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 Quelle est la portée du Droit canonique ?

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JP B
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MessageSujet: Quelle est la portée du Droit canonique ?   Jeu 3 Déc - 22:53

Rapport du Droit canonique avec l’infaillibilité de l’Église



La Constitution dogmatique Pastor Æternus, définie le 18 juillet 1870 lors de la 4ème session du Concile du Vatican, définit ainsi l’infaillibilité pontificale :
Citation :
Romanum Pontificem, cum ex cathedra loquitur, id est, cum omnium Christianorum pastoris et doctoris munere fungens pro suprema sua Apostolica auctoritate doctrinam de fide vel moribus ab universa Ecclesia tenendam definit, per assistentiam divinam ipsi in beato Petro promissam, ea infallibilitate pollere, qua divinus Redemptor Ecclesiam suam in definienda doctrina de fide vel moribus instructam esse voluit; ideoque eiusmodi Romani Pontificis definitiones ex sese, non autem ex consensu Ecclesiae, irreformabiles esse.
(Souligné en gras ou/et d’un trait par JP B.)
Traduction (http://catho.org/9.php?d=bw5#esm)
Citation :
lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c'est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu'une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l'Eglise, il jouit, en vertu de l'assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Eglise lorsqu'elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles- mêmes et non en vertu du consentement de l'Eglise.
(Idem.)

Ainsi, quand les conditions définies dans cette Constitution sont remplies, le Pontife romains jouit, de lui-même et seul, de l’infaillibilité qui appartient, par la Volonté du divin Rédempteur, à toute l’Église elle-même.
Et cette infaillibilité de toute l’Église elle-même est, quant à elle, définie dans la première Constitution dogmatique et apostolique Dei Filius, du 24 avril 1870 (3ème session du Concile du Vatican) au chapitre III, De Fide, § 4, 3011 (http://catho.org/9.php?d=byi#dd0) qui énonce
Citation :
Porro fide divina et catholica ea omnia credenda sunt, quae in verbo Dei scripto vel tradito continentur et ab Ecclesia sive solemni judicio sive ordinario et universali magisterio tamquam divinitus revelata credenda proponuntur.
(Souligné en gras ou/et d’un trait par JP B.)
Traduction (http://avancezaularge.free.fr/vatican1_dei_filius.htm)
Citation :
[...] on doit croire d'une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Écritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l'Église comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel.
(Idem.)

Ainsi donc, l’Église en général (ensemble des Évêques unis au Pape et non pas sans lui) est toujours infaillible (qu’ils soient réunis en Concile œcuménique ou dispersés sur toute la terre) et le Pape l’est tout autant personnellement dans son magistère solennel (appelé ex cathedra).


Qu’en est-il du Code de Droit canon
(ou Codex Iuris Canonici) ?

Gabrielle, dans ce message (http://messe.forumactif.org/t6802-cave-ne-cadas-perd-les-pedales-et-le-sens-catholique#123122), écrivait que le Code de Droit Canonique « relève du Magistère ordinaire de l'Église » et nous-même écrivions dans celui-ci (http://foicatholique.cultureforum.net/t4450-le-catholicapedia-blog-organe-dune-secte#32277) ceci
Citation :

[...] l’enseignement de la Sainte Église au moins depuis la publication à la Pentecôte 1917 du CIC, [à propos du Codex Iuris Canonici] fait donc partie du Magistère ordinaire et universel toujours infaillible [...]

[...]

Le Codex Iuris Canonici fait partie du Magistère ordinaire et universel toujours infaillible, disions-nous plus haut, et, à ce titre, il fait partie de l’enseignement de la Sainte Église toujours infaillible.
Cela ressort de la Constitution dogmatique Dei Filius, chapitre III, De Fide, § 4 (http://catho.org/9.php?d=byi#dd0) définie le 24 avril 1870 lors de la 3ème session du Concile du Vatican, et qui énonce
Citation :
Porro fide divina et catholica ea omnia credenda sunt, quae in verbo Dei scripto vel tradito continentur et ab Ecclesia sive solemni judicio sive ordinario et universali magisterio tamquam divinitus revelata credenda proponuntur.

