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 RÉFUTATION de l’“Analyse” de Myra DAVIDOGLOU

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JP B
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MessageSujet: RÉFUTATION de l’“Analyse” de Myra DAVIDOGLOU   Ven 22 Sep - 9:47

Mademoiselle Myra DAVIDOGLOU (que les Nantais traditionalistes, voire « non-una-cum », appelaient « la papesse de Nantes » !… – Dieu ait son âme !…), dans le N° 21 (printemps 1991) de la revue « La Voie » qu’elle dirigeait alors, a publié une « ANALYSE LOGIQUE DE LA THÈSE DITE DE CASSICIACUM » qui vient d’être, en date du 19septembre 2017, une énième fois reproposée au lecteur du « DiabolicaPedia Blog » (voir http://foicatholique.cultureforum.net/t4450-le-catholicapedia-blog-organe-dune-secte), en document PDF (http://blog.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2017/09/DAVIDOGLOU-Analyse_logique_these_Cassiciacum.pdf) par le sinistre LHR (voir http://foicatholique.cultureforum.net/t3815-incoherences-ou-perversite-de-lhr).

C’est cette « ANALYSE LOGIQUE » que nous nous proposons, le plus succinctement possible, … d’analyser ici.
Pour cela, il sera cité les principaux § de ladite « ANALYSE LOGIQUE » dont nous tâcherons de faire une critique juste et appropriée.

Pour commencer, voici le « RESUME DE LA THESE » que Melle Myra DAVIDOGLOU présente de manière à peu près correcte
Citation :

2. Nous la résumons aussi brièvement que possible. Selon son auteur, Mgr Guérard des Lauriers, et ses disciples, depuis le 7 décembre 1965
*, date de la promulgation de la Déclaration conciliaire "Dignitatis humanæ personæ" dont "une proposition est une hérésie, alors qu'elle eût dû être une vérité infailliblement révélée"1, l'occupant du Siège apostolique a cessé d'être formellement pape ; il ne jouît plus de l'assistance divine promise par le Christ à Son Eglise ; il est donc privé de l'autorité pontificale2 et par conséquent du droit de gouverner et d'enseigner l'Église ; ses actes de magistère et de gouvernement sont invalides3. Cependant, il demeure pape matériellement et, en ce sens, il est "notre Pontife"4, occupant de droit le Siège apostolique5 qui par suite ne peut recevoir un autre occupant4.
* La présentation que Myra DAVIDOGLOU fait là du « RESUME DE LA THESE », quant à la date de départ da la vacance formelle du Saint-Siège, attribuée au R.P. GUÉRARD DES LAURIERS (7 décembre 1965) catégoriquement, est inexacte : le R.P. GUÉRARD DES LAURIERS et tous ceux qui le suivent fidèlement ont toujours affirmé, comme on le voit ici (http://foicatholique.cultureforum.net/t4843-interview-de-mgr-guerard-mai-1987-sur-la-these#34281), que « l'occupant du Siège apostolique a cessé d'être formellement pape » « au moins après le 7 décembre 1965 », « Au plus tard à partir du 7 décembre 1965 » ! Et, en page 21 du N° 1 des Cahiers de Cassiciacum cité par Myra DAVIDOGLOU, avant-dernier §, le Père GUÉRARD écrit bien « Paul VI a cessé d’être Pape formaliter, au moins à partir du 7 décembre 1965 ; […] » !… (Note de JP B.)

Par pape matériel il faut entendre un pape potentiel, quelqu'un qui peut être pape, mais qui ne l'est pas actuellement. Par pape formel on entend un pape au sens plein de ce mot, un homme qui EST actuellement pape, parce qu'il a reçu de Dieu ce qui fait qu'un pape est pape, à savoir la forme du pontificat suprême, qui consiste dans le plein pouvoir de la juridiction universelle (cf. canon 219).


Notes d’origine, en page 11 (et ss.) du document http://blog.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2017/09/DAVIDOGLOU-Analyse_logique_these_Cassiciacum.pdf :

Abréviations utilisées dans les références :
G Mgr M.L. Guérard des Lauriers, o.p.
L Abbé Bernard Lucien
B Abbé Hervé Belmont"
CASS "Cahiers de cassiciacum", Études de sciences religieuses, Assoc. Saint-Herménégilde, Nice 1979-1981
AUT "La situation actuelle de l’autorité dans l’Eglise", Documents de catholicité, As. Saint-Herménégilde, Nice, 1985
SLB "Sous la Bannière", A.M. Bonnet de Viller, 18260 Villegenon
BOC "Bulletin de l’Occident chrétien", 92310 Sèvres
CRI "L’exercice quotidien de la Foi dans la crise de l’Eglise", Oratoire N-D de la Sainte Espérance, Bordeaux 1984
  1. G CASS 1, p. 12 et 16.

  2. L AUT p. 9

  3. G Cass 1, p. 37.

  4. Ibid. p. 36, n° 3.

  5. G CASS 1, p. 36, n° 21 – B CRI, p. 22 – L AUT, p. 27.


(Les soulignés sont d’origine.)

Ce « RESUME DE LA THESE » ne présente, dans le paragraphe 2 cité là, hormis la précision donnée dans l’astérisque ajoutée dans cette citation, aucun problème.

Voyons donc plus loin :
Citation :

L
ES DEUX PROPOSITIONS DE LA THESE

4. On a vu que, dans son ensemble, la thèse se ramène à deux propositions :
La première, à savoir que Paul VI, ayant été privé de la juridiction suprême par Jésus-Christ, a cessé d'être pape formellement, cette première proposition est aux yeux de l'auteur une réalité6, un fait établi avec une certitude de l'ordre même de la Foi7.
De la seconde proposition, selon laquelle Paul VI n'a pas cessé d'être matériellement pape, l'auteur nous dit qu'elle se fonde seulement sur l'apparence6.


L
A SECONDE PROPOSITION : UN FAIT DOUTEUX

5. Cette seconde proposition ne s'infère évidemment pas de la première. A priori, celui qui perd la forme du pontificat, c'est-à-dire le pouvoir de régir et d'enseigner l'Église universelle, perd, par le fait même, le pontificat, lequel ne peut exister sans sa forme dans le sujet d'inhésion, autrement dit, dans l'élu du conclave. Encore une fois, c'est la forme, dans l'acception philosophique de ce terme, qui fait qu'une chose est ce qu'elle est. Sans la forme une chose n'est pas ; dans certains cas, elle peut seulement être, ce qui est différent.
Prenons deux exemples : un bloc de marbre peut devenir une statue, mais il n'en est pas une, tant que le sculpteur ne lui en a pas donné la forme. De même, un ordinand peut être prêtre, mais il ne l'est pas avant son ordination, le sacrement de l'ordre étant comme la forme de la prêtrise.


Dans le paragraphe 4, Melle Myra D[size=10]AVIDOGLOU écrit : « La première, à savoir que Paul VI, ayant été privé de la juridiction suprême par Jésus-Christ, a cessé d'être pape formellement […] »
La présentation que Myra DAVIDOGLOU fait là de cette première proposition de la thèse est, là aussi, inexacte : le R.P. GUÉRARD DES LAURIERS, pas plus que tous ceux qui le suivent fidèlement, n’ont jamais dit que « Paul VI […] a cessé d'être formellement pape » le 7 décembre 1965 catégoriquement mais ils ont toujours précisé, comme on le voit ici (http://foicatholique.cultureforum.net/t4843-interview-de-mgr-guerard-mai-1987-sur-la-these#34281), « au moins après le 7 décembre 1965 », « Au plus tard à partir du 7 décembre 1965 » ! Et, en page 21 du N° 1 des Cahiers de Cassiciacum cité par Myra DAVIDOGLOU, avant-dernier §, le Père GUÉRARD écrit bien « Paul VI a cessé d’être Pape formaliter, au moins à partir du 7 décembre 1965 ; […] » !

Car comment, si Paul VI était Pape (formaliter) AVANT le 7 décembre 1965, assuré, dès lors, de l’assistance divine, aurait-il pu « [être] privé de la juridiction suprême par Jésus-Christ » et « [CESSÉ] d'être pape formellement » APRÈS le 7 décembre 1965, comme Myra DAVIDOGLOU INSINUE que ce serait là ce qu’affirmait le R.P. GUÉRARD DES LAURIERS ?

Dans le paragraphe 5, Melle Myra DAVIDOGLOU écrit : « Sans la forme une chose n'est pas ; […] »
Il manque là une précision importante dont l’absence, apparemment anodine, l’entraînera plus loin dans un grave sophisme : c’est celle de la distinction entre, d’une part, matière PRIME et forme SUBSTANTIELLE, et, d’autre part, matière SECONDE et forme ACCIDENTELLE.

Il n’y a pas de matière PRIME sans forme SUBSTANTIELLE, oui !
Mais :
  1. La statue de marbre qu’elle prend en premier exemple, qui est d’Aristote, est composée
    1. d’une matière SECONDE (le marbre) qui possède déjà la forme SUBSTANTIELLE du marbre (et non de la glaise), et
    2. de la forme ACCIDENTELLE que lui donne le sculpteur, lequel pourrait lui donner une tout autre forme ACCIDENTELLE que celle qu’il donne à cette statue précise.
    Aussi, le marbre de la statue existe bel et bien AVANT de recevoir la forme de la statue qu’il pourrait fort bien ne jamais recevoir en restant toujours… du marbre !

  2. L’“ordinant” qui « peut être prêtre, mais [qui] ne l'est pas avant son ordination, le sacrement de l'ordre étant comme la forme de la prêtrise » et qu’elle prend comme second exemple, est déjà un être substantiel ayant la forme de la personne qu’il est et, s’il devient Prêtre par l’Ordination sacerdotale, il est, par rapport au Prêtre qu’il devient par cette Ordination, la matière SECONDE de ce Prêtre ; le Sacrement de l’Ordre étant, pour ce Prêtre, la forme ACCIDENTELLE que la personne de cet ordinant pourrait très bien ne pas recevoir si subitement, pour une raison ou pour une autre, il refusait, ou était empêché pour un motif ou pour un autre, finalement de recevoir ledit Sacrement.
Ainsi, la personne élue par le conclave et qui, parce qu’elle lui oppose un obstacle, n’a pas encore « [reçu] de Dieu la forme du Pontificat » comme l’écrit St Robert BELLARMIN, Docteur de l’Église (De Romano Pontifice, livre II, chapitre 30 – cf. http://messe.forumactif.org/t2317-de-romano-pontifice-de-saint-robert-bellarmin-avec-commentaires#44811), pour être une matière, selon ce saint Docteur, N’est PAS une matière PRIME sans forme SUBSTANTIELLE : cette personne élue par le conclave est, par rapport à l’objet “Pape”, la matière SECONDE ayant déjà sa forme substantielle (celle de sa personne, précisément) qui doit « recevoir de Dieu la forme du Pontificat » laquelle est, pour cette personne, une forme ACCIDENTELLE !

C’est dans l’absence de ces distinctions ÉLÉMENTAIRES au niveau de la substance, que réside le nœud du sophisme de Melle Myra DAVIDOGLOU.

À suivre: citation § 6.

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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JP B
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MessageSujet: Re: RÉFUTATION de l’“Analyse” de Myra DAVIDOGLOU   Dim 24 Sep - 13:52

Melle Myra DAVIDOGLOU a écrit:

6. Dira-t-on que celui qui a perdu la papauté n'en est pas pour autant déchu ? Pour tenter de démontrer la possibilité de ce cercle carré, on devrait au moins, il nous semble, essayer d'exciper de quelque principe certain ou d'un fait indiscutable, non d'une "apparence" qui, en tant que telle, ne peut constituer le fondement rationnel d'une démonstration. Et pourtant, c'est sur "l’apparaitre"6, comme il dit, que l'auteur va s'appuyer pour tenter d'établir l'occupation non de fait (laquelle est évidente), mais de droit5 du Siège de Pierre par des hommes comme Montini ou Wojtyla, dont lui-même nous rappelle par ailleurs qu'ils sont des hérétiques, donc "en droit sinon en fait hors de l'Eglise, parce qu'excommuniés et anathématisés"8 par le Concile du Vatican (1870).


Notes d’origine (p. 11 et ss.) :
6. G CASS 1, p. 21.
7. L AUT p. 9 et 11.
8. G SLB, Suppl. au N° 8, Nov/Déc. 1986, p. 10.


Dans ce paragraphe6, Melle Myra DAVIDOGLOU écrit :
  1. « Dira-t-on que celui qui a perdu la papauté n'en est pas pour autant déchu ? »

    Or, le R.P. GUÉRARD DES LAURIERS (devenu par la suite Évêque)

    1. n’a jamais dit que Paul VI avait « [PERDU (stricto sensu)] la papauté » mais le R.P. GUÉRARD DES LAURIERS a toujours affirmé que Paul VI n’était pas formellement Pape « au moins après le 7 décembre 1965 », « Au plus tard à partir du 7 décembre 1965 » comme il est montré dans notre discussion plus haut à propos du paragraphe 4 ( !…) ;

    2. n’a parlé, à propos de ce que Paul VI restait matériellement pape, que ce n’était là qu’une “apparence parce qu’effectivement, celui-ci APPARAISSAIT toujours comme le Pape aux yeux du monde entier:
      Car le R.P. GUÉRARD DES LAURIERS, dans « CASS 1, p. 21 », a précisément écrit
      1. « Comment se peut-il que le Cardinal J.B. MONTINI ait cessé d’être Pape, alors que SELON TOUTE APPARENCE il l’est demeuré ? » (§ 4. Souligné en majuscules par JP B.)
      2. « Paul VI n’a pas cessé d’être pape materialiter ; tel a été l’“apparaître”. » (Avant dernier §.).

      Si donc Paul VI APPARAISSAIT toujours comme le Pape aux yeux du monde entier, et donc de TOUTE l’Église qui le reconnaissait comme tel (reconnaissance qui relève du « FAIT DOGMATIQUE ») comment pouvait-il ne pas être formellement Pape autrement qu’en APPARAISSANT être Le Pape ?

      Dès lors, faire les déductions que Myra DAVIDOGLOU tire de cette “apparence” pour faire dire au Père GUÉRARD ce qu’il ne dit pas, alors que le Cardinal J.B. MONTINI APPARAISSAIT toujours comme le Pape Paul VI aux yeux du monde entier et de TOUTE l’Église, est tout simplement une IMPOSTURE !

