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 La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa

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JP B
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MessageSujet: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mar 23 Fév - 19:47

Pape, Papauté et Siège vacant,
dans un texte de Saint Antonin
de Florence et dans la pensée
du Père Guérard des Lauriers

Par l’abbé Francesco Ricossa


Dans ces lignes, je n’entends pas m’arrêter particulièrement sur l’action – je ne peux pas dire le gouvernement – de Jorge Mario Bergoglio, qui est visible par tous, mais plutôt, encore une fois, sur ce qu’est, dans l’Église, le Souverain Pontife, surtout à travers le processus par lequel un homme, qui n’est pas né Successeur de Pier re et Vicaire du Christ, le devient, ou cesse de l’être, ou trouve un obstacle à le devenir.


Le matin du 11 février 2013, comme chacun sait, Benoît XVI annonça en Consistoire sa “renonciation au ministère d’Évêque de Rome, Successeur de Saint Pierre” en précisant que le Siège serait effectivement vacant à partir du 28 février, à 20 heures ; le 13 mars suivant, Jorge Mario Bergoglio a été élu à la place de Joseph Ratzinger, en se présentant au monde comme nouvel “Évêque de Rome”. Nous avons exprimé notre avis – pour ce qu’il vaut – dans deux communiqués, l’un du 11 février, dans lequel nous prévoyions que “la nuit sera(it) encore plus profonde”, et l’autre du 15 mars, dans lequel nous constations, avec l’élection de Bergoglio, la réalisation du trop facile pronostic. Dans ces lignes, je n’entends pas m’arrêter particulièrement sur l’action – je ne peux pas dire le gouvernement – de Jorge Mario Bergoglio, qui est visible par tous, mais plutôt, encore une fois, sur ce qu’est, dans l’Église, le Souverain Pontife, surtout à travers le processus par lequel un homme, qui n’est pas né Successeur de Pierre et Vicaire du Christ, le devient, ou cesse de l’être, ou trouve un obstacle à le devenir. Je traiterai, en somme, encore une fois, de l’élection au Souverain Pontificat, thème que notre revue a déjà abordé à d’autres points de vue, dans le passé (1). La renonciation de Joseph Ratzinger, en effet, peut aider à comprendre, avec un exemple concret qui est sous les yeux de tous, qu’une chose est l’homme élu à la papauté, qu’autre chose est la papauté elle-même, et comment le lien accidentel entre cette personne et la papauté dépend aussi (non seulement) d’un acte humain suscité par la volonté humaine : si Benoît XVI avait été Pape (2), en effet, il l’aurait été jusqu’au 28 février 2013 à 20 heures, et l’instant d’après – par un seul acte de sa volonté – il aurait cessé totalement de l’être, faisant cesser en sa personne cette relation spéciale au Christ dans laquelle, comme nous verrons, consiste formellement, la papauté.

C’est un texte intéressant de saint Antonin de Florence, tiré de sa Summa Sacræ theologiæ (3) qu’un lecteur attentif nous a signalé depuis longtemps (4) qui nous viendra en aide. Antonin Pierozzi de Florence (1389-1459), dominicain (1405), fondateur du couvent de Saint-Marc à Florence, fut sacré évêque de sa ville natale en 1446, et canonisé en 1523. Son œuvre la plus célèbre est précisément sa Somme, écrite entre 1440 et 1459. Dans les passages qui nous intéressent, saint Antonin cite volontiers Agostino Trionfo d’Ancône (1243-1328), augustinien, à qui Jean XXII commanda – contre les erreurs de Marsile de Padoue – la Summa de potestate ecclesiastica (écrite entre 1324 et 1328) ; Trionfo défendit aussi, dans un autre écrit, les raisons et la mémoire de Boniface VIII. Le lecteur se rendra compte que la fameuse distinction adoptée par le Père M.-L. Guérard des Lauriers à propos de la papauté (materialiter-formaliter) qui se trouve déjà dans les écrits des grands commentateurs de saint Thomas, le cardinal Cajétan et Jean de Saint-Thomas (5), est bien connue tant de saint Antonin, que d’Agostino Trionfo, contemporain de saint Thomas.

Notes
  1. Notre revue s’est occupée à plusieurs reprises de l’élection du Pape : par exemple, dans le n° 54 (décembre 2002) avec un article intitulé précisément L’élection du Pape ; puis dans le n° 62 (mai 2009), quand nous posions la question : Une consécration épiscopale valide est-elle nécessaire pour être Pape ? ; dans le n° 55 (novembre 2003), en répondant à la Tradizione cattolica sur le thème du sédévacantisme.

  2. “S’il avait été Pape”, Benoît XVI, par sa renonciation, aurait cessé de l’être. Mais puisque Benoît XVI n’était pas – formellement – Pape, mais l’était seulement matériellement, le 28 février 2013 il n’a pas cessé d’être Pape (puisqu’il ne l’a jamais été) mais seulement d’être, canoniquement, l’élu du conclave, occupant le Siège Apostolique, qui dès ce moment devint absolument vacant.

  3. Eximii Doctoris Beati Antonini Archiepiscopi Florentini, Ordinis Prædicatorum, Summæ Sacræ Theologiæ, juris pontificii et cæsarei (tertia pars, titulus XXI, § 3).

  4. Il s’agit de Patricio Shaw, que nous remercions.

  5. Thomas de Vio, dit Cajétan (1468-1533), dominicain, général de l’Ordre (1508), cardinal (1517), écrivit en 1511 son De auctoritate Papæ et Concilii (dernière édition de 1936, auprès de l’Angelicum de Rome). On trouve une longue citation du chap. XX dans le De Papatu Materiali de l’abbé Donald J. Sanborn, édité par notre Centro Librario. Jean de Saint-Thomas (1589-1644), dominicain portugais, traite de la question dans son Cursus Theologicus ; Tractatus de auctoritate Summi Pontificis, disp. II.



(Source : Sodalitium N° 66 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=353) [février 2016], pp. 4-5. – Cliquer sur « Télécharger le Fichier » : http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=download_file&ide=353&file=Soda-F66.pdf)

(A suivre : Saint Pierre, premier Souverain Pontife,
a été élu immédiatement par le Christ
)

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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JP B
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mer 24 Fév - 19:18

Saint Pierre, premier Souverain Pontife, a été élu immédiatement par le Christ

Rappelons d’abord la différence qui existe entre Pierre et tous ses successeurs, quant à l’élection : Pierre a été élu Pape directement par le Christ, alors que tous les autres ont été élus par l’Église (Cajétan, De comparatione auctoritatis Papæ et Concilii nn° 269, 284, 563 etc.) (10). C’est le Christ Lui-même qui a donné à Simon le nom de Pierre (Jn 1, 42 ; Lc 6, 14) expliquant ensuite – après la confession de foi par laquelle l’apôtre, divinement assisté, proclame la divinité de Jésus (6) – la signification de cette dénomination : Tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église (Matth. 16, 18). Jésus-Christ, qui est la pierre angulaire sur laquelle doit être édifié l’édifice (Matth. 21, 42 ; Mc 12, 10 ; Lc 20, 17-18 ; Act. 4, 11 ; Rm. 9, 31 ss ; I Cor. 10, 4 ; I Pt 2, 4-8 ; cf. Ps. 117, 22), le roc inébranlable sur lequel bâtir la maison (Matth. 7, 24 ss) promet à Simon d’être lui aussi, avec Lui, cette Pierre, et il lui promet les clefs du Royaume des Cieux, c’est-à-dire de l’Église, et le pouvoir de lier et de délier (Matth. 16, 19). Ce que le Christ a promis, il le maintient, dans sa première apparition en Galilée, après la Résurrection. Le Christ est le Bon Pasteur, qui donne sa vie pour ses brebis : il y aura un seul troupeau, sous un seul pasteur, qui est Jésus-Christ (Jn 10, 11-16). Mais Pierre aussi, avec Jésus-Christ et comme Lui, en devenant une seule chose avec Lui, reçoit la charge de paître le troupeau du Christ : pais mes agneaux, pais mes brebis (Jn 21, 15-17). Ce n’est donc que dans le cas de l’apôtre Pierre, que vient immédiatement du Christ non seulement l’aspect formel de la papauté (ecce enim vobiscum sum : Matth. 28, 20 ; pasce agnos meos, pasce oves meas : Jn 21, 15-17) mais aussi l’aspect matériel : la désignation et l’élection (Tu es Petrus, Matth. 16, 18).


En 2013, Joseph Ratzinger a démissionné du
“ministère d’évêque de Rome”,
à sa place a été élu Jorge Mario Bergoglio





Les successeurs de Pierre sont au contraire désignés par l’Église

Les autres Papes, après saint Pierre, ne sont pas désignés immédiatement par le Christ, mais médiatement, par l’Église ; et puisque l’Apôtre Pierre – par disposition de la divine Providence (Lamentabili, prop. 56, DS 3456 ; cf. Vatican I, Pastor Æternus DS 3050) – posa son siège à Rome, par l’Église Romaine. Au Pape seul, successeur de Pierre, revient d’établir les modalités de cette désignation canonique. L’antique usage de l’Église prévoit que l’évêque, dans ce cas l’évêque de Rome, soit désigné par le clergé diocésain et par les évêques voisins : les cardinaux, auxquels depuis 1059 revient en exclusivité l’élection du Pape (7), représentent de fait les trois ordres du clergé romain : cardinaux diacres, cardinaux prêtres et cardinaux évêques. Les laïcs (peuple, empereur, etc.) ont eu canoniquement seulement un rôle consultatif, non délibératif (cf. Sodalitium n° 54, pp. 8-11). Venons-en donc à parler de l’élection ou désignation à la papauté.


Notes
6) “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant” (Matth. 16, 16). Saint Pierre, divinement assisté, confessa, au nom de toute l’Église, la Foi en la messianité (Tu es le Christ) et la divinité de Jésus (Tu es le Fils du Dieu vivant). On remarque comment Caïphe, chef du Sanhédrin, condamnera à mort Notre-Seigneur comme blasphémateur pour les mêmes motifs : “Je te conjure, au nom du Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu” (...). Le Sanhédrin des Juifs s’oppose donc à l’Église, comme Pierre à Caïphe, et comme Dieu le Père, qui révèle à Pierre la divinité de Jésus, s’oppose au Père du Mensonge du côté de qui sont Caïphe et les Juifs (cf. Jn 18, 14).

7) Cf. Agostino PARRAVICINI BAGLIANI, Morte ed elezione del Papa. Norme, riti e conflitti. Il Medioevo. Viella editore, 2013, pp. 19 ss.

10) De comparatione Auctoritatis Papæ et Concili, c. XX, cit. in Sanborn, De Papatu Materiali, Centro Librario Sodalitium, Verrua Savoia 2001, pp. 98-101.


(Source : Sodalitium N° 66 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=353) [février 2016], pp. 5-6; notes pp. 21-22. – Cliquer sur « Télécharger le Fichier » : http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=download_file&ide=353&file=Soda-F66.pdf)

(A suivre : L’aspect matériel de la papauté : l’élection)

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Jeu 25 Fév - 20:10

L’aspect matériel de la papauté : l’élection

Puisque nous avons choisi de citer saint Antonin, voyons ce qu’écrit à ce propos l’évêque dominicain : “… illud quod est in papatu materiale, quia papa mortuo potest collegium per electionem personam determinare ad papatum, ut sit talis vel talis” ; “… si nomine papatus intelligimus personæ electionem et determinationem, quod est in papatu materiale…” ; “… quantum ad personæ electionem et determinationem, quod est tamquam quid materiale”… Ce qui veut dire : “ce qui dans la papauté est (l’aspect) matériel, puisque, le Pape étant mort, le collège (des cardinaux) peut au moyen de l’élection déterminer telle ou telle personne à la papauté” ; “si par le terme ‘papauté’ on entend l’élection et la détermination de la personne, c’est ce qui, dans la papauté, constitue l’(aspect) matériel” ; “… quant à l’élection et détermination de la personne, c’est ce qui est comme l’(aspect) matériel”.

Le Père Guérard des Lauriers n’a donc pas “inventé” * la distinction – dans la papauté – entre un aspect matériel et (comme nous verrons) un aspect formel (distinction qui par ailleurs existe analogiquement pour tous les êtres créés).

Dans l’aspect matériel de la papauté, donc, il y a l’élection du Pontife par un collège d’électeurs, et cette élection a pour but de déterminer celui qui, parmi tous ceux qui pourraient être désignés, sera canoniquement élu à la papauté. Dans l’article sur l’élection du Pape, publié dans le n° 54 de Sodalitium, je rappelais qui a le droit de faire partie dudit collège des électeurs et qui ne l’a pas (8), mais la question pour l’heure ne nous intéresse pas. Ce qui nous intéresse en revanche, c’est de faire remarquer que ladite élection s’accomplit au moyen d’actes humains, libres et volontaires, des électeurs. Toujours dans le même article je rappelais que – contrairement à ce que l’on croit communément – les électeurs, bien que dotés de grâces particulières, ne jouissent pas de l’assistance divine infaillible, c’est pourquoi leur élection peut être invalide, douteuse, ou, naturellement, valide, mais pas nécessairement, de fait, celle du meilleur sujet (p. 15). Les électeurs, en somme, comme le démontre l’histoire des conclaves, choisissent leur candidat par – je le répète – un acte libre de leur volonté humaine, soumis à toutes les vicissitudes, contingences, imperfections et déficiences d’un acte humain.

L’élection canonique fait, de l’élu, la personne désignée pour être Pape : lui – et seulement lui, à l’exclusion de n’importe qui d’autre – a par cette élection l’aspect matériel de la papauté, est ‘pape’, bien que seulement materialiter (9).

Mais l’élection, comme on sait, n’est pas encore suffisante. Est nécessaire encore, de la part de l’élu, l’acceptation canonique de l’élection.


Notes
* Voir http://foicatholique.cultureforum.net/t3730p120-la-these-de-cassiciacum-par-mgr-sanborn#32521, surtout la seconde partie, et http://foicatholique.cultureforum.net/t3815-incoherences-ou-perversite-de-lhr#32526. (Note de JP B.)

8 ) Dans l’article en question – auquel je [M. l’abbé Ricossa – précision de JP B] renvoie – je rappelais tant les dispositions canoniques actuellement en vigueur, que ce qui est prévu, par les théologiens, dans des cas extraordinaires. En particulier, je rappelais que les laïcs ne peuvent pas élire le Pape (pp. 8-10), de même que les évêques privés de juridiction (pp. 7-8 ). Comme il est bien connu, seuls les cardinaux, au moins depuis 1179, sont les électeurs du Pape. “C’est ainsi que se maintient – écrivais-je – la plus ancienne tradition ecclésiastique qui veut que l’évêque soit élu par son clergé et les évêques voisins. Les cardinaux sont en effet les membres principaux du clergé romain (diacres et prêtres), unis aux évêques des diocèses limitrophes, dits suburbicaires (eux aussi cardinaux)” (p. 10). Ce n’est qu’en cas extraordinaire (si, par exemple, il n’y avait plus de cardinaux) que le collège des électeurs devrait être cherché dans l’Église universelle, c’est-à-dire dans le Concile général (imparfait, puisque privé de Pape) (pp. 6-7) qui inclut les ordinaires et non les évêques titulaires, ou en tout état de cause privés de juridiction (can. 223 du code pio-bénédictin de 1917) (pp. 6-7).

9) Cela, au moins, dans le cas où l’élection a été canoniquement valide. Que penser d’une élection canoniquement invalide ou douteuse (comme elle pourrait l’être par un défaut chez les électeurs, un défaut chez l’élu, ou un défaut dans l’élection) ? Dans ce cas, la personne invalidement ou douteusement désignée ne pourrait validement accepter l’élection, si entretemps elle n’avait pas remédié au vice de l’élection même ; mais tant que l’élection invalide ou douteuse n’est pas déclarée telle par celui qui a le droit et le devoir de le faire (ou par l’Église, et en particulier par le collège électoral), la personne ainsi désignée reste en un certain sens telle, et peut donc être encore considérée comme étant l’occupant matériel du Siège.



(Source : Sodalitium N° 66 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=353) [février 2016], p. 6 ; notes pp. 21-22. – Cliquer sur «Télécharger le Fichier»: http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=download_file&ide=353&file=Soda-F66.pdf)

(A suivre : L’acceptation de l’élection)

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Ven 26 Fév - 19:01

L’acceptation de l’élection

La personne élue, en effet, n’est pas encore – formellement – Pape, mais est seulement la personne désignée pour l’être. C’est ce que rappelle encore le cardinal Cajetan : “Il faut exprimer trois points. En premier lieu : dans le pape existent trois éléments, la papauté, la personne qui est pape, par exemple Pierre, et l’union de ces deux éléments, c’est-à-dire la Papauté en Pierre et de cette union résulte Pierre Pape. En second lieu : en reconnaissant et en appliquant chaque cause à l’effet qui lui est propre, nous trouvons que la papauté provient immédiatement de Dieu, Pierre provient de son père, etc. ; mais l’union de la Papauté en Pierre, après que le premier Pierre ait été institué de manière immédiate par le Christ, ne vient pas de Dieu mais d’un homme, comme cela apparaît évident, parce qu’elle se produit par l’intermédiaire d’une élection de la part des hommes. Deux consentements humains concourent à cet effet, à savoir celui des électeurs et celui de l’élu : il est en effet nécessaire que les électeurs élisent volontairement et que la personne élue accepte volontairement l’élection, autrement il ne se produit rien (nihil fit). Donc, l’union de la Papauté en Pierre ne provient pas de Dieu de manière immédiate mais d’un ministère humain, soit de la part des électeurs, soit de la part de l’élu. (…) du fait que l’union de la papauté avec Pierre est un effet de la volonté humaine, quand la même constitue Pierre Pape, il s’ensuit que bien que le Pape dépende seulement de Dieu dans l’être et dans le devenir (in esse et in fieri), cependant Pierre Pape dépend aussi de l’homme dans le fait de devenir tel (in fieri). En effet, Pierre est fait Pape par l’homme quand, élu par des hommes, l’homme élu accepte, et ainsi la papauté est unie à Pierre” (10). De cette intervention de la volonté humaine dans le devenir (fieri) Pape, Cajétan trouve confirmation, continuant son raisonnement, dans le processus inverse, c’est-à-dire quand par un seul acte de sa volonté, en renonçant à la papauté, Pierre cesse d’être Pape, en séparant la papauté de sa personne : “Pierre-Pape, qui a sa propre cause dans son consentement et dans celui de ses électeurs, en sens contraire peut être annulé par la même cause” (11).

La Constitution Apostolique Vacantis Apostolicæ Sedis de Pie XII (8 décembre 1945) établit : “Après l’élection canoniquement faite (…) le Cardinal doyen, au nom du Sacré Collège, demande à l’élu son consentement, en ces termes : ‘Acceptes-tu l’élection qui vient d’être faite canoniquement de ta personne comme Souverain Pontife ?’. Ce consentement ayant été donné dans un espace de temps qui, dans la mesure où il est nécessaire, doit être déterminé par le sage jugement des cardinaux à la majorité des votes, l’élu est immédiatement vrai Pape, et il acquiert par le fait même et peut exercer une pleine et absolue juridiction sur l’univers entier” (nn° 100 et 101). “Le Pontife Romain, canoniquement élu, dès qu’il a accepté l’élection, obtient par droit divin la plénitude de la puissance suprême de juridiction” (C.J.C., can. 219).

Nous verrons ensuite, comment et de qui l’élu qui a accepté l’élection reçoit la juridiction sur toute l’Église et devient vrai Pape ; arrêtons-nous pour le moment sur la nécessité de l’acceptation de l’élection. Dans le laps de temps entre l’élection et l’acceptation, l’élu a, comme nous avons vu, de manière exclusive, l’aspect matériel de la papauté, mais n’a pas encore l’aspect formel. Ce laps de temps peut être déterminé par les électeurs, mais de par lui-même est indéfini. L’élu peut, de fait : accepter l’élection, refuser l’élection, ou même ni accepter ni refuser l’élection. Dans le premier cas (acceptation), il devient, s’il n’y a pas d’obstacles, vrai Pape ; dans le second cas (refus), il retourne à la condition dans laquelle il se trouvait avant l’élection, et un autre peut et doit être élu à sa place ; dans le troisième cas, le plus intéressant, il reste l’élu du Conclave sans être encore vrai Pape (‘pape’ materialiter, non formaliter) tant qu’il ne se détermine pas à accepter ou refuser. Telle est, comme nous le verrons, la situation dans laquelle l’Église et la papauté se trouvent actuellement (12).


Notes

Tous les soulignés en gras sont dans le texte. (Précision de JP B qui souligne d’un trait.)

10) De comparatione Auctoritatis Papæ et Concili, c. XX, cit. in Sanborn, De Papatu Materiali, Centro Librario Sodalitium, Verrua Savoia 2001, pp. 98-101.

11) Ibidem, p. 101. Il est évident pour tous, au moins après la tristement célèbre renonciation de Célestin V, que le Pape peut, par son acte de volonté, renoncer à la papauté. Bien plus discuté est le point de l’intervention des électeurs non plus pour unir la papauté à cette personne, mais pour séparer la papauté de cette personne, dans le cas d’hérésie – comme docteur privé – du Pape. Pour Cajétan cette intervention est possible et nécessaire (Papa hæreticus deponendus est : le Pape hérétique doit être déposé) ; pour Bellarmin ceci n’est pas possible, ni nécessaire, puisque Papa hæreticus depositus est : le Pape hérétique est déposé par le fait même, par Dieu. Ce n’est pas pour cela que Bellarmin exclut toute intervention du corps électoral ou de l’Église enseignante, puisque c’est à Elle qu’il revient soit de constater l’hérésie, soit de constater la déposition. (Souligné en gras et d’un trait par JP B.)

12) Pour être encore plus exacts, il faut donner une autre précision. Dans le cas actuel, l’élu du Conclave a accepté extérieurement, mais non réellement. Le cas se situe donc comme “à mi-chemin” entre le cas de celui qui accepte (réellement) et le cas de celui qui n’a pas encore accepté. Celui qui accepte en mettant un obstacle qui conditionne cette acceptation est, comme nous verrons, pape materialiter, mais sa situation est en partie différente de celle de celui qui n’a pas encore accepté. (Idem.)



(Source : Sodalitium N° 66 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=353) [février 2016], pp. 6-7 ; notes p. 22. – Cliquer sur « Télécharger le Fichier » : http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=download_file&ide=353&file=Soda-F66.pdf)

(A suivre : L’élu est constitué Pape par Dieu, et non par l’Église)

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Sam 27 Fév - 18:52

L’élu est constitué Pape par Dieu, et non par l’Église

L’élection de cette personne à la papauté vient de l’Église, au moyen d’un acte humain des électeurs ; l’acceptation de l’élection vient elle aussi d’un homme, au moyen d’un acte humain de consentement à l’élection de la volonté de l’élu ; mais l’élément formel de la papauté, c’est-à-dire ce qui constitue cette personne Pape, Vicaire du Christ et successeur de Pierre, ne vient pas de l’homme, et d’en bas, mais du Christ, et d’en haut. Le canon 219 déjà cité le rappelle ainsi : “Le Pontife Romain, légitimement élu, dès qu’il a accepté l’élection” (c’est cela l’aspect matériel qui vient de l’homme) “obtient par droit divin la plénitude du suprême pouvoir de juridiction” (et c’est cela l’aspect formel de la papauté) : “iure divino”, non “iure humano” ou ecclésiastique. L’Église, ainsi que nous le verrons, comme le collège des électeurs, n’a pas le pouvoir suprême ecclésiastique qui revient au Pape, et par conséquent ne peut pas non plus le lui communiquer ; il réside dans le Christ, Chef de l’Église, lequel est l’unique qui puisse le communiquer à Pierre.