Traduction (http://avancezaularge.free.fr/vatican1_dei_filius.htm)

Citation :
[...] on doit croire d'une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Écritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l'Église comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel.

[...]


Le CDC est normalement un code d’ordre disciplinaire. Cela est évident : il n’y a qu’à consulter ses canons pour constater que leur majorité traite de questions disciplinaires.
Or celles-ci ne sont pas, par nature, en raisons des circonstances dans lesquelles elles sont appelées à s’exercer, irréformables mais peuvent subir, en fonction de ces circonstances variables et de la part de l’Autorité dans l’Église, des modifications comme cela est arrivé maintes et maintes fois dans l’histoire de l’Église.
A ce titre, mais à ce titre seulement nous l’allons voir, le CDC ne relève pas à proprement parler de l’infaillibilité puisqu’il n’est pas, par lui-même, irréformable et que l’Autorité peut en modifier les dispositions disciplinaires qu’elle jugerait utile et nécessaire de modifier.

Cela contredit-il ce que nous disions plus haut ?

Nullement !

En effet, si le CDC est normalement un code d’ordre disciplinaire, il contient également et en plus des enseignements d’ordre dogmatique et, à ce titre, quand il se réfère à la Révélation divine, conformément à l’alinéa 4 du chapitre III (De Fide) de la Constitution apostolique Dei Filius vu plus haut (« [...] on doit croire d'une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Écritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l'Église comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel »), ses enseignements dogmatiques relèvent bien de l’infaillibilité.

C’est particulièrement le cas avec les Canons 196 et 108 (§ 3) :

En effet, le Canon 196 (http://catho.org/9.php?d=bol#bb) énonce que « Dans l’Église, le pouvoir de juridiction ou de gouvernement est d’institution divine… » :
(http://www.mercaba.org/Codigo/1917_0147-0264.htm) « Potestas iurisdictionis seu regiminis quae ex divina institutione est in Ecclesia, alia est fori externi, alia fori interni, seu conscientiae, sive sacramentalis sive extra-sacramentalis. » (Souligné par JP B.)

Et le Canon 108, § 3 (http://catho.org/9.php?d=bok#x) : « D'institution divine, la sacrée hiérarchie en tant que fondée sur le pouvoir d'ordre, se compose des évêques, des prêtres et des ministres ; en tant que fondée sur le pouvoir de juridiction, elle comprend le pontificat suprême et l'épiscopat subordonné ; d'institution ecclésiastique, d'autres degrés se sont ajoutés. » (Souligné en gras ou d’un trait par JP B.)
http://www.mercaba.org/Codigo/1917_0087-0146.htm : « Ex divina institutione sacra hierarchia ratione ordinis constat Episcopis, presbyteris et ministris; ratione iurisdictionis, pontificatu supremo et episcopatu subordinato; ex Ecclesiae autem irnstitutione alii quoque gradus accessere. » (Idem.)

Il faut donc faire la distinction entre ce qui relève d’un enseignement dogmatique et ce qui est purement disciplinaire, en faisant toutefois attention que l’observation de ce qui n’est que disciplinaire, et à ce titre ne relève pas de l’infaillibilité, EST TOUJOURS OBLIGATOIRE (dans le respect de l’esprit du législateur qui peut ne pas toujours correspondre à la lettre de la loi).

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Quelle est la portée du Droit canonique ?   Ven 4 Déc - 23:47

Outre le fait que ce qui, dans le Code de Droit Canonique, relève de l’infaillibilité de l’Église dans son Magistère ordinaire et universel puisqu’il n’a été contredit par personne, a été imposé par tous les Papes (véritables) depuis la Pentecôte de 1917 (date de sa promulgation) et a été accepté par tout le monde catholique, outre ce fait, l’observation de ce qui, dans ledit CDC, n’est que disciplinaire EST TOUJOURS OBLIGATOIRE, disions-nous hier dans le denier § ci-dessus, et nous ajoutions entre parenthèses « dans le respect de l’esprit du législateur qui peut ne pas toujours correspondre à la lettre de la loi ».

