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 La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa

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JP B
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mer 7 Déc - 18:03

Pour ce qui est de l’Apostolicité de l’Église, on trouve, dans le Grand Catéchisme de St Pie X, cette question (n° 161 dans cette page : http://grand-catechisme-saint-pie-x.blogspot.fr/2009/03/i-10.html) « Pourquoi appelle-t-on encore l’Eglise Apostolique ? » et la réponse est
Citation :
On appelle encore la véritable Eglise Apostolique, parce qu’elle remonte sans interruption jusqu’aux Apôtres ; et parce qu’elle croit et enseigne tout ce qu’ont cru et enseigné les Apôtres ; et parce qu’elle est dirigée et gouvernée par leurs légitimes successeurs.

Cette réponse comporte trois points différents :
  1. [l’Église] remonte sans interruption jusqu’aux Apôtres ;

  2. elle croit et enseigne tout ce qu’ont cru et enseigné les Apôtres ;

  3. elle est dirigée et gouvernée par leurs légitimes successeurs.

Il est évident pour toute personne qui y réfléchit sérieusement et droitement
  1. que le premier point concerne la succession interrompue de personnes qui sont les pasteurs du troupeau du Seigneur, depuis la fondation de l’Église par Notre-Seigneur Jésus-Christ avec Ses Apôtres, c’est-à-dire la succession interrompue MATÉRIELLE desdites personnes, autrement dit ce qui appartient au corps de l’Église,

  2. tandis que le deuxième point, par la Foi accordée à l’enseignement des Apôtres et leurs successeurs, concerne l’âme de l’Église ou, autrement dit, ce qui relève du côté FORMEL de l’appartenance à la véritable Église,

  3. et le troisième point concerne la reconnaissance que nous devons avoir, pour appartenir à l’Église (à son âme quand nous avons formellement la Foi ou au moins à son corps tant que nous ne l’avons pas formellement reniée ou que nous n’en avons pas été excommuniés par l’Autorité), de ce qu’elle a effectivement des pasteurs légitimes appartenant au moins matériellement à son corps, et donc de légitimes (au moins materialiter) successeurs des Apôtres.

Il faut toutefois noter, concernant ce dernier point, que les successeurs seulement materialiter des Apôtres ne peuvent, au sens strict, être qualifiés de “légitimes ” car seuls ceux qui le sont formaliter sont véritablement légitimes mais cela na va pas contre notre position, bien au contraire, car ce troisième point de la réponse du Grand Catéchisme de St Pie X dit que les « légitimes successeurs » des Apôtres (i.e. formaliter) dirigent et enseignent l’Église alors que nous affirmons que les successeurs seulement materialiter d’aujourd’hui ne dirigent et n’enseignent en rien la Sainte Église Catholique.

Ce que, par cette citation du Grand Catéchisme de St Pie X et l’analyse de sa réponse qui vient d’en être succinctement exposer, il faut surtout remarquer pour la question dont nous nous occupons ici, c’est qu’il est indispensable qu’il y ait, premièrement, une succession interrompue de personnes MATÉRIELLES qui remontent aux Apôtres en passant, donc, par la Hiérarchie qui existait formellement sous Sa Sainteté le Pape Pie XII.

Comment, dès lors, ceux qui proclament qu’il n’y aurait absolument plus aujourd’hui de successeur de ladite Hiérarchie qui existait formellement sous Sa Sainteté le Pape Pie XII, pas même matériellement, envisagent-ils cette succession interrompue de personnes MATÉRIELLES qui remontent aux Apôtres comme l’enseigne manifestement le premier point de la réponse ci-dessus du Grand Catéchisme de St Pie X, sans rompre pour autant l’Unité (ou l’Unicité) de l’Église hiérarchique enseignante par une prétendue intervention céleste venant instaurer une SECONDE succession apostolique ? scratch