En quoi consiste formellement la papauté pour le Père Guérard des Lauriers (son aspect formel)

Pour le code de droit canonique, comme il vient d’être dit, le Pape est tel puisqu’il reçoit de Dieu “la plénitude du pouvoir suprême de juridiction”. L’Église, et l’Autorité dans l’Église, sont ici présentées principalement dans la mesure où l’Église militante est un “collectif humain”, une société visible et parfaite. Nous adhérons, évidemment, à cette proposition qui n’est pas seulement une donnée juridique, mais aussi de Foi. Une donnée de Foi qui peut cependant être davantage approfondie. Je le ferai en suivant le théologien dominicain M.-L. Guérard des Lauriers (13). Il rappelle, comme déjà Pie XII dans son encyclique Mystici Corporis, que l’Église est principalement, en tant qu’objet de foi, “Corps Mystique du Christ” (14). De ce corps, le Christ est la Tête. La tête gouverne le corps : il s’ensuit – et nous ne devons jamais l’oublier – que “le gouvernement divin est exercé, dans l’Église, par le Christ, qui est le Chef de l’Église” (Cahiers de Cassiciacum n° 1, p. 47) [désormais C.d.C. dans la suite de l’article]. Dans Son corps qui est l’Église, le Christ, en tant que Chef, communique à tous ses membres sa Vie divine, la vie surnaturelle de la grâce : celui qui reçoit cette vie divine, et ne pose pas d’obstacle à cette communication, devient “membre du Christ, et ‘fils dans le Fils’” (p. 47), c’est-à-dire fils adoptif de Dieu dans le Fils unique et naturel qui est Jésus-Christ. “Cette Communication est, de soi, celle de la Vie divine. Elle peut, en général temporairement, se réduire à la Communication que ‘l’Auteur de la Foi’ fait de la grâce de la Foi. Qui a la Foi, même morte, demeure membre de l’Église” (p. 45, note 36). Mais il y a une seconde communication qui procède du Christ vers l’Église : l’Autorité dans l’Église, de ce point de vue, est aussi formellement constituée d’une Communication qui lui provient de son Chef, qui est le Christ ; en effet, “rien ne subsiste dans l’Église que par relation au Christ qui en est le Chef” (p. 44) (15). Cette Communication est différente de la précédente, mais elle est aussi attestée par la Sainte Écriture : “Et maintenant, moi, je serai avec vous toujours, jusqu’à la fin des temps” (Matth. 28, 20). Jésus “est avec” ses apôtres – et momentanément avec leur chef saint Pierre – “toujours”, habituellement, quotidiennement, dans l’accomplissement de leur mission qui est celle que le Christ lui-même a reçue du Père : “Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur enseignant à observer tout ce que je vous ai commandé” (Matth. 28, 19) “Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui au contraire qui ne croira pas sera condamné” (Lc 16, 16). “Saint Marc (16, 20) – note le Père Guérard – confirme cet ‘être avec’, post factum : ‘pour eux, étant partis (après l’Ascension) ils prêchèrent en tous lieux, le Seigneur travaillant avec eux (του κυριου ουνεργουντοs: le Seigneur étant en unité d’acte avec eux)…”. C’est pourquoi le Seigneur peut dire en toute vérité : “Qui vous écoute, m’écoute” (Lc 10,16). Ce qui constitue en acte le Pape comme chef de l’Église est “l’être avec” qui a été promis par le Christ. “Le Christ a parlé au présent : ‘Je suis avec !’, avec ceux dont il exige qu’ils soient avec lui : ‘Qui n’est pas avec moi est contre moi’. C’est le même ‘être avec’, lequel, par nature, requiert la réciprocité” (p. 37).

Le Christ est donc toujours présent dans Son Corps qui est l’Église : dans les membres, en leur communiquant la vie de la grâce, ou au moins le don surnaturel de la Foi ; dans le chef visible, dans l’Autorité, en lui communiquant son “être avec” de manière habituelle et quotidienne (16). Le Christ sanctifie, comme Prêtre, gouverne, comme Roi, et enseigne, comme Prophète, Maître et Docteur, “avec l’Autorité” : qui vous écoute m’écoute, qui vous accueille m’accueille, qui vous méprise me méprise. Et cela non seulement de manière extraordinaire, quand par exemple est exercé le charisme de l’infaillibilité, mais habituellement et quotidiennement, s’agissant d’un état (“je suis avec vous”) habituel (17).
Et la soumission religieuse et théologale, qui est due à l’Autorité dans le collectif Église et dans celui-là seulement (18) est fondée formaliter sur le fait que l’Autorité est supposée recevoir habituellement la Communication d’‘être avec’ qui procède du Christ. C’est au Christ Lui-même, que, dans l’Autorité, la soumission s’adresse ; puisque le Christ ‘est avec’ l’Autorité : ‘Qui vous écoute, m’écoute !’ (Lc 10, 16). Cela suppose, bien entendu, nous le répétons, que l’Autorité reçoive habituellement la Communication d’‘être avec’, qui seule la constitue formaliter Autorité” (C.d.C., pp. 46-47).


Notes

13) M.-L. GUÉRARD DES LAURIERS o.p., Le Siège Apostolique est-il vacant ? (Lex orandi, Lex credendi) in Cahiers de Cassiciacum n° 1, mai 1979. La première version inédite du texte est datée du 26 mars 1978.

14) Il s’agit d’une définition primordiale, par rapport à celle de Bellarmin reprise par le catéchisme : “L’Église militante ne saurait être définie adéquatement comme étant l’ensemble des fidèles soumis au Pape. Elle est, primordialement, le Corps Mystique du Christ ; elle est composée de ceux des membres du Christ qui pérégrinent sur terre. Être soumis au Pape est normalement une condition nécessaire pour être, sur terre, membre du Christ. Mais être membre du Christ n’est pas CONSTITUÉ par ce qui en est seulement la condition. Être membre du Christ, c’est recevoir la Communication de Vie qui procède du Christ” (PÈRE G. DES L., op. cit., p. 58).

15) J’ai retrouvé une perspective en partie semblable – uniquement concernant cet aspect, bien entendu – dans un article de Mgr Antonio Livi à propos de la polémique entre Palmaro et Cascioli sur l’actuel occupant du Siège Apostolique : “Il faut rappeler, d’abord, que pour nous tous catholiques, la principale (et parfois unique) raison pour laquelle nous devons nous intéresser aux paroles et aux gestes du Pape est parce qu’il est à la tête de l’Église du Christ par volonté expresse du Christ Lui-même, comme nous le savons de foi. C’est donc l’adhésion convaincue au dogme du Corps Mystique qui justifie l’obéissance inconditionnelle aux directives pastorales du Pape et motive l’union affective et effective avec lui, cette dévotion qui faisait dire à sainte Catherine de Sienne, au XIVème siècle, que le Pape est «le doux Christ en terre» (ce qui ne l’empêchait pas de se rendre en Avignon pour le réprimander de ne pas résider à Rome). (…) Ce que le Pape fait et dit dans l’exercice du ministère pétrinien doit intéresser tous les fidèles (…) toujours et seulement pour un motif de foi : parce que le Christ l’a voulu comme Pasteur de l’Église universelle, ou plutôt parce que, d’une manière éminente, il est vraiment le “Vicaire du Christ”. Cela signifie que le Pape – quel qu’il soit en un moment donné de l’histoire – n’intéresse pas tant comme personnalité humaine ou comme “docteur privé”, c’est-à-dire comme simple théologien, qu’au contraire comme garant suprême de la vérité divine confiée à l’Église par l’unique Maître, qui est le Christ. En somme (…), le Pape intéresse relativement, c’est-à-dire qu’il intéresse uniquement en relation au Christ, de qui il reçoit l’autorité de «paître ses brebis» en son Nom ; uniquement en relation au Christ, dont il doit garder la Parole, interpréter et annoncer au monde, «sans ajouter et sans retrancher quoique ce soit» ; uniquement en relation au Christ, dont le premier Pape, saint Pierre, dit que «il n’est sous le ciel, d’entre les noms qui se donnent chez les hommes, aucun autre qui doive nous sauver (Act. 4, 12)» ; (…)” A. LIVI, Obbedienza al Papa, solo in relazione a Cristo, in La nuova bussola quotidiana, 18 janvier 2014. Ce qui m’a intéressé est de rappeler que l’Autorité dans l’Église est relation au Christ Chef de l’Église.

16) Cette Communication – du Christ à l’Autorité – est par l’Autorité, une “relation” au Christ. Dans la distinction de la grâce (gratis data ou gratum faciens, tant actuelle qu’habituelle) l’“être avec” “est du type charisme” (gratia gratis data) “et non du type ‘grâce actuelle’” (C.d.C., pp. 48-49).

17) L’intention objective de procurer le bien/fin de l’Église doit être habituelle, comme habituel, de la part du Christ, est l’‘être avec’ l’Autorité. L’‘être avec’ est au contraire actuel, et non pas seulement habituel, quand l’Autorité gouverne et enseigne en acte, et de manière particulière quand elle exerce son magistère infaillible.

18) Seulement dans l’Église. En effet, les autres sociétés humaines, même parfaites, comme l’État, sont essentiellement naturelles, et non surnaturelles, comme l’Église, et en elles l’Autorité ne jouit pas de l’“être avec” de la part du Christ ! Nous avons déjà noté dans Sodalitium (n° 61 pp. 18-28) la grave erreur à laquelle peut conduire la confusion entre l’autorité dans l’Église et l’autorité dans l’État, quand entre les deux sociétés il y a seulement analogie, et non univocité, en citant précisément les Cahiers de Cassiciacum n° 1, pp. 90-99. Cette erreur est favorisée par un naturalisme de fond propre à certains courants théologiques non thomistes.



(Source : Sodalitium N° 66 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=353) [février 2016], pp. 8-9 ; notes p. 22. – Cliquer sur « Télécharger le Fichier » : http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=download_file&ide=353&file=Soda-F66.pdf)

(A suivre : La Papauté pendant la vacance du Siège.
L’Église pendant la vacance du Siège
)

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Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Dim 28 Fév - 22:30

La Papauté pendant la vacance du Siège.
L’Église pendant la vacance du Siège

Nous avons jusque-là examiné comment on “fait” le Pape, et quel est dans la papauté l’aspect matériel, et l’aspect formel. Avant de traiter de l’acceptation de l’élection, et de la communication, de la part du Christ, Chef de l’Église, de sa présence (être avec) le Pape, considérons ce qui se passe, par contre, en période de Siège vacant. C’est ce que se demande explicitement saint Antonin, en suivant toujours les traces de Agostino Trionfo.

Le Saint Docteur opère une triple distinction, pour ce qui regarde la “potestas” du Pape : il y a l’élément matériel (l’élection et la détermination de l’élu), l’élément formel (la juridiction et l’autorité) et l’élément tant matériel que formel : l’actuel exercice de la juridiction de la part de l’élu. Or, explique saint Antonin, le Pape étant mort (ou après sa renonciation, ou de toute façon, en période de Siège vacant) l’élément formel ne “meurt” pas, ni l’élément matériel, mais “meurt”, pour ainsi dire, cette union de l’élément formel et de l’élément matériel qui consiste dans l’exercice actuel de la juridiction. Je m’explique. Durant la vacance du Siège, l’élément matériel – l’élection et la détermination du sujet qui occupe le Siège – ne “meurt” pas, c’est-à-dire ne disparaît pas, mais persiste dans sa racine dans le “collège” (une personne morale) qui peut élire le Pape : normalement le collège des cardinaux (le collège des cardinaux comme racine prochaine, l’Église comme racine éloignée). L’élément formel ne “meurt” ni ne disparaît non plus : “si par le terme ‘autorité papale’ nous entendons son autorité et sa juridiction, qui en est comme l’élément formel, ce pouvoir ne meurt jamais, parce qu’il demeure toujours dans le Christ, lequel, en ressuscitant des morts, désormais ne meurt plus”. C’est l’union entre l’élément matériel et l’élément formel, cependant, qui “meurt” à la mort du Pape : “mais si par le nom de ‘puissance papale’ nous entendons l’actuel exercice, qui est quelque chose de matériel et de formel dans la papauté, alors l’actuel exercice meurt effectivement quand meurt le Pape, parce que, le Pape étant mort, d’un côté l’exercice actuel du pouvoir papal ne demeure dans le collège que dans la mesure où il a été établi par ses prédécesseurs, et il ne demeure pas non plus, selon cette modalité, dans le Christ, puisqu’ordinairement, après sa résurrection, le Christ n’exerce ce pouvoir que par l’intermédiaire du Pape ; en effet, bien que le Christ soit la porte, il a constitué ses portiers Pierre et ses successeurs, par l’intermédiaire desquels s’ouvre et se ferme la porte qui permet d’accéder à lui”. Et saint Antonin résume et conclut : “L’autorité de l’Église ne meurt pas, donc, quand meurt le Pape, quant à la juridiction, qui en est comme l’élément formel, mais demeure dans le Christ ; et elle ne meurt pas non plus quant à l’élection et à la détermination de la personne, qui en est comme l’élément matériel, mais elle demeure dans le collège des cardinaux, par contre elle meurt quant à l’actuel exercice de sa juridiction, parce que le Pape étant mort l’Église est vacante (Ecclesia vacat) et est privée de l’exercice de ce pouvoir (et privatur administrationis talis potestatis)”. L’Église est – selon les mots du Père Guérard – en “état de privation” de l’autorité.

Donnons un exemple : le 9 octobre 1958, mourut le Pape Pie XII. Ce jour-là, l’Église passa – sans changer son essence voulue par le Christ – d’un état à l’autre : le matin, elle était gouvernée par Pie XII, le soir, elle était privée de son Pasteur (viduata Pastore). Avec ce changement, la puissance papale était-elle aussi changée ? Les éléments qui étaient unis dans la personne de Pie XII étaient maintenant séparés. L’autorité propre à Pie XII – sa juridiction et, surtout, nous l’avons vu, “l’être avec” le Christ – n’était plus en lui, puisqu’il était mort, mais elle était pour ainsi dire toujours vivante dans le Christ, Chef de l’Église, son Corps mystique, pour pouvoir être donnée à son légitime successeur. La désignation de sa personne à la papauté, accomplie par le conclave de 1939, n’avait maintenant, la mort étant survenue, plus aucun effet ; mais in radice demeurait cet élément matériel dans le collège des cardinaux. Ces derniers, qui en 1939 avaient élu le cardinal Pacelli, en le désignant de préférence à un autre, avec les autres cardinaux ‘créés’ entre-temps par Pie XII, pouvaient et devaient maintenant en élire un autre à sa place. Mais ni le collège des cardinaux, ni le corps épiscopal, ni l’Église restée veuve de son Pasteur suprême sur la terre, n’avaient ce soir l’exercice de la juridiction papale. Cette “actualis administratio” pouvait sans doute ‘ressusciter’ dans la personne du légitime successeur de Pie XII, mais pour le moment était – selon les mots de saint Antonin – comme ‘morte’ avec le Pape défunt. En effet, bien que durant la vacance du Siège celui qui avait la juridiction normalement la conserve (19), cependant personne ne jouit de la juridiction et de l’autorité propre au Souverain Pontife. Personne n’a le primat de juridiction sur toute l’Église : ni le collège des cardinaux, ni le corps épiscopal, ni le concile œcuménique, qui ne peut pas non plus être convoqué sans le Pontife Romain (20). Personne, ni le collège des cardinaux, ni le corps épiscopal, ni le concile, ni le Camerlingue, ne jouit de cette suprême autorité papale propre à la constitution monarchique (et non collégiale) de l’Église. Personne ne jouit non plus du charisme de l’infaillibilité : ni le collège des cardinaux, ni le corps épiscopal : ni dispersé dans le monde, ni réuni en Concile, puisque audit corps manque la tête qui est le Pontife Romain. De la même manière manque le suprême législateur ecclésiastique, qui est toujours le Pontife Romain, qui règle la discipline ecclésiastique et le culte de l’Église. L’existence ou non du pouvoir de juridiction ou du magistère dans le corps épiscopal n’a pas d’influence, de ce point de vue, bien entendu ! Nous avons amplement développé la question dans le n° 55 de Sodalitium (pp. 50-52). Par conséquent, la permanence de la juridiction ordinaire ou du pouvoir du magistère dans l’épiscopat subalterne (bien que cette permanence soit, évidemment, très utile), n’est pas absolument nécessaire à l’indéfectibilité de l’Église (21), mais c’est la permanence d’un corps électoral qui puisse désigner un vrai et légitime Pontife Romain (puisque “l’être avec” demeure dans le Christ) qui l’est seulement et exclusivement. Pendant la période de Siège vacant ordinaire (par ex. à la mort du Pape), comme pendant la période dans laquelle le Siège est occupé, comme maintenant, mais où l’élu ne reçoit pas du Christ l’Autorité, voici ce qu’écrit le Père Guérard : “Si le Christ n’exerce plus la Communication d’‘être avec’ qui constitue formaliter l’Autorité, il ne s’ensuit pas que le Christ ne régit plus l’Église militante. Il la régit provisoirement autrement que par l’Autorité : en ‘étant avec’ ceux de ses membres qui ‘sont avec’ Lui…” (C.d.C. n° 1, p. 57). Nous avons vu en effet que pour saint Antonin, également durant la période normale de Siège vacant, le Christ gouverne l’Église de manière différente de celle dont il la gouverne “ordinairement” (c’est-à-dire : par l’intermédiaire du Pape). Le Christ gouverne toujours l’Église militante : “ordinairement” par l’Autorité du Pape, provisoirement sans elle, mais de manière telle que la modalité ordinaire puisse être rétablie. Les considérations exposées dans ce petit chapitre, répondent à mon avis exhaustivement à certaines objections à la Thèse soulevées récemment, qui reprennent pour l’essentiel celles soulevées par l’abbé Cantoni en 1980 (22).



En janvier 2014, Bergoglio a invité au Vatican
une délégation de rabbins argentins
auxquels il a offert un repas rigoureusement casher


Notes

19) Pour ce qui concerne les fonctions et les facultés au cours de la vacance du Siège Apostolique (certaines fonctions cessent et d’autres non, certains actes peuvent être exercés et d’autres non), voir la Constitution Apostolique Vacantis Apostolicæ Sedis de Pie XII (8 décembre 1945) publiée parmi les documents du code de droit canonique : Titre I. De Sede Apostolica vacante ; chapitre I : De potestate S. Collegii Cardinalium Sede Apostolica vacante ; chapitre III : De nonnullis peculiaribus officiis, Sede Apostolica vacante ; chapitre IV : De Sacris Romanis Congregationibus et Tribunalibus eorumque facultatitibus Sede Apostolica vacante.

20) Un Concile réuni durant la vacance du Siège n’est pas un concile œcuménique, mais est défini “concile général imparfait”.

21) Sur l’indéfectibilité de l’Église, voir ce que j’ai déjà écrit dans Sodalitium n° 55, pp. 48-49.

22) Abbé Piero CANTONI, Réflexions à propos d’une thèse récente sur la situation actuelle de l’Église, Écône, mai-juin 1980 ; abbé Curzio Nitoglia, La Tesi di Cassiciacum : il Papato materiale. Per un dibattito sereno, publié sur le site de l’auteur et de l’éditeur Effedieffe. Voir aussi la note 33 du présent article.

33) La réaction de la Fraternité à la publication des Cahiers de Cassiciacum fut, au moins dans la production intellectuelle, inexistante ; dans la pratique, elle fut celle d’une rupture totale avec le Père Guérard. Seule exception : l’abbé Piero Cantoni, à l’époque professeur au séminaire d’Écône, qui objecta à la Thèse en soutenant que si le Christ avait privé non seulement le Pape, mais tous les évêques en communion avec lui, de l’‘être avec’, se réaliserait l’inadmissible hypothèse d’une “Église Vacante” et la non-réalisation de la promesse divine : Je serai avec vous jusqu’à la fin des temps.. L’objection n’est pas rien, même si elle n’est pas insoluble (voir par exemple Sodalitium n° 55, pp. 48-58 pour ce qui concerne l’indéfectibilité de l’Église). Dans un argument ad hominem, le Père Guérard répondit entre autres (C.d.C. n° 6, mai 1981, pp. 111-112, 116-117) que tous ceux qui s’opposaient à Vatican II et à la réforme liturgique étaient obligés d’admettre que l’Église aujourd’hui ‘est toujours avec’ le Christ, mais l’est de manière différente de ce qu’elle était avant Vatican II. Si l’abbé Cantoni voulait être cohérent, il devait refuser cette position commune à tous les opposants à la doctrine conciliaire et à la nouvelle liturgie, et en conséquence quitter la Fraternité Saint-Pie X. Ce fut ce que, de manière cohérente, fit l’abbé Cantoni, en acceptant le Concile in toto et la nouvelle liturgie.



(Source : Sodalitium N° 66 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=353) [février 2016], pp. 9-11 ; notes pp. 22-23. – Cliquer sur « Télécharger le Fichier » : http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=download_file&ide=353&file=Soda-F66.pdf)

(A suivre : Le Christ communique son “être avec”,
sa présence, à l’élu qui accepte réellement l’élection
)

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mar 1 Mar - 1:11

Le Christ communique son “être avec”, sa présence, à l’élu qui accepte réellement l’élection

Revenons à l’élection du Pape. Nous avons vu que l’élément matériel consiste dans l’élection et la désignation de ce sujet à la papauté par les électeurs ; nous avons vu que l’élément formel consiste au contraire dans la communication de l’‘être avec’ de la part du Christ à l’élu du conclave (avec tout ce qui s’ensuit : assistance, primat de juridiction, infaillibilité) ; nous avons vu que, afin que l’élu devienne effectivement Pape, il faut cependant qu’il accepte l’élection canonique de sa personne (can. 209 ; Pie XII, Vacantis Apostolicæ Sedis nn° 100 et 101). La chose est claire, et apparemment elle ne l’est que trop. En effet, si nous admettons par exemple que Paul VI fut canoniquement élu, il ne devrait y avoir aucun doute sur le fait qu’il accepta effectivement l’élection, et devint donc Souverain Pontife, recevant du Christ la communication de Son ‘être avec’.

Ordinairement, en effet, personne ne se pose la question sur l’acceptation donnée par l’élu, si elle a eu lieu extérieurement ; on se préoccupe au maximum (mais cela est déjà une signification) que le rituel “accetto” soit prononcé sans aucune ombre d’ambiguïté. Ainsi, par exemple, quand le Cardinal Sarto – qui devait devenir le grand saint Pie X – fut élu, il répondit à la question du cardinal Camerlingue par les paroles suivantes : “accepto in crucem”, tant la papauté lui paraissait avant tout comme une terrible croix sur laquelle il serait immolé. Le Camerlingue – non satisfait de la réponse, qui était pourtant affirmative – insista alors pour être absolument sûr de l’acceptation. Le droit, que je sache, ne requiert rien d’autre que l’acceptation externe. Mais le droit cependant n’abolit pas la nature des choses ni ne peut le faire. L’acceptation, par conséquent, conserve sa nature d’acte humain, et doit être considérée comme tel.


Ce que signifie accepter réellement l’élection

Accepter l’élection est donc un acte humain, un acte d’intelligence et de volonté, par lequel l’élu accepte volontairement la papauté, ce qui inclut la connaissance de ce qu’est la papauté et la volonté d’exercer ce rôle. Une personne privée de l’usage de la raison, par exemple, serait incapable d’accepter l’élection et le pontificat, puisque incapable d’un acte humain, et donc aussi de comprendre ce qu’implique son acceptation. Quand l’élu du conclave accepte son élection au Souverain Pontificat, en acceptant l’élection, il accepte aussi et fait siens le rôle et la fonction de Souverain Pontife, qui est indépendante de sa volonté, mais se trouve dans la nature des choses. Celui qui accepte la papauté accepte de faire le Pape, de réaliser la fin de cette charge, qu’il ne lui revient pas d’inventer, mais est déterminée par Dieu. Expliquons-nous mieux.


