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 Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE

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JP B
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MessageSujet: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   Jeu 21 Sep - 15:29


EXPOSÉ PAR Mgr. Guérard des Lauriers

de la
THESE DE CASSICIACUM

établissant la distinction

papauté materialiter / papauté formaliter


Extrait du fascicule LE PROBLEME DE L’AUTORITE ET DE L’EPISCOPAT DANS L’EGLISE, Centro Librario Sodalitium, Loc. Carbignano 36 - 10020 Verrua Savoia (TO) Italie. Pp. 31 sq.

ATTENTION !
Cette interview date de mai 1987. Elle est donc antérieure aux sacres de 4 évêques sans mandat romain par Mgr. Lefebvre. (Note ajoutée dans la publication que le “CatholicaPedia Blog” a faite de cette interview et d’où sont tirés les posts du présent fil. – Précision de JPB.)



Deuxième Article

INTERVIEW DE MONSEIGNEUR GUÉRARD DES LAURIERS



CURRICULUM VITAE


Né en 1898, près de Paris, Michel Guérard des Lauriers fréquente les établissements de l'enseignement laïc. Il entre à l'École Normale Supérieure [fondée en même temps que celle de Pise] en 1921, et passe l'agrégation de mathématiques en 1924*. Il étudie deux ans à Rome, avec le Professeur T. Levi-Civita, et prépare une thèse qu'il soutiendra à la Sorbonne sous la présidence du Professeur Elie Cartan.
* Il est sorti cacique, c’est-à-dire supérieur, premier, de sa promotion ! (Précision de JP B.)

Entré dans l'Ordre des Prêcheurs en 1926, il y fait profession en 1930, et est ordonné Prêtre en 1931. Professeur à l'Université dominicaine du Saulchoir depuis 1933, il enseigne également à l'Université pontificale du Latran à partir de 1961. Ce séjour romain fut, pour le Père Guérard des Lauriers, l'occasion d'élaborer la partie doctrinale et de collaborer à la rédaction originale [due à Cristina Guerrini] de la lettre intitulée : « Breve esame critico del Novus ordo missoe »1) ; lettre adressée à Paul VI le 5 juin 1969, fête du Corpus Christi, par les Cardinaux Bacci et Ottaviani. Cette démarche valut au Père Guérard des Lauriers d'être congédié du Latran, en juin 1970, en même temps que le Recteur Mgr Piolanti et une quinzaine de professeurs tous jugés indésirables. Depuis lors, le Père Guérard des Lauriers vit « extra conventum », « cum permissu superiorum ».
1
Le texte original, précédé d'une brève notice historique, a été récemment réédité aux “Éditions Ste Jeanne d'Arc” : Les Guillots - 18260 Villegenon.

Le Père Guérard des Lauriers est l'auteur de plusieurs ouvrages de théologie et de nombreux articles concernant la philosophie des sciences, la critique de la connaissance, la théologie spirituelle. Il est membre de l'Académie pontificale de St Thomas d'Aquin.

Le Père Guérard des Lauriers a publié, en 1978, puis dans les « Cahiers de Cassiciacum »2, une thèse jusqu'à présent non réfutée ; cette thèse consiste à affirmer la vacance formelle du Siège apostolique, certainement à partir du 7 décembre 1965.
2
Les "Cahiers de Cassiciacum" nn° 1 à 6, 1979-1981 - 18 Avenue Bellevue - 06100 Nice.

Le Père Guérard des Lauriers a reçu la Consécration épiscopale, le 7 mai 1981, de Mgr Pierre-Martin Ngô-dinh-Thuc, ancien Archevêque de Hué : Consécration valide, eu égard au rite traditionnel intégralement observé ; Consécration licite et légale, eu égard au pouvoir de Légat conféré par Pie XI à Mgr P.-M. Ngô-dinh-Thuc, le 15 mars 1938** 3.***
** Souligné en gras ou/et d’un trait par JP B.
3
La photocopie de ce document a été reproduite dans la Revue “Sous la Bannière” n° 9, janvier-février 1987, p. 10 (aux “Éditions Ste Jeanne d'Arc” cf. note 1).
*** On trouve un excellent résumé de la « Vie de Monseigneur Guérard des Lauriers » à cet endroit : http://www.sodalitium.eu/vie-de-monseigneur-guerard-des-lauriers/.



INTERVIEW


Monseigneur, cet entretien ne peut pas répondre à toutes les questions que nous aimerions vous poser. Permettez-nous de concentrer en peu de lignes les traits essentiels et brûlants dont nous nous occupons. Les fidèles italiens pourront ainsi comprendre qui vous êtes, quelles sont vos idées au sujet de la crise dans l'Église, comment vous avez choisi d'agir pour ne pas quitter le chemin de la Vérité et pour demeurer sans cesse fidèle à l'Église mise violemment en état de privation. Voici les questions :


1) Sodalitium :
Vous avez longtemps collaboré avec la Fraternité St-Pie X et vous avez été Professeur à Écône jusqu'en 1977 : pourquoi votre collaboration avec Mgr Lefebvre a-t-elle pris fin en 1977 ?

Mgr Guérard :
j'ai collaboré avec Mgr Lefebvre, dès l'origine de son entreprise : Fribourg et Écône, fin 1970. Le 25 décembre 1970, Mgr Lefebvre a célébré la MESSE de minuit et prononcé l'homélie ; il est alors revenu, pour la joie de tous à l'INTÉGRALITÉ du rite traditionnel. J'ai célébré la MESSE du jour, prononcé l'homélie dont j'ai encore le plan, et chaudement remercié Mgr Lefebvre. Je suis demeuré professeur à Écône jusqu'en septembre 1977 ; date à laquelle j'ai prêché la retraite de rentrée du Séminaire. J'ai été congédié peu de temps après. On m'a même refusé de venir visiter les frères Dominicains que Mgr Lefebvre avait acceptés à Écône au titre d'étudiants. Motif de cette exclusion : j'avais exposé plusieurs fois en « cercles privés » [intra muros], et j'avais fait, au cours d'une leçon publique, une allusion parfaitement claire à la « thèse [2a]***.
*** Voir ci-dessous, c’est-à-dire dans le prochain post. (Précision de JP B.)

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


Dernière édition par JP B le Jeu 28 Sep - 13:40, édité 1 fois (Raison : Précisions entre parenthèses concernant l’édition ; ajout de la note 3 omise par le “[i]DiabolicaPedia Blog[/i]” ; ajout du lien donnant l’exposition de la vie de Mgr Guérard ; remise à la forme d’origine modifiée par le “[i]DiabolicaPedia Blog[/i]”.)
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JP B
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MessageSujet: Re: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   Jeu 21 Sep - 22:20


2) Sodalitium :
Pouvez-vous nous expliquer brièvement :
  • a) Quelle est votre position sur la situation actuelle de l'Église catholique et sur le personnage qui occupe le siège pontifical depuis mi-OCTOBRE 1978 [ce qui revient à exposer la thèse dite de "CASSICIACUM"].
  • b) Ce que l'on peut reprocher, sur le plan doctrinal, à Mgr LEFEBVRE.
Mgr Guérard : [2 a] La « thèse » dite de « Cassiciacum »2.
2
Voir cette note dans le post précédent. (Précision de JP B.)
  • [I) L'énoncé de la "thèse de Cassiciacum" [désignée ci-dessous par la "thèse C"].

    • α) Cet énoncé requiert un présupposé métaphysique, qu'il est indispensable d'expliciter.

      Tout étant créé est composé. Si cet étant est matériel [et non esprit pur] cette composition est celle de la matière et de la forme. La forme se définit : « Quo aliquid habet esse » : « ce selon quoi tel étant a d'être » ; ainsi, l'âme est la forme du composé humain. La matière, globalement considérée, c'est, dans l'étant, ce qui est distinct de la forme, et a l'être par la forme ; la matière-sujet se définit : « quod habet esse » : « ce qui, dans l'étant concret, a l'être » : ainsi le corps uni à l'âme, dans le composé humain.
      De là résulte qu'au point de vue de la métaphysique [qui est celui de l’« esse »], la matière est déterminée par la forme ; il y a, de la matière à la forme, un rapport ontologique [on, ontos : l'étant] qui est de déterminé à déterminant.
      En sorte que si, dans un même étant concret, se trouvent deux « parties » A et B, telles que A est, au point de vue ontologique, déterminé par B, et si on veut caractériser ce rapport QUI EST DANS L'ÉTANT entre A et B, en se plaçant au POINT DE VUE DE L'ÉTANT, on doit dire ceci. Envisager cet étant MATERIALITER, c'est considérer en cet étant la « partie » A. Envisager ce même étant FORMALITER, c'est considérer en lui la partie B. Envisager tel humain MATERIALITER, c'est considérer en lui le corps, et tout ce qui a rapport au corps. Envisager ce même humain FORMALITER, c'est considérer en lui l'âme, et tout ce qui a rapport à l'âme.

      Pourquoi introduire cette distinction : MATERIALITER - FORMALITER ? laquelle paraît être une abstraction et une complication ? Si on fait ainsi, c'est par souci du RÉALISME, c'est pour que le discours soit mieux conforme à la réalité. En effet, ce qui existe, c'est le TOUT, le composé, c'est l'homme qui est uniquement corps et âme. Le corps sans âme n'est pas même un corps humain ; l'âme humaine séparée n'est pas une personne. Si on veut saisir le corps et l'âme tels qu'ils SONT EN RÉALITÉ, il faut, considérer ceux-ci DANS LE TOUT ; il faut considérer : TEL humain selon son corps, ce qui est le considérer MATERIALITER [au point de vue de la « matière »] ; et il faut considérer TEL humain selon son âme, ce qui est le considérer FORMALITER [au point de vue de la « forme »]. La distinction : MATERIALITER - FORMALITER, qui est une distinction de « points de vue », paraît donc être plus abstraite que la distinction : MATIÈRE - FORME, laquelle est une distinction de « choses ». Cependant, en réalité, la distinction : MATERIALITER - FORMALITER respecte mieux la concrétude de l'étant, et la véritable nature des « parties » telles qu'elles sont réellement DANS l'étant, et SEULEMENT DANS L'ÉTANT.
      De cette conformité MAXIMALE à la RÉALITÉ, il s'ensuit nécessairement que la distinction MATERIALITER - FORMALITER a, ex se, une portée analogique que ne peut avoir la distinction MATIÈRE - FORME : laquelle concerne, non l'esse comme tel, mais seulement une catégorie particulière d'étants créés.

    • β) Le rapport qui existe entre la personne physique du Pape et le charisme papal, se trouve clairement précisé au moyen de la distinction : MATERIALITER - FORMALITER.
      Expliquons-le en considérant un « cas concret » :
      Le Cardinal E. Pacelli est l'élu d'un Conclave valide. Il n'est pas encore Pape. Cependant, à la différence de tous les autres Cardinaux, le Cardinal Pacelli et lui seul est en disposition ultime à devenir Pape : tout comme, aux cours d'une génération, la matière qui va devenir celle de l'engendré est en disposition ultime à recevoir la forme de celui-ci. On peut donc dire, par analogie, que la personne physique élue par un Conclave supposé valide est constituée Pape MATERIALITER ; et cela, ipso facto : À LA CONDITION CEPENDANT que ladite personne physique NE soit PAS hypothéquée d'un obex demeuré occulte et suspendant en elle l'état normal de l'élection.
      Le Cardinal Pacelli accepte l'élection. Il reçoit, en l'acte même de cette acceptation, la Communication exercée par le Christ en faveur de Pierre et des Successeurs de Pierre [Jn XXI, 15-17]. Le Cardinal Pacelli est donc constitué Vicaire de Jésus-Christ. Et comme, être Vicaire de J.-C, c'est TRÈS PRÉCISÉMENT EN CELA que consiste le fait d'être Pape, on dit que la même personne physique, savoir le Cardinal Pacelli, qui était Pape seulement MATERIALITER en vertu de l'élection, devient Pape FORMALITER en l'acte même où il accepte l'élection. Il y a cependant, pour la seconde étape [FORMALITER], une condition sine qua non ; et cela, tout comme pour la première étape [MATERIALITER]. Cette condition est évidente, et elle est la suivante : II faut que, au moment même où le Cardinal Pacelli affirme extérieurement accepter l'élection, IL NE POSE PAS intérieurement d'une manière occulte un obex qui l'ait empêché de RECEVOIR la Communion promise et exercée par le Christ. S'il s'était avéré ultérieurement qu'un tel obex eût existé lors de l'acte d'acceptation, le Cardinal Pacellli n'eut été, à aucun moment Pape FORMALITER.
      La distinction FORMALITER - MATERIALITER entendue comme on vient de l'exposer a été utilisée par St Robert Bellarmin. Cette distinction, et les deux conditions sine qua non qu'on vient de préciser, s'imposent d'ailleurs, de par la métaphysique du « sens commun », et en vertu du DROIT NATUREL fondé sur cette métaphysique, exigé par elle ; et, par conséquent sous-jacent même au droit divin, a fortiori au droit canonique et au droit purement ecclésial.

    • γ) L'énoncé de la « thèse C », conformément à la distinction : FORMALITER - MATERIALITER.

      La « thèse C » concerne le rapport dont il est question au paragraphe précédent [β] : rapport entre la personne physique qui « occupe » au moins apparemment le Siège épiscopal de Rome, et le charisme qui est propre au Pape. La manière de posséder ce charisme, c'est CELA qui constitue la manière d'être Pape.

      La « thèse C » comprend deux parties, conformément aux deux membres de la distinction-clé [FORMALITER-MATERIALITER].

