes, comme l’enseigne scandaleusement la fameuse “Déclaration”, sur la prétendue liberté (entendue infinie sauf à respecter ce faux « ordre publique juste ») religieuse, Dignitatis Humanæ personæ  ; etc., etc. …

Or donc, il convient ici, en raison du titre même du présent fil, de montrer, en quoi cette croyance du caractère infini de l’univers est fausse, singulièrement dans le raisonnement d’un Archytas de Tarente repris par Lucrèce qui nous a transmis également Épicure, et de faire ressortir, autant que possible, en quoi ledit raisonnement n’est qu’un sophisme.

Archytas de Tarente et, après lui, Lucrèce, se placent dans la pure hypothèse qu’ils se trouvent aux limites extrêmes de l’univers et que, donc, de là, ils allongent le bras ou lancent un javelot pour faire reculer lesdites limites.

Nos astrophysiciens honnêtes actuels pensent que l’univers, partit d’un point où il fut créé, est toujours en expansion. (D’autres, il est vrai, pensent qu’il est plutôt en régression, mais cela ne change rien quant à notre raisonnement.)
Ainsi, ce qui n’est nullement impossible, Dieu continuerait son œuvre créatrice (que ce soit en faisant encore augmenter l’univers ou que ce soit en le faisant diminuer d’une manière ou d’une autre)…
Mais tous nos astrophysiciens honnêtes actuels pensent que l’univers créé à une limite qu’ils s’ingénient d’ailleurs à définir.
Il est vrai qu’au-delà de cette limite, on peut toujours aller (en esprit du moins) plus loin mais, ne trouvant, dans cet au-delà de cette limite, rien de créé, ce n’est là que pur néant et surtout, en ce qui nous concerne, que pure hypothèse intellectuelle sans lien avec l’univers réel, sans lien avec la réalité.

L’hypothèse d’Archytas de Tarente, de Lucrèce et de tous ceux qui les ont suivis y compris, donc, Darwin, n’ayant pas de rapport intime avec le monde réel autrement que dans l’esprit abstrait et subjectif de ces messieurs, cette hypothèse, donc, est un pur sophisme car est sophisme toute idée qui n’a rien de réel. On peut ainsi inventer n’importe quoi et n’importe quelle théorie n’ayant rien de réel !… Ce n’est alors que pure imagination subjective et sophistique.
Sans compter que ladite hypothèse est une véritable distraction (soufflée par l’esprit démoniaque) pour faire oublier la vraie question qui n’est certes pas la grandeur ou la petitesse de l’univers, ni s’il a une limite ou n’en a pas, mais sa provenance qui ne peut être tirée de son propre fond puisqu’il pourrait très bien ne pas exister et qu’il faut donc un Être nécessaire (Dieu) pour qu’il existe (comme c’est le cas)…

Cela dit, nous avons vu dans le point N° 4 ci-dessus que c’est bien cette même hypothèse, on ne peut plus erronée donc, qui est le fondement philosophique de la démocratie, non pas directe et légitimes comme dans les petites associations particulières, mais absolue et totalitaire du monde moderne, et c’est cette même hypothèse, mortifère s’il en est, qui est à l’origine du rejet, non seulement de Dieu Lui-même, mais en plus aussi des « communautés naturelles » telles que les familles et au-delà d’elles, de ce qu’elles constituent naturellement : des communes et des régions naturelles, des corporations naturelles (au lieu des syndicats basés sur la lutte des classes) et de tous les corps dits “intermédiaires et des nations elles-mêmes…

Faites tomber cette funeste hypothèse dans l’esprit des hommes et, Dieu les aidant par Sa grâce en les faisant revenir à la véritables Religion révélée – qui est la Religion Catholique – en les convertissant par un moyen ou par un autre (très probablement fort redoutable et effroyable vu l’état du monde actuel…) et ils ne seront plus démocrates mais, rejetant le faux ordre contre-nature actuel, ils reviendront à Dieu, donc, et aux « communautés naturelles » qu’Il a créées par les hommes (cause instrumentale, Lui, étant la véritable Cause efficiente ultime) en les programmant, en quelque sorte, pour qu’ils les fondent et y vivent. (C’est du reste parce que Dieu est la véritable Cause efficiente ultime de ces « communautés naturelles » que nos révolutionnaires modernes, inspirés par Satan et animés de la haine de tout ce qui rappelle Dieu, cherchent, consciemment ou involontairement peu importe, à les détruire à tout prix…)
Faire tomber cette funeste hypothèse, c’est exactement le but du présent post (et plus généralement, de tout ce fil) destiné plus particulièrement à quelqu’un que nous estimons singulièrement et qui, nous en sommes sûr, se reconnaîtra par cette dédicace finale.

