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 Échange de lettres entre un Catholique et un Orthodoxe grec

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JP B
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MessageSujet: Échange de lettres entre un Catholique et un Orthodoxe grec   Dim 30 Aoû - 14:40


Le catholique a écrit :


Catholicité et orthodoxie

Mon cher A...,

Il me souvient qu'au cours d'une discussion amicale sur l'origine de l'Église Catholique, tu m'avais prétendu que celle-ci n'avait vu le jour qu'au moment du schisme (1054) et qu'auparavant (depuis la fondation de le Religion chrétienne par Notre-Seigneur Jésus-Christ) elle était Orthodoxe et n'avait pris le nom de "catholique" que depuis 1054.

Or il se trouve que dans le Symbole de Nicée (325) complété au Concile de Constantinople (381), appelé aussi Symbole des Apôtres, le "Credo" que nous récitons à la Messe, on proclame : "[Credo] Et Unam, Sanctam, Catholicam et Apostolicam Ecclesiam" (Concile de Nicée : "εἰς μίαν, ἁγίαν, καθολικὴν καὶ ἀποστολικὴν ἐκκλησίαν" ; Concile de Constantinople : "Εἰς μίαν, Ἁγίαν, Καθολικὴν καὶ Ἀποστολικὴν Ἐκκλησίαν" – cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Symbole_de_Nic%C3%A9e).
D'autre part, je pense que tu reconnais, en tant qu'orthodoxe, le Docteur de l'Église saint Athanase d'Alexandrie, "né vers 298 et mort le 2 mai 373" (https://www.google.fr/?gws_rd=cr&ei=VE3gVa2_Gcb7UteNhZAE#q=St+Athanase) ainsi que saint Césaire d'Arles,"né vers 470 à Chalon-sur-Saône et mort le 26 août 542 à Arles" (https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9saire_d%27Arles). Or celui-ci attribue au premier ce qu'on appelle "le Symbole de saint Athanase" rédigé en latin et qui proclame ceci "Quicúmque vult salvus esse, ante ómnia opus est ut téneat cathólicam fidem: Quam nisi quisque íntegram inviolatámque serváverit, absque dúbio in aetérnum períbit. [...]" (Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité. – cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Symbole_d%27Athanase)...

Nous voyons donc bien que ton assertion selon laquelle le mot "catholique" (qui vient du grec "καθολικὴν" et signifie "universel") aurait été adjoint par les Catholiques à l'Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ, est parfaitement fausse !


Mais ce n'est pas tout :

Je pense également que les Orthodoxes (peut-être me confirmeras-tu ou m'infirmeras-tu ?...) croient, comme nous, que l'Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ est nécessairement Une (seule et unique).
Or, pour qu'elle ne soit effectivement qu'Une, il est nécessaire qu'elle ne possède sur terre (hormis son divin Chef qui est, depuis l'Ascension, au ciel, et est la véritable Tête de Son Corps mystique qui est l'Église) qu'un seul chef, Vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ : un seul Pape pour développer explicitement si besoin et d'une manière homogène et harmonieuse la doctrine contenue implicitement dans la Révélation originelle faite par Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même. Il est donc nécessaire qu'elle soit "monocéphale", si je puis m'exprimer ainsi. Or, les Églises dites orthodoxes (grecque, de Constantinople, d'Alexandrie, d'Antioche, de Jérusalem, de Géorgie ou russe, de Chypre, etc.) sont toutes autocéphales.
Il s'ensuit que ce qu'on appelle l'Église orthodoxe, n'est donc pas Une mais multiple puisque "polycéphale"et de ce fait, elle n'existe pas en tant que telle mais il n'existe que plusieurs Églises dites orthodoxes.

