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 Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »

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JP B
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MessageSujet: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Lun 1 Aoû - 14:46

Études Antimodernistes

http://www.etudesantimodernistes.fr/presentation

____________________


Samedi dernier, 30 juillet 2016, Mgr Sanborn se trouvait à Loches où, à proximité, il a conféré le Sacrement de Confirmation.
A cette occasion, votre serviteur, spécialement heureux de le retrouver, était présent là bas du vendredi soir 29 au dimanche 31 juillet, et cela lui a permis de connaître le site, « Études antimodernistes » (tenu par les séminaristes français de Mgr Sanborn) dont nous avions déjà entendu parler sans en avoir le lien électronique (http://www.etudesantimodernistes.fr/presentation) et dont voici la présentation qu’on y trouve :
Citation :

Présentation du site

EtudesAntimodernistes.fr



Publié par Études Antimodernistes


Présentation Générale

Le site Études Antimodernistes est une collection d'études théologiques, canoniques, liturgiques et historiques, combattant les erreurs modernistes actuelles et expliquant aux Catholiques francophones la situation actuelle de l’Église Catholique.

Ce site n'est pas destiné à commenter l'actualité, mais plutôt à publier et rendre accessibles des documents importants pour la défense de la Foi Catholique. Seront publiées peu à peu des études effectuées par le clergé intégralement fidèle à la Foi Catholique, en réponse aux erreurs de notre temps.



Position Théologique

Le site est sédévacantiste, c'est-à-dire qu'il ne reconnaît pas l'autorité de l'occupant actuel du siège de Saint Pierre, et considère le siège de Saint Pierre comme formellement vacant, en ce sens que celui qui l'occupe actuellement n'a pas l'autorité apostolique, i.e. il n'est pas Pape. Il considère ce constat comme étant aujourd'hui nécessaire pour garder la Foi Catholique, et combat par conséquent ce qui est connu sous le nom d'opinionisme. Il soutient qu'un Catholique ne peut pas assister aux Messes dites en union (una cum) avec l'occupant actuel du siège de Saint Pierre. Le constat de la vacance actuelle du siège de Saint Pierre se base directement sur le dogme de l'Indéfectibilité de l’Église.

Les points essentiels qui expliquent et justifient le sédévacantisme aujourd'hui peuvent être résumés de la façon suivante (ces points sont tirés de la brochure Tradionalists, Infallibility and the Pope, de l'Abbé Anthony Cekada) :
  1. Des enseignements et lois officiellement sanctionnés par Vatican II et après Vatican II comportent des erreurs et/ou promeuvent des choses mauvaises.

  2. Parce que l'Église est indéfectible, son enseignement ne peut pas changer, et parce qu'elle est infaillible, ses lois ne peuvent pas être mauvaises.

  3. Il est par conséquent impossible que les erreurs et les maux officiellement sanctionnés dans les enseignements et lois de Vatican II et post-Vatican II puissent provenir de l'autorité de l'Église.

  4. Ceux qui promulguent de telles erreurs doivent d'une façon ou d'une autre manquer d'autorité réelle dans l'Église.

  5. Les canonistes et les théologiens enseignent que la défection de la foi, quand elle devient manifeste, entraîne la perte automatique d'un office ecclésiastique (autorité). Ils appliquent même ce principe à un pape qui, de façon personnelle, devient d'une manière ou d'une autre hérétique.

  6. Même des papes ont reconnu la possibilité qu'un hérétique puisse un jour monter sur le trône de saint Pierre. Paul IV décréta que l'élection d'un tel pape serait invalide, et n'aurait aucune autorité

  7. Puisque l'Église ne peut pas défaillir mais qu'un pape en tant qu'individu peut défaillir (comme, a fortiori, le peuvent des évêques diocésains), la meilleur explication des erreurs et des maux post-Vatican II est qu'ils émanent d'individus qui, malgré leur occupation du Vatican et de diverses cathédrales diocésaines, ne possèdent pas l'autorité pour régir l’Église.

De plus, le site Études Antimodernistes adhère à la thèse dite de Cassiciacum, ou thèse du Père Guérard des Lauriers, et la regarde comme l'explication théologique certaine de la situation actuelle de l'autorité dans l’Église. En effet, bien qu'il soit certain que les « papes » et « évêques » issus de Vatican II n'ont pas d'autorité, il est également certain que cela n'a jusqu'à ce jour pas été légalement reconnu, et que par conséquent certains effets juridiques n'ont pas été appliqués par une autorité.

Cependant d'autres positions théologiques sédévacantistes qui ne sont ni condamnées, ni contraires à la Foi, peuvent occasionnellement être mentionnées dans des documents mis en ligne par le site Études Antimodernistes. Il va de soi qu'en ce cas le site ne partage pas ces positions.



Administration du Site

Le site Études Antimodernistes est actuellement administré par des séminaristes français du Séminaire de la Très Sainte Trinité (Floride, États-Unis). La création de ce site a été approuvée par le Recteur du séminaire, Monseigneur Donald J. Sanborn, et a été vivement encouragée par M. l'Abbé Anthony Cekada, professeur de Droit Canon et de Liturgie au même séminaire.



Droits et Responsabilités

Les études mises en ligne sur le site Études Antimodernistes sont publiées avec le consentement de leurs auteurs.

Merci de nous faire connaître les éventuelles erreurs d’orthographe, de grammaire ou de conjugaison, ainsi que les erreurs de traduction s'il y a lieu.

Les documents publiés peuvent être diffusés librement. Veuillez cependant en indiquer la provenance, afin de promouvoir l'ensemble des études antimodernistes.

Un document au format pdf accompagne chaque publication d'article, afin de faciliter l'archivage et l'impression.

(Hormis les titres et sous-titres, les soulignés en gras et/ou d’un trait sont de JP B.)

Hier soir, dimanche 31 juillet 2016, Mgr Sanborn prononçait une conférence à Bain de Bretagne sur, entre autres, «la licéité actuelle des sacres sans mandat», sujet à propos duquel votre serviteur s’est récemment disputé avec M. l’abbé Belmont.
Dès que le texte de cette conférence, ou son enregistrement audio, sera disponible sur le site Études Antimodernistes, le texte sera reproduit ou le lien de l’enregistrement audio sera donné ci dessous.

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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JP B
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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Lun 1 Aoû - 20:00

Les Sacres Sans Mandat -- La Messe Una Cum

http://www.etudesantimodernistes.fr/tag/audio/



_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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JP B
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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Ven 5 Aoû - 15:49

Extrait de la conférence prononcé par Mgr. Sanborn [1]

le dimanche 31 juillet 2016


à Bain-de-Bretagne


[1]
Concernant la première partie, savoir « Les Sacres Sans Mandat Pontifical », de la 9e minute et 28 secondes à la 33e minute et 50 secondes. (Note de JP B, comme toutes celles de ce texte.)

Monseigneur Sanborn vient de faire une brève présentation, tout d’abord de lui-même et des sujets de cette conférence, puis surtout de la situation actuelle dans l’Église, où l’enseignement post-vaticandeux est en rupture complète avec l’enseignement traditionnel précédent, et des trois grands mouvements de résistance à ce nouvel enseignement post-vaticandeux : ceux qui, reconnaissant l’autorité de la hiérarchie actuelle, minimisent les changements, tels l’Institut du Christ Roi, la Fraternité Saint-Pierre, etc. ; ceux qui, reconnaissant également l’autorité de la hiérarchie actuelle, rejettent toutefois les nouveautés en faisant le tri entre ce qui leur paraît catholique et ce qui leur paraît erroné (se faisant donc juge de l’enseignement dispensé par celui qu’il reconnaissent pourtant comme véritablement Pape – ce qui est proprement schismatique) telle la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ; et ceux qui rejettent l’autorité de la hiérarchie actuelle et tout son enseignement post-vaticandeux, comme tous les sédévacantistes [2].