L’essence de l’autorité temporelle : procurer le bien commun

Dans la société temporelle, l’autorité est nécessaire pour réaliser la fin de ladite société : le bien commun temporel. L’autorité, pour être telle, doit avoir la volonté de réaliser la fin de la société même, le bien commun. Cette intention doit être objective – c’est-à-dire qu’elle concerne les actes à poser pour réaliser ladite fin et non l’intention subjective qui l’anime, – doit être réelle – c’est-à-dire réaliser de fait, au moins pour l’essentiel, le bien commun – et doit être stable, et donc habituelle *, parce que c’est de manière stable qu’elle doit gouverner la société. “L’autorité, définie par sa fonction propre d’assurer l’unité de l’agir des membres (de la société) en vue du bien commun, est formellement constituée par la relation spécifique que le chef soutient avec le bien commun. Cette relation a pour fondement propre l’intention habituelle *, objective et réelle de procurer ce bien commun” (ABBÉ BERNARD LUCIEN, La situation actuelle de l’Autorité dans l’Église. La Thèse de Cassiciacum. Documents de Catholicité, 1985, pp. 34-35). En somme, l’autorité est en relation au bien commun à réaliser, et le fondement de cette relation est l’intention (objective, réelle, habituelle) de le réaliser ; de sorte que l’autorité qui n’a pas ladite intention n’est pas l’autorité, ou cesse de l’être. Le droit de commander, et le devoir d’obéir, présupposent nécessairement que l’autorité soit par essence relative à l’effectuation du bien commun (ibid. p. 39).

Notes de JP B
 :


Tous les caractères en italique sont d’origine mais les soulignés en gras (hormis les titres) et/ou d’un trait sont de JPB.

* Ce qui ne veut pas dire permanente et sans exception accidentelle.

Fin des notes
.



(Source : Sodalitium N° 66 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=353) [février 2016], pp. 11-12. – Cliquer sur « Télécharger le Fichier » : http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=download_file&ide=353&file=Soda-F66.pdf)

(A suivre : L’autorité dans l’État et l’autorité dans
l’Église : analogie, similitudes, différences
)

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mar 1 Mar - 21:58

L’autorité dans l’État et l’autorité dans l’Église : analogie, similitudes, différences

Entre la société temporelle et l’Église, entre l’autorité temporelle et le Pape, il y a une analogie (c’est-à-dire : quelque chose de semblable et, encore plus, quelque chose de différent). L’Église est aussi une société, et en elle l’Autorité est aussi nécessairement en relation à la fin de cette société divinement fondée. D’un point de vue humain, “l’Église est un collectif humain, en ce sens qu’elle est composée d’êtres humains qui, par grâce et par choix libre, ont une Fin commune. Cette Fin, qu’on peut appeler Bien divin, est la Gloire de Dieu réalisée dans la sanctification des membres qui composent l’Église. L’Église comporte une Autorité, laquelle est divinement instituée en vue du Bien divin dont la réalisation est commise à l’Église. Cette Autorité est ramifiée en trois pouvoirs ; elle s’exerce de deux manières : ordinaire, extraordinaire ; elle est constituée par un ensemble hiérarchique de personnes consacrées” (C.d.C. pp. 42-43). Jusque-là, les dissemblances entre Église et État sont déjà visibles, cependant “de ce point de vue” l’Église est encore “semblable à tout autre collectif humain”, particulièrement dans le fait que “la Relation que soutient l’Autorité avec le Bien-Fin, est le fondement et la norme de toutes les ordinations qui émanent de l’Autorité”. Si l’Autorité réalise la fin, elle doit être obéie ; si l’Autorité ne réalise pas la fin, elle perd sa raison d’être. De fait, note le Père Guérard, se sont comportés ainsi “les fidèles, les prêtres, l’évêque qui demeurent attachés à la Tradition” en ne se soumettant plus, et même en résistant, à une “autorité” qui ne réalisait plus la fin et le bien de l’Église (p. 44). Un ex-confrère a fait remarquer que l’argument peut cependant être utilisé pour arriver à la conclusion opposée : parfois il est nécessaire d’obéir à un gouvernement qui sur plusieurs points ne réalise pas le bien commun, ne serait-ce que pour assurer l’ordre public et éviter l’anarchie. Nous lui avons déjà répondu (Sodalitium n° 61, pp. 18-28). Il y a une différence capitale entre l’Autorité dans l’Église et l’Autorité dans l’État. Dans l’Église, société surnaturelle, l’Autorité est constituée par l’“être avec” : par le fait que Jésus est avec l’Église, est avec l’Autorité, est avec le Pape, chose que l’on ne peut dire de l’autorité temporelle, même si elle est consacrée. Dans l’Église, l’intention de réaliser le bien commun n’est pas l’essence de l’Autorité, mais en est une condition nécessaire. Dans l’Église, je le répète, l’“être avec” est l’essence de l’autorité, alors que l’intention de réaliser le bien commun n’est pas l’essence mais la condition sine qua non et le signe du fait que le Christ est avec l’Autorité ; on tomberait dans un dangereux naturalisme si l’on réduisait l’Église à son aspect naturel de collectif humain, dans lequel la légitimité de l’autorité dépend uniquement du propos effectif qu’elle doit avoir de réaliser le bien commun, en confondant la réalité de l’Autorité propre à l’Église avec ce qui en est seulement une condition pourtant nécessaire (cf. C.d.C. pp. 57-64). Puisque l’autorité temporelle ne gouverne pas – comme celle de l’Église – “avec le Christ”, on comprend qu’elle puisse être encore légitime malgré la constatation de très graves déficiences, et que l’on puisse parfois résister à l’autorité (par exemple en refusant la ‘loi’ sur l’avortement, ou aux temps du paganisme, les sacrifices idolâtres), et parfois lui obéir (par exemple en payant les – justes – impôts) ; ce n’est pas le cas de l’Autorité du Pape, dans lequel “l’être avec” assure habituellement la divine assistance.

Le Pape doit vouloir réaliser ce bien divin qu’est la fin de l’Église. Une condition nécessaire non réalisée est un obstacle à la communication de l’Autorité à l’élu du Conclave.

Revenons à notre propos. Nous avons dit que l’élu doit accepter l’élection comme Souverain Pontife : il doit accepter le Souverain Pontificat. La condition sine qua non, absolument nécessaire de cette acceptation est alors l’intention objective, réelle et habituelle de procurer le Bien-Fin de l’Église. On objectera que cette condition ne se retrouve pas dans les manuels de théologie ou de droit canonique. Mais elle se retrouve dans la nature des choses. L’acceptation est un acte humain. Tout acte humain a un objet connaissable par l’intelligence, sur lequel se porte la volonté. Le Souverain Pontificat est finalisé à la réalisation de cette fin de l’Église, le Bien divin, qui lui est assigné par le Christ Lui-même. Après avoir rappelé le rapport entre l’acte de foi et les arguments de crédibilité (“la Foi requiert la justification rationnelle que d’ailleurs elle transcende. Aucune raison ne fonde la Foi ; mais on ne doit pas croire sans raisons”). Le Père Guérard explique
Citation :
Que le Christ exerce vis-à-vis de l’Autorité la Communication qui la constitue formaliter Autorité, qu’il faille par conséquent être soumis à cette Autorité, cela est objet de Foi.

Mais poser cet acte de Foi requiert que cet acte soit rationnellement fondé. On ne peut croire que le Christ exerce la Communication qui constitue l’Autorité, que si celle-ci réalise la condition pour que s’exerce cette Communication. Et le signe, observable, que l’Autorité réalise cette condition, consiste en ce qu’elle a habituellement le propos de réaliser le Bien divin. On peut, et même on doit, appliquer à l’Autorité ce qu’observait Léon XIII : « On ne peut juger de l’intention qui, par nature, est interne ; mais on en doit juger en tant qu’elle se manifeste extérieurement ».

Ainsi, pour tout objet de Foi, pour l’existence de l’Autorité en particulier, l’acte de croire doit être sous-tendu par les signes de crédibilité que d’ailleurs il doit transcender.
(p. 63. [Les italiques sont d’origine. – Précision de JP B.])

En d’autres termes. Normalement, les fidèles n’ont nul besoin de constater si l’élu du Conclave a réellement accepté l’élection au Souverain Pontificat. La chose va de soi. Mais cela n’enlève pas que cette acceptation inclut, par sa nature, une intention chez l’élu, pape materialiter, et une condition qui doit se réaliser : il doit avoir l’intention objective (celle qui regarde les actes extérieurs, la finis operis comme on dit, la finalité de l’acte plutôt que celle de celui qui opère), réelle (ou efficace, dans les faits) et habituelle (c’est-à-dire constante, ce qui admet une réalisation majeure ou mineure, plus parfaite ou moins parfaite, mais toujours habituelle et constante de la susdite intention) de réaliser la fin de l’Église, le bien divin ; et ce en faisant célébrer le Divin Sacrifice à l’Église, en donnant la vraie doctrine aux âmes (en condamnant par conséquent les erreurs), en sanctifiant les âmes par les sacrements, en les gouvernant avec les lois. “Si ce propos n’est pas réel, c’est-à-dire si l’‘autorité’ ne vise pas habituellement à réaliser comme elle doit l’être la ‘Relation’ qu’elle soutient avec le Bien-Fin, alors l’‘autorité’ n’est plus un ‘sujet’ métaphysiquement ‘capable’ de recevoir la Communication ‘d’être avec’ qui pourrait être exercée par le Christ ; et comme cette Communication ne peut être reçue, elle n’est pas exercée. Le Pasteur, même s’il les laisse à l’œuvre, ‘n’est pas avec’ les loups. Le Christ ‘n’est pas avec’ ceux qui détruisent l’Église. Le Christ n’est pas divisé contre Lui-même” (p. 56).

Note de JP B
 :
Tous les caractères en italique sont d’origine mais les soulignés en gras (hormis les titres) et/ou d’un trait sont de JPB.



(Source : Sodalitium N°66 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=353) [février 2016], pp. 12-13. – Cliquer sur « Télécharger le Fichier » : http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=download_file&ide=353&file=Soda-F66.pdf)

(A suivre : Exemples (et analogies) d’un consentement
seulement verbal et apparent, mais non réel
)

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mer 2 Mar - 21:33

Exemples (et analogies) d’un consentement seulement verbal et apparent, mais non réel

L’élu du Conclave doit donc donner son consentement à l’élection, c’est une chose connue et indiscutée. Mais par sa nature ce consentement doit être non seulement verbal, et donc apparent, mais aussi réel : verbis et factis. C’est-à-dire qu’il doit avoir pour objet la fin et le bien de l’Église, que l’élu du Conclave doit avoir, objectivement, l’intention de réaliser. (Souligné en gras et/ou d’un trait par JP B.) Le même bien/fin de l’Église, ensuite, doit être réalisé non seulement verbis – en paroles – mais aussi factis, dans les faits : dans le cas de Paul VI, remarque le Père Guérard, “les ‘verba’ servent à mieux assurer l’efficacité des ‘facta’” (C.d.C. n° 1, p. 68). Les mots (verba) parfois rassurants de Paul VI, servirent concrètement – et ce de manière habituelle et constante – à réaliser des faits (facta) diamétralement opposés (23).

Pour permettre au lecteur de mieux comprendre ce que j’ai dit, voyons ensemble certaines analogies.

La Justification.
Cette analogie a été oubliée dans les années suivant la première publication de la Thèse du Père Guérard, pourtant elle est celle que le théologien dominicain présente précisément dans le n° 1 des Cahiers de Cassiciacum. En effet, comme nous avons vu, le Christ, en tant que Chef du Corps Mystique, exerce une double communication à l’égard de Son Corps : celle de la grâce à l’égard de tous les membres du Corps Mystique, et celle, que nous sommes en train d’étudier, de l’‘être avec’ (qui appartient aux grâces ‘gratis datæ’) à l’égard de l’Autorité. Il va de soi qu’il doit y avoir une analogie entre les deux communications. Voilà comment l’exprime le Père Guérard des Lauriers :
Citation :

De même qu’un être humain n’est constitué membre du collectif humain ‘Église militante’ qu’en recevant habituellement du Chef de l’Église la Communication de la Vie, ainsi l’Autorité n’est constituée Autorité dans l’Église militante qu’en recevant habituellement l’ « être avec » que lui communique le Christ.

Les « sujets », c’est-à-dire « le membre de l’Église militante » ou « l’Autorité de l’Église militante », existent materialiter comme « sujets », avant la Communication qui procède du Christ ; mais ils ne sont formaliter membres de l’Église ou Autorité de l’Église qu’en vertu et dans l’Acte de la Communication qu’exerce le Chef de l’Église. *

Il est possible qu’un être humain refuse la Communication de Vie qui procède du Christ. Cela est possible ; car, observe le Concile de Trente : « bien que le Christ soit mort pour tous 34, ceux-là seuls reçoivent le fruit de sa mort, auxquels le mérite de sa Passion est communiqué » 35. Et si un être humain refuse la Communication 36 qui procède du Chef de l’Église, il n’est en aucune façon membre de l’Église, bien qu’il ne soit pas impossible qu’il le devienne.

Pareillement, l’ « autorité » qui refuserait la Communication de l’ « être avec » qui procède du Chef de l’Église, ne serait en aucune façon Autorité de l’Église. Elle le pourrait être materialiter, au titre de « sujet » dont il n’est pas impossible qu’il devienne l’Autorité ; mais ce « sujet », privé de ce qui constitue formaliter dans l’Église l’Autorité, n’aurait, dans l’Église, aucune Autorité. **

L’analogie que nous venons d’indiquer concerne des états. Être membre de l’Église est un état ; être l’Autorité dans l’Église est un état.

La Communication de Vie ou d’ « être avec » qui procède du Christ comporte, quant à la réception en chacun des « sujets » respectivement intéressés et qui peuvent toujours la refuser, un premier instant ; mais, inaugurée, elle est habituelle dans le « sujet » qui en est le terme, comme elle est permanente dans le Christ qui en est le principe.

(Les italiques sont d’origine. – Précision de JP B.)

*
Cf. note 58 en page 75 du N° 1 des C.d.C., ajoutée par JP B en seconde citation ci-dessous, tout à la fin.

34
II Cor. 5, 15.

35
De Justificatione,, chapitre 3 ; Denz. 1523.

36
Cette Communication est, de soi, celle de la Vie divine. Elle peut, en général temporairement, se réduire à la Communication que l’« auteur de la Foi » fait de la grâce de la Foi. Qui a la Foi, même morte **, demeure membre de l’Église.

**
Souligné en gras et/ou d’un trait par JP B.

(C.d.C. n° 1, pp. 44-45) (24)

Pour faire simple, on devient membre de l’Église, Corps Mystique, en recevant du Christ la grâce (ou au moins la Foi) ; mais il est possible de la part de l’homme de mettre un obstacle à la réception de la grâce ou de la foi ; analogiquement, l’élu du Conclave peut mettre un obstacle à la communication de l’‘être avec’ qui constitue l’Autorité dans l’Église. Et comme l’Écriture affirme que ‘le Christ est mort pour tous’ et cependant pas tous se sauvent en recevant la grâce, de la même manière il est écrit ‘je serai avec vous’, mais la communication de cet ‘être avec’ peut être entravée par l’homme (cf. p. 56 et, sur les rapports entre l’acte du Christ et le consentement de l’homme, pp. 50-51).


Notes de Sodalitium :

23) Le Père Guérard propose différents exemples : la doctrine sur la collégialité de Lumen Gentium ‘corrigée’ par la ‘nota prævia’ (dont les paroles rassurantes sont restées lettre morte) ; le Novus Ordo Missæ corrigé par les discours rassurants des 19 et 26 novembre 1969, demeurés lettre morte ; les paroles sur le maintien du latin dans la liturgie, démenties par les faits ; les mots de Humanæ vitæ, alors que dans les faits Paul VI donnait libre cours à la négation de l’encyclique par les conférences épiscopales. Aujourd’hui, la situation, dans les paroles et dans les faits, est bien plus grave et plus claire qu’alors !

24) Dans la note 36, le Père Guérard précise que, pour être membre de l’Église, la Communication en question est normalement celle de la Vie divine, la grâce sanctifiante, mais que temporairement elle peut se réduire à la Communication de la Foi : “Qui a la Foi, même morte, demeure membre de l’Église”. L’analogie est reprise, approfondie et appliquée à la situation actuelle de l’Église aux pages 50-51 et 56, qui sont aussi un admirable résumé du traité de la grâce. Le Père Guérard explique aussi – de manière plus approfondie que je ne l’avais fait en répondant à l’abbé Paladino (F. RICOSSA, L’abbé Paladino et la “Thèse de Cassiciacum”. Réponse au livre : “Petrus es tu ?” pp. 9-10 et note 19) – le rapport entre la Communication divine et le consentement humain, tant dans l’infusion de la Grâce (justification) que, analogiquement, dans la Communication de l’Autorité dans l’Église.



(Source : Sodalitium N° 66 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=353) [février 2016], pp. 13-14 ; notes p. 23. – Cliquer sur « Télécharger le Fichier » : http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=download_file&ide=353&file=Soda-F66.pdf)

(A suivre : L’intention nécessaire dans les sacrements, ou autres obstacles
éventuels, et le cas du consentement matrimonial en particulier.
)



Ajout de JP B
 :

Dans la note 58 en page 75 du N° 1 des « Cahiers de Cassiciacum », le R.P. Guérard des Lauriers a écrit:

Citons trois propositions condamnées par le Concile de Constance (1415) ; elles précisent la position de notre thèse.
  • Proposition 8, attribuée à Wyclif : « Si le Pape est réprouvé et mauvais (præscitus et malus) et par conséquent membre du diable, il n’a pas sur les fidèles de pouvoir qui puisse lui être donné, sinon par César » (Denz. 1158).

  • Proposition 20, attribuée à Jean Hus : « Si le Pape est mauvais, en particulier s’il est réprouvé (Si Papa est malus et præsertim si est præscitus), alors, comme l’apôtre Judas, il est le diable, il est voleur et fils de perdition ; il n’est pas le chef de la sainte Eglise militante, puisqu’il n’en est pas membre » (Denz. 1220).

  • Proposition 22, attribuée à Jean Hus : « Le Pape ou le pasteur qui est mauvais ou réprouvé n’est pasteur qu’équivoquement ; en réalité, il est voleur et brigand » (Denz. 1222).
L’erreur qui est sous-jacente à ces propositions, consiste à faire dépendre le rapport que le Pape soutient avec l’Eglise du rapport que le Pape soutient avec Dieu au point de vue de la justification. Une telle dépendance n’existe qu’au point de vue de la Foi : l’hérétique * n’est plus, ou n’a jamais été Pape **. Mais précisément, nous l’avons répété à plusieurs reprises et nous y insistons ci-dessous (b Première opinion contraire à la « thèse » / Le Cardinal MONTINI n’est plus pape, pas même materialiter. et note 68 [pp. 94 à 99, qu’il est trop long de reproduire ici]), nous entendons ne porter aucun jugement sur le rapport que le Cardinal MONTINI soutient avec Dieu. Nous jugeons de l’intention, en tant qu’elle est extérieurement manifestée dans les actes effectivement observés. Nous ne jugeons pas de l’intention en tant qu’elle intervient au for interne dans la justification.

Les erreurs condamnées par le Concile de Constance consistent à connecter deux affirmations. Or nous n’affirmons, ni que le Cardinal MONTINI *** n’est pas pape, puisque nous tenons qu’il l’est matériellement, ni qu’il soit réprouvé ou mauvais, puisque nous nous abstenons expressément d’en juger.

Les puces de retrait (points) sont ajoutées ici par JP B qui souligne en gras et/ou d’un trait et précise les astérisques mises dans ce texte.
* Notoirement constaté tel par l’Autorité [Pape en acte, i.e. formaliter s’il y en a un, ou sinon par quelque(s),évêque(s) résident(s)] à l’aide des monitions requises.
** L’hérétique malencontreusement assis sur le Siège apostolique et qui a été notoirement constaté tel par l’Autorité comme il est dit ci-dessus, n’est plus, ou n’a jamais été pape, pas même materialiter. Mais si, au contraire, il n’a pas fait l’objet desdites monitions, il ne peut être déclaré pertinace et, bien qu’il perde l’Autorité et n’est donc plus Pape en acte (i.e. formaliter) il demeure encore l’élu désigné pour devenir Pape et il est donc ce que nous appelons (légitimement selon la philosophie thomiste) « “pape” materialiter ».
*** Remarquons qu’il en va nécessairement de même avec les successeurs vaticandeux du Cardinal MONTINI jusque et y compris Jorge BERGOGLIO.

Monsieur l’abbé Ricossa me pardonnera d’avoir ajouté cette note 58 du R.P. Guérard des Lauriers ave les observations ainsi apportées : j’ai voulu le faire pour montrer combien la position de ceux qui attaquent de manière inconsidérée et parfois extrêmement violente la thèse de notre cher Père Guérard, combien leur position, donc, est erronée et tombe sous les coups des condamnations du Concile de Constance.

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mer 2 Mar - 21:46




Le Père Guérard des Lauriers en prière

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Jeu 3 Mar - 19:16

L’intention nécessaire dans les sacrements, ou autres obstacles éventuels, et le cas du consentement matrimonial en particulier.
L’abbé Bernard Lucien et l’abbé Hervé Belmont, comme l’on sait, ont présenté une autre analogie intéressante fondée sur le consentement matrimonial (25). Cet exemple, comme nous verrons encore une fois, est particulièrement approprié, puisque le sacrement du mariage (et aussi le mariage naturel) est constitué par un acte humain, le consentement des époux, de même que par un acte humain est constituée l’acceptation de l’élection. À vrai dire, quoi qu’il en soit, l’argument vaut pour tous les sacrements. Il est connu que le sacrement agit ex opere operato, c’est-à-dire par le fait même d’en poser les éléments, matière et forme, par l’action même du Christ, auteur de la grâce et instituteur des sacrements. Mais ceci n’empêche pas que les sacrements puissent être invalides, ou en partie inefficaces, à cause d’un obstacle (obex) placé par l’homme *. Parmi ces obstacles, il convient de signaler l’intention, ou mieux l’absence d’une véritable intention, non seulement chez le ministre qui confère le sacrement, mais aussi chez le sujet qui le reçoit comme, par exemple, l’attachement au péché chez celui qui reçoit le sacrement. Celui qui recevrait le sacrement du baptême de manière apparemment régulière, mais aurait une intention explicite de ne pas recevoir absolument le sacrement, le recevrait de manière invalide (il ne serait pas validement baptisé, et ne recevrait pas la grâce sanctifiante, ni le caractère baptismal). Celui au contraire qui vient d’être baptisé, et a l’intention de recevoir le baptême, mais en conservant l’attachement au péché (plaçant donc volontairement un obex, un obstacle) recevrait le caractère baptismal, mais non la grâce sanctifiante (une allusion également dans les C.d.C. n° 1, p. 24). Dans le sacrement de pénitence, l’absence de douleur suffisante (attrition) chez le pénitent, invalide le sacrement (puisque les actes du pénitent constituent la quasi-matière du sacrement). L’exemple le plus approprié est celui du mariage, qui est généré précisément par le consentement des contractants. Le consentement doit être extérieur, mais il n’est pas suffisant qu’il soit seulement extérieur : un vice de consentement, même intérieur, même seulement chez l’un des contractants, rend invalide le consentement et par conséquent le mariage même. La situation des époux putatifs, cependant, n’est pas la même après le consentement matrimonial, même s’il est seulement apparent et invalide. Si, réellement et devant Dieu, ils ne sont pas mariés (c’est pourquoi – s’ils sont conscients du fait – ils ne peuvent se considérer mariés et ne peuvent, en conscience, accomplir l’acte conjugal objet du contrat) toutefois juridiquement et devant l’Église ils sont encore considérés comme étant unis par le lien conjugal (en vertu du consentement extérieurement échangé devant les témoins) tant que ledit lien n’a pas été déclaré nul canoniquement par la légitime autorité ecclésiastique. Pas seulement. Le consentement extérieur, bien qu’invalidé par un vice de consentement ou par un empêchement dirimant, a cependant des conséquences. Avant tout, comme nous l’avons dit, les époux putatifs sont juridiquement tenus de respecter le lien conjugal jusqu’à la déclaration juridique de nullité ** : un éventuel nouveau mariage serait invalide pour cette raison. Ensuite, la descendance née au cours de l’union seulement apparente et juridique des deux époux putatifs est considérée comme légitime, comme si elle était née d’un mariage valide. Enfin, s’il est possible de supprimer l’obstacle qui avait rendu nul le consentement (un vice de consentement d’un des époux ou des deux, ou un empêchement qui peut être dispensé par l’Église ou qui de toute façon peut cesser) les deux époux putatifs peuvent valider leur mariage, une fois l’obstacle supprimé, parfois aussi seulement en renouvelant le consentement, cette fois validement, même sans de nouvelles cérémonies extérieures (can. 1036 § 2). Les similitudes avec le cas que nous examinons sautent immédiatement aux yeux du lecteur.