    3. De plus, et conséquemment à cette imposture, en induire que le R.P. GUÉRARD DES LAURIERS aurait objectivement signifié que le Cardinal J.B. MONTINI aurait perdu TOTALEMENT la papauté sans pour autant en être déchu comme Myra DAVIDOGLOU l’insinue explicitement, est une SECONDE IMPOSTURE qui surclasse la première dans l’abjection…


  2. « Pour tenter de démontrer la possibilité de ce cercle carré, […] »
    Lorsqu’on rétablit les citations dans leurs contextes et dans leur juste sens, il n’y a plus de « cercle carré » !
    À dire vrai, de « cercle carré », il n’y en avait, entre les deux auteurs examinés ici, que dans l’esprit de celui de cette « ANALYSE “LOGIQUE” DE LA THÈSE DITE DE CASSICIACUM »…

  3. « […] on devrait au moins, il nous semble, essayer d'exciper de quelque principe certain ou d'un fait indiscutable, non d'une "apparence" qui, en tant que telle, ne peut constituer le fondement rationnel d'une démonstration. Et pourtant, c'est sur "l’apparaitre", comme il dit, que l'auteur va s'appuyer pour tenter d'établir l'occupation non de fait (laquelle est évidente), mais de droit du Siège de Pierre par des hommes comme Montini ou Wojtyla, […] »
    Étant partie de fausses interprétations des textes du R.P. GUÉRARD DES LAURIERS, fausses interprétations qui sont de véritables IMPOSTURES, Myra DAVIDOGLOU n’en peut, bien évidemment, que tirer des déductions, faire des inductions et autres conclusions, qui sont nécessairement TROMPEUSES car tendancieuses et totalement erronées !
    C’est le cas des deux membres de phrases cités là car
    1. les arguments sur lesquels le Père GUÉRARD s’appuie, en partant du FAIT indéniable qu’APPAREMMENT le Cardinal J.B. MONTINI était toujours le Pape Paul VI aux yeux du monde entier, et de TOUTE l’Église, sont bel et bien, n’en déplaise à Myra DAVIDOGLOU et aux lecteurs qu’elle a induits en erreur et qui suivent ses égarements sans vérifier ses citations, « le fondement rationnel d'une démonstration » rigoureuse et exacte ;
    2. ce n’est nullement sur une “apparence” (qui est le jugement sûr d’un FAIT indéniable) que le Père GUÉRARD s’appuie pour « établir l'occupation […] de droit du Siège de Pierre par des hommes comme Montini ou Wojtyla », mais sur le FAIT indéniable que le Cardinal J.B. MONTINI APPARAISSAIT toujours comme le Pape Paul VI aux yeux du monde entier, et de TOUTE l’Église qui le reconnaissait comme tel (reconnaissance qui relève, répétons-le, du « FAIT DOGMATIQUE », détail qui aura sans doute échappé à la perspicacité acérée de cette « [érudite] tout-à-fait [sic] [exceptionnelle] dans “le domaine religieux” » () selon LHR*, “érudite” qui, toujours selon ce clown, « [exerçait] des talents tout-à-fait [resic] étonnants d’analyse et d’exposition, faits d’une justesse, d’une vigueur et d’une clarté qui forcent l’adhésion » !…
      * clown qui, en bon VRP qu’il était, sait toujours débiter son baratin, avec toutes ses fadaises, pour vendre des chaussettes à un cul-de-jatte ! Exemples cocasses :
      1. http://messe.forumactif.org/t7310-est-ce-possible#139354]http://messe.forumactif.org/t7310-est-ce-possible#139354]http://messe.forumactif.org/t7310-est-ce-possible#139354 ;
      2. http://messe.forumactif.org/t7939-le-meilleur-moment-pour-lire-un-livre
      3. etc., etc. 

  4. « [… le R.P. GUÉRARD DES LAURIERS] nous rappelle par ailleurs qu'ils sont des hérétiques, donc "en droit sinon en fait hors de l'Eglise, parce qu'excommuniés et anathématisés"8 par le Concile du Vatican (1870). »
    Or, au bas de la page 10, colonne 1, Mgr GUÉRARD DES LAURIERS, exactement, a écrit:
    Dignitatis humanæ affirmant une erreur qui est une hérésie, NON SEULEMENT “ce document ne pouvait qu’être dépourvu d’infaillibilité” en l’acte même où il fut promulgué ; mais, EN OUTRE, il entraînait, il entraîne toujours, EN DROIT sinon en fait (58), pour les personnes physiques ou morales qui l’ont promulgué, d’être hors l’Église parce qu’excommuniés et anathématisés […].

    (58)
    (note en page 21 – précision de JP B) Faut-il en dire autant de Vatican II comme personne morale, du Cardinal Montini et de Monseigneur Wojtyla, qui ont censément reçu la Foi sous le Magistère de l’Église, et qui ont si biencontroverséqu’ils ont en fat adopté la thèse desprogressistes ? Oui, il faut dire qu’en droit Vatican II, Montini, Wojtyla, sont anathèmes et hors l’Église ; bien qu’on ne puisse l’affirmer en fait, au point de vue canonique, parce qu’il n’existe pas actuellement dans l’Église uneAutoritéqui serait habilité à le déclarer : soit immédiatement, soit en donnant effectivement au Droit canon, pour les lois purement ecclésiastiques la force exécutoire que celui-ci tient seulement de l’Autorité EN ACTE.
    (Souligné en gras et/ou d’un trait par JP B.)

    On voit, par la citation complète de la phrase tirée de la page 10 et par celle de cette note 58, que si Mgr GUÉRARD DES LAURIERS affirme dans le texte lui-même que « Dignitatis humanæ entraînait [et qu’]il entraîne toujours, EN DROIT sinon en fait pour personnes physiques ou morales qui l’ont promulgué, d’être hors l’Église parce qu’excommuniés et anathématisés », il précise bien dans sa note « qu’on ne [ne peut pas] l’affirmer en fait, au point de vue canonique », et il explique pourquoi : « parce qu’il n’existe pas actuellement dans l’Église uneAutoritéqui serait habilité à le déclarer ». (Souligné en gras par JP B.)
    Or, il n’y a là,
    1. ni contradiction, soit interne, soit avec la thèse dite « de Cassiciacum », contrairement à ce qu’insinue Myra DAVIDOGLOU par ce membre de phrase : « dont lui-même nous rappelle par ailleurs qu'ils sont des hérétiques, donc "en droit sinon en fait hors de l'Eglise, parce qu'excommuniés et anathématisés" par le Concile du Vatican (1870) » ( !…) ;
    2. ni « [appui]sur "l’apparaitre" […] pour tenter d'établir l'occupation non de fait (laquelle est évidente), mais de droit du Siège de Pierre par des hommes comme Montini ou Wojtyla […] » contrairement à ce qu’elle affirme mensongèrement car, comme nous l’avons vu plus haut (dans le dernier post) ce n’est nullement sur une “apparence” (qui est le jugement sûr d’un FAIT indéniable) que le Père GUÉRARD s’appuie pour « établir l'occupation […] de droit du Siège de Pierre par des hommes comme Montini ou Wojtyla », mais sur le FAIT indéniable que le Cardinal J.B. MONTINI APPARAISSAIT toujours comme le Pape Paul VI aux yeux du monde entier, et de TOUTE l’Église qui le reconnaissait comme tel (reconnaissance qui relève, nous l’avons déjà dit, du « FAIT DOGMATIQUE » !

    On voit donc bien la duplicité de Myra DAVIDOGLOU qui cherche à faire dire à celui qu’elle veut critiquer (de manière caustique par ses procédés) autre chose que ce qu’il dit !

    De plus, et en confirmation de cela, nous pouvons voir, dans cette interview de Mgr GUÉRARD DES LAURIERS datant de mai 1987 (http://catholicapedia.net/Documents/pere_michel-louis_guerard_des_lauriers/1987-05_Mgr-Guerard-des-Lauriers_Expose-de-la-THESE-DE-CASSICIACUM.pdf) ce qu’il pensait EXACTEMENT, 5 mois après la publication de ce supplément au N° 8 de Sous La Bannière, interview antérieure de 4 ans à l’“analyse” de Myra DAVIDOGLOU ( !…) et reproduite, pour ce qui nous intéresse ici précisément, dans ce fil (http://foicatholique.cultureforum.net/t4843-interview-de-mgr-guerard-mai-1987-sur-la-these).
    Après lecture de cela, nous comprenons clairement que Mgr GUÉRARD DES LAURIERS n’a pas pu écrire, 5 mois avant ladite interview, tel que Myra DAVIDOGLOU le présente, que « Montini ou Wojtyla […] sont des hérétiques, donc "en droit sinon en fait hors de l'Eglise, parce qu'excommuniés et anathématisés" par le Concile du Vatican (1870) » dans le sens qu’elle accorde à ces paroles et qu’elle voudrait faire accroire aux lecteurs qui ont le malheur de gober ses calembredaines ! No

À suivre : citation § 7.

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


Dernière édition par JP B le Mer 4 Oct - 20:11, édité 1 fois (Raison : Ajout de la note avec l’astérisque remplaçant la parenthèse concernant LHR dans le texte.)
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JP B
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MessageSujet: Re: RÉFUTATION de l’“Analyse” de Myra DAVIDOGLOU   Dim 24 Sep - 15:57

Melle Myra DAVIDOGLOU a écrit:

7. L'auteur ne nie même pas la possibilité de l'invalidité de l'élection, en 1963, du cardinal Montini et, par voie de conséquence, la possibilité de la vacance du Siège apostolique. Il admet sans difficulté que "les arguments développés (pour prouver l'hérésie du cardinal Montini) sont certes impressionnants, surtout par leur convergence"9 et constate après l'examen du texte d'une conférence faite par Paul VI10 avant son élévation au souverain pontificat : "La pensée du cardinal Montini est radicalement viciée par le rationalisme athée"11. Et de conclure : "La seconde partie du texte cité constitue une impressionnante profession de foi en la doctrine teilhardienne, laquelle aboutit inéluctablement au culte de l'homme, et non à la religion révélée (...). Le cardinal Montini avait-il la foi lorsqu'il fut élu pape ? L'élection fut-elle valide ? Nous nous bornons à rappeler que la question reste ouverte"11.

La doctrine teilhardienne est une des multiples variantes du panthéisme qui se ramène, en un sens, à l'athéisme, en un autre sens, à l'idolâtrie. Le moins que l'on doive concéder, si l'on ne veut pas se contredire trop visiblement, c'est que l'occupation du Siège apostolique par Paul VI ne paraît pas conforme au droit, qu'un doute pèse sur la légitimité de cette occupation. Or le doute est un état d'équilibre entre l'affirmation et la négation dû à ce que les motifs d'affirmer balancent les motifs de nier. Il s'ensuit que le principal argument sur lequel on s'appuie pour tenter d'établir le droit des pontifes conciliaires au trône de Pierre, le prétendu "apparaître"6 se détruit lui-même.


Notes d’origine (p. 11 et ss.) :
10. Cardinal Montini, "Religion et travail," 27 mars 1960, Turin, Doc. Cath. 19/06/1960, n° 1330 - Voir l'étude de ce texte dans la Voie n° 9, p. 13 sq.
11. G CASS 1, p. 107 et 108.

  1. La question de savoir si « le cardinal Montini avait [ou non] la foi lorsqu'il fut élu pape […] reste ouverte » car cela relève du for interne et, au for externe, il n’est pas démontré, dans l’état actuel des choses, c’est-à-dire en l’absence de la décision d’un Pape en acte (i.e. formaliter) sur le sujet, qu’il ne l’avait pas.

  2. Celle de savoir si l’élection de Paul VI fut valide « reste ouverte » car il n’est pas démontré, de manière probante, qu’elle ne le fut pas.
    Dans l’état actuel des choses, c’est-à-dire en l’absence de la décision d’un Pape en acte (i.e. formaliter) sur le sujet, on ne peut s’en tenir qu’à des opinions personnelles…

  3. Certes, « la doctrine teilhardienne est une des multiples variantes du panthéisme qui se ramène, en un sens, à l'athéisme, en un autre sens, à l'idolâtrie. » Certes, « le moins que l'on doive concéder, si l'on ne veut pas se contredire trop visiblement, c'est que l'occupation du Siège apostolique par Paul VI ne paraît pas conforme au droit, qu'un doute pèse sur la légitimité de cette occupation. »
    Mais il est inexact d’en conclure « que le principal argument sur lequel on s'appuie pour tenter d'établir le droit des pontifes conciliaires au trône de Pierre, le prétendu "apparaître" se détruit lui-même » car, comme il est montré dans le point 1. n° 1 et surtout dans le point 3 de la critique du paragraphe 6 ci-dessus, « le principal argument sur lequel [le R.P. GUÉRARD DES LAURIERS] s’appuie pour établir le droit des pontifes conciliaires au trône de Pierre » n’est pas ce que Myra DAVIDOGLOU appelle « le prétendu "apparaître" » mais le FAIT indéniable que le Cardinal J.B. MONTINI était reconnu comme le Pape Paul VI par TOUTE l’Église et que cela constitue un « FAIT DOGMATIQUE » !

    Il s’agit toujours de la même erreur d’interprétation de la pensée du Père GUÉRARD, base de toute cette « ANALYSE [IL]LOGIQUE » de Myra DAVIDOGLOU qui s’est totalement fourvoyée à partir de ladite erreur d’interprétation …


Citation :

U
NE HYPOTHESE NON VERIFIEE

8. Quoiqu'il en soit de ce dernier point que nous examinerons ultérieurement, la thèse dite de Cassiciacum serait plutôt une hypothèse, et une hypothèse illégitime, puisque l'on y suppose la validité de l'élection de l'occupant du Siège, donc l'existence d'un pape matériel, suppositions qui ne sont ni démontrées par des arguments de raison ou d'autorité, ni vérifiées en elles-mêmes ou dans leurs conséquences. C'est d'ailleurs ce que ses défenseurs admettent de manière implicite, lorsqu'après avoir longuement argumenté ils concluent par cette formule évasive "il n'est donc pas impossible qu'un sujet soit pape matériellement" sans l'être "formellement"12. Certes, mais il n'est pas impossible, non plus, qu'un sujet ne soit pape ni formellement ni matériellement, qu'il soit même hors de l'Église, ou marié, ou bantou, que sais-je ? Il y a une infinité de choses qui ne sont pas impossibles, qui sont donc possibles. Avec de tels arguments on prouve tout et le contraire de tout. Les tenants de l'hypothèse en déduisent pourtant de manière paradoxale que, tant qu'on n’aura pas prouvé davantage à son encontre, "on doit" tenir pour certain ce qui, de leur propre aveu n'est que possible, à savoir que le chef notoirement hérétique de l'église conciliaire est pape matériellement13. "On doit," disent-ils. Les poussées d'autoritarisme ne sont pas des raisons.

Notes d’origine (p. 11 et ss.) :
12. L CASS 2, p. 85.
13. Ibid. p. 86.


  1. « […] la thèse dite de Cassiciacum serait plutôt une hypothèse, et une hypothèse illégitime, puisque l'on y suppose la validité de l'élection de l'occupant du Siège, donc l'existence d'un pape matériel, suppositions qui ne sont ni démontrées par des arguments de raison ou d'autorité, ni vérifiées en elles-mêmes ou dans leurs conséquences. »
    1. Et pourquoi donc, quand le FAIT est indéniable que le Cardinal J.B. M[size=10]ONTINI était reconnu comme le Pape Paul VI par TOUTE l’Église et que cela constitue un « FAIT DOGMATIQUE », la supposition ALORS NÉCESSAIRE de « la validité de l'élection de l'occupant du Siège » serait « une hypothèse illégitime » ?
    2. Le FAIT indéniable que le Cardinal J.B. MONTINI était reconnu comme le Pape Paul VI par TOUTE l’Église, qui constitue un « FAIT DOGMATIQUE », EST UN ARGUMENT D’AUTORITÉ imposé par l’Église elle-même !