      • A] L'occupant du Siège apostolique [le Cardinal Montini, au moins après le 7 décembre 1965*, Mgr Luciani, Mgr Wojtyla] N'EST PAS PAPE FORMALITER. Il ne faut pas le désigner par le mot Pape.
        C'est-à-dire que ledit « occupant » N'EST PAS, en aucun de ses actes, le Vicaire de Jésus-Christ. Ces actes, en tant précisément qu'ils prétendent être actes du Pape, en tant que Pape, SONT NULS. Il n'y a pas à désobéir aux « ordinations » prétendument portées par Mgr Wojtyla en tant qu'il serait Pape ; car il n'est pas en acte le Vicaire de Jésus-Christ ; toutes les ordinations portées à ce pseudo-titre sont VAINES, NULLES, sans aucune portée dans la réalité. IL FAUT, non désobéir, mais IGNORER.

      • B] L'"occupant" du Siège apostolique EST CEPENDANT « PAPE » MATERIALITER. On peut, commodément, le désigner sous le nom de « pape » : les guillemets consignifiant qu'il n'est pas Pape.
        C'est-à-dire que L’« occupant » occupe le Siège d'une manière illégitime et sacrilège [puisqu'il n'est pas Pape, et se fait passer pour tel] ; mais il l'occupe. Désigner un Pape véritable requiert canoniquement d'avoir, au préalable, constaté et déclaré la vacance réelle du Siège matériellement occupé.

      • C] En résumé, on peut dire. Au plus tard à partir du 7 décembre 1965*, il y a VACANCE FORMELLE du Siège apostolique, bien que ce Siège ait été et soit « occupé » MATERIALITER par trois personnes, toutes en état de Schisme capital.

      * Souligné par JP B: Nous voyons là que, lorsque Myra DAVIDOGLOU dans son « ANALYSE LOGIQUE DE LA THÈSE DITE DE CASSICIACUM » (http://blog.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2017/09/DAVIDOGLOU-Analyse_logique_these_Cassiciacum.pdf) écrit
      • dans son « RESUME DE LA THESE », que pour « Mgr Guérard des Lauriers, et ses disciples, [l'occupant du Siège apostolique a cessé d'être formellement pape] depuis le 7 décembre 1965 » ;
      • dans sa présentation des « DEUX PROPOSITIONS DE LA THESE » : « La première, à savoir que Paul VI, ayant été privé de la juridiction suprême par Jésus-Christ, a cessé d'être pape formellement […] » ;
      ce qu’elle dit est inexacte : le R.P. GUÉRARD DES LAURIERS et tous ceux qui le suivent fidèlement ont toujours affirmé que « l'occupant du Siège apostolique a cessé d'être formellement pape » « au moins après le 7 décembre 1965 », « Au plus tard à partir du 7 décembre 1965 » !

À suivre : « [II) La preuve de la « thèse C », en chacune de ses deux parties. »

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


Dernière édition par JP B le Jeu 28 Sep - 14:46, édité 1 fois (Raison : Remise à la forme d’origine modifiée par le “[i]DiabolicaPedia Blog[/i]” ; modification de la note 3 due à ce “[i]DiabolicaPedia Blog[/i]”, et repassée ici en note 2 comme à l’origine.)
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JP B
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MessageSujet: Re: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   Dim 24 Sep - 1:15


  • [II) La preuve de la « thèse C », en chacune de ses deux parties.

    • α) La preuve de la partie A]*, savoir : L’“occupant” du Siège apostolique N'EST PAS Pape FORMALITER.
      Car, ainsi qu'on l'a expliqué ci-dessus [I β], l'élu d'un Conclave supposé valide n'est constitué Pape FORMALITER en acte même de sa propre acceptation, QUE SI, en l'instant même où il pose cet acte publiquement, il ne pose pas intérieurement un autre acte, et n'est pas intérieurement dans un état occulte, qui l'empêchent de RECEVOIR la COMMUNICATION promise et exercée par le Christ. Puisqu'en effet, c'est EN RECEVANT cette communication qu'on est en acte le Vicaire du Christ, c'est-à-dire Pape FORMALITER, s'opposer volontairement à cette RÉCEPTION, c'est rendre volontairement impossible qu'on puisse être Pape FORMALITER.
      * Voir, dans le précédent post, A] sous le point γ). (Précision de JP B.)

      On doit évidemment, a priori, présumer la loyauté de la personne qui accepte d'être l'élue d'un Conclave valide. Cependant, Léon XIII l'a expressément déclaré (Apostolicoe curoe, 13-IX-1896 ; DS 3318) : « l'Église doit juger de l'intention en tant que celle-ci est extérieurement manifestée ». L’“occupant” [du Siège apostolique] a-t-il eu réellement, en acceptant l'élection par le Conclave, l'intention de recevoir la Communication exercée par le Christ ? Pour répondre à cette question, il faut, selon Léon XIII, considérer les FAITS. Si l’“occupant” avait eu, en réalité, l'intention de recevoir ladite Communication, alors il devait ENSUITE, HABITUELLEMENT, se conformer à toutes les exigences de cette Communication. Si, au contraire, il s'avère que, CONTINÛMENT ET SYSTÉMATIQUEMENT, l’“occupant” va à l'encontre des exigences les plus fondamentales qui sont inhérentes à la Communication exercée par le Christ, IL FAUT CONCLURE, (d'après Léon XIII) que l’“occupant” n'avait pas en réalité l'intention de la recevoir, et que par conséquent il n'a jamais été [ou il a cessé d'être] Pape FORMALITER.

      Or, en l'occurrence, les exigences de la Communication exercée par le Christ en faveur de Pierre et des Successeurs de Pierre sont de deux sortes. Les unes sont en fait présupposées à la Communication ; mais elles ressortissent à l'ontologie : en sorte que, bien que d'ordre naturel, elles sont impérieusement nécessitantes pour la Communication parce qu'elles lui sont immanentes. Les autres exigences sont conséquentes à la Communication et elles sont d'ordre surnaturel « quoad substantiam ». Examinons successivement ces deux sortes d'exigences, en observant comment se comporte à l'égard de chacune respectivement, l’“occupant” du Siège apostolique.

      Le Christ, en instituant Son Église comme Société humaine visible, a ipso facto, sanctionné pour cette Église qui est Sienne, les normes qui sont immanentes par nature, et donc nécessairement, à toute Société de ce type. Or, nous nous bornons ici à le rappeler, en toute Société, l'existence même de l'autorité requiert d'être fondée sur le propos de réaliser le bien commun qui est la fin de ladite Société. Une « personne » physique ou morale qui, au sein d'une Société, poursuivrait habituellement et de multiples façons la néantisation du bien commun qui est propre à cette Société, une telle « personne » donc, ne peut être l'autorité dans ladite Société. L'Église, en naissant selon cette Loi, « eam non minuit, sed sacravit » [De même que « JÉSUS, naissant de MARIE, a, en ELLE, consacré la Virginité, et non pas amoindrie »] – Or nous observons que, depuis 25 ans, par des procédés indirects mais très efficaces et convergents, l’“occupant” du Siège apostolique poursuit la dégradation de ce que justement il devrait promouvoir, savoir le « Bien » commis en propre à l'Église par son divin Fondateur, notamment L’OBLATION PURE et le Dépôt révélé. D'où il suit que l’“occupant” du Siège apostolique ne peut pas être, dans l'Église, L’“Autorité”. Il n'est pas Pape FORMALITER.

      La Communication exercée par le Christ en faveur de Son authentique Vicaire présente également des « prérogatives » [et, vues du dehors, des « exigences »] qui lui sont conséquentes. La principale est l'Infaillibilité. Il est révélé que l'Infaillibilité comporte deux formes : le Magistère extraordinaire solennel [le Pape prononce « ex cathedra » (Immaculée Conception par Pie IX, Assomption par Pie XII)] ; le Magistère ordinaire universel [ensemble des Évêques, dispersés ou réunis, en communion avec le Pape (Assomption, avant la définition par Pie XII)]. Il est donc impossible que l'authentique Vicaire de Jésus-Christ, lorsqu'il se prononce selon l'une ou l'autre de ces deux formes, affirme une chose qui soutienne l'opposition de contradiction avec une doctrine déjà révélée. Or, le 7 décembre 1965, le Cardinal Montini a promulgué, en engageant pour le moins [cf. (3)**] le Magistère ordinaire universel, une proposition concernant la « Liberté religieuse » qui soutient l'opposition de contradiction avec la doctrine infailliblement définie par Pie IX dans l'Encyclique Quanta Cura liée au Syllabus [08-XII-1864]. Il faut donc conclure, d'après Léon XIII, que, posant cet acte, le Cardinal Montini n'avait pas l'intention de recevoir la Communication exercée par Jésus-Christ, et n'était donc plus Pape FORMALITER.
      ** Prochaine question de Sodalitium. (Idem.)

      En résumé [de α)***].
      *** Ci-dessus, dans le présent post. (Id.)
      Le Vicaire de Jésus-Christ ne peut agir COMME TEL que CONFORMÉMENT au charisme qu'il tient de la Communication exercée en sa faveur par Jésus-Christ. Il ne peut donc agir que conformément à Jésus-Christ, donc conformément aux normes naturelles fondamentales sanctionnées et assumées par Jésus-Christ, et conformément à la VÉRITÉ déjà manifestée par Jésus-Christ. Quelque contradiction que ce soit, observable et observée sur l'un de ces points, prouve nécessairement a posteriori, que l'auteur d'un pareil délit ne peut pas être le Vicaire de Jésus-Christ...

    • β) La preuve de la partie B]*, savoir : l’“occupant” du Siège apostolique est « pape » MATERIALITER.
      * Voir, dans le précédent post, B] sous le point γ). (Id.)

      On a expliqué ci-dessus [I β] en quel sens il convient de dire que l'élu d'un Conclave supposé valide est, avant même son acceptation, pape MATERIALITER À LA CONDITION CEPENDANT : que premièrement, le Conclave soit valide [Que de « bruits » ont circulé, plausibles sinon fondés, concernant les trois derniers Conclaves... Tisserand, Siri...] ; que deuxièmement, l'élu apparent ne soit pas hypothéqué d'un obex demeuré occulte et suspendant en lui l'effet normal de l'élection [Si, par exemple, on prouvait avec certitude que Mgr Wojtyla appartenait à une société occulte antichrétienne avant son élection].
      (Souligné d’un trait par JP B.)


      Or l'existence d'un éventuel obex, découvert a posteriori, soit dans le « conclave » qui élit, soit dans la personne ainsi choisie, ne suffit pas à infirmer que celle-ci soit, au moins provisoirement, « pape » MATERIALITER. Car une donnée certaine, MAIS QUI N'EST PAS D'ORDRE ONTOLOGIQUE, ne peut pas être immanente aux Normes divines elles-mêmes. Une telle donnée ne peut donc avoir valeur et FORCE dans l'Église qu'en vertu d'une ordination et d'une promulgation faite par l'authentique Autorité de l'Église. Et comme une telle Autorité, actuellement, fait défaut, nul n'est actuellement qualifié, dans l'Église [nous entendons : la vraie Église ; et non, comme telle, l'église que préside Mgr Wojtyla] pour déclarer qu'après le 7 décembre 1965, le Cardinal Montini a cessé d'être « pape » MATERIALITER.
      (Idem.)


      La même observation vaut pour les « occupants » du Siège apostolique qui ont succédé au Cardinal Montini ; cela, DANS LA SEULE MESURE OÙ une « hiérarchie » qui l'est seulement MATERIALITER peut se perpétuer. Une telle perpétuation n'est pas, ex se, impossible. Elle requiert cependant expressément des Sacres épiscopaux qui soient certainement valides. Et comme le nouveau rite est douteux, les « occupants » [du Siège apostolique] ne seront bientôt plus que des « figurants » ! Mgr Wojtyla est, à cet égard et pour le moins, un éminent précurseur.
      (Id.)


      Comment, dans ces conditions, l'apostolicité de l'Eglise sera-t-elle sauvée ?
      Quoi qu'il en soit de ce Mystère, que nous voile actuellement le « mystère d'iniquité », il faut évidemment tenir que la succession apostolique sera sauvegardée, ininterrompue « jusqu'à la fin des siècles » [Matth. XXVIII, 20]. La « visibilité » n'est pas une note de l'Église : elle a subi des éclipses, car elle est seulement la POSSIBILITÉ DE DROIT, non toujours réalisée EN FAIT [cf. le Grand Schisme], d'observer l'Apostolicité. Tandis que l'Apostolicité est une note, permanente comme l'est l'Église elle-même. Il faut donc tenir absolument la norme, sans laquelle la succession apostolique se trouverait OBJECTIVEMENT interrompue. Cette règle, impérieuse et évidente, est la suivante. La personne physique ou morale qui a, dans l'Église, qualité pour déclarer la vacance TOTALE du Siège apostolique est IDENTIQUE à celle qui a, dans l'Église, qualité pour pourvoir à la provision du même Siège apostolique. Qui déclare actuellement : « Mgr Wojtyla n'est pas pape du tout [pas même MATERIALITER] », doit : ou bien convoquer le Conclave [!] ou bien montrer les lettres de créance qui l'instituent directement et immédiatement Légat de Notre-Seigneur Jésus-Christ [!!].
      (Id.)
        On voit là que Mgr Guérard des Lauriers
        1. reconnaît, contrairement à LHR qui ne l’admet pas, que « [la] “hiérarchie” qui l'est seulement MATERIALITER peut se perpétuer [car] Une telle perpétuation n'est pas, ex se, impossible » ;
        2. se pose la question de savoir « Comment […] l'apostolicité de l'Eglise sera-t-elle sauvée ? » (question que personne, hormis ses disciples fidèles, ne se pose !…) car, dit-il, « il faut évidemment tenir que la succession apostolique sera sauvegardée, ininterrompue “jusqu'à la fin des siècles” [Matth. XXVIII, 20] [et] que l'Apostolicité est une note, permanente comme l'est l'Église elle-même [qu’il faut] tenir absolument [norme] sans laquelle la succession apostolique se trouverait OBJECTIVEMENT interrompue [règle] impérieuse et évidente » ;
        3. précise, dans le même § où se trouve (au début dudit §) la question ci-dessus, que « La personne physique ou morale qui a, dans l'Église, qualité pour déclarer la vacance TOTALE du Siège apostolique est IDENTIQUE à celle qui a, dans l'Église, qualité pour pourvoir à la provision du même Siège apostolique. Qui déclare actuellement : “Mgr Wojtyla n'est pas pape du tout [pas même MATERIALITER]”, doit : ou bien convoquer le Conclave [!] ou bien montrer les lettres de créance qui l'instituent directement et immédiatement Légat de Notre-Seigneur Jésus-Christ [!!] ».