[2]
Mgr Sanborn, avec juste raison, ne fait pas ici la distinction, car ce n’est pas le lieu, entre les sédévacantistes formaliter et les sédévacantistes simpliciter.

Puis, à 9:28 donc, il continue ainsi :

A. Analyse et réfutation de la thèse opposée
aux Sacres épiscopaux sans mandat romain
dans la crise actuelle


Citation :

Ceux de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ont sacré des Évêques sans avoir mandat apostolique, et des sédévacantistes (c’est la troisième des catégories proposées [plus haut]) ont aussi fait des Sacres.
Moi-même, je suis l’effet d’un des Sacres.

Alors, la question [qui se pose est celle-ci] [3] : est-il licite, en ces temps-ci [4], de faire cela, ou est-ce que c’est une sorte de révolution contre la Constitution de l’Église, un attentat contre la Constitution de l’Église, de faire des Évêques en ces temps-ci sans mandat apostolique ?

[3]
Toutes les précisions entre crochets (comme celle-ci) sont de JP B.

[4]
[/size] C’est-à-dire dans les conditions actuelles de la situation de l’Église, où l’enseignement post-vaticandeux est en rupture complète avec l’enseignement traditionnel précédent et où, à cause de cela, l’Église est en état de privation de l’Autorité pontificale.

Il faut savoir que chaque Évêque, pour être sacré, doit avoir un mandat apostolique. Ça veut dire que le Pape doit approuver votre Sacre [5].

[5]
En temps ordinaire, normalement, quand l’Église n’est pas en état de privation de l’Autorité pontificale et qu’il existe formellement un Pape en acte.

Autrement, c’est un péché mortel, en soi [6], de procéder à un Sacre sans mandat apostolique, et c’est au moins pencher vers le schisme parce que le domaine des Sacres est du Pape, évidemment [5].

[6]
Tous les soulignés (ici, d’un trait) sont de JPB.

Mais, le problème aujourd’hui, c’est qu’on est dans une situation complètement inouïe qui n’était pas prévue par la loi : que toute la hiérarchie est passée au modernisme.
Alors, que fait-on ? Est-ce qu’on ne fait rien, est-ce qu’on dit « il faut attendre » ? Ou est-ce qu’on préserve le Sacerdoce et la Sainte Messe, les Sacrements ; est-ce qu’on fait des séminaires pour former des Prêtres ; est-ce que c’est ça la bonne voie ?

Si c’est la bonne voie, dans ce cas là il faut avoir évidemment des Évêques.

Ça c’est, on dit en latin la « status question », l’état de la question.

La plupart des traditionalistes disent « oui, c’est justifié de sacrer des Évêques » et il y en a certains qui disent « non, c’est un attentat contre la Constitution de l’Église ».

Alors, il faut aussi distinguer le pouvoir d’Ordre et le pouvoir de Juridiction :
  • Dans chaque Évêque, il y a un pouvoir d’Ordre. C’est-à-dire il a la plénitude du Sacerdoce. Ça veut dire qu’il a non seulement le pouvoir sur l’Eucharistie et le pouvoir de donner les autres Sacrements qu’un Prêtre peut faire aussi, mais il peut aussi faire les Confirmations, évidemment, et les Ordinations et même le Sacre d’un autre Évêque.
    Alors, comme un arbre qui ne peut pas se reproduire quand il est jeune, mais peut se reproduire quand il est adulte, aussi le Prêtre ne peut pas communiquer sa Prêtrise parce qu’il dépend nécessairement d’un Évêque (il est celui qui aide l’Évêque) mais l’Évêque a tout le pouvoir, c’est-à-dire qu’il peut reproduire le Sacerdoce dans les autres. Alors c’est un très grand pouvoir. Ça c’est le pouvoir d’Ordre.

  • [Dans chaque Évêque, il y a normalement aussi] lepouvoir de Juridiction.
    C’est le pouvoir qui relève du Christ, d’abord, et qui passe par le Pape ou un Évêque [7] ou le Pape lui-même, mais c’est le Christ qui le donne au Pape lui-même, [et le Pape le transmet à] l’Évêque ou le Curé.

    [7]
    Pour la transmission de ce pouvoir de Juridiction à un Curé de paroisse.

    Ça c’est la hiérarchie de l’Église : Pape, Évêque, Curé.
    Et chacun a une certaine juridiction : ça veut dire qu’il a le pouvoir de régir l’Église, il a le pouvoir sur les Sacrements, il a le pouvoir aussi sur la doctrine (c’est-à-dire les Évêques ; les Curés ne l’ont pas) et les Évêques peuvent enseigner, ça fait partie de leur fonction, et aussi [le pouvoir sur] la discipline, les droits (le Pape et le Droit Canon, les Évêques peuvent faire des droits dans leur propre diocèse) et c’est pour diriger les fidèles vers le Salut éternel.

Alors, ce sont deux pouvoirs différents et séparables, parce que : le pouvoir d’Ordre vient des Sacrements ; le pouvoir de Juridiction relève du pouvoir du Christ, Tête de l’Église, à travers du Pape pour régir l’Église. Ce sont deux choses différentes.

Alors, ceux qui nient la possibilité légale de sacrer des Évêques en ces temps-ci, disent ceci :
« l’Épiscopat est essentiellement ordonné à la Juridiction et, donc, sacrer un Évêque qui n’est pas nommé par l’Autorité de l’Église, est un attentat contre la Constitution même de l’Église, et c’est la même chose que d’établir une nouvelle hiérarchie. »
Alors ça c’est la plainte de ceux qui disent que c’est mauvais de sacrer des Évêques.

Nous allons regarder cela.

Voici une citation de l’abbé Belmont qui est le principal [8] [des opposants aux Sacres actuels des Évêques] qui disent que c’est quelque chose qui n’est pas permis :

[8]
Parmi les opposants aux Sacres actuels des Évêques il y a aussi les néo-jansénistes qui prétendent qu’il n’existe plus aucun Prêtre légitime apte à donner un quelconque Sacrement licite voire valide, tels l’abbé Zins, les intervenants du forum canadien Te Deum ou/et ceux du forum Deo Juvante, mais ils sont insignifiants et n’entraînent derrière eux que des égarés déjà convaincus de leurs théories mortifères.

Citation :
Par son Sacre épiscopal, l’Évêque est membre de l’Église enseignante ; il participe à la régence du Corps Mystique, il exerce une juridiction dont les déterminations et l’application appartiennent au Pape.
Ça, c’est son principe central.
Mais ce principe est faux :
  1. D’abord, c’est exactement “l’enseignement” de Vatican II :
    Avant Vatican II il y avait, dans le monde entier, des Évêques avec Juridiction [et] des Évêques SANS Juridiction c’est-à-dire des Évêques qui ont été faits pour [prodiguer uniquement] des Confirmations parce que les diocèses étaient tellement grands que l’Évêque du lieu, c’est-à-dire l’Ordinaire, ne pouvait pas faire toutes les Confirmations. Dans la ville de New York, dans l’archidiocèse de New York [où Mgr Sanborn est né], avant le [conciliabule vaticandeux] il y avait 16 Évêques auxiliaires c’est-à-dire 16 Évêques SANS Juridiction, et puis il y avait le Cardinal.
    Alors, ça existait dans le monde entier, des évêques auxiliaires qui étaient là pour aider l’Évêque à donner les Sacrements, surtout [celui] de Confirmation.