Par ailleurs, comme on le voit dans plusieurs endroits des Évangiles, notamment en St Jean, XX, 4 à 6 et 8 (St Jean s'efface devant St Pierre), tous les Apôtres ont toujours reconnu la primauté de Pierre à qui (et à lui seul) Jésus à dit "tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église [...] je te donnerai les clés du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera aussi lié dans les cieux et tout ce que tu délieras sur la terre sera aussi délié dans les cieux" (St Matt., XVI, 18-19) ; "Pais mes agneaux ; Pais mes agneaux ; Pais mes brebis" (Ses brebis : les mères de Ses agneaux, c'est-à-dire les Évêques, tous les autres Évêques – St Jean, XXI, 15 à 17).
C'est pourquoi, dans l'Église on a toujours cru à l'infaillibilité (dans l'enseignement de la doctrine religieuse et de la morale) de Pierre et de ses successeurs les véritables Papes et qui n'y croit pas est dans l'hérésie.
Or, ceux qui se disent "orthodoxes" n'y croient pas !
Ils ne sont donc pas, en réalité, "orthodoxes" mais hétérodoxes malgré le nom qu'ils se donnent, hétérodoxes, c'est-à-dire dans l'hérésie...


Voilà, mon cher A..., ce que je voulais te dire à propos de cette ancienne discussion amicale que nous avions eu jadis.
Il est à dire vrai urgent que tu devienne catholique en faisant une bonne retraite comme celle que je viens de suivre...

Reçois mon amical bonjour et, j'espère, à bientôt !

Le catholique

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Échange de lettres entre un Catholique et un Orthodoxe grec   Dim 30 Aoû - 14:49


A..., l'orthodoxe a répondu :

Comme on peut dire, la vérité signifie le pouvoir de Dieu.
Donc
d'une manière homogène et harmonieuse la doctrine contenue implicitement dans la Révélation originelle faite par Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même. Il est donc nécessaire qu'elle soit "monocéphale", si je puis m'exprimer ainsi.

On est tous obligés par amour de Dieu, d'être en harmonie avec sa création, donc "ortos doxia", ça signifie de la bonne croyance !
J'AI DIT !
:+)

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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MessageSujet: Re: Échange de lettres entre un Catholique et un Orthodoxe grec   Dim 30 Aoû - 15:05


Le catholique a écrit :

Citation :

d'une manière homogène et harmonieuse la doctrine contenue implicitement dans la Révélation originelle faite par Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même. Il est donc nécessaire qu'elle soit "monocéphale", si je puis m'exprimer ainsi.

On est tous obligés par amour de Dieu, d'être en harmonie avec Sa création, donc "ortos doxia", ça signifie de la bonne croyance !
J'AI DIT !

Oui, « On est tous obligés par amour de Dieu, d'être [...] "ortos doxia" », donc, en vertu des Paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ (qui est Dieu Lui-même) dites à Simon-Pierre et à lui seul, "tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église [...] je te donnerai les clés du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera aussi lié dans les cieux et tout ce que tu délieras sur la terre sera aussi délié dans les cieux" (St Matt., XVI, 18-19) ; "Pais mes agneaux ; Pais mes agneaux ; Pais mes brebis" (Ses brebis : les mères de Ses agneaux, c'est-à-dire les Évêques, tous les autres Évêques – St Jean, XXI, 15 à 17), il faut admettre pour être dans l'orthodoxie (la bonne doctrine) que le Pape (véritable, non un quelconque guignol qui contredit les Papes précédents) est sur terre le Vicaire, et lui seul, de Notre-Seigneur Jésus-Christ...
J'AI DIT !
:+)

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MessageSujet: Re: Échange de lettres entre un Catholique et un Orthodoxe grec   Dim 30 Aoû - 15:12

Il n'y a pas eu, pour l'échange "Catholicité et orthodoxie" d'autre réponse de A..., l'orthodoxe.

Prochain échange : "Le fils du roi et son lieutenant".