        Ainsi donc nous voyons que tous les sédévacantistes complets (simpliciter) ne tiennent absolument pas compte de l’Apostolicité de l’Unique et Sainte Église Catholique, comme on peut le voir dans ce fil (http://foicatholique.cultureforum.net/t4533-quavez-vous-fait-de-lapostolicite), Apostolicité qui « est [portant] une note, permanente comme l'est l'Église elle-même [qu’il faut] tenir absolument [norme] sans laquelle la succession apostolique se trouverait OBJECTIVEMENT interrompue [et règle] impérieuse et évidente » !
        Seuls les fidèles disciples de Mgr Guérard des Lauriers (qui n’a pas eu le temps d’approfondir plus avant la question de savoir « Comment […] l'apostolicité de l'Eglise sera-t-elle sauvée ? » du point 2 ci-dessus) répondent à ladite question car eux seuls ont bien compris ceci : « il faut évidemment tenir que la succession apostolique sera sauvegardée, ininterrompue “jusqu'à la fin des siècles” [Matth. XXVIII, 20] [et] que l'Apostolicité est une note, permanente comme l'est l'Église elle-même [qu’il faut] tenir absolument [norme] sans laquelle la succession apostolique se trouverait OBJECTIVEMENT interrompue [et règle] impérieuse et évidente »…

        (Note de JP B qui présente ses excuses pour ces répétions rendues, hélas ! nécessaires en raison de l’incompréhension des opposants à la thèse de Cassiciacum.)


      Ces dernières observations montrent suffisamment que la portée objective de la question : « l'occupant du Siège apostolique est-il ou non « pape » MATERIALITER ? » est tellement hors de nos prises, que concrètement et réellement, la réponse à cette question n'a guère d'impact sur le comportement effectivement possible du fidèle attaché à la Tradition.

À suivre : « b) En quoi surtout fait défaut l'attitude de Mgr Lefebvre au point de vue doctrinal ? »

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


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MessageSujet: Re: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   Lun 25 Sep - 15:48

[2 b] En quoi surtout fait défaut l'attitude de Mgr Lefebvre au point de vue doctrinal ?
    La viciosité principale du “lefebvrisme” consiste en une radicale duplicité, laquelle inocule l'hérésie.

    • [I.] “In verbis” – Duplicité.
      À propos de chaque événement, il y a toujours deux affirmations contraires entre elles concernant les rapports avec “Rome” : l'une pour les cercles restreints [« Rien à attendre de Rome, Mgr Lefebvre va consacrer des Évêques »] ; l'autre pour les grands auditoires (Confirmations, Ordinations) [« Tout va s'arranger. Ne compromettez rien. Pas de Consécrations épiscopales »]. Le dernier “numéro” de cette pantomime qui dure depuis dix ans a eu lieu le 8 décembre 1986, Mgr Lefebvre, dans une lettre ouverte à Jean-Paul II, tenue secrète jusqu'au 8 décembre, et ensuite passée sous silence, tient « qu'il faut considérer comme nuls toutes les réformes conciliaires et tous les actes de Rome qui sont accomplis dans cette impiété ». Cette déclaration, lue le 8 décembre au matin dans les Prieurés y a retenu des séminaristes qui étaient déterminés à ne pas renouveler leur promesse et donc à quitter la Fraternité. Cependant la consigne étant donnée aux Écôniens de « ne pas parler de cette lettre », Mgr Lefebvre continue d'affirmer que Jean-Paul II est vraiment pape. Ainsi, selon Mgr Lefebvre, une personne étant l'Autorité, les actes que pose cette personne en tant qu'elle est l'Autorité peuvent être NULS ; « doivent être considérés comme nuls ». Mgr Lefebvre a un si extraordinaire habitus de la duplicité qu'il la pousse avec cynisme jusqu'à affirmer les contradictoires.

    • [II.] “In factis” – Tromperie et blasphème.
      La pratique des Prieurés enseigne en fait, par l'agir, quoique sans le dire que, d'une authentique “autorité” [Mgr Wojtyla est vraiment “pape”, il est en acte le Vicaire de Jésus-Christ], procède une “missio” tellement viciée [ladite nouvelle messe, l'œcuménisme... Assise et le reste] que Mgr Lefebvre refuse de s'y conformer. C'est, dans l'agir, un blasphème contre la sainteté de l'Église. La Missio qui vraiment procède de l'Église ne peut qu'être sainte.

    • [III.] “In verbis et in factis” – Tromperie, diffusion de l'hérésie.
      Depuis dix ans au moins, on a enseigné à Écône, on a répété et imposé aux fidèles des Prieurés, et aux enfants [innocents et sans défense !] qui fréquentent les écoles tenues par la Fraternité St-Pie X, que le Magistère est infaillible SEULEMENT si le Pape parle « ex cathedra ». Cela revient à nier l'infaillibilité du Magistère ordinaire universel, laquelle est cependant affirmée par toute la Tradition, notamment par Vatican I*. Le “lefebvrisme” diffuse donc l'HÉRÉSIE, afin de pouvoir proclamer que Mgr Wojtyla, est vraiment Pape, et de pouvoir ainsi conserver les suffrages des généreux fidèles qu'on met sur le chemin de l'enfer au lieu de leur déclarer la Vérité.

      * Première Constitution Apostolique promulguée par le Concile œcuménique du Vatican, le 24 avril 1870, Dei Filius, chapitre III De Fide, § 4 (http://avancezaularge.free.fr/vatican1_dei_filius.htm) : « […] on doit croire d'une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Écritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l'Église comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel. » (Note de JP B qui souligne en gras ou/et d’un trait.)

À suivre : questions 3) et 4).

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MessageSujet: Re: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   Lun 25 Sep - 21:19


3) Sodalitium :
On dit que Vatican II n 'ayant pas défini de dogmes, la présence indiscutable et d'ailleurs reconnue d'erreurs contre la foi dans les textes conciliaires, ne pose aucun problème quant à l'infaillibilité de l'Église. Cela est-il vrai ? sinon, comment juger une telle assertion ?

Mgr Guérard :
La qualification de Vatican II – [cf. Cahiers de Cassiciacum n° 1 pp. 14-15 ; n° 6 pp. 13-81].
Il était possible à Vatican II de ne pas définir de dogmes. Mais c'est une erreur ou un mensonge que d'affirmer, sur la nature de Vatican II, des contrevérités. Un Concile œcuménique convoqué et approuvé par le Pape appartient pour le moins et par définition même au Magistère universel ordinaire de l'Église*. De soi, c'est-à-dire si les choses sont conformes à ce qu'en exige la nature, les documents qui émanent d'une telle assemblée, qui relèvent formellement de la lumière de la Foi [c'est le cas pour la définition de la « liberté religieuse »] et qui traitent d'une doctrine déjà infailliblement promulguée, sont ipso facto promulgués avec la note d'infaillibilité. Vatican II a pu, à la rigueur, s'affirmer « ordinaire »* ; mais il n'a pas fait et ne pouvait faire qu'une promulgation dont les clauses entraînent canoniquement l'infaillibilité puisse ne pas devoir être infaillible.

* Il faut remarquer, et le Père Guérard n'a pas manqué de le faire (cf. Cahiers de Cassiciacum N° 1, p. 16 [note 8 débutée en page 15] antépénultième §) que, de soi, un Concile œcuménique appartient au Magistère universel EXTRAordinaire, c’est-à-dire au Magistère solennel de l’Église !… (Note de JPB.)


4) Sodalitium :
Donc, que faut-il penser de Paul VI et de Jean-Paul II ?

Mgr Guérard :
Dieu a jugé. Dieu jugera. Quant à nous, ne jugeons pas... au moins de l'intention**. Ces « papes » profèrent l'hérésie et sont pour le moins atteints de « Schisme capital » [cf. Cahiers de Cassiciacum nn° 3-4]. Le mieux qu'il y ait à faire est, me paraît-il, de ne pas les considérer.
« Nec nominetur in vobis » [Eph. V, 3]. Sed tamen oremus pro eis [mais cependant prions pour eux] : Miserere, de Profundis.

** Au for interne, la jugement de l’intention est réservé à Dieu seul. Au for externe, il est réservé à l’Église, mais, comme nous DEVONS tous juger LES ACTES (et non pas les personnes qui les commettent quand on n’a pas soi-même l’autorité pour le faire) nous pouvons (tous) « juger de l’intention en tant qu’elle est EXTÈRIEUREMENT manifestée » (S.S. Léon XIII) ainsi que Mgr Guérard le rappelait. (Note de JP B qui souligne en gras ou/et d’un trait.)


À suivre : questions 5) et 6)

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


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MessageSujet: Re: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   Mer 27 Sep - 15:49


5) Sodalitium :
Que pensez-vous des Messes traditionnelles célébrées par des prêtres qui, tout en étant critiques envers Rome, soutiennent que Jean-Paul II a est vraiment Pape et le nomment au Canon de la Messe ?
a
Aujourd’hui, François. (Note de JP B.)

Mgr Guérard :
Messes traditionnelles, célébrées avec mention de Jean-Paul II a au cours du Te Igitur. Le Prêtre qui célèbre une telle Messe prononce les paroles suivantes : « In primis quoe Tibi offérimus pro Ecclésia Tua sancta catholica... : una cum fàmulo tuo Papa nostro Johanne Paulo... »b Ces Messes sont communément désignées sous le nom de « MESSES UNA CUM »
b
« Que nous Vous offrons en premier pour votre sainte Église catholique... : une (en union) avec votre serviteur notre Pape Jean-Paul (aujourd’hui : François)... ». (Note de JP B.)
    Il faut, dans cette proclamation, considérer deux choses : d'une part, ce qui est directement signifié ; d'autre part, ce qui s'y trouve indirectement consignifié, eu égard au contexte.

      [I.]
      Ce qui se trouve directement signifié par la formule : “una cum”c Le délit de sacrilège.
        c « un (en union) avec » (Idem.)

        Le sens général de la supplication est déterminé par les mots : « quae Tibi offerimus pro... »d. Mais QUOI QU'IL EN SOIT de ce sens général, la locution UNA CUM affirme que l'Église [du Christ et de Dieu : tua], sainte et catholique, est « un avec » le serviteur de Dieu qui est notre Pape Jean-Paul II. La locution UNA CUM affirme donc que, réciproquement, Mgr Wojtyla est « UN AVEC » [ne fait qu'un avec] l'Église de Jésus-Christ, sainte et catholique. Or nous l'avons montré [2a. II. α]e, cette affirmation est une erreur. Car, Wojtyla persistant à proférer et à promulguer l'hérésie, il ne peut être le Vicaire de Jésus-Christ ; il ne peut être, en tant que « pape » comme il se devrait [famulo tuo Papa nostro]f, « un avec » l'Église de Jésus-Christ. L'una cum affirme donc, et proclame, une erreur, concernant CONCRÈTEMENT la Foi.
        d
        « Que nous Vous offrons pour...  » (Id.)
        e
        1ère partie de ce post: http://foicatholique.cultureforum.net/t4843-interview-de-mgr-guerard-mai-1987-sur-la-these#34285. (Id.)
        f
        Votre serviteur notre Pape. (Id.)

        Cela étant, il faut conclure que la Messe « una cum » est « ex se »g objectivement entachée de sacrilège. La MESSE est en effet l'action sacrée par excellence, puisque le Prêtre opère « in Persona Christi »h. Et si ce rôle instrumental concerne éminemment l'acte consécratoire, il est également réalisé par dérivation au cours de ce qui précède et prépare cet acte, ou en découle immédiatement. Or, tout ce qu'enclôt une action sacrée doit être pur, c'est-à-dire conforme à ce qu'en exige la nature. Une proclamation qui spécifie immédiatement l'exercice concret de la Foi doit toujours être VRAIE, eu égard à la Foi elle-même. Elle le doit, à un second titre, si elle est faite au cours d'une action sacrée. Si donc, une proclamation spécifiant immédiatement l'exercice concret de la Foi est faite au cours d'une action sacrée, et si elle est erronée, elle constitue IPSO FACTO et OBJECTIVEMENT un DÉLIT, non seulement contre la Foi, mais également contre l'action sacrée. Une telle proclamation est donc chargée [hypothéquée] d'un délit qui est du genre : « sacrilège » ; cela, OBJECTIVEMENT et INÉLUCTABLEMENT, quoi qu'il en soit du péché commis par les participants [cf. 6]i.
        g
        De soi. (Id.)
        h
        Par, avec, dans… la Personne du Christ. (Id.)
        i
        Question suivante. (Id.)

      [II.]
      Ce qui se trouve indirectement consignifié par la formule : “una cum”c Le délit de schisme capital.
        « Quae tibi offérimus pro... »d. Il s'agit d'une offrande qui est faite EN FAVEUR DE. Voilà ce qui est signifié directement. C'est pourquoi on [Dom Gérard Calvet o.s.b., notamment] a prétendu qu'au Te Igitur, on prie POUR le Pape, et non du tout AVEC le Pape. Mais c'est là une vue superficielle. Il faut en effet observer que, dans cette première partie du Te Igitur, le Pape est considéré EN TANT QUE PAPE, puisque précisément il est mentionné « una cum Ecclésia »j ; 4. D'ailleurs, l'application du fruit de la MESSE [« pro »k], demandée comme étant aléatoire en faveur des personnes privées dans les deux Mémento, est demandée au Te Igitur : DE FAÇON ÉGALE, uniment en faveur de l'Église et du Pape, comme étant certes GRATUITE « ex parte Dei »l, mais comme étant NÉCESSAIRE puisque certaine « ex parte nostri »m.
        j
        Un avec l’Église. (Id.)