* (Note de JP B qui souligne, là, en gras ou/et d’un trait) : l’obstacle (obex) est placé par l’homme et ne réside donc pas, comme le pense un LHR, par exemple, pour ce qui est des élus actuels des conclaves vaticandeux, dans le fait qu’ils ne seraient pas désignés par des électeurs valables car, alors, cet obex (obstacle) ne serait plus le fait de ces élus qui n'y seraient, dans ce cas, en rien responsables, mais bien dans ce que ces élus eux-mêmes, pour une raison dont seul Dieu connaît la motivation profonde (nous ne faisons, pour notre part, qu’en constater les effets), s’opposent à la réception de la forme du Pontificat que Dieu est toujours prêt à leur accorder s’ils se convertissent à Lui. En tout cas, et contrairement à ce que laisse encore entendre fallacieusement cet imposteur de LHR qui fait dire n’importe quoi au Père Guérard, celui-ci affirmait que cet “obex“ opposé par les élus actuels des conclaves vaticandeux à la réception de la forme du Pontificat était bien leur défaut d’intention de servir le “Bien-Fin” de l’Église et non ce que considère à présent cet “inventeur“, malhonnête s’il en est, de LHR.

** (Note de JP B) : De même que « les époux putatifs sont juridiquement tenus de respecter le lien conjugal jusqu’à la déclaration juridique de nullité », ainsi les vaticandeux appartiennent, sinon à l'âme de l’Église dont ils sont manifestement séparés selon ce que nous en constatons extérieurement, du moins à son corps « jusqu’à la déclaration juridique » d’eux-mêmes ou de l’Autorité mes en excluant officiellement.




C’est le Christ qui communique à Pierre le pouvoir papal
qui le constitue formellement l’Autorité dans l’Église (tableau du Guerchin)

L’élu du Conclave doit donner son assentiment extérieur à l’élection faite de sa personne au pontificat ; de même les époux doivent exprimer extérieurement leur consentement au contrat matrimonial. Normalement, la constatation canonique du consentement advenu est suffisante, et personne ne la met en doute. Juridiquement, devant l’Église, l’élu du Conclave est normalement considéré comme Souverain Pontife, de la même manière que les deux époux sont considérés comme des époux légitimes. Toutefois, il est possible que le consentement matrimonial soit nul, devant Dieu et devant la conscience des époux qui en auraient connaissance, à cause d’un vice dans le consentement ou d’un empêchement canonique, qui représentent un obstacle à ce que le consentement ait son effet et sa validité ; en particulier, si l’intention des contractants ne se porte pas d’une manière ou d’une autre sur l’objet du contrat matrimonial, mais sur quelque chose qui en altère la substance. Analogiquement, l’élu du Conclave peut “vicier” son consentement et mettre un obstacle à la réception de l’‘être avec’ de la part du Christ, en n’ayant pas l’intention objective et habituelle de réaliser le bien/fin de l’Église. Il s’ensuit que, comme les époux putatifs ne sont pas réellement mariés, ainsi le “pape” materialiter, n’est pas vraiment et formellement Pape ***, n’est pas l’Autorité, n’est pas “avec le Christ” pour gouverner l’Église. Cependant, les époux putatifs ne se trouvent pas dans la même condition dans laquelle ils se trouvaient avant le consentement donné extérieurement, bien qu’invalidement, exprimé devant l’Église : par exemple, ils ne peuvent validement contracter de nouvelles noces tant que n’est pas déclarée la nullité du lien précédent ; leur descendance est légitime ; dans certains cas il est possible, en supprimant l’obstacle, de rendre valide le consentement et le mariage. De la même manière, l’élu du Conclave qui a seulement extérieurement et non vraiment donné son consentement à l’élection ne se trouve pas dans l’état dans lequel il se trouvait avant le Conclave (quand il n’avait pas été élu) et avant l’acceptation (quand il était seulement l’élu sans avoir encore accepté). Il est Pontife “putatif” ou “pape” materialiter ; le siège est occupé par lui et ne peut être occupé par d’autres tant que l’élection n’a pas été déclarée nulle par l’Église. Certains actes juridiques indispensables pour la vie de l’Église peuvent avoir effet juridique (ou de par eux-mêmes, ou par suppléance du Christ Chef de l’Église) (26). Et enfin, dans certains cas, il peut rendre valide son acceptation de l’élection, à condition d’ôter l’obstacle par lui placé précédemment qui viciait son consentement (à condition que par nature il soit possible de le supprimer). Certes, les analogies sont seulement des analogies (dans lesquelles les différences entre les analogués sont plus importantes que les similitudes) mais il faut admettre que cet exemple est vraiment persuasif et de compréhension facile.

*** (Note de JP B) : Ce qui ne veut pas dire qu’il l’est « à moitié » comme certains voudraient nous le faire affirmer ! Car le « “pape” materialiter », n’ayant pas le forme du Pontificat n’est en rien un Pape. Simplement, s’il est bien l’élu d’un conclave, il possède à ce titre la possibilité de le devenir. C’est cette possibilité, et uniquement cela, qui nous le fait appeler « “pape” materialiter » mais nous reconnaissons et affirmons qu’il n’a aucune autorité quant au Droit divin.


L’intention d’accepter la consécration épiscopale par l’élu du Conclave.

En vain les canonistes chercheraient-ils dans les Constitutions Apostoliques sur l’élection du Pape une allusion à cette ‘condition’ pour la validité de l’élection ; aucune n’en fait mention, pas même celle de Pie XII. Pourtant, le même Pie XII, dans un discours aux laïcs catholiques plusieurs fois cité (27) expliqua que si un laïc était élu au Souverain Pontificat, il deviendrait immédiatement le Souverain Pontife, avec juridiction universelle, au moment même de son acceptation de l’élection, avant même de recevoir l’ordination sacerdotale et la consécration épiscopale (nous le rappelons à l’adresse de ceux qui écrivent que la Thèse serait aujourd’hui dépassée si l’on émet l’hypothèse que Ratzinger n’était pas validement consacré et Bergoglio validement ordonné ; cf. Sodalitium n° 62, pp. 40 ss). Toutefois, précisa Pie XII, en acceptant l’élection, ledit laïc devrait avoir nécessairement l’intention de recevoir la consécration épiscopale (Pie XII ne dit pas qu’il doit recevoir la consécration, mais qu’il doit avoir l’intention de recevoir la consécration). C’est pourquoi le Pape est l’Évêque de Rome, et doit l’être, normalement ****, tant quant au pouvoir de juridiction qu’au pouvoir d’ordre. Être privé du pouvoir d’ordre ne le prive pas du Pontificat ; mais avoir une intention contraire **** au Pontificat (par exemple en ayant l’intention que le Pontife soit un laïc et non un évêque) vicie son consentement et par conséquent interdit à l’élu seulement apparemment consentant d’être formellement l’Autorité. À plus forte raison, l’intention habituelle et objective de ne pas vouloir le bien/fin de l’Église, c’est-à-dire ce pour quoi il devrait être l’Autorité, vicie le consentement à l’élection et empêche la Communication de la part du Christ de l’‘être avec’ qui constitue formellement l’Autorité dans l’Église.

**** (Note de JP B) : Souligné en gras dans le texte.



Notes de Sodalitium

25) B. LUCIEN, La situation actuelle de l’Autorité dans l’Église. La Thèse de Cassiciacum. Documents de Catholicité, 1985, p. 61, note 69. H. BELMONT, L’exercice quotidien de la Foi dans la crise de l’Église, chez l’auteur Bordeaux (Maison Saint-Jean-Baptiste — 3 allée de la Sérénité — 33490 Saint-Maixant [précision de JP B]), 1984, p. 25.

26) Il s’agit d’un point particulièrement important. La principale application se trouve, à mon avis, dans la possibilité que conservent aujourd’hui encore les ‘cardinaux’ créés par le ‘pape materialiter’ d’élire le Pape.

27) Allocution au deuxième Congrès Mondial de l’Apostolat des laïcs, 5 octobre 1957. Le mérite d’avoir trouvé cet exemple revient encore à l’abbé LUCIEN, op. cit, p. 59, note 65.



(Source : Sodalitium N° 66 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=353) [février 2016], pp. 14-16; notes p. 23. – Cliquer sur « Télécharger le Fichier » : http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=download_file&ide=353&file=Soda-F66.pdf)

(A suivre : Conclusion : Dieu Lui-même ne peut faire qu’un “sujet”
non apte à recevoir la Communication de l’‘être avec’
(et donc de l’Autorité) puisse la recevoir
(tant que subsiste l’obstacle qui le rend inapte)
)

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Ven 4 Mar - 23:13

Conclusion : Dieu Lui-même ne peut faire qu’un “sujet” non apte à recevoir la Communication de l’‘être avec’
(et donc de l’Autorité) puisse la recevoir (tant que subsiste l’obstacle qui le rend inapte)

On objectera que ce qui est dit sur l’élection du Pape ne se retrouve pas dans le droit canonique (il serait mieux de dire dans les Constitutions Apostoliques concernant l’élection du Pape, puisque le droit canonique, entendu comme Code, ne traite pas de la question) ou dans les auteurs classiques. Quant au droit, nous avons déjà donné l’exemple tiré du discours de Pie XII au congrès des laïcs. Quant aux auteurs “classiques”, nous faisons encore une fois remarquer que la situation tout à fait nouvelle dans laquelle nous nous trouvons impose une approche théologique différente de celle – par exemple – de l’“hypothèse du Pape hérétique” : Vidigal da Silveira s’en était aperçu (28), lui qui fut parmi les premiers à attirer l’attention sur les études théologiques à ce propos et qui est aujourd’hui encore continuellement cité et saccagé par ses épigones ; la théologie et l’histoire de la théologie sont deux sciences différentes (et la théologie consiste, au moins parfois, à réfléchir et pas seulement à répéter, rappelait le Père Guérard des Lauriers in C.d.C. n° 1 p. 30). Que cela suffise pour réfuter, encore une fois, le volontarisme, philosophique et théologique (29).

Nous faisons enfin remarquer aussi que, avant le droit positif et les autorités théologiques, il y a la métaphysique de l’être :
Le Révérend Père Guérard des Lauriers, o.p., a écrit:

[...] le Christ n’exerce plus la Communication « d’être avec » à l’égard de tel « sujet » qui occupe le Siège de l’Autorité, mais qui ne remplit pas les conditions nécessaires et suffisantes pour recevoir du Christ ce qui, formaliter, le constituerait comme Autorité. La « Communication » est par nature un acte commun à celui qui communique et à celui qui reçoit. Dieu, qui est « Celui qui suis »46 ne peut pas faire que les lois de l’être ne soient pas *. S’il est impossible que, de quelque façon, la Communication soit reçue, alors elle n’est pas exercée.

Il faut, ou l’accepter, ou le réfuter.

46
Exode 3, 14.

*
Souligné en gras dans Sodalitium par M. l'abbé Ricossa. (Note de JP B qui ajoute ceci :
Tout comme « Dieu, qui est “Celui qui suis” ne peut pas faire que les lois de l’être ne soient pas », ainsi ne se contredira-t-Il pas en établissant, pour Son Église enseignante qu’Il a Lui-même fondée, une nouvelle lignée hiérarchique coupée de celle de Pie XII comme LHR l’insinue implicitement !...C’est pourquoi la thèse de ce dernier qui affirme qu’ « une secte gnostique a éclipsé la sainte Église catholique », laquelle, selon ladite thèse, retrouverait une nouvelle hiérarchie établie par l’Apôtre St Pierre venu expressément du ciel pour cela (fondant ainsi une seconde Église) n’est pas conforme à la doctrine catholique qui professe qu’il n’existe qu’Une seule Sainte Église Catholique et Apostolique, et ne tient donc pas ! L’éclipse est celle de la Hiérarchie formaliter occultée de nos jours par la hiérarchie materialiter qui continue, tout en éclipsant la Sainte Église Catholique enseignante, d’assurer néanmoins matériellement la succession apostolique, l’Apostolicité, car ses membres, s’ils n’appartiennent plus à l’âme de l’Église dont ils sont manifestement séparés selon ce que nous en constatons extérieurement, ne cessent pas, cependant, d’appartenir encore à son corps tant que l’Autorité (que n’a certes pas LHR) c’est-à-dire un véritable Pape en acte, i.e. formaliter s’il y en a un, ou sinon quelque(s),évêque(s) résident(s), n’aura pas constaté, à l’aide des monitions requises, qu’ils sont formellement hérétiques et pertinaces en ne venant pas à résipiscence à la suite desdites monitions. Toutes dispositions catholiques que LHR rejette tel un schismatique...)

(p. 56).


La preuve de la Thèse (arguments non probants, preuve inductive, preuve déductive)

La plupart de ceux qu’on appelle “sédévacantistes” pensent pouvoir démontrer avec certitude la vacance du Siège Apostolique par différents arguments ; parmi les principaux, l’hypothèse théologique du “Pape hérétique”, ou bien celui tiré de la Bulle Cum ex apostolatus du Pape Paul IV, ou bien enfin par les mesures contre les hérétiques prévues par le code de droit canonique (can. 188, 4° et can. 2314 § 1), qui reprennent par ailleurs, en grande partie, la susdite Bulle du Pape Carafa.

Paul IV promulgua la Bulle “Cum ex apostolatus”



Le premier numéro des Cahiers de Cassiciacum (pp. 76-87 ; cf. aussi pp. 22, 30, 36 ss) explique déjà pourquoi ces arguments, bien qu’“impressionnants, surtout par leur convergence” (p. 36), ne concluent pas avec certitude, renvoyant ensuite aux nn° 3-4 l’examen approfondi des différentes “pathologies de la foi” (schisme et hérésie, auxquels devait s’ensuivre une étude sur le modernisme comme ‘pathologie de la foi’). L’abbé B. Lucien a, par la suite, exposé et réfuté en détail chacun de ces arguments (30).

Rappelons alors quel est l’argument – de type inductif – qui conclut avec certitude (bien qu’avec la ‘certitude probable’ propre à l’induction). Paul VI n’est pas l’Autorité, n’est pas Pape formaliter, puisqu’il n’a pas l’‘être avec’ Jésus-Christ, Chef de l’Église. Et il n’a pas l’‘être avec’ Jésus-Christ, Chef de l’Église, parce qu’il n’a pas l’intention habituelle et objective de réaliser le bien/fin de l’Église, intention qui constitue la condition sine qua non pour être l’Autorité dans l’Église. L’Autorité, quelle qu’elle soit, temporelle ou spirituelle, n’est jamais une fin en elle-même ou, comme on dit aujourd’hui, autoréférentielle. L’Autorité est, par nature, finalisée au bien commun de la société qu’elle doit gouverner. Une société en effet, composée de membres disparates, doit être dirigée à une ** fin par l’Autorité, et cette fin est le bien commun. “Certains veulent réduire l’autorité au sujet qui est désigné comme chef, en négligeant, ou en oubliant, sa relation réelle au bien commun. Mais il faut bien voir qu’une ‘autorité’ ainsi définie ni ne possède le droit de commander, ni ne crée d’obligations pour ses ‘subordonnés’ (…) la doctrine admise par tous, selon laquelle l’autorité a le droit de commander et oblige ses subordonnés, suppose nécessairement que l’autorité soit par essence relative à l’effectuation du bien commun” (B. LUCIEN, pp. 38-39). L’autorité réalise le bien commun au moyen d’actes humains, par conséquent volontaires. “Cette volonté délibérée de poser l’acte, nous l’appelons intention objective et réelle (ou efficace). ‘Objective’, par distinction de l’intention ‘subjective’ qui concerne le motif ** pour lequel la personne agit. Cette intention ‘subjective’ peut demeurer, partiellement ou même totalement, inaccessible à l’observateur extérieur. Tandis que l’intention ‘objective’, qui porte immédiatement sur l’acte que l’on pose et non sur les motifs de poser l’acte, est discernable par l’observateur extérieur, sinon absolument toujours, du moins, dans la plupart des cas” (B. LUCIEN, p. 34). Donc : intention OBJECTIVE, et non subjective : “ce que l’homme fait, c’est cela, en réalité, qu’il veut : telle est la norme de l’intention objective” (ibid.) (31). En outre, de même que la société est une réalité de soi permanente, de même l’autorité, élément inhérent à son essence, doit être une réalité stable et permanente. La fonction qui définit l’autorité comporte donc un ensemble d’actes produits dans le déroulement du temps, convergeant vers le même bien commun. (…) Cette volonté délibérée STABLE ** (…) nous la désignons sous le nom d’intention HABITUELLE **” (B. LUCIEN, p. 35).

Pour parler simplement (et donc peut-être de manière imprécise). Toute société requiert une autorité. L’autorité n’est pas une fin en elle-même : elle a la charge de pourvoir au bien commun de la société. Elle pourvoira au bien commun au moyen d’actes volontaires, qui de manière convergente et habituelle, et non rare et épisodique, réalisent effectivement le bien commun. Une autorité qui de fait – réellement et efficacement – réalise le bien commun de la société qu’elle doit gouverner, a le droit à l’obéissance des sujets ; une ‘autorité’ qui non de manière épisodique, rarement, mais habituellement, NE réalise PAS le bien commun de la société qu’elle doit diriger, bien commun qui est toute sa raison d’être, N’est PLUS formellement l’autorité, n’a plus le droit à l’obéissance et à la soumission des membres de la société. Et ceci quels que soient les MOTIFS subjectifs pour lesquels l’‘autorité’ agit ainsi, qu’il ne revient pas aux particuliers de juger et qui peuvent être aussi – subjectivement – pleins de bonnes intentions, Deus scit. Ce que nous venons de dire vaut pour toute autorité, y compris pour l’autorité temporelle de l’État, et donc vaudra aussi pour l’autorité spirituelle : la grâce ne supprime pas la nature, mais la perfectionne.


Bergoglio baise les mains de juifs déportés pendant la 2nde guerre mondiale

L’autorité de l’Église, en effet, jouit d’une assistance divine dont ne jouit pas l’autorité temporelle, ou plutôt, elle est constituée par le fait d’‘être avec’ Jésus-Christ, Chef de l’Église : de faire avec Lui une seule chose, moralement parlant, en gouvernant, sanctifiant, enseignant l’Église, et la conduire ainsi à sa fin dernière qui est la gloire de Dieu et la réalisation de la ‘mission’ confiée par le Père à Jésus-Christ du salut des âmes par l’enseignement de la Vérité révélée, la célébration du Sacrifice, l’administration des sacrements, la pratique de la vie chrétienne. L’autorité temporelle – qui tient pourtant son autorité de Dieu – ne jouissant pas de l’‘être avec’ promis par le Christ à l’Église, peut donc éventuellement assurer un minimum de bien commun avec de très graves vices ; c’est la raison pour laquelle les sujets sont autorisés et tenus de ne pas obéir aux lois injustes : il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes. Au contraire, l’Autorité dans l’Église ‘est avec’ Jésus-Christ, et Jésus-Christ ‘est avec’ elle, de manière habituelle et quotidienne, c’est pourquoi habituellement et quotidiennement elle réalise le bien/fin de l’Église, la Mission confiée par le Père au Christ, et par le Christ à l’Église (Comme le Père m’a envoyé, ainsi je vous envoie : allez, enseignez, baptisez…). Il n’est pas impossible que par un acte déterminé, à l’exclusion du Magistère extraordinaire, l’Autorité puisse présenter des défectuosités (32) ; il n’est pas possible au contraire que l’Autorité qui est une seule chose avec le Christ puisse ne pas assurer habituellement le Bien de l’Église. “Nous faisons d’autre part état d’une donnée évidente, à savoir que dans l’Église l’Autorité est divinement instituée, et qu’elle est en définitive exercée, quoique médiatement, par Celui qui est la Vérité. Il est impossible que, dans l’Église **, HABITUELLEMENT **, l’Autorité n’accomplisse pas les fonctions qui sont en propre celles de l’Autorité. Une telle hypothèse est contradictoire, contraire au principe de non-contradiction jouant non seulement dans l’ordre naturel mais dans l’ordre dont le principe permanent est le Verbe Incarné (cf. note 20 des C.d.C.). Si donc, habituellement, l’‘autorité’ n’accomplit pas les fonctions qui sont en propre celles de l’Autorité, il s’ensuit que l’‘autorité’ n’est pas ** l’Autorité ; car, si l’‘autorité’ était l’Autorité, elle devrait, en vertu de l’‘être avec’ qui lui a été promis, accomplir habituellement les fonctions qui sont en propre celles de l’Autorité…”. Tous ceux qu’on appelle “traditionalistes” (entendus comme catholiques qui s’opposent à Vatican II et à la nouvelle liturgie) dans les faits, Mgr Lefebvre inclus, ont agi et agissent comme si l’‘autorité’ n’était pas l’Autorité, puisque – depuis Paul VI – n’étaient plus assurés aux fidèles et à l’Église ni la doctrine, ni la Messe, ni les sacrements, ni la discipline, ni la défense de l’hérésie et des hérétiques. “Écône – constatait le Père Guérard – en subsistant, témoigne concrètement de ce que nous affirmons intelligiblement”. En concluant toutefois, ‘prophétiquement’ que “si Mgr Lefebvre refuse d’admettre que l’‘autorité’ n’est pas l’Autorité, il s’ensuivra tôt ou tard inexorablement, qu’Écône s’en trouvera vidé ou amalgamé” (33).

On remarque comment l’argument inductif en question (l’unique exposé par le Père Guérard des Lauriers dans la première version dactylographiée de la Thèse – pas encore ‘de Cassiciacum’ – datée du 26 mars 1978) est en lui-même probant indépendamment de toutes les discussions (successives) sur l’infaillibilité du magistère, et des diatribes relatives à d’éventuelles “défaillances accidentelles” (mais non habituelles) de la part du Pape (34).

Dans la version définitive de la Thèse, publiée dans le n° 1 des Cahiers de Cassiciacum (mai 1979), a été ajouté un “Avis” en guise d’introduction (daté du 11 février 1979) dans lequel on développe un autre argument qui se fonde sur l’opposition de contradiction entre le magistère de l’Église sur la liberté religieuse (par exemple, mais pas seulement, dans l’encyclique Quanta Cura du pape Pie IX) et celui de la déclaration conciliaire Dignitatis humanæ personæ “promulguée” le 7 décembre 1965. Ladite déclaration aurait dû être garantie, sinon par l’infaillibilité du magistère solennel de l’Église à qui appartient normalement un Concile, au moins à l’infaillibilité du magistère ordinaire universel (35). On peut en conclure que, au moins à partir du 7 décembre 1965, Paul VI ne jouissait (plus) de l’Autorité, il n’était (plus) Pape formaliter. Ce raisonnement, qui pourrait être appliqué à de nombreux autres documents conciliaires, est ensuite complété par ceux qui se fondent sur l’objet secondaire de l’infaillibilité de l’Église, qui s’étend comme on sait à la promulgation des lois universelles, qu’elles soient canoniques ou liturgiques (36), ainsi qu’à la canonisation des Saints.

Le Père Guérard des Lauriers fait remarquer la connexion entre les différents arguments dans l’interview publiée dans le n° 13 de Sodalitium (37), quand il explique qu’il y a des exigences immanentes à la Communication de l’‘être avec’, et d’autres au contraire conséquentes. Les premières sont d’ordre naturel, mais ressortissent à l’ontologie (c’est-à-dire à l’être) : pour recevoir du Christ la Communication de l’‘être avec’ on présuppose, comme on l’a vu, l’intention habituelle et réelle de procurer le bien et la fin de l’Église (argument inductif) ; les secondes sont conséquentes à la Communication de l’‘être avec’, et sont d’ordre surnaturel, dont la principale est l’Infaillibilité, tant du magistère solennel que du magistère ordinaire universel : c’est ce qui concerne l’argument déductif.