    Alors, à Vatican II on a voulu définir l’idée contraire, c’est-à-dire que par le Sacre lui-même, un Évêque fait partie de l’Église enseignante, de la régence de l’Église ; il gouverne l’Église ; c’est “la collégialité”, justement ! Seulement parce qu’il a reçu le Sacre.
    Dans le passé, il fallait recevoir la juridiction ET le Sacre. C’est-à-dire deux choses différentes. Et on était nommé déjà à l’Épiscopat AVANT d’être Sacré, normalement : un Prêtre était nommé, et il avait déjà la juridiction AVANT son Sacre. Ça, c’est le Droit Canon ! Une fois qu’il est nommé, il a la juridiction sur tout le diocèse, même AVANT son Sacre. Il doit consentir à être Sacré, parce qu’il est impossible qu’il puisse jouir de la Juridiction sans avoir la plénitude du Sacerdoce. Ce sont deux choses qui vont ensemble, mais, ce qui est primaire [primordial] dans cette considération, c’est l’Ordre : l’Ordre est supérieur à la Juridiction parce que la Juridiction est là, justement, pour que les Sacrements soient distribués d’une manière ordonnée [licite]. La Juridiction existe pour les Ordres [les Sacrements] ; ce ne sont pas les Ordres [les Sacrements] qui existent pour la Juridiction. Et quelqu’un ne peut avoir la Juridiction dans l’Église, c’est-à-dire la juridiction d’un Évêque, que si il a le Sacre épiscopal [ 9].

    [9]
    Néanmoins, le Cardinal Mazarin n’était pas même Prêtre mais était bien Cardinal. Toutefois, outre que cet exemple est une exception unique qui ne contredit donc pas ce qu’affirme là Mgr Sanborn, parce qu’exception unique précisément, cet exemple prouve bien cependant que, contrairement à ce que semblent penser M. l’abbé Belmont et nos néo-jansénistes visés à la note 8 ci-dessus, non seulement les pouvoirs d’Ordre et de Juridiction sont distincts (et cela, d’institution divine comme le dit bien le Canon 108, § 3 : http://catho.org/9.php?d=bok#x), mais encore qu’ils sont bien séparables.

    Pie XII, par exemple, à dit : « Si un laïc était élu pape, il ne peut [recevoir] l’autorité que dans le cas où il accepte d’être ordonné Prêtre et sacré Évêque. » Il a dit que c’est possible qu’un laïc soit élu pape mais il doit consentir à être ordonné et sacré, parce que c’est une condition nécessaire, même pour recevoir la Juridiction.

    Ce que je veux dire, c’est que, dans la doctrine traditionnelle de l’Église, “Juridiction” et “Consécration épiscopale” sont deux choses qui sont séparées, différentes, mais qui vont ensemble [ 10], naturellement.

    [10]
    Il faut remarquer que M. l’abbé Belmont, me semble-t-il (JP B), ne nie pas que « “Juridiction” et “Consécration épiscopale” soient deux choses qui sont différentes [distinctes] mais qui vont ensemble », mais il nie qu’elles puissent être légitimement séparées. En cela (la négation d’une possible séparation LÉGITIME), nous voyons, grâce à Mgr Sanborn, qu’il en soit remercier, que M. l’abbé Belmont s’oppose, par une interprétation absolue et abusive de ce qu’il considère être « le Droit », à toute la tradition ecclésiale concernant les Évêques auxiliaires…

    Ce principe [qui veut « que par le Sacre lui-même, un Évêque fait partie de l’Église enseignante, de la régence de l’Église »], comme j’ai dit, est exactement l’enseignement de Vatican II en contraste avec la tradition.
    C’est la base de la collégialité : [par le Sacre lui-même qui leur donnerait lui-même, selon ce principe, la juridiction] [3] tous les évêques font partie du grand congrès, de la grande “Assemblée”, [telle une « Assemblée Nationale »] si vous voulez, permanente qui régit l’Église, qu’ils disent « en union avec » le pape, évidemment ; mais ils disent que cette “Assemblée”, ce collège des évêques, est le sujet de la Juridiction universelle.
    Cela veut dire qu’il y a deux têtes parce que, dans un paragraphe (avant ils ont dit « le pape est la tête de l’Église » etc., etc.) mais ils disent aussi, après : « l’autre sujet de l’Autorité suprême dans l’Église est le collège des évêques » ! C’est la collégialité. C’est-à-dire qu’il y a une assemblée permanente qui régit l’Église !

    Autrefois, avant le [conciliabule vaticandeux], l’Évêque avait la juridiction dans SON diocèse et il parlait au Pape à propos de son diocèse.
    Il n’y avait aucune idée d’une assemblée d’Évêques qui régissait l’Église comme si c’était une sorte de démocratie.

  2. Ce principe, de Vatican II, est basé sur le gallicanisme qui tient que l’Évêque reçoit son pouvoir directement de Dieu.
    Vous savez que les gallicans voulaient regarder le Pape un peu comme la reine Élisabeth en Angleterre, c’est-à-dire quelqu’un qui est complètement dépourvu de pouvoir et qui règne et pourrait peut-être intervenir si il y a un problème. Ça, c’était la mentalité des gallicans. Et, alors, pour établir cela, il fallait que leur pouvoir vienne directement du Christ et de l’Église [11] sans passer par le Pape ; et la France était souvent sur le point de [faire] schisme. Louis XIV a été excommunié par le Pape, Innocent XI je crois [cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Innocent_XI#Affaires_.C3.A9trang.C3.A8res (Innocent XI a été béatifié par Pie XII en 1956)] mais en privé parce qu’il [le Pape] ne voulait pas risquer le schisme, et il a dit que, en effet, c’est le schisme, et les articles gallicans de 1682 [rédigés par Bossuet : cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_Quatre_articles ( !…)] sont « schismatiques en soi » [en eux-mêmes] : que le roi, effectivement, soit la tête de l’Église en France, c’est comme les anglicans. Mais le Pape ne voulait pas avoir une autre Angleterre, alors, il a laissé passer les choses.

    [11]
    Ce qui s’assimile, s’identifie, à une Juridiction de suppléance, principe, il faut le dire, rejeté par M. l’abbé Belmont mais dont la position, néanmoins, s’apparente fondamentalement, par son rejet de la possibilité de séparation entre le pouvoir d’Ordre et le pouvoir de Juridiction, à celle, en cela, des gallicans.

    [Cependant] le gallicanisme n’est jamais mort en France.

    Et alors ce principe [qui veut « que par le Sacre lui-même, un Évêque fait partie de l’Église enseignante, de la régence de l’Église »] vient, justement, des gallicans, et cette question à été considérée par le Concile de Trente qui a dit LE CONTRAIRE du gallicanisme.

    Les Espagnols voulaient avoir une définition [selon laquelle] l’Évêque a sa juridiction directement de son Sacre, et le Concile de Trente a dit « Non, les Évêques sont institués par l’Autorité du Souverain Pontife ».

    Peut-être vous rappelez-vous l’histoire de Napoléon qui avait [enlevé puis séquestré] Pie VII en France et il [l’a soumis à] une pression terrible pour lui permettre (à Napoléon) d’instituer les Évêques. C’est-à-dire non seulement de les nommer (c’était déjà concédé par Alexandre VI à Charles VIII en 149… : c’était déjà concédé que le monarque français NOMME les Évêques, mais c’est le Pape qui les INSTITUE, c’est-à-dire leur donne le pouvoir) mais Napoléon insistait à tout prix [pour] que les Évêques soient institués par lui. Et, sous cette pression, Pie VII, malheureusement a dit « oui, je suis d’accord » ; le lendemain, il [s’est rétracté]. (Les Cardinaux étaient absolument épouvantés et le pauvre Pape [endurait] une grande pression.) [Cela se passait] juste avant la guerre en Russie. Alors, la guerre en Russie [« la campagne de Russie »] a changé, comme vous savez, beaucoup de choses.

    Il y avait aussi les Évêques “joséphistes” [cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9phisme#Le_Jos.C3.A9phisme_religieux] qui, en 1786, insistaient [pour obtenir] la même chose [i.e. que les Évêques soient institués par l’État, en l’occurrence l’Empereur [12]]. C’était un petit schisme, un petit conciliabule, c’est-à-dire un faux concile, [où] l’Évêque de Cologne ([qui] était le frère de Joseph II d’Autriche) et d’autres Évêques en Allemagne et dans l’Empire, se sont mis ensemble pour dire la même chose, [savoir] que leur pouvoir vient de Dieu directement par le Sacre épiscopal et qu’ils ne sont pas soumis au Pape pour leur institution.