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


Dernière édition par JP B le Lun 30 Jan - 21:57, édité 2 fois (Raison : 1 : correction du titre du livre de Maxence HECQUARD. 2 : diverses autres corrections,e perticulier ajout de la lettre t à la fin du verbe partir dans cet § "Nos astrophysiciens honnêtes actuels pensent que l’univers, partit d’un point où il fut cré)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Lun 30 Jan - 19:29

LES ŒUVRES DE Mgr HENRI DELASSUS : https://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Delassus/Table.html

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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Ven 15 Déc - 0:53

Benjamin (avec qui, sur un autre sujet, nous sommes en désaccord) a écrit:

Abbé Stéphen Coubé - Jeanne d'Arc et la France (Paris, P. Lethielleux, 1910), pp. 8-9 a écrit:




http://liberius.net/livres/Jeanne_d_Arc_et_la_France_000000604.pdf



Abbé Stéphen Coubé - Jeanne d'Arc et la France (Paris, P. Lethielleux, 1910), p. 40 a écrit:



http://liberius.net/livres/Jeanne_d_Arc_et_la_France_000000604.pdf



Abbé Stéphen Coubé - Jeanne d'Arc et la France (Paris, P. Lethielleux, 1910), pp. 46-47 a écrit:




http://liberius.net/livres/Jeanne_d_Arc_et_la_France_000000604.pdf



Abbé Stéphen Coubé - Jeanne d'Arc et la France (Paris, P. Lethielleux, 1910), pp. 80-81 a écrit:




http://liberius.net/livres/Jeanne_d_Arc_et_la_France_000000604.pdf



Abbé Stéphen Coubé - Jeanne d'Arc et la France (Paris, P. Lethielleux, 1910), p. 133 a écrit:



http://liberius.net/livres/Jeanne_d_Arc_et_la_France_000000604.pdf



Bravo et merci, Benjamin !

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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Jeu 15 Fév - 18:13

Reproduit comme suit par Benjamin (bravo, Benjamin, et merci!…), Monsieur l’abbé Eugène Roquette de Malviès (De la Monarchie et de la République [Paris, Téqui, 1875], pp.464 et476) a écrit:



http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5455927n/f479.image




http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5455927n/f491.image


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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Jeu 1 Mar - 15:27


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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Lun 4 Juin - 21:41


« LE CHRIST QUI EST ROI DE FRANCE »
(St PieX)


Par

Pierre VIRION


(Extraits)
Citation :

« Vive le Christ qui aime les Francs ! »

Voilà l'acclamation première et la profession de foi nationale. Ce texte a conservé la valeur d'un engagement politique auquel saint Rémy, selon la tradition, attacha les menaces et les bénédictions contenues dans son testament. Il atteste la suzeraineté du Christ sur la nation française et promet fidélité.

Le Sacre lui-même, dont la liturgie rémoise est particulière au Roi de France, n'est que la consécration et le renouvellement de cette promesse de règne en règne. On a parlé de la légende de Reims. L'essentiel en est le Sacre qui n'est point de la légende.

Ce qui n'en est pas davantage, c'est le serment de Charlemagne au jour de son couronnement :
Citation :
Au nom du Christ, moi, Charles, je m'engage devant Dieu et Son apôtre Pierre à protéger et défendre cette Sainte Eglise Romaine, moyennant l'aide d'en Haut, autant que je saurai et pourrai.

Ce qui n'en est pas davantage, c'est son capitulaire de 802 où le service de Dieu, l'unité et l'extension de la Foi et de la Charité du Christ, la défense de la religion sont les buts de l'Empire. Les Français d'âge en âge recueillirent ce dépôt et assumèrent cette mission.