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MessageSujet: Re: Échange de lettres entre un Catholique et un Orthodoxe grec   Lun 31 Aoû - 11:05


Le fils du roi et son lieutenant :


Le catholique, n’ayant pas eu de réponses à sone denier courriel de la part de A… (orthodoxe) sur « Catholicité et orthodoxie », lui a écrit:

Un roi très bon possédait, outre son royaume dans lequel régnait un ordre de grande valeur, une île lointaine dans laquelle régnait, au contraire, un grand désordre. Les habitants de cette île, pourtant sujets de ce roi très bon qui ne cessait de les combler de bienfaits, ne faisaient que se révolter contre lui et, contre ses ordres exprès, s’entretuaient par des guerres intestines et des assassinats privés ou publics, se volaient les uns les autres et perpétraient un tas d’autres forfaits.
Pour rétablir l’ordre parmi ses sujets dans cette île, le roi envoya son fils.
Celui-ci les réconcilia, pour ceux qui le voulaient, avec le roi son père [1]. Puis il retourna auprès de son père, promettant de revenir un jour, non sans toutefois établir un lieutenant qui tiendrait sa place dans l’île durant son absence loin dans le royaume de son père et qui recevrait, seul, directement de lui ses directives. Ce lieutenant était bien sûr chargé d’organiser sa succession tant que durerait cette absence du fils du roi, et ses successeurs continueraient, en vertu des promesses du fils du roi, de recevoir, seuls, directement de celui-ci, ses directives.
Malgré les difficultés que firent ceux qui ne voulaient pas se réconcilier avec le roi (les méchants), tout alla bien pour les bons avec le lieutenant du fils du roi et ses successeurs jusqu’au jour où quelques-uns ne voulurent plus dépendre ni écouter le(s) successeur(s) du lieutenant désigné par le fils du roi mais prétendirent dépendre directement de celui-ci et ne plus écouter que lui portant absent de là et loin dans le royaume de son père.

La parabole est claire et facile à comprendre !

Les questions qui se posent maintenant sont celles-ci :
  • Que penser de ces individus qui, faisant partie des bons au début, ne veulent plus dépendre ni écouter le(s) successeur(s) du lieutenant désigné par le Fils du Roi mais prétendent dépendre directement de celui-ci et ne plus écouter que Lui portant absent de là et loin dans le Royaume de son Père ?

  • Qu’en pense le Fils du Roi Lui-même et comment les traitera-t-Il à Son retour ?

Si tu ne te convertis pas, mon cher A..., et ne veux pas croire en les Paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ que je t’ai rapportées dans mes deux derniers messages [2] ainsi qu’en celle que l’on trouve en St Marc (XVI, 16, in fine) « celui qui ne croira point sera condamné », tu iras en enfer (ce n’est pas moi qui te le promets : c’est Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même en St Marc, XVI, 16) là où règne le malheur infini, pour toute l’éternité...
Réfléchis-y bien !

Notes de JP B :
  1. Il n'est pas dit, dans ce courriel, comme cette “réconciliation” s'opéra.

  2. Reproduits ici et .

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Échange de lettres entre un Catholique et un Orthodoxe grec   Lun 31 Aoû - 11:13

En réponse,
A... l’“orthodoxe” a écrit:
On peut fumer en enfer ???
On peut boir un wisky ?
Donc....
:-)
Il paraît que A... l'orthodoxe (dont il faut excuser le mauvais français puisqu'il est étranger) fume beaucoup et lève volontiers le coude... – Remarque de JP B.

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MessageSujet: Re: Échange de lettres entre un Catholique et un Orthodoxe grec   Lun 31 Aoû - 12:20

Le catholique, après cette déplorable réponse de A… l’“orthodoxe”, lui a écrit:

Ne rigoles pas, ne fais pas le fanfaron ni le clown comme ton Sisyphe [1] : en enfer, on fume non du tabac (car il n'y a rien que des démons, qui vous persécutent comme seuls ils savent et peuvent le faire, et les âmes damnées qui ne cessent de s'insulter en criant abominablement dans vos oreilles et en se reprochant avec haine de s'être mutuellement entraînées dans ce lieu de supplice éternel et quasi infini en intensité) mais on fume de tout son corps car il ne cesse de brûler atrocement sans se consumer, pour toute l'éternité ; on ne boit nullement du whisky, non plus qu'aucune autre boisson, car il y fait plus sec qu'au Sahara [2] !