Car le but de ce Code très saint, sa finalité, c’est de gouverner les âmes pour leur faire atteindre la fin que Dieu leur a marquée en les créant (et non « pour asseoir l’autorité de la hiérarchie de l’Église » comme un mécréant qui se prétend catholique Suspect a osé scandaleusement écrire dernièrement !...).
C’est dans cet esprit que ce Code a été rédigé et cela constitue exactement l’esprit du législateur (en l’occurrence Sa Sainteté le Pape Benoît XV qui l’a promulgué) qui a guidé celui-ci dans sa rédaction et sa promulgation.
Aussi, le Code de Droit Canonique est au service des âmes, en vue de leurs perfectionnement et sanctification, et non les âmes au service du CDC.

C’est pourquoi le Canon 81 (http://catho.org/9.php?d=boj#n) qui stipule que « Les Ordinaires inférieurs au Pontife romain ne peuvent pas dispenser des lois générales de l'Eglise, même dans un cas particulier, à moins que ce pouvoir leur ait été explicitement ou implicitement accordé, [...] » prévoit cependant, pour le bien des âmes, également ceci : « [...] ou que le recours au Saint-Siège soit difficile, et qu'en même temps un retard soit cause d'un grave dommage, [...] ».

Et c’est bien là la situation dans laquelle nous sommes depuis que, à cause du fort regrettable conciliabule vaticandeux, nous n’avons plus de Pape en acte à qui recourir pour obtenir les mandats pontificaux normalement nécessaires (et même indispensables) en vue des Consécrations épiscopales.

Dans la situation actuelle, on ne peut se résoudre, pour rester dans l’esprit du législateur, à l’observation exclusive de la lettre de la loi, mais il faut considérer ce qui relève du bien à procurer aux âmes.

Pour cela il faut considérer que ce législateur (Benoît XV rectifié par Sa Sainteté le Pape Pie XII) n’a bien sûr pas pu envisager que nous serions un jour confrontés à un manque criant de l’Autorité (pas de Pape en acte pendant plus de 50 ans) qui nous empêcherait de demander à Rome quoi que ce soit !...
Voilà pourquoi, dans la situation où nous sommes, il nous faut pratiquer la vertu d’épikie. Celle-ci permet, dans une situation que le législateur n’a pas pu envisager et à laquelle on est brutalement confronté, de prendre les décisions justes, judicieuses et, en l’occurrence, saintes pour le salut des âmes, savoir, entre autres, les Consécrations épiscopales sans mandat romain actue l...

Il y a toutefois pour cela quelques conditions :
  1. L’une objective, savoir qu’il n’y ait en effet pas de Pape en acte (c’est-à-dire au moins pas de Pape formaliter) depuis un temps assez long pour rendre la sanctification des âmes trop compromise par le manque des Sacrements ;

  2. L’autre subjective, savoir que l’on reconnaisse cet état de chose et que l’on ne fasse pas comme Mgr Lefebvre qui consacra de nouveaux Évêques sans mandat de celui qu’il reconnaissait formellement Pape, et même contre son interdiction expresse, ce qui est gravement schismatique ;

  3. Enfin, conformément à l’esprit de la fin du Canon 81 que je n’ai pas jusque là recopiée (et qui stipule, en plus de ce qui a déjà été précisé plus haut pour permettre une éventuelle – indispensable de nos jours – dispense en raison de la situation actuelle, « [...] et qu'il s'agisse d'une dispense que le Siège apostolique a coutume de concéder ») il faut que, tant du côté du (des) Consécrateur(s) et du (des) Consacré(s), que tous soient prêts à se plier aux décisions du Souverain Pontife formaliter légitime les concernant dès qu’il y en aura un.

C’est dans ces exactes conditions que le Sacre de Mgr Guérard des Lauriers a été reçu par lui et dans ces mêmes conditions qu’il a lui-même consacré à son tour !

On peut ne pas être d’accord avec la chose, mais ne serait-ce pas, comme le faisaient les pharisiens, accorder trop de poids à la lettre de la loi et oublier son esprit ? Suspect...