Saint Louis se disant être réellement le ″sergent de Dieu″ affirmait un état de fait dont l'ancienne France n'a jamais douté. Il n'est pas jusqu'au serment de la Ligue qui ne proclamât cette unité catholique et monarchique du « Saint Royaume de France » en l'appuyant sur le baptême de Reims, la loi salique et la mission de Jeanne d'Arc.

Louis XIV écrivait dans ses mémoires :
Citation :
Nous péchons contre la prudence aussi bien que contre la justice quand nous manquons de vénération envers Celui dont nous ne sommes que les LieuTenants.

Que parle-t-on tant de légende autour de nos origines parce que les chroniqueurs les auraient enluminées de faits miraculeux qui ont ensoleillé et enthousiasmé l'âme de nos ancêtres ! Ce qui demeure avec exactitude, c'est que la vie de la nation s'est déroulée par la suite en fonction de ces origines, c'est que des générations entières et successives, c'est que tout un peuple acceptant en bloc cette tradition magnifique en a fait son idéal, son espoir, sa vocation, sa fierté, sa raison d'être et son titre de gloire devant Dieu, l'Eglise, les hommes et l'histoire.

Voilà le vrai, le tangible, le fait de la France.

Le Christ est son chef, son suzerain, son Roi.


(Édi tions Saint Rémi, 2017, BP 80 33410 CADILLAC, www.saint-remi.fr, pp.26[en bas]-28.)

C’est précisément cela que la Révolution dite française a voulu détruire…

Or,

Citation :
[…] Cette légitimité du Christ veut être reconnue la première, au-dessus de toutes les lois, même les plus respectables parce qu'elle est elle-même la loi fondamentale de la France. La considérer en fonction de la personnalité d'un Prince, ce n'est pas seulement s'exposer à une périlleuse inversion, c'est aussi s'attirer les implacables réponses du passé.
Ce passé témoigne que le trône échappa plus d'une fois à ceux des successeurs de Clovis et de Saint Louis qui abandonnèrent le message de Reims.
[…]
(Ibidem, p. 40, § 2-3.)

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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mar 12 Juin - 20:26

Citation :

Jamais, si nous n'étions sous le coup de la chute originelle, [la liberté] n'entrerait en conflit avec l'autorité. Dès l'origine, l'une et l'autre sont liées : être libre, nous l'avons dit, c'est être maître de ses actes. La liberté est une royauté.

L'autorité est la constante protectrice de la liberté. C'est l'autorité spirituelle de l'Eglise qui empêche le pouvoir politique de s'assujettir sans retour les corps et les âmes. Lorsque le gallicanisme a prétendu ne rien voir au-dessus de l'autorité du prince, il a préparé la voie d'abord au légalisme révolutionnaire substituant la loi civile à la loi de Dieu, puis aux étatismes modernes. « La foi seule produit une société libre » (Blanc de Saint-Bonnet).
A son tour, l'autorité politique a pour fonction de défendre contre toute atteinte les activités favorables à la vie normale de la cité : elle préserve la libre possession des biens des entreprises du voleur, le travail des excès de la spéculation, la vie de famille de l'égoïsme et de l'immortalité. Partout l'autorité des chefs contient la tyrannie ou les violences anarchiques : celles des intérêts et celles des passions qui, sous les apparences trompeuses de la liberté, étouffent la liberté elle-même en rendant impossible la vie sociale. A tous les degrés, que ce soit à l'usine ou au village, l'autorité vient en aide à la faiblesse humaine ; elle l'aide par ses ordres ou par ses sanctions à observer la règle du bien. C'est elle qui sauve la liberté.