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Ven 9 Déc - 18:28

http://foicatholique.cultureforum.net/t4141p30-sur-quoi-se-base-t-on-pour-dire-ratzinger-heretique-formel#33386

Que les sédévacantistes complets (tel un Édouard-Marie LAUGIER par exemple ou encore un Gérard LAURENÇON, un Calamity.Mortiferous.Integral., un charlot alias Pierre LEGRAND ou ceux du Forum “Tenu par les Dames”) qui affirment que les élus des conclaves depuis le conciliabule vaticandeux ne sauraient être papes d’aucune manière, pas même en puissance, convoquent un “conclave” pour élire un Pape à leur goût afin d’assurer la permanence de la succession apostolique (et par là, l’Apostolicité de l’Église) et nous finirons enfin par les prendre au sérieux ! 

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Mar 21 Nov - 15:10

Voici le genre de réflexions que ceux qui nous reprochent de donner dans le juridisme quand nous affirmons que ce ne peut seulement que l’Autorité (soit d’un Pape “formalter” [i.e. en acte] impossible aujourd’hui, soit quelque(s) électeur(s) du Pape) uniquement, qui peut déclarer, après avoir constater, par une ou deux monition(s) adressée(s) à celui qui occupe matériellement le Siège apostolique et, en raison de ses hérésies, ne peut pas le détenir formellement, monition(s) restée(s) sans effet de sa part, que ledit Siège est totalement vacant, voici le genre de réflexions, donc, que ces excités feraient bien de méditer :

Dans son « DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE » (ÉDITIONS J. BRIGUET, Librairie Delhomme PARIS/LYON.1889, troisième Édition, augmentée d'un supplément, avec la collaboration d’un grand nombre de savants catholiques, J-M-A. VACANT, Ch.DE HARLEZ) J.-B. JAUGEY, Prêtre, Docteur en Théologie (Col. 977-978) a écrit:

§.II -  But Divin de l’Origine [1.]
.
  1. - Quelle a été l’intention du Christ son fondateur ?
    De se substituer à lui-même, pour remplir sa tâche sur la terre, une société impérissable, dont la hiérarchie exercerait ses propres fonctions et dont les membres ou sujets recueilleraient le bénéfice de cette continuelle et divine influence.

    Or, quelle tâche Jésus-Christ s’était-il attribuée ?
    Celle de glorifier Dieu, d’expier les péchés commis par les hommes contre lui, de rendre à ceux-ci la
    possibilité juridique et les moyens pratiques d’arriver à la fin surnaturelle que Dieu a daigné miséricordieusement leur rendre après qu’ils l’avaient perdue, et qui est la vision immédiate et béatifique de l’essence divine dans le ciel.

    Tel est donc le but que le Christ a indiqué et imposé à son Église. L’Évangile en témoigne avec une absolue clarté.

Notes de JPB
 :
  1. De l’Église.

  2. Retours à la ligne, espaces entre les §, et soulignés, de votre serviteur.

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Ven 29 Juin - 11:17


Principe de CONTRADICTION

appelé parfois de “NON-CONTRADICTION”

appliqué au « “pape” materialiter » non-Pape formaliter


Une chose ne peut pas être et n’être pas EN MÊME TEMPS et SOUS LE MÊME RAPPORT.


Comment un pape peut-il ne pas être Pape ?
  • 1. Selon le rapport de la Foi comme, d'ailleurs, du Droit divin :
    1. Les élus vaticandeux des conclaves ne sont pas EN ACTE Papes.
      Conséquemment, ils n’ont AUCUNE Autorité selon le Droit divin.
    2. Toutefois, comme tout homme ACTUELLEMENT en état de péché mortel peut se convertir tant qu’il est vivant sur cette terre, bien qu’il soit EN ACTE dans cet état déplorable tant qu’il ne se convertit pas, il reste EN PUISSANCE de retrouver l’état de grâce, ainsi tout élu vaticandeux de conclave reste EN PUISSANCE de devenir Pape s’il abandonne les hérésies vaticandeuses et que, se convertissant, il les condamne avec toutes leurs conséquences pratiques.