Ce supplice est éternel et quasi infini en intensité car
  1. c'est Dieu qui, par nos offenses, a été lésé dans la connaissance que nous devions acquérir de Lui ; dans l'amour que nous devions Lui porter en retour de celui qu'Il nous avait Lui-même porté en pensant à nous de toute éternité, en nous tirant du néant en vue que nous allions Le rejoindre au ciel dans Sa béatitude éternelle, en donnant Sa vie pour nous racheter et en nous comblant d'une infinité de bienfaits (depuis l'air que nous respirons jusqu'à tous les biens dont nous jouissons ; depuis, et c'est le plus important, la grâce du saint Baptême qui nous a fait Ses enfants adoptifs, jusqu'à celle par laquelle Il nous appelle à la véritable conversion du cœur et de l'esprit...) ; Il a encore été lésé dans la louange [3] que nous devions lui rendre comme Créateur et Maître de toutes choses et pour tous Ses bienfaits, et dans le service que nous devions lui donner de toute notre vie car nous devions être tout à Lui, ne faire tout que pour Lui et ne servir que Lui au lieu de nous servir nous-mêmes voire servir le diable Son ennemi ;

  2. toutes les offenses que nous avons commises contre Dieu qui est infini demandent, quand on ne s'en repent pas avant de paraître devant Lui (ce qui est extrêmement rare juste avant la mort : « l'arbre tombe du côté où il penche ») un châtiment évidemment infini.
    Ce juste châtiment est quasi infini en intensité (car Dieu seul est infini) et, parce que Dieu qui par nos offenses a été lésé est infini, ce juste châtiment est éternel, ce qui est l'enfer de l'enfer (jamais, jamais ; toujours, toujours) et il est éternel parce que, dans l'enfer, les damnés ne cessent de maudire Dieu (Dieu qui est pourtant si bon) qui les a, par un juste jugement, placés là pour les différencier, dans Sa bonté infinie, des Bienheureux que, dans Sa bonté infinie, Il veut récompenser au ciel dans Sa béatitude éternelle ; considération que les damnées comprendront alors et qui sera la cause de la troisième raison pour laquelle ce supplice est quasi infini en intensité :

  3. voyant que c'est par un juste châtiment qu'ils sont placés dans ce lieu de tourments par un Dieu si bon qui aura tout fait pour les sauver durant leur vie et les emmener, s'ils l'avaient réellement voulu, avec Lui au ciel dans Sa béatitude éternelle [4], les damnés seront encore animés d'un profond sentiment de remords qui leur rongera l'âme et l'esprit au point de les faire mourir de désespoir une seconde fois si cela était possible !...

Donc...
:-( (si c'est là que tu veux aller !)

[...]

Notes de JP B :
  1. A... est artiste peintre et, outre de magnifiques tableaux et autres décorations, il peint aussi, ayant été formé (en Bac + 5) en Université avec un master ou une licence en art plastique (il vise un doctorat en Sorbonne) donc dans une optique moderne, des horreurs qui, quand elles ne sont pas franchement abstraites, représentent entre autres ce Sisyphe de la mythologie grecque, véritable démon, dans des couleurs dignes d'un clown clown !

  2. C'est, à dire vrai, une immensité de souffre enflammé et en fusion...

  3. Et dans l'honneur public que nous devions Lui rendre comme Créateur et Maître de toutes sociétés humaines puisque c'est Lui qui a fait l'homme, outre « animal intellectuel » également « animal social ». (Cf. St Thomas d'Aquin.)


  4. Ce pour quoi l'homme a été créer par Dieu et à quoi il a été destiné par ce Dieu si bon. La perte de cette béatitude éternelle qui est Dieu Lui-même, constitue ce qui s'appelle la peine du dam, plus intellectuelle, et n'est pas évoquée pour le moment dans ce courriel reproduit ici et destiné à A... l'orthodoxe apparemment trop attaché aux biens apparents matériels.

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Échange de lettres entre un Catholique et un Orthodoxe grec   Mar 1 Sep - 9:48

En attendant que l'Admin. réponde à cette question solennelle, continuons provisoirement le présent fil

Et comme il n'y a pas eu, pour l'échange "Le fils du roi et son lieutenant" d'autre réponse de A..., l'orthodoxe,

le prochain courriel sera : "« On ne se moque pas de Dieu » ! (St Paul)".