C'est elle encore qui montre le but à notre ascension. La loi humaine doit prolonger la loi divine sans la contredire de même que l'autorité civile représente celle de Dieu. De là les obligations du pouvoir, dont la première, loin d'investir l'état de cette puissance inconditionnelle qu'on lui voit prendre de nos jours comme s'il était la source de tous les droits, lui impose au contraire le respect de cet essentiel droit de l'homme qu'est la libre correspondance de celui-ci à sa vocation spirituelle.
Et cela ne consiste pas seulement à éviter le mal positif d'institutions inadaptées à notre fin, ce qui serait déjà
beaucoup ! Dans une société chrétienne, la fidélité de chacun à cette fin surnaturelle constituant la plus haute expression du bien commun, la neutralité à cet égard devient une atteinte à la vraie liberté ; la loi pour ne pas être oppressive doit aller jusqu'à s'inspirer de cette loi universelle qu'est la loi de Dieu. Image de l'autorité créatrice, l'autorité civile, dans toute la mesure de ses moyens temporels, se doit de réaliser dans le peuple cette conformité collective à la Loi, cette communion sociale à l'ordre divin qui rendra davantage possible à chacun son ascension personnelle vers la liberté.

Pas de liberté sans loi, sans autorité. Mais cela suppose la rentrée de Dieu dans l'état et dans la loi.
« La politique vraie jaillira d'une application de la liberté véritable » (Blanc de Saint-Bonnet).

On le verrait bien alors au nombre de « franchises » qu'une telle politique ferait éclore spontanément. Pourquoi oppose-t-on sans cesse « les libertés » à la « Liberté » ? Parce que cette dernière, « la liberté philosophique », comme l'appelait Pie VI, n'est pas la vraie ; ce n'est que le masque et le charme de la révolution. C'est le mensonge du libéralisme. La vraie liberté, au contraire, non seulement s'harmonise avec « les libertés », mais les engendre.
Que sont les libertés familiales, celles de la commune, de la province, l'association professionnelle ? Des moyens fournis à l'homme par le droit naturel pour se mouvoir dans les divers domaines où il poursuit en société des biens qui se complètent et se coordonnent sous le bien suprême de sa perfection, c'est-à-dire de sa libre adhésion à Dieu.
Partiels, mais réels, communs à tous les pères, à tous les professionnels d'un même ordre, à tous les citoyens d'un pays, ces biens se rangent en une hiérarchie qui engendre la hiérarchie des devoirs, des droits correspondants à ces devoirs et par conséquent des libertés. Celles-ci équivalent au pouvoir d'accomplir correctement dans la cité les fonctions sociales, qui pour chaque individu : père, professionnel, citoyen, ou pour chaque groupe, résultent de son état. Elles entrent dans la ligne générale de notre liberté d'accomplir dans tous les domaines de l'humain notre destinée naturelle et surnaturelle.

Au moyen âge on ne connaissait ni la Déclaration des Droits de l'Homme, ni la devise « Liberté, égalité, fraternité », mais un droit populaire très réaliste laissait aux diverses fonctions de l'ordre politique, économique ou familial, le pouvoir de s'épanouir naturellement au sein de la nation. Ces métiers, ces universités, ces communes, ces seigneuries civiles ou ecclésiastiques, possédaient leur propre loi coutumière expression du libre consentement à la règle commune, obéissaient à leurs autorités naturelles qui, les concrétisant, les représentant auprès du pouvoir central, témoignaient de leur existence et de leur légitimité. Aussi le seigneur était libre en son fief, l'évêque en son diocèse, l'abbé dans son monastère, le bourgeois dans sa ville, l'artisan dans son métier.

Il n'était pas jusqu'au serf, déjà en voie de disparition au XIIIe siècle, dont la situation ne fut considérée comme privilégiée parce qu'on ne pouvait lui enlever sa terre, ni les garanties attachées à son état. Le roi ne créait pas ces libertés, il les reconnaissait et les fédérait ; il tirait librement, lui aussi, des conseils ou des doléances de ces corps, les décisions d'ordre général nécessaires au gouvernement de la nation. Et ce réalisme politique se trouvait être d'accord avec les principes mêmes qui harmonisent la liberté, l'autorité et les libertés.


(Pierre VIRION, « “LE CHRIST QUI EST ROI DE FRANCE” (St Pie X) », Éditions Saint Rémi, 2017, BP 80 33410 CADILLAC, www.saint-remi.fr, pp.82-85. Souligné en gras ou/et d’un trait, par JP B.)