    Sous ce rapport de la Foi et du Droit divin, ce n’est donc pas EN MÊME TEMPS que le « “pape” materialiter » (ou en puissance) n’est pas Pape (formaliter) car, si ACTUELLEMENT il n’est pas Pape, demain il peut le devenir s’il se convertit.


  • 2. Selon le rapport de l’élection faite par les hommes (cardinaux) :
    1. Tout élu vaticandeux de conclave reste EN PUISSANCE de devenir Pape formaliter s’il se convertit, l’objection selon laquelle tout hérétique est inéligible ne tenant pas puisque
      1. être dans l’hérésie n’implique pas automatiquement être formellement hérétique ni même être suspect d’hérésie,
      2. ce n’est pas les simples fidèles qui peuvent estimer que telle personne est suspecte d’hérésie, or aucun membre de l’Église enseignante n’a jamais estimé qu’un quelconque élu vaticandeux de conclave était suspect d’hérésie et tous les cardinaux ont toujours accepté les élus vaticandeux de leurs conclaves comme non-suspects d’hérésie ;

    2. tant qu’il reste ACTUELLEMENT dans les hérésies vaticandeuses, tout élu vaticandeux de conclave n’est donc que « “pape” materialiter » et n’est pas Pape formaliter, tant qu’aucun membre de l’Église enseignante ne met en doute l’élection ou la catholicité de l’élu.
      En attendant, il conserve le seul pouvoir réservé aux hommes (selon le droit ecclésiastique) qui est de nommer les successeurs des électeurs du pape (cardinaux) qui est absolument différent du droit divin.

      Sous ce rapport de l’élection faite par les hommes (cardinaux) ce n’est donc pas sous le rapport de la Foi et du Droit divin qu’il est à la fois «“pape” materialiter» et non-Pape formaliter. Il y a donc bien différence de rapports : d’une part celui de l’élection faite par les hommes (cardinaux) qui donne un « “pape” materialiter », et d’autre part celui du Droit divin qui fait que le « “pape” materialiter » uniquement n’est pas Pape formaliter.


    On voit donc que, dans un cas ce n’est pas EN MÊME TEMPS, et dans l’autre ce n’est pas SOUS LE MÊME RAPPORT (soit de la Foi et du Droit divin d’un côté, de l’élection faite par les hommes de l’autre) que l’élu vaticandeux de conclave est « “pape” materialiter » et non-Pape formaliter.

Aussi, ceux qui, ne comprenant pas cela, prétendent qu’il y a là opposition avec le principe de contradiction, sont véritablement nuls en raisonnement logique.

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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Dim 1 Juil - 9:28

La Foi elle-même comporte plusieurs articles différents et peut donc être considérée selon l’un ou l’autre indépendamment des autres.
Par exemple, on peut considérer ce qui relève de l’infaillibilité de l’Église, séparément et indépendamment de son Apostolicité.
C’est ainsi que nous pouvons dire que sous le rapport à l’infaillibilité de l’Église et de son chef visible sur terre, les élus vaticandeux des conclaves post-conciliabulaires ne sont pas Pape formaliter, mais que, sous le rapport à l’Apostolicité qui doit perdurer au moins matériellement (puisque, depuis le conciliabule vaticandeux, cette Apostolicité n’est apparemment plus formelle), ils sont encore « “papes” materialiter ».
Il ne s’agit pas de la même chose qui est et n’est pas, considérée SOUS LE MÊME RAPPORT.

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: La thèse de “Cassiciacum” (résumé) par M. l’abbé Ricossa   Lun 2 Juil - 9:53


Objections

  • Roncalli, puis Montini, étaient francs-maçons

    Un ami, par ailleurs anti-guérardien (ce qui est son droit), avance que « La thèse materialiter et formaliter est tout à fait orthodoxe (soutenue par saint Robert Bellarmin) mais … Paul VI ayant donné son nom à la maçonnerie n’a jamais été pape materialiter. La matière doit être susceptible de la forme ; un excommunié (je crois latae sententiae) ne peut être élu Pape. »
    Récemment, notre ami a avancé le même argument à propos de Jean XXIII.