    [12]
    On ne s’étonnera pas, après cela, que l’Empire austro-hongrois ait été, en châtiment de ce péché impie, d’abord envahi par Napoléon Ier puis, le libéralisme des Habsbourg, Empereurs d’Autriche, n’étant pas corrigé, qu’il a été démantelé en 1918 ! (C’est la conséquence de l’apostasie des Nations…)


  3. Cette thèse a été soutenue aussi par 13 Évêques en France, en 1802, juste après le concordat, et ils étaient les fondateur de « la Petite Église ».
    Si vous vous rappelez : quand Pie VII a signer le concordat en 1801, le gouvernement français a nommer des Évêques “constitutionnels” pour les nouveaux diocèses qui avaient été établis. Napoléon voulait qu’il y ait des Évêques constitutionnels, et cela voulait dire qu’il fallait repousser les Évêques fidèles, qui ont quitté la France en général en attendant que quelque de meilleur se passe. Alors, il [a fallu] dire à ces Évêques fidèles qui n’étaient pas “constitutionnels” qu’il [leur fallait] quitter [leurs] postes et nommer des “constitutionnels” à [leur] place.
    Cela a causé une grande [rébellion] : ces Évêques qui étaient fidèles [jusqu’alors] se sont beaucoup [irrités] et ont fondé une « Petite Église » (c’est-à-dire que ce qu’on appelle « la Petite Église » sont ceux qui rejettent le concordat) et c’était [donc] une Église schismatique. (Enfin, le fondateur même est mort avec les Sacrements de l’Église et il a été réconcilié avec l’Église.) Mais c’est un exemple, encore, de ce principe qui [va] contre l’enseignement de l’Église [13].

    [13]
    On voit, par cet exemple, où mène toute rébellion à l’encontre de l’Autorité pontificale… Que ceux qui accusent inconsidérément Pie VII, Léon XIII, Pie XI ou Pie XII, voire même St Pie X, y réfléchissent !


  4. Et aussi, ce principe [selon lequel] l’autorité [de l’Évêque] vient avec le Sacre, était soutenu par les Évêques libéraux et gallicans, à Vatican I : tous ceux qui étaient contre l’infaillibilité du Pape [14].

    [14]
    Ces « Évêques libéraux et gallicans, à Vatican I, qui étaient contre l’infaillibilité du Pape », avaient à leur tête, précisément, celui d’Orléans : Mgr Dupanloup.

    Il y avait deux [partis] : c’est-à-dire les libéraux et les antilibéraux si vous voulez et une grande partie de la hiérarchie française a été très mal influencée par les idées gallicanes et aussi libérales.
    Saint Antoine-Marie Claret, qui était là, a dit qu’il était scandalisé par l’esprit d’hérésie qu’il a vu en plusieurs Évêques à Vatican I en 1870 !

    La numérotation de ces quatre principaux paragraphes (sur “l’enseignement” de Vatican II, le gallicanisme, ceux de « la Petite Église » et les libéraux à Vatican I) est le fait de JP B.


Alors, cette thèse [selon laquelle] la Juridiction [provient du] Sacre épiscopal n’a aucun fondement dans l’enseignement catholique. L’Église n’a jamais accepté cette thèse.


Pie VI a dit en 1788 : « La dignité épiscopale dépend immédiatement de Dieu quant au pouvoir d’Ordre et du Siège apostolique quant au pouvoir de Juridiction. »

[Donc] alors [c’est] deux choses différentes [15].

[15]
Monsieur l’abbé Belmont se défendra sans doute de ce qu’il ne nie aucunement la distinction entre le pouvoir d’Ordre et le pouvoir de Juridiction, et qu’il ne prétend nullement que celui-ci proviendrait de la Consécration épiscopale et ne vienne pas directement et immédiatement du Pape ; toutes défenses qui paraissent justes. Mais sa phrase, citée plus haut par Mgr Sanborn, « Par son Sacre épiscopal, l’Évêque est membre de l’Église enseignante ; il participe à la régence du Corps Mystique, il exerce une juridiction dont les déterminations et l’application appartiennent au Pape » laisse penser qu’il partage, involontairement et même inconsciemment espérons-le, l’erreur du conciliabule vaticandeux, des gallicans, des joséphistes, de ceux de « la Petite Église » et des libéraux, à ce sujet.
En fait, ce que l’abbé Belmont affirme, c’est que, 1° pour avoir le droit d’être sacré, c’est-à-dire pour que son Sacre soit licite, l’Évêque qui reçoit ainsi la plénitude du Sacrement de l’Ordre doit obligatoirement auparavant avoir reçu l’aval, l’autorisation du Souverain Pontife par le fameux mandat romain même dans la situation actuelle, et 2° les pouvoirs d’Ordre et de Juridiction ne vont pour lui nécessairement pas l’un sans l’autre et sont inséparables. En cela, effectivement, non seulement (comme il a été déjà dit – par exemple dans la note 10 ci-dessus) il s’oppose, par une interprétation absolue et abusive de ce qu’il considère être « le Droit », à toute la tradition ecclésiale concernant les Évêques auxiliaires, mais en plus sa position est semblable, qu’il le veuille ou non et s’en défende ou pas, à celle prônée par le conciliabule vaticandeux et à celle des gallicans, des joséphistes, de ceux de « la Petite Église » et des libéraux quant à son principe, et à celle de « la Petite Église » quant à ses effets qui sont, à dire vrai, mortifères.


Et Pie XII a dit, dans son Encyclique Apostolorum Principis, « la juridiction ne parvient aux Évêques que par l’intermédiaire du Souverain Pontife. »
Et il y a beaucoup d’autres choses que Pie XII a dites : dans Mystici Corporis (1943) il a dit « les Évêques, en ce qui concerne leurs propres diocèses, chacun en vrai Pasteur, fait paître et gouverne au nom du Christ le troupeau qui lui est assigné. Pourtant, dans le gouvernement, ils ne sont pas pleinement indépendants mais ils sont soumis à l’autorité légitime du Pontife romain, et s’ils jouissent du pouvoir ordinaire de Juridiction, ce pouvoir leur est immédiatement communiqué par le Souverain Pontife » [16]. Il dit dans une autre Encyclique, à propos des Chinois (parce qu’en Chine communiste on faisait des Sacres sans mandat), « le pouvoir de Juridiction, qui est conféré directement au Souverain Pontife par le Droit divin, les Évêques le reçoivent du même Droit mais seulement à travers le successeur de saint Pierre. » Et, dans la même Encyclique, il dit : « C’est par sa Volonté divine seule que les fidèles se répartissent en deux classes : le clergé et les laïcs ; par sa Volonté est établi un double pouvoir sacré : d’Ordre et de Juridiction. En outre, et cela est également d’institution divine, on accède au pouvoir d’Ordre, qui constitue la Hiérarchie composée d’évêques, de prêtres et de ministres, par la réception du Sacrement de l’Ordre (c’est-à-dire [dans sa plénitude] : le Sacre) ; quant au pouvoir de Juridiction, le Droit divin lui-même le confère directement au Souverain Pontife, et il vient du même Droit aux Évêques mais seulement par le successeur de Pierre. »

[16]
C’est donc seulement MÉDIATEMENT et indirectement de la part de Dieu (« par l’intermédiaire du Souverain Pontife ») que les Évêques possèdent le pouvoir de Juridiction sur leur propre diocèse.

Alors, il est clair que la Juridiction ne vient pas avec le Sacre
[mais qu’elle] doit être donné par le Souverain Pontife. Le principe clé de ceux qui nient la licéité de sacrer des Évêques en ces temps-ci tombe complètement parce que c’est basé sur cette idée gallicane et de Vatican II [selon laquelle] la régence de l’Église, la Juridiction, vient avec la Sacrement de l’Ordre [15].