        4
        II convient, à ce propos, de répondre à une objection alléguée par Mgr Lefebvre et ceux qui le suivent. Ils prétendent que : « refuser de mentionner W au Te Igitur », c'est disent-ils : « refuser de prier pour le Pape ». Il n'en est rien. Il convient au contraire ÉMINEMMENT de prier pour W comme personne privée, de prier pour lui ET POUR SA CONVERSION, au Mémento des vivants. Tandis qu'il est évidemment impossible de prier pour une personne EN TANT QU'ELLE ASSUMERAIT EN ACTE la fonction d'être le Vicaire de Jésus-Christ, alors que cette personne pose des actes qui suspendent ABSOLUMENT l'exercice de cette fonction. (Note d’origine.)

        k
        Pour. (Note de JPB.)
        l
        De la part de Dieu. (Idem.)
        m
        De notre part. (Id.)

        De cette dernière observation, résulte la conséquence que voici.

        Rappelons que l’“application” du mérite n’est nécessaire [ou : « de condigno »n] que dans deux cas, savoir :
        1. Cette « application » est faite par le Christ en personne : Lui, et Lui seul EN DROIT pour autrui ;
        2. Cette « application » est faite à la personne même qui acquiert le mérite : chacun mérite « de condigno » pour soi-même.

        Puis donc que l'application du fruit de la Messe est faite EN DROIT à cette personne morale que constituent UNIMENT [una cum] l'Église et le Pape, IL FAUT que cette MÊME personne morale soit au principe du Sacrifice dont elle a le DROIT de recevoir le fruit. On affirme d'ailleurs communément que, si la Messe est primordialement le Sacrifice du Christ elle est également et uniment le Sacrifice de L’ÉGLISE [C'est pourquoi, si le prêtre offrant le Sacrifice, QUANT À L'EXERCICE DE L'ACTE, opère in Persona Christi h, sans médiation de l'Église, néanmoins, QUANT À LA SPÉCIFICATION DE L'ACTE, le prêtre ne peut opérer QUE DANS LA MÉDIATION de l'Église. Car seule l'Église a divinement qualité pour garantir avec certitude : la conformité à la Vérité, de l'article qu'elle promulgue au Nom du Christ ; la conformité à la Réalité du rite qu'elle prescrit au Nom du Christ. (Le prêtre qui use d'un rite prend ipso facto l'intention de l'autorité qui est responsable de ce rite... ; on entrevoit toutes les conséquences !o)]. Et, dans l'Église en ordre de par la médiation exercée par la Hiérarchie, c'est en définitive le Pape qui confère la « mission » de célébrer quelque Messe que ce soit. Le Pape est, dans l'Église, le « souverain Pontife ». Et c'est parce qu'Église et Pape uniment [una cum] impèrent dans l'Église militante l'offrande du Sacrifice propre à cette Église, qu'ils ont DROIT « in primis »p au fruit de ce Sacrifice : DANS L'ORDRE CRÉÉ, ils sont « in primis » quant au TERME [savoir l'application du fruit]. PARCE QU'ILS SONT « in primis » quant au PRINCIPE [savoir l'intimation de la célébration].

        n
        Expression théologique intraduisible littéralement, qui signifie : en toute justice rigoureuse. (Id.)

        o
        Mgr Guérard fait là allusion au prétendu nouveau rite “institué” par Paul VI et dans lequel le célébrant « prend ipso facto l’intention de l’autorité qui est responsable de ce rite» c’est-à-dire, objectivement, l’intention que Paul VI avait en “instituant” ce prétendu nouveau rite, ce qui le rend nécessairement invalide (du moins devons-nous le tenir pour tel) puisque Paul VI n’avait pas l’Autorité (cf. http://foicatholique.cultureforum.net/t3254-preuve-de-la-vacance-au-moins-formelle-du-saint-siege) et qu’en conséquence il ne pouvait rien instituer, rite nécessairement invalide (ou du moins que l’on doit tenir pour tel) quoi qu’il en soit de l’intention subjective personnelle du célébrant, comme Mgr Guérard le dit lui-même dans le dernier § ci-dessous de sa réponse à cette question 5)… (Id.)

        p
        En PREMIER. (Id.)


        On voit ainsi quelle est la véritable portée de l'expression « una cum ». Elle ne signifie pas seulement que, célébrant le Sacrifice de la Messe, on prie pour l'Église et pour le Pape, comme pour [pro] telle personne privée ou telle intention particulière. « Una Cum » consignifie, implicitement mais NÉCESSAIREMENT, que, célébrant le Sacrifice de la Messe, on célèbre EN UNION AVEC et SOUS LA MOUVANCE de cette personne morale que sont uniment « una cum » le Pape et l'Église ; attendu que cette personne morale a DROIT in primis p au fruit du Sacrifice : DROIT in primis que seul peut fonder métaphysiquement le fait de participer EN DROIT in primis p à l'ACTE du Christ-Prêtre offrant ce même Sacrifice.

        De là découle la qualification qu'il convient d'attribuer à la Messe Traditionnelle « una cum ». Une telle Messe est valide [supposé que le Prêtre le soit vraiment !], eu égard au rite, qui, à l'instar du Dépôt, demeure divinement garanti par le Magistère de l'Église. Mais, quoi qu'en veuille SUBJECTIVEMENT le célébrant, l'acte qu'il pose comporte OBJECTIVEMENT et INÉLUCTABLEMENT l'affirmation d'être en communion avec « una cum », et même sous la MOUVANCE [papa nostro] d'une personne en état de schisme capital. L'acte d'une telle célébration est donc entaché d'un délit qui est du genre : « schisme » ; cela, OBJECTIVEMENT ET INÉLUCTABLEMENT, quoi qu'il en soit du péché commis par les participants : prêtre célébrant, fidèles assistant [cf. 6].


6) Sodalitium :
Voulez-vous préciser, s.v.p., les difficultés suscitées par l'assistance à une Messe Traditionnelle célébrée « una cum » ?

Mgr Guérard :
Difficultés suscitées par le fait d'assister à une Messe traditionnelle « una cum ».
    Ces difficultés résultent de ce que l'on vient d'exposer.

    On doit évidemment laisser de côté les cas dans lesquels l'assistance à une telle Messe est impérée par un motif extrinsèque [raison familiale par exemple], étant entendu que la personne assistant à une telle Messe manifestera nettement et ostensiblement qu'elle assiste SANS PARTICIPER.

    Si cette dernière clause [MANIFESTER QU'ON NE PARTICIPE PAS] n'est pas réalisée, alors, ex se g, le seul fait d'assister constitue une participation, une caution donnée à la célébration. Et comme celle-ci est hypothéquée OBJECTIVEMENT et INÉLUCTABLEMENT du délit de sacrilège et du délit de schisme, ne s'ensuit-il pas qu'en participant à cette célébration, on encourt la culpabilité de ces délits ?

    La réponse est, EN DROIT, affirmative. D'où il suit que, EN DROIT, les fidèles attachés à la Tradition doivent ne pas assister à la Messe traditionnelle una cum. Cela, eu égard : premièrement à eux-mêmes, deuxièmement au Témoignage qu'ils doivent aux autres.

    Cette réponse, EN DROIT, affirmative, peut être pratiquement tenue en suspens par deux considérants. Le premier est d'ordre général, eu égard aux règles de la morale. Un délit n'est péché que s'il est connu comme tel. L'ignorance excuse, si elle est candide ; elle accroît la culpabilité si elle est calculée, etc.. Nombre de fidèles attachés à la Tradition ne comprennent ni la portée, ni donc la gravité de l’“una cum”. IL FAUT LES INSTRUIRE [cf. 10]q. Mais tant qu'ils n'ont pas compris, on ne peut les inculper d'assister à la Messe traditionnelle una cum... DIEU SEUL sonde les reins et les cœurs...
    q
    Question plus loin (“Que pensez-vous du « témoignage de la foi », nécessairement requis aujourd'hui, de la part des prêtres et de la part des fidèles ?”) qui sera publiée ici plus tard.

    Le second considérant qui peut tenir en suspens la norme de droit [savoir : ne pas assister à la « Messe una cum »], tient à la situation actuelle. Il peut se faire que les fidèles n'aient pratiquement pas d'autre moyen de communier que d'assister à une Messe una cum. Or, s'il est possible de vivre et de progresser dans l'état de grâce sans communier, cette privation ne va pas sans difficulté, ni même parfois sans danger. Et de même que l'Église a toujours admis qu'en danger de mort on puisse recourir à un confesseur même excommunié, ne convient-il pas d'avoir recours à une Messe una cum, pour participer au Sacrifice et y communier ? Pie XII l'a rappelé avec autorité : en l'Église militante, c'est le salut des âmes qui constitue la finalité des finalités r. L'assistance à la « Messe una cum » peut donc être l'objet d'un « cas de conscience ». Chaque cas est un cas ; et il doit être résolu en définitive par la conscience de l'intéressé, mais non sans les conseils et directives communiqués par un prêtre « non una cum ». Ni rigorisme univoque, qui ne tient pas compte de la psychologie d'un chacun ; ni laxisme sentimental : par exemple, une personne qui peut communier chaque quinzaine à une « Messe non una cum », n'a aucune raison et NE DOIT DONC PAS, dans l'intervalle, assister à une « Messe una cum », encore moins y communier5.

    r
    Souligné d’un trait ou/et en gras par JP B.

    5
    Mgr Guérard soutient que, en cette matière, il manifeste uniquement son opinion, et il admet les bons droits de l'autre avis, selon lequel il n'est pas licite même pas pour des motifs pastoraux (le désir des sacrements) d'assister et de communier à une « Messe una cum ». (Note du Centro Librario Sodalitium. Cette dernière position est plutôt celle de l’Istituto Mater Boni Cpnsilii, Éditeur, et aussi celle de votre propre et humble serviteur, hormis « les cas dans lesquels l'assistance à une telle Messe est impérée par un motif extrinsèque [raison familiale par exemple], étant entendu que la personne assistant à une telle Messe manifestera nettement et ostensiblement qu'elle assiste SANS PARTICIPER » comme dit Mgr Guérard dans le 2ième § [plus haut] de cette question 6). Précisions entre parenthèses de JP B.)


À suivre : Note complémentaire de JP B

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


Dernière édition par JP B le Dim 1 Oct - 10:24, édité 1 fois (Raison : Remise à la forme d’origine modifiée par le “DiabolicaPedia Blog”, et changement du titre dans « À suivre ».)
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JP B
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MessageSujet: Re: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   Ven 29 Sep - 21:40


Note complémentaire de JP B

En confirmation de ce que Mgr GUÉRARD DES LAURIERS disait dans ce qui est reproduit dans le dernier post à propos de ce que, dans la prière de la Messe « Te igitur » au début du Canon de la Messe, il faille offrir à Dieu ce saint Sacrifice « in primis » (en premier) « EN DROIT » pour (“pro”) Sa sainte Église catholique et “UNIMENT” (“una cum”) le Pape (quand, bien sûr, il y en a un en acte), c’est-à-dire pour l’Église et le Pape ensemble, Église et Pape déclarés être une seule personne morale par la locution « una cum », en confirmation de cela, donc, il arrivait à Mgr GUÉRARD de préciser ceci :
Après avoir cité le nom du Pape (quand il y en a un en acte – sinon on ne cite personne), quand le célébrant et les fidèles qui s’associent à lui prient également pour leur Évêque, ils ne le font pas de la même manière que pour l’Église et le Pape ensemble.

Le Père GUÉRARD expliquait que la virgule située après le nom du Pape régnant et avant « et Antistite nostro… » (virgule qui, devant la conjonction de coordination “et”, introduit nécessairement une césure) cette virguel, donc, a la même signification que celle qui précède « et omnibus orthodoxis », savoir que, à ces deux endroits, le mot “et” renvoie à la préposition “pro” (pour) et indique que, là, on ne prie plus « una cum », “UNIMENT” la sainte Église catholique avec notre Évêque…, et avec tous ceux qui ont le culte de la foi orthodoxe…, MAIS QUE L’ON PRIE « pour notre Évêque…, et pour tous ceux qui ont le culte de la foi orthodoxe… », sans relation, donc, avec l’expression « una cum » laquelle ne concerne que la sainte Église catholique “UNIMENT” avec le Pape ensemble car on ne peut pas dire un Évêque particulier ni surtout chacun de ceux qui ont le culte de la foi orthodoxe « “uniment”  avec l’Église universellement considérée ». Ils n’“impèrent” en effet pas eux-mêmes « dans l'Église militante, l'offrande du Sacrifice propre à cette Église ».

À ces deux endroits, donc, et seulement à ces deux endroits, l’argument des Dom Gérard Calvet, ralliés et autres célébrants « una cum », est exact : on prie POUR, non pas le Pape, mais notre Évêque…, et POUR tous ceux qui ont le culte de la foi orthodoxe… !
Cela confirme que les mots « una cum » signifient « un avec »  et non pas “pour”.

À suivre : question 7)

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MessageSujet: Re: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   Lun 2 Oct - 16:54


7) Sodalitium:
Monseigneur, en 1981, vous avez été sacré évêque par Mgr Thuc. Cet évêque n'a pas toujours été clair en ses actes. À la suite de ce Sacre, vous avez été “excommunié” par le Cardinal Ratzinger – Que dire de cela ?

Mgr Guérard :
J'ai reçu la Consécration épiscopale, le 7 mai 1981, de Mgr Pierre Martin Ngô-dinh-Thuc.
J'affirme que cette Consécration est valide, légale autant qu'il se pouvait, parfaitement licite.
On appelle : “légal”, ce qui est conforme à la lettre de la loi. On appelle : “licite” ce qui est conforme au but visé par la loi. La vertu d'épikie consiste à négliger la “lettre”, si celle-ci s'avère être contraire au “but”.
    [I.] La Consécration est valide

      Attendu que :
      1. ) le rite traditionnel a été intégralement observé [la lecture du « mandat romain » exceptée!] ;
      2. ) Mgr Thuc et moi-même avions l'intention de faire ce qu'entend faire l'Église.