    Ce ne sont pas là de véritables objections mais seulement des difficultés que l’on tente de nous opposer et auxquelles nous répondons facilement.
    En effet, même si Roncalli et Montini étaient francs-maçons (ce qui est possible mais reste à prouver formellement du moins pour Montini) cela ne change rien à propos de leurs successeurs qui ne l’étaient ou qui ne le sont peut-être pas.
    Ce n’est donc pas en se basant sur cette hypothèse que l’on peut démonter la vacance actuelle (au moins formelle) du Saint-Siège, à moins de prouver que tous les successeurs de Roncalli et de Montini étaient ou sont TOUS francs-maçons, ce qui n’est déjà pas vraiment assuré…

    En revanche s’il est démontrer, comme c’est le cas, que par les hérésies promulguées pour toute l’Église par Paul VI le 7 décembre 1965 en tant que Pape qu’il était censé être, il ne pouvait pas l’être, du moins pas formellement, ses successeurs ne le sont pas plus que lui tant qu’ils ne condamnent pas lesdites hérésies et toutes leurs conséquences, notamment liturgiques, qui s’en sont suivies.
    D’où la nécessité de la démontration récusée par notre ami.


  • La distinction « materialiter/formaliter » s’oppose à la Constitution apostolique Pastor Æternus du 18 juillet 1870 du Concile œcuménique du Vatican

    Certains, tel Gérard LAURENÇON (dont nous venons de faire rejeter automatiquement tous ses courriels comme “SPAM”), prétendent que lorsqu’on dit que les “papes” vaticandeux ne sont pas formellement Papes (en acte) mais que, demeurant en puissance de le devenir, ils sont ce qu’on peut dire « “pape” materialiter », cela s’oppose à la seconde Constitution apostolique du Concile œcuménique du Vatican, « Pastor Æternus » (http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/pt/jvy.htm) qui,
    1. dans son chapitre II, La perpétuité de la primauté du bienheureux Pierre dans les Pontifes romains,
      1. déclare (§ 2) : « […] quiconque succède à Pierre en cette chaire reçoit, de par l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur toute l'Église. […] » ;
      2. conséquemment, condamne (§ 3) en ces termes : « Si donc quelqu'un dit que ce n'est pas par l'institution du Christ ou de droit divin que le bienheureux Pierre a des successeurs dans sa primauté sur l'Église universelle, ou que le Pontife romain n'est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu'il soit anathème. » ;

    2. dans son chapitre III, Pouvoir et nature de la primauté du Pontife romain,
      1. déclare (§ 2) : « En conséquence, Nous enseignons et déclarons que l'Église romaine possède sur toutes les autres, par disposition du Seigneur, une primauté de pouvoir ordinaire, et que ce pouvoir de juridiction du Pontife romain, vraiment épiscopal, est immédiat. Les pasteurs de tout rang et de tout rite et les fidèles, chacun séparément ou tous ensemble, sont tenus au devoir de subordination hiérarchique et de vraie obéissance, non seulement dans les questions qui concernent la foi et les mœurs, mais aussi dans celles qui touchent à la discipline et au gouvernement de l'Église répandue dans le monde entier. Ainsi, en gardant l'unité de communion et de profession de foi avec le Pontife romain, l'Église est un seul troupeau sous un seul pasteur. Telle est la doctrine de la vérité catholique, dont personne ne peut s'écarter sans danger pour sa foi et son salut. » ;
      2. ajoute (§ 5) ceci : « Parce que le droit divin de la primauté apostolique place le Pontife romain au-dessus de toute l'Église, nous enseignons et déclarons encore qu'il est le juge suprême des fidèles et que, dans toutes les causes qui touchent à la juridiction ecclésiastique, on peut faire recours à son jugement. Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n'est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n'a le droit de juger ses décisions. […] » ;
      3. conséquemment condamne (§ 6) en ces termes : « Si donc quelqu'un dit que le Pontife romain n'a qu'une charge d'inspection ou de direction et non un pouvoir plénier et souverain de juridiction sur toute l'Église, non seulement en ce qui touche à la foi et aux mœurs, mais encore en ce qui touche à la discipline et au gouvernement de l'Église répandue dans le monde entier, ou qu'il n'a qu'une part plus importante et non la plénitude totale de ce pouvoir suprême ; ou que son pouvoir n'est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles, qu'il soit anathème. » ;