Notes

** Souligné dans le texte. (Tous les italiques sont d’origine.) – Précisions de JP B.

28) Arnaldo Xavier VIDIGAL DA SILVEIRA, La nouvelle messe de Paul VI : qu’en penser ?, Diffusion de la Pensée Française, 1975, pp. 215-216, où l’auteur souhaite de nouvelles études sur la question du “Pape hérétique” qui fassent sortir de la stagnation et des doutes concernant les différentes hypothèses à ce sujet. Après la publication de la Thèse du Père Guérard des Lauriers dans les Cahiers de Cassiciacum, le Père Georges Vinson, écrivit dans sa Simple Lettre que les travaux du Père Guérard avaient exaucé et comblé les désirs et les vœux exprimés par Vidigal da Silveira.

29) Cf. Cahiers de Cassiciacum n° 1, pp. 30-31, 76-77. Volontarisme, historicisme et juridisme sont trois options intellectuelles erronées reliées entre elles qui ont causé de profonds dommages en philosophie et en théologie, et qui sont de nos jours encore un obstacle, y compris pour de nombreux esprits pourtant bien intentionnés, pour comprendre quelle est réellement, la situation actuelle de l’Autorité dans l’Église.

30) B. LUCIEN, op. cit. À l’argument du “pape hérétique” sont dédiés les chapitres VI et VII (pp. 63-92) ; à l’argument canonique le chapitre VIII (pp. 85-92) ; à la Bulle de Paul IV le chapitre IX (pp. 93-96). Le volume, supervisé par Mgr Guérard des Lauriers, n’a pas encore été traduit en italien.

31) Voir aussi C.d.C. n° 1, pp. 78 ss.

32) C.d.C. n° 1, p. 52, où est examiné, entre autres, le cas controversé du Pape Honorius, à propos duquel le Père Guérard conclut : “L’inadvertance, voire la désinvolture d’Honorius Ier, si tant est qu’elle ait été réelle, ne fut qu’occasionnelle ; elle n’a pas exclu le propos habituel de servir le Bien-Fin qui est commis à l’Église. Cette défaillance, si elle a eu lieu, n’a pas privé Honorius Ier de la Communication d’‘être avec’ qui, procédant du Christ, le constitua Pape formaliter tout au long de son pontificat. Tandis que les comportements déficients de Paul VI sont multiples et convergents. C’est seulement cette accumulation qui permet, et qui malheureusement exige, de conclure que l’actuel occupant du Siège apostolique n’a pas le propos habituel de réaliser le Bien-Fin qui est commis à l’Église. D’où il s’ensuit qu’à la différence d’Honorius, il n’est pas Pape formaliter” (C.d.C. n° 1, p. 53, note 43). On remarque combien la preuve de la Thèse conserve toute sa validité malgré tant d’arguments discutés au cours de ces années, tels que l’hypothèse théologique du Pape hérétique (l’exemple d’Honorius a été invoqué, fait remarquer le Père Guérard, tant par les défenseurs que par les accusateurs de Paul VI), ou que la possibilité ou non d’erreurs non seulement dans le gouvernement mais aussi dans les textes du magistère ecclésiastique du Pape. Que des pontifes aient gouverné l’Église mieux que d’autres, ou différemment de leurs prédécesseurs, personne n’en doute ni ne le conteste ; seulement, parfois, des historiens jugent diversement le pontificat de l’un ou de l’autre pontife, étant eux-mêmes certainement moins infaillibles que le Pape ! On a beaucoup discuté à propos de la possibilité d’erreurs dans le magistère authentique (officiel) de l’Église (et donc de son Chef), comme dans les lois et dans la discipline ecclésiastique (liturgie, droit canonique, canonisations, approbations des ordres religieux), tout comme à propos de l’extension de l’infaillibilité définie par le Concile du Vatican (DS 3074 pour ce qui regarde le magistère solennel du Pape, DS 3011 pour ce qui regarde le magistère solennel ou ordinaire de l’Église). L’auteur brésilien Arnaldo Xavier Vidigal da Silveira est le ‘Père’ indiscuté – parfois cité, parfois non, mais toujours pillé directement ou indirectement – par tous ceux qui défendent la possibilité d’erreurs dans les documents du magistère papal et dans les textes liturgiques de l’Église (par exemple, dans son livre La messe de Paul VI, qu’en penser ? et dans l’article Vi può essere errore nei documenti del Magistero ? publié par Catolicismo n° 223, juillet 1969, traduit par Cristianità n° 10, p. 11 mars-avril 1975, et publié récemment par Radio Spada). Récemment aussi l’abbé Nitoglia, revenu à ses origines, et l’historien Roberto De Mattei dans son Apologie de la Tradition, véritable acte d’accusation à l’égard de presque tous les Papes de l’histoire, se sont référés à Vidigal da Silveira. Nous désapprouvons totalement ce courant ‘faillibiliste’ (da Silveira ne peut citer un seul document du magistère en appui de sa thèse) ; cependant, nous faisons remarquer que même dans cette hypothèse la Thèse reste démontrée, puisqu’elle se fonde sur une absence habituelle, durable, convergente d’intention de réaliser la fin et le bien de l’Église, et non en des défaillances – si tant est qu’il y en ait eues – épisodiques, qui n’ont pas compromis la réalisation du bien et de la fin de l’Église.

33) La réaction de la Fraternité à la publication des Cahiers de Cassiciacum fut, au moins dans la production intellectuelle, inexistante ; dans la pratique, elle fut celle d’une rupture totale avec le Père Guérard. Seule exception : l’abbé Piero Cantoni, à l’époque professeur au séminaire d’Écône, qui objecta à la Thèse en soutenant que si le Christ avait privé non seulement le Pape, mais tous les évêques en communion avec lui, de l’‘être avec’, se réaliserait l’inadmissible hypothèse d’une “Église Vacante” et la non-réalisation de la promesse divine : Je serai avec vous jusqu’à la fin des temps. L’objection n’est pas rien, même si elle n’est pas insoluble (voir par exemple Sodalitium n° 55, pp. 48-58 pour ce qui concerne l’indéfectibilité de l’Église). Dans un argument ad hominem, le Père Guérard répondit entre autres (C.d.C. n° 6, mai 1981, pp. 111-112, 116-117) que tous ceux qui s’opposaient à Vatican II et à la réforme liturgique étaient obligés d’admettre que l’Église aujourd’hui ‘est toujours avec’ le Christ, mais l’est de manière différente de ce qu’elle était avant Vatican II. Si l’abbé Cantoni voulait être cohérent, il devait refuser cette position commune à tous les opposants à la doctrine conciliaire et à la nouvelle liturgie, et en conséquence quitter la Fraternité Saint-Pie X. Ce fut ce que, de manière cohérente, fit l’abbé Cantoni, en acceptant le Concile in toto et la nouvelle liturgie.

34) Cf. Cahiers de Cassiciacum n° 1, pp. 51-55.

35) L’abbé Bernard LUCIEN a par la suite approfondi les différentes parties de cette argumentation dans les ouvrages suivants : L’infaillibilité du magistère ordinaire et universel de l’Église, Documents de Catholicité, Bruxelles 1984, et Grégoire XVI, Pie IX et Vatican II. Études sur la liberté religieuse dans la doctrine catholique, Forts dans la Foi, Tours 1990. Après avoir abandonné la Thèse (qu’il avait correctement exposée dans La Situation actuelle de l’Autorité dans l’Église. La Thèse de Cassiciacum, 1985) en 1992, l’abbé Lucien a encore écrit des études précieuses sur le magistère, parmi lesquelles Les degrés d’autorité du Magistère, La Nef, 2007, utiles également pour qui, comme nous, ne partage pas la décision prise par l’auteur précisément en 1992. Au fil des années, de nombreux articles, particulièrement de l’abbé Giuseppe Murro, ont été publiés dans Sodalitium, sur le sujet.

36) Cela ne signifie pas, évidemment, que la discipline ou la liturgie de l’Église ne soit pas réformable, ou que chaque canon du droit ou rubrique liturgique exprime une vérité de foi. Cependant, cela signifie que l’Église, dans ses lois comme dans le culte, ne peut approuver ou seulement permettre quelque chose de nocif à la foi ou à la morale et à la vie chrétienne. Si la réforme liturgique (du missel, du pontifical comme du rituel des sacrements) et la réforme canonique venaient de l’Église, et donc du Pape, nous aurions la garantie de leur sainteté et de leur conformité avec la foi et la morale chrétienne ; il n’y aurait aucun motif pour s’abstenir d’embrasser lesdites réformes, obéissant simplement à l’Autorité. Les différents arguments, naturellement, s’impliquent et se corroborent l’un l’autre.

37) L’interview a été publiée à nouveau dans le volume Le problème de l’Autorité et de l’Épiscopat dans l’Église, Centro Librario Sodalitium, Verrua Savoia 2006. Le point en question est traité à la p. 36.



(Source : Sodalitium N° 66 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=353) [février 2016], pp. 16-19 ; notes p. 23-24. – Cliquer sur « Télécharger le Fichier » : http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=download_file&ide=353&file=Soda-F66.pdf)

(A suivre : Conclusion – générale)

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Sam 5 Mar - 19:07

Conclusion

Au terme de ce commentaire (que j’espère pas trop incorrect…*) nous pouvons rappeler certaines conséquences de notre thèse (ou mieux : de la Thèse que nous faisons nôtre).
* Rassurez-vous, Monsieur l’abbé : le « gourou laïc de la Thèse » que je suis (dixit ces messieurs du DiabolicaPédia Blog) vous confirme que votre exposé est excellent, au point que j’ai voulu le publier ici. JP B.

Et d’abord, que l’Église (l’unique Église fondée par le Christ : catholique, apostolique et romaine) se trouve actuellement en “état de privation” de l’Autorité (38). Le Siège Apostolique est cependant occupé par l’élu du Conclave – jusqu’à une Déclaration contraire de l’Autorité de l’Église – qui n’est pas un “antipape” (puisqu’il n’y a pas un Pape légitime auquel s’opposer). Ledit occupant se trouve dans un état de “schisme capital”, une sorte de “schisme” (non au sens canonique du terme) propre à celui qui devrait être le “chef” visible de l’Église (sans l’être, à cause de l’absence d’intention objective de gouverner l’Église à sa fin) et auquel participent ceux qui déclarent être dans son ‘obéissance’ (una cum’).

Dans ces circonstances, le devoir des catholiques est de ne reconnaître en aucune façon comme Autorité celui qui n’est pas l’Autorité, ce qui implique entre autres pour les prêtres de ne pas célébrer ‘una cum’ et pour les fidèles de ne pas assister à la messe célébrée ‘una cum’ l’actuel occupant du Siège Apostolique.

Pour la continuité de la missio, , la mission confiée par le Père au Christ, et par le Christ à l’Église (Comme le Père m’a envoyé ainsi je vous envoie : allez, enseignez, baptisez…) et particulièrement pour le maintien du Sacrifice du Nouveau Testament, l’Oblation pure – source de la grâce – et par conséquent du Sacerdoce, et pour l’administration des sacrements, il est licite (seulement en cas de graves nécessités) de conférer et de recevoir la consécration épiscopale, naturellement aux conditions requises par l’Église (dans la mesure du possible) et uniquement si l’on reconnaît la vacance formelle du Siège Apostolique. Pour le rétablissement de la Sessio (Sedebitis super sedes… Matth. 19, 28), il faut prier, témoigner de la Vérité et travailler afin que ceux qui occupent les Sièges épiscopaux ou le Siège Apostolique lui-même condamnent l’hérésie et professent publiquement la Foi catholique, en ôtant les obstacles de sorte qu’ils puissent agir légitimement ‘una cum le Christ’ pour le bien de l’Église : les portes de l’Enfer, en effet, ne prévaudront pas. Que le Seigneur, Chef de l’Église, vienne vite à son secours, par la médiation de Marie, Sa Mère Immaculée.



A
PPENDICE : LE TEXTE DE SAINT ANTONIN

Eximii Doctoris BEATI ANTONINI ARCHIEPISCOPI
FLORENTINI, ORDINIS
PRÆDICATORUM, SUMMÆ SACRÆ
THEOLOGIÆ, JURIS PONTIFICII, ET
CÆSAREI, TERTIA PARS.
VENETIIS, APUD JUNTAS MDLXXXI.
TITULUS VIGESIMUS PRIMUS


Saint Antonin, évêque de Florence

§. 3. Utrum mortuo papa potestas ejus remaneat in collegio cardinalium ? Respondet August. in di. 51. q. 3. Duobus modis potestas papæ remanet in collegio cardinalium ipso defuncto. Primo quantum ad radicem ; comparatur enim collegium ad papam, sicut radix ad arborem vel ramum. Sicut autem potestas arboris vel rami qua floret et fructum producit remanet in radice, ipsa arbore vel ramo destructo, sic potestas papalis remanet in ecclesia, vel collegio ipso papa mortuo. In collegio quidem tanquam in radice propinqua et in ecclesia prælatorum et aliorum fidelium tanquam in radice remota. Secundo talis potestas remanet in ecclesia et in collegio quantum ad illud, quod est in papatu materiale, quia papa mortuo potest collegium per electionem personam determinare ad papatum, ut sit talis vel talis. Unde sicut radix producit arborem mediante qua flores et fructum producit, sic collegium facit papam habentem jurisdictionem et administrationem ejus in ecclesia. Unde si nomine papatus intelligimus personæ electionem et determinationem, quod est quid materiale in papatu (ut dictum est) sic talis potestas remanet in collegio mortuo papa. Si vero nomine potestatis papalis intelligimus ejus auctoritatem et jurisdictionem, quod est quid formale, sic talis potestas nunquam moritur, quia semper remanet in Christo, qui resurgens a mortuis jam non moritur.

Unde super illo verbo, data est mihi omnis potestas in coelo et in terra, et ecce ego vobiscum sum omnibus diebus usque ad consummationem sæculi, Matthæi capite finali dicit Augustinus quod apostoli quibus Christus loquebatur non permansuri erant usque ad consummationem sæculi, sed in persona omnium sequentium eos ipsis locutus est tanquam uni corpori ecclesiæ. Sed si nomine potestatis papalis intelligimus actualem administrationem, quod est quid materiale et formale in papatu, sic actualis administratio bene moritur mortuo papa, quia nec remanet in collegio actualis administratio potestatis papalis ipso mortuo, nisi inquantum per statutum prædecessoris est eis commissum, nec remanet isto modo in Christo, quia de communi lege Christus post resurrectionem non est executus talem potestatem, nisi mediante papa ; licet enim ipse sit ostium, Petrum tamen et successores suos constituit ostiarios suos, quibus mediantibus aperitur et clauditur janua intrandi ad ipsum.
Potestas ergo ecclesiæ non moritur mortuo papa quantum ad jurisdictionem, quod et quasi formale in papatu, sed remanet in Christo ; nec moritur quantum ad personæ electionem et determinationem, quod est tanquam quid materiale, sed remanet in collegio cardinalium, sed moritur quntum ad actualem administrationem jurisdictionem ejus, quia mortuo papa ecclesia vacat, et privatur administratione talis potestatis. Nec obstat si dicatur Christi sacerdotium durare in æternum sicut Christus, ergo mortuo papa remanet potestas ejus, quia hoc est verum quantum ad id quod est formale in sacerdotio, sicut enim omnes sacerdotes non sunt nisi unus sacerdos, puta Christus quantum ad potestatem conficiendi, quia omnes conficiunt in persona Christi, sic omnes papæ non sunt nisi unus papa, puta Christus, quia omnes papæ recipiunt jurisdictionem et potestatem administrandi immediate a Deo, moritur tamen actualis administratio dictæ potestatis mortuo isto vel illo papa.

Note de JPB
qui souligne en gras et/ou d’un trait, les italiques étant dans le texte :
Dans ce texte de St Antonin, on voit clairement
  1. que la distinction materialiter-formaliter n’a pas été inventée de toutes pièces par le R.P. Guérard des Lauriers qui, certes, l’a adaptée au problème actuel, mais qu’elle était connue et employée bien avant lui ;

  2. qu’il est nécessaire, et même indispensable, que lorsqu’il y a vacance du Saint–Siège comme de nos jours (formellement et non matériellement) il subsiste toujours la possibilité de continuer à élire le pape, que celui-ci soit formaliter ou seulement materialiter, et qu’ainsi, contrairement à ce qu’affirment des zoïles obtus, ignorants de la pensée du R.P. Guérard des Lauriers et même de ses écrits et néanmoins pédants au point de juger de ce que disent tous les Prêtres qualifiés, ceux qui tiennent actuellement la thèse dite « de Cassiciacum », n’inventent rien de nouveau non plus !...



Note de Sodalitium

38) C’est cela l’expression correcte pour décrire la situation actuelle de l’Église. Il nous semble moins correct d’expliquer la situation actuelle par la catégorie “Église Catholique” (éclipsée) et “Église Conciliaire”.

Fin.


(Source : Sodalitium N° 66 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=353) [février 2016], pp. 19-21 ; note p. 24. – Cliquer sur « Télécharger le Fichier » : http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=download_file&ide=353&file=Soda-F66.pdf)

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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mar 22 Mar - 1:44


Bien que la thèse de Cassiciacum ne soit, pour l’instant, en l’état actuel des choses, c’est-à-dire en l’absence de l’Autorité dans l’Église, qu’une opinion libre,
rien n’interdit de la considérer dors et déjà comme ce qu’elle est réellement, savoir la seule thèse dans cet état actuel des choses qui soit intégralement catholique, et donc de la défendre pour telle !
(Cf. http://foicatholique.cultureforum.net/t3730p120-la-these-de-cassiciacum-par-mgr-sanborn#32580.)



Les chiens enragés aboient – la caravane de Cassiciacum passe...

http://foicatholique.cultureforum.net/t3730p120-la-these-de-cassiciacum-par-mgr-sanborn#32499

http://foicatholique.cultureforum.net/t3730p120-la-these-de-cassiciacum-par-mgr-sanborn#32500

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mar 22 Mar - 2:16

Bien que la thèse de Cassiciacum ne soit, pour l’instant, en l’état actuel des choses, c’est-à-dire en l’absence de l’Autorité dans l’Église, qu’une opinion libre,
rien n’interdit de la considérer d’ores et déjà comme ce qu’elle est réellement, savoir la seule thèse dans cet état actuel des choses qui soit intégralement catholique, et donc de la défendre pour telle !

Ainsi faisaient tous les saints (ce que, malheureusement, je suis loin d’être) avec ce qui n’était, à leur époque, qu’une opinion libre qu’ils défendaient pourtant farouchement car ils étaient persuadés que c’était là, bien qu’opinion libre, la vérité…

Et ceux qui veulent interdire cette juste pratique, sont bien comme les apparatchiks du KGB : des chiens enragés !...
Car SEULE l’Autorité dans l’Église peut interdire une opinion libre.

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Dernière édition par JP B le Mar 22 Mar - 12:30, édité 1 fois (Raison : Correction de “dors et déjà” par “d’ores et déjà”. Avec toutes mes excuses)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mar 22 Mar - 10:58

Un opposant, il est vrai irrationnel au point de n’en plus dormir la nuit, enragé contre la thèse de Cassiciacum, a écrit:

[...] en 2009 je n'avais rien contre la Thèse, sans y adhérer, elle ne me gênait pas et c'est uniquement les partisans acharnés [...] qui me font la combattre.

[...]


Quel aveu !
Ainsi ce n’est point pour des raisons objectives de doctrine que cet être baignant dans le subjectivisme combat ladite thèse, mais uniquement pour des motifs du ressenti personnel dans les relations avec autrui.
On ne peut plus irrationnel subjectif...
Et il voudrait que nous ne tenions pas mordicus à ce dont nous sommes convaincus être la vérité car en tout conforme, non seulement à la véritable philosophie thomiste, mais encore et surtout, à la sainte doctrine catholique intégralement respectée !...

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mar 22 Mar - 11:43

Le même irrationnel subjectif, calomniateur invétéré constamment dans le jugement téméraire et le procès d'intention, a écrit:

Depuis son ghetto, Bontemps dixit:

Bontemps a écrit:

Bien que la thèse de Cassiciacum ne soit, pour l’instant, en l’état actuel des choses, c’est-à-dire en l’absence de l’Autorité dans l’Église, qu’une opinion libre,
rien n’interdit de la considérer dors et déjà comme ce qu’elle est réellement, savoir la seule thèse dans cet état actuel des choses qui soit intégralement catholique, et donc de la défendre pour telle !

Ainsi faisaient tous les saints (ce que, malheureusement, je suis loin d’être) avec ce qui n’était, à leur époque, qu’une opinion libre qu’ils défendaient pourtant farouchement car ils étaient persuadés que c’était là, bien qu’opinion libre, la vérité…

Et ceux qui veulent interdire cette juste pratique, sont bien comme les apparatchiks du KGB : des chiens enragés !...



Point par point, parce que ça le vaut bien !

Bien que la thèse de Cassiciacum ne soit, pour l’instant, en l’état actuel des choses, c’est-à-dire en l’absence de l’Autorité dans l’Église, qu’une opinion libre, rien n’interdit de la considérer d'ores et déjà comme ce qu’elle est réellement, savoir la seule thèse dans cet état actuel des choses qui soit intégralement catholique, et donc de la défendre pour telle !

1/ C'est pourtant l'état d'esprit inverse qui anima les fidèles Catholiques, quand ils vouaient un culte à un défunt mort en odeur de Sainteté, mais non encore canonisé, le faisaient toujours en étant "respectueux des décisions de la sainte Eglise" qu'ils ne veulent pas devancer.

Ainsi est-ce ce qu'il y a écrit sur le libre "Pie X le Saint" d'Harry Mitchell, publié avant la canonisation de Saint Pie X, qui pourtant est un immense Saint.


2/ Ainsi Bontemps persiste à dire qu'il peut devancer les décisions de la Sainte Eglise, à partir de son propre jugement, faillible, qu'il érige en jugement sur, devançant celui de la Sainte Eglise Catholique, dont il usurpe l'autorité.
Agissant ainsi Bontemps laisse entendre que l'Eglise Catholique ne saurait contredire son "jugement" personnel et humain.

L'on peut légitimement se demander si Bontemps obéira au Saint Pape du 6e age, surtout si celui ci condamne la Thèse. Bel aveu d'un esprit anarchiste qui anime Bontemps.

Anarchiste Bontemps a écrit:

Ainsi faisaient tous les saints (ce que, malheureusement, je suis loin d’être) avec ce qui n’était, à leur époque, qu’une opinion libre qu’ils défendaient pourtant farouchement car ils étaient persuadés que c’était là, bien qu’opinion libre, la vérité…

Aucun exemple pour étayer ces affirmations délirantes.
A l'inverse les Saints Fondateurs d'ordre conduisaient leur Ordre avec une extrême humilité, prêt à renoncer à tout si le Pape n'avalisait pas leurs constitutions.


Pensons aux jésuites qui ont accepté l'interdiction de leur ordre.

L'inverse de Bontemps, qui s'est mis dans un drôle de bourbier en défendant ses théories ouvertement Révolutionnaires.

Anarchiste Bontemps a écrit:

Et ceux qui veulent interdire cette juste pratique, sont bien comme les apparatchiks du KGB : des chiens enragés !...

Non non plutôt des fils respectueux de la Sainte Eglise Catholique et de ses décision, qui ne veulent pas se laisser casser les sabots par des opinions libres mais par ailleurs sectaires ainsi que le démontre Bontemps, qui aurait pourtant eu plus à y gagner à professer sa thèse avec humilité et dans des dispositions telles qu'il peut, dans l'instant, y renoncer si le Saint Pape du 6e Age venait à la condamner.


Étrange fils de l’Église que celui qui prête ainsi à son prochain des intentions qu’il n’a pas basées sur de pures spéculations comme le démontre l’avant-dernier post sur le présent fil (http://foicatholique.cultureforum.net/t4762-la-these-de-cassiciacum-resume-par-m-labbe-ricossa#32652) lu jusqu’à la fin !...