  2. « C'est d'ailleurs ce que ses défenseurs admettent de manière implicite, lorsqu'après avoir longuement argumenté ils concluent par cette formule évasive "il n'est donc pas impossible qu'un sujet soit pape matériellement" sans l'être "formellement". »
    À cet endroit Myra DAVIDOGLOU renvoie par sa note 12, à un article que M. l’abbé Bernard LUCIEN a écrit dans le N° 2 des CAHIERS DE CASSICIACUM, « Note sur la distinction materialiter – formaliter », dans lequel il veut démontrer la légitimité de ladite distinction combattue de toute part comme le montrent les “NOTULES” en page 93 et ss. du même numéro. Pour cela et en raison de cette opposition généralisée de ses contemporains, ignorants de la philosophie thomiste (ou peu s’en faut) sur laquelle est basée cette distinction, il commence, dans cet article, par montrer, dans un but évidemment pédagogique, qu’elle n’est pas illogique.
    Voilà pourquoi, après avoir exposé en trois pages (de la page 83, début de son article, à la page 85 où nous sommes arrivée avec le renvoi n° 12 de Myra DAVIDOGLOU, pages pour lesquelles elle dit péjorativement « lorsqu'après avoir longuement argumenté » !…) l’abbé LUCIEN écrit, au bas de la page 85 « Il n'est donc pas impossible qu'un sujet soit pape matériellement" sans l'être "formellement". »
    Ce n’est donc là nullement « une hypothèse illégitime » constituée de « suppositions qui ne sont ni démontrées par des arguments de raison ou d'autorité, ni vérifiées en elles-mêmes ou dans leurs conséquences » mais une conclusion suite à la simple monstration selon laquelle ladite distinction est légitime, parce qu’elle est logique, alors qu’elle est décriée de toute part.
    Nous finissons par voir que Myra DAVIDOGLOU, dans ce qu’elle présente comme une « ANALYSE LOGIQUE », ne fait tout simplement que dénigrer âprement, et (si on examine bien ses arguments), INUTILEMENT, les écrits de théologiens qui la dépassent de très loin !
    Avec tout ce que nous avons déjà montré quant à la valeur de son « ANALYSE LOGIQUE », nous pourrions sans doute en rester là, mais il est, pensons-nous, préférable de continuer notre propre analyse de la sienne.

  3. « […] il n'est pas impossible, non plus, qu'un sujet ne soit pape ni formellement ni matériellement, qu'il soit même hors de l'Église, ou marié, ou bantou, que sais-je ? Il y a une infinité de choses qui ne sont pas impossibles, qui sont donc possibles. »
    Que voilà un éblouissant persiflage, une merveilleuse caricature, fort grotesque en vérité et digne des plus beaux cancres moquant ce qui leur échappe, digne des plus grands zoïles qui ne font que se complaire dans la dérision gratuite !
    Ce n’est certes pas avec cela que la thèse dite « de Cassiciacum » risque d’être sérieusement mise à mal… Very Happy
    Seuls les incompétents peuvent être influencés et les ignorants peuvent être convaincus par de telles railleries.

    Voilà pour ce qui est de la forme employée par Myra DAVIDOGLOU!

    Quant au fond, il faut souligner que SI, il est impossiblen lorsque l’objet considéré est le successeur de Pierre, que le sujet « soit pape ni formellement ni matériellement, qu'il soit même hors de l'Église, ou marié, ou bantou »!
    Myra DAVIDOGLOU dit vraiment n’importe quoi…

  4. «Avec de tels arguments on prouve tout et le contraire de tout. Les tenants de l'hypothèse en déduisent pourtant de manière paradoxale que, tant qu'on n’aura pas prouvé davantage à son encontre, "on doit" tenir pour certain ce qui, de leur propre aveu n'est que possible, à savoir que le chef notoirement hérétique de l'église conciliaire est pape matériellement. "On doit," disent-ils. Les poussées d'autoritarisme ne sont pas des raisons. »

    1. « […] "on doit" tenir pour certain ce qui, de leur propre aveu n'est que possible, […] "On doit," disent-ils », voir pour cela ce qui vient d’être dit dans le point N° 2 ci-dessus : M. l’abbé Bernard LUCIEN a écrit dans le N° 2 des CAHIERS DE CASSICIACUM, pages 83-86, la « Note sur la distinction materialiter – formaliter », par laquelle il veut démontrer la légitimité de ladite distinction combattue de toute part comme le montrent les “NOTULES” en page 93 et ss. du même numéro. Pour cela et en raison de cette opposition généralisée de ses contemporains, ignorants de la philosophie thomiste (ou peu s’en faut) sur laquelle est basée cette distinction, il commence, dans cet article, par montrer qu’elle n’est pas illogique ET DONC, QU’EFFECTIVEMENT, ELLE EST POSSIBLE. Cela, dans un but évidemment pédagogique.
      Cependant, bien QU’EFFECTIVEMENT ELLE SOIT POSSIBLE, ELLE N’EST PAS SEULEMENT POSSIBLE et ni l’abbé LUCIEN ni personne d’autre n’a prétendu une telle chose.
      C’est pourquoi, arrivé à la fin de son article (page 86) l’abbé LUCIEN en vient (en raison de ce qu’on ne prouve pas suffisamment, « avec précision et d’une manière certaine » comme l’abbé LUCIEN l’écrit dans cette dernière page ainsi que nous le verrons plus bas, dans la citation du point 4. n° 2. 4. ci-dessous, que Paul VI n’était pape en rien, pas même matériellement) à démontrer que cette distinction materialiter – formaliter n’est pas SEULEMENT possible mais, si la démonstration est faite qu’elle est LÉGITIME ET LOGIQUE (comme c’est précisément le cas), alors, oui, on doit la tenir pour certaine CAR CE QUI EST LÉGITIME ET LOGIQUE APPARTIENT À LA VÉRITÉ QUI EST UNIQUE ET EXCLUSIVE !

    2. « […] à savoir que le chef notoirement hérétique de l'église conciliaire est pape matériellement. »
      1. « L’église conciliaire » n’existe pas comme entité juridiquement séparée : l’Église Catholique n’a jamais déclarée qu’une « Église conciliaire » existait juridiquement et était condamnée et séparée d’elle ;
      2. Aucun membres de ce que certains, et en particuliers là Myra DAVIDOGLOU, appellent « l’église conciliaire », n’a jamais été retranché du corps de l’Église Catholique et, à notre connaissance, aucun d’eux, en particulier pas celui qui se présente comme « le chef […] de l'église conciliaire », n’a proclamé renoncer totalement à la foi chrétienne (voir le Canon 1325, § 2 : http://catho.org/9.php?d=bo0#ga) et donc se retirer de l’Église Catholique en apostasiant formellement ;
      3. Que veut dire, juridiquement pour l’Église Catholique, « notoirement hérétique » ?
        Aux termes de ce même Canon 1325, § 2 (http://catho.org/9.php?d=bo0#ga) est hérétique « toute personne qui, après la réception du baptême, gardant le nom de chrétien, nie opiniâtrement [avec pertinacité] l’une des vérités à croire de foi divine et catholique »…
        Aussi, pour que ses déviances soient pertinaces, opiniâtres, il est nécessaire que quelqu’un ayant le pouvoir de Juridiction, ne serait-ce que matériellement, en puissance, dans l’Église, lui adresse les monitions requises…
        Ainsi voit-on qu’il n’est pas évident, malgré les apparences qui le laisseraient penser, de déclarer, surtout si l’on n’a aucune autorité pour le faire, quelqu’un « notoirement hérétique »…
      4. À la fin de cette phrase, Myra DAVIDOGLOU renvoie, par sa note 13, à la page 86 du N° 2 des CAHIERS DE CASSICIACUM (dont nous avons déjà parlé plus haut) comme si M. l’abbé Bernard LUCIEN y avait écrit que « le chef notoirement hérétique de l'église conciliaire est pape matériellement. »
        Or, en page 86, l’abbé LUCIEN a écrit:

        […]

        L’intention habituelle de réaliser le Bien de l’Église concerne la fin de l’Autorité, et non l’Autorité elle-même. Son absence dans le sujet ne fait donc pas obstacle à la réception valide de l’élection.

        Nous pouvons donc conclure en observant que les actes de Paul VI montrent que ce dernier, d’une manière habituelle, n’avait pas l’intention de réaliser le Bien de l’Église. On doit donc affirmer qu’il n’était pas Pape formellement. Et tant qu’on ne prouvera pas davantage, avec précision et d’une manière certaine, on doit maintenir que Paul VI était pape matériellement.


        Abbé Bernard LUCIEN.


        Nous voyons donc que, dans ce que l’abbé LUCIEN écrit, il n’est absolument pas question de « chef notoirement hérétique de l'église conciliaire [qui serait] pape matériellement » !
        Myra DAVIDOGLOU fait donc dire à ceux qu’elle cherche à dénigrer, tout autre chose que ce qu’ils disent !…
        Il est facile, avec de telles méthodes, honteuses s’il en est, de détruire n’importe quel texte de n’importe quel auteur ! Là encore, c’est une véritable IMPOSTURE…

        Et c’est sur de telles CONTRE-VÉRITÉS, on ne peut plus malhonnêtes, que LHR clown qui se prétend “fidèleaffraid de Monseigneur GUÉRARD DES LAURIERS Shocked, se base pour déclarer péremptoirement : « LE MATERIALITER  FORMALITER, UNE FOUTHÈSE » ! 

    3. « Les poussées d'autoritarisme ne sont pas des raisons. »
      Il n’y a là, quand la démonstration est faite qu’elle est LÉGITIME ET LOGIQUE (et nous affirmons que la démonstration est faite depuis longtemps), AUCUNE « poussée d'autoritarisme » sinon celle de LA VÉRITÉ QUI EST UNIQUE ET EXCLUSIVE…

À suivre : « LA SOURCE DE L'HYPOTHESE : UNE COMPARAISON DE SAINT ROBERT BELLARMIN ».

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: RÉFUTATION de l’“Analyse” de Myra DAVIDOGLOU   Lun 25 Sep - 17:24

Melle Myra DAVIDOGLOU a écrit:

L
A SOURCE DE L'HYPOTHESE : UNE COMPARAISON DE SAINT ROBERT BELLARMIN

9. L'idée de supposer un pape potentiel pour légitimer l'occupation du Siège de Pierre par un ennemi de la foi vient d'une comparaison du cardinal saint Robert Bellarmin, comparaison dont nous parlerons un peu plus loin car auparavant il faut rappeler que ce docteur de l'Eglise avait expressément rejeté toute supposition d'un pape hérétique. "Il est prouvé par des arguments d'autorité et de raison que l'hérétique manifeste est déposé ipso facto", écrit-il dans son livre "De Romano Pontifice"14. Par "déposé ipso facto" on entend que le pape hérétique se trouve déposé par la perpétration même du crime d'hérésie, sans que soit requis un jugement ni même une déclaration de l'Eglise. "Un hérétique manifeste ne peut pas être pape, dit encore saint Bellarmin. Un pape manifestement hérétique cesse de lui-même d'être le pape et la tête (de l'Église), de la même façon qu'il cesse d'être un chrétien et un membre de l'Église"14. […]


14. S. Robert Bellarmin, "De Romano Pontifice" Lib. II, cap. XXX.

10. Sur ces points les défenseurs de la thèse s'écartent de la doctrine de l'Eglise. Ils soutiennent que celui qui enseigne habituellement l'hérésie15 et ne confesse donc pas la foi catholique mais quelque autre croyance ne peut être dit hérétique, attendu qu'il est humainement impossible de prouver qu'il a l'intention d'enseigner l'hérésie, autrement dit, de faire ce qu'il fait16. A leur avis, seuls le pape et les évêques, qui sont divinement inspirés, connaissent les pensées secrètes des hommes ; seuls, par conséquent, ils ont le pouvoir d'attribuer à quelqu'un une qualification personnelle et de le juger16. Dans une telle perspective, un homme qui ment habituellement ne peut être dit un menteur, ni celui qui a l'habitude de voler, un voleur, ni l'individu qui commet meurtre sur meurtre, un meurtrier. […]


15. "Déclaration de Mgr Guérard des Lauriers," BOC n° 84, Octobre 1983.
16. G CASS 1 p. 79 et 82.


Saint Robert BELLARMIN écrit donc, dans son livre II de De Romano Pontifice, chapitre 30 « Il est prouvé par des arguments d'autorité et de raison que l'hérétique MANIFESTE est déposé ipso facto » ; Myra DAVIDOGLOU ajoute « le pape hérétique se trouve déposé par la perpétration même du crime d'hérésie, […] » et elle cite encore St Robert BELLARMIN qui a également dit «Un hérétique MANIFESTE ne peut pas être pape […] Un pape MANIFESTEMENT hérétique cesse de lui-même d'être le pape et la tête […], de la même façon qu'il cesse d'être un chrétien et un membre de l'Église ».

Mais qu’est-ce qu’un « hérétique MANIFESTE », le « crime d'hérésie » ou « un pape MANIFESTEMENT hérétique » ?

Ce que Melle Myra DAVIDOGLOU, « la Papesse de Nantes » (comme l’appellent les traditionalistes de cette région), déclare tel, dans ses décrets infaillibles et sans appel, du haut de sa très grande autorité ?
Du reste, elle ne définit rien de ces termes…

Le Canon 1325, § 2 (http://www.catho.org/9.php?d=bpu#cf) lui, énonce : « Post receptum baptismum si quis, nomen retinens christianum, pertinaciter aliquam ex veritatibus fide divina et catholica credendis denegat aut de ea dubitat, haereticus; si a fide christiana totaliter recedit, apostata; si denique subesse renuit Summo Pontifici aut cum membris Ecclesiae ei subiectis communicare recusat, schismaticus est. » (Souligné en gras par JP B.)
C’est-à-dire, selon la traduction donnée (http://catho.org/9.php?d=bo0#ga), « Après la réception du baptême toute personne qui, gardant le nom de chrétien, nie opiniâtrement [avec pertinacité] l’une des vérités à croire de foi divine et catholique, ou en doute, est hérétique ; si elle renonce totalement à la foi chrétienne, elle est apostat ; si enfin elle refuse de se soumettre au Souverain Pontife et de rester en communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis, elle est schismatique. »

Ainsi, ne sont hérétiques que ceux qui nient “opiniâtrement”, avec “pertinacité”, la sainte doctrine catholique : ne sont apostats que ceux qui ont formellement « [renoncé] totalement à la foi chrétienne » ; ne sont schismatiques que ceux qui « [refusent] de se soumettre au Souverain Pontife et de rester en communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis » ; comme l’énonce ledit Canon. Tous les autres « qui violent [les lois de l’Église], qui négligent ou profanent ses sacrements, qui la déshonorent par la corruption de leur cœurs » sont toujours, malgré ces graves péchés, et tant qu’ils n’ont pas été exclus de l’Église Catholique pour hérésie ou pour schisme, restent catholiques : « mauvais catholiques » mais catholiques et faisant toujours partie du corps de l’Église comme membres morts s’ils sont en état de péché mortel.

Et comment, pour l’Église, et non pour une personne quelconque sans autorité, quand un tel personnage n’a pas « [renoncé] totalement à la foi chrétienne » et qu’il ne refuse pas « de se soumettre au Souverain Pontife et de rester en communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis », peut se manifester cette pertinacité, cette opiniâtreté, dans le fait qu’il « enseigne habituellement l'hérésie et ne confesse donc pas la foi catholique mais quelque autre croyance », etc. ?
Cela se manifeste, non par l’appréciation personnelle de quelque(s) particulier(s), mais par la (ou les) monition(s) requise(s) dans le Canon 2314, § 1, 2° et 3° (http://catho.org/9.php?d=bpg#l2) conformément au Canon 2143 (http://catho.org/9.php?d=bpe#kw), adressée(s), COMME LE DEMANDE EXPRESSEMENT SAINT PAUL, audit personnage par quelqu’un ayant le pouvoir de Juridiction au moins matériellement, et non de la part de quelconques “minores”, monition(s) restant inefficace(s) c’est-à-dire sans que cette personne ne vienne à résipiscence.