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MessageSujet: Re: Échange de lettres entre un Catholique et un Orthodoxe grec   Mar 1 Sep - 23:36


« On ne se moque pas de Dieu » ! (St Paul) :


Le catholique, n’ayant pas eu de réponses à sone denier courriel de la part de A… (orthodoxe) sur « Le fils du roi et son lieutenant », lui a écrit:

Le présent courriel, mon cher A..., a pour objet d’aborder un aspect plus intellectuel, à dire vrai plus spirituel, de ce que j’ai traité ces derniers temps avec toi et ce pour quoi, en dernier ressort, je n’ai pas de réponse de ta part.
Mais auparavant, je voudrais, si tu le veux bien revenir sur quelques points de mon dernier message auquel tu n’as donc pas répondu, pour t’y apporter quelques précisions que j’ai omises de te donner quand je l’ai rédigé :
  • A la fin de mon premier §, je t’écrivais que, dans l’enfer, « on ne boit nullement du whisky non plus qu'aucune autre boisson car il y fait plus sec qu'au Sahara » alors que j’aurais dû te parler, au lieu du désert saharien, plus exactement d’une immensité de souffre enflammé et en fusion !...

  • Vers la fin de mon point N° 1, je te disais que Dieu « a encore été lésé dans la louange que nous devions lui rendre comme Créateur et Maître de toutes choses et pour tous Ses bienfaits » et j’aurais dû ajouter : et dans l’honneur public que nous devions Lui rendre comme Créateur et Maître de toutes sociétés humaines puisque c’est Lui qui a fait l'homme, outre « animal intellectuel », également « animal social » (St Thomas d'Aquin).

  • Au début de mon point N° 3, je t’exposais que « voyant que c'est par un juste châtiment qu'ils sont placés dans ce lieu de tourments par un Dieu si bon qui aura tout fait pour les sauver durant leur vie et les emmener, s'ils l'avaient réellement voulu, avec Lui au ciel dans Sa béatitude éternelle, [...] »,
    j’aurais dû préciser en plus ceci : ce pour quoi l'homme a été créer par Dieu et à quoi il a été destiné par ce Dieu si bon. La perte de cette béatitude éternelle qui est Dieu Lui-même, constitue ce qui s'appelle la peine du dam, plus intellectuelle.

    C’est de cette peine que je voudrais t’entretenir aujourd’hui.

Dieu a donc créer l’homme intelligent (dans une certaine mesure) pour que celui-ci Le connaisse et, par cette intelligence (quoique limitée) qui est purement spirituelle et aucunement matérielle quoique chez l’homme (contrairement aux purs esprits que sont les anges) elle ait besoin d’une certaine disposition des cellules cérébrales (donc matérielles) pour s’exprimer, par cette intelligence purement spirituelle, dis-je, dont Dieu a voulu, dans Son immense Bonté et son amour infini, que l’homme soit pourvu, il puisse, après un temps d’épreuve sur cette terre, jouir de Lui , pur Esprit et donc immatériel, dans Son ciel pour toute l’éternité s’il savait s’en montrer digne par l’humble reconnaissance de son état de créature et de dépendance de la divine Providence et par une obéissance indéfectible.
Cette jouissance par l’homme de Dieu Lui-même qui est le Bien infini puisqu’Il l’auteur de tout bien, jouissance par l’homme de Dieu Lui-même dans toute l’éternité, voulu par Dieu pour l’homme par pur Amour, demandait, en raison de cet Amour divin, que l’homme, par amour, reconnaisse son état de créature et de dépendance à l’égard de son Créateur et Seigneur, et, par amour car l’Amour appelle l’amour, Lui obéisse en tout et toujours. Pour cela, c’est-à-dire pour cet amour que l’homme devait à celui qui l’aimait ainsi et est l’Amour même (St Jean) il fallait que l’homme (contrairement aux autres animaux qui sont tous déterminés par leur seul instinct, que Dieu leur a attribué, et ne sont donc, à l’égard de cet instinct, pas libres mais dépendants) il fallait, dis-je, que l’homme, lui, soit libre. Car l’amour, pour s’exprimer comme tel, exige la liberté.