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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MessageSujet: Re: Quelle est la portée du Droit canonique ?   Mer 9 Déc - 1:16

Monsieur l’abbé Hervé BELMONT a écrit : « Juridiction pour les confessions en temps de crise » (http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/Juridiction-temps-de-crise.pdf)
A lire et à étudier, pour notre plus grande sérénité !



Nous pouvons sans peine dire qu’il en va de même pour
  • les prêches dispensées par les Prêtres fidèles à la Tradition qui n’ont pourtant pas la Juridiction pour cela ;

  • la célébration des Messes qu’ils assurent sans placet, pour la plus grande gloire de Dieu ;

Car il s’agit là non d’usurper cette juridiction mais, comme aurait judicieusement dit Mgr Guérard des Lauriers, il ne s’agit pas d’usurper la “Cessio” mais d’assurer la “Missio”, surtout pour la plus grande gloire de Dieu par la célébration de la sainte Messe...

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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MessageSujet: Re: Quelle est la portée du Droit canonique ?   Dim 13 Déc - 12:29

Confondant vouloir sauver l’Église et porter secours à ses frères, Roger Boivin a écrit:

Citation :

L'histoire du zèle inconsidéré et orgueilleux d'Oza ( I. paralip. XIII ) est pleine de leçons pour nous, même dans ses moindres détails.

C'est manquer de foi que de penser que l'Église est en danger, que de prendre ses souffrances pour des dangers, et c'est aussi manquer de foi que de croire que nous pourrons la secourir par des moyens de notre invention ; mais c'est manquer de foi de la façon la plus coupable que de douter de l'arrivée du secours de Dieu comme Dieu le voudra, et au temps où Dieu le voudra. Nous n'avons qu'une manière bien simple de secourir l'Église dans tous les temps et dans tous les lieux : c'est l'obéissance à ses lois, à ses coutumes, aux désirs exprimés par son Chef.

« Et lorsqu'on fut arrivé près de l'aire de Chidon, Oza étendit la main pour soutenir l'Arche, parce qu'il vit qu'un des bœufs l'avait fait un peu pencher en regimbant ; c'est pourquoi le Seigneur fut irrité contre Oza, et il le frappa pour avoir touché l'Arche, et il tomba mort devant le Seigneur. »
( DE LA DÉVOTION À L'ÉGLISE - sermon prêché à Londres par le Père Faber, le jour de la Pentecôte. )



Car, refuser de reconnaître la légitimité de la juridiction de suppléance de l’Église, actuellement en état de privation de l’Autorité, pour les confessions (suppléance d’ailleurs envisagée dans le Canon 209 comme CMI le dit lui-même dans http://deojuvante.forumactif.org/t556p30-commentaires-concernant-la-lettre-sur-la-juridiction#8676), ou ne pas admettre la vertu d’épikie justifiée par cet état de choses qui rend impossible en ce moment un quelconque recours au Saint-Siège (situation également prévue dans le Canon 81) en vue du bien des fidèles privés, sans cela, du secours de tous les Sacrements hormis le Baptême et le Mariage, sous le prétexte que ce n’est pas aux hommes de sauver l’Église (ce qui est vrai), c’est bien là confondre vouloir sauver l’Église (ce qui serait ridicule et blasphématoire) et porter secours à ses frères (ce qui relève de la Charité) !
Roger Boivin, en reproduisant, là où il l’a fait, cet excellent sermon du Père Faber, en fait une fort mauvaise application car, personne, dans nos rangs, et certainement pas votre serviteur, n’a jamais pensé que « l'Église est en danger » (même si l’on reconnaît qu’elle est gravement secouée) mais les âmes sont en danger, ça, oui ; personne, dans nos rangs, et certainement pas votre serviteur, n’a jamais pris « ses souffrances pour des dangers » pour l’Église elle-même ; personne, dans nos rangs, et certainement pas votre serviteur, n’a jamais cru « que pourrons la secourir par des moyens de notre invention » ; personne, dans nos rangs, et certainement pas votre serviteur, n’a jamais « [douté] de l'arrivée du secours de Dieu comme Dieu le voudra, et au temps où Dieu le voudra » et personne, dans nos rangs, et certainement pas votre serviteur, ne manque sur les points en question à « l'obéissance à ses lois, à ses coutumes, aux désirs exprimés par son Chef » puisque nous agissons conformément aux Canons 81 et 209 !