A suivre : B. Exposé des raisons en faveur des Sacres épiscopaux sans mandat romain dans la crise actuelle

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Sam 6 Aoû - 20:01

B. Exposé des raisons en faveur des Sacres épiscopaux
sans mandat romain dans la crise actuelle


Suite de la conférence de Mgr Sanborn, de 33:50 à 50:04 :
Citation :

Alors, est-ce qu’il est possible de sacrer des Évêques ? Est-ce une bonne idée ?

Saint Thomas dit « Si vous consentez à la fin, vous devez consentir nécessairement au moyen qui mène à la fin. »
Alors,
  1. la [première] [3] question est celle-ci :

    [3]
    Toutes les précisions entre crochets (comme celle-ci) sont de JP B. Rappelons également que la numérotation des principaux paragraphes est le fait du même JP B.

    Dans la situation actuelle, que j’ai décrite [plus haut], est-ce une bonne idée que d’avoir des Prêtres qui disent la Messe, d’avoir les Sacrements (traditionnels), ou est-ce qu’il est mieux de ne rien faire et d’attendre un autre jour où tout sera remis en ordre ?
    Ça, c’est la question.

  2. Et la deuxième question :
    Est-ce un attentat contre l’Église, de faire des Évêques [dans la situation actuelle] sans mandat apostolique ?

Alors,
  1. [pour] la première question, c’est certainement justifié de dire que, dans la crise actuelle (je pense que presque tous les traditionalistes [17] le diraient) « oui, c’est une bonne idée de continuer avec la Foi, les Sacrements, la sainte Messe. » C’est le bon sens !

    [17]
    Ce terme englobe même ceux qui refusent de s’avouer tels et protestent s’appeler « semper idem » ou « CSI » pour « Catholiques Semper Idem », ce qui, remarquons-le bien, n’est sans doute pas être Catholique traditionaliste ! Rolling Eyes  Laughing

    Alors, si c’est la fin [au sens de finalité], la fin [étant] justifiée, les moyens nécessaires sont justifiés. C’est-à-dire que [cela ne signifie pas] que la fin justifie les moyens, [mais] si c’est un moyen nécessaire qui est attaché nécessairement à la fin, alors le moyen est légitime, et ce moyen-là, c’est le Sacre des Évêques.

    Alors je pense que la plupart des gens sont d’accord [pour dire que] c’est une bonne idée de préserver la Messe parce que, [dans] le monde entier, les traditionalistes de toute sorte comprennent cela.

    Et aussi, il y a le problème [posé par] le nouveau rite du sacre épiscopal [qui] est invalide.
    J’explique : le nouveau rite du sacre épiscopal a été pris d’un rite de la liturgie orientale, et il a été pris d’un rite de l’installation d’un Patriarche oriental QUI A ÉTÉ DÉJÀ CONSACRÉ Évêque. Et c’est [donc] lui donner la juridiction [non le pouvoir d’Ordre] : vous regardez la formule du [nouveau] sacre épiscopal, la formule ESSENTIELLE (Paul VI a dit « voilà la formule essentielle »), ça parle de l’établissement des Églises, et on parle de « spiritus principalis » [qui] veut dire l’esprit de gouverner ! Alors, ça c’est [juridictionnel], ce n’est pas la plénitude du Sacerdoce ! Si vous regardez la formule essentielle dans l’ancien rite [18], il parle de la plénitude du Sacerdoce : c’est sacramentel, ce n’est pas une question de juridiction.

    [18]
    Seul toujours légitimement en vigueur pour les Consécrations épiscopales.

    C’est même pas du tout [valide] : si on regarde la juridiction, c’est à cause de cette idée de Vatican II que Ordre et Juridiction vont ensemble, qu’on a corrompu le rite du Sacre épiscopal dans le nouveau rite. Alors, ça veut dire que presque tous les évêques, de tous les lieux, sont invalidement sacrés ! C’est extrêmement grave pour l’Église Catholique [19]

    [19]
    Cette phrase de Mgr Sanborn (qui ne distingue pas, là, entre l’Église Catholique et ce que certains appellent « l’église Conciliaire », voire « la secte conciliaire », en considérant que plus aucun des membres de ladite « église Conciliaire » ou « secte conciliaire » n’appartient plus, pas même au corps, de l’Église Catholique) provoquera les foudres d’un Louis-Hubert Rémy qui, s’estimant sans doute meilleur théologien que Mgr Sanborn, se permettra de le corriger en lui reprochant ce prétendu manque de discernement No ! (Cf. http://wordpress.catholicapedia.net/apostolica-sedes-vacans-lopinionisme-par-mgr-sanborn-suite/.) On n’arrête pas les orgueilleux qui jugent tout le monde et n’importe qui, n’importe comment…
    Ces messieurs, du reste, en affirmant ainsi que toute la hiérarchie a complètement déserté même le corps de l’Église Catholique pour se fourvoyer entièrement dans une secte (qui, certes, existe et parasite l’intérieur de l’Église) qui aurait totalement pris la place de l’Église enseignante quand la dite secte n’est pas même déclarée telle et qu’officiellement l’Église enseignante existe toujours, ces messieurs, donc, non seulement ne voient pas mais refusent de voir malgré tout ce que nous leur disons à ce sujet depuis si longtemps, qu’ils suppriment ainsi radicalement la succession apostolique faisant ainsi mentir Notre-Seigneur qui a promis qu’elle durerait « usque ad consummationem sæculi » Exclamation

    Alors on doit juger la licéité de sacrer les Évêques sans mandat dans ce contexte [qui fait] que l’Église sera pratiquement, à l’exception des Orientaux (on n’a pas touché les Sacrements des Orientaux, dans ce sens-là), [ peut-être en totalité] il y a des évêques invalides qui “ordonnent” des prêtres invalides.
    C’est ce qui s’est passé en Angleterre pendant le réforme anglicane : ils ont touché [aux] Sacrements ; ils ont décidé « Oh ! Ça ne va pas. Il faut changer, toucher [tout] » ; et puis on est arrivé à une formule qui n’allait pas, qui était invalide.
    Une fois que la doctrine est abandonnée, alors c’est vite fait que les Sacrements tombent aussi dans l’invalidité ou au moins [deviennent douteux].

    Alors ce sont des considérations très importantes.

    Et il y avait, comme j’ai dit [20], beaucoup d’Évêques auxiliaires dans le passé, qui n’avaient pas de juridiction durant toute leur vie, et il y avait des Consécrations SANS MANDAT pendant les temps de persécutions où il était impossible de communiquer avec le Saint-Père et dans ce cas-là l’obligation de Charité, c’est-à-dire de veiller sur les brebis, de donner les Sacrements à ceux qui en ont besoin, est plus importante que le droit qui l’empêche : c’est un principe du Droit Canon que si une loi empêche le but de la loi, le bien que la loi veut accomplir, alors en ce cas-là la loi ne s’applique plus parce que la loi humaine ne peut prévoir tous les cas. (La loi divine, bien sûr, mais la loi humaine ne peut prévoir tous les cas.)

    [20]
    Voir le précédent message ci-dessus (http://foicatholique.cultureforum.net/t4790-lisez-ou-ecoutez-etudes-antimodernistes#33050).

    Et il se peut que la loi humaine empêche le bien dans certains cas, [ce bien] qui est l’intention même de la loi.
    Alors, c’est le cas ici où, si on observe la loi [qui demande] d’avoir le mandat apostolique pour le Sacre des Évêques, ça empêcher, justement, le Sacre des Évêques. C’est un peu comme dans l’Évangile où Notre-Seigneur a guéri quelqu’un le jour de sabbat et les Pharisiens ont fait objection et Il a dit « Si votre âne tombe dans un puits [le jour de sabbat] dans ce cas-là vous allez l’enlever » [21] et Il a dit « l’homme n’est pas fait pour le sabbat mais le sabbat pour l’âme » [22].