On sait ce que l’homme fit de cette liberté : il s’en servit non pour reconnaître son état de créature et de dépendance à l’égard de son Créateur et Seigneur ni Lui obéir en tout et toujours mais pour Lui désobéir afin de « [devenir] comme des dieux, connaissant le bien et le mal » ! (Dans l’état originel, l’homme connaissait le bien ; après sa lamentable chute, il connaît maintenant aussi le mal, effectivement, et, ô combien !... mais loin d’être devenu comme un dieu, il est devenu un pauvre misérable, indigent, triste et sujet à la mort [1] car le diable est menteur et homicide dès le commencement !...)

Mais revenons à mon propos qui est de rappeler (ou de montrer si on l’a oublié) que Dieu a donc , par Amour, créer l’homme pour que celui-ci puisse, après un temps d’épreuve sur cette terre, jouir de Lui dans Son ciel pour toute l’éternité.
L’homme est créer pour cela. C’est sa finalité, sa fin suprême, toute sa raison d’être et ce vers quoi il tend, consciemment ou non, de toutes ses forces. (De là vient sa recherche inexorable du bonheur, mais souvent, hélas ! au lieu d’être placée dans le Créateur et le Maître du véritable bonheur infini et éternel, cette recherche effrénée se place dans les choses vaines et périssables que sont toutes les créatures...)

Et donc, quand l’homme par refus de l’Amour divin et par son impénitence finale et le manque de regret de ses péchés, rate ce pour quoi il est créé, rate sa raison d’être et sa finalité suprême, ce vers quoi il tend de toutes ses forces, quand il rate ainsi le bonheur infini et éternel auquel Dieu l’a destiné de toute éternité et pour lequel Il a donné Son Fils unique qui est venu sur terre par pur Amour pour nous sauver de l’enfer, il tombe, cet homme rebelle et odieusement ingrat, nécessairement là où il n’y a aucunement l’Amour divin, là où il n’y a aucunement le bonheur c’est-à-dire là où règne la haine quasi infinie et le malheur infini d’avoir perdu Dieu à qui cet homme était destiné et vers qui il aspire pourtant de toutes ses forces*, et il entend avec les autres damnés, lors du juste jugement qui le condamne ainsi pour toujours, ces paroles : « Retirez-vous de Moi, maudits, allez au feu éternel qui avait été préparé pour le diable et ses anges [rebelles] » (St Matt., XXV, 41) !
(* : C’est comme si il devait et voulait monter une marche en haut de laquelle se trouve tout son bonheur et au pied de laquelle il se trouve tandis que ses pieds restent, contre son gré, irrémédiablement vissés au sol sans qu’il puisse en bouger un seul orteil et tandis qu’il fait, vainement et désespérément, tous ses efforts pour monter cette marche si précieuse !... [2])

Être maudit de Dieu !... Être maudit du Bien infini ! Mais c’est le malheur infini... Et cela, pour l’éternité !...

Réfléchis, A... :
Tu perds une chose à laquelle tu tenais beaucoup, ça te fait de la peine ; tu perds un être cher : un parent, ta mère, cela te cause encore plus de peine, énormément de peine ; mais tu perds le bonheur infini pour lequel tu étais créé, la grandeur de ta peine est indicible ! C’est ça, la peine du dam...

Convertis-toi, A..., maintenant que tu en as encore le temps (car, après, il n’y a plus de temps : c’est l’éternité…) : « Celui qui croira, et qui sera baptisé [ça, tu l’es déjà, mais tu ne crois pas], sera sauvé ; mais celui qui ne croira point sera condamné » (St Marc, XVI, 16)...

Notes de JP B:
  1. Et les portes du ciel lui furent fermées jusqu’à ce que le Christ, vrai Dieu et vrai Homme, le Verbe de Dieu et Dieu Lui-même, consubstantiel au Père, vint le racheter par pur Amour en souffrant sa Passion et en mourrant sur la Croix.

  2. Allégorie développée par Mgr Guérard des Lauriers dans un sermon.

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Échange de lettres entre un Catholique et un Orthodoxe grec   Aujourd'hui à 20:21

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Échange de lettres entre un Catholique et un Orthodoxe grec
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