Voilà l’ordre social et politique juste !…


Citation :

Le libéralisme est bien une révolte et un mensonge. Scrutons en effet, sa nature. Il affirme d'abord une indépendance générale que l'homme n'a pas, que la nature lui dénie et que son état de créature lui refuse formellement. Pour lui, la liberté ne grandit pas en nous à mesure que nous devenons meilleurs ; il ne la place pas à la fin comme une perfection à atteindre, mais au commencement comme une perfection déjà possédée.
Indépendant, l'homme ne consent pas à la loi, il la nie. Alors il dit à Dieu : « Je suis ton égal, comme toi je n'ai pas de maître, je vais selon ma raison et mon plaisir, je pense librement ». En soufflant la révolte le libéralisme instaure fatalement l'esclavage. Niant implicitement la chute originelle, il fait de notre déchéance et avec elle des passions de toutes sortes un état de perfection originelle ; tel était « l'état de nature » des philosophes du XVIIIe siècle. Et parce qu'il travestit en liberté l'indépendance de la raison vis-à-vis de la Révélation, parce qu'il substitue la tyrannie de l'instinct à la discipline de l'esprit, l'appétit à l'effort libérateur, il déséquilibre l'homme et le livre aux puissances mauvaises.

Mais il l'asservit aussi politiquement parce qu'il renverse l'ordre des choses. Monstrueuse inversion, il sème partout des contradictions insolubles, des oppositions meurtrières, en un mot, des antagonismes sataniques. C'est le conflit de l'autorité civile et de la « liberté individuelle » où, finalement, pour maintenir le flot montant des émancipations « démocratiques », l'état resserre son étreinte, ligote l'individu dans ses règlements, prend des formes policières jusqu'alors inconnues et rétablit par la force l'équilibre des rapports sociaux.

[…]

(Ibidem, pp. 82-86. Idem.)

Lisez la suite : « Le libéralisme, c'est la tyrannie du mal. » (https://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C258_Virion_Le-Christ-Roi-de-France_35p.pdf),page 21.

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Mer 13 Juin - 23:54

Je crois me souvenir, mais je ne le retrouve plus dans la nouvelle édition de son livre, « “LE CHRIST QUI EST ROI DE FRANCE” (St Pie X) », que j’ai reçue récemment, que Pierre VIRION exposait, dans une ancienne édition que je n’ai plus, ce que je cite ci-dessous de mémoire :
Citation :

Le modèle de gouvernement est celui exercé par notre roi St Louis qui reconnaissait au-dessus de lui la Royauté universelle de Jésus-Christ Notre-Seigneur et qui n’appliquait pas la « monarchie absolue » d’un Louis XIV (“le roi-soleil” alors que le seul soleil, en la matière, est nécessairement, ne peut qu’être, Notre-Seigneur Jésus-Christ) par exemple.
Le saint roi Louis IX appliquait une monarchie dite “tempérée” au sein de laquelle intervenaient ce qu’on appelle « les corps intermédiaires » (les métiers [dits “corporations” qui n’ont rien à voir avec nos actuels syndicats basés sur « la lutte des classe » révolutionnaire], les universités, les communes, les seigneuries civiles ou ecclésiastiques, toutes ces associations qui constituaient le tissu de toute la société) et le roi, s’il prenait bien lui-même les décisions finales concernant le royaume, ne le faisait pas sans prendre l’avis de tous ces conseils.

Ce gouvernement de « monarchie tempérée » consistait à être
  1. monarchique (je ne dis pas “royaliste” car il existe, précisément de nos jours et plus particulièrement depuis la Réforme et la Révolution dite “française” qui a exporté ses idées mortifères dans le monde entier par le jeu du « maître de ce monde » qui en est le véritable auteur, un [ou des] régime[s] royaliste[s] “parlementaire[s]” constitutionnellement démocratique, mais je dis bien “monarchique”, c’est-à-dire d’un seul dirigeant) au niveau de l’État (car la Nation est une grande famille qui doit avoir à sa tête un père aimant ses enfants et assurant la stabilité de ladite famille par la pérennité de son règne, et non des mercenaires changeant au gré des caprices de l’instabilité populaire) ;

  2. aristocratique (c’est-à-dire de « ces seigneuries civiles ou ecclésiastiques » comme l’écrit Pierre VIRION) ; et

  3. démocratique (dans le bon sens du terme, c’est-à-dire comme l’entendait la Grèce antique et non comme l’entendent nos démagogues modernes dont ce mot ne sert que de paravent à leurs magouilles électorales et, en fait, à la dictature de l’oligarchie qu’ils promeuvent, protègent et bénéficient scandaleusement au détriment des autres citoyens) au niveau des corporations et des communes.