    [II.]
    La Consécration est légale, autant qu'il se peut.

      Il faut en effet savoir que, par un Bref en date du 15-III-1938, Pie XI institua Mgr Thuc comme étant son Légat [« deputamus in Nostrum Legatum Petrum Martinum Ngô-dinh-Thuc Episcopum titularem Soesinensem ad fines Nobis notos, cum omnibus necessariis facultatibus »]. Mgr Thuc avait donc le pouvoir de consacrer des Évêques, SANS en référer ANTÉCÉDEMMENT au Saint-Siège, et par suite sans « mandat romain ». Mgr Thuc conserva ce MÊME pouvoir, lorsqu'il fut institué Archevêque de Hué par Pie XII. La preuve en est que ce fut lui, Mgr Thuc, et non l'Administrateur apostolique, qui choisit et consacra tous les Évêques du Vietnam entre 1940 et 1950 [Mgr Thuc m'en expliqua, de vive voix, et non sans une insistante malice, la raison (cachée et véritable !). De cette façon, les pensions, frais en cas de maladie, etc. desdits Évêques, ces charges donc incombaient aux fidèles du Vietnam ; tandis qu'ils eussent incombé à “Rome”, si ces mêmes Évêques eussent été consacrés par l'Administrateur apostolique]. Quoi qu'il en soit de cette “divertissante” [!]“finalité”, il reste qu'au strict point de vue de la cause formelle, “Rome”, EN FAIT, sous Pie XII, a confirmé Mgr Thuc dans ses pouvoirs et prérogatives de Légat. Mgr Thuc avait conscience de les avoir conservés et il en fit part oralement à plusieurs personnes : « Quand on trouvera ces Documents après ma mort... ! » Mais ces Documents ne furent mis au jour, et “à jour”, que très tardivement [ils passèrent par de multiples et périlleuses vicissitudes], et c'est pourquoi il n'a pas été possible d'en faire état comme il eut été opportun. C'est donc en toute bonne foi et même en toute candeur, que Mgr Thuc procéda à faire : Consécrations et Ordinations. Il pensait, à juste titre en avoir canoniquement le droit, puisque ce droit ne lui avait pas été retiré.

      Lesdites Consécrations et Ordinations, faites par Mgr Thuc, sont-elles “légales” c'est-à-dire conformes à la lettre de la loi ? Pour qu'elles le fussent parfaitement, il eût fallu qu'APRÈS [Non pas “avant” puisque Mgr Thuc avait juridiquement le pouvoir] l'acte posé, Mgr Thuc en référât à l'Autorité. Mais Mgr Thuc tenait, comme moi-même, qu'il n'y a plus d'Autorité ; bien que, paradoxalement et fort malheureusement, il tînt également à demeurer en bons termes avec l’“autorité”6. [Qu'on veuille bien lire Autorité=véritable Autorité, dont il y a actuellement "vacance formelle" ; autorité=PSEUDO-Autorité qui sévit depuis le 7 décembre 1965a].

        6
         ) Mgr Thuc avait ainsi : pensions et dons, pour secourir les “réfugiés” vietnamiens. Cf. l’article sur le B.O.C. (abréviation de "Bulletin de l'Occident Chrétien") n° 103 - (BP 112 - 92313 Sèvres Cedex). (Note d’origine.)

        a
        Que l’on comprenne bien : quand quelqu’un parle dans une interview, il n’a bien souvent pas le temps ni l’attention suffisante, cela est bien compréhensible, pour TOUT préciser. Aussi, quand Mgr Guérard dit « depuis le 7 décembre 1965 », il est évident pour tous ceux qui connaissent bien sa pensée qu’il entend « depuis AU MOINS le 7 décembre 1965 ». (Note de JP B.)

      De là, deux conséquences :
      • Au point de vue OBJECTIF, c'est-à-dire si l'on considère en elles-mêmes les Consécrations et Ordinations accomplies par Mgr Thuc, celles-ci sont aussi “légales” qu'il se pouvait [et qu'il se peut !]. Car, d'une part, Mgr Thuc avait juridiquement le pouvoir de les accomplir sans « mandat romain » ; et d'autre part, il était et il demeure impossible de “déclarer” ces consécrations et Ordinations à une Autorité qui, en acte et comme telle, n'existe pas. La “légalité” desdites Consécrations et Ordinations est en ÉTAT DE PRIVATION, comme TOUT l'est actuellement dans l'Église militante, en raison de la « vacance formelle » du Siège apostolique.
      • Au point de vue SUBJECTIF, c'est-à-dire si l'on considère les dites Consécrations et Ordinations comme étant l'un des comportements de Mgr Thuc, force est d'observer qu'elles ont été pour lui le « glaive de douleur » et la pierre de scandale. Elles exigeaient qu'il rompît avec “rome”, et il le fit en parole : mais lui tenait, par les « raisons du cœur », à ménager “rome”, et il fut pris au piège où il trouva la mort.
      « Noli judicare si non vis errare ». Quoi qu'il en soit de cette intime agonie, et du Jugement de Dieu, il reste que les Consécrations et Ordinations accomplies par Mgr Thuc sont aussi légales qu'il se peut, participant selon le mode qui est propre à leur nature à l'état de privation qui affecte actuellement toute l'Église militante, et distinctement chacune de ses composantes... L'Église Corps mystique, Épouse du Christ, étant vierge, même sur terre, de quelque privation que ce soit.

    [III.]
    La Consécration est licite

      II faut, pour le bien comprendre, rappeler que, dans l'Église militante considérée en tant qu'elle est un collectif humain, TOUTE LOI PUREMENT ECCLÉSIASTIQUE [les modalités concernant la vacance et la provision du Siège apostolique ressortissent à ce type de loi], MÊME CELLE PORTANT UNE SENTENCE LATÆ SENTENTIÆ, n'a sa force exécutoire qu'en vertu de l'Autorité actuellement exercée. Pour qu'il en fût autrement, pour qu'il puisse exister dans l'Église militante des lois purement ecclésiastiques ayant force exécutoire indépendamment de l'Autorité, il faudrait qu'au moins pour ces lois, l'Autorité reçût son propre mandat de l'Église militante en tant que celle-ci est un collectif humain. Or cette doctrine est explicitement condamnée par Vatican I comme étant erronée [DS 3054 (http://catho.org/9.php?d=bw5#esa)b]. Toute loi purement ecclésiastique est donc, radicalement, une loi humaine, n'ayant de force exécutoire que de par l'Autorité : laquelle, par essence, est monarchique [monós archè].
      b
      Liens donnés par JP B.

      Il s'ensuit que toute loi purement ecclésiastique peut être soumise, et EST ACTUELLEMENT SOUMISE, aux vicissitudes mêmes des lois humaines. D'une part, l'Autorité qui donne force à la loi peut faire défaut ; et c'est ce qui arrive, de par la vacance formelle du Siège apostolique. D'autre part, il se peut que, per accidens, appliquer la lettre de la loi nuise, au lieu de le réaliser, au but visé par la loic. C'est bien ce qui se produit actuellement. L'exigence du « mandat romain », exigence renforcée par Pie XII, comme condition de toute Consécration épiscopale, est ordonnée à mieux affirmer et sauvegarder le caractère monarchique de l'Autorité s'exerçant sur tout Évêque, et sur tous les Évêques de la catholicité. Or, sous Karol Wojtyla, une “consécration” faite de par le « mandat romain » entraîne: que, premièrement, la personne “consacrée” [supposé qu'elle le soit !] est ipso facto en état de schisme capital comme l'est Wojtyla lui-même ; que deuxièmement, la “consécration” faite avec le nouveau rite qui est douteux, est elle-même douteuse, et doit donc être considérée pratiquement comme non valide. La fidélité au « mandat romain » a donc pour conséquence, à brève échéance, que Wojtyla sera le monarque absolu d'une assemblée mondiale dont les membres revêtiront à l'occasion les insignes épiscopaux, bien qu'ils ne soient aucunement Évêques, ni par conséquent successeurs des Apôtres.
      c
      Souligné d’un trait ou/et en gras par JP B. Tous les autres soulignés en gras, non signalés, sont d’origine.

      « La lettre tue, l'Esprit vivifie » [II Cor. III, 6 ; cf. Rom. II, 27-29]. Quand la lettre de la loi [la prescription du « mandat romain »] a pour effet de DÉTRUIRE la fin qui est visée par la loi [savoir l'unité, et partant la réalité même de l'Église militante], alors, c'est la vertu d'ÉPIKIE de ne pas tenir compte de la lettre de la loi, dans la stricte et seule mesure où cela est nécessaire pour continuer d'assurer la fin qui est visée par la loi. Les actes qui sont posés, par nécessité, contre la lettre de la loi, en vue d'assurer le but visé par la loi, de tels actes sont dits “licites”, bien qu'ils soient illégaux. Cette doctrine a toujours été admise dans l'Églisec.

      Nous disons donc que les Consécrations conférées par Mgr Thuc, légales autant qu'il se pouvait [II] puisque Mgr Thuc se trouvait dispensé du mandat romain, furent et demeurent PARFAITEMENT LICITES ; bien que, comme on l'a expliqué [II], leur “légalité” demeure hypothéquée de la privation même qui affecte actuellement toute l'Église militante.

    [IV.]
    Le “cardinal” Ratzinger m'a notifié [par le Nonce à Paris, et non par le Général des Dominicains] que j'avais encouru l'excommunication « latæ sententiæ ». Il m'exhortait à “revenir”, me promettant bon accueil ! Laughing (Smile évidemment ajouté par JP B qui rit bien  de l’histoire…)

    • Je n'ai pas répondu à ce message, pour les raisons suivantes :
      • « Ex parte objecti ». La sentence est, en elle-même, privée de tout fondement : ainsi qu'il est ci-dessus exposé [II, III].
      • « Ex parte subjecti » : id est : Joseph Ratzinger, est “auctoritatis”. Les seuls actes de l’“autorité” qui puissent n'être pas VAINS sont exclusivement ceux ordonnés à ce que perdure dans l'Église, materialiter, la hiérarchie : MATERIALITER seulement, puisque [cf. 2 a]d, l’“autorité” n'a de pouvoir dans l'Église que “materialiter” et non “formaliter”. Ainsi, par exemple, l'acte par lequel l’“autorité” reconnaît la valeur et la portée ecclésiales des Consécrations conférées par Mgr Thuc : un tel acte serait valide. Tandis que tout acte de l’“autorité” qui n'est pas ordonné expressément à la permanence de la hiérarchie [au moins “materialiter”] est VAIN.
        Il n'y a pas à tenir compte d'une chose qui est privée de fondement, qui est vaine ; c'est le conseil de St Jean (II Jn 10-11).

    • Le message du “cardinal” Ratzinger m'a diverti, et même réjoui. De tous les Évêques professant intégralement la Foi catholique, je suis le seul qui soit “excommunié” par la “rome” de Wojtyla. N'étant aucunement en communion avec cette “rome”-là, je rends grâce qu'elle ait, au moins sur le point, déclaré quelle est la Vérité !

À suivre : question 8]

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

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MessageSujet: Re: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   Dim 8 Oct - 16:25



Les pouvoirs de Mgr Pierre-Martin N
GÔ-DINH-THUC


(“Sous la Bannière” N° 9, janvier-février 1987)




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« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   Mar 10 Oct - 1:05


8] Sodalitium :
En 1984 et en 1986, vous avez sacré deux évêques sans l'accord de Rome. Pourquoi faites-vous cela, et pensez-vous devoir encore sacrer des évêques et ordonner des prêtres ?

Mgr Guérard :
J'ai sacré deux Évêques, sans « mandat romain » : Mgr Storck [30-IV-84] ; Mgr Mc Kenna [22-VIII-86].
  • [I.]Il faut que dure sur terre l'OBLATION PURE, l'OBLATIO MUNDA [Mal. 1, 11].

    Certains me prêtent l'intention de vouloir « sauver l'Église ». Je refuse au contraire de m'associer avec ceux qui professent ce propos « in directo ». Car DIEU SEUL, JÉSUS SEUL (cf. 11) (a) sauvera Son Église dans le Triomphe de Sa Mère. De ce fait, je suis certain. Je n'ai pas à savoir le “comment”.
    (a)
    Future question. (Note de JP B.)

    Par contre, je crois DEVOIR tout sacrifier, faire tout ce qui est en mon pouvoir, pour que perdure sur terre l'OBLATIO MUNDA. La Messe traditionnelle telle que la célèbrent Mgr Lefebvre et les prêtres par lui ordonnés, cette Messe célébrée una cum Wojtyla, est, QUOI QU'EN VEUILLE le célébrant, OBJECTIVEMENT entachée d'une double impureté qui ressortit au sacrilège et au schisme capital (cf. 5 (b)). La Messe perpétuée par la Fraternité St-Pie X n'est pas, NE PEUT PAS ÊTRE, l'OBLATIO MUNDA. Cette impossibilité DE DROIT est encore renforcée par la circonstance fort aggravante que voici : en vue de [paraître] justifier leur célébration una cum Wojtyla, les Écôniens n'hésitent pas à affirmer, à diffuser l'erreur, c'est-à-dire qu'ils corrompent la Foi des fidèles en leur inoculant l'hérésie (7). Si Mgr Lefebvre n'avait pas profané la Messe traditionnelle, en exigeant qu'elle soit célébrée una cum Wojtyla, je n'eusse pas même songé, ni à recevoir, ni encore moins à conférer l'Épiscopat.

    (b)
    Cf. http://foicatholique.cultureforum.net/t4843-interview-de-mgr-guerard-mai-1987-sur-la-these#34299. (Précision de JP B.)