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mar 22 Mar - 21:16

Propos du même qui, hier, lundi Saint 21 mars 2016, a écrit:

  • A 15h44, à l’intention de votre serviteur : « Au début du 6e age quand ça " pétera " il y aura, pour sure [sic], des balles "perdues". »

  • A 15h51, toujours à l’intention de votre serviteur : « Des grêlons de plombs [sic] !! »

  • A 22h23 : « puisque [JP B] persiste dans la guerre [à propos de la défense de la thèse de Cassiciacum], c'est la main dans la gueule qu'il ramassera. »

  • A 22h59 : « la réponse logique c'est la main dans la gueule. »

Après avoir écrit, à 07h31, « Il y a un temps pour tout, surtout pendant la semaine Sainte », cela ne manque pas de sel ! bounce

Les deux premières menaces ont, bien sûr, été signalées.

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mer 23 Mar - 15:07

Dans un message qui n’est pas de son style (et qui a certainement été dicté par quelqu’un d’autre), un opposant, comme nous avons commencé à le voir plus haut, opposant, il est vrai irrationnel au point de n’en plus dormir la nuit, enragé contre la thèse de Cassiciacum, a écrit:

[...] en 2009 je n'avais rien contre la Thèse, sans y adhérer, elle ne me gênait pas et c'est uniquement les partisans acharnés [...] qui me font la combattre.


* Affirmer comme vous le faites que la Thèse de Cassiciacum serait la seule explication à respecter intégralement la doctrine Catholique contredirait le fait que c'est une opinion libre tel que vous l'affirmez.

[...]

* [...] en affirmant qu'hors de la Thèse point d'explicationS [sic] intégralement Catholique, vous en déduisez que les autres positions ne seraient pas intégralement Catholique.

Or, que cela vous plaise ou non, les autres explications, et je parle pour celle que je professe de l'Eclipse de l'Eglise Catholique, ne sont pas des explications partiellement Catholique.

[...]
Par ailleurs les faits démontrent allègrement la crédibilité de l'Eclipse de l'Eglise Catholique.


[...]

Vendez donc votre thèse à qui en veux bien, et rabattez en, fermez là quand quelqu'un vous dit qu'il ne veut pas de votre camelote qui, opinion libre, n'a pas besoin d'être réfutée pour être rejetée.
Respectez son refus libre et légitime non seulement d'adhérer, mais d'écouter votre thèse.

[...]


Or il ne s’agit pas, il ne convient pas, dans un tel problème aussi crucial pour la Foi elle-même, de considérer les “partisans” (“acharnés” ou non ou, plutôt, prétendus tels) de la thèse de Cassiciacum pour juger de sa véracité mais il convient uniquement d’en juger la conformité à la doctrine intégralement catholique.
Et, à ce sujet, il a bien été démontré, sans que ledit opposant irrationnel au point de n’en plus dormir la nuit, enragé contre ladite thèse, ou/et (ni) ceux qui l’inspirent diaboliquement, le démentent de manière probante, que cette thèse est non seulement conforme à la véritable philosophie thomiste (sans véritable opposition de contradiction avec le principe dit « de non-contradiction » — il n’y a là qu’une simple “difficulté” facilement résolue par qui connaît bien ladite philosophie) mais est surtout conforme à toutes les données de la Foi exprimées dans la sainte doctrine catholique concernant en particulier l’ecclésiologie avec les quatre notes de l’Unique, Sainte, Catholique et Apostolique Église !

Or donc, si la thèse de Cassiciacum est entièrement conforme à toutes les données de la Foi exprimées dans la sainte doctrine catholique, il n’y a que ceux qui ne la comprennent pas (primordialement pour ne pas saisir suffisamment la philosophie thomiste sur laquelle elle est fondée) qui peuvent nous reprocher de la dire qu’elle est la seule à être intégralement catholique.
Toutefois, comme elle n’a pas été définie véridique par l’Autorité infaillible dans l’Église (Autorité actuellement absente) nous laissons absolument libres, quoiqu’en dise calomnieusement le fou furieux dont je critique ici les écrits, ceux qui ne la comprennent pas.
Néanmoins, comme il démontré, ainsi qu’il vient d’être dit, qu’elle est intégralement catholique, il est normal, et il ne faut pas s’en étonner, premièrement que cette affirmation gêne ceux qui la partage pas, et secondement, puisque nous sommes persuadés de sa véracité, que nous la disions être la seule intégralement catholique, car en tout domaine, IL N’Y A QU’UNE SEULE VÉRITÉ tandis que l’erreur est multiple.
« En tout domaine » car, pour ne prendre tout d’abord qu’un exemple très simple, à la question de savoir combien font 2+2, il n’y a QU’UNE SEULE réponse exacte tandis que toutes les autres réponses sont nécessairement erronées.

Cependant, il est affirmé plus haut qu’il n’y a que ceux qui ne comprennent pas la thèse de Cassiciacum (primordialement pour ne pas saisir suffisamment la philosophie thomiste sur laquelle elle est fondée, c’est-à-dire sans véritable opposition de contradiction avec le principe dit « de non-contradiction » — il n’y a là qu’une simple “difficulté” facilement résolue par qui connaît bien ladite philosophie), qui peuvent nous reprocher de la dire qu’elle est effectivement la seule à être intégralement catholique, c’est-à-dire qu’elle seule est véridique.
Or, de même que dans le cas d’un exemple très simple il n’y a QU’UNE SEULE réponse exacte, avec un exemple plus complexe, il n’existe toujours QU’UNE SEULE réponse exacte (tandis que toutes les autres réponses sont nécessairement erronées) mais il faut, pour s’en rendre compte, appréhender parfaitement le mécanisme propre à faire comprendre la SEULE solution de ce problème plus complexe.
Comment, en effet, faire comprendre que l’hypoténuse (x) d’un triangle rectangle dont les deux côtés de l’angle droit sont respectivement 3 et 4, est 5, à quelqu’un qui n’a pas saisi et assimilé que le carré de l’hypoténuse d’un triangle rectangle est égal à la somme des carrés des deux autres côtés ? Et si vous lui faites un dessin avec un tel triangle rectangle dont les deux côtés de l’angle droit sont respectivement 3 cm et 4 cm, et que vous lui demandiez combien fait x (l’hypoténuse), il ne saura vous répondre que ceci : « la réponse est: “x » ! Laughing  (Telle doit probablement être la réponse de l’ignare dont je critique ici les écrits...)

Et donc, pour le problème théologique qui nous occupe et qui touche à la Foi, que cela plaise on non au dit ignare il en va exactement de même : il n’y a QU’UNE SEULE réponse exacte tandis que toutes les autres réponses sont nécessairement erronées. Mais, encore une fois, nous laissons entièrement libres ceux qui ne pensent pas comme nous DÈS LORS QU’ILS NE NOUS ATTAQUENT PAS INCONSIDÉRÉMENT et ne crachent pas sur ce qu’ils ne comprennent pas comme précisément ne cesse de faire ledit ignare surexcité qui insulte quasi tout le monde !
J’en veux pour preuves les excellentes relations que Mgr Sanborn, par exemple, qui tient – comme tout le monde le sait – pour la thèse de Cassiciacum, entretient avec Mgrs Dolan sédévacantiste complet ; que les abbés de Verrua-Savoia (le Verrou de le Savoie) entretiennent avec M. l’abbé Guépin, par exemple, de tendance sédévacantiste complète ; que votre serviteur entretient avec beaucoup de personnes sédévacantistes complètes comme M. l’abbé Guépin déjà cité ou, lorsqu’il était en fonction, M. l’abbé Paladino lui-même car ces Prêtres ne m’ont jamais cherché querelle pour ma position... (En revanche, j’ai failli essuyer le refus, de la part d’un vieux confesseur TRADITIONALISTE, au début des années 80, l’absolution PARCE QUE JE REFUSAIS DE CONSIDÉRER FEU PAUL VI ET JEAN-PAUL II à sa suite COMME FORMELLEMENT PAPES ! Je me suis battu contre les modernistes et même certains traditionalistes qui reconnaissaient la prétendue Autorité des premiers. Notre contradicteur matamore peut-il en dire autant ? Suspect...)


Cela dit, il vient également nous parler « de l'Eclipse de l'Eglise Catholique » et il précise que « les faits démontrent allègrement la crédibilité de l'Eclipse de l'Eglise Catholique ».
Une chose qu’il n’ a toujours pas comprise non plus, c’est que votre serviteur n’a jamais mis en doute la dite éclipse mais ne s’en ai jamais pris qu’à l’interprétation qu’en font ces messieurs, interprétation qui voudrait qu’un astre simplement éclipsé (dans notre problème, La Hiérarchie sacrée ayant Juridiction) n’existe en réalité plus du tout !…


En conclusion, tout ce qu’il a écrit est, soit complètement faux, soit totalement hors sujet. (Il a été répondu plus haut aux deux derniers§ cités, avec ses autres arguments erronés.)

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


Dernière édition par JP B le Mer 23 Mar - 19:13, édité 1 fois (Raison : Ajout du paragraphe qui commence par "J’en veux pour preuves ...")
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Jeu 24 Mar - 18:17

Dans le message en partie analysé ci-dessus et qui se trouve fort heureusement dans un secteur du forum accessible aux seuls inscrits, le fou furieux soi-disant nommé Ernest Lopez (car c’est là le pseudo que ce nouveau Billy the Kid utilisait...) a écrit:

[...]

Notre Dame à La Salette n'est pas venu nous raconter des salades, ni révéler des secrets qui seraient ensuite interdit (sic).

[...]


Ainsi donc, pour cet exalté, la discipline de l’Église, édictée sur le sujet en question (le fameux “Secret” dont il existe au moins TROIS versions différentes !...) le 21 décembre 1915 (A.A.S. 7 [1915], p. 594) et précisée le 7 février 1916 par le cardinal Merry del Val (excusez du peu !...) avec mise à l’Index des livres interdits par un décret du Saint-Office du 9 mai 1923 et dernière intervention du Saint-Office le 8 janvier 1957, cette discipline, donc, pour lui ne compte absolument pas !
Et il vient nous reprocher de n’en point tenir compte à l’avance à propos de la thèse de Cassiciacum qu’en toute légitimité nous défendons, tandis que, nous concernant, cette discipline de l’Église (à laquelle nous sommes, contrairement aux allégations de ce calomniateur qui baigne dans le jugement téméraire Suspect, nous sommes d’avance soumis) cette discipline, donc, n’existant de facto pas encore, ne nous vise de jure aucunement ! Laughing  Pour ce reproche, en effet, il préjuge de nos intentions, et, ce faisant, se lance (n’est-ce pas Léod lol! qui ne cesse de transpercer le Sacré-Cœur de notre divin Rédempteur affraid) donc, dans le jugement téméraire et, publiant celui-ci, dans la calomnie pure et simple !...

Cela dit, ce n’est pas la première fois que ce triste sire adopte ainsi une position digne de tous les protestants : il n’est qu’à constater comment il considère la succession apostolique, comment il pratique le jugement des personnes réservé à l’Autorité dans l’Église mais qu’il s’adjuge de lui-même et comment il est prêt, ainsi qu’il le dit lui-même, à accepter une seconde Hiérarchie sacrée coupée de celle qui avait le pouvoir de Juridiction sous sa Sainteté le Pape Pie XII...

Il s’agit bien là d’un véritable PROTESTANT
.

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Dim 27 Mar - 11:16

Conférence sur la Thèse de Cassiciacum

Le 30 novembre 2014 à Paris

Citation :

La “Thèse de Cassiciacum” est une thèse théologique qui décrit la situation actuelle de l’autorité dans l’Eglise. Elle affirme, en se fondant sur un fait de foi définie, que le Siège Apostolique est “formellement” vacant au moins depuis le 7 décembre 1965. Paul VI et ses successeurs occupent donc le Siège de Pierre seulement “matériellement”, en tant qu’élus par un conclave supposé valide, sans avoir cependant l’autorité de Jésus-Christ. Cette situation perdure dans leurs successeurs et perdurera dans l’Eglise tant que les erreurs doctrinales et liturgiques qui viennent du Concile Vatican II ne seront pas rejetées et condamnées.

Mgr Guérard des Lauriers publia, en 1978, et ensuite dans les “Cahiers de Cassiciacum” la Thèse du même nom qui jusqu’à aujourd’hui n’a jamais été sérieusement réfutée par ses opposants et reste l’unique explication de la crise actuelle dans l’Eglise qui tienne compte de toutes les vérités de foi.

Les trois parties de la conférence :
  1. 1ère partie (1h 7min) : La Thèse de Cassiciacum hier et aujourd’hui, l’Église aux temps de Jorge Mario Bergoglio 1/3 (https://youtu.be/SPj0drPLSMA)
    Présentation générale, explication de la Thèse de Cassiciacum à partir de l'analyse de l'élection d'un souverain pontife




  2. 2ème partie (1h 21min) : La Thèse de Cassiciacum hier et aujourd’hui, l’Église aux temps de Jorge Mario Bergoglio 2/3 (https://youtu.be/f63-9KUZjB8)
    Ce qu'est réellement l'Eglise, sa relation à son chef qui est Jésus-Christ (“l'être avec”), la philosophie de l'autorité, l'Eglise sans Pape, le modernisme au temps de Bergoglio, réponse au Sel de la Terre (à 1h 13min)




  3. 3ème partie (1h 33min) : La Thèse de Cassiciacum hier et aujourd’hui, l’Église aux temps de Jorge Mario Bergoglio 3/3 (https://youtu.be/5jtNqplFrMM)
    Réponses à de nombreuses objections, simples ou complexes, communes ou plus rares.



Citation :

Voir aussi de nombreux éléments dans notre revue (http://www.sodalitium.eu/index.php?pid=27) Sodalitium (http://www.sodalitium.eu/index.php?pid=9), notamment parmi les numéros plus récents :
  • Sodalitium n°64 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=253) page 21 (réponse à une lettre de l'abbé Belmont)

  • Sodalitium n°61 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=79) page 23 (l'Eglise est une société essentiellement surnaturelle)

  • Sodalitium n°55 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=40) page 18 (réponses à l'abbé Grossin et aux dominicains d'Avrillé), page 48 (l'indéfectibilité de l'Eglise, etc.)

  • Sodalitium n°52 (http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=37) page 18 (réponse au Sel de la Terre et son “petit catéchisme sur le sédévacantisme”)

(Liens donnés par JP B.)

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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Dim 27 Mar - 15:02

Il a été démontré en de multiples endroits, en particulier encore ici (http://foicatholique.cultureforum.net/t3730p120-la-these-de-cassiciacum-par-mgr-sanborn#32580) que non seulement la thèse dite « de Cassiciacum » (élaborée par Mgr Michel-Louis GUÉRARD DES LAURIERS, un des plus grands théologiens du XXe siècle, Professeur au Saulchoir et, auparavant, à l’Université pontificale du Latran, théologien particulier de Sa Sainteté le Pape Pie XII) est entièrement conforme avec toutes les données de la Foi catholique, mais de plus, bien qu’elle ne soit qu’une opinion libre, cette thèse est néanmoins la seule qui respecte totalement l’ensemble de la doctrine catholique.

Incapables de contredire de manière probante (autrement que par de faux raisonnements) le fait que cette thèse soit en effet entièrement conforme, non seulement avec la véritable philosophie thomiste correctement comprise, mais surtout avec toutes les données de la Foi catholique, certains se sont plus à nous reprocher, nous qui adhérons à ladite thèse et la défendons, de chercher à l’imposer en la déclarant – après l’avoir montré, s’il vous plaît ( !...) – la seule à respecter totalement l’ensemble de la doctrine catholique.
C’est ainsi, par exemple, qu’un super surexcité, dans un fil intitulé « Raisons de refuser la Thèse » et non-visible pour les non-inscrits, a pu écrire récemment : « [...] les conférences de l'institut ne sont pas autre chose que des meetings de propagande où les objections sont balayées avec mépris et non traitées avec courtoisie et pédagogie.. Du Stalinisme [sic] "Catholique". » Laughing

Remarquons tout d’abord que si ledit “stalinisme” (sans majuscule, s’il vous plaît !...) est « "Catholique" », alors il est tout a fait acceptable et même recommandable ! Very Happy
Mais en réalité, défendre une thèse et prouver avec justes raisons qu’elle est la seule à respecter totalement l’ensemble de la doctrine catholique, est-ce là du “stalinisme” ?

Rien n’est moins sûr : les participants et plus précisément les auditeurs des conférences de l’I.M.B.C. sont-ils tenus d’y venir et de s’y tenir respectueusement envers la thèse, mitraillette dans les reins ? 
Leurs objections, quand celles-ci ne sont pas purement absurdes comme le fait de reprocher à la thèse d’affirmer qu’il existerait une matière (prime) sans forme (substantielle) – alors qu’il ne s’agit, dans son exposé, que d’une matière seconde et d’une forme accidentelle – ou que les dites objections ne sont pas manifestement le fait d’un pure provocation émanant d’un troll quasi professionnel, sont-elles « balayées avec mépris et non traitées avec courtoisie et pédagogie » ?
Absolument pas !

Personne n’a jamais été tenu, à la manière stalinienne, ni de venir aux conférences ni d’adhérer à la thèse de Cassiciacum sous quelque menace que ce soit...
Quant à ces conférences elles-mêmes, il n’est qu’à écouter la troisième partie de la dernière portant sur les questions et objections concernant ladite thèse, précisément, que l’on trouve dans le post précédent, pour se convaincre que de telles accusations sont basées sur des préjugés uniquement négatifs Suspect et, partant, sont foncièrement calomnieuses...

Ensuite, si quelqu’un estime que nous nous trompons (ce qui est toujours possible) quand nous affirmons, preuves à l’appui, que la thèse dite « de Cassiciacum » est la seule à respecter totalement l’ensemble de la doctrine catholique, il lui revient de démontrer, de manière probante et non pas purement gratuite
  1. que c’est effectivement le cas,

  2. puisqu’alors il doit tenir, comme il est légitime de le penser, une autre thèse qu’il estime, lui, respecter totalement l’ensemble de la doctrine catholique, comment sa thèse respecte bien réellement la totalité de la doctrine catholique.

Nous attendons donc que les partisans des autres thèses, en particulier ceux du “DiabolicaPédia Blog”, démontrent, de manière probante et non pas purement gratuite, que leur thèse à eux respecte bien réellement la totalité de la doctrine catholique.
En attendant, nous rappelons que, pour les principales positions traditionalistes autres que celle de Cassiciacum,
  • tant la FSSPX que tous les ralliés ne respectent pas La note de SAINTETÉ de l’Église puisqu’ils se réfèrent et s’allient à ceux qui (au moins matériellement) professent des hérésies ;

  • ceux qui prétendent qu’à l’occasion du conciliabule vaticandeux TOUS les membres de l’Église enseignante sans exception ont perdu la Foi, sont devenus hérétiques et ont apostasié, ne respectent pas La note d’APOSTOLICITÉ de l’Église puisqu’ils rompent la succession de la Hiérarchie sacrée enseignante qui avait le pouvoir de Juridiction sous Sa Sainteté le Pape Pie XII ( !...) ;

  • ceux qui attendent de Dieu la nomination d’une autre Hiérarchie, coupée de celle qui avait le pouvoir de Juridiction sous Sa Sainteté le Pape Pie XII, ne respectent pas La note d'UNICITÉ ou d'UNITÉ de l’Église fondée par Notre-Seigneur !

Nous attendons donc les éventuelles réponses en tout conformes à l’intégralité de la doctrine catholique...
En attendant, donc, nous souhaitons à tous de saintes et joyeuses fêtes de Pâques, dans l’attente, également de la résurrection du Corps mystique de Jésus-Christ, l’Unique, Sainte, Catholique et Apostolique Église qui, son divin Chef étant mort pour qu’elle ne périsse pas complètement malgré la Passion que ses ennemis, toujours les mêmes que ceux de notre divin Rédempteur, lui font subir à son tour, ne saurait être totalement anéantie.
Foi, Espérance et Charité !

_________________

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Jeu 5 Mai - 20:52

Quelqu’un d’amusant (mais fort malhonnête comme nous le verrons), qui croit que lui seul comprend un texte et non les autres (mais ne comprend pas en réalité ce que l’on dit !…), le 4 mai 2106, a écrit:

Le guérardien Jean-Paul Bontemps, dans le forum sédévacantiste "foicatholique.cultureforum", a publié le 26 janvier [2011 *] un sujet intitulé "l'Église aurait-elle aujourd'hui un pape inconnu et caché ?" [http://foicatholique.cultureforum.net/t3667-l-eglise-aurait-elle-aujourd-hui-un-pape-inconnu-et-cache *] ; et il prétend réfuter cette idée. L'un de ses arguments, déjà plus digne de réponse que ceux qu'il nous a cités, est que le Pape ne peut pas être séparé du corps qu'il régit. J.P Bontemps cite [ici (http://foicatholique.cultureforum.net/t3667-l-eglise-aurait-elle-aujourd-hui-un-pape-inconnu-et-cache#32458) le 25 janvier 2016 à 17h11 *] un article du Père Marie-Dominique Bouix [à dire vrai le R.P. Bouix n’est pas cité directement mais seulement de manière médiate par l’intermédiaire d’un intervenant – FRANC, dont l’ancien pseudo était “IGNORANTUS” – sur un autre forum *], de la Revue des sciences ecclésiastiques, paru en 1868, qui affirme notamment que : "Un royaume ne périt pas à la mort du roi ; mais il périt si, du vivant du roi, les sujets se séparent de lui. Ainsi l'Église périrait et les portes de l'enfer auraient prévalu contre elle, si, du vivant du vrai Pape, la généralité des évêques et des fidèles se séparaient de lui."

En vérité, ce dont M. Bontemps ne s'aperçoit pas, c'est que non seulement notre position théologique [qui n’était pas en cause avant ce message (http://foicatholique.cultureforum.net/t3667-l-eglise-aurait-elle-aujourd-hui-un-pape-inconnu-et-cache#32811) et donc pas avant le 02 mai 2016, mais les morveux se mouchent *] est en pleine conformité avec l'enseignement du Père Bouix, mais que la sienne, elle, est en contradiction avec cet enseignement (comme nous allons le voir)...

L'Église enseigne qu'il est impossible qu'un antipape soit accepté par toute l'Église : car la tête serait séparée du corps, l'Église enseignante serait séparée de l'Église enseignée (et donc l'Église ne serait plus UNE). Une fois que l'acceptation est réalisée, elle est irrévocable : elle vaut une fois pour toute. Autrement dit, à partir du moment où un pape a été accepté universellement, il est certain qu'il est légitime. [Ce sur quoi nous sommes bien d’accord, n’ayant jamais considéré, quant à nous, Paul VI et ses successeurs vaticandeux comme des “antipapes” mais seulement comme ne possédant pas la forme du Pontificat *]

Ce que dit le Père Bouix, c'est qu'il est impossible que toute l'Église ou presque se sépare de son chef légitime […] [Ce en quoi nous sommes toujours bien d’accord! Le problème c’est que Paul VI (ainsi que chacun de ses successeurs vaticandeux) n’étaitt pas un « chef légitime » de la Sainte Église Catholique car il ne possédait pas la forme du Pontificat comme il est démontré en de multiples endroits *]

* : Précisions de JP B.

Cette personne amusante, donc
  1. croit comprendre que nous ne comprenons pas le R.P. Bouix alors que c’est elle qui ne comprend pas que nous comprenons parfaitement Laughing ;

  2. croit voir une contradiction entre notre position et l’enseignement du R.P. Bouix alors qu’il n’en est rien « (comme nous allons le voir)... » lol! ;

  3. affirme que votre serviteur a cité le R.P. Bouix quand, en véruté, il est cité FRANC (alias jadis IGNORANTUS) qui, lui, cite le R.P. Bouix (ce n’est peut-être là qu’un détail, mais pour la vérité, tous les détails et chacun d’eux ont leur importance – sauf, comme nous le verrons à la fin, pour cette personne extrêmement malhonnête qui se révèle être un excellent faussaire – quand on veut critiquer un texte comme ladite personne s’évertue – maladroitement – de le faire là) ;

  4. pense manifestement – mais à tort – pouvoir combattre notre position avec son analyse de ce texte du .P. Bouix !

Pour se rendre compte de l’exactitude du point n° 3, il suffit d’aller (http://foicatholique.cultureforum.net/t3667-l-eglise-aurait-elle-aujourd-hui-un-pape-inconnu-et-cache#32458) où l’on trouve lesdites citations, et pour se rendre compte de celle des points n° 1, 2 et 4, il suffira d’y voir ce que le R.P. Bouix a écrit dans la totalité de la citation faite de lui par FRANC, (totalité reproduite ci-dessous) et de lire les commentaires des principaux passages qui suivront cette reproduction.