    [21]
    Cf. St Luc, XIV, 5.

    [22]
    Cf. St Marc, II, 27.

    Et c’est saint.
    C’est-à-dire que la loi ne peut [pas] prévaloir sur les besoins nécessaires des hommes, pour le Salut éternel.
    C’est [du] pharisaïsme de [prétendre le contraire].
    Il faut que la loi de la Charité, qui [prévoit (ou qui permet)] justement d’être sacré ou d’être ordonné Prêtre, doit prévaloir.
    Par exemple, il y a même des canonistes qui en parlent [et disent] que dans les situations où les gens sont dépourvus d’un Prêtre pour une raison ou une autre (la guerre [ou toutes choses de cette sorte]) les Prêtres, en [vertu] de leur Ordination sacerdotale, sont obligés de donner les Sacrements à ceux qui sont [en sont] dépourvus, même s’ils manquent de la juridiction dans [l’endroit où ils se trouvent] c’est-à-dire si c’est [dans] un autre diocèse ; que cette obligation dépasse la loi [23] ; obligation de Charité envers ceux qui ont besoin des Sacrements.

    [23]
    A dire vrai, cette obligation pour les Prêtres, même s’ils manquent de la juridiction habituellement nécessaire, à secourir tout fidèle dans la nécessité, notamment pour les confessions, est même prévue par la loi : cf. Canon 882 (http://catho.org/9.php?d=bou#bhu) qui stipule que « En péril de mort, tous les prêtres, quoique non approuvés pour les confessions, absolvent validement et licitement n'importe quels pénitents de tous péchés ou censures, quoique réservés ou notoires, même si un prêtre approuvé est présent, […] » ; et le Canon 2261, § 2 (http://catho.org/9.php?d=bpg#ls) prévoit même que « Les fidèles […], peuvent, pour toute juste cause, demander à un excommunié les sacrements et les sacramentaux, surtout si les autres ministres font défaut, et alors cet excommunié peut les administrer sans être tenu de s'informer de la cause de la demande. »
    Cela est permis par l’Église en raison de la possibilité, dans des cas spéciaux, de sa suppléance, laquelle suppléance est elle-même prévue dans le Codex Iuris Canonici, par exemple au Canon 209 (http://catho.org/9.php?d=bol#bb) qui énonce : « En cas d'erreur commune ou de doute positif et probable, sur un point de droit ou de fait, l'Eglise supplée la juridiction pour le for tant externe qu'interne. »

    Alors, il y a plusieurs citations de ce principe d’obligation de donner les Sacrements, qui relève de l’Ordination, [qui affirment que ce principe] est plus fort que même les lois qui gouvernent la distribution [ordinaire] des Sacrements.

    Les lois sont là pour [que], comme j’ai dit, les Sacrements soient donnés d’une manière ordonnée [i.e. légitime et valide].
    Imaginez-vous que si chaque Prêtre faisait son propre ministère, et qu’il y ait le chaos, le désordre dans l’Église pour la distribution des Sacrements, la Juridiction est là, justement, pour assurer que tout soit fait en bon ordre, mais n’est pas là pour empêcher le bien.
    Aussi, il faut avoir la juridiction pour prêcher, pour monter dans la chaire de vérité : il faut avoir le juridiction de l’Évêque parce que c’est lui seul qui a le pouvoir de prêcher dans le diocèse [24]. C’est lui seul ! Il vous donne délégation pour prêcher de sa part, justement pour régler la doctrine catholique dans le diocèse. Et il peut enlever cette délégation si vous dites quelque chose contre la Foi par exemple : vous n’avez pas le droit de prêcher dans le diocèse. Ou vous n’avez par le droit même de dire la Messe, parce qu’il faut avoir un gouvernement des Sacrements c’est-à-dire comment les Sacrements sont distribués, et aussi de la prédication de la loi.

    [24]
    Cf. http://foicatholique.cultureforum.net/t4760-sermons-de-bons-pretres#33033.

    Mais comme j’ai dit, la Juridiction existe pour les Sacrements, ce ne sont pas les Sacrements qui existent pour la Juridiction.
    Et la Juridiction et le pouvoir sacramentel sont deux choses différentes et l’un vient de Dieu directement (c’est-à-dire le Sacrement de l’Ordre), l’autre [la Juridiction] vient du Pape immédiatement.

    Alors, pour ces raisons-là, je dis que c’est absolument, non seulement LICITE mais aussi absolument NÉCESSAIRE de sacrer des Évêques.

    Il y a des objections :
    Une objection, c’est : « Il y a trop d’Évêques. » Alors, plusieurs personnes sont sacrées [et] il y a trop de « chefs d’indiens » [25] pour ainsi dire. Mais ça, c’est inévitable dans une situation où il n’y a pas d’Autorité dans l’Église: les Catholiques écoutent seulement le Pape. Si le Pape n’est pas là, alors les Catholiques vont se disperser [26]. Ils n’écoutent aucune autre autorité.

    [25]
    Américanisme digne de John Wayne ! Very Happy

    [26]
    « Je frapperai le pasteur, et les brebis seront dispersées. » (St Marc, XIV, 27.)

    Alors, c’est inévitable qu’il y ait des personnes sacrées qui ne sont pas dignes. Ça, c’est, je dirai, quasiment normal. C’est-à-dire, on doit s’attendre à cela parce qu’il n’y a pas d’Autorité. C’est une preuve qu’il n’y a pas d’Autorité. Et le désordre qui existe parmi les traditionalistes [17], qui attriste TOUS les traditionalistes, est un signe de leur [catholicité] parce que les Catholiques n’écoutent QUE le Pape. Si le Pape n’est pas là, ils vont se disperser. Leur dispersion, justement, est un signe de leur [catholicité] [27].

    [27]
    Alors, s’il vous plaît, Messieurs les intransigeants excessifs (dont je fais – JP B – parfois partie), arrêtons de vilipender n’importe lequel de nos frères, surtout en affirmant péremptoirement comme certains le font scandaleusement, que un tel et autre tel, dans nos rangs, serait ipso facto excommunié parce qu’il avance quelque chose que, en fait, nous n’approuvons pas personnellement ou que nous jugeons par nous-mêmes contraire à la doctrine catholique et à la Foi…

    Alors, il ne faut pas devenir attristé par cela : c’est une condition avec laquelle nous devons vivre. Il faut garder la Foi et les Sacrements, tout le bien qui est fait par les Prêtres traditionalistes. Il y a beaucoup de bien : on a préservé la Foi, on a préservé les vrais Sacrements, on fait des Prêtres ; la vie de l’Église continue. C’est un très grand bien !
    Qu’il y ait des fous ou des personnes indignes, ce n’est alors pas très important dans la grande vue de ce que nous faisons. Et il y a des indignes qui sont sacrés, oui, ça c’est inévitable quand il n’y a pas de Gouvernement. Dans ce cas-là, quelqu’un qui est déjà pas très doué ou fou ou d’autres motifs, va sacrer des personnes qui sont indignes, qui ne devraient pas être sacrées. C’est inévitable.

  2. [Pour la deuxième question]
    Alors, ce n’est pas vraiment une objection sérieuse et aussi [et donc] ce n’est pas un attentat contre la Constitution de l’Église comme nous avons vu, parce que la Juridiction n’est pas nécessairement attachée au pouvoir d’Ordre.
    C’est que ce sont deux choses qui vont ensemble en général, c’est-à-dire en principe [normalement] parce que celui qui a le pouvoir d’Ordre, surtout la plénitude du Sacerdoce [par le Sacre épiscopal], devrait être le chef parce qu’il a le pouvoir d’Ordre. Ce serait bizarre si un Prêtre disait à un Évêque « faites ceci, faites cela, vous êtes mon servant » ! Ce serait désordonné ! Celui qui a le pouvoir d’Ordre [dans sa plénitude] devrait [et doit normalement] diriger l’Église. Alors il y a un ordre, c’est-à-dire une relation, entre les deux : ceux qui sont constitués dans les saints Ordres, la plénitude du Sacerdoce, devraient [et doivent normalement] diriger l’Église, mais il n’est pas NÉCESSAIRE qu’ils aient la Juridiction ; c’est seulement nécessaire qu’ils aient cet “ordre” à la Juridiction, cette relation à la Juridiction ; il n’est pas nécessaire qu’ils possèdent [le pouvoir de Juridiction] et c’est prouvé par le fait que l’Église a toujours eu des Évêques sans juridiction pendant toute leur vie [et qui] sont morts sans juridiction. [Ceci] est la preuve de cela.