    7
    ) Cette hérésie, répandue dans toutes les Chapelles et Écoles tenues par “Écône”, est la suivante : « Le Magistère ordinaire universel de l'Église N'est PAS infaillible ». Or, la Vérité, tenue par la Tradition, et confirmée par Vatican I, est que le MAGISTÈRE ORDINAIRE UNIVERSEL EST INFAILLIBLE *. Cf. M.-L. GUÉRARD DES LAURIERS : « De Vatican II à Wojtyla », apud : Sous la Bannière, supplément au n° 8 [Éditions Sainte Jeanne d'Arc, les Guillots - 18260 Villegenon]. (Note d’origine.)
    * Première Constitution Apostolique promulguée par le Concile œcuménique du Vatican, le 24 avril 1870, Dei Filius, chapitre III, De Fide, § 4 (http://avancezaularge.free.fr/vatican1_dei_filius.htm) : « […] on doit croire d'une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Écritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l'Église comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel. » (Note de JP B qui souligne en gras ou/et d’un trait.)


    MISEREOR SUPER SACRIFICIUM
     (c) ! Telle est la raison primordiale, à elle seule nécessitante pour qui la perçoit, pour laquelle j'ai accepté de recevoir, et pour laquelle je propose, de conférer l'Épiscopat.
    (c)
    Souligné d’un trait par JP B. (Tous les soulignés gras sont d’origine.)



  • [II.] Il convient éminemment que dure sur terre la MISSIO instituée par le Christ [Matth. XXVIII, 18-20].

    La MISSIO comprend certes l'offrande de l'OBLATIO MUNDA: et cela, d'abord. Mais elle est plus ample : « Allez, enseignez, baptisez, éduquez ». Elle est confiée à tous les Apôtres uniment, à chacun respectivement. Elle est donc réellement distincte de la SESSIO, c'est-à-dire de la juridiction promise [Matth. XVI, 18-19], et puis donnée [Jn XXI, 15-17] plénièrement, à Pierre seul; communiquée aux autres par participation à Pierre, et donc seulement dans la médiation de Pierre. – Aux prêtres “fidèles” qui contestent, comme étant une « nouveauté suspecte », la distinction réelle entre la MISSIO et la SESSIO, je me borne à poser une question. « Vous confessez les fidèles. Vous en avez reçu le Pouvoir, lors de votre ordination sacerdotale. Voilà, très précisément, la MISSIO, en la seconde de ses fonctions [“baptisez”, administrez tous les sacrements]. Mais, de qui, de quelle personne morale ou physique, tenez-vous “les pouvoirs” qui, d'après le Concile de Trente, sont requis pour que vous puissiez user validement du Pouvoir reçu lors de votre Ordination ? Non, vous n'avez pas “ces pouvoirs”, encore moins s'il se peut, si vous êtes d'Écône car vous reconnaissez alors officiellement être “suspens a divinis”». Vous répondez : « l'Église supplée ». Mais cette “suppléance” est assurée, dans l'Église en ordre (d), par une loi purement ecclésiastique (e) ; laquelle, comme toutes les lois de cette sorte, est actuellement privée de force exécutoire. Il n'y a donc pas de “suppléance” (f). La Vérité est que vous pouvez user du Pouvoir, sans avoir les “pouvoirs”, parce qu'actuellement le Décret de Trente est privé de force exécutoire (g). La Vérité est par conséquent que vous exercez la MISSIO, bien que vous soyez privé de la participation normalement requise à la SESSIO... par cette raison que toute l'Église militante est elle-même dans ce MÊME état de privation (par rapport à la SESSIO) dont vous vous trouvez affecté. La MISSIO et la SESSIO sont donc, au sein de l'Église militante, deux parties coessentielles réellement distinctes, en droit inséparables, en fait actuellement dissociées : la SESSIO est tenue en suspens par la vacance formelle du Siège apostolique [cf. [I)] (h) ; la MISSIO perdure, autant que faire se peut, dans les prêtres et les fidèles professant d'être attachés à la Tradition : MISSIO, en état de privation, nous le répétons.

    (d)
    C’est-à-dire l’Église qui ne souffre pas de l’absence de l’Autorité, alors qu’actuellement « l’Église est en état de privation de l’Autorité » (comme disait toujours le Père Guérard), état qui ne peut certes pas être appelé l’“ordre” ! (Note de JP B.)

    (e)
    Mgr Guérard des Lauriers faut là, à propos de ce que « l’Église supplée », allusion au Canon 209 (http://catho.org/9.php?d=bol#bb lequel énonce que « En cas d’erreur commune ou de doute positif et probable, sur un point de droit ou de fait, Église supplée la juridiction pour le for tant externe qu’interne ») avancé tant par certains Prêtres de la FSSPX (ou ceux qui, par exemple, sont en cheville avec le « DiabolicaPedia Blog »), pour se réclamer d’une juridiction « de suppléance » (qu’ils ne sauraient pourtant absolument pas posséder puisque le pouvoir de Juridiction ne peut se recevoir que d’un Pape en acte, aujourd’hui inexistant), que d’un abbé Belmont pour justifier (non sans raison) non pas par une « juridiction de suppléance » mais par une « suppléance de juridiction », le Sacrement de Pénitence qu’il dispense légitimement et donc validement pour la raison qui suit (exposé dans les propos de Mgr Guérard) : ce Canon 209 est « une loi purement ecclésiastique [qui] comme toutes les lois de cette sorte, est actuellement privée de force exécutoire » en raison de ce que « l’Église est actuellement en état de privation de l’Autorité ». (Idem.)

    (f)
    Mgr Guérard des Lauriers, excellent et très fin théologien, qui va (allait) toujours au fond des choses et de leurs principes, ne se fonde pas, contrairement à M. l’abbé Belmont ou à votre serviteur (lequel n’est pas théologien et n’a certes pas la capacité de pénétration d’un Père Guérard), pour la légitimité et la validité du Sacrement de Pénitence sur une possible « suppléance de juridiction », mais sur le fait que, pour « les lois de cette sorte » (comme celle de la nécessité de Juridiction pour dispenser et recevoir validement le Sacrement de Pénitence), « l’Église est actuellement en état de privation de l’Autorité ». (Id.)

    (g)
    Il s’agit ici de ce que l’on trouve (entre autres) dans l’“Enchiridion Symbolorum” (à cet endroit: http://catho.org/9.php?d=bws#dri) où
    Denzinger a écrit:

    • Chapitre 6. Le ministre de ce sacrement et l'absolution.

      1684
      Au sujet du ministre de ce sacrement, le saint concile déclare que sont fausses et entièrement étrangères à la vérité de l'Évangile toutes les doctrines qui étendent pernicieusement le ministère des clés à toutes sortes d'hommes en dehors des évêques et des prêtres […]

      1685
      Bien que l'absolution du prêtre soit la dispensation d'un bienfait qui ne lui appartient pas, elle n'est pourtant pas le seul et simple ministère ou d'annoncer l'Évangile ou de déclarer que les péchés sont remis, mais elle est à l'image d'un acte judiciaire par où une sentence est prononcée par le prêtre comme par un juge 1709.
        17099. Si quelqu'un dit que l'absolution sacramentelle. du prêtre n'est pas un acte judiciaire, mais un simple ministère qui prononce et déclare que les péchés sont remis à celui qui les confesse, pourvu seulement qu'il croie qu'il est absous, […] : qu'il soit anathème  […] ; 1685.

    • Chapitre 7. La réservation des cas

      1686
      Donc, parce que la nature et la constitution d'un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets, on a toujours été persuadé dans l'Église de Dieu — et ce concile confirme que cela est très vrai — que ne doit avoir aucune valeur l'absolution prononcée par un prêtre sur quelqu'un sur lequel il n'a pas de juridiction ordinaire ou déléguée.

      […]

      1688
      Néanmoins pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l'Église de Dieu qu'il n'y a plus aucune réservation à l'heure de la mort et que, par suite, tous les prêtres peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l'article de la mort, les prêtres, puisqu'ils ne peuvent rien dans les cas réservés, s'efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l'absolution.



    L’on voit clairement, dans ces citations tirées du St Concile de Trente, qu’il ne s’agit là que de lois purement ecclésiastiques, c’est-à-dire humaines, et qu’en conséquence celles-ci sont actuellement dépourvues « de force exécutoire », comme l’écrit très bien ici Mgr Guérard des Lauriers, parce qu’actuellement « l’Église est en état de privation de l’Autorité » et que, lorsqu’il n’y a pas l’Autorité qui fait les lois, celles qui relèvent uniquement de ladite Autorité sont effectivement, comme dans toutes les affaires humaines, privées de leur force exécutoire. Cela est un principe élémentaire de doit !
    La preuve en est du reste dans l’article n° 1688 de l’“Enchiridion Symbolorum” également cité ci-dessus, car, si ces dispositions avaient relevé du Droit divin, cet article n’aurait pu être promulgué par le Concile de Trente puisque les Lois divines n’admettent aucune dérogation…
    Remarquons de plus, que cet article n°1688 prouve également que le Droit canonique est établi pour le bien des fidèles, plus exactement pour leur salut éternel, et donc qu’en cas de nécessité, il faille bel et bien appliquer prudemment la vertu d’épikie comme la praxis « dans l'Église de Dieu » le veut et le Code le prévoit lui-même à cet endroit !…
    (Id.)


    (h)
    Cf. http://foicatholique.cultureforum.net/t4843-interview-de-mgr-guerard-mai-1987-sur-la-these#34281. (Id.)

    Dans ces conditions, voici l'alternative que doivent décider les fidèles attachés à la Tradition :

    • A) Ou bien ne pas poursuivre la MISSIO. Parce que celle-ci, en état de privation puisque désertée par la SESSIO, se trouve ipso facto anormée, vouée à de multiples périls, à commencer par l'hérésie et par le schisme (i). Le seul Sacrement possible, et certainement valide, serait le Baptême. Il suffit pour que Dieu donne la Foi et la grâce sanctifiante.
      (i)
      C’est ce que l’on voit avec certains sédévacantistes complets qui proclament, dans un blasphème scandaleux (car c’est insulter implicitement Notre-Seigneur) que l’Église est morte ou au moins qu’il n’y a plus, pas même en puissance, de Hiérarchie sacrée, et, en cela, ils sont bien dans l’hérésie au moins matérielle ; ou qui se permettent de juger tout un chacun comme étant formellement hérétique, schismatique ou apostat, et, en cela, ils tombent eux-mêmes dans le schisme, USURPANT une Autorité (nécessaire pour porter de tels jugements) qu’ils ne sauraient bien évidemment pas avoir !… (Id.)

      Ce parti n'est donc pas EN DROIT impossible. C'est celui que prennent de TRÈS RARES fidèles.

    • B) Ou bien poursuivre la MISSIO. Parce qu'on estime qu'il est EN FAIT impossible de conserver la grâce sanctifiante, et même la seule FOI, sans les Sacrements.

    In dubiis, Libertas (j)! On peut choisir : soit A, soit B. Mais : 1) que chacun respecte le choix d'autrui (k) ; 2) que chacun se conforme rigoureusement à l'exigence interne, ontologique, de son propre choix.

    (j)
    En cas de doute, la liberté. (Id.)

    (k)
    C’est précisément ce que ne font pas
    1. ceux qui, proclamant par ailleurs soit que l’Église est morte soit qu’il n’y a plus, pas même en puissance, de Hiérarchie sacrée, en tout cas qu’il n’y a plus aucun Prêtre licite, mènent une véritable guerre psychologique contre les traditionalistes qui gardent et fréquentent encore les Sacrements valides, licites (quoiqu’en disent ces extrémistes intransigeants plus durs que les durs de dur) et non entachés de l’“una cum”, Sacrements vraiment légitimes, donc, que ces néo-jansénistes sont libres de ne pas vouloir pour eux-mêmes comme Mgr Guérard des Lauriers le dit dans le premier terme de cette alternative mais qu’ils ne devraient pas reprocher aux autres;
    2. ceux qui ne cessent d’aller faire le même genre de guerre psychologique contre les premiers, tel un “EML” sous tous ses pseudonymes ou un “Jean333”, agissant eux aussi comme des dictateurs totalitaires de la pensée unique.

    Quant à votre serviteur, si il lui arrive de répondre aux premiers, c’est précisément parce qu’ils attaquent, contre toute charité, sa position absolument libre, alors qu’il laisse la même liberté aux autres !
    D’aucuns diront donc que JP B est un gros libéral, mais ils ne verront pas, ce faisant, que ce sont eux les véritables libéraux, usant de zèle amer sans aucune discrétion, et se permettant, CONTRE TOUT DROIT, la liberté de vouloir imposer leurs idées exclusives, dicter impérativement à autrui ses attitudes, et juger tout le monde sans être juge légitime, voire le faire au for interne…
    (Id.)


    J'ai choisi B. Je respecte profondément les personnes qui ont choisi A : que Dieu leur soit en aide. Mais je réprouve que certaines de ces personnes critiquent et jugent avec “hauteur”, comme si elles étaient l'Autorité, le choix B qu'elles sont libres de ne pas faire... ou même agissent EN FAIT, comme si elles choisissaient B. (L)
    (L)
    C’est exactement ce que décrit la note k ci-dessus… Laughing (Id.)

    Si on choisit de poursuivre la MISSIO, afin que la FOI et la VIE soient conservées pour le plus grand nombre, il faut évidemment des Évêques. Pas de Sacrement sans Sacerdoce sans Évêques (8).
    8
    ) J'ai examiné cette question dans l'article : « Consacrer des Évêques ? » [Sous la Bannière, supplément au n° 3, janvier-février 1986]. Cf. p. 73 de ce volume [NDR]. (C’est-à-dire du fascicule « LE PROBLÈME DE L’AUTORITÉ ET DE L’ÉPISCOPAT DANS L’ÉGLISE », du “Centro Librario Sodalitium”. Précision de JP B. Note d’origine.)

    MISEREOR SUPER TURBAM (c)! Telle est la seconde raison (m) pour laquelle j'ai accepté de recevoir, et pour laquelle je propose de conférer l'Épiscopat.
    (m)
    Ô Charité! (Observation de JP B.)


  • [III.] Les normes qui président à ces Consécrations épiscopales, sans « mandat romain ».