Il ne s’agit donc pas « de prouver [que tel personnage assis sur le Siège du Bienheureux Pierre et qui enseigne habituellement l'hérésie et ne confesse donc pas la foi catholique mais quelque autre croyance] A l'intention [du reste effectivement humainement impossible à prouver (ou ne l’a pas)] d'enseigner l'hérésie » comme Myra DAVIDOGLOU le voudrait ainsi qu’elle le laisse entendre clairement dans son § 10 (alors que cela n’est réservé qu’à Dieu et à l’intéressé lui-même) mais, en raison de cette intention extérieurement manifestée, et par la (ou les) monition(s) requise(s) adressée(s) par quelqu’un ayant le pouvoir de Juridiction au moins matériellement et restée(s) inefficace(s), il s’agit de prouver, NON POUR JUGER MAIS POUR CONSTATER OFFICIELLEMENT, la juste imputabilité (l’exacte responsabilité) du délinquant contrevenant à la doctrine catholique, afin de reconnaître s’il est ou non réellement hérétique ou/et réellement schismatique.
Il convient en effet d’estimer la juste imputabilité, le degré des responsabilité, toutes choses qui peuvent varier, quelque soient les apparences, en fonction d’un manque de conscience suffisante due, par exemple, à une mauvaise formation non suffisamment catholique, une éducation reçue dans un milieu délétère, etc., dont n’est pas responsable celui dont on constate la déviance, lequel, si l’on attire son attention sur la gravité de ladite déviance, peut s’amender avec la grâce de Dieu. On ne condamne pas quelqu’un sans un examen sérieux de son cas !…
Et si le délinquant contrevenant à la doctrine catholique vient à résipiscence, alors il n’y a plus ni opiniâtreté (c’est évident) ou pertinacité, ni même « enseignement habituel de l'hérésie », mais confession de la foi catholique et non de quelque autre croyance. Et comment savoir si telle ou telle personne ne viendrait pas (avec la grâce de Dieu qui n’est refusée à personne, même au plus lamentable pécheur) à résipiscence ?…

Il faut, à propos de l’imputabilité, citer entre autres le Canon 2202 (http://catho.org/9.php?d=bpf#lf) qui stipule

Citation :

§ 1 La violation d’une loi ignorée n’est aucunement imputable si l’ignorance n’est pas coupable ; dans le cas contraire, l’imputabilité est plus ou moins atténuée suivant le degré de culpabilité de l’ignorance.

§ 2 L’ignorance de la peine seule ne supprime pas l’imputabilité du délit, mais la diminue en quelque mesure.

§ 3 Ce qui est dit de l’ignorance s’applique aussi à l’inadvertance et à l’erreur.


On voit que tout cela n’est pas si facile à démêler…


Myra DAVIDOGLOU parle aussi, dans son § 10,  de ce que « [de l’avis des défenseurs de la thèse], seuls le pape et les évêques, qui sont divinement inspirés, connaissent les pensées secrètes des hommes […] »
Ceci est entièrement faux ! Jamais personne, parmi « les défenseurs de la thèse », n’a tenu de tels propos et ce n’est là qu’une vilaine calomnie germée dans le cerveau malade de « la Papesse de Nantes » qui ne fait que de mauvaises interprétations… Nous mettons quiconque au défit de dire où, quand et comment, l’un de nous aurait dit que « le pape et les évêques, qui sont divinement inspirés, connaissent les pensées secrètes des hommes » !

Elle écrit encore, dans la même phrase « [de l’avis des défenseurs de la thèse], seuls le pape et les évêques, […] ont le pouvoir d'attribuer à quelqu'un une qualification personnelle et de le juger ».
Et alors, qu’y a-t-il d’étrange dans cela ?
Pour tout jugement, tant civil qu’ecclésiastique, IL FAUT AVOIR JURIDICTION !
Myra DAVIDOGLOU avait-elle, pour enseigner de telles choses d’une part et pour prétendre pouvoir juger d’autre part, le pouvoir de Juridiction dans l’Église ? Suspect
C’est sans doute pour cela que certains, à Nantes, l’appelaient… « la Papesse »  !

Myra DAVIDOGLOU cite, dans son § 10, les cas d’un « homme qui ment habituellement […], celui qui a l'habitude de voler, [ou] l’homme qui commet meurtre sur meurtre ».
Mais il s’agit là d’homme commun, non de quelqu’un qui se présente et est accepté par la quasi totalité du monde entier et de TOUTE l’Église (acceptation qui relève du « FAIT DOGMATIQUE » !…) comme LE PAPE !
Un homme du commun, on peut le juger selon les lois communes ; mais celui qui se présente et est accepté par la quasi totalité du monde entier et de TOUTE l’Église (acceptation qui relève du « FAIT DOGMATIQUE ») comme LE PAPE NE PEUT, avant qu’il ne soit reconnu OFFICIELLEMENT* comme non-Pape, être jugé PAR PERSONNE (cf. le Canon 1556 : http://catho.org/9.php?d=bo3#hc) car le Pape est au-dessus de tout juge !
* C’est-à-dire par quelqu’un qui possède au moins matériellement le pouvoir de Juridiction: un cardinal, un légat du pape même materialiter, ou un évêque (ou un auxiliaire) résident, à l’exception de tout autre évêque, qui adresse donc au « “pape materialiter » les monitions requises comme nous avons vu plus haut, NON POUR JUGER MAIS POUR CONSTATER OFFICIELLEMENT, la juste imputabilité (l’exacte responsabilité) du délinquant contrevenant à la doctrine catholique, afin de reconnaître s’il est ou non réellement hérétique ou/et réellement schismatique.


« la Papesse de Nantes » a constaté que ceux qui occupent actuellement, depuis le conciliabule vaticandeux, le Siège de Pierre, sont opiniâtrement, avec pertinacité,, formellement hérétiques ; qu’en conséquence ce ne sont que de simples individus laïcs, et donc ensuite, du haut de sa suprême Autorité, elle les a jugés selon ses propres lois ! 
Elle n’a, malheureusement pour elle, pas eu le temps d’organiser un conclave pour sa propre succession ! Laughing
Dieu ait son âme…


À suivre : « Celui qui enseigne habituellement l'hérésie » peut-il être dit, pour autant, FORMELLEMENT hérétique ?

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Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


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MessageSujet: Re: RÉFUTATION de l’“Analyse” de Myra DAVIDOGLOU   Mar 26 Sep - 19:51


« Celui qui enseigne habituellement l'hérésie »

peut-il être dit, pour autant, FORMELLEMENT hérétique ?




Nous entendons souvent dire, ou nous lisons souvent, que « La secte conciliaire n’est pas l’Église Catholique ».

Réponses
(à ces deux problèmes qui sont étroitement liés) :


Nota Bene
 :
Ce qui suit a été écrit, sous une autre forme (lettre personnelle) par un Prêtre qui, pour cette dernière raison, préfère garder l'anonymat.


« La secte conciliaire n’est pas l’Église Catholique ».
Peut-être !

Mais..., qu'est “la secte conciliaire” ?

Pour ne pas entraîner le lecteur dans un exposé trop long et, partant, fastidieux, nous nous contenterons pour l’instant – la vacance du Siège Apostolique étant un fait établi – de ne traiter que des objections émises par des sédévacantistes complets (par opposition aux sédévacantistes formaliter mais non materialiter caractérisant la thèse dite « de Cassiciacum »), sédévacantistes complets parfois appelés “simpliciter” (“simplement” ou “absolument”, par opposition à la distinction “materialiter – formaliter” de ladite thèse) ou encore “totaliter” (“totalement”). Nous examinerons en particulier et en premier cette objection qui consiste à dire que ladite thèse, selon ces sédévacantistes complets, considérerait que « la secte conciliaire est l’Église Catholique », sous le prétexte que ceux qui la tiennent refusent de considérer les modernistes siégeant à Rome comme formellement hérétiques.

Aussi, c’est exactement à cette objection précise qu’il sera répondu là.


ARGUMENTATION proprement dite
 :


Il est flagrant désormais que BenoîtXVI1 et tous ceux qui le suivent disent des hérésies ou cautionnent de façon inacceptable des hérésies.
1
Aujourd’hui, “François”. (Note de JPB.)

Il s’agit ici directement d'hérésies, puisque manifestement il y a hérésies, mais sans s’arrêter sur les erreurs moins graves contre la Foi, ni sur les scandales en paroles, en actions ou/et par omissions.
Nous ne parlons bien que des seules hérésies en tant que telles.

Il ne suffit pas, pour être formellement hérétique, de proférer des hérésies : le fait de dire une hérésie n’est pas forcément toujours un péché. Certes, le fait de dire une hérésie est la matière du péché d'hérésie, mais à cette matière, il manque encore la forme (c'est la distinction acceptée par les théologiens catholiques au moins depuis saint Thomas d'Aquin, et encore davantage depuis le Concile de Trente et cela correspond à la notion bien connue de “péché matériel” et de “péché formel”) il manque encore la forme, donc, pour que ce “péché matériel” soit réellement un péché, ou “péché formel”.
La forme du péché en général réside dans la volonté.
Et la forme du péché d'hérésie en particulier réside dans la volonté actuelle d'aller contre l'autorité infaillible de Dieu. C’est ce qu’on appelle « la pertinacité ».

Cela dit, Puisque l'Église est une société visible, composée d'hommes et de femmes, obéissant à des règles conformes à l'obtention de sa fin qui est le salut des âmes, cette pertinacité doit être constatée par l'autorité visible et infaillible de l'Église (qui représente sur terre l'autorité infaillible de Dieu) pour être imposée sans erreur aux yeux de tous.

Ainsi, pour récapituler là où nous en sommes, nous dirons que
  1. une chose est de dire des hérésies ;

  2. une autre d'être hérétique formel devant Dieu ;

  3. une autre encore d'être canoniquement hérétique formel devant l'Église.

Quelques exemples concrets feront, espérons-le, bien comprendre tout cela :
  • Ainsi, en faisant par exemple le catéchisme à des enfants, si nous leur enseignons par mégarde une hérésie, cela ne fait pas pour autant de nous des hérétiques, et heureusement !

  • Cependant, si nous maintenons notre position en ayant bien réfléchi, longuement, aux conséquences, en ayant pleinement conscience du fait que notre position est contraire à la foi, etc., alors, il pourra se trouver un moment où nous commettrons réellement le péché formel d'hérésie en allant CONSCIEMMENT contre l'autorité infaillible de Dieu.

  • Et pourtant, jusque là, notre péché reste caché !

    Mais si, maintenant, nous commençons à le dire autour de nous, les gens vont être scandalisés et vont se demander si nous sommes formellement hérétiques ! Or, le moyen ordinaire pour eux sera de suivre le jugement de l'autorité de l'Église.
    C’est pourquoi si nous maintenons notre avis contre une autorité représentant canoniquement l'Église et exigeant de nous rétractation, alors nous devenons hérétique formel public !
    Plus personne n'est alors en droit de douter de notre pertinacité.

Appliquons ces règles aux modernistes, en particulier à ceux qui devraient constituer la hiérarchie de l'Église en jouissant du pouvoir de juridiction : ceux que dans l'Église en ordre 2 on appelle le Pape, les cardinaux, les évêques dirigeant les diocèses (et dans une moindre mesure les curés dirigeant les paroisses) :
  1. Disent-ils des hérésies ?
    Oui !

  2. Sont-ils hérétiques devant Dieu ?
    C'est très possible, voire probable. Nous pouvons avoir notre opinion là-dessus (et encore, avec prudence…) mais même si nous en sommes convaincus nous n'avons aucun moyen de l'imposer aux autres membres de l'Église, parce que nous n'avons aucun pouvoir de juridiction, c'est à dire aucun pouvoir de parler canoniquement au nom de l'Église.

  3. L'Église a-t-elle constaté leur pertinacité par des monitions faites par des personnes autorisés (c'est à dire ayant juridiction) ?
    HELAS NON ! et c'est justement le tragique de la situation ; c'est justement ce qui nous manque pour les déclarer canoniquement hérétiques et les remplacer par d'autres personnes, notamment en élisant un Pape.
    Le tragique de la situation n'est pas tant que nous n'ayons plus de Pape mais que tous les évêques ayant juridiction dans le monde aient suivi quelqu’un qui n’était pas formellement Pape. C’est cela, précisément, qui est incroyable. Mgr Lefebvre et surtout Mgr de Castro Mayer 3 auraient pu faire des monitions à Paul VI… Mais ils ne l'ont pas fait.
2 C'est-à-dire l'Église qui ne souffre pas de l'absence de l'Autorité, alors qu'actuellement l'Église est en état de privation de l'Autorité, état qui ne peut certes pas s'appeler l'“ordre” ! (Note de JP B.)

3
Mgr de Castro Mayer (« nommé en mars 1948 évêque coadjuteur de Campos » [cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ant%C3%B4nio_de_Castro_Mayer] « il est sacré évêque le 23 mai de la même année » [ibidem]) était encore Évêque résidentiel jusqu'au 29 août 1981 et, considérant qu'à cette date il n'y avait plus de Pape en acte pour le remplacer, nous pouvons dire que son “successeur”, Etchandy Gimeno Navarro, ne l'était pas et que Mgr de Castro Mayer avait toujours le pouvoir de Juridiction. (Note de JP B qui, dans le texte lui-même, a ajouté l'adverbe “surtout” devant le nom de Mgr de Castro Mayer pour la raison qui vient d'être exposée dans cette note.)


CONCLUSION
 :


En conclusion, nous dirons avec l’“Istituto Mater Boni Consilii” dont nous pensons qu’aucun Prêtre ne contredira cette conclusion, ceci :

    Nous sommes obligés
  1. de considérer que Paul VI et ses successeurs disent des hérésies ;

  2. de considérer également qu’ils sont très probablement hérétiques formels devant Dieu ;


    Mais,

  3. Nous sommes également obligés de considérer qu'il manque une décision de l'Église faisant autorité pour affirmer qu'ils sont canoniquement hérétiques formels.

  4. En l'absence, donc, d'une telle prise de position canonique publique, personne n'est en droit, aux yeux du droit canon c'est à dire du droit de l'Église catholique, d'affirmer qu'ils sont en-dehors de l'Église catholique.4
    4
    Ils n'appartiennent très probablement plus (pas) à l'âme de l'Église (cela, Dieu seul le sait) mais ils appartiennent toujours au corps de l'Église (très probablement comme « membres morts » ; Dieu seul le sait) tant qu'elle ne les aura pas officiellement rejetés ou qu'ils ne s'en seront pas déclarés eux-mêmes séparés. (Idem.)

    En conséquence, bien que scandaleux et à combattre, ils font canoniquement partie de l'Église catholique tout comme chacun de nous (bien qu'il soit probable qu'ils sont formellement en-dehors à cause de leur hérésie formelle, mais, de cela, Dieu seul le sait.)

Ainsi, notamment, le terme “d'église conciliaire” que nous utilisons tous pour plus de clarté, n'a pas d'existence juridique. Il n'y a qu'une seule Église, l'Église catholique : on est dedans ou on est dehors. Mais on peut être dehors réellement et que seul Dieu le sache, tant en semblant être dedans aux yeux des lois de la société visible qu'est l'Église.