Notre divin Sauveur nous a montré Lui-même que, dans certaines circonstances, la lettre de la loi (qui est au service de l’homme et non l’homme au service de la loi) ne pouvait être strictement observée mais qu’il fallait respecter l’esprit de la loi.
Les épisodes des épis froissés (St Matt., XII, 1 à 7; St Marc, II, 23 à 27; St Luc, VI, 1 à 4) ou de la guérison de la main desséchée (St Matt., XII, 10 à 14; St Marc, III, 1 à 6; St Luc, VI, 6 à 11) le montrent on ne peut plus clairement et Roger Boivin devrait bien les méditer...

Roger Boivin, ce que dit le Père Faber est excellent.
Mais les divines Paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ en St Matthieu, XXV, 41 à 45 devraient retenir toute votre attention...
Tout cela ne concerne pas seulement les corps mais surtout, et en premier dans l’importance, les esprits affamés !
Libre à vous de vous priver (sans doute par la force des choses) des Sacrements ; ne cherchez pas à en priver les autres, surtout en leur reprochant, insidieusement par insinuation, ce qu’ils font pour le salut des âmes !...

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MessageSujet: Re: Quelle est la portée du Droit canonique ?   Dim 13 Déc - 18:23

En réponse, Roger Boivin a écrit:

Je reprends ma réponse.
Non je n'ai pas visé Jean-Paul en citant cela.
Quant à la juridiction, sur TD n'en a -t-on pas parlé, il y a eu dérapage sur ce point.
Mgr Tuk ( je ne sais comment ce nom s'écrit), n'a-t-il pas fait des choses quil ne devait pas faire ?
J'ai placé cette citation afin que chacun en tire profit.

« Non je n'ai pas visé Jean-Paul en citant cela. »
Alors pourquoi avoir repris cette citation du Père Faber sans aucune explication ni aucun commentaire dans un fil qui concerne, comme son titre l’indique [Où va la France? ( Article de Jean-Paul Bontemps)], exclusivement le devenir de la France (et n’a rien à voir avec l’Église) Suspect et me concerne nommément ? Suspect...

Cela dit, le présent fil concerne bien le problème de l’Église et, à ce propos, il ne faut pas confondre, messieurs les théologiens improvisés et autres canonistes autoproclamés, ce qui relève du pouvoir d’Ordre (pouvoir sacramentel) même sous la dépendance de la Juridiction (pour la célébration des Messes, les confessions et les Consécrations épiscopales) d’une part avec d’autre part le pouvoir juridictionnel (de gouvernement) proprement dit : le Canon 108, § 3, (http://catho.org/9.php?d=bok#x) explicite fort bien cette distinction !

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Quelle est la portée du Droit canonique ?   Dim 13 Déc - 19:23

Dans un autre message également de ce jour mais plus récent, Roger Boivin a écrit:

[...] ne faudrait-il pas au moins répondre adéquatement à cette objection de Jean-Paul à propos de cette citation du Père Faber que j'aurais mal placée, ..et dont je n'ai fait que balbutier une réponse, en espérant qu'on vienne compléter ?

(Souligné par JP B.)

Bel aveu pour quelqu’un qui prétendait « Non je n'ai pas visé Jean-Paul en citant cela » ! Laughing...

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MessageSujet: Re: Quelle est la portée du Droit canonique ?   Dim 13 Déc - 21:10

On voit, par les derniers posts de Roger Boivin et surtout, dans le fil en question, par ceux de Benjamin qui se montre on ne peut plus sectaire (ayant manifestement peur d’entamer un débat), que ces messieurs n’ont aucun argument sérieux à opposer à ce que nous avons écrit dans les différents messages plus hauts...