    3. dans son chapitre IV, Le magistère infaillible du Pontife romain,
      1. déclare (§ 1) : « La primauté apostolique que le Pontife romain, en tant que successeur de Pierre, chef des Apôtres, possède dans l'Église universelle, comprend aussi le pouvoir suprême du magistère […] » ;
      2. ajoute (§ 10 et 11)
        Citation :
        C'est pourquoi, nous attachant fidèlement à la tradition reçue dès l'origine de la foi chrétienne, pour la gloire de Dieu notre Sauveur, pour l'exaltation de la religion catholique et le salut des peuples chrétiens, avec l'approbation du saint concile, nous enseignons et définissons comme un dogme révélé de Dieu :

        Le Pontife romain, lorsqu'il parle ex cathedra, c'est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu'une doctrine sur la foi ou les moeurs doit être tenue par toute l'Église, jouit, par l'assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu'elle définit la doctrine sur la foi et les moeurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l'Église.
      3. en conséquence condamne en ces termes (§ 12 [dernier §]) : « Si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu'il soit anathème. »

    Outre qu’il a déjà été répondu de nombreuse fois à Gérard LAURENÇON sur cette objection déplacée et aussi dans ce fil (http://foicatholique.cultureforum.net/t4275-pastor-aternus-c-sedevacantisme-actuel) nous redirons ici ce qui a déjà été précisé, savoir
    1. NOUS N’AVONS [u[JAMAIS CONTREDIT NI CONTREVENU[/u] À CES EXCELLENTS PRINCIPES ET DISPOSITIONS QUE NOUS AVONS TOUJOURS FAITS NÔTRES ! C’EST MÊME PRÉCISÉMENT AU NOM ET PAR DE TELS PRINCIPES QUE NOUS DÉMONTRONS QUE LE SAINT-SIÈGE EST ACTUELLEMENT VACANT (au moins matériellement)… Nous les opposer est donc proprement CALOMNIEUX et l’œuvre d’un menteur, faussaire, imposteur (http://foicatholique.cultureforum.net/t3923-le-juge-des-papes-formaliter-menteur-faussaire-imposteur?highlight=faussaire) !…
    2. Tout cela (ce qui est défini dans ladite Constitution apostolique Pastor Æternus) CONCERNE LE VÉRITABLE Pontife romain ET NON UN IMPOSTEUR QUI NE L’EST PAS ; conséquemment, cela ne nous concerne PAS ! ;
    3. Gérard LAURENÇON considèrerai-t-il donc que ceux qui occupent (matériellement) le Siège du Bienheureux Pierre depuis le conciliabule vaticandeux sont de VÉRITABLES Pontifes romains ? Car c’est précisément CETTE OBJECTION QUE NOUS OPPOSENT… LES MODERNISTES !…
    4. Gérard LAURENÇON ne comprend manifestement pas, et tous ceux qui tiennent son objection non plus, ce qui a été dit dans les deux posts précédents ci-dessus… Conséquemment, ils sont véritablement NULS en raisonnement logique ET ILS PERDENT DE BONNES OCCASIONS DE SE TAIRE !…
Quelqu’un d’autre a-t-il encore d’autres prétendues “objections” ?

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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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