Un autre exemple, espérons-le, le fera comprendre :
Quel est la situation devant Dieu et devant l'Église de deux époux ayant échangé les consentements à l'Église sans vouloir en réalité se marier mais l'ayant caché au prêtre ?
Devant Dieu ils sont adultères, scandaleux et méritent l'enfer ; devant l'Église ils sont de bons époux qui font leur devoir et gagnent des mérites et sont un exemple pour les autres !
Il faudra attendre que l'Église soit informée de leur mensonge sacrilège et les déclare non-mariés pour que cela soit imposable à tous.


Nota Bene 1
 :
Le fait que le scandale des modernistes dure depuis 50 ans et soit on-ne-peut-plus public n'y change rien : les théologiens enseignent clairement que la pertinacité n'a rien à voir avec la durée ou avec l'évidence pour les autres de l'erreur du coupable. La pertinacité est dans la volonté du coupable, pas dans celle de ceux qui le jugent.


Nota Bene 2
 :
Pour constater leur pertinacité, même sans l'autorité de l'Église, il pourrait suffire que Paul VI, Benoît XVI and Co disent publiquement qu'ils sont hérétiques pertinaces ou qu'ils sont en-dehors de l'Église (qu’ils ne font plus partie de l'Église Catholique, qu’ils rejettent celle-ci, etc., qu’ils fassent, en un mot, toute espèce de déclaration aussi catégorique que celles-ci)… mais ils ne l'ont jamais dit justement, bien au contraire hélas !


Nota Bene 3
 :
Terminons par cette anecdote éloquente qui est arrivée il y a deux ans à un Prêtre de l’“Istituto Mater Boni Consilii”:
Une fidèle d’une chapelle desservie par ce Prêtre lui dit un jour en parlant de la Thèse de Cassiciacum : « Monsieur l'abbé, vous dites des hérésies ! Donc vous êtes hérétiques, donc vous n'êtes plus dans l'Église catholique ! »
La même personne est venue lui dire deux semaines plus tard, alors qu’il n'avait rien changé à ses positions (nous tenons l’histoire de l’abbé en question lui-même et plusieurs peuvent en témoigner…) : « Monsieur l'abbé, j'ai changé d'avis et je crois maintenant que vous êtes dans l'Église catholique. » 
« Ce genre d'affirmation hallucinante [expose notre abbé après cette mésaventure] est monnaie courante parmi les sédévacantistes et cette anecdote fait encore davantage comprendre combien il est illusoire de penser que des personnes privées dans l'Église puissent décider qui est dans l'Église ou qui n’y est pas. Cela vaut même pour des prêtres ou des évêques : on ne peut parler au nom de l'Église, canoniquement parlant, que si l'on est revêtu du pouvoir ordinaire de juridiction, c'est à dire du pouvoir devant le Christ de paître en son nom une partie de son troupeau.
«  Or, la juridiction ordinaire venant du Pape et uniquement du Pape, puisque nous sommes privés d'autorité pontificale et puisque tous ceux qui avaient juridiction l'ont formellement perdu en suivant Jean XXIII, Paul VI, etc. Benoît XVI 1 dans leurs erreurs publiques, il n'y a plus sur terre à l'heure actuelle de pouvoir formel ordinaire de juridiction. »
« C'est là tout notre malheur. »


Nota Bene 4
 :
Remarquons bien d'ailleurs que la Thèse de Cassiciacum ne parle que du pouvoir de juridiction.
De ce point de vue, en effet, ces modernistes forment une hiérarchie matérielle, canoniquement toujours membre (hélas !…) de l'Église, qui peut permettre heureusement que les choses repartent de l'intérieur de l'Église quant au pouvoir de Juridiction (pour garantir que c'est canoniquement la même Église qui reparte). En revanche, ce sont les seuls traditionalistes qui auront gardé les Sacrements purs de toute référence aux modernistes au pouvoir, et non pas les modernistes, qui assureront la continuité (ou succession apostolique) quant au pouvoir d'Ordre comme, du reste, pour le témoignage de la foi.


Nous avons là la raison qui a fait écrire cette phrase dans la note n° 5 (col. 2) en page 10 du numéro 63(5) de la revue Sodalitium :
M. l’abbé Francesco RICOSSA a écrit:
[…] Le fait est que, du moins juridiquement, l’Église conciliaire [ou “la secte conciliaire”] n’existe pas, et les modernistes qui occupent [materialiter] les Sièges épiscopaux, y compris le Premier Siège, se trouvent encore, du moins juridiquement et au for externe, « dans le sein même et au cœur de l’Église » selon la célèbre expression de l’encyclique Pascendi. […]

5
http://www.sodalitium.eu/sodalitium_pdf/Soda-F63.pdf.



Discussion
 :


Il faut toutefois remarquer que, à ce qui précède, il peut être fait deux objections :
  1. Au for externe et public, il peut arriver que l'on puisse présumer la pertinacité du sujet incriminé, sans avoir besoin de monitions.
    Ainsi, si Josef RATZINGER 6 demain venait à affirmer publiquement que le pape n’est jamais infaillible ou bien que la T.S. Vierge Marie n’a pas été préservée du péché originel ou encore que son âme n'est pas montée avec son corps immaculé au ciel, bien franchement, nous n’aurions pas besoin des monitions pour affirmer que nous avons affaire à un hérétique public et manifeste, qui a cessé d’appartenir extérieurement à l’Église, et qu’en conséquence il ne saurait être la matière (analogiquement parlant) désignée au Souverain Pontificat.
    Mais le fait est que nous n’en sommes pas là (contrairement du reste à ce qu'affirment les plus durs que les durs de durs). Pourquoi ? Parce que Josef RATZINGER 6 ne profère pas publiquement des hérésies au sens “canonique” du mot, c’est-à-dire des propositions directement et explicitement contraires à des définitions du Magistère infaillible de l’Église (surtout si ces propositions sont déjà condamnées telles quelles par ledit Magistère comme directement contraires à la Divine Révélation).
    6
    Aujourd'hui Jorge Mario BERGODLIO. (Id.)

  2. Comment donc, si l’on ne peut pas faire état de l’hérésie publique et manifeste de Josef RATZINGER 6 (au sens de l’hérésie-péché), peut-on cependant faire état de ce que le même Josef RATZINGER  6/sup] n’est pas pape, du moins formaliter ?
    En réalité cette objection, sous forme de question, ne tient pas :
    Le fait que Josef RATZINGER[sup] 6
    ne soit pas formellement pape est constatable par tout membre de l’Église Catholique, même si celle-ci n’a pas encore hiérarchiquement pris acte de la chose (en ce sens également Josef RATZINGER 6 est toujours l’occupant légal – mais non formel – du Siège Apostolique). La chose est constatable, parce qu’il maintient, prétendument en tant que l'Autorité, ce que l'Autorité Apostolique divinement assistée ne peut ni promulguer ni maintenir, savoir : Vatican II (liberté religieuse, œcuménisme, collégialité, etc.) et ladite “nouvelle messe”, et lesdits “nouveaux rites” qui l’accompagnent.
    Il est donc constatable, et de fait constaté par une petite partie du troupeau, que Josef RATZINGER 6 n’est pas formellement pape.
    Mais malheureusement la chose n'est pas constatée par ceux qui ont pouvoir sur l’élection : les cardinaux et (extraordinairement) les évêques 7.
    7
    résidentiels. (Id.)

    Pour ce qui est de l’hérésie-péché au for externe et public de Josef RATZINGER 6 il en va tout autrement. Non seulement elle n’est pas constatée par ceux qui ont pouvoir sur l’élection, mais dans l’état actuel des choses elle n’est pas réellement constatable par les membres de l’Eglise enseignée. En effet, pour ce faire il faudrait, de la part du sujet incriminé, une hérésie au sens “canonique” du terme. Cf. le 1° ci-dessus dans cette “Discussion”.

Cela dit, « Une des conséquences déplorables […] de la crise d’autorité actuelle (dans l’Église catholique, et aussi en dehors d’elle) est la dispersion du troupeau dont le pasteur a été frappé, ce pour quoi chaque brebis du troupeau s’érige en maître dans l’Église de Dieu, sans même en avoir reçu la mission, l’autorité et souvent la capacité. Comme aux temps de la réforme luthérienne, le dernier ignorant disserte sur les dogmes dont il ignore tout, interprète l’Écriture, se fait théologien, veut enseigner au prêtre la liturgie, ne croit pas à l’infaillibilité du Pape, mais à la sienne propre… » (Abbé Francesco RICOSSA, Sodalitium N° 63(5) pp. 36-37. – Souligné par nos soins.)


Nota Bene
 :
Fin du texte inspiré par un Prêtre qui préfère, donc, garder l'anonymat ; la suite est de JP B.


C’est ainsi que l’on voit ne serait-ce qu’en France :
  1. une revue anticléricale qui se prétend pourtant catholique (pour mieux tromper son monde ? Suspect…) s’en prendre à tous les Papes depuis Sa sainteté Pie VII sous le prétexte que non seulement ils ne se seraient pas suffisamment, d’après un certain “Auteur Loufoque”, opposés à la Révolution, mais qu’en plus ils en auraient été les meilleurs promoteurs ! ;

  2. un site internet, “Varia Méphistophélique”, sous un nom bien plus digne et immérité pour le dit site 8, et sous la couverture d’un excellent Prêtre 9, répandre n’importe quelle attaque calomnieuse et violente à outrance contre des Prêtres par ailleurs fort honorables ;

    8
    Remplacé aujourd’hui par le « DiabolicaPedia Blog ». (Cf. http://foicatholique.cultureforum.net/t4450-le-catholicapedia-blog-organe-dune-secte.)

    9
    Belge ; aujourd’hui décédé. Prions pour lui qui le méritait bien.

  3. de simples Prêtres et même, ce qui est pire, de simples laïcs, se permettre de juger de leur propre “autorité” la pensée de n’importe qui en général et du Révérend Père GUÉRARD DES LAURIERS en particulier, de discuter d’une « suppléance de juridiction » sans savoir ce que cela recouvre au point de confondre cette notion avec celle de « juridiction de suppléance » (parfaitement hétérodoxe), de juger de l’intention de ceux qui adhèrent à ladite thèse dite « de Cassiciacum » et de décider du haut de sa propre “autorité”, donc (“autorité” infaillible, sans doute), que cette thèse est périmée !

  4. un simple “Laïc-Hérisson Rouspéteur” s’en prendre à tous les Prêtres qu’il côtoie plus ou moins longtemps : ainsi s’en est-il pris et sen prend-il toujours aux Abbés BELMONT et RICOSSA pour une question qui lui est personnelle tandis qu’ils refusaient de l’approuver ; aux Abbés PALADINO, GROSSIN et MARCHISET qui le soutinrent pourtant durant un certain temps dans ses actions ; etc., etc. …

    C’est pourquoi, en page 63-64 du numéro 63 (lien donné en note 5) de “Sodalitium”, M. l’abbé Francesco RICOSSA a écrit:

    […] Le débat n’est pas entre partisans et négateurs des infiltrations maçonniques dans l’Église (et contre l’Église) mais entre ceux qui combattent la franc-maçonnerie avec des études sérieuses et solides, et ceux qui au contraire manquent totalement de sérieux dans leurs écrits (en propageant carrément les “prophéties” de Nostradamus ou de soi-disant “prophètes” protestants), comme aussi entre ceux qui combattent la Maçonnerie pour défendre l’Église, et ceux qui disent combattre la Maçonnerie pour salir l’Église. L’intervention de Sodalitium sur Une consécration épiscopale valide est-elle nécessaire pour être Pape a également suscité la réaction du même site internet, nouvelle réédition du Canard enchaîné et de la “presse people” (c’est-à-dire l’anticléricalisme mélangé à l’esprit de scandale), et encore c’est pour ces publications que la comparaison est offensante… Mais, dans ces différentes interventions, on ne trouve aucun nouvel argument capable de changer les conclusions auxquelles est arrivée – jusqu’à preuve du contraire – notre revue. Dans l’attente éventuelles nouvelles contributions que nous sommes toujours disposés à examiner, nous signalons seulement et stigmatisons la tentative – en l’absence d’arguments pertinents – d’opposer Sodalitium à la mémoire de Mgr Guérard des Lauriers ; tentative vraiment honteuse et hypocrite, puisqu’elle vient de la part de personnes qui – en combattant âprement la Thèse de Cassiciacum – démontrent combien en réalité ce sont eux qui s’opposent à la mémoire du grand théologien dominicain. […]

Ce qui est intéressant de souligner dans tout cela, c’est le fait qu’en prétextant se montrer plus durs que les durs de durs, nos excités sédévacantistes simpliciter et totaliter, plus intransigeants que les plus intransigeants de chez Intransigeant c’est-à-dire simplement simplistes et totalement totalitaires, s’attaquent en réalité à la position la plus raisonnable qui puisse être en ce moment voire, pour certains, à la pratique habituelle de notre Mère la Sainte Église Catholique.

En cela, ils se montrent les plus adroits complices des ennemis déclarés de la Sainte Église Catholique 10, jouant le rôle de repoussoir vers les positions autres que sédévacantistes équilibrées (vers la FSSPX, par exemple) à l’égard de tous les indécis sur la question si controversée du Pape qui se pose inévitablement de nos jours.
10
Tel le nommé Martial (cf. http://foicatholique.cultureforum.net/t4842-martial-ou-aujourdhui-est-leglise-ou-est-le-pape?highlight=Martial) qui ne cesse de citer d’excellents textes traditionnels sur la Hiérarchie sacrée mais est en fait opposé à toute Hiérarchie, et est, avec les autres intervenants du forum “[url=http://foi-catholique. cultureforum.net/t3765-le-forum-t-d-quen-penser]T. D.[/url]” ([url=http://foi-catholique. cultureforum.net/t3765-le-forum-t-d-quen-penser]http://foi-catholique. cultureforum.net/t3765-le-forum-t-d-quen-penser[/url]), avec Calamity.Mortiferous.Integral. ou avec Gérad Laurençon, Éric etc., farouchement opposé à la réception de tout véritable Sacrement valide !…

C’est ce qui s’appelle jouer le rôle de la mâchoire dure de la paire de tenailles, dans la manœuvre du même nom, les ralliés et autre FSSPX jouant celui de la mâchoire douce, pour attirer finalement tout le monde dans le modernisme ambiant !…

Comment, en effet, interpréter autrement le fait que ces messieurs qui voudraient apparaître plus durs que les durs de durs se réfèrent, par exemple, à la sacramentalité de l’épiscopat, comme le font les modernistes conciliaires à Rome, pour faire valoir la validité de la charge d’un évêché en général et de l’Évêché suprême en particulier ? Suspect

Comme si ce n’était pas le caractère juridictionnel qui donnât l’Autorité dans l’Église !…

Oui ! ces messieurs plus durs que les durs de durs, Lamentable-Hâbleur Ronchon, rédacteur véritable de la Vindicte-Maladive, ou Crapule.Monstueusement.Insinuante., et autre gardien de bœufs, prétendant juger la pensée de respectables théologiens tels saint Robert BELLARMIN ou Mgr GUÉRARD DES LAURIERS, tous ces excités, donc, perfides aux méthodes partiales et déloyales, font bien, volontairement ou inconsciemment, le jeu des modernistes…

Pour lesquels, en raison de la fameuse “collégialité” vaticandeuse, l’Évêque de Rome ne doit pas être plus élevé que ceux des autres diocèse ! Tout se tient…

Et donc, même pour les plus durs que les durs de durs (tout comme pour l’autre branche de la paire de “tenailles”, c’est-à-dire le front moderniste) le mot d’ordre en vigueur, conscient ou involontaire, est bien celui-ci : « Abattons le Pape ! » (Surtout si, d’aventure, il l’est formaliter…)

Ça sent vraiment la F... M... avec tous ces surexcités qui secrètement (consciemment ou au fond de leur cœur) ne pensent qu’à « abattre l’Autel » !