Alors, je passe au deuxième sujet, et c’est la Messe « una cum ».


A suivre : seconde partie – L’Assistance Active à la Messe « una cum »

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Sam 1 Oct - 22:48

Seconde partie – L’Assistance Active à la Messe « una cum »

En attente !...

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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Sam 1 Oct - 22:54

Le Sédévacantisme en Trois Minutes

(http://www.etudesantimodernistes.fr/2016/10/le-sedevacantisme-en-trois-minutes.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail)


https://www.youtube.com/watch?v=dcW2KzxzguY


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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Dim 9 Oct - 22:57

Études Antimodernistes a écrit:

L'Acte de Foi est-il raisonnable ?


Par le R. P. M. B. Schwalm O. P. Revue Thomiste, 1896, p. 36 ss.


A cette vieille question toujours actuelle, saint Thomas fait une réponse des plus étonnantes pour beaucoup de nos contemporains : « L'acte de foi procède de la raison spéculative : Fides est in intellectu speculativo sicut in subjecto 1. »

1
IIa IIIae, quaest. iv, art. 2, ad 3m


[...]

Pour lire la suite : http://www.etudesantimodernistes.fr/2016/10/l-acte-de-foi-est-il-raisonnable.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail.

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Jeu 13 Oct - 18:49

Dans une étude déjà ancienne (1991) intitulée « Résistance Et Indéfectibilité » (http://www.etudesantimodernistes.fr/resistance-et-indefectibilite.html ; en pdf: http://data.over-blog-kiwi.com/1/99/48/58/20160907/ob_481168_mgr-sanborn-resistance-et-indefect.pdf) et publiée le 18 avril 2016 par Études Antimodernistes
Mgr Sanborn, § 5 et ss., a écrit:

[…] Sur quoi repose l’indéfectibilité ? Est-ce qu’elle repose sur la Foi ? Ou bien repose-t-elle sur la succession visible des papes et des évêques depuis les Apôtres ?
La réponse est que l’indéfectibilité de l’Église Catholique repose sur ces deux éléments à la fois, et refuser l’un ou l’autre serait une « grave et pernicieuse erreur », pour reprendre les mots du Pape Léon XIII.

Citation :
Si nous regardons le but premier de l’Église, et les causes prochaines qui produisent le
salut, assurément l’Église est spirituelle ; mais si nous considérons les membres qui la
constituent, et les choses qui conduisent à ces dons spirituels, l’Église est extérieure et
nécessairement visible (1). [...]
C’est pourquoi l’Église, dans les Saintes Écritures, est si souvent appelée un corps, et même
le corps du Christ. « Vous êtes le corps du Christ » (I, Cor., XII, 27). Et c’est précisément
parce que l’Église est un corps, qu’elle est visible (1) ; et parce qu’elle est le corps du Christ, elle
est vivante et active, parce que par l’infusion de Sa vertu le Christ la garde et la soutient, à
peu près comme le tronc de la vigne nourrit et rend fertiles les rameaux qui lui sont unis. Et
comme chez les animaux le principe vital est invisible et caché, et est prouvé et manifesté
par le mouvement et l’action des membres : ainsi le principe de vie surnaturelle qui anime
l’Église apparaît clairement en ce qu’elle fait.
Il s’ensuit de ceci que ceux-là sont dans une grave et pernicieuse erreur, qui façonnent
arbitrairement et s’imaginent une Église cachée et invisible ; tout comme ceux qui regardent
l’Église comme une institution humaine qui demande une certaine obéissance dans la
discipline et les devoirs extérieurs, mais qui serait sans communication permanente des dons
de la grâce divine, et sans rien de ce qui témoigne, par des signes constants et évidents,
l’existence de cette vie puisée en Dieu.
L’une et l’autre de ces deux conceptions est tout aussi incompatible avec l’Église de Jésus-
Christ que le corps seul ou l’âme seule est incapable de constituer un homme. L’ensemble et
L’union de ces deux éléments est absolument nécessaire à la véritable Église, comme l’union
intime de l’âme et du corps l’est à la nature humaine.
(Pape Léon XIII, encyclique Satis Cognitum, 29 juin 1896).

[…]

(1) Nous pouvons toutefois remarquer, sans trahir la pensée de Sa Sainteté Léon XIII, que la visibilité du corps de l’Église (qui, lui, ne peut pas disparaître) peut, elle, cette visibilité, subir quelque “éclipse” telle qu’elle en a connu au moment de la crise arienne, par exemple.
C’est d’ailleurs ce qu’évoque Mgr Sanborn quand il écrit plus bas (sous le titre « II. Le problème : L’État de l’Église », § 2) « Si, au contraire, vous répondez que le Novus Ordo n’est pas catholique, alors vous avez le problème de trouver l’Église visible, car il semblerait que l’ensemble de la hiérarchie catholique a fait défection dans cette nouvelle secte non-catholique. » (Souligné par JP B.)

Sous le titre « C. La Solution Sédévacantiste », § 3, Mgr Sanborn donne la solution à ce grave dilemme de savoir si l’indéfectibilité de l’Église réside dans ce qui devrait être sa structure visible ou dans sa doctrine contenant la foi objectivement considérée (doctrine directement contraire à l’enseignement de ceux qui devraient constituer la structure visible de l’Église) :
« Cette théorie [de la distinction materialiter / formaliter], écrit-il, Cette théorie, [disent ceux qui tiennent à ladite théorie], permet de sauver et l’indéfectibilité de l’Église en matière de foi, de morale, de culte et de discipline ; et la permanence de la hiérarchie de l’Église dans la mesure où elle préserve sa continuité matérielle à travers la crise. »
Et dans le dernier § juste avant sa conclusion, Mgr Sanborn écrit « Ceux qui adhèrent au sédévacantisme matériel / formel diront que la hiérarchie visible continue d'exister matériellement, ce qui veut dire que d'une part les élections des papes et les nominations d'évêques sont toujours valides, mais que d'autre part, en raison de leur promulgation d'une fausse doctrine, ces “papes” et “évêques” ne reçoivent pas le pouvoir de juridiction. Ainsi, ce sont de faux papes et de faux évêques, mais vraiment élus papes et vraiment nommés évêques (2) »
(2) Sans, cependant, en raison de l’invalidité du Novus Ordo, posséder le pouvoir d’Ordre. (Note de JP B.)

Notons en passant que Mgr Sanborn, sous le titre « B. Application des Principes aux Solutions / 2. La solution Lefebvriste », juge, avec juste raison, que « La position lefebvriste est une position complètement incohérente, et détruit totalement l'indéfectibilité de l’Église catholique, car elle identifie l'Église catholique avec la défection doctrinale et disciplinaire de Vatican II et de ses réformes ultérieures. » Exclamation

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Sam 15 Oct - 13:42

« Études Antimodernistes » vient de publier ce jour, sous le titre « Le Christ ou Bélial ? » la « Réponse à Mgr Williamson concernant l'Assistance à la Nouvelle Messe » que Monseigneur Sanborn a faite en juillet 2015 sur inveritateblog.com à la conférence donnée par Mgr Williamson le 28 juin 2015 devant un groupe de personnes dans le Connecticut, conférence suivie de questions et de réponses et consultable sur https://www.youtube.com/watch?v=Ma9_10iVBik.
À la suite de ladite conférence, une femme a demandé à Mgr Williamson « s'il était permis d'assister à la Nouvelle Messe 2. Mgr Williamson répondit que, dans certaines circonstances, il est permis de participer activement à la Nouvelle Messe. » (2ème § de la « Réponse à Mgr Williamson concernant l'Assistance à la Nouvelle Messe » de Monseigneur Sanborn.)