Voyons donc exactement ce qu’a écrit le R.P. Bouix :
Dans la citation faite par FRANC, le Révérend Père Marie-Dominique BOUIX a écrit:





Commentaires des principaux passages :
  • « Il ne peut jamais arriver que le vrai Pape se trouve, de fait, séparé du corps de l’Église […] »
    Mais pour un « vrai Pape », nous sommes et avons toujours été bien d’accord !
    En revanche, pour quelqu’un qui n’est pas véritablement Pape et se fait néanmoins passé pour tel, sa séparation du corps de la Sainte Église Catholique existe déjà de facto par schisme et doit être prononcée de jure par qui a autorité à désigner le Pape pour être totalement effective aux yeux de tous les fidèles.
    Et c’est précisément le cas pour cet infâme de Paul VI...

  • « L’Église, telle que Jésus-Christ l’a établie, n’est pas un corps séparé de la tête [c’est ce que nous ne cessons de répéter !…], ni une tête séparée du corps. C’est un corps moral complet, résultant de l’union du chef et des membres. [C’est ce que nous ne cessons de répéter !…] Le chef de l’Église, le vrai Pape, n’est tel, qu’autant qu’il est uni à un corps et qu’il le régit […] »
    Exactement mêmes remarques que pour le point précédent !...

  • « […] pareillement le corps de l’Église n’est tel, qu’autant qu’il est adhérent et soumis au chef. »
    C’est ce que nous ne cessons de répéter !…


  • « […] ainsi l’Église catholique, en vertu de l’institution de Jésus-Christ, se compose d’évêques et de fidèles, ou d’Église particulières, adhérent au suprême Pasteur. »
    C’est ce que nous ne cessons de répéter !…


  • « […] Il est vrai qu’à la mort du Pape et jusqu’à l’élection de son successeur, l’Église, quoique privée momentanément de sa tête, ne périt pas. »
    C’est ce que nous ne cessons de répéter dès lors qu’il subsiste toujours des électeurs du Pape pour qu’il en soit désigné un nouveau !…


  • « […] Mais l’Église périrait, si le chef, le vrai Pape, étant encore vivant, l’ensemble du Corps se séparait de lui. »
    Exactement mêmes remarques que pour le premier point !...

  • « […] Un royaume ne périt pas à la mort du roi ; mais il périt si, du vivant du roi, les sujets se séparent de lui. Ainsi l’Église périrait et les portes de l’enfer auraient prévalu contre elle, si, du vivant du vrai Pape, la généralité des évêques et des fidèles se séparaient de lui. [Ce en quoi, nous l’avons déjà dit, nous sommes entièrement d’accord !…] Donc une pareille séparation ne peut jamais arriver par rapport au vrai Pape. »
    Exactement mêmes remarques que pour le premier point !...

  • Le paragraphe II
  1. appelle exactement les mêmes remarques que pour le premier point ;

  2. demande aujourd’hui qu’il soit répondu à ces deux questions :
    a) « Qui compose réellement de nos jours la Sainte Église Catholique, tant en ce qui concerne son âme qu’en ce qui concerne son corps ? »
    b) « Sont-ce les adhérents à ce que Mgr Benelli a appelé (dans une lettre du 25 juin 1976, adressée à Mgr Lefebvre de la part de Paul VI) “l’Église conciliaire” (laquelle ne partage absolument plus les dogmes de Foi avec la véritable Église Catholique et, loin de les enseigner, ne cesse de les contredire) ou sont-ce les fidèles à la véritable Église Catholique qui adhèrent à tous les dogmes enseignés infailliblement par celle-ci ? »
    Car, si ce sont ces derniers qui composent réellement de nos jours la Sainte Église Catholique, tant en son âme qu’en son corps, un nombre fort important de ceux-ci rejettent les « prétendants [actuels, et auparavant Paul VI lui-même, bien entendu !…] à la Papauté » et donc lesdits « prétendants à la Papauté » actuels, et auparavant Paul VI lui-même, bien entendu, sont, pour les fidèles à la véritable Église Catholique, pour le moins, DOUTEUX !

Nous voyons donc bien, ces explications données,
  1. qu’il n’y a aucune contradiction entre notre position et l’enseignement du R.P. Bouix, contrairement à qu’affirme fallacieusement la personne en question ;

  2. que notre position, ainsi précisée, est intégralement catholique (tandis que la sienne baigne dans l’utopie de la résurgence d’un Paul VI qui, de toute manière, est au moins matériellement hérétique) !

Cette personne, qui par ailleurs prétend que votre serviteur aurait écrit « Oui, l'acceptation pacifique est un signe certain de la légitimité du Pape, quand ce pape est catholique » (ce qui est absolument faux ! nous mettons ladite personne au défi de donner les références exactes de cette phrase – scandaleuse et ridicule – qui n’a jamais été écrite…), est MANIFESTEMENT MALHONNÊTE et, nous le voyons bien, un parfait IMPOSTEUR !

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Sam 7 Mai - 1:37

Qu’est-ce qui fait que l’élu du Conclave (valide) qui, tant qu’il n’a pas donné son acceptation réelle à recevoir la charge pontificale, n’est que la matière prochaine du Pape (en puissance) ou « “pape”materialite », qu’est-ce qui fait, demandons-nous-le, qu’il reçoive de Dieu la forme du pontificat ?
La réponse est évidente : c’est son acceptation réelle à remplir la charge pontificale.
Cela ressort d’ailleurs du Canon 219 (http://catho.org/9.php?d=bol#bf) qui enseigne que « Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction » d’une part et d’autre part du Canon 221 (ibidem) qui édicte que « S’il arrive que le Pontife romain renonce à sa charge, ni l’acceptation des cardinaux, ni aucune autre acceptation n’est nécessaire à la validité de cette renonciation. »
Or la non-acceptation réelle de la charge de la part de l’élu du Conclave, même « légitimement élu », équivaut bien évidemment à la renonciation de la charge de Souverain Pontife envisagée dans le Can. 221.
Donc, s’il est bien vrai que, conformément au Can. 219, « Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction », c’est bien l’acceptation réelle de la part de l’élu du Conclave (valide) à remplir la charge pontificale qui fait qu’il reçoive de Dieu la forme du pontificat.


Voilà un point acquis indéniable !

D’autre part, nous savons (cela fait plusieurs fois que nous le répétons sans qu’un certain malhonnête, imposteur par ailleurs, nous concède le fait que nous le reconnaissons et le professons) nous savons que l’acceptation pacifique par l’Église universelle d’un Pape régulièrement désigné et qui a réellement accepté la charge du Souverain Pontificat, est un fait dogmatique qui emporte, ou pour le moins doit emporter, l’adhésion de fidèles.
Or, il est vrai que Paul VI a été reçu pacifiquement par l’Église universelle comme Pape régulièrement désigné.
Et pourtant, ses faits et gestes officiels accomplis en tant que Souverain Pontife qu’il était donc censé être, ses “enseignements” officiels dispensés dans cette même condition, toutes ces choses qui ont été (en partie) rappelées dans la liste de ce message (http://foicatholique.cultureforum.net/t3667-l-eglise-aurait-elle-aujourd-hui-un-pape-inconnu-et-cache#32816) montrent à l’évidence que Giovanni Battista MONTINI n’avait pas, dès son élection, l’intention, telle qu’elle était par lui extérieurement manifestée (et qu’en conséquence on puisse le constater indubitablement), de réaliser le Bien-Finalité de l’Église ; autrement dit, qu’il N’avait PAS réellement accepté la charge du Souverain Pontificat pour servir la Sainte Église Catholique mais peut-être pour, en bon moderniste qu’il était, plutôt LA DÉTRUIRE !...
Par conséquent, il ne pouvait bien évidemment pas être avec le Christ
(qui ne peut vouloir toute la destruction que Paul VI a faite de Son Corps mystique) il ne pouvait pas être « le Vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ » mais que, dès son élection (quoique cela ne soit devenu évident, en l’état actuel de nos connaissances exactes de l’affaire, qu’à partir du 7 décembre 1965) puisqu’il N’avait PAS réellement accepté la charge du Souverain Pontificat, IL NE POUVAIT PAS ÊTRE LE PAPE EN ACTE bien qu’il conservât toute sa vie (puisque toute sa vie il fut accepté par quasi toute l’Église hors le cas de quelques uns qui n'avaient pas l’Autorité pour dire le contraire) la possibilité de le devenir s’il avait changé son intention manifestement défectueuse telle qu’elle était par lui extérieurement manifestée.

Ce n’est pas là juger qu’il n’était pas catholique ; c’est CONSTATER qu’il ne réalisait pas le Bien-Finalité de l’Église et en conclure que, conformément au Can. 221, il avait renoncé à la véritable charge de Pontife romain, et cela, dès son élection ou au moins depuis le 7 décembre 1965 !...
Et donc, au moins depuis le 7 décembre 1965, le Can. 219 ne peut concerner Giovanni Battista MONTINI et, bien que celui-ci ait été pacifiquement reçu par l’Église universelle, il ne peut pas être considéré, en vérité, comme Pape régulièrement désigné ayant donné son acceptation réelle à recevoir la charge pontificale, il ne peut pas être considéré comme Pape formaliter !

Alors, que Paul VI soit, par extraordinaire
(pour toutes les raisons que cela impliquent), encore vivant et qu’il finisse par réapparaître sur le Siège pontificale, QU’EST-CE QUE CELA POURRAIT BIEN FAIRE PUISQU’IL N’A JAMAIS ÉTÉ PAPE ou au moins ne l’était plus à partir du 7 décembre 1965 ? !

Toute cette histoire de survivance est donc bien une pure UTOPIE !

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Lun 9 Mai - 12:08

Poursuite ici, avec un ami supposé (A.s.) sédévacantiste complet, du petit dialogue imaginé (http://foicatholique.cultureforum.net/t3877p240-incompetence-caracterisee#32841, imaginé mais correspondant bien à la réalité) avec des super surexcités plus durs que les durs de durs :
  • A.s. : « Si Jean XXIII et Paul VI n’étaient pas Papes (du moins pas en acte comme vous le dites) comment pouvaient-ils nommer validement ce nouveaux cardinaux ? »

  • Réponse : Premièrement, Jean XXIII et Paul VI (qui ne possédaient pas, du moins indubitablement pour le second au moins à partir du 7 décembre 1965, la forme du Pontificat qu’ils auraient due recevoir de Dieu) ont été désignés, légitimement semble-t-il, selon nos connaissances en l’état actuel des choses 1, par des hommes, lesquels les ont, par leur élection, faits leurs chefs. Car l’élection du Pape ne relève pas du droit divin mais du droit ecclésiastique. (Seule, dans cette question de la désignation du Pape, l’Autorité de celui-ci – une fois son acceptation réelle de la charge de Souverain Pontife effectivement donnée – relève du droit divin. Et le « fait dogmatique » que constitue la réception pacifique par l’Église universelle d’un Pape régulièrement désigné et qui a réellement accepté la charge du Souverain Pontificat [cf. ce message : http://foicatholique.cultureforum.net/t4762-la-these-de-cassiciacum-resume-par-m-labbe-ricossa#32833 car la désignation par les Cardinaux, même reçue pacifiquement par l’Église universelle, ne suffit pas, sans l’acceptation réelle et indispensable de la charge du Souverain Pontificat par l’élu, à faire de lui un véritable Pape, c’est-à-dire un Pape formaliter] ce « fait dogmatique » ne peut exister que lorsque l’élu du Conclave a, par cette acceptation réelle absolument requise de sa part, reçu de Dieu la forme du Pontificat.)
    1 Sauf à considérer que les Cardinaux nommés par Sa Sainteté le Pape Pie XII – qui se plaignait de ce que « [son] autorité [de fait, évidemment, pas de doit] ne dépass[ait] pas la porte de [sa] chambre » ( !…) et que l’ennemi avait donc infiltré à ce point les hautes sphères de la curie romaine 2 que l’on puisse douter légitimement de la validité des conclaves qui ont donc désignés Jean XXIII et Paul VI... Mais même dans ce cas, la succession apostolique (l’Apostolicité de l’Église, NOTE – c’est-à-dire caractéristique obligatoire – de celle-ci) doit être assurée, au moins matériellement à défaut de l’être formellement…
    2 Ce qui ferait que ce qu’on appelle « la secte conciliaire » ne serait pas née, comme le prétendent des incompétents caractérisés, à l’occasion du conciliabule vaticandeux – qui n’a fait que lui donner matériellement les rênes de l’Église – mais existait, dans les modernistes, depuis plus longtemps…

    Secondement, quand des hommes se désignent légitimement des chefs, ceux-ci possèdent bien évidemment le pouvoir de veiller et de subvenir au renouvellement des électeurs disparus qui les ont désignés, pour que des successeurs leur soient assurés. Sinon c’est la disparition pure et simple de la société (naturelle) qu’ils dirigent et, quant à l’Église, la rupture de sa succession apostolique même matériellement.

    Conlusion : Jean XXIII et Paul VI, et même leurs successeurs actuels, avaient et ont, selon le droit ecclésiastique c’est-à-dire HUMAIN 3, possédaient et possèdent, le pouvoir de veiller et de subvenir au renouvellement des électeurs (les cardinaux) disparus qui les ont désignés, pour que des successeurs leur soient assurés.
    3 Non selon le droit divin, bien sûr, puisqu’ils n’ont manifestement pas reçu de Dieu la forme du Pontificat – sinon ils n’auraient pas accompli et ils n’accompliraient pas les actes qui montrent qu’ils ne sont pas en acte Papes.



  • A.s. : « Ce que vous dites là est bien beau mais n’a jamais été enseigné dans l’Église, du moins dans la totalité de ce que vous dites. C’est pourquoi je ne vous suis pas dans votre raisonnement. »

  • Réponse : La crise que nous vivons actuellement, non seulement n’a non plus jamais exister dans l’histoire de notre Mère la Sainte Église Catholique, mais en plus jamais, nous semble-t-il, un théologien du passé aurait pu l’imaginer dans ses circonstances réelles telles que nous les connaissons. Il est donc normal que les raisonnements la concernant n’aient jamais été enseignés dans l’Église pour ce qui regarde ces circonstances réelles.
    En tout cas, s’il est vrai que cela n’a jamais été enseigné dans l’Église, reconnaissez au moins, d’une part qu’il n’y a rein qui aille là contre un point quelconque de la doctrine catholique considérée intégralement, et d’autre part que l’on ne peut rien trouver d’autre qui soit en tout conforme à ladite doctrine catholique considérée intégralement...
    Cela dit, le raisonnement en question n’ayant pas fait l’objet d’une définition infaillible de l’Autorité dans l’Église, ni même validé ne serait-ce qu’officieusement par ladite Autorité (qui, du reste, n’existe pas en acte de nos jours), vous êtes entièrement libre de ne pas y adhérer. Remarquons toutefois que cette liberté entière n’autorise pas les super surexcités plus durs que les durs de durs de l’attaquer, souvent de façon odieuse, comme ils le font !...

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Dernière édition par JP B le Mar 10 Mai - 12:08, édité 3 fois (Raison : 1 : Ajout d’une précision qui va faire l’objet, pour information et confirmation de ladite précision, du prochain post ci-dessous. 2 et 3 : Correction de balises erronées)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mar 10 Mai - 12:23

Il a été ajouté, ce matin à 11 heures, à la fin de la parenthèse terminant le premier§ de la première réponse dans le message ci-dessus (avant la note1), de ceci
Citation :
Et le « fait dogmatique » que constitue la réception pacifique par l’Église universelle d’un Pape régulièrement désigné et qui a réellement accepté la charge du Souverain Pontificat [cf. ce message : http://foicatholique.cultureforum.net/t4762-la-these-de-cassiciacum-resume-par-m-labbe-ricossa#32833 car la désignation par les Cardinaux, même reçue pacifiquement par l’Église universelle, ne suffit pas, sans l’acceptation réelle et indispensable de la charge du Souverain Pontificat par l’élu, à faire de lui un véritable Pape, c’est-à-dire un Pape formaliter] ce « fait dogmatique » ne peut exister que lorsque l’élu du Conclave a, par cette acceptation réelle absolument requise de sa part, reçu de Dieu la forme du Pontificat.

Voilà pourquoi un Conclave ne relève pas de l’infaillibilité.
En effet, les Cardinaux peuvent désigner, même à l’unanimité, un élu qui n’accepte pas réellement la charge du Souverain Pontificat, et celui-ci, ne recevant ainsi pas de Dieu la forme du Pontificat, ne saurait être formellement Pape.

Voyez ceci (http://foicatholique.cultureforum.net/t3877p240-incompetence-caracterisee#32843)...

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mer 11 Mai - 18:36

Un prétentieux et donc orgueilleux personnage, qui se vante d’avoir un master en droit (profane mais certes pas ecclésiastique ! clown…) a donc écrit (nous l’avons vu ici [http://foicatholique.cultureforum.net/t3877p240-incompetence-caracterisee#32845])
Citation :

J'ai trouvé sur le site de la sapinière une citation supplémentaire à propos de la doctrine de l'acceptation pacifique ; elle provient de Saint Alphonse de Ligori :

Citation :
Peu importe que, dans les siècles passés, quelque pontife ait été élu de façon illégitime ou ait pris possession du pontificat par fraude ; il suffit qu’il ait été accepté ensuite comme pape par toute l’Église, car de ce fait il est devenu le vrai pontife. Mais, si pendant un certain temps, il n’avait pas été accepté vraiment et universellement par l’Église, pendant ce temps, alors, le siège pontifical aurait été vacant, comme il est vacant à la mort du pape.


Je savais déjà que St. Alphonse de Ligori avait enseigné cette doctrine, car l'abbé Ricossa l'a avoué dans l'une de ses revues (sans le citer).


À cela, il a donc été répondu ceci
JP B a écrit:

Cela ne contredit pas, sauf en apparence, ce que nous disons :



  • D’une part, Paul VI était en effet de son vivant « le vrai pontife » MATERIALITER !
    (« …cardinales dum pontificem creant, exercent suam auctoritatem, non supra pontificem quia nondum est, sed circa MATERIAM, idest circa personam quam per electionem quodammodo disponunt, ut a Deo pontificatur formam recipiat; … »)

  • D’autre part, cela ne fait pas que ce qui s’oppose, per diametrum, à l’enseignement traditionnel de la Sainte Église, entrant en opposition de contradiction avec lui, et qui fait que « le vrai pontife » ne le soit ainsi que matériellement, devienne conforme au dit enseignement et fasse que « le vrai pontife » materialiter le devienne formaliter...


lol!



Cette citation de St Alphonse de Ligori ne contredit QUE LES SÉDÉVANTISTES COMPLETS...


Et en effet, n’en déplaise à certains sédévacantistes complets super surexcités plus durs que les durs de dur – tel un certain Étron-Maculant Loufoque pour qui la réflexion correcte est inaccessible, et d’autres sots, ou pervers faisant semblant d’être sots tel G.L. (Gégé de la Loire) ou Calamity.Mortiferous.Integral. et tous les autres comme LHR, ne comprenant pas (ou faisant semblant de ne pas comprendre) qu’un « “pape” materialiter » n’est pas un Pape (du moins pas en acte) puisque, quand il n’y a pas la forme, il n’y a pas la substance – Paul VI était en effet de son vivant « le vrai pontife » MATERIALITER, mais N’était PAS, bien évidemment, formellement Pape comme il a été démontré (http://foicatholique.cultureforum.net/t3254-preuve-de-la-vacance-au-moins-formelle-du-saint-siege#15192) où
B JP, votre serviteur alors simple invité, a écrit:

b - Quand le concil[iabul]e vaticandeux déclare que « cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit […] empêché d’agir dans de justes limites selon sa conscience
 (*), en […] public, seul ou associé à d’autres », il entre, par la généralité de sa déclaration, de plein fouet en opposition de contradiction avec les propositions « I. B b », « I. B c » et « I. B e » énoncées plus haut et donc avec la deuxième citation [2] et les première et dernière phrases de la troisième citation [3 et 5] de Quanta cura.
(*) : Le membre de phrase de “Dignitatis humanæ personæ” : « dans de justes limites selon sa conscience » ne signifie pas “dans les justes limites (morales imposées à) sa conscience”, mais signifie ceci : « que nul ne soit empêché d’agir selon sa conscience » ; et l’expression « dans de justes limites » correspond à celle-ci deQuanta cura : « si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande ». La disposition de cette phrase de “Dignitatis humanæ personæ” et son sens ambiguë, sont dus à la duplicité des modernistes dénoncée par saint Pie X dans l’Encyclique Pascendi Dominici gregis, § 20, comme nous le verrons plus bas.
Certes, en effet, le texte mentionne dans de « justes limites » ce qui suggère à une lecture rapide que la doctrine traditionnelle de l’Église n’est pas changée. Mais ces “justes limites” n’étaient pas définies par une prose qui se veut un décret, il s’agit seulement d’une clause de style destinée à mieux faire passer l’énormité du changement apporté à la doctrine catholique. Car celle-ci énonce que les religions autres que la Religion catholique n’ont pas le droit de célébrer leur culte qui peut seulement être toléré par le pouvoir civil, et pour un temps, pour des raisons prudentielles, en attendant d’être interdit définitivement en fait, comme, d’ailleurs, il l’est bien en droit. A noter que le pouvoir religieux catholique (de toujours), seul pouvoir religieux légitime, interdit effectivement la pratique des autres religions. Le décret sur les religions non chrétiennes confirme du reste l’orientation du concile : il s’agit encore de la même hérésie moderniste.


c - De même, quand il déclare que « ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l’ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu’il constitue un droit civil », il entre, par la généralité de sa déclaration et donc par son imprécision et son ambiguïté, de plein fouet en opposition de contradiction avec les propositions « I. B d » et « I. B e » énoncées plus haut et donc avec la deuxième et la dernière phrases de la troisième citation [4 et 5] de Quanta cura.
(Voir ** plus bas.)

Notons également que la troisième phrase (entre crochets) de la « Déclaration » “Dignitatis humanæ personæ”, quoique ceci soit moins évident, entre, elle aussi, par la généralité de l’expression « droit à la liberté religieuse » sans autre précision à cet endroit
 (***), autrement dit “sans plus tenir compte de la Religion [catholique] que si elle n’existait pas” et “sans faire aucune différence entre la vraie et les fausses religions”, en opposition de contradiction avec la proposition « I. B - c - » énoncée plus haut et donc avec la première phrase de la troisième citation de Quanta cura puisque, si ce prétendu « droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité de la personne humaine telle que l’ont fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même », cette “liberté de conscience” [qui n’est autre que « la liberté religieuse »] “est [alors] un droit propre à chaque homme”.
De plus, cette troisième phrase (entre crochets) entre de plein fouet en opposition de contradiction avec la dernière phrase citée de Quanta cura au début de cette “Comparaison des doctrines” : cette dernière phrase citée de Quanta cura parle en effet de liberté de perdition” ce qui n’est absolument pas compatible avec « la Parole de Dieu » invoquée par “Dignitatis humanæ.


(**) : Certains prétendent que « ce droit de la personne humaine à [être soustraits à toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience, ni empêché d’agir dans de justes limites selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres] » de “Dignitatis humanæ personæ”, serait différent de « ce droit la liberté de conscience qui est un droit propre à chaque homme et qui] doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée », et que « les citoyens ont [ce droit] (à l’entière liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions quelles qu’elles soient, par le moyen de la parole, de l’imprimé ou toute autre méthode sans que l’autorité civile ni ecclésiastique puisse lui imposer une limite) [si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande] » de Quanta cura !

Comparons les textes des deux documents par leur rapprochement dans ces encadrés :
Condamnant la proposition suivante, Sa Sainteté le Pape Pie IX, dans « Quanta cura », a écrit:
« ce droit la liberté de conscience qui est un droit propre à chaque homme et qui] doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée » et que « les citoyens ont [ce droit] (à l’entière liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions quelles qu’elles soient, par le moyen de la parole, de l’imprimé ou toute autre méthode sans que l’autorité civile ni ecclésiastique puisse lui imposer une limite) [si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande] »
(Avant le concil[iabul]e vaticandeux, cela était déjà condamné, et le véritable Catholique doit donc le tenir pour tel.)