C’est d’ailleurs ce que nous voyons bien au travers du dénigrement calomnieux, à l’encontre de respectables Prêtres, qu’ils ne cessent de perpétrer honteusement, voire du détournement funeste des Sacrements pourtant valides et légitimes que certains préconisent de façon scandaleuse et pernicieuse…

Prions pour rester ferme au milieu de tous ces écueils et pour la conversion de ces malheureux !



À suivre : « LA MATIERE ET LA FORME DU SOUVERAIN PONTIFICAT, SELON SAINT ROBERT BELLARMIN »

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)


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MessageSujet: Re: RÉFUTATION de l’“Analyse” de Myra DAVIDOGLOU   Jeu 28 Sep - 21:12

Melle Myra DAVIDOGLOU a écrit:

L
A MATIERE ET LA FORME DU SOUVERAIN PONTIFICAT, SELON SAINT ROBERT BELLARMIN

11. Revenons à la comparaison que l'auteur a empruntée à saint Bellarmin. "Les cardinaux écrit celui-ci, lorsqu'ils créent un pontife, exercent leur autorité non sur le pontife, puisqu'il n'est pas encore, mais sur la matière,, c’est-à-dire sur la personne qu'ils disposent en quelque manière par l'élection, pour qu'elle reçoive de Dieu la forme du pontificat"19. Le saint docteur compare ici l'homme sur qui porte le choix d'un conclave à une matière capable de la forme que le divin Artiste veut lui imposer. Cette forme, l'autorité pontificale, est l'élément déterminant qui constitue le pape comme tel ; la matière, représentée par le "papabile," est l'élément déterminable ; elle doit donc être apte à subir l'action de l'Agent. En effet, toute matière ne reçoit pas toute forme 20 ; à une matière liquide, par exemple, un sculpteur ne peut pas donner au ciseau la forme d'une statue ; d'une meute de chiens un chef d'Etat ne saurait tirer la forme d'un gouvernement ; il faut à la forme une matière appropriée21. "Si une matière ne pouvait recevoir la forme imposée par l'artisan, écrit saint Augustin, on ne pourrait lui donner le nom de matière"22.

12. Il s'ensuit que pour être capable de la forme de pape un sujet doit être avant tout "formable", donc, en l'occurrence, "papable" et, par conséquent, remplir les trois conditions d'éligibilité du pontife romain, qui relèvent de la loi divine : 1) appartenir à l'Eglise ; 2) avoir l'usage de sa raison : 3) pouvoir recevoir les ordres sacrés. Par la première condition se trouvent éliminés les infidèles, les apostats, les hérétiques et les schismatiques ; par la deuxième, les enfants et les déments ; par la troisième, les femmes. L'élection d'une personne appartenant à l'une de ces catégories serait nulle de droit divin 23.


19. "De Romano Pontifice," op. cit. Lib. II, cap. XXX.

20. Cf. Aristote, "Physique," II, 2, 194 b 9 et passim.

21. Aristote, "De anima," II, 2, 414 a 25.

22. S. Augustin, "De natura boni," XVIII, 18.

23. Xavier Da Silveira, "La Messe de Paul VI : qu'en penser ?" : "C'est une opinion commune que l'élection d'une femme, d'un enfant, d'un dément ou de ceux qui ne sont pas membres de l'Église, c'est-à-dire les non baptisés, les apostats, les hérétiques et les schismatiques, est nulle par la loi divine."
Sipos-Galos, "Enchiridion luris Canonici" : "Eligi potest (sc P.R.) quodlibet masculum, usu rationis pollens, membrum Ecclesiae. Invalide ergo eligerentur feminæ, infantes, habituali amentia laborantes, non baptizati, hæretici, schismatici. Pour être élevé au Souverain Pontificat il faut donc être "de sexe masculin, avoir l'usage de sa raison et être membre de l'Eglise. Sont donc invalides les élections de femmes, d'enfants, de déments, de non baptisés, d'hérétiques et de schismatiques".
Plöchl, "Lexikon für Theologie und Kirche", 1963, T. VIII, col. 60/63 : "Wählbar ist ein getaufter, männlicher, rechtgläubiger Katholik, ausgenomen Unnmündige u. Geisteskranke" Est donc éligible "un catholique baptisé, de sexe masculin, orthodoxe, à l'exception des mineurs et des aliénés".
Après la doctrine commune des théologiens et canonistes, il convient de rappeler l’enseignement du Magistère. Le pape Paul IV, dans sa Constitution apostolique "Cum ex Apostolatus Officio", du 15 février 1559, définit comme nulle, non valide et de nul effet l’élection d'un homme qui a dévié de la foi catholique. Voir notre étude dans La Voie, N° 6, 7, 9, 10, 11, 12, "Portrait d'un papabile : J.B. Montini".


Tout cela est fort bien ! Ainsi, l’élection d’un homme ayant quitté l’enfance, et qui n’est pas un dément mais qui, bien que membre de l’Église parce que baptisé, est devenu apostat (qui a quitté l’Église), hérétique ou schismatique, c’est-à-dire « qui a dévié de la foi catholique », une telle élection est « nulle, non valide et de nul effet ».

Le problème, c’est qu’il faut PROUVER, DÉMONTRER DE FAÇON PROBANTE, qu’avec les “papes” vaticandeux, nous avons à faire à des apostats, hérétiques et/ou schismatiques, et, comme nous l’avons vu dans le post précédent, cela n’est pas fait DE FAÇON PROBANTE. Aussi, sommes-nous « obligés de considérer qu'il manque une décision de l'Église faisant autorité pour affirmer qu'ils sont canoniquement hérétiques formels » et, qu’en « l'absence, donc, d'une telle prise de position canonique publique, personne n'est en droit, aux yeux du droit canon c'est à dire du droit de l'Église catholique, d'affirmer qu'ils sont en-dehors de l'Église catholique. »
C’est pourquoi tous ces excellents principes rappelés dans les paragraphes 11 et 12 de Myra DAVIDOGLOU tombent, pour le problème qui nous occupe, totalement à l’eau…

Mais poursuivons l’analyse de cette… « ANALYSE [IL]“LOGIQUE DE LA THÈSE DITE DE CASSICIACUM » :

Melle Myra DAVIDOGLOU y a écrit:

L’
ELIGIBILITE DES PONTIFES "CONCILIAIRES"

13. Cela étant, pour savoir si Paul VI était matériellement pape, autrement dit, s'il était une matière apte à subir l'action de l'Agent divin, il faut commencer par se demander si Jean Baptiste Montini était éligible24. Nous considérons le cas de Montini parce que c'est celui qu'a examiné l'auteur du système de Cassiciacum, les mêmes arguments et les mêmes conclusions valant, "mutatis mutandis," pour Karol Wojtyla. On a vu que pour l'auteur l'hypothèse d'une chute de Paul VI dans l'hérésie avant son élection n'est pas à exclure ; dans ce cas il eût été inéligible 24. "S'il en était ainsi, écrit-il, nous tenons que le cardinal J.B. Montini n'a jamais été pape" 25.
Pour certains de ses disciples, en revanche, le doute n'est guère possible * ; tant Montini que Wojtyla réalisaient en leurs personnes toutes les données observables, nécessaires et suffisantes pour recevoir de Dieu l'autorité pontificale 26 * ; ils étaient incontestablement la "matière" appropriée *. Ce certificat implicite d'orthodoxie délivré à deux modernistes notoires** paraît d'autant plus surprenant que les disciples en question ne peuvent avoir ignoré "l'inquiétante profession de foi" du cardinal Montini "en la doctrine teilhardienne"***, selon l'expression de leur maître à penser, doctrine publiée dans les Cahiers de Cassiciacum, auxquels ils collaboraient ou qu'ils lisaient 11, ni l'adhésion publique du cardinal Wojtyla aux doctrines hérétiques promulguées par le conciliabule Vatican II bien avant son accession au pontificat suprême 27 ***. Mais, quoiqu'il en soit de cette divergence initiale de vues entre maître et disciples, tous s'accordent en définitive pour soutenir que l'occupant du Siège apostolique est et demeure potentiellement pape 28 et par suite, du moins dans leur optique, pape de droit 5.


Notes d’origine
(précision de JPB) :


24. G CASS 1, p. 88, 107, 108.
25. Ibid. p. 88.
26. L AUT, p. 31.
27. Karol Wojtyla, "Aux sources du renouveau", Étude sur la mise en œuvre du Concile Vatican II, Le Centurion, Paris 1981 - Édition originale parue en langue polonaise sous le titre "U podstaw odnowy, Studium o realizacji Vaticanum II", Krakow 1972.
28. G CASS 1, p. 36, n° 3 et note 21 - L AUT p. 53.
11 : pour les notes précédentes, voir les posts ci-dessus. Ici, http://foicatholique.cultureforum.net/t4844-refutation-de-lanalyse-de-myra-davidoglou#34287. (Précision de JP B.)


Notes de JPB
 :


* Mais il en allait de même pour le Révérend Père Guérard des Lauriers ! Celui-ci, en effet, n’a évidemment envisagé que « l'hypothèse d'une chute de Paul VI dans l'hérésie avant son élection n'est pas à exclure ; [que] dans ce cas il eût été inéligible 24 [et que] S'il en était ainsi nous tenons que le cardinal J.B. Montini n'a jamais été pape 25 » (1er § du paragraphe 13) parce que, dans le premier numéro des Cahiers de Cassiciacum, il ne faisait que présenter sa thèse et que, pour cela, il exposait toutes les différentes hypothèses avancées par les uns et les autres pour expliquer la crise actuellement traversée par l’Église, avant d’écarter, finalement, en les réfutant, lesdites différentes hypothèses d’essais d’explication de cette crise !…
La preuve en est dans la dernière phrase de la présente citation de Myra DAVIDOGLOU qui admet elle-même : « […]tous s'accordent en définitive pour soutenir que l'occupant du Siège apostolique est et demeure potentiellement pape[…] » ! Ainsi, inquiète de trouver des contradictions chez ceux qu’elle critique, se contredit-elle elle-même…
 

**« Ce certificat implicite d'orthodoxie délivré à deux modernistes notoires […] »
  1. Voir le point 4. n° 2, en particulier les sous-numéros 3 et 4, de ce message (http://foicatholique.cultureforum.net/t4844-refutation-de-lanalyse-de-myra-davidoglou#34287) et surtout le précédent post : on comprend nettement, après leur lectures, qu’il ne peut pas être dit, des deux personnages en question (le Cal Montini et Mgr Wojtyla) qu’ils ne pouvaient, et, en l’état actuel des choses (absence de Pape en acte) et de nos connaissances présentes, ne peuvent, pas être considérés comme constituant « la "matière" appropriée » désignée par les cardinaux qui les ont élus pour devenir Papes en recevant de Dieu la Forme du Pontificat si le Cal Montini et Mgr Wojtyla n’eussent point opposer un obstacle à leur réception de cette forme.

  2. Il n’y a là, et de la part tant des “disciples” du Père Guérard que de lui-même, AUCUN « certificat implicite d'orthodoxie », la dénonciation qu’ils ont faite, ou/et qu’ils font, des turpitudes de ces deux personnages, tant avant leur élection qu’après, pour démontrer qu’ils n’étaient pas Papes formaliter, le prouve suffisamment.
    Myra DAVIDOGLOU ne fait là encore qu’un jugement téméraire et erroné basé sur une fausse et tendancieuse interprétation de ce qu’elle veut décrier, et cela est particulièrement fallacieux !…


***« "L'inquiétante profession de foi" du cardinal Montini "en la doctrine teilhardienne" » ne saurait constituer une preuve DÉMONTRANT DE MANIÈRE IRRÉFUTABLE, qu’avec les “papes” vaticandeux, nous avons à faire à des apostats, hérétiques et/ou schismatiques, car cette « inquiétante profession de foi » est insuffisante pour ce faire : cette « "profession de foi" du cardinal Montini "en la doctrine teilhardienne" » n’est, comme le dit bien le R.P. Guérard des Lauriers, qu’“inquiétante”, or, une “inquiétudeen’est qu’une suspicion, PAS une preuve !


Finalement, nous voyons que toute la thèse (car c’en est une) de Myra DAVIDOGLOU est basée sur son présupposé qu’a priori les vaticandeux sont formellement hérétiques et donc inaptes à être désignés par les cardinaux réunis en conclave.

Ce présupposé s’avérant faux, toute sa thèse s’effondre et toute sa prétendue « ANALYSE LOGIQUE DE LA THÈSE DITE DE CASSICIACUM » est détruite de fond en comble.

Nous pourrions donc nous arrêter là dans cet examen de ce qui n’est qu’une diatribe illogique et infondée mais nous poursuivrons encore celui-ci de quelques autres passages caractéristiques de cette méthode, à dire vrai malhonnête, employée par feu (Dieu ait son âme) Myra DAVIDOGLOU.

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: RÉFUTATION de l’“Analyse” de Myra DAVIDOGLOU   Sam 30 Sep - 19:07

Voici donc, chers amis lecteurs de ce forum, comme annoncé dans le dernier pot, quelques autres passages caractéristiques de la méthode à dire vrai malhonnête employée par Melle Myra DAVIDOGLOU dans son « ANALYSE [prétendument] “LOGIQUE DE LA THÈSE DITE DE CASSICIACUM » pour jeter le discrédit sur Monseigneur GUÉRARD DES LAURIERS :
  • Dans son paraphe 14, sous le titre « MONTINI N'A JAMAIS REÇU LA FORME DU PONTIFICAT », § 2, Myra DAVIDOGLOU écrit : « Pourtant il eût été facile d'apporter une réponse à [la question de savoir si MONTINI n'a jamais reçu de Dieu la forme du pontificat ou s'il l'a perdue après l'avoir reçue (§ 1 : la question est ainsi définie)]. »
    Pour elle, sans doute, « il eût été facile d'apporter une réponse à cette question » !
    Mais pour des gens respectueux des lois et des règles de procédure de la Sainte Église Catholique que l’on doit observer pour juger les personnes, nous avons vu qu’il en va tout autrement…

  • Dans son paraphe 16 (sous le titre « L'OCCUPANT EST CAPABLE DE LA FORME, SI ... ») elle joue, § 1, sur les mots “devenir” (d'abord employé par le R.P. Guérard) et “redevenir” (ajouté par lui pour laisser la porte ouverte à toutes possibilités) en écrivant que « l'occupant ne peut pas "redevenir" ce qu'il n'a jamais été, la supposition d'une défaillance du magistère infaillible étant contradictoire », avant d’examiner, § 2, ce que le Père Guérard avance comme conditions pour que le verbe “devenir” puisse s’appliquer.
    C’est alors que, ne faisant aucune distinction entre ce qu’elle prend comme étant affirmatif (dans le mode impératif croit-elle) et ce qui n’est que conditionnel, elle fait totale abstraction de la différence ÉLÉMENTAIRE entre ce qui n’est qu’EN PUISSANCE et ce qui est EN ACTE ! Shocked

  • Dans son paragraphe N° 18, § 2, elle a écrit:
    L'occupant enseigne l'hérésie. Or l'hérésie est un acte humain, c'est-à-dire volontaire37. Donc l'occupant veut enseigner l'hérésie ; il en a l'intention. […]

    37. S.Th. I - II, 6, 1.

    1. Quand elle écrit que « l'hérésie est un acte humain, c'est-à-dire volontaire », elle fait totale abstraction des différences ÉLÉMENTAIRES entre l’hérésie MATÉRIELLE et l’hérésie FORMELLE d’une part, et entre être formellement hérétique DEVANT DIEU et être formellement hérétique DEVANT L’ÉGLISE d’autre part ! (Cf. http://foicatholique.cultureforum.net/t4844-refutation-de-lanalyse-de-myra-davidoglou#34298.) Shocked

    2. Quand elle écrit que « l'occupant veut enseigner l'hérésie ; il en a l'intention », elle se fait manifestement le juge de sa pensée et de son cœur, comme si cela n’était pas réservé À DIEU SEUL !