Ainsi,
  • le roi, dirigeant la Nation d’une manière générale tout en laissant libres les diverses entité sociales et politique inférieures, les fédérait et veillait, pour le bien de tous ses sujets et, par celui-ci, du celui de tout son royaume, au bon fonctionnement de ces entité sociales et politique inférieures en évitant qu’il n’y ait, au sein d’icelles, des exagérations opprimant les faibles. Rappelons-nous, à ce sujet, St Louis siégeant sous le chêne à Vincennes où il donnait, si besoin, raison au simple sujet contre son mauvais seigneur !…

  • Les provinces, nécessairement trop grandes pour que les dirigeants potentiels soient exactement connus de leurs éventuels électeurs, ces provinces, dis-je, étaient également dirigées par des seigneurs comme chaque père de famille dirige celle dont il a la charge, et cela, là aussi, assurait la stabilité sociale et politique de chaque province, qu’elle soit civile ou ecclésiastique.

  • Enfin, au niveau des communes ou des corporations, les dirigeants pouvaient être élus par leurs pairs (et non par tout le monde indistinctement) qui les connaissaient et savaient qui ils élisaient à leur tête.

Et c’est cela une « monarchie tempérée ». Acceptable par tous ! (Ce qu’a détruit la Révolution, mais avant elle, l’autoritarisme abusif de la monarchie absolue d’un « roi soleil », par exemple…)



La « monarchie tempérée », donc, est monarchique au niveau supérieur de la Nation, aristocratique à celui intermédiaire des provinces, et démocratique au niveau corporatif et communal.
Et cela devrait être l’aspiration de tous ceux qui, honnêtement, désirent le bien commun au niveau social et politique, sans tenir compte de cette aberration qu’est le suffrage universel !…

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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   Dim 29 Juil - 16:54

Un ami (qui désire garder l’anonymat), dans une pièce jointe à un courriel intitulé « Quelques réflexions sur le passé qui peuvent éclairer le présent et le futur », a écrit:

ALLARDE
_______


Il a donné son nom au célèbre décret, adopté par la Constituante en mars 1791, qui stipulait : « Il sera libre à toute personne de faire tel négoce, d’exercer telle profession, tel art, tel métier qu’elle trouvera bon. » On abolissait ainsi d’un trait de plume toute l’organisation professionnelle catholique de la monarchie : jurandes, confréries, patronages, compagnonnages, guildes, hanses… Pour l’empêcher de se reconstituer, la Loi Le Chapelier (Isaac), de juin 1791 interdit formellement le droit d’association en déclarant « L’anéantissement de toute espèce d’association de citoyens de même état ou profession étant une des bases fondamentales de la constitution française, il est défendu de les rétablir en fait sous quelque forme que ce soit » Dans son article 2 la loi interdisait « aux citoyen d’un même état ou d’une même profession de prendre des délibérations et des règlements sur leurs prétendus intérêts communs. » C’est un des rares textes du Code civil qui demeure inchangé. Il constitue la base du libéralisme économique, mais fut conservé par le socialisme.
Il découle de l’inepte principe de 89 « les hommes naissent libres et égaux en droit ». Ce qui oblige dans la pratique à supprimer tous les droits particuliers familiaux (aristocratie), professionnels et locaux ce qui ne peut se faire que par contrainte légale qui prive les personnes de leur liberté réelle.

Depuis Colbert, la lutte sournoise du judaïsme contre ce que l’on a appelé depuis, « les corporations », faisait rage. Le ministre de Louis XIV avait porté les premiers coups à l’organisation professionnelle catholique en créant les manufactures en violation des règlements portant sur le nombre des ouvriers d’une même entreprise, première amorce de la généralisation du salariat, qui était limité par l’organisation professionnelle. Celle-ci imposait la création de nouvelles entreprises en limitant le nombre de compagnons et d’apprentis par établissement.