    • a.) Les normes qui découlent du Droit canon ayant cours dans l'“Église en ordre”.
      Les lois, même purement ecclésiastiques, sont l'expression de la Sagesse. Elles conservent toujours valeur directive, même si, per accidens, elles aliènent leur force exécutoire. Il faut donc veiller à ne poser aucun acte qui contreviendrait à la Sagesse inspiratrice de ces lois. Il faut, à cet égard, préciser ceci :
      1. Les Sacres conférés par Mgr Thuc sont licites, et légaux autant qu'il se pouvait. Les Sacres conférés par les Évêques consacrés par Mgr Thuc sont licites, bien qu'illégaux.
      2. Aucun de ces Sacres, tous licites, n'a conféré de juridiction aux Évêques ainsi consacrés (n). Aucun Évêque ne peut avoir de juridiction que sous la mouvance de l'authentique Vicaire de Jésus-Christ. C'est cela que Pie XII a voulu réaffirmer vigoureusement en renforçant la censure portée contre les Sacres sans mandat romain. C'est là une raison de surcroît pour tenir le caractère RELATIF de la juridiction, qui est inhérente à l'Épiscopat.
      3. Les rapports entre les Évêques consacrés par Mgr Thuc sont chose bonne en elle-même. Mais on doit, on devra déclarer clairement qu'une éventuelle assemblée de ces Évêques ne jouit comme telle dans l'Église d'aucune juridiction (n). Elle pourrait utilement jouer le rôle d'un ferment. Elle ne serait pas habilitée à restaurer la hiérarchie (o).
      (n) On voit là combien LHR, qui a pourtant réédité tout cela mais qui, ce faisant, n’en trahit pas moins, bien au contraire, Mgr Guérard des Lauriers, combien tous ses amis du « DiabolicaPedia Blog », tous ces « “Chevaliers”-Suprêmement-Incohérents », sont dans l’erreur en voulant trouver, et en en incitant certains, des Évêques traditionalistes qui acceptassent de se croire revêtus du pouvoir de Juridiction… (Note de JP B.)

      (o)
      Seule la hiérarchie materialiter actuelle est habilitée à le faire quant au pouvoir de Juridiction. (Idem.)


    • b.) Les règles qui découlent de l'épikie : laquelle fonde que lesdites Consécrations sont licites.
      Les Consécrations, sans mandat romain, sont actuellement et provisoirement, licites en vue du salus animarum ; lequel est, selon Pie XII, la lex suprema de l'Église militante. D'où deux conséquences :
      • Conséquence “positive”.
        Il faut multiplier de telles Consécrations, en sorte que subsistent sur toute la terre L’OBLATIO MUNDA et la MISSIO. La principale condition est que des prêtres soient aptes et consentants à assumer cette responsabilité.
      • Conséquence “négative”.
        Il ne faut pas que l'absence de référence à l'Autorité [inexistante en acte] débouche dans une anarchie qui serait en contradiction avec la nature même de l'Église militante (n). C'est pourquoi tous les Évêques ainsi consacrés, sans « mandat romain » et procédant de Mgr Thuc, doivent prendre l'engagement solennel et public de se soumettre inconditionnellement au Pape, si, de leur vivant, Jésus en donne un à Son Église (p). J'ajoute qu'actuellement, maintenant et quoi qu'il en soit d'un divin dénouement [cf. 11] (a), l'unité entre lesdits Évêques ne peut reposer sur une pseudo-hiérarchie artificiellement forgée entre eux. L'unité ne peut reposer que sur la Foi ; celle-ci étant précisée, quant à l'application actuelle et concrète, conformément aux modalités qui viennent d'être exposées... ou à celles qu'imposerait une discussion portant sur toutes les données OBJECTIVES que comporte l'actuelle situation.
        (p)
        Souligné d’un trait par JP B qui précise ceci.
        On voit là que ni Mgr Guérard des Lauriers, en tant que Consacré et surtout de Consécrateur, ni par conséquent ceux qu’il a Consacrés ou qui descendent de lui, ne cherchent nullement, quoiqu’en disent les calomniateurs, à établir une hiérarchie parallèle ou/et sauvage, d’autant plus que, contrairement à certains dans la FSSPX, comme à LHR (qui a pourtant réédité tout cela mais qui, ce faisant, n’en trahit pas moins, bien au contraire, Mgr Guérard des Lauriers…) et ses amis du « DiabolicaPedia Blog » qui poussent des Évêques traditionalistes « non-“una-cum” » à s’en revendiquer, ils (Mgr Guérard et ceux qu’il a Consacrés ou qui descendent de lui) affirment, et ont toujours affirmé NE PAS détenir le pouvoir de Juridiction qui ne peut provenir QUE d’un Pape EN ACTE!

À suivre : question 9)

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


Dernière édition par JP B le Jeu 12 Oct - 15:59, édité 1 fois (Raison : Ajout de la note (p).)
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JP B
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MessageSujet: Re: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   Jeu 12 Oct - 22:46


9) Sodalitium :
Que pensez-vous d'un éventuel sacre d'évêques de la part de Mgr Lefebvre, qui reconnaît Jean-Paul II comme étant vraiment le Pape, mais lui désobéit régulièrement ?

Mgr Guérard :
Éventuelles Consécrations d'Évêques par Mgr Lefebvre ?
  • [I.] Ce qui importe primordialement en l'occurrence [c'est-à-dire eu égard à l'état de l'Église], c'est évidemment la personne du “Consacré”. C'est donc à partir des conditions concernant la personne du Consacré qu'il faut préciser [ou examiner] celles qui concernent la personne du Consécrateur.

  • [II.] Or, l'Évêque apte à perpétrer la MISSIO dans l'Église militante doit satisfaire aux conditions suivantes :
    • A) Être consacré validement, licitement, légalement autant qu'il est possible [cf. 7) : http://foicatholique.cultureforum.net/t4843-interview-de-mgr-guerard-mai-1987-sur-la-these#34303 (lien donné par JP B)].
      Faire partie de l'Église, CERTAINEMENT ; or, pour qu'on puisse affirmer avec certitude [morale], de tel fidèle qui professe intégralement toute la MISSIO, que ce fidèle a effectivement la Foi et qu'il fait partie de l'Église militante, il est nécessaire, nous l'avons montré (9) :
    • B) Que ce fidèle pose en principe que tout membre de l'Église militante doit examiner attentivement la question du Pape jusqu'à ce qu'il l'ait résolue catégoriquement ;
    • C) Que ce fidèle affirme la vacance pour le moins “formelle” du Siège apostolique ;
    • D) Que ce fidèle professe de devoir se soumettre au Pape, lorsque le Christ en donnera un à Son Église (a).

      (a)
      Souligné d’un trait par JPB qui précise ceci.
      Notons tout d’abord, avant de passer directement à la condition D), objet de la présente note, que ce sont précisément les conditions B) et C) qui, bien qu’éminemment normales, fournissent de fallacieux prétextes aux calomniateurs (tels que Martial [ clown ] et surtout Éric [du “D.J.” maléfique Twisted Evil ] : cf. http://foicatholique.cultureforum.net/t3765p120-le-forum-t-d-quen-penser#34318) pour accuser perfidement Mgr Guérard des Lauriers d’avoir, par ces exigences on ne peut plus légitimes comme nous le verrons plus bas, fomenter… une secte ! Shocked 
      Cela dit, passons à la condition D), objet de la présente note :
      On voit là que, comme il a déjà été dit dans la note (p) du message précédent, ni Mgr Guérard des Lauriers, en tant que Consacré et surtout de Consécrateur, ni par conséquent ceux qu’il a Consacrés ou qui descendent de lui, quoiqu’en disent des calomniateurs comme lesdits Martial ou surtout Éric (du “D.J.” maléfique), ne cherchent nullement à établir une hiérarchie parallèle ou/et sauvage, d’autant plus que, contrairement à certains dans la FSSPX, comme à LHR (qui a pourtant réédité tout cela mais qui, ce faisant, n’en trahit pas moins, bien au contraire, Mgr Guérard…) et ses amis du « DiabolicaPedia Blog » qui poussent des Évêques traditionalistes « non-“una-cum” » à s’en revendiquer, ils (Mgr Guérard et ceux qu’il a Consacrés ou qui descendent de lui) affirment, et ont toujours affirmé NE PAS détenir le pouvoir de Juridiction qui ne peut provenir QUE d’un Pape EN ACTE !
      (Note de JP B.)


      9
      ) « L'Eglise militante au temps de Mgr Wojtyla » [B.O.C. n° 101, juin 1985, pp. 12-24, en particulier pp. 18-19]. (Note d’origine.)

  • [III.] Un Évêque consacré par Mgr Lefebvre pourrait-il satisfaire à ces conditions ?
    La réponse affirmative ne présente de difficulté que pour les conditions B et C. Mgr Lefebvre, en affirmant que Mgr Wojtyla est pape, et en intimant aux fidèles de ne pas examiner cette question, rend IMPOSSIBLE d'affirmer AVEC CERTITUDE (b) que lui-même fasse partie de l'Eglise fondée par Jésus-Christ. On doit certes le désirer, et on peut le supposer ; mais il est impossible d'en être assuré. La même incertitude hypothéquerait évidemment le fait de l'appartenance à l'Église par un Évêque consacré par Mgr Lefebvre tant que celui-ci continuera à reconnaître et à exiger de reconnaître que Wojtyla est investi de la suprême Autorité.
    (b)
    Voilà ce qui fonde les exigences absolument légitimes exprimées par Mgr Guérard des Lauriers, dont il a été question au début de la note (a) ci-dessus, avec lesquelles les calomniateurs on ne plus ignobles prennent prétextes pour odieusement l’accuser d’être à l’origine d’une secte tandis qu’il devient de plus en plus évident que ces hypocrites, par leurs sophismes et leur mauvaise foi, et par leur attitude mortifère envers tout ce qui est tradition dans l’Église, en forment bel et bien une !… (Note de JP B.)

  • [IV.] La réponse à la question [9], est subordonnée à la Déclaration que fera [?] Mgr Lefebvre en acte d'une éventuelle Consécration. SI, à l'occasion d'une éventuelle Consécration, Mgr Lefebvre désavoue son actuelle position, et affirme la vacance au moins formelle du Siège apostolique, toutes les conditions [II] seront en fait réalisées.
    On ne pourrait alors que se réjouir. La MISSIO serait assurée par l'œuvre d'Écône débouchant enfin, LOYALEMENT, dans la réalité. C'est d'ailleurs bien à Mgr Lefebvre, lui, ancien Archevêque de Dakar et de Tulle, qu'il incombe d'abord d'achever cette œuvre ; puisque Mgr Ngô-dinh-Thuc est décédé le 13 décembre 1984, et qu'au moins en ce qui concerne l'agir, Mgr de Castro-Mayer ne fait que suivre Mgr Lefebvre. En ce qui me concerne, SI Mgr Lefebvre professe ENFIN la saine doctrine qui peut SEULE justifier son action, je ne désire que demeurer dans la Solitude d'où je ne suis sorti que pour l'OBLATIO MUNDA.
    SI, à l'occasion d'une éventuelle Consécration,
    Mgr Lefebvre NE DÉCLARE PAS ET PUBLIQUEMENT le désaveu de son actuelle position, et même si extérieurement il ne réaffirme pas reconnaître Wojtyla comme étant en acte le Vicaire de Jésus-Christ : alors, la duplicité (10) que met systématiquement en œuvre Mgr Lefebvre EXIGE de redouter la pire des compromissions. De telles “Consécrations” seraient ordonnées, sataniquement et magistralement, à mieux assurer le “ralliement” (11) de la phalange “traditionnelle” à l ‘“église” officielle.

    10
    ) Le dernier épisode [en date !] de cette satanique duplicité est le « coup du 8 décembre 1986 ». Lue intégralement intra muros, dans les Prieurés où il fallait convaincre les Séminaristes hésitants, et même résolus à quitter Écône, de renouveler leur engagement le 8 décembre, la “Déclaration” de Mgr Lefebvre [et de Castro-Mayer], N'A PAS ÉTÉ LUE PUBLIQUEMENT en son intégralité, au moins en certains Prieurés, Saint-Nicolas en particulier ; la partie principale, désavouant Vatican II et W. a été omise. Ainsi, les Séminaristes “durs” sont restés ; et les fidèles continuent d'être bernés. (Note d’origine.)

    11
    ) Et cela, même si Mgr Lefebvre persiste à vouloir ne pas le voir. Je l'ai expliqué dans l'article cité : note 8. (Idem.)
    (Il s’agit de l’article « Consacrer des Évêques? » paru dans Sous la Bannière, supplément au n° 3, janvier-février 1986, que l’on trouve en p. 73 du fascicule « LE PROBLÈME DE L’AUTORITÉ ET DE L’ÉPISCOPAT DANS L’ÉGLISE », du “Centro Librario Sodalitium”, dans lequel la présente interview de Mgr Guérard des Lauriers a été publiée. Ajout entre parenthèses de JP B.)


À suivre : question 10)

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   Sam 14 Oct - 17:59


10) Sodalitium :
Que pensez-vous du « témoignage de la foi », nécessairement requis aujourd'hui, de la part des prêtres et de la part des fidèles ?

Mgr Guérard :
Témoignage de la Foi, nécessairement requis aujourd'hui, de la part des prêtres et de la part des fidèles.

  • [I.]Le devoir de témoigner. « Fideles Christi fidem aperte confiteri tenentur quoties eorum silentium, tergiversatio aut ratio agendi secum ferret implicitam fidei negationem, contemptum religionis, iniuriam Dei vel scandalum proximi » [canon 1325 §1 (http://www.catho.org/9.php?d=bpu#cf) (a)]. Ce canon ne fait que préciser le si sévère avertissement, réitéré par Jésus Lui-Même : « Quiconque aura rougi de moi et de mes paroles, de lui rougira le Fils de l'homme lorsqu'il viendra dans sa gloire, et [dans celle] du Père et des saints anges » [Luc IX, 26 ; juillet 29] ; « Quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai moi aussi devant mon Père qui est dans les cieux » [Matth. X, 33 ; novembre 29]. Témoigner est inhérent à la vie de Foi. C'est une norme divine. Le Droit canon précise que le silence, c'est-à-dire le fait de ne pas témoigner, peut constituer un reniement de la Foi.
    (a)
    Liens donnés par JP B. Cf. canon 1325 § 1 (http://catho.org/9.php?d=bo0#ga) : « Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation implicite de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain. » (Tout le mode aura compris que cette note est un ajout de JP B.)