      Mais peut-être arguera-t-elle qu’elle ne le juge pas de son intention au for interne, lequel n’est effectivement réservé qu’à Dieu seul ; qu’elle ne la juge qu’au for externe comme le permet le Canon 2200, § 2 (http://www.clerus.org/clerus/dati/2001-03/20-6/CIC17l5.html#_Toc509674866) oubliant que seule l’Autorité dans l’Église peut appliquer ledit Canon (comme tous les autres Canons) et qu’elle, elle n’a aucune autorité dans l’Église pour ce faire !
      Comme nous pouvons, il est vrai, et même devons, juger les actes sans toutefois juger de nous mêmes les personnes qui les commettent, nous pouvons, ainsi que S. S. Léon XIII l’a rappelé dans son Encyclique “Apostolicæ curæ”, « […] juger de l'intention en tant que celle-ci est extérieurement manifestée ». Cependant, c'est l’Église qui, constatant la pertinacité d’un hérétique, peut, seule, déclarer qu’il est hérétique formel et donc hors de l’Église, excommunié. Et cela en lui faisant des monitions auparavant.
      D’ailleurs, sinon, tout un chacun pourrait déclarer n’importe qui (LHR, Myra DAVIDOGLOU, Cave Ne Cadas, n’importe quel intervenant du forum “T. D.” [http://foicatholique.cultureforum.net/t3765-le-forum-t-d-quen-penser] ou d’ailleurs, Calamity.Mortiferous.Integral. ou Gégé, etc.) hérétique formel et excommunié si l’on trouve une de ses propositions qui contredit la Foi dans ses écrits!  Car si ces gens-là peuvent le faire pour Montini ou pour Bergoglio, qui pourrait nous empêcher de le faire pour eux ?… Où serait la limite de cette déclaration d’hérésie formelle ? Qu’ils nous expliquent où est la limite ! Ce sont eux clown, ou l’un d’entre eux car alors, tels Luther et Calvin, ils s’excommunieront mutuellement !…) qui fixeront la limite entre hérésie matérielle et formelle ? Laughing

      À dire vrai, le jugement que nous portons nous-mêmes en vertu de ce que nous pouvons « juger de l'intention en tant que celle-ci est extérieurement manifestée » sur les “papes” vaticandeux (plus exactement sur leurs actes et non sur leurs personnes) pour affirmer qu’ils ne sont pas formellement Papes, ce jugement que nous portons nous-mêmes ne cherche pas à les condamner comme voudrait le faire Myra DAVIDOGLOU, mais, ne les condamnant pas de nous-mêmes précisément, nous considérons toujours l’actuel occupant du Siège apostolique, quel qu’il soit et tant que quelqu’un ayant l’autorité n’en disposera pas autrement, « “pape materialiter », en DROIT désigné pour être Pape en acte s’il se convertit.
      Eh quoi ! Dieu serait-Il devenu incapable d’opérer une conversion pour sauver Son Église et les âmes ? !!!

      Jugeant donc par elle-même les occupants vaticandeux du Siège apostolique, même si ce n’est qu’en leur for externe, Myra DAVIDOGLOU USURPE pour le moins l’Autorité dans l’Église, si ce n’est, au cas où son jugement serait porté au for interne comme le laisse supposer ce qu’elle écrit, l’Autorité de DIEU MÊME !

    Ainsi, « la papesse de Nantes » tombe elle-même, usurpant l’Autorité au moins de l’Église, DANS LE SCHISME DONT ELLE CROIT POUVOIR ACCUSER AUTRUI…


  • Toujours dans son N° 18, § 3 et ss., Myra DAVIDOGLOU a écrit:

    […] de ce qu'un homme accomplit un acte on infère directement qu'il veut accomplir cet acte, et cet acte-là, et non qu'il ne veut pas accomplir l'acte contraire. Le défaut de volonté (ou d'intention) d'exécuter un acte ne pourrait s'inférer directement que de la non exécution de cet acte. Ainsi une mère qui ne s'occupe pas de ses enfants permet de conclure immédiatement qu'elle n'a pas l'intention de réaliser leur bien. Il en serait autrement si elle les torturait ; on en déduirait alors directement son intention de leur nuire.1.

    Le même raisonnement s'applique au cas des pontifes conciliaires. Un Jean-Paul II n'omet pas seulement, comme autrefois le pape Honorius, de défendre la foi orthodoxe contre les hérétiques ; Jean-Paul II la ruine lui-même en enseignant systématiquement, publiquement, opiniâtrement2. l'hérésie et en obligeant les catholiques à l'enseigner. Ce sont là des faits notoires dont on déduit immédiatement sa volonté délibérée3. de faire disparaître complètement la foi chrétienne4., si cela était possible.

    La proposition elliptique de l'auteur, qui occulte la complication inutile qu'il introduit dans son raisonnement5, semble lui avoir été dictée par le souci de voiler, autant que faire se peut6., l'hérésie de l'occupant pour mieux défendre son prétendu droit au Siège apostolique7.. Quoiqu'il en soit, la conclusion "l'occupant n'a pas l'intention de réaliser le bien de l'Eglise" suppose vraie la proposition antécédente sur laquelle elle se fonde, à savoir : "l'occupant a l'intention d'enseigner l'hérésie"8., donc de mal agir, puisque c'est cette proposition, et elle seule, qui permet à l'auteur de se prononcer sur l'intention de cet occupant à l'égard du bien de l'Église.


    (Tous les renvois de note sont de votre serviteur et correspondent respectivement à chacun des points suivants.)

    1. Myra DAVIDOGLOU donne là dans le simplisme et, à propos de la thèse dite « de Cassiciacum » à quoi elle voudrait comparer ces “exemples”, dans la caricature et la banalité ! clown :
      1. Elle donne là dans le simplisme.
        En effet, à propos de la « mère qui ne s'occupe pas de ses enfants », avant « de conclure [prématurément parce que] immédiatement qu'elle n'a pas l'intention de réaliser leur bien », elle n’envisage pas un instant, montrant ainsi son défaut de réflexion, que ladite mère en est peut-être empêchée pour une raison impérieuse et/ou indépendante de sa volonté, telle que la suppression subite ou momentanée de sa liberté de mouvement par exemple…
      2. Elle donne, à propos de la thèse dite « de Cassiciacum » à quoi elle voudrait comparer ces “exemples”, dans la caricature et la banalité :
        Comme si, en effet, la théologie, qui est le fondement de toutes les règles de la Sainte Église parce qu’elle est la « science de Dieu », était du niveau d’un vaudeville trivial et médiocre, quoique dramatique dans sa platitude !…
        Il y a en effet une différence abyssale entre « une mère [NATURELLE] qui ne s'occupe pas de ses enfants » (voire qui les torture) et celui qui se présente, surnaturellement en principe (si cela est véridique mais le contraire n’est pas évident, même s’il est vrai, car il faut le démonter comme l’attitude de tous ceux qui suivent les vaticandeux le prouve en n’acceptant pas ledit contraire) comme étant le Vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ, comme étant le chef visible sur terre de notre Mère la Sainte Église Catholique…

    2. Et quels sont les “avertissements” (« un et deux ») demandés par St Paul (Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique après une première et une seconde admonition », souligné d’un trait ou/et en gras par JP B) c’est-à-dire demandés par Dieu Lui-même, puisque les Épîtres de St Paul font partie intégrante de la Révélation divine ; quelles sont les “monitions”, qui NE sont PAS des jugements, requises dans le Canon 2314, § 1, 2° et 3° (http://www.clerus.org/clerus/dati/2001-03/20-6/CIC17l5.html#_Toc509674887); qui permettent de dire que Jean-Paul II agissait en niant “opiniâtrement” c’est-à-dire avec “pertinacité” aux termes du Canon 1325, § 2 (http://catho.org/9.php?d=bo0#ga : « Post receptum baptismum si quis, nomen retinens christianum, pertinaciter aliquam ex veritatibus fide divina et catholica credendis denegat aut de ea dubitat, haereticus » [souligné d’un trait ou/et en gras pat JP B]) et que lui aurait adressés une autorité compétente afin de constater ladite pertinacité ?…
      Comment, dès lors, s’il n’en est pas ainsi, Myra DAVIDOGLOU peut-elle affirmer que « Jean-Paul II [enseignait] opiniâtrement l'hérésie » sinon en se mettant elle-même à la place de l’Autorité dans l’Église ? No
      Nous voyons bien que son raisonnement ne tient pas…

    3. Là encore, elle juge au for interne…

    4. Rien que cela ! Excusez du peu !…
      Ses jugements TÉMÉRAIRES au for interne (lui faisant dire, même si on peut le penser par de vers soi, tant que ses accusations ne sont pas prouvées et restent dans le domaine de la seule appréciation subjective, n’importe quoi) ses jugements TÉMÉRAIRES au for interne la poussent dans des excès grandiloquents et, à dire vrai, ridicules…

    5. Ce n’est nullement le R.P. GUÉRARD DES LAURIERS qui « introduit dans son raisonnement [une complication inutile occultée par une proposition (prétendument) elliptique de (cet excellent) auteur] » : ladite « complication inutile »
      1. n’est précisément aucunement “inutile” car elle est la seule explication logique, dans cet état actuel des choses et de nos connaissances certaines, qui soit intégralement catholique et qui permette vraiment de comprendre sans erreur le fond de la crise actuelle dans l’Église ;
      2. n’est introduite que par la suspicion malveillante et finalement calomnieuse de Myra DAVIDOGLOU qui cherche à tout prix à discréditer celui qu’elle considère là comme son adversaire ; et
      3. n’est nullement occultée par une « proposition elliptique de l'auteur » car ladite « proposition elliptique » est entièrement conforme (comme ceci a été maintes fois démontré, et quoi qu’elle en dise malgré cela) à toute la philosophie thomiste et à toute la théologie catholique, y compris le Droit canonique et n’occulte en conséquence aucune « complication inutile » qui ne se trouve que dans la pensée tordue et torve de ce contradicteur en jupon du Père GUÉRARD !

    6. On voit là la méthode insidieuse et captieuse employée par Myra DAVIDOGLOU pour jeter le discrédit sur Monseigneur GUÉRARD DES LAURIERS : elle insinue que le raisonnement de celui-ci « semble lui avoir été dictée par le souci de voiler, autant que faire se peut[…] » Shocked Méthode sournoise s’il en est !…

    7. Et là, après avoir introduit perfidement et trompeusement la suspicion sur ce qu’elle voudrait lui faire endosser, jetant  maintenant son venin de vipère, elle l’accuse ouvertement du « souci de voiler, autant que faire se peut, l'hérésie de l'occupant pour mieux défendre son prétendu droit au Siège apostolique » affraid, lui qui n’a cessé de démontrer que ledit occupant ne pouvait pas être formellement Pape !…

    8. Il y a là un sophisme : juger de ce que « l'occupant n'a pas l'intention de réaliser le bien de l'Eglise » est une chose et juger de ce que « l'occupant a l'intention [CONSCIENTE, comme Myra DAVIDOGLOU le laisse entendre par tout ce qu’elle écrit,] d'enseigner l'hérésie » CONNUE EN TANT QUE TELLE en est UNE AUTRE !

    Que reste-t-il de tout ce que nous avons déjà examiné ?
    Rien que des faux raisonnements basés sur des appréciations personnelles, des jugements téméraires et des effets littéraires spécieux guidés par la volonté morbide de détruire les écrits de quelqu’un qui la dépasse considérablement, par l’envie et par l’hypocrisie sournoise !…

Aussi, arrivés là, voyant que nous avons affaire avec quelqu’un qui n’a pas l’esprit catholique quoi qu’il en soit des apparences, nous avons le devoir d’arrêter toute lecture de ses libelles par trop diffamatoires et calomnieux dont il a du reste été montré dans ce fil qu’ils sont basés sur des faux raisonnements ce qui rend vain (et immoral pour la raison qui vient d’être dite) d’en poursuivre un examen inutile et dangereux.

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Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: RÉFUTATION de l’“Analyse” de Myra DAVIDOGLOU   Mar 3 Oct - 15:16

Dans son paragraphe 8, sous le titre « UNE HYPOTHESE NON VERIFIEE », Myra DAVIDOGLOU a écrit:

[…] la thèse dite de Cassiciacum serait plutôt une hypothèse, et une hypothèse illégitime, puisque l'on y suppose la validité de l'élection de l'occupant du Siège, donc l'existence d'un pape matériel, suppositions qui ne sont ni démontrées par des arguments de raison ou d'autorité, ni vérifiées en elles-mêmes ou dans leurs conséquences. […]


Dans ce message (http://foicatholique.cultureforum.net/t4844-refutation-de-lanalyse-de-myra-davidoglou#34287) qui analyse ce passage (1er point sous la citation de ce paragraphe 8 – seconde citation dudit message), il a été exposés deux arguments :
  1. Celui du « FAIT DOGMATIQUE » indéniable qui fait que la thèse dite « de Cassiciacum » n’est pas « une hypothèse ILLÉGITIME » ;

  2. Et celui du même « FAIT DOGMATIQUE» indéniable qui EST UN ARGUMENT D’AUTORITÉ imposé par l’Église elle-même.


Il faut ajouter, et c’est là l’objet du présent post, un 3ième argument que voici :

    La nécessité qui IMPOSE que perdure toujours la succession apostolique en ce qui concerne le pouvoir de Juridiction, que ne peut avoir un Évêque s’il ne le reçoit pas d’un Pape en acte pour qu’il soit légitime et formel, ou s’il ne le reçoit pas au moins matériellement d’un « “pape materialiter », cette nécessité qui IMPOSE que perdure toujours la succession apostolique, IMPOSE également qu’en période de vacance formelle du Saint-Siège alors qu’il est occupé matériellement, EST À LA FOIS UN ARGUMENT DE RAISON ET SURTOUT DE FOI, ET UN ARGUMENT D’AUTORITÉ !

    En effet, il est de Foi, ceci appartient à la note d’Apostolicité de l’Unique et Sainte Église Catholique, qu’il y ait, « usque ad consummationem sæculi » (St Matt., XXVIII, 20) des successeurs des Apôtres, non seulement dans le pouvoir d’Ordre (que possèdent validement les Évêques traditionalistes : cf. ce post [http://foicatholique.cultureforum.net/t4843-interview-de-mgr-guerard-mai-1987-sur-la-these#34303]) mais aussi et même surtout dans le pouvoir de Juridiction (que ne peut pas posséder dans l’état actuel des choses, c’est-à-dire en l’absence d’un Pape formaliter, aucun Évêque traditionaliste puisqu’il n’y a pas de Pape en acte pour le communiquer à quiconque).