Suite de la présente polémique ici (http://foicatholique.cultureforum.net/t4039-ou-est-aujourd-hui-leglise-fondee-par-jesus-christ#32323) !
L’éventuelle suite au présent fil sera réservée à son sujet proprement dit.

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MessageSujet: Re: Quelle est la portée du Droit canonique ?   Dim 13 Déc - 23:22

Ainsi l’on voit que, non seulement Roger Boivin et Benjamin, mais aussi tous ceux qui, comme eux, opposent la lettre de la loi à son esprit, sont de parfaits sectaires dignes des Pharisiens jadis dénoncés par Notre-Seigneur Jésus-Christ.

C’est bien là ce que nous voulions dire par les quatre premiers messages du présent fil, messages où nous avons clairement parler, dans certains d’entre eux, de cet esprit pharisien qui les anime ! Very Happy...

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JP B
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MessageSujet: Re: Quelle est la portée du Droit canonique ?   Lun 4 Jan - 18:10

Dans un sermon du dimanche 6 septembre 2015, M. l’abbé Patrick de La Rocque (dont nous n'approuvons pas, loin de là, la position erronée conforme à celle de la FSSPX) a dit, là aves juste raison :
Citation :

[...] pour que le prêtre puisse pardonner, il doit avoir juridiction. Or dans l’Église, il existe trois sortes de juridictions. Il y a ce qu’on appelle la juridiction ordinaire. Le pape a une juridiction ordinaire sur l’Église universelle ; l’évêque a une juridiction ordinaire sur son diocèse : premier type de juridiction, la juridiction ordinaire. Deuxième type de juridiction, c’est la juridiction déléguée. L’évêque ne pouvant pas assumer toutes les confessions de son diocèse, délègue une partie de sa juridiction au curé, lequel curé va déléguer à nouveau à ses vicaires. Deuxième type de juridiction, la juridiction déléguée ; toujours donnée par l’Église, par des intermédiaires, par une chaîne humaine.

Il y a encore un troisième type de juridiction, toujours donnée par l’Église — toute juridiction vient forcément de l’Église, vient forcément du pape de la loi de l’Église. Eh bien précisément, dans le droit canonique, la loi de l’Église, il y a ce troisième type de juridiction, qu’on appelle de suppléance et par laquelle l’Église, le Souverain Pontife donc, donne sa juridiction automatiquement aux prêtres, à tout prêtre dans certains cas, dans des cas que l’on appelle de nécessité. Ces cas de nécessité, c’est tout simple, ils sont gérés par ce grand principe du droit canonique : la première loi de l’Église, c’est le salut des âmes. Et quand le salut des âmes est menacé, l’Église par sa loi donne automatiquement donne sa juridiction à tout prêtre pour pouvoir exercer le ministère, le bien auprès de ces âmes ; juridiction de suppléance. Notez bien, pour éviter certaines équivoques : certains disent que la juridiction de suppléance est donnée aux prêtres par les fidèles. C’est radicalement faux. Les fidèles n’ont aucune juridiction. La juridiction est toujours donnée par l’Église. Et l’Église, le pape, donne la juridiction directe aux prêtres, indépendamment de la chaîne humaine, pour pouvoir accomplir les actes nécessaires au salut.

Qu’il y ait cas de nécessité aujourd’hui, c’est hélas plus qu’évident. Ne serait-ce que dans ce domaine de confession pour ne prendre que celui-ci. [...]



Un bémol (une précision) à formuler
 :
cette juridiction de suppléance donnée par l’Église en l’absence de Pape en acte (formaliter) n’est valable que pour le pouvoir d'Ordre (sacramentel) et non pour le pouvoir juridictionnel proprement dit qui provient nécessairement du Pape en acte, distinction d’institution divine, comme le Canon 108, § 3 (http://catho.org/9.php?d=bok#x) l’enseigne, mais ne saurait en aucun cas être invoquée quand on reconnaît, comme la FSSPX et avec elle M. l’abbé Patrick de La Rocque, le font, qu’il existe en acte un Pape formaliter !...

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Quelle est la portée du Droit canonique ?   Aujourd'hui à 8:54

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Quelle est la portée du Droit canonique ?
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