Cherchant à enseigner toute l’Église, le conciliabule vaticandeux, par la voix de Paul IV dans la “Déclaration” sur la liberté religieuse, « Dignitatis Humanæ personæ », a écrit:
« ce droit de la personne humaine à [être soustraits à toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience, ni empêché d’agir dans de justes limites selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres] »


Qui ne voit, honnêtement, la similitude des deux textes, l’un condamné et l’autre prôné ?
(Or, je le répète, Quanta cura condamne, et le catholique véritable le tient pour condamné, tandis que Dignitatis humanæ prône, et la foi du Catholique devient impossible s'il admet les deux car il ne peut pas tenir à la fois, d'une part ce que prône Dignitatis humanæ, et, d'autre part, son contraire qui est l'enseignement infaillible de Quanta cura.)

Pourtant certains prétendent que le “droit” condamné par Quanta cura serait celui de « la liberté de perdition » qui est une approbation positive de faire publiquement tout ce qu’on veut sans limite morale « si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande », tandis que le “droit” prônées par Dignitatis humanæ ne serait que celui de ne pas être « forcé d’agir contre sa conscience, ni empêché d’agir dans de justes limites selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres » ! Mais où voyons-nous donc que le “droit” condamné par Quanta cura, qu’auraient « les [violateurs] de la religion catholique ne pas être réprimés] par des peines légales, si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande », est une approbation positive de faire publiquement tout ce qu’on veut sans limite morale et n’est pas « ce droit de la personne humaine [même violatrice de la religion catholique] à être soustraits à toute contrainte [c’est-à-dire ne pas subir de contrainte] de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience, ni empêché d’agir dans de justes limites selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres » ? En réalité, quand on est honnête, nulle part ! Les deux textes disent bien la même chose. (Et l'un condamne tandis que l'autre prône !...)

Voici le genre de faux raisonnements que les partisans de la liberté religieuse de Dignitatis humanæ arrivent à soutenir :

- Pour ce qui est de la prétendue « différence entre un “droit à l’erreur” et un droit à ne pas être empêché d’agir (dans de justes limites) [même quand] sa conscience [est erronée] :
1. « Dans le domaine public, mon voisin n’a aucun droit de regarder des films pornographiques ;
2. « Chez lui, je n’ai aucune espèce d’autorité pour l’en empêcher : il a droit à ce que je ne l’en empêche pas. »
(Remarquons d’emblée ici un faux raisonnement : la personne qui parle ainsi n’a pas d’autorité pour empêcher son voisin de regarder chez lui des films pornographiques, non parce que celui-ci a droit à ce que l’on ne l’en empêche pas, mais parce qu’un particulier n’a pas le droit d’intervenir chez quelqu’un d’autre qui ne fait de tort – non irrémédiable – à personne d’autre qu’à lui-même. [Ce serait déjà différent si le voisin en question voulait se suicider par exemple ou s’il causait un grave tort à une tierce personne.] Mais ne retenons pas ce premier faux raisonnement et voyons la suite au sujet de cette première argutie.)
Prenons le cas de l’autorité civile qui à le pouvoir (et le devoir) d’empêcher le voisin de regarder des films pornographiques dans le domaine public. “Dignitatis humanæ personæ” déclare que cette autorité civile n’a pas ce devoir : le voisin a « droit à être soustraits à toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte [qu’il] ne soit empêché d’agir [si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande] selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres… »
[Et remarquons bien qu’en 2016, avec Jorge-Mario BERGOGLIO qui reçoit les “L.G.B.T.” et permet – au cas par cas selon l’étude que devrait en faire l’“évêque” du lieu, l’hypocrite ( !…) – c’est non seulement implicite mais c’est bien ce qui arrive !...]
Proclamer que le droit du voisin « à ne pas être empêché d’agir (dans de justes limites) [même quand] sa conscience [est erronée] » quand il est chez lui, correspond au « droit à être soustraits à toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte [qu’il] ne soit empêché d’agir dans de justes limites selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres… » de Dignitatis humanæ, est une imposture qui relève, pour le moins, du faux raisonnement.
Mais de plus, dans une société catholique, nous pouvons affirmer que l’autorité civile a le pouvoir, le droit, d’empêcher le voisin de regarder des films pornographiques chez lui. Elle n’a uniquement pas le droit de l’obliger à penser ce qu’il ne veut pas, en matière religieuse ou autre. Voilà qui est bien loin de la liberté religieuse vaticandeuse ! …

- Le prétendu exemple d’un cas conceptuellement très proche, paraît-il, de la liberté religieuse : « Un Juif ou un Musulman n’a aucun droit positif à enseigner des erreurs religieuses à ses enfants. Cependant, il a le droit et le devoir de les éduquer, y compris religieusement. Cela entraîne qu’il a le droit à ne pas être empêché d’enseigner sa religion, même fausse, à ses enfants. »
Le faux raisonnement est, là, patent : le droit des parents, en matière d’éducation, prime toujours (du fait qu’ils tiennent leur paternité directement de Dieu) celui des sociétés, fusse l’Église. Cela, dans la limite de « la nécessaire cohabitation avec les droits éventuellement différents que d’autres personnes peuvent avoir sous le même toit », il faut le concéder, et sauf dans le cas où un enfant serait agréger, par le Baptême, à l’Église dont l’autorité prime alors sur celle des parents.

Remarquons toutefois que, quant aux limites des droits d’un parent par « la nécessaire cohabitation avec les droits éventuellement différents » de l’autre,
1) les droits du parent catholique priment sur ceux de celui qui ne le serait pas, et,
2) il y a normalement subordination des droits de l’épouse sur ceux du chef de famille.

En conclusion de cette longue note, nous observerons qu’il n’y a aucun exemple sérieux qui serve de cas d’école capable de nous faire admettre la prétendue orthodoxie de “Dignitatis humanæ personæ” et de sa liberté religieuse.


(***) : On en trouve plus loin, comme si les rédacteurs avaient cherché à corriger et “à se rattraper aux branches”, mais c’est là, pour ne pas rendre la phrase équivoque, qu’il était indispensable de tout préciser.



B.
c) 1.
III. CONCLUSION DE CETTE COMPARAISON :

TABLEAU RÉCAPITULATIF

Doctrines condamnées par Quanta cura :
Doctrines prônées par Dignitatis Humanæ personæ :
« ... il s’en trouve beaucoup aujourd’hui pour appliquer à la société civile le principe impie et absurde du “naturalisme”, comme ils l’appellent, et pour oser enseigner que “le meilleur régime politique et le progrès de la vie civile exigent absolument que la société humaine soit constituée et gouvernée sans plus tenir compte de la Religion que si elle n’existait pas, ou du moins sans faire aucune différence entre la vraie et les fausses religions”. Et contre la doctrine de la Sainte Écriture, de l’Église et des saints Pères, ils affirment sans hésitation que : “la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir 1 de réprimer par des peines légales les violations de la loi catholique, si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande”. A partir de cette idée tout à fait fausse du gouvernement des sociétés, ils ne craignent pas de soutenir cette opinion erronée, funeste au maximum pour l’Église catholique et le salut des âmes, que Notre Prédécesseur Grégoire XVI, d’heureuse mémoire, qualifiait de “délire” 2 : “La liberté de conscience est un droit propre à chaque homme...”

(Les italiques sont de notre fait.)

1 Notons bien qu’il est question d’un « devoir » et non pas seulement d’un droit... (Note de JP B.)

2 Grégoire XVI, Mirari Vos, du 15 août 1832.
« Le concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse 3. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience, ni empêché d’agir dans de justes limites 4 selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres. Il déclare en outre que le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité de la personne humaine telle que l’ont fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même. »


Notes de JP B
 :

3 Rien n’étant autrement précisé, le sens obvie oblige à penser qu’il s’agit d’une liberté accordée à toutes les religions “sans faire aucune différence entre la vraie et les fausses religions”, d’autant plus qu’il n’est dit que cette « liberté religieuse » appartient de droit aux Catholiques et, comme cela devrait être affirmé, à eux seuls, mais à « la personne humaine », c’est-à-dire à toute « personne humaine », “sans plus tenir compte de la Religion [catholique] que si elle n’existait pas” !

4 Le membre de phrase « dans de justes limites selon sa conscience » ne signifie pas “dans les justes limites (morales) de sa conscience”, mais signifie, selon le sens obvie, ceci : « que nul ne soit empêché d’agir selon sa conscience » ; et l’expression « dans de justes limites » correspond manifestement à celle-ci de Quanta cura : « si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande ». La disposition de cette phrase de “Dignitatis Humanæ personæ” et son sens ambiguë, sont dus à la duplicité des modernistes dénoncée par St Pie X dans l’Encyclique Pascendi Dominici gregis, § 20, comme nous le verrons plus bas.
« “Ce droit doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée.”...
« Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l’ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu’il constitue un droit civil. »
« “Les citoyens ont droit à l’entière liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions quelles qu’elles soient, par le moyen de la parole, de l’imprimé ou toute autre méthode sans que l’autorité civile ni ecclésiastique puisse lui imposer une limite”.
« Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience, ni empêché d’agir dans de justes limites selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres. »
« Or, en donnant pour certitudes des opinions hasardeuses, ils ne pensent ni ne se rendent compte qu’ils prêchent “la liberté de perdition 5... »

5 Saint Augustin, Lettre 105.
« Il déclare en outre que le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité de la personne humaine telle que l’ont fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même. »
Source : Lettre Encyclique Quanta cura, § 5 (http://jesusmarie.free.fr/encyclique_quanta_cura.html)
Sources : Dignitatis Humanæ personæ, § 2 (Chapitre I : Doctrine générale sur la liberté religieuse) http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_decl_19651207_dignitatis-humanae_fr.html (Concile œcuménique Vatican II, Documents conciliaires, T. 3, Éditions du Centurion, pp. 353-354.)
(Souligné d’un trait ou/et en gras par JP B.)

Qui ne voit que le sens obvie de ces différentes propositions nous montre l’opposition radicale et irréductible de la “Déclaration Dignitatis Humanæ personæ” avec la doctrine catholique exprimée dans l’Encyclique infaillible Quanta cura de Sa Sainteté le Pape Pie IX ?...


B.
c) 1.
IV. CONFIRMATION dans les faits :

A la suite de cette scandaleuse “Déclaration Dignitatis humanæ personæ” du concil[iabul]e vaticandeux, Paul VI fit tant pression sur le général F
RANCO que celui-ci se vit obligé de faire abandonner à l’Espagne sa Constitution d’inspiration catholique. Il en fut de même pour tous les pays qui avaient une Constitution semblablement catholique : le Québec, l’Irlande, le Valais suisse…

A l’instigation de Paul VI, la séparation de l’Église et de l’État fut décrétée en Colombie (1973), au Portugal (1975) et en Espagne (1976) ; sur celle de Jean-Paul II, au Pérou (1980) et en Italie (1984).

Voilà comment il faut interpréter le concil[iabul]e vaticandeux, voilà comment celui qui en promulgua les textes l’interpréta (et c’est à lui, à personne d’autre, qu’il faut demander comment les interpréter) : en faisant disparaître de tous les États toute trace de Constitution catholique, au nom des « Droits de l’Homme »
 (*) et de sa “Dignité” !
(*) : Qui « ne sont autres que la négation des Droits de Dieu ». (Mgr Delassus.)


Le 4 octobre 1965, au siège de l’ONU à New York, Paul VI déclare

Citation :
[devant] cette Assemblée des Nations-Unies toute de fondation et d’inspiration maçonniques, [dans le sens où elle l’entend] : « Ce que Vous proclamez ici, ce sont les droits et les devoirs fondamentaux de l’homme, sa dignité, sa liberté, et avant tout sa liberté religieuse. Nous sentons que vous êtes les interprètes de ce qu’il y a de plus haut dans la sagesse humaine. Nous dirions presque : son caractère sacré. Car c’est, avant tout, de la vie de l’homme qu’il s’agit et la vie de l’homme est sacrée : personne ne peut oser y attenter »
(Abbé Georges DE NANTES, LIBER ACCUSATIONIS IN PAULUM SEXTUM, p. 13, dernier §.)

Rappelons-nous ce “Discours”, déjà cité plus haut, prononcé devant toute l’assemblée conciliante à l’adresse des humanistes athées ou panthéistes,

Citation :
qui culmine dans la proclamation, à la face du monde et à la face de Dieu, du CULTE DE L’HOMME :
« L’Eglise du Concile, il est vrai… s’est beaucoup occupée de l’homme, de l’homme tel qu’en réalité il se présente à. notre époque, l’homme vivant, l’homme tout entier occupé de soi, l’homme qui se fait non seulement le centre de tout ce gui l’intéresse, mais qui ose se prétendre le principe et la raison dernière de toute réalité
« L’humanisme laïque et profane enfin est apparu dans sa terrible stature et a, en un sens, défié le Concile. La religion du Dieu qui s’est fait homme s’est rencontrée avec la religion (car c’en est une) de l’homme qui se fait Dieu.
« Qu’est-il arrivé ? un choc, une lutte, un anathème ? Cela pouvait arriver ; mais cela n’a pas eu lieu. […] Une sympathie sans bornes l’a envahi tout entier [le concil[iabul]e vaticandeux]. La découverte des besoins humains – et ils sont d’autant plus grands que le fils de la terre (sic) se fait plus grand – a absorbé l’attention de ce Synode.
« Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque nous avons le culte de l’homme. »

(Discours, p. 247-248 ; cité par abbé Georges
DE NANTES, op. cit., p. 19.)

Rappelons-nous également l’Angelus du 7 février 1971, déjà cité plus haut, où Paul VI entonne « cet
HYMNE A LA GLOIRE DE L'HOMME […] à l’occasion d’un voyage (par des cosmonautes américains) de la terre à la lune, plagiat blasphématoire de l’hymne au Christ Roi des siècles :
« Honneur à l’Homme ;
« “Honneur à la pensée ; honneur à la science ;
« “Honneur à la technique ; honneur au travail ;
« “Honneur à la hardiesse humaine ;
« “Honneur à la synthèse de l’activité scientifique et du sens de l’organisation de l’homme qui, à la différence des autres animaux, sait donner à son esprit et à son habileté manuelle des instruments de conquêtes ;
« 
HONNEUR A L’HOMME ROI DE LA TERRE ET AUJOURD’HUI PRINCE DU CIEL.
« “Honneur à l’être vivant que nous sommes, dans lequel se reflète l’image de Dieu et qui, en dominant les choses obéit à l’ordre biblique : croissez et dominez”. »
(Documentation Catholique 71, 156 ; cité par abbé Georges DE NANTES, ibidem, p. 20.)

Déjà, le 13 juillet 1969, il avait dit : « L’homme est à la fois géant et divin, mais dans son principe et dans son destin. Honneur donc à l’homme, honneur à sa dignité, à son esprit, à sa vie. »
(Cité par abbé Georges DE NANTES, ib.)

« Sans doute est-il question de Dieu et même, en passant, du Christ Fils de Dieu fait homme, dans ce Discours formidable du 7 décembre 1965. Mais il n’est pas question de la Croix du Christ, du don de l’Esprit-Saint, de la grâce baptismale, de tout le mystère de foi qui est le trésor de Vérité, de Vie, de Vertu de l’Unique Eglise Catholique.
« L’homme est le terme… “le premier terme dans la montée vers le terme suprême et transcendant, vers le principe et la cause de tout amour
(Discours, p.253.). Le visage de l’homme [pour Paul VI] révèle le visage du Christ, [dit-il] en citant, bien à tort certes, Matthieu 25, 40… et donc, en celui-ci, le visage du Père céleste. Ainsi [voit-il] Dieu en l’homme. Et [il exulte] : “Notre humanisme devient christianisme et notre christianisme se fait théocentrique si bien que nous pouvons également affirmer : pour connaître Dieu il faut connaître l’homme ” (ibid., p. 252.). » (Cité par abbé Georges DE NANTES, ib. Nous comprenons là d’où vient, pour les modernistes en général et pour Paul VI qui a promulgué Dignitatis humanæ personæ en particulier, cette fameuse « dignité de la personne humaine » : de l'immanence tant dénoncée par saint Pie X dans l’Encyclique Pascendi, immanence qui conduit, nous le voyons, à un véritable « culte de l’homme »…)

Sur la couverture de la Documentation Catholique 628, on voit Paul VI participer le 10 juin 1969, avec le “cardinal” W
ILLEBRANDS, à « la prière commune au Conseil Œcuménique des Eglises” », « dans le lieu même où des Puissances occultes travaillent au triomphe de l’hérésie globale, de toutes les dissidences sur “l’intolérance” et le “sectarisme” de l’Unique Epouse » (Abbé Georges DE NANTES, op. cit., p. 87).

Toujours sur une couverture de la Documentation Catholique, celle du 17 janvier 1971, on le voit encore participer à « la célébration œcuménique du 2 décembre [1970] à l’hôtel de ville de S
YDNEY ».

[...]


En tout cela, en effet, Paul VI montre qu’il n’a manifestement pas l’intention (au for externe) d’agir comme un Vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ mais bien plutôt comme un de ses ennemis en cherchant à détruire Son Corps mystique, son Épouse immaculée notre Mère la Sainte Église Catholique qu’il n’a cessé de bafouer !

Cela ne l’a pas empêché (hélas !…) de rester celui qui était désigné par les Cardinaux pour être le Pape.
D’où il suit qu’il est resté « le vrai pontife » MATERIALITER...

C’est pourquoi,
bien que la thèse de Cassiciacum ne soit, pour l’instant, en l’état actuel des choses, c’est-à-dire en l’absence de l’Autorité dans l’Église, qu’une opinion libre,
rien n’interdit de la considérer d’ores et déjà,
en l’absence de critique sérieusement fondée dans le doctrine catholique
et devant les attaques uniquement subjectives et essentiellement acerbe dont elle fait l’objet,
comme ce qu’elle est réellement, savoir la seule thèse, dans cet état actuel des choses, qui soit intégralement catholique,
et donc de la défendre pour telle !



Les chiens enragés aboient – la caravane de Cassiciacum passe...

http://foicatholique.cultureforum.net/t3730p120-la-these-de-cassiciacum-par-mgr-sanborn#32499

http://foicatholique.cultureforum.net/t3730p120-la-these-de-cassiciacum-par-mgr-sanborn#32500

http://foicatholique.cultureforum.net/t3721p30-un-clown-maladivement-imposteur#32793

lol!

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Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Ven 20 Mai - 21:24


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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Lun 18 Juil - 12:34

Un super surexcité, plus dur que les durs de dur, janséniste de surcroît, cite cette phrase de St Alphonse de Ligori qui, dans « Les vérités de la foi » (œuvres complètes, tome IX, p. 262) a écrit:
Il est hors de doute que si un pape était hérétique déclaré, comme le serait celui qui définirait publiquement une doctrine opposée à la loi divine, il pourrait, non pas être déposé par un concile, mais être déclaré déchu du pontificat en sa qualité d'hérétique.

Or donc, il s’agit là d’un “pape” « hérétique déclaré » qui, en conséquence, ne pourrait « pas être déposé par un concile » (comme l’enseigne également par ailleurs St Robert BELLARMIN contre le Cardinal Cajétan) mais « être déclaré déchu du pontificat en sa qualité d'hérétique ».
Nous adhérons pleinement à ce que disent St Alphonse DE LIGORI et St Robert BELLARMIN mais cette question se pose nécessairement (que ne se pose pas ce super surexcité, plus dur que les durs de dur, janséniste de surcroît) :
Qui peut officiellement constater que tel ou tel “pape” est hérétique et, conséquemment, le déclarer « déchu du pontificat » ?
Serait-ce un guignol quelconque qui n’a aucune autorité sur personne et qui, de surcroît, n’en a pas même sur lui-même pour jansénisme flagrant ?
 Laughing

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Lun 10 Oct - 16:37

Le nommé Pierre Legrand, sur le “DiabolicaPédia Blog”, utilise incontinent, dans une note numérotée “1”, « LA DÉSINFORMATION PAR FALSIFICATION DU LANGAGE » qu’il prétend dénoncer, et cela, par l’emploi de ce qu’il appelle « LES MOTS PARIAS », en l’occurrence, dans cette note numérotée “1”, les mots “légalement” et “juridique” quant à ce qui touche à la situation actuelle de l’autorité dans l’Église.
En effet, dans cette note, Pierre Legrand a écrit:
Les adhérents à la thèse dite de Cassiciacum, ou thèse du Père Guérard des Lauriers, la regarde comme l’explication théologique certaine de la situation actuelle de l’autorité dans l’Église. En effet, bien qu’il soit certain que les « papes » et « évêques » issus de Vatican II n’ont pas d’autorité, il est également certain que cela n’a jusqu’à ce jour pas été légalement reconnu, et que par conséquent certains effets juridiques n’ont pas été appliqués par une autorité. (Cf. Études Antimodernistes)

Or, le fait que la thèse de Cassiciacum soit effectivement « l’explication théologique certaine de la situation actuelle de l’autorité dans l’Église » (et qu’elle soit la seule explication valable puisqu’aucune autre, pas même celle de l’“éclipse” — présentée si complète qu’elle n’est pas une éclipse mais une disparition pure et simple !… —, n’est suffisamment probante quant à cette situation actuelle de l’autorité dans l’Église) ne repose pas (ou pas seulement ni primordialement) sur le fait que les « papes » et « évêques » issus de Vatican II n’ont pas d’autorité parce que « cela n’a jusqu’à ce jour pas été légalement reconnu, et que par conséquent certains effets juridiques n’ont pas été appliqués par une autorité », mais parce que l’Église est essentiellement hiérarchique et APOSTOLIQUE et qu’à ce jour, depuis le conciliabule vaticadeux, IL N’Y A AUCUNE AUTRE HIÉRARCHIE.
Quelle hiérarchie, en effet, le “Diabolicapédia Blog” propose-t-il pour assurer la succession apostolique sans interruption avec celle qui existait sous Sa Sainteté le Pape Pie XII ? Aucune !…
Où se trouve (en quelles personnes), pour le “Diabolicapédia Blog”, la véritable Église (hiérarchique par nécessité) éclipsée par la secte conciliaire ?


Cela dit, M. Pierre Legrand qui, rappelons-le, dénonce « LA DÉSINFORMATION PAR FALSIFICATION DU LANGAGE », utilise encore lui-même, sous d’autres aspects, les « PROCÉDÉS UTILISÉS POUR PASSER DE LA RÉALITÉ À LA FICTION » qu’il prétend combattre :
Il utilise en effet « 1. LA DÉSINFORMATION PAR FALSIFICATION DU LANGAGE » en collant par exemple l’étiquette de « Secte marrane Conciliaire » répétée inlassablement (« a) La répétition ») ; « 2. LA CRÉATION DE MOTS ET D’EXPRESSIONS PORTEURS DE “MYTHES” » (même exemple qui ne correspond pas au langage théologique traditionnel, et invention de néologisme tels que « catholique semper idem » — auquel on ajoute l’adverbe “toujours” comme si “semper” ne voulait pas dire “toujours”, précisément ! Laughing…) ; (déjà vu ci-dessus « 3. LES MOTS PARIAS ») ; « 4. L’APPAUVRISSEMENT ET LA TRANSFORMATION DU LANGAGE » par l’oubli ou l’abandon du langage théologique traditionnel mettant en œuvre des notions fort précises conformes à la Foi, et son remplacement par un langage flou comme on vient de le voir ; « d) Le langage truqué » qui découle de ces principes non conformes à la théologie traditionnelle Exclamation

Maintenant il est vrai que M. Pierre Legrand a raison de dénoncer « LA DÉSINFORMATION PAR FALSIFICATION DU LANGAGE » chez les modernistes actuels qui, comme St Pie X l’a bien dit dans son Encyclique Pascendi Dominici gregis, ont un double langage tout comme leur maître Satan, mais avant de combattre la chose chez les autres, il faut sans doute commencer par balayer devant sa porte…

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Aujourd'hui à 22:50

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