    Qu'il y ait sur terre un homme qui est le Vicaire de Jésus-Christ, à qui tout fidèle de Jésus-Christ doit être soumis : c'est une vérité de Foi. Savoir QUI est cet homme conditionne immédiatement l'exercice de la Foi, et constitue par conséquent une question à l'égard de laquelle TOUT fidèle est tenu de prendre position. C'est une loi divine.

    Qu'il y ait, au sein de l'Église militante, un Magistère ordinaire universel qui EST INFAILLIBLE, c'est une vérité de Foi. Tout fidèle doit la professer, et DOIT DÉNONCER l'erreur de ceux qui la nient. C'est une loi divine.


  • [II.] L'exercice du Témoignage.

    Il est un Témoignage de la Foi, par les œuvres, par l'œuvre de la vie autant que par les paroles, qui doit être permanent ; il est la substance sans laquelle les formes plus particulières de ce même Témoignage risquent fort d'être vaines. « Que les hommes voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père du Ciel » [Matth. V, 16]. La situation actuelle exige cependant d'insister sur le particulier devoir de témoigner défini en I.

    Il faut, à cet égard, préciser deux choses ; elles concernent chacune, par priorité, les prêtres, mais aussi TOUT fidèle.

    Premièrement, l'acte de témoigner doit être accompli selon la mesure qu'impèrent la Sagesse et la prudence. Dénoncer l'hérésie, dénoncer le “facilisme” qui y conduit, est NÉCESSAIRE pour sauvegarder la Vie ; mais cette dénonciation, qui est négative, par nature ne donne plus la Vie. Il ne convient donc pas que cette indispensable tâche devienne le principal, voire l'unique objet des catéchèses [ou homélies] dominicales, et des conversations qu'échangent entre eux les fidèles attachés à la Tradition (b). « Caritas non gaudet super iniquitate, congaudet autem Veritati » (c) [I Cor. XIII, 6]. L'annonce et le partage de la Vérité révélée sustentent, et eux seuls, fructueusement le rigoureux devoir de “témoigner” . « Intus reformari » (d) : voilà le renoncement qui coûte, et qui donne portée à la critique d'autrui(b).

    (b)
    Souligné d’un trait par JP B qui se permet d’attirer sur cela l’attention de tous ceux qui reprochent à l’I.M.B.C., par exemple, (LHR, EML, etc.) de ne pas assez dénoncer (à leur goût), prétendent-ils, les ennemis de l’Église Catholique (ce qui n’est là qu’une grosse calomnie), ou de tous ceux qui, tel Benjamin, ne cessent de le faire (inutilement d’ailleurs…) en relevant tous les frasques de ce qu’ils appellent « la secte » comme si nous ne connaissions pas ces turpitudes ! (Idem.)

    (c)
    « La vérité ne se réjouit pas de l'iniquité, mais elle met sa joie dans la Vérité. » (Id.)

    (d)
    « L’intérieur réformé » (Id.)


    Deuxièmement, et en contre-partie, il ne faut pas se dispenser du rigoureux devoir de témoigner : « Fideles... aperte confiteri tenentur » (e). C'est, comme on l'a expliqué , une loi divine: laquelle a valeur et portée EX SE(f), et pas seulement de par l'Autorité actuelle de l'Église. C'est donc un délit, et de soi un péché, extrêmement graves que commettent les prêtres d'Écône, en incitant les fidèles à ne pas considérer la question du Pape [bien qu'elle concerne immédiatement la Foi], et puis en fixant ces mêmes fidèles dans leur obscurcissement funeste par l'odieux enseignement d'une hérésie. Mgr Lefebvre, et les Écôniens, allèguent, pour justifier leur comportement, le fallacieux prétexte : « Ne pas troubler les fidèles ». Certes convient-il, quant à la forme de procéder pas à pas avec ménagement ; mais refuser par [faux] principe, de faire la Lumière, c'est le péché contre le Saint-Esprit, péché qui ne peut être pardonné [Matth. XII, 31]. D'ailleurs, Jésus n'a aucunement visé à « ne pas troubler ». Lui, « La Vérité » [Jn XIV, 6], D'ABORD, a entendu « [i]rendre témoignage à la Vérité » [ Jn XVIII, 37]. Il a “clamé” la Vérité [ Jn VIII, 37], « sans faire acception de personnes » [Mc XII, 14] : ce que St Pierre [Act. X, 34] et St Paul [Rom. II, 11] ont repris à leur compte. D'où il suit, inéluctablement, que Jésus [de par la Vérité] est « venu séparer, [faire] que l'homme ait pour ennemis ceux de sa maison » [Matth. X, 35-36]. Jésus, loin de viser à « ne pas troubler » les disciples “commençants” dont le motif serait impur, reproche cette impureté [Jn VI, 26] ; et même, il invite les Douze à le quitter [Jn VI, 67]. St Pierre répond : « Seigneur, à qui irions-nous ? Vous possédez les paroles de la Vie éternelle » [Jn VI, 68]. St Pierre fait ainsi spontanément la preuve que Jésus fonde Son Église : sur la Vérité. Ce sont les fondateurs de sectes qui, pour recruter des adeptes, usent systématiquement du slogan : « Ne pas troubler » (g). Ne troublez ni la fausse tranquillité ni le jeu des passions. Alors vous [Satan par vous !] aurez des partisans par millions de millions. Tout cela est grave péché, contre le Témoignage de la très sainte Foi.

    (e)
    « Les fidèles... sont tenus de professer ouvertement ». (Id.)

    (f)
    De soi ; d’elle-même. (Id.)

    (f)
    Que tous ceux qui sont obstinément opposés à la vérité (qui les trouble) tant philosophique que théologique de la thèse dite « de Cassiciacum », parce que, dans leur ignorance originelle (comme était celle de votre serviteur qui, pourtant, ne s’est pas “troublé”, mais a bien voulu réfléchir) ils n’ont jamais entendu parler de ces choses alors que la théorie de la distinction entre la matière et la forme existe dans l’Église au moins depuis St Thomas d’Aquin dont les principes ont été rendus obligatoires par les Papes Léon XIII (dans son Encyclique « Æterni Patris » (http://nouvl.evangelisation.free.fr/leon13_aeterni_patris.htm) et St Pie X (notamment dans Pascendi Dominici gregis [http://catho.org/9.php?d=oo]) et par le Canon 1366, § 2 (http://catho.org/9.php?d=bo0#gf), et, en ce qui concerne la personne du Pape, au moins depuis St Antonin de Florence puis Cajetant (Cardinal Thomas de Vio) et surtout St Robert BELLARMIN
    (cf. http://messe.forumactif.org/t2317-de-romano-pontifice-de-saint-robert-bellarmin-avec-commentaires#44811), que ces opposants obtus, donc, à la thèse dite « de Cassiciacum », RÉFLÉCHISSENT BIEN à cela !... (Id.)

À suivre: questions 11) et 12) (FIN DE L’ARTICLE)

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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JP B
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MessageSujet: Re: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   Dim 15 Oct - 14:08


11) Sodalitium :
Comment envisagez-vous le déroulement ultérieur de cette crise effroyable ?

Mgr Guérard :
Déroulement ultérieur, dénouement... de la "crise" ; c'est-à-dire de la vacance formelle du Siège apostolique ?

Ce que l'on désigne communément par la locution : « crise de l'Église », c'est l'état de privation dans lequel se trouve l'Église militante [c'est-à-dire : le Corps mystique du Christ, subsistant sur terre, lequel n'est pas l’“église officielle” comme telle]. Cet état de privation a une cause « per accidens », par rémotion de la cause propre. Cette cause per accidens, c'est la vacance formelle du Siège apostolique, au moins depuis le 7-XII-1965.

Comment cette vacance peut-elle cesser ? Le processus normal, canonique, est bien connu. Ce qui reste d'Autorité dans l'Église militante, si le Pape tombe dans l'hérésie ou le schisme (a), c'est la personne morale [désignée ci-dessous par M], que constitue l'ensemble hiérarchisé des Évêques résidentiels professant [donc !] intégralement la Foi catholique. Cette personne morale M doit adresser au “pape” [ex-Pape] une mise en demeure ; et doit convoquer le Conclave, ce qui assure AU MOINS EN PUISSANCE la Succession apostolique, celle-ci étant envisagée FORMALITER. [C'est ce qui arrive, lors de la mort du Pape ; en particulier, si le Conclave dûment convoqué doit être différé pour des causes extrinsèques]. Si le “pape” persiste dans son erreur, il est ipso facto hors de l'Église, et n'est donc plus pape du tout, pas même materialiter. Si le “pape” abjure son erreur, il revient au Conclave (b) de “décider” l'alternative : ou bien ce “pape” repentant redevient Pape formaliter ; ou bien, conformément à la bulle de Paul IV, ce “pape” a aliéné en lui par l'hérésie l'aptitude à devenir Pape formaliter que lui avait conférée, AU REGARD DE L'ÉGLISE, le fait d'être régulièrement élu par un Conclave valide. Jamais l'Église ne juge le Pape. Mais il revient à l'Église [Conclave convoqué par M (b)] de décider si, OUI ou NON, il y a, dans le “pape” repentant, « reviviscence canonique » de l'aptitude ecclésiale à être Pape. Ainsi l'Église ne juge, dans le “pape”, que de ce qui, en celui-ci, ressortit formellement à l'Église.

(a)
Mgr Guérard des Lauriers n’envisage là cette hypothèse, non parce qu’elle serait possible (un véritable Pape, assuré qu’il est nécessairement de l’assistance divine permanente, même dans son Magistère ordinaire, pour toutes les questions de Foi et de morale, en vertu des Promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ, ne peut pas « tomber dans l'hérésie ou le schisme », et Mgr Guérard le sait pertinemment puisqu’il n’a cessé de proclamer que le Siège apostolique était formellement vacant AU MOINS depuis le 7 décembre 1965) mais à titre de base de travail, de réflexion, lui permettant d’amener ce qu’il dit ensuite. (Note de JP B.)

(b)
Et non au premier guignol venu, fût-il LHR ou/et EML, qui n’a AUCUNE autorité!… (Idem.)


Ce processus ne peut évidemment se dérouler, QUE SI la personne morale M est une réalité. Or, actuellement, les seuls Évêques dont on est assuré qu'ils font partie de l'Église militante [Corps mystique du Christ, subsistant sur terre] sont ceux qui “procèdent” de Mgr Ngô-dinh-Thuc [cf. 9 II] : ils sont en effet unanimes (12) [à l'encontre de Mgr Lefebvre, et de Mgr de Castro-Mayer] à affirmer la vacance au moins formelle du Siège apostolique. Mais mon opinion à moi est : que, premièrement, l'ensemble des « Évêques-Thuc » n'est hiérarchisable ni en droit, ni en fait [!] ; que, deuxièmement, cet ensemble expressément ordonné à la MISSIO, et étranger à la SESSIO (c), est métaphysiquement et juridiquement INAPTE à constituer la personne morale M. J'ai désigné sous le nom de conclavisme l'opinion et la tendance contraires, que je rejette absolument.

12
) Certains d'entre eux sont encore timides, et même réticents, quand il s'agit de proclamer PUBLIQUEMENT ce que, maintenant, ils affirment [ENFIN !] en privé. (Note d’origine.)

(c)
Souligné d’un trait par JP B. Tous les soulignés en gras sont d’origine.


Faute de M, pas de résolution “canonique” ! Jésus Seul remettra l'Église en ORDRE, dans et par le Triomphe de Sa Mère. Et il sera évident pour tous, que le salut sera venu d'en-Haut.



12) Sodalitium :
Que pensez-vous du groupe de prêtres et séminaristes italiens qui se sont constitués en l’“lstituto Mater Boni Consilii” ?

Mgr Guérard :
Istituto Mater Boni Consilii.
Je suis heureux de manifester à cet Institut et à ses membres, mes vœux surnaturels et ma fervente sympathie. Je ne peux qu'approuver la finalité de l'Institut, attendu qu'elle comporte de diffuser parmi les fidèles ce que précisément je crois être la vérité, et dont l'essentiel est ci-dessus rappelé.
J'apprécie par-dessus tout, et je rends grâces à Dieu, de ce que les Prêtres de l'Institut aient la loyauté et le courage d'expliquer la vérité à TOUS, sans exception. « Les pauvres sont évangélisés » [Matth. XI, 5]. C'est le signe ultime que Jésus Lui-Même donne à Jean, dont les disciples viennent questionner Jésus : « Êtes-vous Celui-qui-vient, ou devrons-nous en attendre un autre »[Matth. XI, 2]. Le signe crucial que l'Institut vient de Jésus, c'est qu'il respecte les humbles. Les “ménager”, « ne pas les troubler », c'est au fond les mépriser comme si on était soi-même seul assez pénétrant pour tout comprendre et assez fort pour le porter ; c'est tenir à leur suffrage pour soi-même, plutôt qu'à leur salut par la vérité [« Veritas liberavit vos » (Jn VIII, 32) ; Veritas ! non mendacium !] - Certains professent « en principe » la vérité concernant la situation de l'Église. Mais cette « profession de Foi », ils s'attachent à l'occulter ; et ils se séparent ostensiblement de ceux qui la proclament clairement... « opportune et importune » [II Tim. IV, 2]. L'Institut « Mater Boni Consilii » est conçu et né dans la Charité de la Vérité. Dominus incipit. Ipse perficiat.




FIN DE L’ARTICLE

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE   

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Interview de Mgr GUÉRARD (mai 1987) sur LA THÈSE
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