Les physiocrates, maçons affiliés à l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, inspirèrent à Turgot, ministre de Louis XVI, certaines de ses “réformes”. Il écrivait « la source de tout le mal réside dans la faculté accordée aux artisans d’un même métier de s’assembler et de s’unir en corps. »

La stupidité des prétendues élites politiques de cette époque n’a d’équivalent que celle des milieux d’Action catholique à la veille du Concile Vatican II [plutôt du conciliabule vaticandeux] [1]. Toute cette législation destructrice fut aggravée par Napoléon Ier, qui disait « je suis la Révolution, moi ! » En 1810, le code pénal, institué par le Ier Empire punissait d’amende et de prison les ententes entre entrepreneurs, baptisés pour les besoins de la cause « délit de coercition », et entre ouvriers, « délit de coalition ». C’est en vertu de ces textes que Louis Philippe fit tirer au canon contre les canuts lyonnais, ouvriers tisserands, qui manifestaient pour obtenir des salaires décents leur permettant de nourrir leur famille, qui étaient dans la misère.

Le prétendu délit de coercition correspond à l’accord entre les producteurs pour imposer un minimum de prix de vente pour une certaine qualité. Il est toujours considéré comme un délit et poursuivi à la diligence d’une commission spéciale du Ministère des Finances, qui agit par l’intermédiaire de la brigade économique de la police judiciaire. Celle-ci est dotée de pouvoirs extrêmement étendus et opère en fonction de divers décrets dont le texte de base réside actuellement dans les fameuses ordonnances de 45 sur la libre concurrence, remises à jour par celles de 1958, toujours signées « de Gaulle » comme les premières.

Le délit de coalition est plus ou moins abrogé par le droit de grève, les conventions collectives et le SMIC ; il est en passe d’être remis en vigueur par la politique de Macron qui imite en cela celle menée en Grande Bretagne par Mme Tatcher.

Toutes ces erreurs et crimes, commis au nom de la loi, résultent d’une ERREUR INTELLECTUELLE, issue du libéralisme qui professe qu’il n’y a pas de vérité ou qu’on ne peut l’atteindre
 [2]. Ici, en l’occurrence, le juste prix. Telle n’est pas la doctrine de l’Eglise qui définit le juste prix comme étant celui qui permet à l’entrepreneur de nourrir décemment sa famille. Son atteinte se réalise par la libre concurrence qui n’est pas la loi de la jungle du libéralisme économique mais le résultat d’un ajustement de l’offre et de la demande par l’organisation des marchés. L’organisation de la production betteravière en accord avec les usines produisant le sucre qui a régi cette profession avant que la prétendue politique agricole commune de la prétendue Union Européenne ne vienne la perturber, peut nous en donner un exemple :
Les surfaces consacrées aux betteraves sont limitées ; il existe un prix différentiel selon les quantités récoltées, avec prix maximum, négocié entre producteurs et usine jusqu’à un certain tonnage à l’ha., puis un second, voire un troisième au delà de x et y tonnes à l’ha.. Ainsi les sucreries sont-elles assurées d’avoir le tonnage nécessaire pour fonctionner et les producteurs d’avoir une rémunération suffisante.

Chaque profession est un cas particulier à résoudre sur les principes généraux fournis par l’Eglise et mis en œuvre par les intéressés eux-mêmes sous le contrôle de l’Etat en vue du bien commun. On voit qu’on là à des années lumières des élucubrations des socialistes et du « laisser faire laisser passer » cher aux libéraux.




Notes de JP B
 :
  1. Précision de votre serviteur.

  2. Souligné d’un trait, en gars et en majuscules par votre serviteur.

Merci à cet ami qui nous rappelle là ce qu’est la juste et charitable organisation de la société civile et domestique, avec les écueils passés qu’il nous faudrait dans l’avenir éviter !…

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MessageSujet: Re: Pour Dieu et pour le Roy   

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