2
La question exacte était : « En semaine je vais à une Messe Novus Ordo qui est dite d'une façon très digne, où je crois que les prêtres croient qu'ils changent le pain et le vin. »


Lire la suite (http://www.etudesantimodernistes.fr/2016/10/le-christ-ou-belial.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail ; en pdf : http://data.over-blog-kiwi.com/1/99/48/58/20161013/ob_4a56bd_mgr-sanborn-le-christ-ou-belial.pdf).

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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Jeu 27 Oct - 12:42

Très intéressant : Publication hier (ce matin très tôt en France), par « Études Antimodernistes », d'une interview de Mgr Sanborn sur « Vatican II, le Pape et la FSSPX » (http://www.etudesantimodernistes.fr/2016/10/vatican-ii-le-pape-et-la-fsspx.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail)
Citation :
Questions-Réponses :
Pourquoi on ne peut - absolument - pas assister
aux Messes de la FSSPX.

[...]

Annexe

Le problème de la Messe Traditionnelle Una Cum

(Document PDF : http://data.over-blog-kiwi.com/1/99/48/58/20161026/ob_87f6d5_mgr-sanborn-vatican-ii-le-pape-et-l.pdf.)

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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Lun 31 Oct - 0:21

Très intéressante, mais assez pointue philosophiquement, publication (http://www.etudesantimodernistes.fr/2016/10/la-nouvelle-theologie-ou-va-t-elle.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail) des « Études Antimodernistes » sur la nouvelle théologie (qui avait déjà cours au début du XXe siècle) et qui est une reproduction d'une étude du grand théologien dominicain qu'était le R.P. Garrigou-Lagrange, « La nouvelle théologie où va-t-elle ? », (en PDF: http://data.over-blog-kiwi.com/1/99/48/58/20161030/ob_c43c20_rp-garrigou-lagrange-op-la-nouvelle.pdf)
dans laquelle le R.P. Garrigou-Lagrange, donc, a écrit:

Dans un livre récent du P. Henri Bouillard*, Conversion et grâce chez S. Thomas d'Aquin, 1944, p. 219, on lit: «Quand l'esprit évolue, une vérité immuable ne se maintient que grâce à une évolution simultanée et corrélative de toutes les notions, maintenant entre elles un même rapport**. Une théologie qui ne serait pas actuelle serait une théologie fausse1

* Fin tordu jésuite: https://www.google.fr/?gws_rd=cr&ei=lF4WWP-kNsWrU4PnuYgM#q=henri+bouillard. (Note de JPB.)

** Autrement dit, si l'esprit évolue (comme les modernistes le prétendent alors que ce ne sont que les raisonnements de l'esprit et ses jugements faux qui évoluent), tout doit évoluer! Plus rien n'est vrai... (Note de JPB.)

1
C'est nous qui soulignons [Études Antimodernistes].

[...] « En renonçant à la Physique aristotélicienne, la pensée moderne a abandonné les notions, les schèmes, les oppositions dialectiques qui n'avaient de sens qu'en fonction d'elle » (p. 224). Elle a donc abandonné la notion de forme.

[...] comment «une vérité immuable» peut-elle se maintenir, si les deux notions qu'elle réunit par le verbe être, sont essentiellement changeantes?
Un rapport immuable ne se conçoit que s'il y a quelque chose d'immuable dans les deux termes qu'il unit. Autrement, autant dire qu'un crampon de fer peut immobiliser les flots de la mer.
[...]


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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Lun 31 Oct - 13:12

Nous pouvons voir, grâce (entre autres) à la publication de l'article du R.P. Garrigou-Lagrange et de ces quelques extraits dont il a été question ci-dessus, la folie des modernistes qui rejettent le réalisme aristotélicien puis thomiste pour lui substituer le subjectivisme kantien... No

Notons, du reste, que, comme le dit bien le célèbre dominicain, ce rejet du thomisme va directement contre les préceptes, en matière philosophique, de notre Mère la Sainte Église Catholique !

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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Sam 5 Nov - 14:57

Dans ce nouvel article, « Réponse de Mgr Sanborn aux attaques de Mgr Williamson » (http://www.etudesantimodernistes.fr/2016/11/reponse-de-mgr-sanborn-aux-attaques-de-mgr-williamson.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail)
Études Antimodernistes a écrit:
Récemment, Mgr Williamson a réagi à la parution de la traduction française par notre entremise d'un article de Mgr Sanborn datant de 1991. Il s'agit de l'article Résistance Et Indéfectibilité*. Mgr Williamson a esquissé une argumentation, dans laquel...
* dont il a été question ici (http://foicatholique.cultureforum.net/t4790-lisez-ou-ecoutez-etudes-antimodernistes#33171).

Veuillez vous reporter audit article dont le lien a été donné en tête du présent post et qui comporte cette vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=hz6wg7QQk_8) très intéressante sous-titrée là en français, dont il a été question dans ce post (http://foicatholique.cultureforum.net/t4450p30-le-catholicapedia-blog-organe-dune-secte#33185) et surtout à cet endroit (http://foicatholique.cultureforum.net/t4615-le-saint-siege-actuellement-vacant-une-simple-opinion#33184)... Merci !

Toutefois, voici ladite vidéo :


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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Ven 11 Nov - 23:13


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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Dim 13 Nov - 20:27

« Études Antimodernistes » vient de publier ce jour, sous le titre « Vérité et Immutabilité du Dogme », une très intéressante publication (http://www.etudesantimodernistes.fr/2016/11/verite-et-immutabilite-du-dogme.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail) du R.P. Garrigou-Lagrange (O.P.). En PDF : http://data.over-blog-kiwi.com/1/99/48/58/20161113/ob_a6505f_rp-garrigou-lagrange-op-verite-et.pdf.

À étudier !

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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Mer 16 Nov - 20:38

Mgr Sanborn a-t-il raison ou se trompe-t-il lorsqu’il parle des rats sur le navire ?
Réponse : http://foicatholique.cultureforum.net/t4262-a-propos-du-secret-de-la-salette#33256.

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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Mar 22 Nov - 14:34

« Études Antimodernistes » vient de publier hier, 21 novembre 2016, sous le titre « Le Piège de la Messe du Motu », un très intéressant article (http://www.etudesantimodernistes.fr/2016/11/le-piege-de-la-messe-du-motu.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail ; en PDF : http://data.over-blog-kiwi.com/1/99/48/58/20161121/ob_828535_abbe-cekada-le-piege-de-la-messe-d.pdf) de Monsieur l'Abbé Anthony CEKADA (traditionalmass.org, Juillet 2007 ; EtudesAntimodernistes.fr, Novembre 2016)
qui, donc, a écrit:

Ratzinger « libère » le Missel de 1962.
Bienvenue dans son arc-en-ciel…


[…]


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MessageSujet: Re: Lisez (ou écoutez) « Études Antimodernistes »   Hier à 0:07

« Études Antimodernistes » vient de publier ce jour, sous le titre « Le problème que posent les Papes de Vatican II à la conscience catholique », un très intéressant article (http://www.etudesantimodernistes.fr/2016/12/le-probleme-que-posent-les-papes-de-vatican-ii-a-la-conscience-catholique.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail) du regretté R.P. Noël BARBARA (C.P.C.R.). En PDF : http://data.over-blog-kiwi.com/1/99/48/58/20161204/ob_d133bc_pere-barbara-les-papes-de-vatican-i.pdf.

À étudier pour ceux qui tiennent toujours à ce que les élus des conclaves depuis le conciliabule vaticandeux soient formellement Papes...

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