    Il est donc nécessaire, de toute nécessité, qu’en une absence aussi prolongée d’un Pape formaliter, qui entraîne, en raison du temps qui s’écoule inexorablement, la disparition de tous les véritables (formels) successeurs des Apôtres, la succession apostolique au moins matérielle soit encore assurée par un… « “pape materialiter » avec des « “évêques materialiter ».

    Et quand, à l’occasion des bouleversements inimaginables et terrifiants que Dieu permettra en raison de nos péchés, les méchants seront anéantis et que l’un (ou quelques uns) de ces « “évêques materialiter », voire même un « “pape materialiter », se convertira par la grâce de Dieu qui peut tout, et ira chercher chez les Évêques traditionalistes le pouvoir d’Ordre, alors sera retrouvée la véritable succession apostolique dans le pouvoir d’Ordre ET dans le pouvoir de Juridiction.

    Voilà, pour la thèse dite « de Cassiciacum», les « ARGUMENTS DE RAISON (et surtout de Foi) [ET] D’AUTORITÉ VÉRIFIÉS DANS LEURS CONSÉQUENCES » !
    Mais, tout cela, Myra DAVIDOGLOU ne l’a manifestement pas compris !…


    Et il est une autre conséquence, et très grave, qu’elle n’aura pas non plus entrevue, du moins faut-il l’espérer pour elle car, sinon, elle serait tombée volontairement :
    En refusant, par son rejet de la distinction materialiter / formaliter de la thèse dite « de Cassiciacum », de considérer la possibilité que ladite thèse envisage, Myra DAVIDOGLOU admet au moins implicitement que la succession apostolique soit aujourd’hui détruite ! affraid

    Cela la rejette inévitablement, surtout si elle en fut consciente, objectivement, et dans le schisme et dans l’hérésie, au moins matériellement…

_________________

Jean-Paul BONTEMPS
 
Pour la plus grande gloire de Dieu et l’honneur de Notre-Dame, par le triomphe de notre Mère la Sainte Église Catholique, Une et Apostolique, laquelle est traditionnelle (telle qu'avant le conciliabule vaticandeux) et non moderniste.
 
« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

« car la liberté nous est donnée pour choisir tel bien plutôt que tel autre, et non pas entre le bien et le mal qui marque plutôt un infirmité de notre liberté. » (CATÉCHISME MARIAL - Par Henri-Marie Guindon, S.M.M. - 1947 - p.14. Source.)
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MessageSujet: Re: RÉFUTATION de l’“Analyse” de Myra DAVIDOGLOU   Ven 6 Oct - 14:20


À la suite du dernier « Nota Bene » précisant,
dans ce post (http://foicatholique.cultureforum.net/t4844-refutation-de-lanalyse-de-myra-davidoglou#34298),
que la « Fin du texte inspiré par un Prêtre qui préfère, donc, garder l'anonymat » et que la suite est de votre serviteur,
il est certainement utile d’ajouter ceci :

Toute la présente disputatio est, dans le N° 49 de la revue “Sodalitium (téléchargeable par ce lien : http://www.sodalitium.eu/sodalitium_pdf/Soda-F49.pdf), pages 34, col. 2, à 36, col. 1 en haut («  Objections à la seconde partie de la Thèse – VI. Le Canon 188 § 4 dit que celui qui publiquement s’est détaché de la Foi catholique renonce tacitement à son office. Or les “papes conciliaires” se sont détachés publiquement de la foi catholique. Donc ils ont renoncé tacitement à leur office. Donc ils ne sont papes ni formellement ni matériellement »), fort bien résumée de la remarquable manière suivante :
Citation :

Objections à la seconde partie de la Thèse


VI.
Le Canon 188 § 4 dit que celui qui publiquement s’est détaché de la Foi catholique renonce tacitement à son office. Or les “papes conciliaires” se sont détachés publiquement de la foi catholique. Donc ils ont renoncé tacitement à leur office. Donc ils ne sont papes ni formellement ni matériellement.

Réponse :
Je distingue la majeure : le Canon 188 § 4 dit que celui qui publiquement s’est détaché de la Foi catholique renonce tacitement à son office, si son imputabilité est publique, je concède ; cependant si elle est occulte je nie. La raison en est que la défection de la Foi doit être constatée légalement, ce qui arrive ou par une déclaration ou par notoriété. Mais la notoriété exige que non seulement le fait du délit soit connu publiquement, mais que le soit aussi son imputabilité (Canon 2197 (1)). Or, dans le cas de défection de la Foi catholique ou par hérésie ou par schisme, il est nécessaire pour qu’elle soit imputable que la défection soit pertinace. Autrement la loi deviendrait absurde : n’importe quel prêtre qui par inadvertance dans une homélie exprimerait une hérésie serait coupable d’hérésie notoire, avec toutes les peines connexes et renoncerait tacitement à son office. Or la défection de la Foi catholique de la part des “papes conciliaires”, bien qu’elle soit publique par rapport au fait, n’est pas publique par rapport à l'imputabilité. Donc il n’y a pas de renonciation tacite. Ce qui est publique, c’est l’intention de ces “papes” de promulguer les erreurs condamnées par le magistère ecclésiastique et une praxis sacramentelle qui est hérétique et blasphématoire. Etant donné que la situation est celle-ci, on doit conclure que nécessairement ils ne possèdent pas l’autorité apostolique, ni plus ni moins. Ni plus, puisque seule l’autorité compétente peut vérifier et déclarer légalement la réalité de leur défection de la Foi catholique ; ni moins, puisqu’il est impossible que l’autorité apostolique, à cause de l’infaillibilité et de l’indéfectibilité de l’Eglise, promulguent des erreurs qui ont été condamnées par le magistère ecclésiastique, et une praxis sacramentelle qui est hérétique et blasphématoire.

Instance :
Mais le Canon 88 dit que la renonciation ne requiert pas de déclaration.
Réponse :
Elle ne requiert pas de déclaration de vacance de l’office, si la défection imputable est notoire ou déclarée par la loi, je concède ; si la défection n’est pas notoirement imputable ou déclarée, je nie. En d’autres termes, il est nécessaire que la défection publique de la Foi catholique ait une certaine reconnaissance juridique ou par notoriété de l’imputabilité ou par déclaration légale.

Instance :
Mais l’imputabilité de la défection de ces “papes” est notoire.
Réponse :
je nie. Pour que l’imputabilité soit notoire, il est nécessaire que
1) celui qui a exprimé l’hérésie reconnaisse publiquement professer une doctrine contraire au magistère de l’Eglise, comme fit Luther ; ou bien que
2) après avoir été admonesté par l’autorité ecclésiastique il refuse publiquement ladite autorité.
Or chez les “papes conciliaires” ni l’une ni l’autre de ces conditions ne sont satisfaites. Donc l’imputabilité de la défection n’est pas notoire.

Instance :
Mais le Canon 2200 présume l’imputabilité si le fait du délit a été prouvé.
Réponse :
je distingue : il présume l’imputabilité, quand il y a eu violation extérieure de la loi, je concède ; il présume l’imputabilité quand il n’y a pas eu violation extérieure de la loi, je nie. Dans le cas de défection de la Foi catholique, la violation de la loi sous-entend la pertinacité, si celle-ci manque, la loi n'est pas violée. Donc, où la pertinacité n’est ni notoire ni déclarée par la loi, on ne peut appliquer le Canon 2200. Je pense cependant qu’il n’y a pas une vraie contradiction entre ceux qui soutiennent le Canon 188 et les partisans de la Thèse : tous s’accordent sur le fait que Jean-Paul II
(*) ne possède pas l’office de la papauté puisque posséder l’office est la même chose que jouir de l’autorité ou juridiction. La Thèse enseigne que Jean-Paul II maintient le droit à la papauté (jus in papatu) c’est-à-dire maintient une désignation légale à la papauté. Or la désignation à l’office n’est pas possession de l’office. Donc il n’y a pas incompatibilité entre les deux argumentations. Toutefois, que fassent attention les partisans du Canon 188 puisque logiquement leur argumentation implique que
1) Jean-Paul II a été élu légalement à la papauté ;
2) qu’au moins pour une période il a eu la possession de la papauté légitimement et avec plénitude [!], puisque personne ne peut renoncer à un office s’il ne l’a pas eu avant ;
3) que Jean-Paul II en tant que plein possesseur de la papauté est au-dessus du droit canonique (2) et par conséquent ce Canon ne peut lui être appliqué.
La Thèse en vérité va au-delà du droit canonique et repose sur des notions philosophiques de l’autorité qui peuvent être appliquées y compris à la suprême autorité du Pontife Romain.


(*) : Écrit en 1999. La référence que M. l’abbé SANBORN fait là, et dans la suite de son exposé, de Jean-Paul II, ne veut pas dire que quelque chose soit changer avec Joseph RATZINGER ou Jorge Mario BERGOGLIO… (Précision de JP B.)

(Abbé Donald J. SANBORN, « LA PAPAUTÉ MATÉRIELLE ». – Les retours à la ligne pour la numérotation de l’argumentation sont le fait de JP B.)

Notes de JPB
 :
  • (1) Le Can. 2197 (http://www.clerus.org/clerus/dati/2001-03/20-6/CIC17l5.html#_Toc509674865) énonce ceci
    Citation :
    Le délit est :
    1. ‘public’, s’il est déjà divulgué, ou s’il s’est produit ou se présente dans des circonstances telles, qu’on puisse juger avec prudence qu’il doive facilement être divulgué.
    2. ‘Notoire de notoriété de droit’ après la sentence du juge compétent passée en force de chose jugée ou après l’aveu du délinquant fait en justice selon le Can. 1750.
      (Can. 1750 : « On appelle aveu judiciaire la reconnaissance d'un fait, par écrit ou verbalement, par une des parties, à l'encontre d'elle-même et en faveur de son adversaire, soit spontanément, soit sur interrogatoire du juge et en sa présence. »)

    3. ‘Notoire de notoriété de fait’, s’il est connu publiquement et a été commis dans des circonstances telles qu’il ne puisse être caché par aucun artifice ni excusé par aucune considération
    4. ‘Occulte’, s’il n’est pas public ; ‘occulte matériellement’ si le délit lui-même est caché ; ‘occulte formellement’ si son imputabilité seule est cachée.
    (Souligné en gras et/ou d’un trait par JP B.)

    Voir également dans http://foicatho-lique.cultureforum.net/t3877p300-incompetence-caracterisee#34097 et dans http://foicatholique.cultureforum.net/t4844-refutation-de-lanalyse-de-myra-davidoglou#34292 ce qui a déjà été dit de l’“imputabilité”.

    On peut voir aussi, pour mieux comprendre ce dont il s’agit, les Canons suivants :
    • Can. 2196 : « La qualité du délit résulte de l'objet de la loi: sa quantité doit être mesurée non seulement d'après la gravité variable de la loi violée, mais encore d'après son imputabilité plus ou moins grande, ou le dommage qu'il a causé. »
    • Can. 2198 : « Seule l’autorité ecclésiastique, […], poursuit le délit qui, par sa nature, lèse uniquement la loi de l’Église; […] » (On voit ce qu’on doit penser des laïcs qui veulent destituer par eux-mêmes celui qui se présente comme le pape !…)
    • Can. 2199 : « L’imputabilité du délit dépend du dol du délinquant ou de sa culpabilité dans l’ignorance de la loi violée ou dans l’omission de la diligence nécessaire ; en conséquence, toutes les causes qui augmentent, diminuent, suppriment le dol ou la culpabilité, augmentent, diminuent, suppriment par le fait l’imputabilité du délit. »
    (Idem.)

  • (2) Si, comme le veut implicitement mais non moins nécessairement, la position des « partisans du Canon 188 » tels le Canoniste.Monstrieusement.Inquisiteur. et son élève Martial (cf. http://foicatholique.cultureforum.net/t4842-martial-ou-aujourdhui-est-leglise-ou-est-le-pape?highlight=Martial), Gérad LAURENÇON, Éric et autres intervenants du forum “T. D.” (http://foicatholique.cultureforum.net/t3765-le-forum-t-d-quen-penser), etc., position qui implique en effet que Jean-Paul II, ou aujourd’hui, “François”, ait eu « au moins pour une période […] la possession de la papauté légitimement et avec plénitude [!], puisque personne ne peut renoncer à un office s’il ne l’a pas eu avant » (car il « a été élu légalement à la papauté » comme implique nécessairement ladite position), le Canon 1556 (http://catho.org/9.php?d=bo3#hc) qui stipule que « Le premier Siège n'est jugé par personne », fait qu’effectivement on en peut pas les… “juger”!

    lol!

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Jean-Paul BONTEMPS
 
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MessageSujet: Re: RÉFUTATION de l’“Analyse” de Myra DAVIDOGLOU   Sam 7 Oct - 13:47

Que l’on comprenne bien : en citant ci-dessus (fin de la dernière note) le Canon 1556 alors que nous proclamons que le Siège apostolique est formellement vacant, nous ne jugeons pas, par cette proclamation, la personne du Pape (puisque, précisément, il n’y a pas de Pape en acte) mais nous ne faisons que CONSTATER QUE LES ACTES, FAITS ET GESTES, ET LES PAROLES DE L’OCCUPANT MATERIALITER DUDIT SIÈGE, NE SONT PAS, NE PEUVENT PAS ÊTRE, CEUX D’UN SOUVERAIN PONTIFE. Le jugement proprement dit de ladite personne occupante du « premier Siège », nous le laissons aux autorités compétentes…

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« Il n’y a pas de liberté, sinon dans la vérité; la “liberté” de l’erreur est le délire de la liberté de la perdition. » (Sodalitium, calendrier 2013, p. 5.)

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MessageSujet: Re: RÉFUTATION de l’“Analyse” de Myra DAVIDOGLOU   Dim 8 Oct - 10:25

Il convient d’ajouter, à la liste des 8 principaux points énumérés dans ce post (http://foicatholique.cultureforum.net/t4844-refutation-de-lanalyse-de-myra-davidoglou#34302), un 9ième point, avec son renvoi dans la dernière phrase de la citation au-dessus, de la manière suivante : « "l'occupant a l'intention d'enseigner l'hérésie"8., donc de mal agir, puisque c'est cette proposition, et elle seule, qui permet à l'auteur de se prononcer sur l'intention9. de cet occupant à l'égard du bien de l'Église. »
Ce 9ième point doit se lire comme suit :
    9. Myra DAVIDOGLOU confond là, en un sophisme volontaire ou inconscient qui est également à la base de toutes ses erreurs, de tous ses jugements téméraires, tant sur le Père GUÉRARD DES LAURIERS et ses disciples que sur les occupants materialiter du Siège de Pierre, l’intention au for interne qu’elle ne cesse de juger et sur laquelle elle ne cesse de se fonder, et « l'intention en tant que celle-ci est EXTÈRIEUREMENT manifestée » ET ELLE VOUDRAIT CALOMNIEUSEMENT, DE MANIÈRE CONSCIENTE OU INVOLONTAIRE, FAIRE PORTER CETTE CONFUSION AU RÉVÉREND PÈRE, COMME S’IL N’AVAIT JAMAIS MANIFESTÉ FAIRE TRÈS PRÉCISÉMENT LA DISTINCTION ! Shocked

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